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Football: la Présidence du Faso bat l’équipe des footballeurs professionnels 3 à 2

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L’équipe de la Présidence du Faso, en match de gala retour, a battu, le 29 juin dernier, une sélection de footballeurs professionnels nationaux et internationaux de notre pays, par le score de 3 buts à 2, dont un doublé du Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré.

Ce match de gala s’est disputé en deux fois trente minutes. Le temps d’observation entre les deux équipes n’a duré qu’un quart d’heure. A la 16e minute, le capitaine de la sélection de la Présidence du Faso, le Chef de l’Etat, ouvre le score sur pénalty. Piqués dans leur amour propre, les Etalons par l’entremise de Préjuce Nacoulma, mettent les pendules à l’heure à la 19e minute. Une joie qui sera de courte durée puisqu’à la 22e minute, la Présidence du Faso marque le deuxième par l’entremise de Oussoufo Eugène Yigo. Les nationaux et internationaux burkinabè vont tenter le tout pour le tout, et obtiennent l’égalisation grâce au même Préjuce Nacoulma à la 26e minute. Le score restera inchangé jusqu’à la mi-temps.

L’équipe de la Présidence du Faso

A la reprise, l’équipe de la Présidence du Faso opère quelques changements avec à la clé plusieurs actions offensives qui font douter l’adversaire. A la 44e minutes, le Président Faso, sur un contre-pied parfait inscrit le 3e but. C’est donc sur ce score final de 3 buts à 2 en faveur de la Présidence du Faso, que l’arbitre a sifflé la fin du match. Ce match a été l’occasion pour le Président du Faso d’inviter les Etalons footballeurs dans toute leur diversité, à l’union, la cohésion, la solidarité, et surtout à initier des projets novateurs pour de vraies écoles qui vont faire germer de jeunes talents dans le cadre de la relève.

Le Capitaine Ibrahim Traoré a donc demandé aux joueurs de taire leurs divergences, de toujours penser à l’intérêt supérieur de la Nation et de préparer une bonne relève tout en tendant la main à la jeune génération. « J’aime toujours prendre l’exemple de la bouche où on a les dents et la langue. En mangeant on peut se mordre la langue, mais ce n’est pas pour autant qu’on va retirer la langue de la bouche. (…) On ne peut pas être ensemble sans avoir quelques difficultés. La vie est ainsi faite. Nous tous, autant que nous sommes, on surpasse tout pour l’intérêt de la Patrie », a-t-il indiqué. Le Chef de l’Etat qui dit compter sur les « anciens » pour pouvoir « nous créer un football au Burkina », les a invités à surtout miser sur les plus jeunes.

L’équipe des footballeurs professionnels

Le Président du Faso a par ailleurs pris l’engagement de soutenir toute initiative allant dans le sens de la promotion de la relève. « Vous semez les graines de la cohésion dans les coins et recoins du pays quand vous jouez. Je suis fier de vous. Partez partout, cherchez la graine, venez semer. Nous allons vous accompagner », a-t-il insisté.

Les Etalons par les voix de Charles Kaboré et de Moumouni Dagano, ont traduit leur reconnaissance au Chef de l’Etat pour son intérêt marqué pour le football et le sport en général. Ils ont loué l’initiative qui leur a permis de se rapprocher du premier supporteur des Etalons.
En rappel, en match aller, disputé en 2023, l’équipe de la Présidence du Faso l’avait remporté par 3 buts à 1, avec un doublé du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Complexe Horizon international : adoption d’un décret portant expropriation pour cause d’utilité publique

Au cours du conseil des ministres, ce mercredi 3 juillet 2024, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, a annoncé l’adoption d’un décret portant expropriation pour cause d’utilité publique, de « Horizon éducation association internationale turque pour le développement et la solidarité entre les peuples ».

Pour le ministre Karamoko Jean Marie Traoré, ce décret met dorénavant la gestion de cette école sous la tutelle du ministère en charge de l’éducation nationale en vue de son transfert définitif à la Fondation Maarif.
« C’est un processus qui est en cours depuis plusieurs années et qui nous permettra de nous conformer, comme dans plusieurs autres pays dans la sous-région, et de rester en phase avec les accords que nous avons passés avec la Turquie », a-t-il indiqué, tout en soulignant que ce décret va apporter un coup de pouce à notre coopération avec la Turquie.

Burkinanews.info

Amélioration de l’offre de santé : le gouvernement annonce la construction et l’équipement de 55 centres de santé communaux

Ce mercredi 3 juillet 2024, le conseil des ministres s’est tenu sous la présidence du Chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré a présidé. Le porte-parole du gouvernement, Jean Emmanuel Ouédraogo, a annoncé la construction et l’équipement de 55 centres de santé communaux.

Au titre de la Présidence du Faso, le Conseil a adopté un décret instituant l’Initiative présidentielle pour la santé. Le ministre d’Etat, ministre en charge de la communication, Jean Emmanuel Ouédraogo a indiqué que cette Initiative, logée au Bureau national des grands projets du Burkina, est « la matérialisation de la vision du Président du Faso, sa volonté résolue d’apporter des réponses dans un meilleur délai à un certain nombre d’insuffisances en termes d’offres de soins ».

Selon le ministre, cette Initiative présidentielle se décline en quatre composantes. « La première consiste à la construction et l’équipement de 55 centres de santé communaux, qui résultera de la transformation de 55 Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) en Centres médicaux communaux dans les 13 régions du Burkina. La deuxième, c’est la construction et l’équipement de cinq services d’anesthésie-réanimation dans les hôpitaux. La 3e composante est la création d’un Institut du cœur au Centre hospitalier universitaire de Tengandogo. La dernière composante consiste à rendre disponible le diagnostic moléculaire du cancer de sein au Burkina », a expliqué le ministre Jean Emmanuel Ouédraogo.

Il a souligné que « cette initiative, à terme, devrait entre autres, aboutir à la modernisation et à l’accroissement de la capacité des infrastructures sanitaires, à l’équipement des centres en matériels de qualité, au déploiement de personnel qualifié dans les centres médicaux communaux ».

Burkinanews.info

Relance des activités d’Air Burkina : Investment Faso New veut miser jusqu’à plus de 500 milliards FCFA

Le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélem de TAMBELA, a reçu en audience, ce lundi 1er juillet 2024 à Ouagadougou, une délégation de Investment Faso New (IFN), conduite par son président, Damo Justin Baro.

Lors de cette rencontre, la délégation a réaffirmé sa disponibilité à accompagner le Gouvernement, en vue de la relance des activités de la compagnie aérienne nationale, Air Burkina. « Nous avons tenu à rencontrer le Premier ministre pour lui exposer un certain nombre de problèmes qui nous tiennent à cœur, notamment ceux relatifs à nos compagnies aériennes et à la construction de l’aéroport de Donsin. Nous avons déjà rencontré le Président du Conseil d’Administration de la compagnie Air Burkina, ainsi que le ministre en charge des Transports. Nous avons estimé qu’il était opportun d’impliquer directement le Premier ministre dans ce dossier » s’est exprimé Damo Justin Baro, à l’issue de l’audience.

Et Damo Justin Baro d’ajouter: « Nous sommes venus informer le Premier ministre que nous avons un partenaire financier (PTF) prêt à nous accompagner pour réaliser nos ambitions. Il est regrettable qu’Air Burkina ait disparu de nos radars depuis un certain temps. En tant que patriotes, nous avons à cœur de faire renaître Air Burkina. Sur la base de l’accord du PTF, nous sommes venus voir le Premier ministre pour qu’il puisse réagir et nous fournir un feedback » a-t-il poursuivi.

A en croire M. Baro, le portefeuille du PTF va de 100 millions de dollars à plus d’un milliard de dollars. Le Premier ministre a souligné que le Burkina Faso nourrit de grandes ambitions dans l’aéronautique, pour Air Burkina, et pour la construction de l’aéroport de Donsin. Il a également fait savoir que plusieurs propositions sont sur la table et qu’une étude sera menée pour choisir la meilleure option pour le pays.

Cette audience marque un pas important vers la revitalisation du secteur aéronautique burkinabè, avec l’objectif de redonner à Air Burkina son prestige d’antan et de développer les infrastructures aéroportuaires du pays.

DCRP/Primature

Burkina : Assimi Goïta attendu ce mardi

Le Président de la République du Mali, le Colonel Assimi GOÏTA va séjourner ce mardi 25 juin à Ouagadougou dans le cadre d’une visite d’amitié et de travail.

C’est la première visite du Président Goïta au Burkina Faso. Et, au cours de son séjour, les deux chefs d’Etat vont revisiter l’excellente relation de coopération qui existe entre la République du Mali et le Burkina Faso.

Le Chef de l’Etat malien et le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré échangeront notamment sur les défis de la lutte contre le terrorisme et ceux liés au développement socioéconomique et à la quête d’une souveraineté totale de leurs pays respectifs.

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger confrontés aux attaques terroristes, ont décidé, dans le cadre de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), de prendre leur responsabilité en mutualisant leurs efforts et leurs énergies pour libérer leur territoire des forces du mal.

Cette rencontre des deux chefs d’Etat des pays membres de l’AES sera également une occasion de renforcement de l’Alliance pour le bonheur des peuples burkinabè, malien et nigérien.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

FBF : un nouveau siège dans 2 ans

La Fédération burkinabè de football (FBF) a procédé, le samedi 22 juin 2024, à la pose de la première pierre de son futur siège, à Ouagadougou. Ce nouveau siège devrait fournir à la FBF un environnement de travail adéquat.

Le ministre des Sports, Boubakar Savadogo, posant la première pierre du futur siège de la FBF

Depuis 1960, date de sa création, la Fédération burkinabè de football (FBF) n’a pas son propre siège. Actuellement, elle occupe les locaux du Centre technique national. Toutefois, cette situation devrait changer dans 24 mois. En effet, la fédération a procédé à la pose de la première pierre de son nouveau siège, le samedi 22 juin 2022, à Ouagadougou. Il s’agit d’un immeuble R+2 extensible R+4 d’un montant global de 2 609 890 dollars US, soit plus de 1,5 milliards FCFA assuré, entre autres, par la FIFA.

La cérémonie a été immortalisée

Le futur joyau comprend 56 bureaux, 4 salles de réunion, 2 salles polyvalentes, des toilettes, un cafétéria-refectoire, un magasin, un bar, une salle d’accueil, deux salles d’attente, une salle des archives, une salle multimédia, une salle de machines, six locaux techniques et un local sécurité.

Un aperçu de ce à quoi ressemblera le siège de la FBF dans 2 ans

Le nouveau siège, a laissé entendre le président de la FBF, Lazare Banssé, devrait fournir à la fédération un environnement de travail adéquat. “L’ambition à terme est d’assurer une gouvernance efficace, capable d’impacter durablement le développement de notre football ‘’, a-t-il poursuivi. Aussi a-t-il appelé les entreprises adjucataires et la mission de contrôle à faire preuve de sérieux et de savoir-faire dans la réalisation.

Par Shady COULIBALY

QNET célèbre la fête des pères en soutenant et en leur offrant des opportunités commerciales et des solutions de bien-être

QNET, une entreprise mondiale de style de vie et de bien-être qui utilise un modèle commercial de vente directe pour promouvoir des produits uniques, a marqué la célébration de la fête des pères de cette année en offrant aux pères du monde entier des opportunités commerciales et des solutions de bien-être. Reconnaissant et célébrant l’impact exceptionnel des pères sur l’évolution des familles, des communautés et de l’avenir, QNET leur offre la possibilité d’exceller sans effort dans leur rôle grâce à son opportunité commerciale de vente directe, ainsi que des produits qui améliorent leur bien-être et leur style de vie.

Un rapport de daduniversity.com révèle qu’« il existe une pression intense sur les pères pour qu’ils subviennent financièrement aux besoins de leur famille, car élever un enfant entraîne des dépenses. Même si les familles se présentent sous diverses structures financières, la responsabilité de contribuer peut peser lourdement. QNET se consacre à responsabiliser les aspirants entrepreneurs, en particulier les pères, en leur fournissant les outils et le soutien dont ils ont besoin pour réussir. Pour les pères qui souhaitent bâtir un avenir meilleur pour leur famille, QNET propose une plateforme qui les aide à démarrer leur entreprise et favorise leur croissance. Grâce à la plateforme commerciale de QNET, les pères ont accès à une formation complète sur les produits et les affaires ainsi qu’à un support client, garantissant qu’ils disposent des connaissances et des compétences nécessaires pour prospérer et se sentir autonomes dans leur parcours entrepreneurial.

« Nous pensons que chaque père mérite la chance de réussir tant sur le plan professionnel que personnel », a déclaré Biram Fall, directeur général régional de QNET pour l’Afrique subsaharienne. « Notre mission est de fournir aux pères les opportunités et les ressources dont ils ont besoin pour atteindre leurs objectifs et soutenir leur famille. Grâce à nos opportunités commerciales et à nos produits favorables à la santé, nous nous engageons à donner aux pères les moyens de construire une vie meilleure pour eux-mêmes et leurs proches. « 

En plus des opportunités commerciales, QNET propose une variété de produits conçus pour aider les hommes à mener une vie plus saine et plus épanouissante. En cette fête des pères, QNET met en avant deux produits exceptionnels qui illustrent cet engagement : QAlive et la montre du 150e anniversaire de Bernhard H. Mayer. QAlive est un supplément à base de plantes qui augmente naturellement les niveaux de testostérone pour la santé et les performances complètes des hommes. QAlivesoutient la fonction immunitaire, augmente les niveaux d’énergie et aide les pères à rester en bonne santé et actifs. La montre Bernhard H. Mayer 150e anniversaire est plus qu’une simple montre ; il symbolise la sophistication et le succès. Il est parfait pour le père moderne qui valorise à la fois la fonctionnalité et l’élégance. Avec ses fonctionnalités avancées et son design élégant, la montre-bracelet Bernhard H. Mayer témoigne de l’engagement de QNET envers la qualité et l’innovation.

Cette fête des pères et chaque fête des pères, QNET encourage tout le monde à célébrer les pères qui travaillent sans relâche pour subvenir aux besoins de leur famille et de leur communauté. En offrant des opportunités commerciales sans précédent et des produits de santé de premier ordre disponibles via www.qnet.net, QNET continue de soutenir et de donner aux pères les moyens d’atteindre leur plein potentiel.

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À propos de QNET

QNET, une entreprise mondiale spécialisée dans le style de vie et le bien-être, utilise un modèle commercial de vente directe pour promouvoir des produits uniques qui permettent aux gens de prendre en charge leur santé, leur bien-être et leur style de vie.

Depuis 1998, les produits innovants de QNET et son modèle commercial axé sur le commerce électronique ont contribué à bâtir une communauté mondiale de clients et de microentrepreneurs satisfaits, motivés par la mission de RYTHM – Raise Yourself To Help Mankind. Les marques de produits populaires proposées par QNET incluent la gamme de montres et de bijoux de luxe Bernhard H. Mayer, la gamme de produits de soins à domicile HomePure, la gamme de bien-être Amezcua, la gamme de soins personnels Physio Radiance et les forfaits vacances de marque QVI.

QNET illustre fièrement les normes élevées de l’industrie et est membre de nombreuses associations de vente directe dans le monde entier. Son engagement actif dans plusieurs parrainages sportifs mondiaux, notamment en tant que partenaire officiel de vente directe du Manchester City Football Club (MCFC) et de la Confédération africaine de football (CAF), met en évidence l’engagement de l’entreprise envers l’excellence.

Découvrez un monde de nouvelles possibilités avec QNET en visitant www.qnet.net

Rémunération des prestations spécifiques : le gouvernement abroge les décrets y relatifs pour corriger les abus

Le Président du Faso, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré a présidé ce mercredi 12 juin 2024, l’hebdomadaire Conseil des ministres. Selon le ministre d’Etat, Porte-parole du gouvernement, Jean Emmanuel Ouédraogo, le Conseil a examiné plusieurs rapports et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation.

Au titre du ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective, le Conseil a adopté un décret portant abrogation de deux décrets portant réglementation des rétributions des prestations spécifiques des agents de l’administration publique, et également portant réglementation des rétributions et des prestations spécifiques des magistrats.

Selon le ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospective, Aboubakar Nacanabo, les décrets pris en 2012 et 2016 respectivement pour le personnel de l’administration et pour les magistrats ont institué des rétributions dans le cadre des prestations spécifiques ne relevant pas des attributions courantes des agents. Au regard des abus, le gouvernement a décidé d’abroger ces décrets.

« Il y avait des prestations qui relevaient des attributions de statut qui étaient rémunérées à travers les rétributions prévues par le décret. Après analyse, il a été jugé nécessaire d’abroger le décret pour faire en sorte que les ressources publiques soient utilisées de façon judicieuse », a soutenu le ministre Nacanabo. Il a précisé que des mesures seront prises pour les situations spécifiques.

Au titre du ministère du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des Petites et Moyennes Entreprises, plusieurs décrets ont été adoptés, parmi lesquels le décret portant encadrement de la rémunération des directeurs généraux des sociétés d’Etat et des Etablissements publics de prévoyance sociale, le projet de décret portant encadrement de la rémunération des personnels des sociétés d’Etat et des Etablissements publics de prévoyance sociale.

Ainsi, le gouvernement se donne un délai de six mois pour l’application du nouveau décret sur la rémunération des directeurs généraux. « En ce qui concerne le personnel, le Conseil a décidé, dans le souci de toujours contribuer au renforcement des acquis des travailleurs dans ces différentes structures, de donner une période transitoire d’un an pour le passage et la prise en compte des rémunérations du personnel dans le nouveau référentiel », a précisé le ministre en charge du Commerce, Serge Gnaniodem Poda.

Selon lui, l’adoption de ces décrets s’inscrit dans la suite des mesures fortes annoncées par le Chef de l’Etat visant l’encadrement de la rémunération du personnel dans les sociétés d’Etat et les Etablissements publics de prévoyance sociale.

« Le Chef de l’Etat a donné des instructions afin que les économies qui seront issues de l’adoption de ce nouveau référentiel de fixation des rémunérations au sein de ces entités puissent servir à investir dans la réalisation d’infrastructures sociales de base dans le secteur de la santé, de l’éducation, des enseignements au profit de la population burkinabè », a souligné le ministre en charge du commerce.

Pour le compte du ministère de l’Energie, des Mines et de Carrières, le Conseil a adopté un décret portant conditions d’autoproduction d’énergie renouvelable, modalités d’accès des auto-producteurs d’énergie renouvelable au réseau électrique et conditions de rachat de leurs excédents d’énergie.

Pour le ministre en charge de l’énergie, Yacouba Zabré Gouba, l’adoption de ce décret va permettre de corriger un certain nombre d’insuffisances constatées sur les décrets de 2019 et de 2020 en apportant des mesures incitatives à l’effet de permettre aux auto-producteurs de pouvoir injecter leurs excédents d’énergie dans le réseau national interconnecté.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Interdiction d’exportation des céréales : la Brigade ville de Gendarmerie de Yagma démantèle un réseau illégal de production, de conditionnement et d’exportation de farine de maïs

Le 22 avril 2024, la Brigade Ville de Gendarmerie de Yagma a été informée par le Centre National de Veille et d’Alerte qu’un groupe d’individus violeraient l’interdiction d’exportation des céréales. Selon les renseignements reçus, des sacs de farine étaient clandestinement chargés dans les compartiments de camions citernes et acheminés vers des pays voisins.

Suite à cette alerte, la sous-unité a immédiatement ouvert une enquête afin de démêler cette affaire. Cette initiative a conduit à l’arrestation de plusieurs suspects, dont G.S, responsable de l’unité de production de la farine, A.S, chauffeur, et D.K, apprenti-chauffeur.

Les investigations ont abouti à la saisie des éléments suivants :

• Un camion-citerne transportant 974 sacs de farine de 13 kilogrammes et 42 sacs de 23 kilogrammes, totalisant ainsi 1016 sacs ;

• Cinq tonnes de farine en vrac non conditionnée ;

• Cinq tonnes de maïs trempé stockées dans 22 fûts de 200 litres ;

• Cinquante sacs de maïs décortiqué pesant chacun cent kilogrammes ;

• Cent cinquante sacs de maïs de cent kilogrammes, entreposés sous un hangar ;

• Quatre moulins installés dans ledit hangar ;

• Trois décortiqueuses ;

• Deux tricycles.

Le Laboratoire National de Santé Publique (LNSP) a été requis pour procéder à l’analyse de la farine, et les trois suspects ont été présentés à la justice.

Il convient de rappeler à la population que le gouvernement burkinabè a mis en place des mesures strictes suspendant l’exportation des céréales et de la farine de céréales sur l’ensemble du territoire national. Tout individu enfreignant ces mesures s’expose à des sanctions légales. La Gendarmerie Nationale invite la population à redoubler de vigilance afin de détecter et dénoncer de telles pratiques.

Ces dénonciations peuvent se faire à travers les numéros verts suivants :

• 1010 : Centre National de Veille et d’Alerte

• 16 ou 80 00 11 45 : Gendarmerie Nationale

Indonésie : une femme retrouvée morte dans l’estomac d’un python

Jeudi soir, Farida, mère de 4 enfants, a disparu à Kalempang, un village de la province de Sulawesi Sud en Indonésie. 

Deux jours plus tard, après des recherches entreprises par le mari de Farida et les habitants du village, la pauvre femme est retrouvée sans vie, dans le corps d’un python de 5 mètres. Le serpent l’avait entièrement avalée. 

Le chef du village, Suardi Rosi, déclare que les villageois, en fouillant la zone, ont rapidement identifié le python et trouvé que son ventre était “fort gros”. Ils ont alors pris la décision “de lui ouvrir l’estomac et la tête de Farida est apparue ». Elle était entièrement vêtue à l’intérieur du serpent, rapporte L’Indépendant. 

Bien que ce genre d’incidents soient particulièrement rares, les pythons ont tout de même fait plusieurs victimes ces dernières années. L’année dernière par exemple, un python de 8 mètres a dû être abattu par les habitants du district de Tinanggea après avoir étranglé et mangé un fermier du coin. 

L’Indépendant

Assises nationales : l’APMP exige des préalables pour sa participation

Les assises nationales ont été convoquées pour les 25 et 26 mai 2024 par le ministre de ministre l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, Emile Zerbo. Conviée à ces consultations, l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) a posé un certain nombre de conditions en vue de sa participation, à travers cette déclaration signée du coordonnateur, Clément Sawadogo.

Monsieur le Ministre

Par lettre N. 035/COANT du 21 Mai 2024, le Président du Comité d’organisation des assises nationales sur la Transition, le colonel Moussa Diallo, a invité notre composante à désigner dix (10) représentants pour prendre part aux dites assises.

Si notre volonté de prendre part à cette importante rencontre pour la Nation n’est pas remise en cause, il nous parait nécessaire de vous interpeller en tant que Ministre de tutelle des partis politiques, sur nos préoccupations et les dispositions à prendre pour réunir toutes les chances de succès de ce grand rassemblement.

Nos préoccupations concernent à la fois des questions de forme et de procédures, et des questions de fond.

Sur les aspects de forme, nous constatons que les Assises ne sont pas convoquées par la personnalité qui en a l’autorité, c’est-à-dire le Président de la Transition, par les formes requises. Il est en effet important de conférer à cette rencontre le statut de la plus haute consultation nationale et dont les conclusions seront de la plus haute portée.

Nous relevons également que les partis politiques sont conviés par lettre du Président du comité d’organisation datée du 21 mai 2024 et remise aux destinataires le 22 mai 2024 dans la matinée, pour un délai de transmission de la liste des délégués le même jour (le 22 mai 2024) à 12 h. Le respect de ce délai est quasiment impossible quand on sait la procédure de désignation au sein des partis. De plus, aucune documentation sur le contenu des assises n’est jointe à ce courrier, ce qui rend également impossible l’organisation des débats préparatoires.

L’absence 72 heures avant d’un document de base assorti du bilan à date de la Transition aura un impact négatif sur la qualité des travaux. Or, il nous parait évident que les Assises devraient faire face aux nombreuses problématiques cruciales que notre pays connait, notamment sur les questions sécuritaires, humanitaires, économiques, etc.

En dépit de la pertinence des observations ci-dessus, notre composante resterait disposée à prendre part aux travaux si des questions fondamentales ne se posaient pas et qui nous paraissent revêtir un caractère dirimant. Il s’agit notamment de la suspension des activités des partis politiques et de la sécurité.

La pérennité de la suspension des activités entrave sérieusement l’opérationnalité desdits partis et de leurs mécanismes de fonctionnement. Concrètement, comment les partis pourraient-ils conférer un mandat à des militants sans aucune procédure de désignation conforme et sans aucune préparation aux débats.

S’agissant de la sécurité, vous êtes certainement témoin des graves menaces de mort proférées sur les réseaux sociaux à longueur de journée sur les délégués des partis politiques pour leurs opinions présumées. Peut-on ne pas prendre ces menaces au sérieux quand on sait qu’à l’occasion des 1ères Assises, des responsables de parti y ont risqué leur vie ?

Au regard de ce qui précède, je réitère la volonté de la composante ex APMP de prendre part aux Assises si les dispositions suivantes sont prises:

1- La levée de la suspension des activités pour permettre les concertations préparatoires au sein de chaque parti et au sein des composantes;

2- La prise de mesures énergiques pour garantir à tous les participants, notamment les délégués des partis visés par les menaces, la sécurité et que des gages soient données par les structures compétentes à cet effet;

3- La révision du délai fixé par le comité d’organisation et la fixation d’un délai plus réaliste aux composantes politiques pour le dépôt de la liste de leurs participants et, si nécessaire, le report de la date des assises pour une meilleure préparation.

Dans cette attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma sincère considération.

P. Clément Sawadogo, Coordonnateur de l’ex-APMP

Développement industriel : bientôt une usine de confection des tenues des forces armées nationales

Le président de la Transition, Chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré a procédé, ce samedi 27 avril 2024, à la pose de la première pierre de la construction de l’usine textile des Forces armées du Burkina Faso (TEXFORCES-BF). Située à Logofoursso à la sortie de Bobo-Dioulasso, sur la route d’Orodara, cette unité industrielle vient en réponse à un besoin crucial exprimé dans un contexte de fort défi sécuritaire.

Pour le Président de la Transition, cette activité entre dans le cadre d’un processus d’industrialisation que « nous avons enclenché dont l’objectif est de transformer tout ce que nous produisons ».

La spécificité de cette usine est la transformation du coton burkinabè pour la confection des effets d’habillement des Forces de défense et de sécurité ainsi que des Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP). « Nous avons décidé de transformer notre coton sur place pour pouvoir habiller en priorité les forces de défense et de sécurité burkinabè mais aussi les forces de sécurité en Afrique qui souhaitent s’approvisionner ici au Burkina Faso », a indiqué le Chef de l’Etat.

Le ministre en charge du Commerce, Serge Gnaniodem Poda a expliqué, dans le discours du Chef de l’Etat prononcé par lui, que l’offre de la TEXFORCES-BF, va contribuer à rompre avec la dépendance du Burkina Faso vis-à-vis de l’extérieur pour les besoins vestimentaires des troupes. Elle va également permettre au pays d’économiser sur les commandes des tenues des FDS. « Depuis toutes ces années, nous passions le temps à dépenser des dizaines de milliards de FCFA à l’extérieur pour pouvoir habiller les forces de défense et de sécurité », a soutenu le Capitaine Ibrahim Traoré.

L’industrialisation étant un facteur indéniable de croissance économique et de création d’emplois, le nouveau complexe industriel constitue, selon la gouverneure de la région des Hauts-Bassins, Mariama Konaté/Gnanou, « le symbole de l’union de nos forces et notre commune détermination à contribuer positivement à l’économie nationale tout en préservant notre identité culturelle ».

D’un coût de réalisation de 15 milliards FCFA, l’infrastructure sera bâtie sur une superficie de 9 ha et comportera des bâtiments de filature, de tissage, de confection des produits, un bâtiment administratif, un magasin et une infirmerie.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Conduite de la Transition : la ligue islamique du Faso réitère son soutien

Le président de la Transition, Chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré a accordé, ce vendredi 26 avril 2024, à Bobo-Dioulasso, une audience à une délégation de la ligue islamique du Faso qui regroupe des Imams, des prêcheurs et des leaders religieux.

Les échanges entre le Chef de l’Etat et la ligue islamique du Faso ont tourné autour de la culture de la solidarité au sein de la population et de la cohésion sociale. « Nous sommes venus au nom de tous les Imams du Faso pour exprimer notre solidarité avec la Transition et continuer à prier pour le pays et prêcher pour la paix, la cohésion sociale », a déclaré l’Imam Amadou Sanogo, le chef de la délégation.

La délégation a également assuré de la poursuite de leurs actions pour le retour de la paix. « L’arme des Imams, c’est la prière. Donc nous allons continuer à prier pour le pays », a rappelé l’Imam Amadou Sanogo. Il a aussi félicité le Président de la Transition pour les actions déjà menées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. « Nous saluons le courage des autorités et nous prions beaucoup pour les forces combattantes qui sont au front. Nous sommes de cœur avec elles et nous les soutenons avec la prière », a-t-il conclu.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Technologie : Facebook, Messenger et Instagram victimes d’une panne mondiale

Depuis ce mardi 5 mars 2024, il n’est plus possible d’accéder aux différentes plateformes de Meta, notamment Facebook et Intagram, mais aussi Threads et Messenger. En effet, certains utilisateurs ont été éjectés sans raison du réseau social. Suite à leur déconnection forcée, ils n’ont plus pu avoir accès à la plateforme, même en ayant changé de mot de passe à maintes reprises.

Sur Instagram, il n’est pas possible d’actualiser le fil d’actualité. Whatsapp n’est en revanche pas concerné par cette panne, selon notre propre constat.

Pour rappel, la dernière grosse panne des services associés à Facebook remonte à mai 2023, et concernait Messenger, qui n’était plus disponible pendant plus d’une heure. Meta avait également dû faire face à une panne géante, touchant la totalité de ses services, en octobre 2021, poussant la société à réagir. Elle avait duré près de six heures.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

CEDEAO : Le Burkina, le Mali et le Niger quittent l’institution (communiqué conjoint)

Dans un communiqué conjoint, les gouvernements de transition du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont annoncé, ce dimanche 28 janvier 2024, leur retrait sans délai de la CEDEAO. Ils pointent du doigt ses agissements aux antipodes des idéaux qui ont prévalu à la création de la communauté ainsi que les « sanctions injustes contre leurs peuples et son assujettissement à des puissances étrangères ».

COMMUNIQUE CONJOINT DU BURKINA FASO, DE LA REPUBLIQUE DU MALI ET DE LA REPUBLIQUE DU NIGER

Désireux de réaliser l’intégration entre les Etats de la sous-région et mus par les idéaux de fraternité, de solidarité, d’entraide, de paix et de développement, Leurs Excellences Le Général Aboubacar Sangoulé Lamizana, Le Général Moussa Traoré et Le Lieutenant-Colonel Seyni Kountché, respectivement Chefs d’Etat de la Haute Volta (actuel Burkina Faso), du Mali et du Niger, créaient avec douze (12) de leurs pairs, le 28 mai 1975, à Lagos, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Après 49 ans d’existence, les vaillants peuples du Burkina, du Mali et du Niger, constatent avec beaucoup de regrets, d’amertume et une grande déception que leur Organisation s’est éloignée des idéaux de ses pères fondateurs et du panafricanisme.

En outre, la CEDEAO, sous l’influence de puissances étrangères, trahissant ses principes fondateurs, est devenue une menace pour ses Etats membres et ses populations dont elle est censée assurer le bonheur.

En effet, l’organisation n’a pas porté assistance à nos Etats dans le cadre de notre lutte existentielle contre le terrorisme et l’insécurité; pire, lorsque ces Etats ont décidé de prendre leur destin en mains, elle a adopté une posture irrationnelle et inacceptable en imposant des sanctions illégales, illégitimes, inhumaines et irresponsables en violation de ses propres textes; toutes choses qui ont davantage fragilisé les populations déjà meurtries par des années de violence imposée par des hordes terroristes instrumentalisées et téléguidées.

Face à cette situation qui perdure, Leurs Excellences, Le Capitaine Ibrahim Traoré, Le Colonel Assimi Goïta et Le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, respectivement Chefs d’Etat du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger, prenant toutes leurs responsabilités devant l’histoire et répondant aux attentes, préoccupations et aspirations de leurs populations, décident en toute souveraineté du retrait sans délai du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

Fait à Ouagadougou, à Bamako et à Niamey, le 28 janvier 2024.

Lutte contre le terrorisme : les USA offrent des véhicules et motos d’une valeur de plus d’un milliard de F CFA

Le Ministre Délégué, Chargé de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de Police, Mahamadou Sana, a présidé le jeudi 18 janvier 2024 à Ouagadougou, la cérémonie de remise officielle de véhicules et de motocyclettes au profit des Unités de la Police et de la Gendarmerie nationales.

Le matériel composé de trente-cinq (35) véhicules de type Pick-up et de soixante (60) motocyclettes, d’une valeur de plus d’un milliard (1 000 000 000) de F FCA, a été remis au Ministre Délégué, Chargé de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de Police, Mahamadou Sana, par le Chargé d’Affaires de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique au Burkina, S.E.M. Eric Whitaker, au profit du Groupe Spécial d’Intervention de la Police nationale (GSIPN) et de l’Unité d’Intervention Spéciale de la Gendarmerie nationale (USIGN).

Le Chargé d’Affaires de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique au Burkina Faso, S.E.M. Eric Whitaker, a indiqué qu’en dépit des dispositions des lois qui ne permettent pas à son pays d’avoir toute la latitude d’apporter son assistance au Burkina Faso dans les circonstances actuelles, son appui à la lutte contre le terrorisme n’a pas cessé d’augmenter. En effet, explique-t-il, en francs CFA, cet appui est passé de 1,2 milliard en 2018 à 8,4 milliards en 2023 et 9,6 milliards sont prévus pour l’année 2024.

Chaude poignée de mains entre l’ambassadeur Whitaker et le Ministre Sana

« Nous allons soutenir le Burkina Faso dans la lutte contre le terrorisme à travers des formations, la fourniture d’armes, d’équipements de protection et du matériel médical. Nous planifions également de travailler étroitement avec la Police et la Gendarmerie nationales pour le renforcement des capacités de déminage », a souligné, S.E.M. Eric Whitaker. Le diplomate américain a également indiqué que l’assistance actuelle des États-Unis d’Amérique à la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso va bien au-delà des véhicules et motocyclettes.

En effet, confie-t-il, cette assistance est de plus de 120 milliards de francs CFA en aide humanitaire, 21,6 milliards de francs CFA d’aide aux réfugiés et aux Personnes déplacées internes (PDI), et des millions de francs CFA alloués à l’amélioration de l’accès à la justice et au renforcement de l’État de droit.

Le Ministre Délégué, Chargé de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de Police, Mahamadou Sana, tout en soulignant que ce partenariat s’inscrit dans les politiques et stratégies de riposte du Gouvernement burkinabè dans la lutte contre le terrorisme, a salué la qualité des relations qui existent entre le Burkina Faso et les Etats-Unis d’Amérique au moment où certains partenaires ont décidé de tourner le dos au pays des Hommes intègres. « Ce don est d’une importance capitale et vient s’ajouter à d’autres appuis dont mon département a bénéficié de la part du Gouvernement américain et qui ont déjà un impact positif dans l’exécution de nos missions », a soutenu le Ministre Délégué Sana. Il a, au nom du Gouvernement burkinabè, traduit sa reconnaissance au Gouvernement américain pour son appui multiforme au profit des Forces de Défense et de Sécurité burkinabè dans la lutte contre le terrorisme.

DCRP/MATDS

Ouahigouya : Le PM offre 5 millions FCFA aux femmes déplacées internes

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Le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla a rendu visite le 1ᵉʳ janvier 2024 à Ouahigouya, les femmes déplacées internes, réfugiées et hôtes du Yatenga. Ces femmes productrices du compost bio et des légumes ont bénéficié d’une enveloppe financière de 5 millions FCFA de la part du Chef du Gouvernement.

« Nous sommes immensément contentes, car nous avons été honorées par la présence de SEM le Premier ministre et de des membres du gouvernement. Ils nous ont offert un grand cadeau salvateur. Nous allons multiplier cet argent à 100 millions FCFA dans les 10 ans à venir », a martelé la présidente de l’Association de Développement durable des Femmes déplacées internes, réfugiées et hôtes du Yatenga (ADFDD/B), Salamata Ganamé.

Visiblement contentes, les femmes de l’association ont traduit leurs remerciements au Premier ministre et sa délégation. « Nous sommes très heureuses du fait que le Premier ministre et les membres du gouvernement nous ont rendu visite sur notre site de production et commercialisation du compost bio. Nous remercions Dieu et saluons le gouvernement de la Transition d’avoir pensé aux femmes vulnérables. Que Dieu leur bénisse et leur accorde 30 ans de pouvoir, car cela va nous permettre de réaliser tout ce que nous souhaitons », a déclaré la première responsable Salamata Ganamé.

Composée de 110 femmes dont 50 PDI, 30 refugiées et 30 hôtes, l’Association a pour objectif de promouvoir l’utilisation du compost pour pallier les problèmes de fertilité des sols et préserver l’environnement de façon durable. En plus de la production du compost, les femmes exploitent une superficie 0,5 hectare de production agricole.

Par ailleurs, elles lancent un appel auprès des bonnes volontés entre autres, pour l’augmentation des fosses fumières et acquérir un groupe électrogène ou une installation solaire et un moyen de transport afin d’accroître conséquemment le compost bio au profit des producteurs agricoles du Burkina Faso.

DCRP/Primature

Elections au Sénégal : la justice ordonne la réintégration d’Ousmane Sonko sur les listes

Le tribunal de grande instance de Dakar a confirmé un jugement rendu en octobre qui avait été cassé par la Cour suprême mi-novembre. Cette décision remet dans la course l’opposant qui avait été radié des listes à la suite d’une condamnation à deux ans de prison en juin dans une affaire de mœurs.

Dans une courte décision lue devant les avocats, le juge a estimé que l’acte de notification de la radiation d’Ousmane Sonko des listes électorales n’avait pas été remis à la bonne personne. Une erreur d’application de la loi qui justifie aujourd’hui l’annulation de cette fameuse radiation du fichier électoral et rétablit l’opposant dans ses droits civiques. Ce détail très technique a une conséquence majeure : car pour pouvoir être élu, et être candidat à la présidentielle, il faut être inscrit sur les listes électorales. Ousmane Sonko a désormais jusqu’au 26 décembre pour déposer sa candidature et recueillir ses parrainages.

Pour les partisans d’Ousmane Sonko c’est donc une victoire majeure : c’est « la victoire du droit et de la démocratie au Sénégal », a jubilé l’un des avocats de la défense. Quelques supporteurs d’Ousmane Sonko rassemblés dans le tribunal ont accueilli cette nouvelle dans la liesse, scandant le nom de l’opposant.

Cette victoire presque inespérée survient à 12 jours de la fin du dépôt de candidature à la présidentielle. Car la Cour suprême avait cassé en novembre la décision de réintégrer Ousmane Sonko sur les listes électorales.

Burkinanews.info

Pissila/Centre-nord : sauvetage d’une fillette tombée dans un puits

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Le samedi 9 décembre, la 7e compagnie de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP), basée à Kaya a été alertée pour personne tombée dans un puits à Pissila, village situé à 30 km de Kaya sur la route Kaya – Dori. Très vite arrivés sur les lieux, les Sapeurs-Pompiers constatent que le puits en question est un forage négatif abandonné, très étroit (30cm de diamètre) et profond (30m environ).

Devant l’impossibilité d’engager un Sapeur-Pompier étant donné l’étroitesse du puits, les Sapeurs sauveteurs décident d’engager un enfant volontaire avec l’accord de son père. C’est ainsi qu’un garçonnet de 14 ans est engagé dans ledit puits avec des instructions continues des Secouristes pour aider la victime en détresse au fond du puits. La manœuvre, très délicate, fut une réussite. La victime, une fillette de 06 ans, est sortie saine et sauve.

La BNSP salue l’héroïsme du garçonnet et la compréhension de son père.

Par ailleurs, elle invite les sociétés de forage à toujours refermer les forages négatifs afin d’éviter de telles situations.

BNSP/BF

Ouagadougou: des policiers municipaux posent plainte contre un magistrat

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Selon l’Agence d’information du Burkina (AIB), des policiers municipaux comptent ester un magistrat en justice pour « abus de pouvoir ». Les faits se sont déroulés dans la nuit du mercredi 13 au jeudi 14 décembre 2023, à Ouagadougu. Des policiers municipaux ont effectué des missions de contrôle de stationnements illégaux. A cet effet, ils ont mis la main sur un véhicule stationné en pleine chaussée devant un maquis (bar-restaurant).

Le propriétaire du véhicule, qui s’est présenté comme un magistrat, a d’abord refusé de quitter l’intérieur du maquis pour se présenter aux policiers. Quand il les a rejoints, l’homme de droit a refusé qu’on embarque son véhicule et aurait eu des propos discourtois envers les agents.

Il se dit que l’intéressé aurait fait sortir son arme et n’eut été le sang-froid des policiers municipaux, le pire serait arrivé. Malgré l’intervention d’un haut responsable de la police municipale qui a fait le déplacement, le magistrat est resté intraitable et a même convoqué, jeudi le chef d’équipe.

Très choqués d’avoir été malmenés dans l’exercice de leurs fonctions, les policiers municipaux ont décidé de porter aussi plainte pour abus d’autorité.

Burkinanews.info avec AIB

Transition au Burkina : Salif Kéïta exprime son soutien au Chef de l’Etat

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Le président de la Transition, Chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, a reçu en audience, ce samedi 9 décembre 202, en fin de matinée, l’artiste musicien malien, Salif Kéïta présent à Ouagadougou dans le cadre d’un concert.

Salif Kéïta a encouragé le Président de la Transition pour les efforts engagés dans la reconquête du territoire national, pour son engagement à la mise en place de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), et aussi pour sa vision d’une Afrique véritablement indépendante. Par cette visite au Burkina Faso, le chanteur affirme également son soutien à la mise en œuvre de cette alliance entre les trois pays du Liptako Gourma.

Artiste engagé pour une Afrique solidaire et prospère, Salif Kéïta a récemment démissionné de l’Assemblée législative de Transition malienne pour occuper le poste de conseiller spécial du Président Assimi Goïta.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Cérémonie nationale de décoration 2023 : 357 récipiendaires honorés

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Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, Grand Maître des Ordres burkinabè, a présidé, ce vendredi 8 décembre 2023, la cérémonie officielle de décoration entrant dans le cadre de la célébration du 63e anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance. Ils sont au total 357 soit 205 dans l’Ordre de l’Etalon et 152 dans l’Ordre du Mérite à voir leurs mérites reconnus.

La cérémonie de décoration a été présidée par le capitaine Ibrahim Traoré

La nation est reconnaissante des sacrifices de ses filles et fils qui se sont distingués par leur dévouement, leur valeur professionnelle et la qualité du service rendu à la patrie en cette période de reconquête du territoire nationale. Ces récipiendaires sont issus de l’administration publique, du secteur privé, des communautés religieuses et coutumières, du secteur de la culture et du monde rural.

Cet acte de reconnaissance est une invite aux filles et aux fils de la nation à l’engagement et à l’union sacrée autour des défis de la Transition pour la construction d’un pays de prospérité basé sur ses valeurs endogènes. Les récipiendaires ont reçu les félicitations du Chef de l’Etat pour leur ardeur au travail et leur engagement au service de la nation.

Direction de la communication de la présidence du Faso

Réformes politiques et institutionnelles : Suppression du Médiateur du Faso, du CES et de la Haute Cour de justice

Le Conseil des ministres du mercredi 6 décembre 2023 a pris d’importantes décisions. L’une d’elles est la suppression de trois institutions que sont notamment le Médiateur du Faso et le Conseil économique et social (CES). Selon le ministre en charge de la Justice, Me Edasso Rodrigue Bayala, cela s’inscrit dans le cadre des grandes réformes contenues dans le projet de loi portant révision de la Constitution.

Il a confié que les attributions et les missions de ces deux structures seront confiées à une nouvelle institution dénommée : Conseil national des communautés. Cette nouvelle institution va regrouper des leaders religieux, des coutumiers et les communautés à la base qui pourront dorénavant donner leur avis sur les grandes décisions relatives à la vie de la nation.

Il a annoncé d’autres innovations qui sont, entre autres, la transformation de l’Agence nationale de renseignement en Conseil national de sécurité qui sera constitutionnalisé, le réaménagement du régime de responsabilité pénale des dirigeants politiques qui entraîne nécessairement la suppression de la Haute cour de justice dont les compétences seront données à la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Ouagadougou, assistée par des jurés parlementaires.

Selon le ministre BAYALA, d’autres réformes sont inscrites dans ce projet de texte comme l’élargissement du pouvoir du Conseil constitutionnel, l’arrivée de personnes non magistrats dans la composition du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et une connexion entre le parquet et le ministère en charge de la justice dans le cadre de la vision de la politique pénale du Chef de l’Etat.

Burkinanews.info

Forces armées nationales : le Colonel-major Kassoum Coulibaly reçoit ses attributs de Général de Brigade

Le Président de la Transition, Chef de l’État, Chef suprême des Forces armées nationales, le Capitaine Ibrahim TRAORE a présidé ce lundi 30 octobre, la cérémonie de remise officielle des attributs de Général de Brigade au Ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants, Kassoum COULIBALY.

« Général de Brigade Kassoum COULIBALY, je vous remets les insignes de votre grade ». C’est par cette formule consacrée que le Chef suprême des Forces armées nationales, le Capitaine Ibrahim TRAORE a procédé au port des épaulettes et à la remise du béret de Général de Brigade au Ministre d’État, Ministre de la Défense et des Anciens combattants.

Après avoir reçu ses insignes, le nouvel officier général a traduit sa reconnaissance au Chef de l’État et lui a renouvelé toute sa disponibilité et son engagement sans faille à mettre en œuvre les instructions relatives au secteur de la défense, afin que notre pays recouvre toute son intégrité territoriale et amorce son développement en toute souveraineté.

 

Le Général COULIBALY a aussi dédié sa nomination « à l’ensemble des Forces combattantes et particulièrement à la mémoire de tous ces vaillants soldats, personnels des forces de sécurité intérieure et VDP tombés en héros pour l’honneur de la Patrie ».

A toutes les populations qui subissent les affres de la guerre, le ministre en charge de la défense les a rassurées « que ces galons ne seront pas des galons de repos », car dit-il « j’ai bien compris le message et la mission du Président de la Transition : atteindre dans les meilleurs délais les objectifs fixés, c’est-à-dire la libération du territoire national ».

le nouvel officier général posant avec le président de la transition

La cérémonie s’est déroulée dans la pure tradition militaire en présence d’officiers généraux en activité et de la deuxième section, d’officiers, des chefs d’État-major d’Armées et de collaborateurs.

En rappel, c’est le 27 octobre 2023 que le Président de la Transition, Chef de l’État, Chef suprême des Forces armées nationales a pris un décret élevant au rang de Général de Brigade, le Colonel-Major Kassoum COULIBALY.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Rentrée scolaire/Boucle du Mouhoun : le GARSI et le détachement militaire renforcent le rang des enseignants du primaire

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Le 2 octobre 2023 a eu lieu la rentrée des classes dans la région de la Boucle du Mouhoun, avec l’accompagnement du Groupe d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention (GARSI) de la Gendarmerie et du détachement militaire, installés dans cette localité. Dans certaines localités, les cours sont assurés par les enseignants communautaires volontaires .

En attendant l’arrivée d’un enseignant dans la classe de CM2 d’une école primaire de la région, ce 16 octobre 2023, deux (02) gendarmes du GARSI ayant des compétences dans le domaine de l’enseignement, ont été désigné pour dispenser les cours dans cette classe qui a un effectif d’une vingtaine d’élèves.

Le commandant du GARSI et le chef du détachement militaire qui ont pris part à l’ouverture des classes, ont tenu à encourager et féliciter les enseignants communautaires ainsi que les parents d’élèves pour les efforts et les sacrifices qu’ils consentent pour la poursuite des activités scolaires et la formation des hommes de demain.

Soutien aux FDS et VDP : Le PDG de Vigil Afrik El hadj Ablassé Yaméogo organise un cross populaire

Le président d’honneur de l’Union nationale des supporters des Etalons (UNSE), El hadj Ablassé Yaméogo, a organisé un cross populaire, le samedi 21 octobre 2023, à Ouagadougou pour soutenir les forces de défense et de sécurité ainsi que les volontaires pour la défense de la patrie. Cette initiative a mobilisé des centaines personnes dont des policiers, des militaires et des civiles.

Cinq mois après avoir fait don de dix motos de type « Aloba » aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et dix tonnes de riz aux Personnes déplacées internes (PDI), le président-directeur général de la société Vigil Afrik, El Hadj Ablassé Yaméogo est de retour avec une autre initiative de soutien. Le samedi 21 octobre 2023, il a organisé un cross populaire pour soutenir les FDS et les VDP qui défendent le territoire national au prix de leur vie.

Des centaines de personnes ont manifesté leur soutien aux FDS et VDP

« Le chef de l’Etat a invité les Burkinabè à s’enrôler comme VDP pour défendre le territoire et ramener la paix. Mais, tout le monde ne peut pas prendre les armes pour faire la guerre. Donc, on peut être VDP notre comportement et nos actions. On peut être journaliste VDP, médecin VDP, Opérateur économique VDP. C’est donc ma manière à moi de soutenir ceux qui se battent pour récupérer notre territoire au prix de leur vie », a expliqué le président d’honneur de l’Union nationale des supporters des Etalons (UNSE).

Le promoteur du cross populaire, El Hadj Ablassé Yaméogo, PDG de Vigil Afrik

Ainsi, ce sont des centaines de personnes, acteurs du monde du sport, femmes, jeunes, chefs coutumiers, policiers, militaires… qui ont répondu présents à l’appel de El hadj Ablassé Yaméogo. Ces derniers ont parcouru à pied une distance de plus de cinq kilomètres entre le Palais des Sports et le Monument aux héros nationaux, à Ouaga 2000 avant de s’adonner à une séance d’aérobic. Une initiative saluée par le gouverneur de la région du Centre, Abdoulaye Bassinga.

Le gouverneur de la région du Centre, Abdoulaye Bassinga à appelé à œuvrer à la reconquête totale du territoire

« Comme vous le savez, notre pays traverse une situation sécuritaire et humanitaire sans précédent. Les plus hautes autorités de la transition fournissent des efforts surhumains en vue de récupérer totalement le territoire. Nous ne pouvons qu’accompagner toute initiative qui va en droite ligne avec les objectifs de la transition. Cette activité vise à apporter un soutien à nos vaillantes forces de défense et de sécurité et à nos valeureux VDP qui sont sur le terrain au prix de leur vie », a-t-il confié.

Le parrain Karim Souabo, DG du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL)

Quant au parrain, le directeur général du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL), Karim Souabo, il a souligné l’importance de ce genre d’initiatives pour les FDS et les VDP. « Nos vaillants FDS et VDP qui sont au front ont besoin de se sentir soutenus. Quand ils sentent ce soutien populaire, cela leur donne la force et le courage de foncer sur l’ennemi. J’encourage les Burkinabè à continuer à prendre ce genre d’initiatives pour encourager et soutenir nos FDS et VDP », a-t-il souhaité.

Le gouverneur de la région du Centre a lancé un appel à tous les fils et filles de la région du Centre à œuvrer, dans l’entente et la cohésion sociale, à la reconquête totale du territoire.

Par Philippe BATIONO pour Burkinanews.info

Assemblée générale élective du Patronat burkinabè : Apollinaire Compaoré  et Idrissa Nassa en course pour la présidence

Le mardi 24 octobre 2023 se tiendra à Ouagadougou, l’Assemblée générale élective du conseil national du patronat burkinabè (CNPB). Deux candidatures ont été validées par la présidence du CNPB. Il s’agit des opérateurs économiques, Appolinaire Compaoré, candidat à sa propre succession et Idrissa Nassa, vice-président de la chambre de commerce. Le Burkina Faso est en proie au terrorisme et traverse des difficultés économiques.

Les acteurs de l’économie nationale doivent œuvrer de façon inlassable pour renforcer la cohésion en son sein. Le président sortant Appolinaire Compaoré  et candidat à sa propre succession, a travaillé au cours de son mandat à unir tous les acteurs pour un secteur privé fort et prospère. Ainsi selon les acteurs du patronat burkinabè, au cours de son mandat, Appolinaire Compaoré a mené des activités dans le cadre du renforcement de l’élaboration et la publication de guides pratiques et de documents référentiels à destination du secteur privé.

A cet effet, dans le cadre de l’exécution des projets et programmes, des appuis institutionnels ont permis au CNPB d’acquérir du mobilier de bureau, des ordinateurs, des consommables informatiques pour le secrétariat. De plus, le CNPB s’est doté au cours de la même période des outils de gestion et de communication. Dans le but de contribuer à l’amélioration du climat des affaires au Burkina Faso, le Conseil National du Patronat Burkinabè (CNPB) s’est engagé dans la démarche EESE (Enabling Environment for Sustainable Enterprises) initiée par le Bureau International du Travail (BIT).

Pour l’Assemblée générale élective, le secteur privé a besoin des efforts de tous les opérateurs économiques pour créer de l’emploi pour la jeunesse et répondre aux besoins des populations. Cependant, la compétition est souvent source de division après la proclamation des résultats si le consensus échoue dans la négociation. C’est pourquoi que  la fédération des énergies pour s’accompagner mutuellement à tour de rôle permettra de booster l’économie nationale et de resserrer les liens pour l’atteinte des objectifs. Le gouvernement de la Transition est fortement interpellé pour que les deux candidats trouvent un consensus pour le plein épanouissement de l’économie nationale.

Le candidat Appolinaire Compaoré qui a entamé un travail gigantesque lors de son premier mandat veut continuer son œuvre en renforçant les acquis pour une économie florissante. Selon EcoBaromètre, Apollinaire Compaoré est l’homme d’affaires le plus influent au Burkina Faso. Mamamoudou Bonkoungou apparaît lui comme étant le plus médiatisé. Idrissa Nassa prend la place de l’entrepreneur le plus adoubé par les réseaux sociaux. Mamounata Velegda est citée enfin comme  »la femme d’affaires la plus influente. » Logique respectée? Sur la période allant de juillet à septembre 2023, EcoBaromètre note que le tourisme est le secteur le plus touché par la crise sécuritaire. Dans ce contexte, la défense et la sécurité sont les secteurs qui résistent le mieux, sur le plan économique.

Le pouvoir d’achat des populations reste par contre érodé par les incertitudes liées à la conjoncture, même si l’économie dans son ensemble amorce une timide tendance au vert, stimulée par les projets de relance en cours et qui visent à terme la création d’emplois pour les jeunes. Au niveau international, il ressort que la signature du pays reste crédible.  En rappel, EcoBaromètre est un instrument de suivi de l’activité économique et financière mis en place dans les 8 pays de l’UEMOA.

Par Salam OUEDRAOGO pour Letalon.net

Coopération : le Chef de l’Etat invité au sommet saoudo-africain

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré a reçu en audience ce lundi 16 octobre 2023, l’Ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite au Burkina Faso, Fahad Bin Abdulrahman H. Aldisari, porteur d’une lettre d’invitation du Roi saoudien, Salman bin Abdulaziz Al Saud au Chef de l’Etat burkinabè.

Le diplomate saoudien a échangé avec le Capitaine Ibrahim Traoré sur des sujets d’intérêts communs de renforcement des relations entre les deux pays. Au sortir de l’audience, il a déclaré avoir « remis au Chef de l’Etat, une invitation officielle du Roi saoudien à prendre part au sommet saoudo-africain prévu se tenir le 10 novembre prochain en Arabie Saoudite ».

Ce sommet, selon M. Aldisari, sera une tribune pour le Burkina Faso et les autres pays africains de revisiter les domaines de coopération avec le Royaume d’Arabie Saoudite et de signer des accords bilatéraux pour l’atteinte des objectifs et des aspirations des peuples.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Burkina : le Boulevard Charles de Gaulle rebaptisé « Boulevard Thomas Sankara » pour compter du 15 octobre 2023

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Le Conseil des ministres réuni ce mercredi 11 octobre 2023, en séance ordinaire a pris une décision pour le moins importante. En effet, il a entendu une communication orale relative à la commémoration du 36e anniversaire de l’assassinat du capitaine Thomas Sankara. Selon le porte-parole du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, cette commémoration placée sous le très haut patronage du Président de la Transition sera marquée par des actes forts en hommage au père de la Révolution.

Outre le dépôt de gerbes de fleurs, il y aura une cérémonie d’élévation officielle du Président Thomas Sankara au rang de Héros de la Nation. « En plus, il y aura la pose de la première pierre qui va marquer le début des travaux du mausolée Thomas Sankara », a soutenu le Porte-parole du Gouvernement. La commémoration du 36e anniversaire de l’assassinat du Capitaine Thomas Sankara sera également marquée par la rebaptisation du Boulevard Charles de Gaulle, qui s’appellera à partir du 15 octobre 2023, « Boulevard Thomas Sankara ».

Burkinanews.info

Communiqué : QNET condamne les individus utilisant son nom à des fins de fraude

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QNET a connaissance d’un article publié par www.24heure.bf qui suggère faussement que QNET est lié au cas de 8 étrangers prétendument impliqués dans l’immigration clandestine et la fraude. Ce sont des allégations fausses et sans fondement, et nous ne sommes pas associés à de telles activités.

QNET est une société de vente directe axée sur les produits de bien-être et de style de vie qui est devenue une entreprise internationale en 25 ans. Nous vendons nos produits et services à des clients du monde entier via notre portail de commerce électronique. De nombreux clients choisissent de devenir distributeurs de nos produits en s’inscrivant en tant que représentants indépendants et en gagnant des commissions sur les produits qu’ils vendent.

Nous sommes préoccupés par le fait que certaines personnes utilisent notre nom à mauvais escient pour mener des activités illégales telles que proposer de faux emplois, voyager à l’étranger, immigrer, etc. QNET n’est impliqué dans aucune de ces activités et n’a aucun lien avec ces personnes qui ont été appréhendées.

Nous prenons très au sérieux les allégations d’immigration illégale et de fraude et coopérons pleinement avec les autorités chargées de l’application des lois chaque fois qu’elles ont besoin de notre aide pour appréhender les contrevenants. Nous nous engageons à respecter des normes éthiques élevées, ce qui est conforme à notre mission de responsabiliser les gens grâce à de véritables idées entrepreneuriales, rendues possibles par nos excellents produits.

En seulement un an, QNET a facilité le dépôt de plaintes pénales contre plus de 50 personnes dans quatre pays différents de la région de l’Afrique subsaharienne, pour avoir utilisé à mauvais escient le nom QNET pour commettre une fraude.

La Société maintient des politiques et procédures strictes pour protéger ses clients contre toute conduite illégale ou frauduleuse. Malheureusement, il y a eu des cas où certaines personnes, affiliées ou non à l’entreprise, ont adopté un comportement contraire à l’éthique, ternissant ainsi la réputation de l’entreprise. Ces cas isolés incluent des tentatives non autorisées de personnes non affiliées visant à tromper autrui en utilisant le nom QNET.

QNET a pris des mesures importantes pour tenter de corriger certaines idées fausses sur l’entreprise, son modèle commercial et le secteur de la vente directe en général dans la région de l’Afrique subsaharienne. Vous pouvez voir plus de détails ici : https://www.directwritingdisinformation.org/

Pour montrer à quel point QNET est engagé dans cette mission, QNET a lancé une ligne d’assistance téléphonique de conformité WhatsApp (+233256630005) qui est opérationnelle depuis le 1er septembre 2023. Le public peut signaler toute personne suspecte utilisant abusivement le nom QNET à des fins contraires à l’éthique. Toute personne du Ghana, du Nigeria, de la Sierra Leone, du Burkina Faso, du Libéria, du Cameroun, du Mali, de la Guinée, du Bénin, du Togo et d’autres peut soumettre un rapport en français et en anglais.

À propos de QNET

 QNET est l’une des principales sociétés de vente directe en Asie, proposant une large gamme de produits de santé, de bien-être et de style de vie qui permettent aux gens de vivre une vie meilleure. Le modèle commercial local de QNET, alimenté par le commerce électronique, a contribué à responsabiliser des millions d’entrepreneurs dans plus de 100 pays à travers le monde.

Depuis sa création il y a 25 ans, l’entreprise applique un modèle commercial unique qui permet aux particuliers, y compris aux femmes, de démarrer leur entreprise et de gagner un revenu en vendant les produits de l’entreprise.

Le siège social de QNET est à Hong Kong et la société est présente dans plus de 25 pays à travers le monde, par le biais de filiales, succursales, partenariats d’agences et franchisés. QNET est membre de la Direct Selling Association dans plusieurs pays, de la Hong Kong Health Food Association et de la Health Supplements Industry Association de Singapour, entre autres.

QNET est également actif dans le sponsoring sportif à travers le monde. Certains partenariats plus importants incluent le fait d’être le partenaire de vente direct du club de football de Manchester City et des championnats de la Ligue africaine des clubs de la CAF.

Pour plus d’informations, veuillez visiter QNET à l’adresse : https://www.qnet.net/

Coopération : les militaires russes et burkinabè renforcent leur partenariat

Une délégation russe conduite par deux vice-ministres de la défense de la Fédération de Russie, le général-colonel Younous-Bek Evkourov et monsieur Timur Vadimovich Ivanov, a séjourné le 5 octobre 2023 dans la capitale burkinabè.

Il s’est agi de rencontres de travail et de partage d’expériences entre ministres d’une part et entre responsables spécifiques des Etats-Majors Généraux des Armées des deux pays d’autre part avec pour objectif le renforcement des aptitudes et des capacités des Forces Armées Nationales.

Le Colonel-major Kassoum Coulibaly, ministre d’Etat, ministre de la Défense et des anciens Combattants, a abordé avec ses hôtes du jour, les questions stratégiques de la coopération et les différentes possibilités qu’offrent les relations entre les deux pays dans la logique d’une coopération mutuellement avantageuse. Il s’agit notamment des possibilités dans les domaines opérationnel, économique, logistique, technologique, de la formation…

Plus tôt dans la matinée, la délégation russe a été reçue en audience par le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré. Au cours des échanges, les deux parties ont réaffirmé la force des relations entre notre pays et la Russie.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Coopération Iran-Burkina Faso : le ministre iranien en charge de la coopération reçu par le Chef de l’Etat

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré a reçu en audience ce jeudi 5 octobre 2023, le ministre iranien du Travail, de la Coopération et du Bien-être social, Seyyed Soulat Mortazavi, présent à Ouagadougou dans le cadre de la commission mixte de coopération économique entre notre pays et la République d’Iran.

« C’est vraiment important pour nous cette coopération entre les deux pays, l’Iran et le Burkina Faso (…). Pendant ces derniers mois, nous avons travaillé sur des domaines différents avec beaucoup de rencontres des experts des deux pays », a indiqué le ministre iranien.

Les domaines de l’éducation, de la formation, de l’environnement, de l’habitat, de la santé, de l’énergie, des mines ont été abordés au cours des travaux de la commission mixte, selon le ministre iranien, Seyyed Soulat Mortazavi ; des domaines dans lesquels la coopération entre le Burkina Faso et l’Iran entend mettre l’accent.

La commission mixte de coopération a abouti à un protocole d’entente entre les deux pays qui sera signé aujourd’hui jeudi et va servir de feuille de route pour l’approfondissement des relations entre les deux pays.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

France : un couple vend un masque africain 98 000FCFA à quelqu’un qui le revend plus de 2 milliards

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En 2021, des retraités cèdent à un brocanteur un masque africain pour 98 400 francs CFA. Six mois plus tard, ils découvrent dans la presse que l’objet a été revendu pour 2 milliards 755 millions 200 mille francs CFA. Ils ont saisi la justice pour faire annuler la vente.

Un couple de retraités du sud de la France a saisi la justice pour faire annuler la vente à un brocanteur, pour 150 euros (98 400 francs CFA), d’un masque d’Afrique centrale qui leur appartenait et a ensuite été revendu pour plus de 4 millions d’euros (plus de 2 milliards de francs CFA). L’affaire sera plaidée le 31 octobre devant le tribunal judiciaire d’Alès (Gard), dont la décision est attendue à la fin de l’année.

Ils cèdent le masque pour 98 400 FCFA

En septembre 2021, ce couple d’Eure-et-Loire aujourd’hui âgé de 88 ans et 81 ans avait fait appel à un brocanteur pour se débarrasser des objets présents dans leur résidence secondaire du Gard qu’ils voulaient vendre, a précisé l’avocat, confirmant une information publiée par le Monde. Ils lui cèdent notamment, pour 150 euros (98 400 FCFA), un masque en bois sculpté ayant appartenu à un aïeul, ancien gouverneur colonial en Afrique.

Six mois plus tard, le couple découvre en lisant leur journal que la vente d' »un rarissime masque du XIXe siècle, apanage d’une société secrète du peuple Fang au Gabon », est organisée deux jours plus tard à Montpellier. La photo confirme qu’il s’agit bien de leur ancien masque, dont l’esthétique a inspiré les peintres Modigliani ou Picasso et dont il ne reste dans le monde qu’une dizaine d’exemplaires.

Le masque vendu pour 2 milliards 755 millions FCFA

Le catalogue de la salle de vente précise que ce masque avait été « collecté vers 1917, dans des circonstances inconnues, par le gouverneur colonial français René-Victor Edward Maurice Fournier (1873-1931), probablement lors d’une tournée au Gabon ».

Lors de la vente, le 26 mars 2022, le masque est adjugé pour 4, 2 millions d’euros soit 2 milliards 755 millions 200 mille francs CFA, hors frais, pratiquement un record pour un objet de ce type, malgré les protestations dans la salle de Gabonais réclamant sa « restitution » à son pays d’origine.

Le brocanteur a proposé la somme de 300.000 euros (196 millions 800 mille FCFA) aux retraités, qui « n’ont jamais vu le chèque », a expliqué à l’AFP leur avocat. Le tribunal d’Alès pourrait décider d’un partage plus équitable du produit de cette vente, a-t-il indiqué.

D’ici là, les comptes bancaires du brocanteur restent bloqués, sur décision de la cour d’appel de Nîmes.

Burkinanews avec AFP

Burkina : le capitaine Thomas Sankara désormais Héros de la Nation (Conseil des ministres)

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi en séance ordinaire sous la présidence du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré. Plusieurs dossiers importants ont été examinés et validés pour la bonne marche de la Transition, selon le porte-parole du Gouvernement, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo.

Pour le compte de la Primature, le Conseil a adopté un projet de décret portant reconnaissance de la qualité de Héros de la Nation à Feu Capitaine Isidore Noël Thomas Sankara pour avoir marqué l’histoire et la marche de notre pays. « Cette reconnaissance fait suite à l’adoption en juin 2022 de la loi portant statut de Héros de la Nation et du décret portant création de la Commission nationale d’analyse et de suivi des dossiers de héros, de martyrs et d’invalides de la nation », a expliqué le ministre porte-parole du Gouvernement. Il a précisé que le comité technique réuni à cet effet, a estimé que le dossier concernant Feu Capitaine Sankara remplissait tous les critères.

Burkinanews.info

Etat-major Gendarmerie nationale : Evrard Somda remplacé par Kouagri Natama

Le lieutenant-colonel Evrard Somda n’est plus le chef d’état-major de la gendarmerie nationale du Burkina Faso. Ainsi en a décidé le Président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré.

Le décret nommant le nouveau chef d’état-major

Dans un décret datant de ce jour, mercredi 4 octobre 2023, le chef suprême des armées a nommé le lieutenant-colonel Kouagri Natama des forces armées nationales nouveau chef d’état-major de la gendarmerie nationale.

Burkinanews.info

Communiqué : QNET annonce la hotline WhatsApp pour l’Afrique subsaharienne afin de lutter contre les fraudeurs et d’améliorer la transparence

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QNET, une entreprise mondiale de style de vie et de bien-être qui utilise un modèle commercial de vente directe, reste ferme dans son engagement en faveur de la transparence et prend des mesures décisives contre les individus qui dénaturent sa marque. Pour renforcer cet engagement, la société annonce le lancement d’une hotline de conformité sur WhatsApp (+233256630005) spécialement adaptée à ses opérations dans les pays d’Afrique subsaharienne, notamment le Ghana, le Nigeria, la Sierra Leone, le Burkina Faso, le Libéria, le Cameroun, le Mali et la Guinée. , Bénin, Togo et autres.

La transparence est très importante dans le secteur de la vente directe, en particulier dans les économies émergentes où QNET continue de gagner du terrain. La société encourage activement le strict respect de son code de conduite et de ses politiques et procédures de conformité, dans le but d’établir et de maintenir des normes élevées pour l’industrie.

Afin de lutter contre les violations des politiques et de décourager les pratiques contraires à l’éthique, QNET a pris des mesures disciplinaires contre les personnes qui désobéissent à ces politiques. Au cours des trois dernières années, QNET a licencié de nombreux représentants indépendants (RI) dans 30 pays pour non-conformité, violations des politiques et comportement contraire à l’éthique. Les représentants légaux de QNET ont aidé les autorités de neuf pays africains à déposer des plaintes contre plus de 50 représentants indépendants (RI). Ces actions montrent l’engagement de QNET à maintenir l’intégrité du secteur de la vente directe.

M. Biram Fall, directeur général régional de QNET pour l’Afrique subsaharienne, a souligné : « Pour améliorer la communication avec nos parties prenantes sur les marchés d’Afrique subsaharienne, y compris les clients, les représentants indépendants et les distributeurs, QNET a introduit la hotline de conformité WhatsApp exclusivement pour cela. région. Le numéro d’assistance téléphonique est désormais opérationnel, permettant aux individus de poser facilement des questions ou des préoccupations concernant les politiques et procédures de QNET ou de signaler toute irrégularité. Notre engagement en faveur de la transparence et de la lutte contre les fraudeurs reste fort, et nous continuons à collaborer avec les services de sécurité et agences judiciaires de la région pour décourager les activités frauduleuses.

QNET encourage le public à utiliser la ligne d’assistance téléphonique de conformité QNET WhatsApp pour les marchés d’Afrique subsaharienne (+233256630005) ou à contacter par e-mail network.integrity@qnet.net pour toute demande relative aux politiques et procédures de l’entreprise, au code d’éthique, aux plaintes, ou pour signaler toute irrégularité. Cette hotline propose l’anglais et le français comme options linguistiques.

À propos de QNET

QNET est l’une des principales sociétés de vente directe en Asie, proposant une large gamme de produits de santé, de bien-être et de style de vie qui permettent aux gens de vivre une vie meilleure. Le modèle commercial local de QNET, alimenté par le commerce électronique, a contribué à responsabiliser des millions d’entrepreneurs dans plus de 100 pays à travers le monde.

Depuis sa création il y a 25 ans, l’entreprise applique un modèle commercial unique qui permet aux individus, hommes et femmes, de démarrer leur entreprise et de gagner un revenu en vendant les produits de l’entreprise.

QNET a son siège à Hong Kong et est présent dans plus de 25 pays à travers le monde par le biais de filiales, succursales, partenariats d’agences et franchisés. QNET est membre de la Direct Selling Association dans plusieurs pays, de la Hong Kong Health Food Association et de la Health Supplements Industry Association de Singapour, entre autres.

QNET est également actif dans le parrainage sportif à travers le monde. Certains partenariats plus importants incluent le partenariat de vente directe du club de football de Manchester City et de la Confédération africaine de football (CAF).

Pour plus d’informations, veuillez visiter QNET à l’adresse : https://www.qnet.net/

Athlétisme : Hugues Fabrice Zango élevé au rang d’Officier de l’Ordre de l’Étalon

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L’athlète Hugues Fabrice Zango, champion du monde du triple-saut a été élevé, dans la matinée de ce vendredi 29 septembre 2023, au rang d’Officier de l’Ordre de l’Étalon. C’était à l’occasion d’une audience avec le Président de la Transition, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré.

« J’ai été honoré aujourd’hui en étant fait officier de l’ordre de l’Étalon (…). Je suis encore très content de représenter fièrement le Burkina Faso», a déclaré Hugues Fabrice Zango à la suite de sa distinction honorifique. Selon le nouvel officier de l’Ordre de l’Étalon, cette décoration montre que « les différents résultats que nous engrangeons portent énormément et jusqu’à la tête de l’État ». « C’est très encourageant et ça nous donne plus de force pour la suite », a-t-il soutenu.

Fabrice Zango a été félicité par le capitaine Ibrahim Traoré pour sa médaille mondiale

Au cours de l’audience, « il nous a fait comprendre encore plus la mesure de l’importance des résultats que nous engrangeons au niveau du front et au niveau du peuple burkinabè qui attend des résultats pareils pour pouvoir tenir. (…) Ces résultats viennent donner un peu de lumière, un peu de gaieté dans les cœurs et cette positivité est importante pour poursuivre le combat », a souligné Hugues Fabrice Zango.

L’athlète burkinabè a remporté la médaille d’or à l’occasion des 19es Championnats du monde d’athlétisme qui se sont déroulés du 19 au 27 août 2023 à Budapest, en Hongrie. Selon le champion du monde en triple-saut, le Chef de l’État qui aime le sport et qui a pratiqué le triple-saut, « a été vraiment content que je puisse remporter cette médaille d’or » dans cette discipline.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Burkina : bientôt la première unité de production de médicaments vétérinaires

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Lors de la 7e édition des journées vétérinaires qui se déroulent du 26 au vendredi 29 septembre 2023, le ministre délégué en charge des Ressources animales, Dr Amadou Dicko a indiqué qu’aucun médicament vétérinaire n’est fabriqué actuellement au Burkina Faso. « Au niveau du département, nous sommes en train de mettre en place une unité de fabrique des médicaments vétérinaires», a-t-il assuré.

Dr Dicko a aussi fait cas de l’ouverture d’une école de vétérinaires en perspective au Burkina Faso pour augmenter le nombre de vétérinaires en vue d’atteindre l’autosuffisance alimentaire.

Burkinanews.info

Niger : l’Ambassadeur de France a finalement quitté Niamey

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L’ambassadeur de France au Niger, Sylvain Itté, dont les nouvelles autorités du pays exigeaient l’expulsion depuis plusieurs semaines, a quitté Niamey le mercredi 27 septembre 2023 au matin, selon plusieurs sources. Il a atterri en France en début d’après-midi, quelques minutes avant qu’Emmanuel Macron réaffirme son soutien au retour à l’ordre constitutionnel au Niger.

La cheffe de la diplomatie française, Catherine Colonna, l’a ensuite « reçu au Quai d’Orsay pour le remercier de son action et de celle des équipes qui l’entouraient au service de notre pays, dans des conditions difficiles », comme l’a communiqué le ministère dans une déclaration écrite transmise à l’AFP. Le président français Emmanuel Macron avait annoncé le retrait des troupes françaises du Niger lors de son interview à TF1 et France 2 dimanche dernier. Cette décision, qui concernait aussi l’ambassadeur, a été prise après deux mois d’un bras de fer entre les autorités françaises et les militaires nigériens.

Burkinanews.info

Pouytenga / Burkina : 89 cas confirmés de Chikungunya

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Dans une note, le Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires (CORUS) a alerté que 89 cas de Chikungunya ont été confirmés à Pouytenga dans la région du Centre-Est au Burkina Faso par le laboratoire national de référence fièvre hémorragique virale (LNR/FHV) au centre MURAZ. La note précise qu’« aucun décès n’a été notifié ».

Le Chikungunya est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques Aedes (ou moustique tigre). Elle provoque de la fièvre et des arthralgies (douleurs articulaires) sévères. Cette maladie a quelques signes cliniques en commun avec la Dengue, ce qui peut entraîner un diagnostic erroné dans des zones où la dengue est commune.

 Il n’existe pas de remède contre cette maladie. Il n’existe pas non plus de vaccin homologué pour le traitement d’une infection liée au virus de Chikungunya. Si la maladie existe dans de nombreux pays africains, aucun cas n’avait jusqu’à présent pas encore été notifié au Burkina. Selon le CORUS, la confirmation de plusieurs cas de ce virus à Pouytenga doit « mettre en alerte le système de santé qui doit se préparer et répondre de façon adaptée à cette éventuelle urgence de santé publique ».

Burkinanews.info

Lutte contre la traite des personnes : la Police nationale met aux arrêts plusieurs présumés malfrats à Bobo

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C’est un groupe fort de huit (08) membres, tous de nationalité étrangère, qui a été démantelé par le Service Régional de la Police Judiciaire (SRPJ) des Hauts-Bassins dans la ville de Bobo-Dioulasso. En effet, ce groupe d’individus dont les membres se faisaient passer pour des agents commerciaux d’un business dénommé « Qnet », s’était spécialisé dans la traite des personnes.

Des ordinateurs portables et passeports saisis des mains des malfrats

Le mode opératoire de ces présumés malfrats consistait, une fois au Burkina Faso, à appâter leurs proches restés au pays en leur faisant croire en l’existence d’un business très lucratif au Burkina qui paie en Dollar US. Et pour ce faire, tous ceux qui étaient intéressés devaient débourser une somme comprise entre 430.000 FCFA et 663.000 FCFA pour avoir une place dans la société. Les sommes étaient versées directement sur le compte de la prétendue société via les téléphones des présumés malfrats à travers des applications dont la vocation était de brouiller les traçages. C’est arriver au Burkina que les victimes se rendront compte de la supercherie et seront contraint de s’y accommoder. Pire, celles-ci devront à leur tour user de toutes les manœuvres frauduleuses et trompeuses possibles pour faire venir d’autres proches.

Grâce à la collaboration de la population, le groupe a été démantelé et plusieurs objets saisis parmi lesquels, des ordinateurs portables de diverses marques, des passeports étrangers et divers autres documents.

La Police Nationale remercie encore une fois les populations pour leur collaboration qui a permis d’atteindre ce résultat. Elle les exhorte par ailleurs à toujours faire preuve de beaucoup de vigilance et à continuer de signaler les cas suspects aux numéros verts mis à leur disposition que sont les 17, 16 et 1010.

La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

Yennega Movies : une nouvelle plateforme numérique de vidéos pour films africains

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La plateforme numérique de vidéos à la demande « Yennega movies » a été officiellement lancée le 20 septembre 2023, à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse. Plusieurs acteurs du monde du cinéma et de la culture burkinabè et africaine ont pris part au lancement de la plateforme.

Désormais, il est possible de regarder des films burkinabè et africains en streaming. Cela grâce à la plateforme numérique de vidéos à la demande « Yennega movies ».  C’est une plateforme de streaming premium qui offre une expérience cinématographique qui met en lumière la diversité des cultures africaines et de la diaspora.

Aussi, elle est un tremplin pour les réalisateurs, les producteurs et les créateurs de contenus dans leur travail de tous les jours afin de mieux se faire connaitre à travers le monde. C’est ce qu’a laissé entendre Haïnata Larba Ilboudo, directrice générale de Yennega movies, qui a travers  cette plateforme veut rendre hommage  aux devanciers du 7e  art.  A l’en croire, c’est un espace de promotion des œuvres locales à l’international. « C’est un hommage à nos racines, à nos conteurs, à nos rêveurs, et à tous ceux qui ont contribué à écrire l’histoire du cinéma burkinabè et africain. C’est un espace où les réalisateurs, les scénaristes, les acteurs, et tous les artisans de notre cinéma peuvent faire briller leurs œuvres auprès d’un public mondial », a-t-elle indiqué.

Haïnata Larba Ilboudo, directrice générale de Yennega Movies

Par ailleurs, elle a précisé que Yennega movies a été fondée en 2019 et a été  inspirée de l’histoire de la princesse Yennega, une figure emblématique  de l’histoire africaine C’est pourquoi Haïnata Larba Ilboudo a laissé entendre que la plateforme se veut être une passerelle entre les histoires locales et le monde entier en vue de  favoriser l’échange culturel et de célébrer l’ identité africaine. A l’en croire, la plateforme est déjà disponible et téléchargeable sur  Apple et Play store.

Et le téléchargement des films sur la plateforme est conditionné par un abonnement mensuel au prix promotionnel de 3 000 F CFA. Entre autres films disponibles sur la plateforme, il y a, selon la directrice générale, « A quand le retour », « Rencontre fatale », « La Dette », « l’Erreur conjugale », « Deux coeurs opposés », « Tchiza titulaire », et bien d’autres .  Etienne Sawadogo, chargé de mission, représentant le ministre en charge de  la culture a salué l’initiative de Haïnata Larba Ilboudo   qui selon lui est   une plateforme d’enracinement et d’ouverture,  d’une opportunité pour le monde entier de découvrir la richesse de notre patrimoine cinématographique et audiovisue .

A l’en croire, « C’est une initiative qui est très audacieuse et qui va contribuer à booster le cinéma dans le cadre de la consommation culturelle ». Le projet a été cofinancé par le   Fonds de développement culturel et touristique (FDCT) et l’Union européenne (UE), dans le cadre du Programme d’appui aux industries créatives et à la gouvernance de la culture (PAIC-GC)2.

Par Boukary BOGRE (Burkinanews.info)

Lutte contre l’insécurité urbaine : Deux réseaux de présumés malfrats mis aux arrêts à Ouaga

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Un (01) pistolet automatique, des munitions, des engins à deux (02) roues, des téléphones portables, de faux documents composés d’attestations de parcelles, de plans cadastraux et de passeports, sont entre autres objets saisis des mains de deux (02) réseaux de présumés malfrats par la Police Nationale, à travers le Commissariat de Police de l’Arrondissement N°03 de la ville de Ouagadougou. Ces présumés malfrats qui écumaient les Ouagalais, précisément ceux des arrondissements n°03 et 08, s’étaient spécialisés entre autres dans le faux et usage de faux, la contrefaçon, l’escroquerie, le blanchiment de capitaux et l’usurpation de fonction.

Relativement au mode opératoire du premier groupe, les membres identifiaient les parcelles vides dans le secteur n°35 de la capitale et procédaient par la suite à une mise en valeur, notamment en y construisant de petites maisonnettes. Une fois cette étape terminée, ils partaient à la recherche d’un acheteur et, se faisant passer pour des agents de la mairie, ils réussissaient à convaincre, par le biais de fausses promesses, leurs victimes qui leur remettaient des sommes d’argent, souvent même la totalité du montant présumé de la parcelle. Dès que l’argent était récupéré et après avoir remis de fausses attestations d’attribution de parcelles aux victimes, ils disparaissaient et devenaient injoignables.

Le second réseau, dont le principal acteur seul a été appréhendé, réussissait à escroquer les personnes désireuses d’effectuer des voyages à l’étranger. Le mode opératoire consistait à les appâter avec la promesse de leur procurer des visas pour les pays dans lesquels ils voulaient se rendre. Pour ce faire, les passeports des victimes de même que l’argent réclamé pour l’établissement des visas étaient récupérés et tout contact était rompu. Il est à noter que le préjudice causé par les agissements de ces présumés délinquants s’élèvent à plus de 130 millions de FCFA.

La Police Nationale profite de l’occasion, une fois de plus, pour saluer la collaboration très significative de la population qui a permis d’atteindre ce résultat. Elle l’exhorte à poursuivre dans la même dynamique et l’invite toujours à la vigilance et à signaler les cas suspects aux numéros verts que sont les 17, 16 et 1010.

La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

Consommation d’alcool au Burkina : offre et vente interdites aux mineurs de -18 ans

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Dans un communiqué, le ministère du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des petites et moyennes Entreprises rappelle qu’il est formellement interdit d’accepter une personne de moins de 18 ans non accompagnée d’un adulte, dans un débit de boissons, et de lui vendre ou de lui donner des boissons alcoolisées, à compter du 20 septembre 2023. Voici ledit communiqué :

« Il a été donné de constater une consommation de plus en plus abusive des boissons alcoolisées par la frange jeune de la population. Toute chose qui engendre des conséquences néfastes sur leur santé, leur formation et l’avenir de notre chère Nation. A cet effet, le ministère du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des petites et moyennes Entreprises (MDICAPME) porte à la connaissance de la population notamment les producteurs, importateurs, grossistes et détaillants qu’il est formellement « interdit de vendre ou d’offrir à un mineur de moins de 18 ans », des boissons alcoolisées. De même, il est interdit de recevoir dans un débit de boissons un mineur de moins de 18 ans non accompagné d’une personne majeure. Par ailleurs, la mention « interdit de vendre ou d’offrir à un mineur de moins de 18 ans de l’alcool » doit être obligatoirement affichée à l’entrée de tous les débits de boisson à compter de la date de signature du présent communiqué. Les services compétents du ministère en charge du Commerce effectueront des opérations de contrôle inopinés régulièrement en vue de s’assurer du respect de la présente mesure. Tout contrevenant s’expose à des sanctions prévues par les textes en vigueur au Burkina Faso. Le Ministère en charge du Commerce invite les différents acteurs au respect strict des termes du présent communiqué.

Pour signaler tout cas de non-respect du présent communiqué, veuillez appeler aux numéros verts suivants :

Ouagadougou: 80 00 11 84/85;

Bobo-Dioulasso: 80 00 11 86. »

Ouagadougou, le 20 septembre 2023.

Le ministre en charge du Commerce, Serge Gnaniodem Poda »

Burkinanews.info

Lutte contre le terrorisme au Burkina : plus de 191 000 PDI ont regagné leurs localités

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191 937 Personnes déplacées internes (PDI) sont retournées dans leur localité respective dans les différentes régions du Burkina Faso à la date du 31 août 2023. C’est ce qu’a annoncé le gouvernement burkinabè lors du dernier Conseil des ministres, mercredi 20 septembre.

« A la date du 31 août 2023, 191 937 PDI sont retournées dans leur localité respective dans les différentes régions du pays », lit-on dans le compte rendu de la réunion gouvernementale.

Le même document précise qu’en vue d’encourager le retour d’autres PDI dans leur localité d’origine, le gouvernement a mis en place un certain nombre d’actions en plus de celles déjà en cours. « Les actions à venir concernent la poursuite de la consolidation des zones pacifiées, le retour de l’administration, la poursuite des actions de sensibilisation à l’endroit des PDI et des populations, le ravitaillement systématique des localités de retour en eau potable, en vivres et non vivres ».

Selon le compte rendu du conseil des ministres, l’accent sera également mis sur la réhabilitation des infrastructures socioéducatives, hydrauliques, sanitaires et routières et la mise en œuvre d’actions de relèvement, conformément à la Stratégie nationale de relèvement à savoir l’appui à la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus, l’appui à la reconstruction des logements, à la reconstitution du cheptel et à la production de la campagne sèche.

Les 10 conseils du CSC : des auditeurs des médias sensibilisés

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Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a organisé, ce mercredi 20 septembre 2023, à Ouagadougou, une formation des membres de l’Union des auditeurs des médias du Burkina (UAMB). Le but de ladite formation est de sensibiliser les membres de la structure sur les bonnes pratiques à adopter dans le cadre de leurs interventions dans les émissions d’expression directe et sur les réseaux sociaux.

Entre juin et juillet 2023, le CSC a animé des conférences publiques sur les dix bonnes pratiques dans l’utilisation des médias sociaux et des émissions d’expression directe (EED). Ainsi, l’UAMB, convaincue de l’importance de ces conférences publiques, a félicité au cours d’une audience le lundi 21 août 2023, le CSC pour ses efforts dans ce sens, et a sollicité à son tour une formation qui puisse aider ses membres à minimiser les dérives dans les émissions d’expression directes.

Le président du CSC, Abdoul Azize Bamogo, a dirigé les échanges

C’est dans ce cadre que des membres de l’association ont été initiés aux dix conseils du CSC aux citoyens burkinabè pour des comportements responsables sur les réseaux sociaux et dans les EED dans le contexte de crise sécuritaire et de tension sociale, le mercredi 20 septembre 2023. Selon le président du CSC Abdoulazize Bamogo, l’objectif de ladite formation est d’une part de sensibiliser les auditeurs des médias aux comportements à adopter dans le cadre de leurs interventions dans les médias, et d’autre part, de partager les constats du CSC en matière de régulation des EED et dérives récurrentes qu’elle y constate.

A l’occasion de cette formation, les responsables des auditeurs des radios ont répondu présents. Pour les jeunes qui sont sur les réseaux sociaux, des conférences ont été et continuent d’être faites selon le président du CSC. Pour lui, après cette formation, chaque responsable doit aller réunir le groupe des auditeurs du média dont il a la charge pour leur passer le message, promouvoir les discours qui vont aider à la cohésion sociale, à la paix et également qui vont permettre de faciliter le travail des FDS et des VDP dans la sécurisation du Burkina.

L’UAMB veut  « être plus et mieux formée pour pouvoir mieux exercer son activité »

Pour Soumaila Ouédraogo, président de l’UAMB, les auditeurs sont entrés dans le monde du journalisme sans connaître d’abord les règles. « Les auditeurs aussi contribuent à l’évolution du pays. Nous devons être plus formés pour pouvoir mieux exercer notre activité. Ce qui explique notre présence au CSC à cette formation», a-t-il affirmé. Toutefois, faut-il rappeler, le CSC qui a été créé dans les années 90 pour assurer la régulation des médias professionnels, fait face aujourd’hui à des défis nouveaux qui rendent difficiles son travail. Ces difficultés sont entre autres la recrudescence des attaques terroristes et des conflits communautaires dans un contexte de foisonnement progressif des réseaux sociaux.

Par Alexia NANA (Stagiaire)

Insécurité urbaine : La police nationale démantèle un réseau de présumés malfrats

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Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité urbaine, la Police Nationale, à travers le Commissariat de Police de District (CPD) de la commune de Saaba, a mis fin aux activités illicites d’un réseau de présumés malfrats qui s’étaient spécialisés dans les détournements de camions de marchandises diverses (riz, nattes, objets plastiques, etc.) qui transitent le Burkina Faso vers d’autres pays de la sous-région.

Relativement au mode opératoire du groupe, le chef de gang, nommé N.A. et basé à Lomé, était chargé de rechercher des camions qu’il mettait à la disposition des commerçants qui désiraient charger leurs marchandises au port de Lomé. Il ciblait les marchandises qui devaient transiter par le Burkina Faso vers d’autres pays de la sous-région. Une fois les camions chargés, il jouait alors à l’intermédiaire, notamment pour le paiement des frais de transport des chauffeurs avec qui il échangeait les contacts. Dès qu’un chauffeur démarrait et après avoir parcouru une certaine distance, il l’appelait pour lui dire que les marchandises devront finalement être déchargées à Ouagadougou. Et au même moment, N.A. usait de tout son possible pour devancer le chauffeur à Ouagadougou. Sur place, il lui faisait des offres alléchantes telles le paiement de tous les frais de transport prévus jusqu’à destination avec une bonification comprise entre 300.000 et 500.000 FCFA s’il acceptait décharger les marchandises à Ouaga. Parallèlement, il prenait le soin de rechercher des clients à Ouagadougou prêts à acheter les marchandises détournées.

Les délinquants détournaient des camions transportant des marchandises diverses

Grâce à la collaboration de la population, les enquêteurs ont réussi à appréhender cinq (05) membres du groupe. Ils ont également pu retrouver et saisir un camion et son contenu, précisément les marchandises préalablement détournées et vendues, qu’ils ont reconditionnées dans ledit camion et mis à la disposition du service de la Brigade mobile des Douanes.

Il est à noter que cinq (05) camions chargés de marchandises étaient ciblés par le réseau.

La Police Nationale remercie encore une fois les populations grâce à qui cette opération a abouti. Par ailleurs, elle renouvelle son invite à tous les citoyens à plus de vigilance et de prudence et à toujours se départir de la recherche des gains faciles. Pour finir, elle exhorte toutes les populations à poursuivre la dynamique de la dénonciation des cas suspects aux numéros verts mis à leur disposition que sont les 17, 16 et 1010.

La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

Entreprenariat communautaire : Bientôt une usine de transformation de tomate à Bobo-Dioulasso

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, présidera ce samedi 23 septembre 2023, la cérémonie de pose de la première pierre d’une usine de transformation de tomate à Bindougousso, dans la ville de Bobo-Dioulasso, région des Hauts-Bassins.

Piloté par l’Agence pour la promotion de l’entreprenariat communautaire (APEC), le projet de construction de cette usine de transformation de tomate traduit la mise en œuvre du Programme de l’Entreprenariat Communautaire (PEC) par actionnariat populaire lancé par le Chef de l’Etat, le 12 juin dernier à Ouagadougou.

Les statistiques récentes donnent plus de 60 000 souscripteurs pour un montant récolté de près de 2 milliards 500 millions de Francs CFA. A termes, 100 milliards de francs CFA sont attendus pour le financement d’un premier pack de quatre (04) projets portant notamment sur la mécanisation et l’intensification agricole, sur la mise en place de deux (02) unités de transformation de tomate (Bobo Dioulasso et Tenkodogo), la mise en place d’une Centrale d’achat pour la commercialisation des produits locaux et enfin la création d’une unité d’exploitation semi-mécanisée de l’or.

Le programme de l’entrepreneuriat communautaire est la traduction de la vision des autorités de la Transition qui est d’assurer un développement harmonieux à l’ensemble des couches sociales qui seront par ailleurs, au centre du processus de production, de transformation et de commercialisation de produits locaux. Désormais, nos populations seront les principaux bénéficiaires des richesses créées à travers le financement domestique et participatif d’un développement économique endogène et inclusif.

L’APEC créée en février 2023 a donc pour mission principale d’assurer la mobilisation de l’épargne populaire pour le financement des entreprises communautaires par actionnariat populaire.

Les différents secteurs d’activités concernés sont notamment l’agriculture, l’élevage, l’agro-alimentaire, le textile et les mines sur toute l’étendue du territoire national dans la perspective de réaliser la politique volontariste du président de la Transition, Chef de l’Etat.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Envoi d’un contingent militaire au Niger : les députés donnent quitus au gouvernement

Les députés ont adopté à l’unanimité le projet de loi portant autorisation d’envoi d’un contingent militaire en République du Niger, ce mardi 19 septembre 2023.

C’est à l’unanimité que les membres de l’Assemblée législative de transition ont adopté le projet de loi portant autorisation d’envoi d’un contingent militaire en République du Niger. Cette loi comporte quatre articles.

L’article 1 donne quitus au gouvernement burkinabè pour déployer un contingent militaire sur le territoire nigérien.

L’article 2 précise la mission de ce contingent qui est d’apporter une assistance militaire au Niger en cas d’agressions et de déstabilisation armée extérieure.

La durée de cette mission est de trois mois comme le précise l’article 3. Le même article précise que la prorogation de la durée de cette mission au delà de trois mois est soumise à autorisation préalable du Parlement.

Cette loi sera exécutée comme loi de l’Etat selon les termes de l’article 4. Le nombre de soldats à envoyer dépendra des besoins sur le terrain, selon le ministre en charge de la Défense, le colonel major Kassoum Coulibaly.

 

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Recrutement à la CNSS : vers une nouvelle crise

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Le Syndicat National Autonome des Travailleurs de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (SNATSS-B) dénonce une procédure de recrutement interne contestable en cours depuis le 25 juillet 2023. Cette préoccupation a été exprimée lors d’une conférence de presse tenue le jeudi 24 juillet 2023 à Ouagadougou.

L’affaire du recrutement à la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS) continue de susciter un climat de suspicion dans les couloirs de l’institution. Après l’incident impliquant les 84 agents en 2018, une nouvelle affaire liée au recrutement de deux agents alimente les discussions au sein de la structure.

Selon le Syndicat national autonome des travailleurs de la Caisse nationale de sécurité sociale (SNATSS-B), par Décision n°23-1104/DG/SG/DRH du 25 juillet 2023, la Direction générale lançait un test interne de recrutement de deux (2) agents à former à l’emploi d’assistants en sécurité sociale au Centre Régional Africain d’Administration du Travail (CRADAT) au Cameroun. Selon cette décision, seuls les contrôleurs de sécurité sociale, les contrôleurs du recouvrement et les techniciens niveau III, ayant une ancienneté de 5 ans, qui sont à cinq (5) ans ou plus de la retraite et titulaires d’un BAC + 2 peuvent prendre part à ce test.

Le SNATSS-B  estime que cela constitue une « violation flagrante » des dispositions de l’article 6 des Statuts du personnel de la CNSS du Burkina Faso de 2015, en ce sens que l’alinéa 2 de cet article dispose que « les candidats au recrutement par voie de test interne doivent être à cinq (5) ans ou plus de la retraite et justifier d’au moins trois (3) ans d’ancienneté dans leur emploi ».

« Cette décision relative au test interne de recrutement d’agents ci-dessus citée a créé un mécontentement général du personnel et cela a été signifié à la Direction générale, aux rencontres respectives du 26 juillet 2023 et du 14 août 2023 par des délégués du personnel », a laissé entendre le SG du SNATSS-B, Oumarou Ouédraogo.

Cependant dans la dynamique de trouver une issue favorable à la situation, à la date du 03 août 2023, sur demande du personnel, une assemblée générale a été organisée par des délégués du personnel au cours de laquelle, selon le SG du SNATSS-B,  le personnel a manifesté ouvertement sa désapprobation par rapport au caractère restrictif de cette décision marquée par des critères d’exclusion de la candidature d’une grande partie des agents et ce, malgré les préjudices subis depuis 2018 à cause de l’absence d’organisation de tests internes liée au contentieux judiciaire relatif au recrutement des 84 agents.

Ouamarou Ouédraogo a expliqué qu’à l’issue de cette assemblée générale, une correspondance en date du 08 août 2023 avec pour objet l’annulation de ce test comme forte recommandation du personnel a encore été portée à la connaissance de la Direction Générale.

En dépit de ces multiples protestations, les animateurs de la rencontre ont confié que la direction des ressources humaines (DRH) a publié une note de service n°2023/312/DG/SG/DRH du 30 Août 2023 autorisant des candidats à prendre part à ce test interne et prévoit à travers sa note de service n°2023/343/DG/SG/DRH/SFPS du 12 septembre 2023, administrer les épreuves à l’ENAM le samedi 16 septembre 2023.

Cependant, au regard de ce qui prévaut, le SNATSS-B dénonce « cette tentative de passage en force en violation des textes internes de l’institution par la Direction Générale et la tient pour responsable de la rupture du dialogue social ».

En outre, le SNATSS-B a exprimé sa non-opposition à la tenue du test si la direction insiste pour l’organiser. Toutefois, il prévoit de saisir les juridictions compétentes afin de faire respecter ses droits.

Par Ibrahima Kaliloulah (Le Quotidien)

Emploi et formation professionnelle dans l’espace UEMOA : la 14e Conférence des ministres réfléchit à une meilleure insertion socioprofessionnelle des jeunes

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Le Burkina Faso, à travers le Ministère des Sports de la Jeunesse et de l’Emploi, a pris part le vendredi 15 septembre 2023 à Lomé, à la 14e Conférence des Ministres en charge de l’emploi et de la formation professionnelle de l’espace UEMOA.

Cette conférence placée sous le thème : « Système d’information sur le marché du travail : quelles stratégies pour une meilleure insertion socioprofessionnelle des jeunes dans l’espace UEMOA », a connu la présence du directeur de cabinet Hyppolyte Lougné Bassolé, représentant le ministre des Sports, de la Jeunesse et l’Emploi, Dr Boubakar Savadogo.

Les participants à cette conférence ont au cours des travaux, adopté plusieurs documents notamment le programme d’activités et le budget exercice 2024 du cadre de concertation des Ministres en charge de l’emploi et de la formation professionnelle de l’UEMOA, et les rapports techniques et financiers des activités de la structure. Ils ont aussi adopté le manuel des procédures administratives, financières et comptables révisé, ainsi que le rapport d’audit des comptes exercice 2022 et le document cadre du prix d’excellence des entités nationales de mutualisation.

Les ministres ont aussi décidé d’entériner l’adhésion du Cameroun et le partenariat avec le Centre régional de Formation pour l’Entretien Routier (CERFER), à la plateforme de mutualisation des outils et ressources de formation professionnelle.

Il faut souligner qu’en prélude à cette 14e conférence, s’est tenue la deuxième réunion préparatoire des experts. Cette réunion à laquelle a pris part le Directeur de Cabinet Monsieur Hyppolyte Lougné Bassolé, a connu la présence d’acteurs Burkinabè parmi lesquels, la présidente de la commission de suivi et de préparation des sessions de la conférence des ministres en charge de l’emploi et de la formation professionnelle de l’espace UEMOA Madame Emilienne Yaméogo, par ailleurs Directrice générale de la promotion de l’emploi (DGPE) du Burkina.

Etaient également présents Koudpiga Yerbanga expert en formation professionnelle du Burkina Faso au CCMEFP-UEMOA, Rahmani Siguenam, expert pays en systèmes d’information sur le marché du travail du Burkina Faso au CCMEFP-UEMOA et Dougoutigui Pierre Ouattara Directeur général du Fonds d’appui à la Formation Professionnelle et à l’Apprentissage (FAFPA).

A la fin des travaux les ministres ont formulé des recommandations à l’endroit de la Commission de l’UEMOA ainsi que des chefs d’États. Ils ont décidé de la tenue de la 15e Conférence des Ministres en Côte d’Ivoire en 2024.

DCRP MSJE

Insécurité à Ouaga : un réseau de présumés escrocs démantelé

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Une importante quantité de faux billets de banque composée entre autres de 87.000 billets noirs en FCFA, 3.921 billets noirs en dollar, 39 billets de dollar et des billets d’une valeur de 1.875.000 FCFA, a été saisie par le Service Régional de la Police Judiciaire du Centre (SRPJ-C) des mains d’un réseau de présumés délinquants qui s’adonnaient à plusieurs activités illicites, dont le faux monnayage et l’escroquerie dans la ville de Ouagadougou et ses environnants.

Plusieurs dizaines de faux billets de francs CFA et de dollars ont été saisis par la police nationale

Les membres du groupe s’étaient spécialisés dans l’arnaque des citoyens, reposant sur la promotion d’un liquide spécial qui permettrait de laver des billets noirs pour leur donner l’apparence de vrais billets de banque. Ils faisaient ainsi venir de grandes quantités de billets noirs depuis des pays voisins. A l’aide de fausses promesses de gain immense en dollars et en FCFA, ils proposaient à leurs victimes de les aider à acquérir le liquide spécial pour le lavage des billets.

Pour leur soutirer le maximum de sous, ils usaient de toutes sortes de manœuvres, notamment la fragilité du liquide et son transport difficile, toutes choses susceptibles de provoquer sa destruction. Une fois le liquide obtenu, les billets noirs qui, en réalité, sont de faux billets, retrouveront leur apparence après lavage et seront mis en circulation sur le marché. Il arrivait également qu’ils vendent les faux billets qu’ils détenaient aux victimes moyennant des sommes comprises entre 200.000 et 300.000 FCFA le million de faux billets.

Des dizaines de téléphones portables étaient en possession des malfaiteurs

Grâce à la collaboration de la population et le concours d’autres structures publiques de sécurité, les enquêteurs ont réussi à appréhender quatre (04) membres actifs du groupe.

La Police Nationale remercie encore une fois les citoyens grâce à qui ce résultat a été atteint. Par ailleurs, elle les invite toujours à plus de vigilance et à poursuivre la dynamique de la dénonciation des cas suspects aux numéros verts mis à leur disposition que sont les 17, 16 et 1010.

La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

Lutte contre le terrorisme : Les Chefs d’Etat du Burkina Faso, du Mali et du Niger créent l’Alliance des Etats du Sahel

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Les chefs d’Etat du Burkina, du Mali et du Niger ont signé, ce samedi 16 septembre 2023, la Charte du Liptako-Gourma instituant l’Alliance des États du Sahel (AES).

Le général Tchiani du Niger paraphant a paraphé les documents portant création de l’Alliance des Etats du Sahel

L’objectif de cette alliance est d’établir une architecture de défense collective et d’assistance mutuelle au profit des populations des trois pays. Les Parties contractantes s’engagent à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et la criminalité en bande organisée dans l’espace commun de l’Alliance.

Le capitaine Ibrahim Traoré signant l’acte de naissance de l’Alliance des Etats du Sahel

Elles œuvreront, en outre, à la prévention, la gestion et au règlement de toute rébellion armée ou autre menace portant atteinte à l’intégrité du territoire et à la souveraineté de chacun des pays membres de l’Alliance, en privilégiant les voies pacifiques et diplomatiques. L’usage de la force pour faire face aux situations de rupture de la paix et de la stabilité se fera également en cas de nécessité.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Défense : le Chef de l’Etat échange avec une délégation russe

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Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré a reçu en audience, ce samedi 16 septembre 2023, dans la matinée, une délégation de la hiérarchie militaire russe. Cette audience fait suite aux échanges entamés lors de la participation du Capitaine Ibrahim Traoré au 2è sommet économique et humanitaire tenu à Saint-Pétersbourg en fin juillet 2023. Avec la délégation russe, il a donc été question de l’opérationnalisation de certains engagements mutuellement pris par les deux Etats notamment sur le plan militaire.

A l’issue de l’audience avec le Président de la Transition, la délégation de la hiérarchie militaire russe a eu une séance de travail avec la hiérarchie militaire burkinabè, sous la présidence du ministre d’état en charge de la Défense, le Colonel Major Kassoum Coulibaly.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Le PM aux diplomates du Royaume des Pays-Bas : « Nous souhaitons placer la souveraineté de notre pays au cœur de notre développement »

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Le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla, a reçu en audience, une délégation de diplomates du Royaume des Pays-Bas. Conduite par Steven Collet, Directeur général adjoint de la coopération au développement du ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas, la délégation a présenté la nouvelle stratégie de développement mise en place par le Royaume au profit du Burkina Faso.

Le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla, a salué la vision des Pays-Bas en matière de développement, axée sur l’impulsion du développement à la base. Il s’est ensuite interrogé sur les raisons de la fermeture de l’ambassade des Pays-Bas au Burkina Faso. « Nous avons été surpris par la fermeture de la représentation diplomatique du Royaume des Pays-Bas au Burkina Faso, car nous entretenons de bonnes relations. Nous ne comprenons pas pourquoi vous avez décidé de fermer votre ambassade », a questionné le Chef du Gouvernement.

Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla a poursuivi en déclarant : « Nous préférons la collaboration avec des pays comme les Pays-Bas plutôt que la coopération avec certains partenaires traditionnels, car ces derniers essaient de nous dominer. Ils ont une vision coloniale et pensent que nous devrions suivre leurs décisions ». Selon lui, le Burkina Faso entend affirmer et assumer sa souveraineté totale dans ses relations avec les différents partenaires.

« Actuellement, nous souhaitons placer la souveraineté de notre pays au cœur de notre développement. Nous voulons décider souverainement, sans aucune interférence. C’est ainsi que nous envisageons la coopération et les partenariats avec d’autres pays », a souligné le Premier ministre. En ce qui concerne l’avenir de la Transition en cours au Burkina Faso, le Chef du Gouvernement a fait savoir que c’est le peuple burkinabè qui décidera de la direction à suivre.

« Notre vision de la Transition est celle que la population voudra. Personne ne nous imposera quoi que ce soit. Nous serons à l’écoute de la population, et nous agirons en fonction de ses souhaits », a-t-il soutenu. Et de préciser que c’est pourquoi le Gouvernement envisage de refonder toutes les institutions, en commençant par la Constitution.

« Notre Constitution actuelle est une copie conforme de la Constitution française, alors que notre pays a une histoire différente de celle du peuple français. Nous voulons nous organiser en fonction de notre histoire et de nos cultures. C’est ainsi que nous procéderons, et c’est là notre vision de la Transition. Ceux qui souhaitent nous accompagner sont les bienvenus », a affirmé le Chef du Gouvernement. Pour Steven Collet, Directeur général adjoint de la coopération au développement du ministère des Affaires étrangères du Royaume des Pays-Bas, c’est une nouvelle phase de la collaboration avec le Burkina Faso qui s’ouvre.

« Nous entrons dans un nouveau chapitre de notre collaboration avec le Burkina Faso, mettant le peuple burkinabè au centre de nos actions de coopération, en particulier en matière de stabilité pour le Burkina Faso et de la sous-région. Nous avons élaboré, en collaboration avec les acteurs du Burkina Faso, une stratégie mettant l’accent sur la sécurité alimentaire, le changement climatique, la jeunesse et l’État de droit », a-t-il affirmé. Il a également mentionné la mise en place d’un carrefour visant à permettre aux jeunes de se rencontrer et de créer un espace où ils pourront accéder à des services de santé et à l’emploi.

Le Directeur général adjoint de la coopération au développement du ministère des Affaires étrangères du Royaume des Pays-Bas a salué les efforts du Chef du Gouvernement burkinabè de placer les jeunes au centre de sa politique de gouvernance. « Lors de nos échanges pour l’élaboration de la stratégie, nous avons constaté que vous mettiez la jeunesse au centre de vos projets. C’est pourquoi, nous souhaitons humblement être votre partenaire dans le projet que vous menez actuellement, en particulier pour la Transition en cours au Burkina Faso », a-t-il déclaré.

DCRP/Primature

Gestion des sociétés d’Etat : le Premier ministre préconise une harmonisation des rémunérations

Le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla, a présidé la réunion de haut niveau sur la stratégie de gestion des sociétés d’Etat, ce jeudi 14 septembre 2023, à Ouagadougou. Il a insisté sur la nécessité d’une rationalisation des dépenses, à travers l’harmonisation des rémunérations, l’arrêt des consultations des cabinets privés, et de la formation de certains agents à l’étranger.

C’est une position du Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla, qui a le mérite de la franchise et de la fermeté : il faut travailler à rationaliser les dépenses, en harmonisant les rémunérations au niveau des sociétés d’Etat. « Il n’y a pas de raison que, dans les sociétés d’Etat, les rémunérations puissent aller du simple au quintuple voire dix fois plus. Il faut travailler à l’harmonisation des rémunérations dans les sociétés d’Etat, parce que ces divergences entraînent des frustrations. Il y a des gens qui sont dans les sociétés d’Etat qui travaillent beaucoup plus que dans certaines autres sociétés d’Etat, alors qu’ils gagnent beaucoup moins que ceux qui sont dans ces sociétés-là », a-t-il martelé, à l’occasion des travaux de la réunion de haut niveau sur la stratégie de gestion des Sociétés d’Etat.

Dans la même veine, le Chef du Gouvernement a ajouté que : « Celui qui veut s’enrichir, il va dans le privé. On ne peut pas s’engouffrer dans la fonction publique ou dans les structures d’Etat et puis vouloir accumuler de l’argent dedans. Quand on veut s’enrichir on va dans le privé. C’est aussi simple que ça. Vous avez par exemple des magistrats qui deviennent avocats, s’ils estiment qu’ils n’arrivent pas à s’enrichir comme ils veulent en tant que magistrats. Nous avons de grands entrepreneurs privés qui ont plusieurs milliards. Cela n’inquiète personne et personne ne s’en soucie car c’est leur domaine. Mais, quand il s’agit de l’argent public, ça doit être géré de telle sorte à ne pas créer de frustrations et des dysfonctionnements ».

D’ailleurs, il a également fait savoir que les frais de consultation des cabinets privés doivent également être harmonisés. « Il faudra qu’à l’avenir tout cela soit harmonisé. Je sais que parfois, il y a des sociétés d’Etat qui prennent des avocats et le montant des honoraires varie beaucoup d’une société à une autre. Cela ne doit pas se faire, d’autant plus que nous avons l’agence judiciaire de l’Etat qui peut, au besoin, prendre la défense de tout ce qui relève de l’Etat. Donc, il faut harmoniser également les honoraires versés aux avocats et aux sociétés privées, que ce soit le même taux et la même chose pour tout ce qui est société d’Etat. Vous allez travailler et sur ce plan, et éventuellement procéder à l’annulation de beaucoup de contrats, parce qu’il y a des contrats qui sont en fait des récompenses à des amis, et qui sont dans des niches depuis longtemps et qui sont surprotégés par tous les moyens possibles. Tout ça doit prendre fin. La bonne gestion commence par là aussi ».

Comme exemple de rationnalisation des dépenses, il a cité le Gouvernement de la Transition. « On nous a privé de beaucoup de financements, mais par la rigueur dans la gestion, nous arrivons à faire mieux qu’à l’époque où on bénéficiait de financements. Le budget se porte mieux, la croissance économique en 2024 sera mieux qu’en 2023, sans avoir eu de financements. La France, par réaction impulsive, a récemment arrêté ses engagements, notamment son aide publique au développement, à travers l’Agence française de développement (AFD). Cela ne nous dit rien parce qu’on avait anticipé. Dans la bonne gestion, on récolte beaucoup d’argent qu’avant, parce que le peu qu’on a on gère ça bien. C’est cette orientation que j’ai à donner et il faudra désormais procéder de cette façon », a-t-il insisté.

Toujours, pour la bonne gestion des deniers publics au niveau des sociétés d’Etat, le Premier ministre a dénoncé certaines pratiques, notamment celles relatives aux formations des responsables, cadres et administrateurs à l’étranger. Selon lui, ce sont de « vieilles habitudes » qu’il faut arrêter. « Les gens vivent sur des habitudes. Ce sont des habitudes des années 60. Il n’y avait pas d’experts compétents au Burkina Faso. Donc, partout on allait à l’étranger. Maintenant, on a beaucoup de professeurs d’universités compétents dans tous les domaines. Donc, ces formations peuvent se faire ici sur place. Si on veut vraiment l’expertise, on va en trouver sur place. Certains de nos experts sont invités à l’étranger. Pourquoi, nous on va les laisser et aller chercher ailleurs ? », a-t-il questionné.

Et le Premier ministre de poursuivre : « La plupart de ces déplacements pour raison de formations sont du tourisme. Ils ne reviennent pas avec une connaissance en plus. C’est l’occasion pour certains de voyager et de connaître des pays, d’avoir des frais de missions et des perdiems. Sinon, quand ils reviennent, il n’y a aucun impact positif dans le service. Rien ne change et c’est toujours le train-train quotidien. Nous avons des compétences à l’interne. C’est l’occasion pour nous de valoriser l’expertise nationale. Quand on cherche, on peut trouver sur place, et on n’a pas besoin d’aller ailleurs pour chercher quoi que ce soit. Les frais de financement, d’hébergement et de séjour pour tous ceux qui vont à l’étranger asphyxient le budget national. Il faut donc veuillez à mettre fin à toutes ces pratiques. Ceux qui ne sont pas contents peuvent toujours aller dans le privé. Si vraiment c’est nécessaire, on peut faire venir un expert de l’étranger qui va faire des formations un peu partout et à tout le monde », a-t-il martelé.

Cette réunion de haut niveau a, en outre, constitué une tribune d’échanges et d’appropriation de la stratégie de gestion des sociétés d’Etat. Elle a également été un canal de redevabilité dans la mesure où l’état de mise en œuvre de la stratégie de gestion applicable aux entreprises publiques, à savoir dix-neuf (19) sociétés d’Etat et trois (03) Etablissements Publics de Prévoyance Sociale (EPPS) au 31 décembre 2022 a été présenté ainsi que les difficultés de mise en œuvre y afférentes.

Pour finir, elle a été sanctionné par pusieurs recommandations, à savoir l’harmonisation de la rémunération du personnel au niveau des sociétés d’Etat, ainsi que les honoraires des cabinets dans le cadre des prestations intellectuelles, notamment en matière de conseil juridique et de formation, la relecture des textes qui entravent la bonne marche des sociétés d’Etat, plus précisément ceux relatifs à la commande publique et la gestion des maîtrises d’ouvrage délégués publics, etc.

DCRP/Primature

COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU 13 SEPTEMBRE 2023

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 13 septembre 2023, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République démocratique socialiste du Sri Lanka auprès du Burkina Faso, avec résidence à Nairobi (Kenya).

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Veluppillai KANANATHAN, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République démocratique socialiste du Sri Lanka auprès du Burkina Faso, avec résidence à Nairobi (Kenya).

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de greffiers en chef.

L’adoption de ce décret permet la nomination de vingt-six (26) greffiers en chef dans les juridictions et l’administration centrale dudit ministère, conformément aux dispositions du décret n°2019-1202/PRES/PM/MJ/MINEFID du 03 décembre 2019 portant conditions et modalités d’affectation et de nomination du personnel du corps des greffiers.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant modification du décret n°2017-0023/PRES/PM/MEMC/MINEFID du 23 janvier 2017 portant fixation des taxes et redevances minières.

Ce décret apporte des innovations majeures dans la fixation des redevances minières et corrige les insuffisances du décret du 23 janvier 2017. Ces innovations permettent de lever le plafonnement du niveau des redevances proportionnelles à 5%.

L’adoption de ce décret permet au Burkina Faso d’améliorer de façon significative les recettes de l’Etat liées à la perception des redevances proportionnelles.

Le second rapport est un projet de loi relatif au contenu local dans le secteur minier au Burkina Faso.

Le contenu local est l’ensemble des mécanismes portant sur le développement des capacités nationales dans la fourniture des biens et services, l’utilisation des ressources humaines nationales, le transfert de technologies, la sous-traitance des entreprises et la promotion des investisseurs nationaux sur toute la chaîne de valeur de l’industrie extractive.

Ce projet de loi vise à disposer d’un cadre juridique complet sur le contenu local.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant respectivement création d’emplois et nomination d’enseignants hospitalo-universitaires dans l’emploi de Maître de Conférences agrégé hospitalo-universitaire à l’Université Joseph KI-ZERBO.

L’adoption de ce décret permet la création de vingt (20) emplois de Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaires et la nomination de vingt (20) enseignants hospitalo-universitaires dans l’emploi de Maître de Conférences agrégé hospitalo-universitaire à l’Université Joseph KI-ZERBO.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’HABITAT

Le Conseil a adopté un rapport relatif à trois (03) décrets.

Il s’agit :

– du décret portant cahier des charges générales applicables aux zones de promotion immobilière au Burkina Faso ;

– du décret portant conditions d’obtention, de renouvellement, de suspension et de retrait des agréments de promotion immobilière et de coopérative de logement social ;

– du décret portant contenu et procédures d’approbation et de réalisation du projet ou du programme immobilier.

L’adoption de ces décrets permet la mise en œuvre effective de la loi n°008-2023/ALT du 20 juin 2023 portant promotion immobilière au Burkina Faso.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité a fait au Conseil le bilan du déroulement du pèlerinage à la Mecque (Hadj), édition 2023.

Au total, 17 vols ont été effectués dont 13 à Ouagadougou et 04 à Bobo-Dioulasso au profit de 8 143 pèlerins par vols charters et 809 autres par vols réguliers.

Le déroulement du pèlerinage 2023 en Arabie Saoudite a connu des difficultés et des insuffisances. Cette édition a par ailleurs enregistré douze (12) décès dont 04 femmes et 08 hommes ainsi qu’une personne portée disparue.

Au regard des difficultés rencontrées au cours du Hadj 2023, des recommandations ont été formulées pour une meilleure organisation des prochaines éditions.

II.2. Le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective a fait au Conseil une communication relative au contrôle fiscal à titre pédagogique des structures de l’administration centrale, des institutions et des établissements publics de l’Etat, à fin juillet 2023.

Cette opération avait pour objectif de sensibiliser les structures publiques sur leurs obligations fiscales déclaratives et de paiements.

Au total, 67 structures ont reçu des avis de vérifications sur 68 programmées, 66 ont reçu une notification initiale de redressements, 65 une notification définitive et 02 structures sont en cours de vérification.

Sur le montant total de 3 289 452 819 F CFA des notifications définitives, seulement un montant de 7 963 531 F CFA a été acquitté.

Le contrôle ayant un but pédagogique, les structures ont introduit des recours gracieux pour solliciter l’abandon des redressements au motif principal que leurs budgets ne leur permettent pas de supporter de telles charges fiscales.

Pour réussir la sensibilisation des structures publiques sur leurs obligations fiscales, la Direction générale des impôts a été instruite de procéder à l’assainissement des restes à recouvrer suite à la remise des droits consécutivement aux recours gracieux sollicités par les structures imposées, de réaliser des actions de communication à l’adresse du public cible, d’assurer régulièrement les formations au profit des responsables chargés de l’administration des finances, des ressources humaines ainsi que des responsables des Etablissements publics de l’Etat.

II.3. Le ministre de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille a fait au Conseil le bilan de mise en œuvre du Plan de réponse humanitaire (PRH) 2023, au 30 juin.

Le Plan de réponse humanitaire a pour objectif de contribuer à une meilleure prise en charge des Personnes déplacées internes et non déplacées vulnérables.

Sur un total de 241 activités programmées au titre de l’année 2023, 32 activités ont été entièrement réalisées, 87 partiellement et 127 n’ont pas connu de début de réalisation. Le taux moyen de réalisation physique est de 42,79%.

Sur un budget prévisionnel de 334 098 107 000 F CFA, un montant de 74 170 298 000 F CFA a été dépensé, soit un taux d’exécution de 22,20%.

La mise en œuvre du PRH au premier semestre 2023 s’est effectuée dans un contexte difficile marqué par des contraintes sécuritaire et financière.

La programmation des activités à venir a connu un réajustement pour tenir compte des contraintes actuelles liées aux ressources financières disponibles et aux nouveaux besoins des populations affectées par la crise. Le Plan de réponse humanitaire 2023 révisé comporte 234 activités à réaliser au second semestre.

II.4. Le ministre de la Santé et de l’hygiène publique a fait au Conseil une communication relative à l’enquête nutritionnelle dans 25 communes et sites d’accueil abritant la majorité des Personnes déplacées internes (PDI) de six (06) régions à fort défi sécuritaire au Burkina Faso, réalisée en juillet 2023.

L’objectif de cette enquête était d’évaluer la situation nutritionnelle des enfants de 06 à 59 mois ainsi que celle des femmes enceintes et/ou allaitantes ayant un enfant de moins de 02 ans et d’ajuster au besoin la stratégie de réponse nutritionnelle.

Sur les 25 communes et sites d’accueil des PDI concernés par l’enquête, la prévalence de la Malnutrition aigüe globale (MAG) varie de 5,5% dans la commune de Ouargaye à 22,6% dans la commune de Tougouri.

On note des prévalences de MAG très élevées (supérieure à 15%) dans 07 communes et sites, des prévalences de MAG élevées (comprise entre 10 et 15%) dans 15 zones enquêtées et 03 zones présentent une situation modérée (comprise entre 5 et 9%).

A l’image de la situation nutritionnelle chez les enfants de moins 05 ans, celle des femmes enceintes et des femmes allaitantes est aussi préoccupante avec des prévalences de la Malnutrition aigüe globale variant entre 2,5% et 9,9%.

Face à cette situation, le ministère de la Santé et de l’hygiène publique et ses partenaires continuent de déployer des efforts pour assurer la continuité des services de santé et de nutrition dans les zones à fort défi sécuritaire en impliquant les acteurs communautaires.

II.5. Le ministre de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement a fait au Conseil une communication relative à l’accompagnement du projet d’amélioration durable et équitable de l’accès à l’eau potable par des systèmes d’Adduction d’eau potable multi-localités (AEP-SML) dans les régions de la Boucle du Mouhoun, des Hauts-Bassins et des Cascades (PADEP-SML).

Le PADEP-SML s’inscrit dans l’approche « multi-villages/localités » adoptée par le Programme national de l’approvisionnement en eau potable 2016-2030 comme nouvelle orientation afin de satisfaire les besoins en eau des populations. Il vise à assurer un service durable et équitable en eau potable par des systèmes multi-localités à travers une gestion intercommunale dans la zone d’intervention du projet.

Le financement du projet est assuré par la Coopération danoise (DANIDA) et l’Etat burkinabè.

II.6. Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil deux (02) communications.

La première communication est relative à l’organisation conjointe de l’édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) et de la Vitrine internationale du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration de Ouagadougou (VITHRO) du 26 au 29 octobre 2023 à Ouagadougou.

La tenue conjointe de ces deux évènements vise à mettre en exergue le potentiel touristique de notre pays et à accompagner les efforts des acteurs privés, qui permettent de maintenir le secteur en vie malgré la crise sécuritaire.

Cette édition est placée sous le thème « Promotion du tourisme interne, facteur de résilience », avec comme pays invité d’honneur la République Centrafricaine.

Pour cette édition, les innovations majeures sont entre autres :

– la mise à la disposition des régions, d’un pavillon dans l’objectif de leur permettre de présenter leurs spécificités touristiques et susciter des fréquentations sur les sites ;

– le retour du biotope (constitution d’un espace de présentation de quelques animaux sauvages) afin d’attirer les curiosités ;

– la reconstitution en images du Musée Hu Beero situé dans la région du Sahel.

La seconde communication est relative à la participation du Burkina Faso à la Biennale culturelle et artistique du Mali, tenue du 06 au 16 juillet 2023 à Mopti.

La participation de notre pays à cette Biennale placée sous le thème « Le Mali : une histoire commune, une seule Nation, un même destin », avait pour objectif de réaffirmer les liens importants existant entre les deux peuples et de témoigner la solidarité ainsi que le soutien du Burkina Faso à la République sœur du Mali.

Au cours de la Biennale, la coopération sectorielle à travers les accords bilatéraux existants a été renforcée et mise en œuvre. Les deux parties ont convenu d’un renforcement et d’un élargissement de la coopération notamment en matière de cinéma ainsi que de la collaboration entre la Semaine nationale de la culture (SNC) et la Biennale culturelle et artistique.

II.7. Le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière a fait au Conseil le bilan de la situation pluviométrique du 1er avril au 31 juillet 2023 et les perspectives pour les mois d’août à octobre.

Durant cette période, les cumuls pluviométriques les plus élevés ont été enregistrés dans les régions des Hauts-Bassins, des Cascades, du Sud-Ouest, du Centre-Sud, du Centre-Est et de l’Est. Les zones ayant reçu une faible pluviométrie sont situées dans les régions du Sahel, du Nord, de l’Est, du Centre-Ouest et du Centre-Nord.

Les cumuls pluviométriques saisonniers du 1er avril au 31 juillet 2023 ont varié entre 182,6 mm en 21 jours à Séguénéga dans la province du Yatenga et 554,2 mm en 48 jours à Loumana, dans la province de la Léraba. Comparativement à ceux de l’année 2022 pour la même période, les cumuls pluviométriques saisonniers du 1er avril au 31 juillet 2023 varient de « similaires » à « excédentaires » sur la majeure partie du pays.

Les cumuls pluviométriques saisonniers du 1er avril au 31 juillet 2023 pour la même période ont été déficitaires sur la majeure partie du pays comparativement à ceux de la normale établie sur la période de référence 1991-2020.

Il est attendu pour la période août-septembre-octobre 2023, des cumuls pluviométriques excédentaires à tendance normale sur les régions du Sahel, du Nord, de Centre-Nord, de l’Est, du Centre-Est, du Centre-Sud, du Centre-Ouest, du Centre, du Plateau-Central, de la Boucle du Mouhoun et la partie nord des régions du Sud-Ouest et des Hauts-Bassins.

Il est attendu par ailleurs dans les régions des Cascades et la partie sud des régions du Sud-Ouest et des Hauts-Bassins des cumuls pluviométriques normaux à tendance excédentaire.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

  1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Monsieur André MILLOGO, Mle 51 170 X, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Personne Responsable des marchés de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Monsieur Abdoulaye GANDEMA, Mle 211 709 Y, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur de la sûreté de l’Etat ;

– Monsieur Badabouè Florent BAZIE, Mle 24 364 Z, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 1er échelon, est nommé Gouverneur de la Région des Cascades.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

– Monsieur Michel SOMMA, Mle 59 728 J, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Responsale du Programme 028 « Défense des intérêts du Burkina Faso dans le monde», cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la coopération bilatérale ;

– Madame Bernadette Marie Conrad NIKIEMA/TAPSOBA, Mle 92 318 C, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 11ème échelon, est nommée Responsable du Programme 029 « Intégration africaine », cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale de l’intégration africaine ;

– Monsieur Yaya BITIE, Mle 118 862 N, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Responsable du Programme 030 « Pilotage et soutien aux services », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;

– Monsieur Tingandé Florent BOUGOUMA, Mle 105 156 C, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Responsable du Programme 137 « Gestion des Burkinabè de l’extérieur », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des Burkinabè de l’extérieur ;

– Madame Wendata Nathalie KAORE, Mle 92 939 L, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Directrice de la communication et des relations presse ;

– Monsieur Hamadé BAMBARA, Mle 208 200 J, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Premier Conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à Téhéran (Iran) ;

– Madame Hema Doun-Sarma Safiatou SOULAMA/OUATTARA, Mle 203 202 D, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Deuxième Conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à Téhéran (Iran) ;

– Monsieur Cheick Abdoul Abbas Salam BONKOUNGOU, Mle 358 984 D, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Deuxième Conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à Téhéran (Iran) ;

– Monsieur Yacouba Zabré GOUBA, Mle 59 225 T, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Trésorier près l’Ambassade du Burkina Faso à Téhéran (Iran) ;

– Monsieur Paligwendé Roger KONOMBO, Mle 105 149 E, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Ambassadeur, Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Antoine SANGA, Mle 97 971 P, Ministre Plénipotentiaire, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Ambassadeur, Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Ben Omar TINDANO, Mle 105 223 V, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de l’appui à l’organisation et à la mobilisation de la diaspora ;

– Monsieur Clément KABRE, Mle 53 596 M, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Institut des hautes études internationales (INHEI).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

– Monsieur Abdoulaye SAWADOGO, Mle 208 076 X, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Suppléant du Directeur général des marchés publics et des engagements financiers ;

– Monsieur Souleymane NABOLE, Mle 212 595 D, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Responsable du Programme « Mobilisation des ressources », cumulativement avec ses fonctions de Conseiller technique ;

– Monsieur Georges MILLOGO, Mle 111 135 N, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur régional du contrôle des marchés publics et des engagements financiers des Cascades ;

– Monsieur Lassané OUEDRAOGO, Mle 104 293 X, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur régional du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Centre ;

– Madame Egnomboé dite Celia KANTIONO, Mle 225 093 C, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Directrice régionale du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Centre-Est ;

– Monsieur Domekabeyane Bertrand HIEN, Mle 245 170 L, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Centre-Nord ;

– Monsieur Mamadou FORGO, Mle 91 225 H, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur régional du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Centre-Ouest ;

– Madame Sibdou Monique BONKOUNGOU, Mle 104 248 N, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10ème échelon, est nommée Directrice régionale du contrôle des marchés publics et des engagements financiers des Hauts-Bassins ;

– Monsieur Pascal MINOUGOU, Mle 51 151 H, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur régional du contrôle des marchés publics et des engagements financiers de la Boucle du Mouhoun ;

– Monsieur Wendlamita Isidor Modeste BERE, Mle 111 113 U, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur régional du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Nord ;

– Monsieur André YEYE, Mle 208 085 X, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur régional du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Sud-Ouest ;

– Monsieur Ardjouma HEMA, Mle 208 049 S, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur provincial du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Kénédougou ;

– Monsieur Idrissa Charles ZONGO, Mle 228 708 D, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial du contrôle des marchés publics et des engagements financiers de la Komondjari ;

– Monsieur Vincent SAWADOGO, Mle 225 108 W, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur provincial du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Kouritenga ;

– Monsieur Djitawendé Clément GUISSOU, Mle 245 169 B, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur provincial du contrôle des marchés publics et des engagements financiers de la Léraba ;

– Monsieur Abdoulaye SAWADOGO, Mle 225 110 H, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur provincial du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Nahouri ;

– Monsieur Adama SORI, Mle 334 187 S, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Nayala ;

– Monsieur Ousmane OUEDRAOGO, Mle 216 149 J, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur provincial du contrôle des marchés publics et des engagements financiers de la Sissili ;

– Monsieur Yassia OUEDRAOGO, Mle 225 105 U, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur provincial du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Sourou ;

– Monsieur Pegwendé Bernard ILBOUDO, Mle 257 135 W, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur provincial du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Yagha ;

– Monsieur Barthélemy OUEDRAOGO, Mle 216 147 G, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur provincial du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Ziro.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Les personnes dont les noms suivent sont nommées greffiers en chef dans les juridictions suivantes :

– Monsieur Amidou BIGTOGO, Mle 259 605 N, est nommé greffier en chef au Tribunal de Grande instance de Bobo-Dioulasso ;

– Monsieur Paul Ismaël OUEDRAOGO, Mle 279 605 S, est nommé greffier en chef au Tribunal du travail de Bobo-Dioulasso ;

– Monsieur Gérald NANA, Mle 312 169 Z, est nommé greffier en chef au Tribunal de Grande instance de Dédougou ;

– Monsieur Abdoul Nassire SISSAO, Mle 238 389 W, est nommé greffier en chef à la Cour d’appel de Ouagadougou ;

– Monsieur Antoine Duignié BAMOUNI, Mle 226 443 C, est nommé greffier en chef au Tribunal de Grande instance de Kaya ;

– Monsieur Siaka GNINASSE, Mle 366 102 H, est nommé greffier en chef au Tribunal de Grande instance de Ouaga 1 ;

– Monsieur Zoewendpoulemdé Dominique NIKIEMA, Mle 238 384 N, est nommé greffier en chef au Tribunal de Grande instance de Ouaga 2 ;

– Monsieur Koudbi KOAMA, Mle 339 933 M, est nommé greffier en chef au Tribunal de Grande instance de Ouahigouya ;

– Monsieur Mamadou ADAM, Mle 226 497 N, est nommé greffier en chef au Tribunal de Grande instance de Yako ;

– Monsieur Bathéba Silvère HEMA, Mle 216 598 X, est nommé greffier en chef au Tribunal de Grande instance de Ziniaré ;

– Monsieur Wenné dit Mathias SAWADOGO, Mle 57 324 V, est nommé greffier en chef au Tribunal du travail de Ouagadougou ;

– Monsieur Abdoul Rahim SAWADOGO, Mle 366 109 T, est nommé greffier en chef au Tribunal administratif de Ouagadougou ;

– Monsieur Idrissa ZONGO, Mle 97 562 K, est nommé greffier en chef au Tribunal administratif de Ouagadougou ;

– Monsieur Sakma Christophe SIMPORE, Mle 212 394 C, est nommé greffier en chef au Conseil d’Etat ;

– Madame Kouara Pauline ANANOU, Mle 226 459 K, est nommée Membre à l’Agence nationale de gestion des recouvrements des avoirs saisis ou confisqués ;

– Monsieur Claude SAMPEGBO, Mle 57 326 P, est nommé Membre à l’Agence nationale de gestion des recouvrements des avoirs saisis ou confisqués ;

– Monsieur Pawondsamda SAM, Mle 92 563 D, est nommé Membre à l’Agence nationale de gestion des recouvrements des avoirs saisis ou confisqués ;

– Monsieur Jean LANKOANDE, Mle 97 547 H, est nommé Membre à l’Agence nationale de gestion des recouvrements des avoirs saisis ou confisqués ;

– Monsieur Saoraza Philippe SOME, Mle 225 922 M, est nommé Membre à la Direction du développement institutionnel et de l’innovation ;

– Madame Gnangalie MANDI/TAMINI, Mle 238 246 F, est nommée Membre à la Direction générale de l’administration judiciaire ;

– Monsieur Ousmane DOUGOURI, Mle 212 253 F, est nommé Membre à la Direction des Greffes ;

– Monsieur Wendpouiré Wilfried Landry COMPAORE, Mle 216 594 R, Greffier en chef, est nommé Membre à la Direction des Greffes ;

– Madame Bibata YANOGO, Mle 247 614 D, est nommée Membre à la Direction des Greffes ;

– Monsieur Karim TARPAGA, Mle 279 610 C, est nommé Membre à la Direction des Greffes ;

– Monsieur Touisida Régis ZOMBRE, Mle 366 101 P, est nommé Membre à la Direction des Greffes ;

– Monsieur Souleymane DERRA, Mle 97 447 Z, est nommé Membre au Secrétariat permanent de la Commission nationale pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

– Monsieur Bépoadi SININI, Mle 130 491 S, Magistrat, catégorie P, 1er grade, 1er échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;

– Monsieur Harouna KADIO, Mle 130 478 K, Magistrat, catégorie P5, grade terminal, 2ème échelon, est nommé Secrétaire général ;

– Monsieur Konménèmemongo Placid Marie KABORE, Mle 59 923 F, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Monsieur Bouma THIO, Mle 392 981 Z, Chargé de recherche, catégorie P3, grade initial, 1er échelon, est nommé Inspecteur général des services ;

– Monsieur Jean OUEDRAOGO, Mle 254 956 D, Chargé de recherche, catégorie P3, grade initial, 2ème échelon, est nommé Directeur général de la société d’exploitation des phosphates du Burkina ;

– Monsieur Rassablaga Dominique SAWADOGO, Mle 47 634 T, Docteur vétérinaire, 1ère classe, 15ème échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 083 « santé animale et santé publique vétérinaire », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des services vétérinaires ;

– Monsieur Alphonse SAVADOGO, Mle 212 171 E, Administrateur civil, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur du développement institutionnel et de l’innovation ;

– Monsieur Drissa BATIENE, Mle 247 497 R, Conseiller en archivistique, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des archives et de la documentation.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

– Monsieur Richard Bernard ANAGO, Mle 03 471 B, Ingénieur de conception des télécommunications, catégorie 3, niveau 5, échelon exceptionnel, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Pegdwendé Justin KOURAOGO, Mle 334 034 N, Maître-assistant, catégorie P3, 1er échelon, est nommé Expert au Secrétariat permanent chargé de l’innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique ;

– Monsieur Ahmed Hissène Ange Marie Noël OUEDRAOGO, Mle 207 568 Z, Juriste, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de la coopération technique en matière de communications électroniques.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

– Monsieur Issa OUEDRAOGO, Mle 104 180 A, Médecin de santé publique, catégorie PA, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé cumulativement Directeur général de la Santé et de l’hygiène publique et Responsable du Programme budgétaire « Santé publique » ;

– Madame Nomwendé Christelle NEYA/OUEDRAOGO, Mle 96 957 E, Médecin de santé publique, catégorie PA, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Directrice de la prévention par les vaccinations.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

– Monsieur Lamoussa HAYORO, Mle 117 001 C, Conseiller en gestion des ressources humaines et management de l’administration, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaires pour compter du 16 novembre 2022 :

– Monsieur Cheik Tidiane Hafid Wind-Pouiré BOUGOUMA, Mle 224 720 G, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Anesthésie-réanimation, est nommé Maître de Conférences agrégé hospitalo-universitaire en Anesthésie-réanimation ;

– Monsieur Koudougou Jonas KOLOGO, Médecin militaire, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Cardiologie, est nommé Maître de Conférences agrégé hospitalo-universitaire en Cardiologie ;

– Madame Pauline Kiswendsida YANOGO, Mle 278 599 F, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Santé publique, option épidémiologie, est nommée Maître de Conférences agrégé hospitalo-universitaire en Epidémiologie ;

– Madame Sandrine Marie-Odile Bobilwindé HEMA/SOUDRE, Mle 257 376 B, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Gastro-entérologie et hépatologie, est nommée Maître de Conférences agrégé hospitalo-universitaire en hépatologie et Gastro-entérologie ;

– Monsieur Alfred Anselme DABILGOU, Mle 88 229 K, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Neurologie, est nommé Maître de Conférences agrégé hospitalo-universitaire en Neurologie ;

– Monsieur Djingri Labodi LOMPO, Mle 80 506 K, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Neurologie, est nommé Maître de Conférences agrégé hospitalo-universitaire en Neurologie ;

– Madame Sonia Jocelyne Edith KABORET/DOUAMBA, Mle 53 685 Z, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Pédiatrie, est nommée Maître de Conférences agrégé hospitalo-universitaire en Pédiatrie génétique médicale ;

– Monsieur Boubakar OUATTARA, Médecin militaire, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Imagerie médicale, est nommé Maître de Conférences agrégé hospitalo-universitaire en Radiologie-radiodiagnostic et imagerie médicale ;

– Monsieur Sibraogo KIEMTORE, Mle 53 441 W, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Gynécologie-obstétrique, est nommé Maître de Conférences agrégé hospitalo-universitaire en Gynécologie-obstétrique ;

– Monsieur Adama OUATTARA, Mle 231 441 C, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Gynécologie-obstétrique, est nommé Maître de Conférences agrégé hospitalo-universitaire en Gynécologie-obstétrique ;

– Monsieur Yobi Alexis SAWADOGO, Mle 53 445 N, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Gynécologie-obstétrique, est nommé Maître de Conférences agrégé hospitalo-universitaire en Gynécologie-obstétrique ;

– Monsieur Boubakar TOURE, Mle 32 151 D, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Gynécologie-obstétrique, est nommé Maître de Conférences agrégé hospitalo-universitaire en Gynécologie-obstétrique ;

– Monsieur Anatole Jean Innocent OUEDRAOGO, Mle 53 684 R, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Chirurgie Orthopédique et traumatologique, est nommé Maître de Conférences agrégé hospitalo-universitaire en Orthopédie traumatologique ;

– Monsieur Sayouba TINTO, Mle 80 508 X, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Orthopédie traumatologique, est nommé Maître de Conférences agrégé hospitalo-universitaire en Orthopédie traumatologie ;

– Monsieur Clotaire Alexis Marie Kiemdiba Donega YAMEOGO, Médecin militaire, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Urologie, est nommé Maître de Conférences agrégé hospitalo-universitaire en Urologie andrologie ;

– Madame Absatou KY/BA, Mle 82 403 R, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Bactériologie-virologie, est nommée Maître de Conférences agrégé hospitalo-universitaire en Bactériologie-virologie ;

– Monsieur Serge Aimé SAWADOGO, Mle 119 757 M, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Immunologie, est nommé Maître de Conférences agrégé hospitalo-universitaire en Immunologie ;

– Monsieur Abdoul Karim SAKIRA, Mle 256 349 H, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Chimie analytique et bromatologie, est nommé Maître de Conférences agrégé hospitalo-universitaire en Chimie analytique et bromatologie ;

– Monsieur Bavouma Charles SOMBIE, Mle 263 463 J, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Pharmacie Galénique, est nommé Maître de Conférences agrégé hospitalo-universitaire en Pharmacie Galénique et industrielle ;

– Madame Houétchégbé Hermine Gani DIAWARA/ZIME, Mle 273 142 N, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Pharmacie Galénique, est nommée Maître de Conférences agrégé hospitalo-universitaire en Pharmacie Galénique et industrielle.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

– Monsieur Philippe TAMINI, Mle 46 075 U, Inspecteur principal des eaux et forêts, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Environnement du Centre ;

– Monsieur Salifou SANDWIDI, Mle 59 023 C, Inspecteur principal des eaux et forêts, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Environnement des Hauts-Bassins ;

– Monsieur Abdoulaye SORY, Mle 358 706 A, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement des Balé ;

– Madame Juliette IDO, Mle 358 691 L, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 2ème échelon, est nommée Directrice provinciale de l’Eau et de l’assainissement du Bazèga ;

– Monsieur Mohamed OUEDRAOGO, Mle 358 687 B, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement des Banwa ;

– Monsieur Aristide LEAMA, Mle 289 064 R, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement de la Bougouriba ;

– Monsieur Joseph OUARO, Mle 358 689 S, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement du Ganzourgou ;

– Monsieur Joël ROAMBA, Mle 315 211 P, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement de la Gnagna ;

– Monsieur Zié Ibrahim OUATTARA, Mle 315 227 C, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement du Ioba ;

– Monsieur Mathieu OUEDRAOGO, Mle 314 963 S, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement du Kénédougou ;

– Monsieur Steve Isaï BATIENON, Mle 373 639 W, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement de la Kossi ;

– Monsieur Germain MONE, Mle 322 668 H, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement du Koulpélogo ;

– Monsieur Dramane Sébastien KONCOLE, Mle 254 995 W, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement du Kourweogo ;

– Monsieur Abdel Aziz MAIGA, Mle 314 972 V, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement du Kouritenga ;

– Monsieur Ousmana OUEDRAOGO, Mle 358 688 R, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement de la Léraba ;

– Monsieur Inoussa SAWADOGO, Mle 314 980 X, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement du Nahouri ;

– Monsieur Pouirkeita Victor Achille SODERE, Mle 216 303 L, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement du Nayala ;

– Monsieur Abdoul Aziz KABORE, Mle 289 073 U, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement du Noumbiel ;

– Monsieur Idrissa KABORE, Mle 365 994 A, Technicien supérieur de l’hydraulique et de l’équipement rural, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement de l’Oudalan ;

– Monsieur Ignace NEBIE, Mle 216 283 P, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement du Passoré ;

– Madame Abibata Aoua OUATTARA/OUATTARA, Mle 358 789 A, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice provinciale de l’Eau et de l’assainissement du Sanguié ;

– Monsieur Fabrice Florentin Saraka KONDE, Mle 379 544 J, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement de la Sissili ;

– Monsieur Abdoul Razack OUEDRAOGO, Mle 358 704 F, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement du Soum ;

– Madame Odette KANTAGBA, Mle 358 692 T, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice provinciale de l’Eau et de l’assainissement du Sourou ;

– Monsieur Ali KABRE, Mle 358 700 P, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement du Tuy ;

– Monsieur Adama OUEDRAOGO, Mle 358 695 D, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement du Ziro ;

– Monsieur Pegdwendé Frank Rodrigue NEBIE, Mle 314 974 K, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement du Zondoma.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

– Monsieur Michel SABA, Mle 43 994 A, Professeur certifié, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Achilude Wendtoé TIENDREBEOGO, Mle 294 295 N, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur financier et comptable du Bureau burkinabè du Droit d’auteur (BBDA).

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de l’Ecole nationale de formation agricole de Matourkou (ENAFA de Matourkou) au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques ;

– de l’Institut national de formation en travail social (INFTS) et de la Maison de l’enfance André DUPONT de Orodara (MEADO) au titre du ministère de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille ;

– de l’Agence de financement et de promotion des petites et moyennes entreprises (AFP-PME) au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises ;

– de l’Agence nationale de biosécurité (ANB) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ;

– de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB) au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme.

Le Conseil a également procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de la Maison de l’enfance André DUPONT de Orodara (MEADO).

  1. MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Ecole nationale de formation agricole de Matourkou (ENAFA de Matourkou) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement :

– Monsieur Moctar SANOGO, Mle 46 071 B, Inspecteur principal des eaux et forêts, en remplacement de Monsieur Mathurin SANOU.

Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques :

– Monsieur Adama BORO, Mle 57 450 V, Ingénieur agronome, en remplacement de Monsieur Saïdou KOUANDA.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES STAGIAIRES DE L’ENAFA DE MATOURKOU

– Monsieur Do SANOU, Mle 287 332 D, Technicien supérieur d’agriculture, pour la durée de son mandat de Délégué général, en remplacement de Monsieur Adama DRABO.

Le second décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Ecole nationale de formation agricole de Matourkou (ENAFA de Matourkou) pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Monsieur Pogbi Félix KIEMTORE, Mle 58 238 C, Inspecteur du travail.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Monsieur Vincent DAO, Mle 12 49 600 347 C, Ingénieur de recherche.

  1. MINISTERE DE LA SOLIDARITE, DE L’ACTION HUMANITAIRE, DE LA RECONCILIATION NATIONALE, DU GENRE ET DE LA FAMILLE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme Madame Françoise ILBOUDO/KOMI, Mle 56 725 P, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de l’Institut national de formation en travail social (INFTS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le deuxième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Maison de l’enfance André DUPONT de Orodara (MEADO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille :

– Monsieur Vininguesba OUEDRAOGO, Mle 43 790 E, Inspecteur d’éducation spécialisée, en remplacement de Monsieur Soumèla SAKHO.

Au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique :

– Monsieur Seydou BARRO, Mle 88 227 V, Médecin spécialisé en santé publique, en remplacement de Monsieur Yinfansa Gustave DABIRE.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

– Monsieur Ibrahim OUATTARA, Mle 225 034 D, Inspecteur des impôts, en remplacement de Monsieur Souleymane OUEDRAOGO.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE LA MAISON DE L’ENFANCE ANDRE DUPONT DE ORODARA

– Monsieur Yacouba FOFANA, Mle 76 844 P, Professeur certifié d’école, en remplacement de Monsieur Ida Zéphirin TOE.

Le troisième décret nomme Monsieur Vininguesba OUEDRAOGO, Mle 43 790 E, Inspecteur d’éducation spécialisée, Président du Conseil d’administration de la Maison de l’enfance André DUPONT de Orodara (MEADO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Madame Papuit-ynga Liliana Eléonore KABORE/OUEDRAOGO, Directrice de l’animation économique, Administrateur représentant la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso au Conseil d’administration de l’Agence de financement et de promotion des petites et moyennes entreprises (AFP-PME) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Salif Léonce Francis DIARRA.

  1. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence nationale de biosécurité (ANB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

– Monsieur Mahamadou KABRE, Mle 111 093 X, Inspecteur du trésor.

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement :

– Monsieur Wend-Kuni Josée BAMA, Mle 271 688 K, Inspecteur des eaux et forêts.

Au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique :

– Monsieur Constant DAHOUROU, Mle 58 198 J, Administrateur des hôpitaux et des services de santé.

Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques :

– Monsieur Manoé Réné SANOU, Mle 216 976 R, Ingénieur agronome ;

– Monsieur Lalidia Bruno OUOBA, Mle 334 317 W, Docteur vétérinaire.

Au titre du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions :

– Madame Egnoma Pascale BAMBARA/BADO, Mle 130 471 V, Magistrat.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité :

– Monsieur Noufou SALOU, Mle 217 559 D, Commissaire divisionnaire de police.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’OBSERVATOIRE NATIONAL DE BIOSECURITE

– Monsieur Cyr Payim OUEDRAOGO, Journaliste.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL SCIENTIFIQUE DE L’AGENCE NATIONALE DE BIOSECURITE

– Monsieur Zézouma SANON, Mle 258 252 Y, Chargé de recherche.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL

– Monsieur Arouna OUEDRAOGO, Mle 246 719 W, Conseiller des affaires culturelles.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES SYNDICATS

– Monsieur Wend-Rabo Mathurin ROUAMBA, Mle 258 321 T, Ingénieur de recherche.

Le second décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Agence nationale de biosécurité (ANB) pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Madame Pauline BATIONO/KANDO, Mle 28 019 X, Enseignant-chercheur.

Au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants :

– Monsieur Fidèle BAKIONO, Officier.

  1. MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques :

– Madame Fanta SOMBIE, Mle 22 00 166 D, Ingénieur informatique.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

– Monsieur Somtigmeda Lambert ZONGO, Mle 208 807 N, Administrateur des services financiers.

Le second décret nomme Monsieur Placide SANOU, Mle 238 616 H, Administrateur du cinéma et de l’audiovisuel, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme au Conseil d’administration de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le Porte-parole du Gouvernement

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

Criminalité en milieu urbain : Deux gangs dans les filets de la police nationale

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La Police nationale, à travers le Commissariat de Police de l’Arrondissement n°08, a mis fin au parcours de deux gangs qui troublaient la quiétude des populations de plusieurs quartiers de la ville de Ouagadougou, notamment Bassinko, Bissighin, Rimkiéta, Zongo, Zagtouli, Yagma et Koumdagnoré.

Le premier réseau s’était spécialisé dans les vols par effraction dans les boutiques, les débits de boissons et les domiciles privés. Ses membres repéraient dans la journée tous les lieux qu’ils jugeaient propices à visiter. Une fois la nuit tombée, armés de pistolets automatiques et de couteaux, ils revenaient à la charge entre 22 heures et 03 heures du matin. Ils s’introduisaient dans les lieux identifiés et dépossédaient leurs victimes de tous les biens trouvés en leur possession. Il arrivait également qu’ils filent certaines de leurs victimes en vue de les agresser dans les zones dépourvues d’éclairage.

Le deuxième groupe, quant à lui, s’adonnait entre autres aux vols à main armée dans les zones non-loties de Zongo, Zagtouli et Rimkiéta. Les membres de ce groupe, armés d’une kalachnikov, s’introduisaient nuitamment par escalade dans les domiciles, où les habitants dormaient généralement dehors. Une fois à l’intérieur, ils tenaient en respect leurs victimes et s’accaparaient de tout objet de valeur trouvé et le numéraire.

Il est à noter que le préjudice causé par l’ensemble de ces présumés malfrats s’élève à plus d’une douzaine de millions de FCFA. Au moment de leur interpellation, il a été trouvé en leur possession une kalachnikov, deux pistolets automatiques, des armes blanches, des motos et divers autres objets qui ont été saisis.

La Police nationale renouvelle ses remerciements aux populations qui œuvrent aux côtés des services de sécurité pour combattre l’insécurité. Elle les exhorte à toujours demeurer vigilantes autour d’elles et à signaler les cas suspects aux numéros verts mis à leur disposition que sont les 17, 16 et 1010.

La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

Burkinanews.info

Burkina : Endogène célèbre le 76e anniversaire de la reconstitution de la Haute Volta

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Endogène, une organisation de la société civile burkinabè, a tenu une conférence de presse, ce lundi 4 septembre 2023, à Ouagadougou. Objectif : commémorer le 76e anniversaire de la reconstitution de la Haute Volta.

4 septembre 1947-4 septembre 2023. 76 ans maintenant que le Burkina Faso, anciennement appelé Haute Volta a été reconstitué dans ses frontières actuelles. « Cette date historique est aussi pour nous synonyme d’espoir et de confiance en un avenir meilleur. Chaque fois que s’installera en nous des moments de doute quant à l’édification de notre plus grande richesse c’est-à-dire notre maison commune, alors, souvenons-nous des œuvres des fondateurs de notre Etat-Nation. », a laissé entendre Barthélemy Tenkodogo, secrétaire général de Endogène.

Selon lui, le Burkina Faso d’aujourd’hui existe parce que « des hommes et femmes ont pris sur eux d’assumer leur mission historique en menant ce combat noble et juste de reconstituer notre pays dans ses frontières actuelles ».  C’est pourquoi, a-t-il précisé, Endogène, a pris la décision depuis plusieurs années, de marquer d’une pierre banche cette date historique et fondatrice de la nation burkinabè. « Nous avons décidé de célébrer cette date et de rendre ainsi hommage à nos devanciers pour leur bravoure, leur détermination, leur sens de l’honneur et de la dignité. Gloire éternelle à eux, et vivement, que leur combat nous serve de leçon, de ferment, pour la défense de notre pays en proie à une crise multidimensionnelle », a déclaré Barthelemy Tenkodogo.

Et d’interpeller l’ensemble des Burkinabè à s’engager fortement pour faire face aux défis sécuritaires actuels afin de construire une Nation où règnent la paix, la tolérance et le respect mutuel. « Tout ceci est possible si nous maintenons notre solidarité et en renouant avec l’esprit de la reconstitution de la Haute Volta en 1947 », a-t-il insisté.

Et de conclure : « Rappelons-nous notre passé commun, mobilisons-nous pour notre présent et travaillons main dans la main pour un avenir prospère et sécurisé. Malgré les difficultés et les défis, notre peuple devra continuer à naviguer en bravant les vagues à travers l’intelligence collective ».

Par Alexia NANA (Stagiaire/Burkinanews.info)

Convention collective dans le secteur du transport : l’UCRB demande l’accompagnement du ministre d’Etat pour son application effective

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La non application de la convention collective dans le domaine du transport préoccupe l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB). Dans ce sens, le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Bassolma Bazié a accordé une audience, ce lundi 28 août 2023, à son cabinet, à Ouagadougou à cette association des chauffeurs routiers.

Avec la délégation conduite par le président de l’UCRB, Brahima Rabo, la mesure de normalisation des véhicules était également au menu des échanges. Avant d’aborder ces deux points, la délégation a tenu à remercier le ministre Bazié pour avoir œuvré à la signature du décret rendant obligatoire l’affiliation à la Caisse Nationale de Sécurité sociale (CNSS) pour tout transporteur routier.Pour le premier point, l’UCRB a dénoncé la non application de la convention collective au niveau de certains sous-traitants du secteur du transport. Or, selon Brahima Rabo, cette convention a été arrachée suite à une lutte de longue haleine.

« De nos jours, beaucoup de sous-traitants boycottent cette convention collective. Il y a des chauffeurs qui sont payés entre 60 000 et 75 000 F CFA. Cela n’est pas normal car c’est en deçà de ce que prévoit la convention collective », a-t-il soutenu. Pour le respect de cette convention collective, Brahima Rabo lance un appel à la CNSS pour des contrôles plus réguliers à travers l’instauration de postes de contrôle sur les principaux axes routiers. Cela, à l’entendre va amener les sous-traitants à déclarer leurs chauffeurs.

Le second point des échanges a porté sur la normalisation des véhicules.

A ce niveau, le président que l’UCRB a relevé que la transformation des véhicules dans le but de charger plus de marchandises est un grand problème qui endeuille les familles des chauffeurs routiers.  De ce fait, selon lui, la mesure de normalisation prise par le gouvernement est à saluer et les membres de l’union s’engagent à l’accompagner dans la mise en œuvre réussie de cette décision. Après avoir écouté attentivement ses hôtes du jour, le ministre d’Etat a félicité les chauffeurs routiers pour les efforts fournis afin de continuer d’assurer le transport des personnes et des biens dans ce contexte difficile. Au sortir de l’audience, la délégation de l’UCRB a traduit sa gratitude à l’endroit du ministre d’Etat, Bassolma Bazié, pour sa disponibilité à accompagner les chauffeurs routiers dans la recherche de solutions aux problèmes posés.

DCRP/MFPTPS

Cohésion sociale au Burkina : l’association Samedi matin sport de Nioko 1 apporte sa pierre

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L’association Samedi matin sport (SMS) de Nioko 1 a organisé, ce samedi 26 août 2023, sa journée récréative et sportive dénommée « Samedi matin day », dans la cour des écoles primaires publiques Nioko 1 C et D. A l’occasion, les meilleurs acteurs ont été récompensés avec des gadgets et divers autres lots.

Comme il est de coutume depuis plusieurs années, les membres de l’association Samedi matin sport de Nioko 1 se sont retrouvés pour fraterniser, à l’occasion de leur journée récréative et sportive « Samedi matin day ». « C’est une activité qui se déroule chaque dernier samedi du mois d’août. C’est une journée consacrée au sport, à la cohésion sociale, au vivre ensemble et aussi à l’utilité. L’utilité dans ce sens que par exemple, nous avons au cours de l’année 2022 formé 101 personnes en éducation financière », a expliqué le président de ladite association, Pamoussa Compaoré.

A l’image de Janvier Tapsoba, les meilleurs joueurs de Samedi matin sports ont été récompensés

Au programme de cette journée, un tournoi de football maracana qui a regroupé plusieurs équipes, une compétition de pétanque. Mais aussi et surtout des activités sociales qui ont permis aux membres de Samedi matin sport de Nioko 1 de faire preuve de solidarité les uns envers les autres et surtout envers les plus vulnérables.

« Au-delà du match et des petits tournois, c’est une journée qui est consacrée aux reconnaissances sur le plan sportif à ceux qui se sont illustrés au cours de l’année notamment le joueur le plus assidu, le meilleur buteur et aussi ceux qui se sont impliqués dans les activités sociales. Nous sommes des humains, des évènements heureux ou malheureux surviennent et il faut que tout le monde s’implique », foi de Pamoussa Compaoré.

Le président de l’association Samedi matin sport de Nioko 1, Pamoussa Compaoré

Pour rappel, l’association Samedi matin sport de Nioko 1 compte 85 membres résidents mais aussi certains qui viennent d’autres quartiers de Ouagadougou tels Karpala, Patte d’oie ou encore Nagrin. Elle fait la promotion du sport de masse et encourage les populations à pratiquer le sport afin d’être en bonne santé et de prévenir les maladies cardio-vasculaires.

Par Philippe BATIONO pour Burkinanews.info

Plateforme de trading 5M : des investisseurs appellent le gouvernement à la rescousse

Des investisseurs malheureux de la plateforme numérique de trading dénommée 5M étaient face à la presse, ce vendredi 18 août 2023, à Ouagadougou. Ils dénoncent une « arnaque préméditée » et appellent le gouvernement à la rescousse.

« Une arnaque préméditée » ! Voilà ce que dénoncent un groupe d’investisseurs de la plateforme de trading 5M. Il s’agit, selon eux, d’une plateforme d’investissement quantitatif créée en 2013 et basée aux Etats-unis dont l’adhésion se faisait par l’achat d’un robot. Les gains, confient-ils, étaient générés grâce à l’actionnement d’une « tâche quotidienne » selon le type de robot choisi. A les en croire, l’investisseur récupérait sa mise de départ seulement après un mois d’actionnement de tâches, le reste n’étant que bénéfices.

Ces investisseurs malheureux appellent le gouvernement à la rescousse

Mais ce qui semblait une grande opportunité de richesse pour ces jeunes investisseurs va se transformer en un véritable cauchemar. En effet, « prétextant une mise à jour qui devait durer  72 heures afin de relier ce service à Orange et Moov money pour faciliter les retraits, la plateforme a arrêté de fonctionner à la grande surprise, un vendredi 4 août 2023 ». Cette fermeture brusque, déplorent les conférenciers, a fait des milliers de victimes au Burkina Faso. « Certains qui avaient adhéré le même jour n’ont pu rien retirer », regrette Sylas Bagré, porte-parole des conférenciers.

Les conférenciers appellent le gouvernement à la rescousse. Ils disent être exposés  par leurs données personnelles (CNIB, numéros téléphoniques…) liées à leurs comptes bancaires et comptes électroniques.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Province du Sourou : plusieurs terroristes neutralisés et du matériel récupéré

Ceci est un communiqué de la Direction générale de la Police nationale qui fait le bilan de la riposte vigoureuse contre des Groupes Armés Terroristes (GAT), le jeudi 17 août dernier, à Login/Saran, province du Sourou, région de la Boucle du Mouhoun.

« Le jeudi 17 août 2023, des équipes composées de l’Unité d’Intervention Polyvalente de la Police Nationale (UIP/PN) du Commissariat Central de Police (CCP) de la ville de Tougan, de Militaires et de Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) ont, au cours d’une mission de ratissage, opposé une riposte vigoureuse contre des Groupes Armés Terroristes (GAT) suite à un accrochage survenu dans la localité de Login/Saran, province du Sourou, région de la Boucle du Mouhoun.

A l’issue des échanges de tirs, le bilan fait état de plusieurs terroristes neutralisés et du matériel récupéré. Malheureusement, un élément de l’UIP/PN, grièvement blessé a succombé à ses blessures lors de son évacuation à Ouagadougou.

En ces circonstances douloureuses, le Directeur Général de la Police Nationale (DGPN) salue la mémoire de ce digne policier tombé sur le champ de l’honneur et présente ses condoléances à la famille éplorée. Il tient à réitérer ses compassions envers toutes les familles des policiers et autres FDS tombés sur le champ d’honneur et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

Par ailleurs, le DGPN réitère ses félicitations et encouragements à l’ensemble des équipes engagées dans la lutte contre le terrorisme pour leur détermination, courage et succès. La liste des succès engrangés par les GUMI, unités et services de la Police Nationale serait longue à citer ici.

Au nombre des récents succès enregistrés, l’on note que le GUMI de Gossina, a organisé une embuscade ayant permis de neutraliser neuf (09) terroristes et de récupérer un important butin de guerre.

Le DGPN exprime sa reconnaissance à toutes les équipes engagées et les exhorte à poursuivre dans la même dynamique en vue de la restauration de la sécurité et de la paix dans notre pays. Le DGPN tient aussi à remercier tous les FDS et VDP pour leur engagement et leurs exploits.

Enfin, il invite les populations à plus de vigilance et collaboration avec les FDS pour une véritable synergie d’actions contre le terrorisme. La victoire est à portée de mains. Tous unis et engagés, nous vaincrons le péril terroriste ! »

 

 

 

 

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Conduite de la Transition : La jeunesse africaine réitère son soutien au Chef de l’Etat

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Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, a reçu en audience ce jeudi 17 août 2023, une délégation de l’Union panafricaine de la jeunesse (UPJ), conduite par son président Moumouni Dialla.

« Cette délégation de la jeunesse africaine réunie au sein de l’UPJ a sollicité cet entretien pour témoigner à Son Excellence Monsieur le Président, son soutien et ses encouragements du fait qu’il incarne ce que la jeunesse veut et souhaite », a déclaré le chef de la délégation, Moumouni Dialla.

Selon M. Dialla, le Capitaine Ibrahim Traoré inspire la jeunesse africaine. Et les initiatives prises pour libérer notre pays et surtout pour le bien-être de la jeunesse, font de lui, un « leader éclairé qui porte la vision et les préoccupations des jeunes ». Il s’est donc dit satisfait de la franchise et du grand intérêt des échanges avec le Chef de l’Etat.

« Je pense que le retour ici va permettre aux uns et aux autres de pouvoir porter les messages de la dignité africaine, de la libération de notre continent et de la solidarité entre les africains. Ce qui va limiter la migration clandestine, les crises qui secouent nos populations et permettre aux populations de vivre dans la dignité et dans le bonheur », a soutenu le président de l’Union panafricaine de la jeunesse.

L’UPJ est présente au Burkina Faso, dans le cadre de la journée internationale de la jeunesse célébrée le 12 août dernier, à Ouagadougou sous le thème : « Renforcement de l’employabilité des jeunes vivant en milieu rural et lutte contre l’insécurité au Burkina Faso ».

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU JEUDI 17 AOUT 2023

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 17 août 2023, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 27 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA PRIMATURE

Le Conseil a adopté deux (02) rapports. Le premier rapport est relatif à un décret portant modalités de désignation des Membres des organes d’administration des sociétés à capitaux publics, des établissements publics et des structures à statut spécifique. Ce décret définit les critères de désignation des administrateurs représentant l’Etat des entités où l’Etat est représenté dans les organes et Conseils d’administration. Les innovations du présent décret concernent notamment : – l’élargissement du champ d’application du décret avec la prise en compte des structures à statut spécifique dans lesquelles l’Etat désigne des administrateurs ou assimilés, comme les associations d’utilité publique, les établissements financiers, les établissements publics locaux et les autorités administratives indépendantes ; – l’exclusion des membres des structures relevant du contrôle interne et externe de l’Etat et les membres de l’organe législatif en qualité d’administrateurs représentant l’Etat ; – la revue des critères de désignation des administrateurs représentant l’Etat avec une flexibilité prenant en compte les cadres supérieurs de catégorie A2 et A3 qui jusque-là n’étaient pas éligibles à la désignation d’administrateurs ; – la définition des sanctions pour les cas de non-respect de la règlementation par les administrateurs et autres responsables. L’adoption de ce décret permet d’élargir la désignation des membres des Conseils d’administration de l’Etat en vue d’un meilleur fonctionnement.

Le second rapport est relatif à deux (02) décrets portant respectivement création d’un poste de Conseiller technique chargé des questions sécuritaires auprès des départements ministériels et création d’un poste de Conseiller en sécurité auprès des établissements publics et des sociétés à capitaux publics. Les Conseillers techniques chargés des questions sécuritaires ont pour mission d’assurer l’étude et la synthèse des dossiers d’ordre sécuritaire des départements dont ils relèvent. Quant aux Conseillers en sécurité, ils sont chargés d’identifier, de traiter et de proposer des solutions aux menaces, risques et vulnérabilités d’ordre sécuritaire en lien avec les activités des établissements publics ou des sociétés à capitaux publics auprès desquels ils sont nommés. L’adoption de ces décrets permet la prise en compte des questions sécuritaires dans l’accomplissement des missions assignées aux départements ministériels, aux établissements publics et aux sociétés à capitaux publics.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté trois (03) rapports. Le premier rapport est relatif à un projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de crédit n°7308-BF, signé le 29 mai 2023 entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA) pour le financement du Projet de résilience et de compétitivité de l’élevage (PRECEL). Le montant de l’accord de crédit financé par l’Association internationale de développement sous forme de prêt, s’élève à 141 400 000 Euros, soit environ 92 752 319 800 F CFA.

Le coût total du PRECEL est de 119 781 119 819 F CFA, financé par l’Etat burkinabè, l’Association internationale de développement, les bénéficiaires et des institutions financières partenaires. La mise en œuvre du Projet de résilience et de compétitivité de l’élevage a pour objectif d’améliorer la productivité, la commercialisation et la résilience des principaux systèmes de production animale sédentaire des bénéficiaires. La zone d’intervention du PRECEL couvre l’ensemble du territoire du Burkina Faso et sa mise en œuvre permettra d’atteindre 1 500 000 bénéficiaires directs. Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition. Le deuxième rapport est relatif à un projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de crédit n°7306-BF, signé le 29 mai 2023 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA) pour le financement du Projet d’appui à l’entrepreneuriat, au développement des compétences et à l’adoption technologique (ECOTEC). Le coût total du projet est évalué à 150 900 000 Euros, soit environ 98 983 911 300 F CFA, financé par l’Association internationale de développement sous forme de prêt. Le Projet d’appui à l’entrepreneuriat, au développement des compétences et à l’adoption technologique vise à soutenir la création d’emplois et la transformation économique par l’accroissement de l’accès des petites et moyennes entreprises aux financements, aux marchés, aux technologies et une main d’œuvre mieux formée. Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

Le troisième rapport est relatif à un projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de crédit n°7309-BF, signé le 29 mai 2023 entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA) pour le financement du Programme pour la résilience, la gouvernance locale et les services de base (PREGOLS). Le coût global du Programme est de 141 400 000 Euros, soit environ 92 750 319 800 F CFA. Il est financé par l’Association internationale de développement sous forme de prêt. Le Programme pour la résilience, la gouvernance locale et les services de base a pour objectif d’améliorer la fourniture de services de base et la performance institutionnelle des entités publiques locales. Il concerne huit (08) régions à savoir : la Boucle du Mouhoun, le Centre-Est, le Centre-Nord, le Centre-Sud, l’Est, le Nord, le Plateau-Central et le Sahel. Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Membres de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL). L’adoption de ce décret permet la nomination de deux (02) Membres à la Commission de l’informatique et des libertés, conformément aux dispositions de la loi n°001-2021/AN du 30 mars 2021 portant protection des personnes à l’égard du traitement des données à caractère personnel.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté un décret portant règlementation de l’assainissement autonome des eaux usées et excretas. Ce décret encadre la gestion de la chaîne de valeur de l’assainissement autonome des eaux usées et excrétas en termes de confinement des eaux usées et excrétas, de leur évacuation, de leur traitement et de valorisation des boues de vidange. Il fait obligation de réaliser des ouvrages d’assainissement autonomes à l’intérieur des parcelles d’habitation ou des établissements recevant du public. Il interdit de jeter, de rejeter, de déverser ou de faire jeter, rejeter ou déverser des eaux usées et excrétas sur la voie publique, dans les canaux d’évacuation des eaux pluviales ou de tout autre lieu, à l’exception de ceux prévus par les autorités publiques. Il fait également exigence à chaque commune de se doter au moins d’une station de traitement des boues de vidange ou, à défaut, de la réaliser dans le cadre de l’intercommunalité. Dans le cadre de l’application de ce décret, les communes disposent d’un délai de 03 ans pour réaliser les stations de traitement des boues de vidange. Quant aux ménages et établissements recevant du public, ils disposent d’un délai de 02 ans pour se mettre en règle. L’adoption de ce décret permet de renforcer le cadre législatif et règlementaire de la sous filière de l’assainissement autonome des eaux usées et excretas, conformément aux dispositions des articles 50 et 80 de la loi n°006-2013/AN du 02 avril 2013 portant Code de l’environnement au Burkina Faso.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le compte rendu d’une visite d’amitié et de travail d’une délégation burkinabè à Abu Dhabi dans l’Etat des Emirats Arabes Unis du 10 au 13 juillet 2023. La visite d’amitié et de travail avait pour objectif principal de porter un message du Chef de l’Etat à Son Altesse Sheikh Mohammed Bin Zayed Al Nahyan, Président de l’Etat des Emirats Arabes Unis. Il s’agissait d’œuvrer au renforcement des liens de coopération entre nos deux pays, de faire un plaidoyer pour un accompagnement des Emirats Arabes Unis sur les plans sécuritaire, humanitaire et de la coopération au développement.

II.2. Le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective a fait au Conseil une communication relative aux résultats de l’opération de contrôle de présence, de service fait et des éléments de rémunération des agents publics de l’Etat payés sur le SIGASPE. Il ressort que sur un effectif cible de 198 993 agents, l’effectif des agents payés enrôlés s’élève à 193 197 agents, soit un taux d’enrôlement de 97,09%, tandis que celui des agents payés non enrôlés s’établit à 5 796, représentant 2,91% de l’effectif cible. Du rapport général de l’opération de contrôle, il ressort qu’aucune entité n’a justifié l’absence de 3 892 agents payés non enrôlés et 02 agents qui se seraient frauduleusement enrôlés. Ce qui porte le nombre d’agents en situation jugée irrégulière à 3 894. La charge salariale de ces agents s’établit à 887 701 670 F CFA par mois et à 10 652 420 040 F CFA annuellement. L’impact conjugué des arrêts de salaire requis à titre conservatoire des agents non enrôlés en situation d’absence non justifiée et de l’atténuation de la charge salariale mensuelle induite par l’ajustement effectué sur la solde des agents enrôlés, engendrerait un gain mensuel de 1 306 684 671 F CFA, soit une économie annuelle sur la tendance des prévisions estimée à 15 680 216 052 F CFA. Au terme de cette première phase de l’opération qui a concerné uniquement les agents publics de l’Etat émargeant sur le SIGASPE, les perspectives portent sur la poursuite de l’opération de contrôle du fichier de paie au sein des Forces armées nationales et de l’Agence de gestion des soins de santé primaires. Des recommandations ont été formulées pour améliorer la gestion administrative et salariale du personnel de l’Etat et anticiper sur les paiements indus.

II.3. Le ministre de la Santé et de l’hygiène publique a fait au Conseil une communication relative au renforcement de l’efficience de la politique de gratuité des soins à travers une harmonisation des tarifs de facturation des actes des professionnels de santé dans les formations sanitaires. Depuis 2016, date de démarrage de la politique de gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 05 ans, si pour les frais des médicaments et du carburant il existe une harmonisation des prix de facturation, ce n’est pas le cas pour les autres actes des professionnels de santé (consultations, interventions, examens complémentaires et hospitalisation). Pour corriger ces imperfections, une opération d’harmonisation des tarifs de facturation des actes de la gratuité des soins à tous les niveaux de la pyramide sanitaire a été initiée. Ce qui a permis de disposer d’une liste de tarifs harmonisés de facturation d’une part, dans les Centres de santé et de promotion sociale (CSPS), les Centres médicaux (CM), les Centres médicaux avec antenne chirurgicale (CMA) et d’autre part, dans les Centres hospitaliers régionaux (CHR), les Centres hospitaliers universitaires régionaux (CHUR) et les Centres hospitaliers universitaires (CHU). II.3. Le ministre du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises a fait au Conseil six (06) communications. La première communication est relative à l’organisation de la 6ème édition de la Foire internationale multisectorielle de Ouagadougou (FIMO) prévue du 16 au 26 novembre 2023. Placée sous le thème « Quelles résiliences des PME/PMI face aux crises multidimensionnelles actuelles dans une perspective de mise en œuvre de la ZLECAf ? », cette 6ème édition de la FIMO a pour objectif majeur, la promotion et le développement des échanges commerciaux entre les pays participants en leur offrant un cadre d’expression et de rencontres multisectorielles. Environ 200 000 visiteurs et 700 exposants sont attendus à cette rencontre qui met l’accent sur les produits agricoles et agro-industriels, les équipements industriels pour la transformation, les produits de l’élevage, le textile et l’artisanat. La deuxième communication fait le bilan des mesures portant consommation des biens et services locaux par les structures publiques au premier semestre de 2023. L’évaluation de la consommation des structures publiques a été faite sur la base de la situation des achats transmis par chaque département ministériel ou institution.

Sur les 21 départements ministériels et 17 institutions conviés à l’atelier de centralisation des données, 15 ministères et 06 institutions ont répondu présent et ont transmis le point de leurs consommations en biens et services locaux. Le montant du cumul de ces structures s’élève à 65 132 457 705 F CFA. La troisième communication porte sur l’organisation de la 12ème édition du Prix burkinabè de la qualité (PBQ) et des 33èmes Journées nationales de la qualité (JNQ) prévues les 05 et 06 octobre 2023 à Bobo-Dioulasso. Le Prix burkinabè de la qualité vise à promouvoir la qualité et la performance des organismes publics et privés régulièrement installés au Burkina Faso et à récompenser les entreprises les plus méritantes. Quant aux Journées nationales de la qualité, elles se veulent être un cadre de partage d’expérience et un espace de vulgarisation de la qualité. La quatrième communication fait le compte rendu de la participation du Burkina Faso à l’atelier régional d’examen du projet de rapport de l’étude sur les opportunités des chaînes de valeur régionales en Afrique de l’Ouest dans le contexte de la ZLECAf tenu du 12 au 13 juin 2023 à Dakar au Sénégal. Une quarantaine de participants venus d’horizons divers ont présenté et mis en évidence la méthodologie et les limites de l’étude, la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest dans le cadre de la ZLECAf, le ciblage des opportunités et des mesures et orientations stratégiques pour leur promotion. Ainsi, 05 produits et leurs dérivés ont été identifiés comme offrant un potentiel de création ou d’expansion des chaînes de valeur régionales pour les économies de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans le contexte de la ZLECAf. Il s’agit des filières poissons et crustacés, fruits et légumes, fruits à coque (noix de cajou et amandes), farine issue des racines et tubercules et la filière cacao et produits dérivés.

Les participants ont formulé des recommandations parmi lesquelles la prise en compte de certaines filières d’importance vitale pour la sous-région et pour la résilience des populations dans le cadre de la ZLECAf. Il s’agit des filières coton, viande et bétail, oléagineux et mangue. La cinquième communication fait le point de la participation du Burkina Faso à la 64ème série de réunions des Assemblées des Etats membres de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), tenue du 06 au 14 juillet 2023 à Genève en Suisse. Cette 64ème série de réunions a permis entre autres, de passer en revue la politique générale et opérationnelle de l’Organisation et d’examiner les rapports des Comités de l’OMPI, des services mondiaux de l’institution et des autres Assemblées et traités. La délégation burkinabè a mis à profit cette 64ème série de réunions pour échanger avec le Directeur général de l’OMPI et ses directeurs techniques sur les besoins prioritaires de notre pays en matière de propriété intellectuelle. La sixième communication fait le compte rendu de la participation du Burkina Faso à la 3ème édition de l’Exposition économique et commerciale sino-africaine (CAETE), tenue du 28 juin au 02 juillet 2023 à Shangsha en République populaire de Chine. Placée sous le thème « Développement commun pour un avenir partagé », cette 3ème édition de l’Exposition économique et commerciale sino-africaine a permis au Burkina Faso de renforcer ses liens commerciaux avec la République populaire de Chine. Pour cette édition, 1500 exposants ont présenté une riche diversité de produits « made in Africa » aux visiteurs. Les exposants burkinabè ont présenté des produits fabriqués dans notre pays et valorisé la destination Burkina Faso.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES A. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Monsieur Idrissa NANA, Mle 200 327 G, Administrateur civil, 1 ère classe, 5 ème échelon, est nommé Secrétaire permanent de la Fête nationale du 11-Décembre.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

– Monsieur Bazouwine Guy Berthin DABIRE, Mle 59 888 H, Inspecteur des impôts, 1 ère classe, 7 ème échelon, est nommé Chef de département des études fiscales et douanières au Secrétariat permanent du Comité de politique fiscale ; – Monsieur Wendmanegueda Michel YAMEOGO, Mle 117 562 N, Conseiller en statistique et analyse du développement, 1 ère classe, 3 ème échelon, est nommé Chef de département des données et des statistiques au Secrétariat permanent du Comité de politique fiscale ; – Monsieur Kouané II DRABO, Mle 58 564 E, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de la revue des Marchés publics ; – Monsieur Michel Ernest FORO, Mle 32 018 S, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 12ème échelon, est nommé Inspecteur technique du contrôle des marchés publics et des engagements financiers ; – Monsieur Kiswendssida Prosper KABORE, Mle 200 208 R, Contrôleur des impôts, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur du centre départemental des impôts de Bittou.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Commissaires à la Commission de l’informatique et des libertés (CIL) pour un premier mandat de cinq (05) ans : – Monsieur Pascal BAMOUNI, au titre de la Cour de cassation ; – Monsieur Boukary TIEMTORE, au titre des Associations nationales œuvrant dans le domaine des Droits humains.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Monsieur Saturnin PODA, Officier supérieur des forces armées, est nommé Conseiller technique chargé des questions sécuritaires ; – Monsieur Salam Richard KONDOMBO, Mle 225 511 K, Maître de recherche en zootechnie/nutrition et alimentations animales, est nommé Chargé de missions ; – Monsieur Dométierké John Herman HIEN, Mle 91 388 E, Ingénieur en agriculture, 1 ère classe, 9ème échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 075 « Aménagements hydro-agricoles et irrigation», cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des aménagements agro-pastoraux et du développement de l’irrigation ; – Monsieur Abdoulaye DAO, Mle 207 970 S, Ingénieur d’agriculture, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 077 « Economie agricole », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la promotion de l’économie rurale ; – Monsieur Prosper ZEMBA, Mle 116 887 G, Ingénieur d’agriculture, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire (P078), « Programme de développement durable des productions agricoles », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des productions végétales ; – Monsieur Adama BORO, Mle 57 450 V, Ingénieur agronome, 1 ère classe, 11ème échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 079 « Sécurisation foncière, formation professionnelle agricole, organisation des producteurs », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général du foncier, de la formation et de l’organisation du monde rural ; – Monsieur Anlièbèdon Gustave SOME, Mle 95 798 W, Ingénieur d’agriculture, 1 ère classe, 9ème échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 080 « Pilotage et soutien », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des études et des statistiques sectorielles ; – Monsieur Hamadé OUEDRAOGO, Mle 87 299 M, Ingénieur d’élevage, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 082 « Productivité et compétitivité des productions animales », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des productions animales ; – Monsieur Youssoufou SAWADOGO, Mle 369 767 B, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1 ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de la communication et des relations presse ; – Monsieur Basba YANOGO, Mle 96 839 P, Ingénieur en pédologie, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques du Bam.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

– Madame Ana Brigitte GANDEMA/SAWADOGO, Mle 238 628 F, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, catégorie N1, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommée Directrice de l’administration et des finances de l’Ecole nationale de santé publique (ENSP) ; – Madame Carine Estelle OUERMI/YETTA, Mle 238 812 D, Pharmacien spécialiste, catégorie P, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice de la gestion de la chaîne d’approvisionnement en produits de santé ; – Monsieur Wend-Payaadé Dimitri ROAMBA, Mle 328 378 L, Administrateur des services de santé, catégorie N, 1ère classe, 3 ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier régional (CHR) de Tenkodogo ; – Madame Aïssata BARRY, Mle 250 439 M, Médecin généraliste, catégorie PC, 1ère classe, 2ème échelon, est nommée Chef de département de la planification-suivi-évaluation, de la surveillance épidémiologique et de la recherche au Secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme (SP/Palu) ; – Monsieur Alphonse TRAORE, Mle 118 743 W, Biologiste médicale, catégorie N1, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Chef de département de la lutte anti vectorielle au Secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

– Monsieur Serge Eric COMPAORE, Mle 119 833 T, Conseiller des affaires économiques, 1 ère classe, 8ème échelon, est nommé Chef de département de l’analyse et des études prospectives en matière de prix, de fraude et de contrefaçon. ; – Monsieur Bernard BELEMYEGRE, Mle 200 554 P, Conseiller des affaires économiques, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Chef de département des investigations, du contrôle, de la lutte contre la fraude et la contrefaçon.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

– Monsieur Namehidé Ernest KOLOGO, Mle 23 557 Z, Administrateur civil, 1 ère classe, 13ème échelon, est nommé Chargé de missions.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

– Monsieur Oussoufom GOUBA, Mle 277 611 M, Professeur certifié des lycées et collèges, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommé Conseiller technique, en remplacement de Monsieur Kounbèsiounè Marius SOMDA ; – Monsieur Bakary LINGANI, Mle 225 602 P, Ingénieur énergéticien, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de l’énergie conventionnelle ; – Monsieur Daniel NOULA, Mle 104 687 C, Juriste, 1 ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur des hydrocarbures ; – Madame Mireille Marie Alexandra MEDA/NANA, Mle 18 72 Y, Ingénieur électrotechnicien, catégorie C8, E2, est nommée Directrice des énergies renouvelables ; – Monsieur Sana BEGA, Mle 339 888 D, Ingénieur de l’énergie, 1 ère classe, 3 ème échelon, est nommé Directeur de l’efficacité énergétique ; – Monsieur Abdoulaye KOURAOGO, Mle 315 023 B, Conseiller en études et analyses, 1 ère classe, 3 ème échelon, est nommé Directeur du suivi de la règlementation et de la production ; – Madame Sanata BONDO/SEMDE, Mle 358 752 H, Ingénieur de la géologie et des mines, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice du suivi de la réhabilitation et de la fermeture des mines et des sites artisanaux ; – Monsieur Touobèkourè Stanislas Aimé Désiré MEDA, Mle 334 079 W, Ingénieur de la géologie et des mines, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de la géologie ; – Monsieur Sougrounoma Fidèle SAWADOGO, Mle 358 763 G, Ingénieur de la géologie et des mines, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des mines ; – Monsieur Bramma Martial SAMA, Mle 315 003 Y, Ingénieur des travaux de la géologie et des mines, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des exploitations minières artisanales et semi mécanisées ; – Monsieur Hervé 2ème Jumeau KALMOGO, Mle 358 754 K, Ingénieur de la géologie et des mines, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de la promotion des substances de carrières ; – Monsieur Téoviel SOME, Mle 366 273 K, Ingénieur de la géologie et des mines, 1 ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de la réhabilitation des sites de carrières ; – Madame Tinlé Ramata Estelle KOBYAGDA, Mle 313 483 B, Juriste, Conseiller en études et analyses, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice du suivi de la règlementation et de la production des carrières ; – Monsieur Bally André Alphonse 2ème jumeau SAMADOULOUGOU, Mle 358 676 T, Ingénieur des travaux de la géologie et des mines, 1 ère classe, 3 ème échelon, est nommé Chef de département du suivi des projets miniers.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION – Monsieur Wend Yam Serge Boris OUEDRAOGO, Mle 271 887 N, Maître-assistant en sciences et techniques de l’ingénieur-spécialité traitement du signal, catégorie P3, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur général adjoint chargé des Affaires académiques et de la vie de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO).

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration : – de l’Institut des hautes études internationales (INHEI) au titre du ministère des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur ; – de l’Agence nationale de promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC) au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques ; – de l’Agence burkinabè des investissements (ABI) au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises ; – de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE) au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières. Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Institut des hautes études internationales (INHEI), de l’Agence burkinabè des investissements (ABI) et de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE).

 

 

  1. MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut des hautes études internationales (INHEI) pour un premier mandat de trois (03) ans. ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale : – Madame Pélagie KABRE, Mle 217 034 V, Conseiller en gestion des ressources humaines. Au titre du ministère des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur : – Monsieur Issa BORO, Mle 92 317 N, Ministre Plénipotentiaire, en remplacement de Monsieur Saïdou ZONGO. ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’INSTITUT DES HAUTES ETUDES INTERNATIONALES – Madame Alima Alice NEBIE/ZOURE, Mle 002 012 E, Secrétaire de direction, en remplacement de Monsieur Karim LINGANI. Le second décret nomme Monsieur Issa BORO, Mle 92 317 N, Ministre Plénipotentiaire, Président du Conseil d’administration de l’Institut des hautes études internationales (INHEI) pour un premier mandat de trois (03) ans.
  2. MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Agence nationale de promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC) pour un premier mandat de trois (03) ans. Au titre de la Primature : – Monsieur Emmanuel SAWADOGO, Mle 117 004 U, Conseiller en gestion des ressources humaines. Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale : – Monsieur Ousséni GOMBANE, Mle 47 706 N, Ingénieur d’application des techniques informatiques. C. MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret nomme Monsieur Oumarou BARRO, Mle 212 299 B, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises au Conseil d’administration de l’Agence burkinabè des investissements (ABI) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Sa Sylvanus TRAORE.

Le second décret nomme Monsieur Oumarou BARRO, Mle 212 299 B, Conseiller des affaires économiques, Président du Conseil d’administration de l’Agence burkinabè des investissements (ABI) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Sa Sylvanus TRAORE. D. MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE) pour un premier mandat de trois (03) ans. Au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières : – Monsieur Mohamadi BILA, Mle 85 065 R, Economiste-planificateur, en remplacement de Monsieur Souleymane KONATE ; – Monsieur Yassia BELEM, Mle 340 109 V, Ingénieur d’application de l’énergie. Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement : – Monsieur Mamadou BATIENE, Mle 59 058 F, Inspecteur principal des eaux et forêts, en remplacement de Monsieur Augustin KABORE. Au titre du ministère de l’Urbanisme, des affaires foncières et de l’habitat : – Monsieur Moctar SAWADOGO, Mle 205 533 Y, Ingénieur en génie civil Le second décret nomme Monsieur Mohamadi BILA, Mle 85 065 R, Economiste-planificateur, Président du Conseil d’administration de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE) pour un premier mandat de trois (03) ans

Le Porte-parole du Gouvernement

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

Journée nationale de l’arbre 2023 : Abdoul Aziz Tiemtoré et ses amis mettent en terre 350 plants

Le directeur de l’administration des finances du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), Abdoul Aziz Tiemtoré, a organisé, samedi 12 août 2023, un reboisement dans la commune rurale de Koubri. Au total 350 plants ont été mis en terre en vue de renforcer le couvert végétal du Burkina Faso.

Pays sahélien, le Burkina Faso est l’un des pays qui subissent le plus les affres du changement climatique. Dans l’espoir de faire barrage à l’avancée du désert, le gouvernement a initiée la journée nationale de l’arbre dont la 5e édition a été officiellement célébrée, le 15 juillet 2023.

Au total 350 arbres fruitiers ont été mis en terre sur le site de Koubri

Cette année, le directeur de l’administration des finances du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), Abdoul Aziz Tiemtoré, a décidé d’apporter sa pierre. Aussi a-t-il organisé une séance de mise en terre de 350 plants dans la commune rurale de Koubri. « Nous avons organisé un reboisement avec des amis dans le cadre de la journée nationale de l’arbre. Nous avons estimé que nous pouvions contribuer, à notre niveau, au développement de notre pays », a-t-il expliqué.

L’initiateur du reboisement, Abdoul Aziz Tiemtoré s’est engagé pour l’entretien des plants

Ainsi, Abdoul Aziz Tiemtoré et ses amis ont planté principalement des arbres fruitiers, à savoir des manguiers, des orangers, des mandariniers, des papayers… Le directeur de l’administration des finances du CNRST a confié avoir pris toutes les dispositions pour assurer le suivi et surtout la survie de ces plants. « Nous avons prévu un forage et une clôture pour continuer l’entretien de ces arbres ».

Le journaliste Antoine Battiono des « Editions Le Pays » mettant en terre un manguier

Pour rappel, cette 5e édition de la journée nationale de l’arbre est célébrée sous le thème « Arbre, symbole de résilience des communautés dans un contexte d’insécurité ».

Par Philippe BATIONO pour Burkinanews.info

Criminalité urbaine : trois réseaux de malfaiteurs arrêtés dans les filets de la Police nationale

Une arme de type kalachnikov, six (06) pistolets automatiques, des munitions et des engins à deux roues sont entre autres objets saisis des mains de trois (03) réseaux de présumés délinquants démantelés par le Commissariat central de police de la ville de Ouagadougou (CCPO). Composés de plus d’une dizaine d’individus, ces trois (03) groupes de présumés délinquants s’étaient spécialisés dans la commission de plusieurs infractions, dont les agressions et vols à main armée, les cambriolages, la détention illégale d’armes à feu et le recel.

 

Relativement à leur mode opératoire, le premier groupe évoluait dans

Les malfrats opéraient dans la banlieue nord de Ouaga entre Yagma, Pabré, Tampouy et Kamboisin

plusieurs quartiers de la ville, notamment dans la zone du projet ZACA, la Patte d’oie, Ouaga 2000, et Tampouy. Ses membres ciblaient et filaient leurs victimes, généralement celles circulant sur les engins à deux roues, jusqu’à un endroit favorable. Ils les y immobilisaient de manière violente et les dépouillaient de tous leurs biens.

S’agissant du deuxième groupe, ses membres opéraient dans les quartiers comme Kamboinsin, Wapassi, Yagma et dans la commune de Pabré. Certains membres étaient chargés de procéder à la reconnaissance de lieux susceptibles d’être attaqués, faisaient le guet pour s’assurer que toutes les conditions étaient réunies et alertaient les autres membres. Ces derniers surgissaient sur les lieux, tenaient en respect toutes leurs victimes, les dépossédaient de tous leurs biens avant de s’évaporer dans la nature.

Suivant un mode presqu’identique au deuxième groupe, les membres du troisième groupe écumaient les populations de Karpala, Rayongo et la commune de Saaba. Il est à noter que ce résultat est l’aboutissement d’une synergie d’actions entre le CCPO et la Brigade anti-criminalité (BAC), en collaboration avec une Structure communautaire locale de sécurité (SCLS) et les populations.

Un aperçu des armes avec lesquelles opéraient les malfrats

La Police Nationale saisit l’occasion pour réitérer ses remerciements à toutes les populations qui ont contribué à l’atteinte de ce résultat. Elle tient par ailleurs à renouveler son invite à l’ensemble des citoyens à plus de prudence et de vigilance dans leurs déplacements surtout nocturnes.

En rappel, les numéros verts que sont les 17, 16 et 1010 sont toujours à leur disposition pour signaler les cas suspects.

La Police Nationale, une force publique aux services des citoyens !

Burkinanews.info

Cybercriminalité : Un présumé escroc dans les filets de la 3e légion de gendarmerie

La Cellule Police Technique et Scientifique de la Section de Recherches de la 3e Légion de Gendarmerie basée à Ouagadougou, suite à la plainte d’un citoyen, a mis la main sur un présumé cyber-escroc le 15 juillet 2023.

Ce présumé cyber-escroc appâtait ses victimes à travers des ventes de marchandises en ligne dans un groupe Facebook dénommé “haroun apple”. En effet, dès qu’il a un client, il se fait payer par Mobile money sur simple envoi via WhatsApp d’un faux reçu d’expédition libellé au nom d’une société de transport de la place.

Plus d’une dizaine de victimes ont été enregistrées et le préjudice qu’elles ont subi s’élève à plus de deux millions (2.000.000) de francs CFA. Le présumé cyber-escroc a été conduit devant le Procureur du Faso, près le Tribunal de grande instance de Ouaga II.

La Gendarmerie nationale saisit l’occasion pour inviter les populations à plus de prudence dans les achats en ligne.

Pour dénoncer tout cas suspect, contacter la Brigade numérique de veille, d’alerte et d’assistance de la Gendarmerie Nationale via l’application « Ma Gendarmerie BF » ou le site web www.magendarmeriebf.com. Contacter la Brigade de Gendarmerie ou le commissariat de Police le plus proche en appelant les numéros verts ci-après : 16 ; 17 et 1010.

Burkinanews.info

Ouaga : plus d’une trentaine de kilogrammes de drogue saisie des mains d’une quadragénaire

La Police nationale, à travers le service de l’Unité Anti-Drogue (UAD), a mis aux arrêts une quadragénaire qui s’adonnait à la vente de stupéfiants dans la ville de Ouagadougou. Elle menait ses activités illicites en complicité avec son conjoint. En effet, le mode opératoire du couple consistait à faire venir à Ouagadougou des plaquettes de cannabis via les transporteurs ou des personnes intermédiaires en provenance des pays voisins. Une fois sur place, le conjoint de la dame prélève une partie de la « marchandise » qu’il emporte avec lui sur des sites d’orpaillage dans le Sanguié pour vendre. L’autre partie, la quadragénaire se charge de son écoulement sur place en ravitaillant les dealers et consommateurs par livraison à domicile.

Un aperçu de la drogue saisie des mains de la quadragénaire

Les enquêteurs ont réussi, au moment de son interpellation, à saisir trente-huit (38) kilogrammes de cannabis, deux (02) paquets de papiers de conditionnement et une moto. La Police Nationale remercie une fois de plus les citoyens grâce à qui ces investigations ont abouti. Elle tient également à rappeler à tous l’impérieuse nécessité de redoubler de vigilance face au phénomène grandissant du trafic des stupéfiants dans les cités. Elle les invite par ailleurs à toujours poursuivre la dynamique de la collaboration avec les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) afin de venir à bout de l’insécurité sous toutes ses formes pour des cités pleines de quiétude.

La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

Burkinanews.info

Burkina : l’otage roumain Iulian Ghergut a été libéré

Les autorités roumaines ont annoncé mercredi 9 août que leur ressortissant, enlevé au Burkina Faso en 2015 par un groupe jihadiste proche d’Al-Qaeda, n’était plus détenu. C’est une captivité de huit ans qui s’est achevée pour Iulian Ghergut. La Roumanie a annoncé mercredi la libération du plus ancien otage occidental encore détenu au Sahel, enlevé au Burkina Faso en 2015 par un groupe jihadiste rallié à Al-Qaeda. Aujourd’hui âgé de 47 ans, l’homme «est actuellement en sécurité sur le territoire de la Roumanie», où il est rentré aujourd’hui, a indiqué le ministère roumain des Affaires étrangères, qui a salué le Maroc dans un communiqué pour son «soutien important».

Le président roumain, Klaus Iohannis, a félicité sur Twitter (renommé X) «toutes les institutions roumaines impliquées pour leurs efforts continus», et a remercié les «partenaires extérieurs qui ont soutenu» la Roumanie «dans cette entreprise difficile». La mère de Iulian Ghergut, qui a appris la nouvelle par la télévision, s’est déclarée «surprise» auprès de la chaîne roumaine Digi24, décrivant «huit ans sans nouvelles ni aucun espoir de revoir» son fils. «Nous avons pleuré mais tout ce qui compte, c’est d’être heureux qu’il rentre à la maison», a-t-elle ajouté.

Officier de sécurité d’une mine de manganèse dans le nord du Burkina Faso, près des frontières du Mali et du Niger, Iulian Ghergut avait été enlevé le 4 avril 2015 par cinq hommes armés du groupe jihadiste Al-Mourabitoune, dont les membres ont ensuite rejoint le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim, selon son acronyme arabe), lié à Al-Qaeda. Le Jnim s’est rendu responsable de multiples enlèvements d’otages occidentaux dans la région dite des «trois frontières» ces dernières années.

La libération de Iulian Ghergut intervient après celles de plusieurs otages occidentaux ces derniers mois. En mai dernier, le chirurgien australien Kenneth Elliott, 88 ans, a été libéré après sept ans de captivité. Il avait été enlevé au Burkina Faso par un groupe jihadiste lié à Al-Qaeda en janvier 2016 avec son épouse, rapidement relâchée. En mars, le journaliste français Olivier Dubois, correspondant de Libération, du Point et de Jeune Afrique au Mali, a été libéré en même temps que l’humanitaire américain Jeffery Woodke. Olivier Dubois avait été kidnappé par le Jnim le 8 avril 2021 à Gao, dans le nord du Mali, où il s’était rendu pour interviewer le chef jihadiste Abdallah Ag Albakaye.

Plusieurs otages occidentaux sont encore détenus au Sahel, dont le Sud-Africain Gerco Van Deventer. Kidnappé en novembre 2017 au sud de la Libye, il avait été revendu à des jihadistes sévissant au Mali et avait notamment partagé plus d’un an de captivité avec Olivier Dubois. Trois Italiens restent également otages dans la région. Rocco Antonio Langone, Maria Donata Caivano, 64 et 62 ans, et leur fils Giovanni, 43 ans, vivaient dans une communauté religieuse du sud du Mali avant d’être faits prisonniers en mai 2022. Leur enlèvement pourrait à nouveau être le fait du Jnim. Le prêtre allemand Hans-Joachim Lohre, kidnappé à Bamako en novembre dernier, est quant à lui porté disparu. En plus de ces otages occidentaux particulièrement médiatisés, de nombreux citoyens maliens, burkinabè ou nigériens sont toujours détenus par des organisations jihadistes, des milices communautaires ou des groupes armés non identifiés.

Burkinanews.info avec Libération

Burkina : le port du Faso Dan Fani à l’école dès la prochaine rentrée

Le gouvernement burkinabè, à travers le ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, a adopté un décret portant institution de la tenue scolaire en Faso Dan Fani. Selon le ministre Joseph André Ouédraogo, le port de la tenue scolaire en Faso Dan Fani sera progressif, flexible et non contraignant sur une période de quatre ans. Ce sera chaque lundi pour les élèves du post-primaire et du secondaire dans les villes de Bobo-Dioulasso, Koudougou, Ouagadougou et Sabou dans un premier temps. Cela, sur une période de quatre années scolaires.

Le ministre en charge de l’éducation a assuré que la phase pilote débutera à la rentrée scolaire 2023-2024 avec les élèves du post-primaire et du secondaire tant du public que du privé dans les villes sus-citées. « Aucun apprenant ne sera exclu de l’école du fait du non-respect de la mesure du port du Faso Dan Fani », a-t-il confié. Par contre, le choix des motifs et des couleurs sera laissé à la discrétion des chefs d’établissements.

Burkinanews.info

2e Sommet « Russie-Afrique » : le Président de la Transition, Chef de l’Etat à Saint Pétersbourg

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré a quitté ce jour Ouagadougou pour Saint Pétersbourg au nord-est de la Russie où se tiendront du 27 au 28 juillet prochain le 2e sommet et le Forum économique et humanitaire «Russie-Afrique».

Placé sous le thème : « pour la paix, la sécurité et le développement », le sommet va regrouper une cinquantaine de Chefs d’Etat et de gouvernement du continent africain autour du Président russe Vladimir Poutine dans le but d’instaurer un nouveau partenariat mutuellement bénéfique entre la Russie et le continent.

La participation du Chef de l’Etat à cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération voulue et affirmée entre notre pays et la Fédération de Russie dans la perspective de trouver des solutions à la double crise sécuritaire et humanitaire à laquelle notre pays fait face depuis plus de sept ans.

Le sommet et le forum économique et humanitaire de Saint Pétersbourg se veulent alors des tremplins pour explorer tous les domaines de coopération, notamment la politique, la sécurité, les relations économiques, la science et la technologie, ainsi que les sphères culturelles et humanitaires.

Outre sa participation au sommet, le Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré aura des échanges bilatéraux et accordera des audiences, toujours dans le cadre de la recherche des solutions pour la sécurisation et le développement du Burkina Faso.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Situation sécuritaire : le conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine échange avec le Chef de l’Etat

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré a eu ce lundi 24 juillet 2023, dans la matinée, une séance de travail avec le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine. Présents à Ouagadougou pour une mission d’évaluation de la Transition, les membres du Conseil ont échangé avec le Capitaine Ibrahim Traoré sur les questions sécuritaires.

« Nous avons essayé d’expliquer les objectifs de notre mission, qu’il a bien compris. Durant nos échanges, il a bien voulu apporter sa contribution en nous expliquant un peu la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays et donc ses priorités », a déclaré le président du mois du Conseil de Paix et de Sécurité, l’Ambassadeur, représentant permanent du Sénégal auprès de l’Union africaine, Mohamed Lamine Thiaw.

Selon le président du mois, « les échanges ont été assez fructueux et il y a eu une approche consensuelle entre son excellence monsieur le Président de la Transition et le Conseil de Paix et de Sécurité ». Le Conseil va poursuivre les échanges avec le chef du gouvernement, le Corps diplomatique et les représentants de l’Union africaine. Déjà la mission a rencontré des membres du gouvernement où tous les sujets qui sont au centre des préoccupations du peuple burkinabè ont été abordés.

Les membres du Conseil ont également effectué un déplacement au camp des personnes déplacées internes à Nagréongo dans la région du Plateau central où ils se sont entretenus avec les déplacés. « Nous leur avons exprimé notre solidarité. Nous leur avons également assuré que le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine va tenter de trouver des solutions à leur situation », a conclu Mohamed Lamine Thiaw.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso.

Lutte contre le terrorisme : Le Chef de l’Etat chez des familles des FDS tombés au front

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré a rendu une visite inopinée le samedi 22 juillet 2023 à des familles des éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS) tombés sur le champ d’honneur pour la patrie.

S’enquérir des conditions de vie des veuves et des orphelins, réconforter et encourager les familles des soldats tombés au front, c’est ce qui a conduit le Chef de l’Etat le Capitaine Ibrahim Traoré aux domiciles du gendarme Siambou Ouattara, du policier Philipe Coulibaly et du militaire Théophile Taoudyendé. Ils ont payé le sacrifice suprême pour la défense de la patrie.

« On est passé vous rendre visite ce matin pour vous témoigner nos encouragements, s’enquérir de vos nouvelles et voir si tout va bien », a déclaré le Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré aux différentes familles visitées. « Je n’avais jamais imaginé et je n’avais jamais cru qu’un jour le Chef de l’Etat allait nous rendre visite », a déclaré Lucie Bognana, veuve du policier Philipe Coulibaly, toute émue. Pour elle, cette visite du Chef de l’Etat est un motif de soulagement.

Le chef de l’Etat a réconforté les familles des soldats tombés au front dans la lutte contre le terrorisme

« Cette visite nous réconforte et nous remonte le moral », a soutenu Souleymane Ouattara, père du défunt gendarme Siambou Ouattara qui a dit des bénédictions et des prières pour une fin victorieuse de la guerre contre le terrorisme. « Je ne savais pas que le Chef de l’Etat pouvait rendre visite à ma modeste personne. Vraiment je suis très émue », a déclaré Mme Taoudyendé/Sawadogo Roselyne, veuve du militaire Théophile Taoudyendé qui a partagé sa conviction de la victoire des Forces de défense et de sécurité sur les groupes armés terroristes.

Les différentes familles ont traduit leur gratitude au Chef de l’Etat pour les messages d’encouragement et pour le soutien manifesté. A cette occasion, le Président de la Transition a réaffirmé son engagement à mettre tout en œuvre pour une prise en charge adéquate des pupilles de la Nation et pour assurer la formation des veuves aux métiers dans les différents centres de formation des Forces armées nationales afin de leur permettre d’avoir une autonomie financière. « En perspective, il y a une agence que nous sommes en train de créer à la Présidence pour s’occuper des veuves, des orphelins et des blessés », a annoncé le Chef de l’État.

Il a également rappelé son engagement et sa détermination à conduire notre pays à la victoire contre les forces du mal. « Le combat que nous avons engagé, c’est également pour que nos héros puissent dormir en paix », a-t-il soutenu.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Opérationnalisation des forces combattantes : le Président de la Transition visite des unités combattantes en formation

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré est allé, ce samedi 22 juillet 2023 matin, visiter et encourager les unités combattantes en formation.

Ces unités sont composées des militaires issus des écoles de formation de Pô, de Bobo-Dioulasso et de Ouagadougou, qui reçoivent une formation opérationnelle au combat depuis un mois environ. A l’issue de cette visite, le Chef de l’Etat note que le travail évolue très bien et que le plus important reste l’instruction qu’elles reçoivent. « Ce sont des unités conçues pour créer l’insécurité au sein de l’ennemi », a souligné le Capitaine Ibrahim Traoré.

Le Président de la Transition a aussi rappelé que « grâce au vaillant peuple burkinabé, (…) des acquisitions sont déjà faites en termes de moyens de combat », dont une partie se trouve sur le site de formation visité. Et le Chef de l’Etat a justement constaté la présence de ce matériel divers (véhicules de combat et armements) acquis avec les contributions des Burkinabè, qui servent pour la formation des unités et qui vont également servir sur le terrain de combat.

Un aperçu des armes acquises dans le cadre de la lutte contre le terrorisme

Ces unités en formation seront déployées dans quelques jours en appui aux forces combattantes déjà sur le terrain. Le Chef de l’Etat les a invitées, pour ce faire, à bien s’entrainer pour maîtriser les techniques et la tactique et à travailler avec les VDP une fois déployées. « Votre rôle c’est d’empêcher l’ennemi d’être en sécurité chez nous », a soutenu le Président de la Transition qui les a encouragées en effectuant, avec eux, des exercices de tirs.

Sur la question des commentaires de certains burkinabè ces derniers temps sur l’instauration de nouvelles taxes pour soutenir l’effort de guerre, le Chef de l’Etat a été clair : « C’est le peuple qui fait sa guerre. Tout le matériel que vous voyez vient des efforts de la population, c’est elle qui a contribué ». Il a souligné que toutes les taxes instaurées servent à faire des commandes de matériels de combat, à l’entrainement des hommes et à conduire la guerre. Il est du devoir du gouvernement, de mieux expliquer aux populations, a-t-il conclu.

Du matériel roulant et des blindés ont également été acquis

Le Président de la Transition félicite donc le peuple pour cet engagement et les efforts consentis par chaque Burkinabè pour soutenir la guerre. « Tout ce que nous faisons actuellement c’est en toute souveraineté », a-t-il martelé. « On est très serein, on est en bloc et on avance », a dit le Capitaine Ibrahim Traoré.

Dans cette dynamique enclenchée contre les groupes armés terroristes, de nouveaux partenaires viennent en appui aux efforts des contribuables burkinabè dans la conduite de la guerre.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Burkina : Création d’une Caisse de dépôt et d’investissement chargé de constituer des réserves d’or pour le pays

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, a présidé ce mercredi 19 juillet 2023, le Conseil des ministres qui a examiné plusieurs dossiers inscrits à son ordre du jour dont la création d’une Caisse de dépôt et d’investissement qui vient remplacer la Caisse de dépôt et de consignation.

Au titre des délibérations, le ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective a adopté un avant-projet de loi portant création de la Caisse de dépôt et d’investissement du Burkina Faso (CDI-BF). Pour le ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospective, Aboubacar Nacanabo, cette caisse est née suite à la dissolution de la Caisse de dépôt et de consignation en raison de problèmes de fonctionnement.

Cette nouvelle version de la caisse présente plusieurs innovations à savoir le changement de dénomination pour prendre en compte l’aspect investissement, la reconfiguration du Conseil de surveillance pour plus transparence et enfin l’aspect participatif des acteurs concernés dans le processus de mise en place de la caisse.

La CDI-BF aura pour missions notamment de promouvoir, gérer et protéger l’épargne populaire en facilitant la création ou la mise en place d’instruments financiers alternatifs innovants en complémentarité des outils du secteur financier existant. Elle est également chargée de recevoir, acquérir, conserver et gérer l’or acquis par l’Etat et ses démembrements ainsi que les saisies et confiscations d’or sur le territoire national, en vue de constituer les réserves d’or du pays.

Par ailleurs, la nouvelle caisse servira de de pôle d’expertise en ingénierie financière au service de l’Etat et ses démembrements ainsi que de centre de maturation des grands projets de développement du pays. Mais aussi de prendre des participations dans les sociétés minières et les entreprises présentant un intérêt stratégique pour l’Etat.

La création de cette nouvelle caisse devrait permettre de porter les grands projets de développement du Burkina Faso. Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

COMPTE-RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 19 JUILLET 2023

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 19 juillet 2023, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 11 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte conditions d’organisation, d’administration des épreuves et de publication des résultats des examens professionnels et des concours de la Fonction publique d’Etat. Ce décret est une relecture du décret n°2020- 0463/PRES/PM/MFPTPS/MINEFID/MDEMP du 12 juin 2020 portant conditions d’organisation, d’administration des épreuves et de publication des résultats des examens professionnels et des concours de la Fonction publique d’Etat. La relecture de ce décret vise à adapter l’organisation des examens professionnels et des concours à l’évolution technologique et institutionnelle et l’internalisation des plateformes econcours. L’adoption de ce décret permettra la résolution des difficultés rencontrées dans l’organisation des examens professionnels et des concours de la Fonction publique d’Etat et le renforcement des valeurs d’équité, d’égalité et de transparence.

Le second décret porte adoption du Guide méthodologique d’élaboration des manuels de procédures dans l’Administration publique. Ce Guide méthodologique d’élaboration des manuels de procédures fournit aux départements ministériels et institutions un outil consensuel pour une description harmonisée des procédures en vigueur dans l’Administration publique. Il s’inscrit dans le cadre de l’application des dispositions du décret n°98-373/PRES/PM/MFPDI du 15 septembre 1998 portant généralisation des manuels de procédures et des tableaux de bord dans les Administrations publiques et du décret n°2017-0824/PRES/PM/MFPTPS du 19 septembre 2017 portant charte de qualité du service public. L’adoption de ce décret permet aux ministères et institutions de disposer d’un outil consensuel pour l’élaboration des manuels de procédures en vue de renforcer l’efficacité des structures publiques dans la fourniture des prestations de qualité à leurs clients.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR                                                                                                                                  Le Conseil a adopté trois (03) rapports.

Le premier rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Tchad auprès du Burkina Faso. Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Mahamat Saleh ADOUM, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Tchad auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

Le deuxième rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de l’Union européenne auprès du Burkina Faso. Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Daniel ARISTI GAZTELUMENDI, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de l’Union européenne auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

Le troisième rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire des Etats Unis d’Amérique auprès du Burkina Faso. Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Madame Joann Marie LOCKARD, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire des Etats Unis d’Amérique auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté cinq (05) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de loi portant création de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso (CDI-BF). Le 16 décembre 2022, le Gouvernement a décidé de la dissolution de la Caisse des dépôts et consignations du Burkina Faso (CDC-BF) suite aux multiples difficultés qui empêchaient ladite structure d’atteindre ses objectifs. Une commission a été mise en place, chargée d’identifier les actions et mesures prioritaires dans la perspective de la mise en place d’une nouvelle caisse de dépôts viable, fruit d’un consensus de toutes les composantes impliquées. Conformément aux orientations du Gouvernement, cette commission a proposé une loi qui prend en compte les préoccupations de l’ensemble des acteurs. Cette nouvelle loi abroge celle en vigueur et dissout la CDC-BF pour laisser place à la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso (CDI-BF).

Ce projet de loi comporte plusieurs innovations. Il s’agit essentiellement pour la nouvelle structure :

– de promouvoir, gérer et protéger l’épargne populaire en facilitant la création ou la mise en place d’instruments financiers alternatifs innovants en complémentarité des outils du secteur financier existant ;

– de recevoir, acquérir, conserver et gérer l’or acquis par l’Etat et ses démembrements ainsi que les saisies et confiscations d’or sur le territoire national, en vue de constituer les réserves d’or du pays ;

– de servir de pôles d’expertise en ingénierie financière au service de l’Etat et ses démembrements ;

– de servir de centre de maturation des grands projets de développement du pays ;

– de prendre des participations dans les sociétés minières et les entreprises présentant un intérêt stratégique pour l’Etat.

La création de cette nouvelle caisse devrait permettre de porter les grands projets de développement du Burkina Faso. Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant règlementation de l’aliénation des biens mobiliers et matériels réformés et assimilés de l’Etat et de ses démembrements. L’aliénation d’un bien de l’Etat ou de ses démembrements désigne le transfert de la propriété de ce bien à une personne physique ou morale à titre onéreux. Ce décret est une relecture du décret n°2011-575/PRES/PM/MEF du 18 août 2011 portant règlementation de l’aliénation des biens mobiliers et matériels réformés et assimilés de l’Etat et de ses démembrements en vue de corriger les insuffisances, clarifier le rôle des acteurs et offrir un cadre juridique et règlementaire à la vente en ligne. La principale innovation est la digitalisation des opérations de vente aux enchères publiques avec la possibilité donnée au public de faire un enchérissement en ligne. L’adoption de ce décret permet de renforcer la transparence dans les opérations et l’accès du public au processus de la vente aux enchères publiques.

Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant création d’un Etablissement public de l’Etat à caractère administratif (EPA) dénommé « Burkina Suudu Bawdè (BSB) ». Le BSB fusionne désormais les Centres de l’Agence nationale de la formation professionnelle de Ouagadougou (ANFP), le Centre d’évaluation et de formation professionnelle de Ouagadougou (CEFPO), le Centre de formation professionnelle industrielle de Bobo-Dioulasso (CFPI-B), le Centre de formation professionnelle de référence de Ziniaré (CFPR-Z) et le Secrétariat permanent de la Commission nationale de la certification (SP/CNC). Le Burkina Suudu Bawdè a pour mission de contribuer à la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de développement des compétences techniques et professionnelles. L’adoption de ce décret permettra de mieux organiser et coordonner les actions de formation professionnelle en vue d’améliorer l’offre et la qualité de la formation professionnelle au Burkina Faso.

Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant création, attributions et fonctionnement de Burkina Yîn-wisgr Meta (B.Y.M.). Le Burkina Yîn-wisgr Meta a pour mission d’assurer le développement des infrastructures sportives civiles et la promotion de la médecine du sport. De façon spécifique, il est chargé entre autres, de réaliser et/ou réhabiliter les infrastructures sportives de l’Etat, de contrôler la conformité des constructions des infrastructures sportives avec les normes de sécurité et d’hygiène en vigueur et d’élaborer les normes techniques, la classification et le répertoire des infrastructures et équipements médico-sportifs, sportifs et de loisirs. Cette nouvelle structure est une fusion de l’Office de gestion des infrastructures sportives (OGIS), de l’Office de gestion du Palais des sports de Ouaga 2000 (OGPSO 2000), du Centre national médico-sportif (CNMS) et du Secrétariat technique des infrastructures sportives et de loisirs (ST/ISL). L’adoption de ce décret permet la création de Burkina Yîn-wisgr Meta en vue d’optimiser la gestion des infrastructures sportives pour plus d’efficacité et d’efficience.

Le cinquième rapport est relatif à un projet de décret portant modification du décret n°2013-1053/PRES/PM/MATS/MEF du 11 novembre 2013 portant création de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI), ensemble ses modificatifs. Ce décret modificatif place désormais l’ANSSI, relevant précédemment de la Primature, sous la tutelle technique du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques pour une période transitoire maximale de vingt-quatre (24) mois. L’adoption de ce décret permet à l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information d’avoir un ancrage institutionnel adéquat à même de consolider son fonctionnement et de lui permettre par la suite d’assurer efficacement ses missions.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte approbation des statuts particuliers de Burkina Suudu Bawdè (BSB). L’adoption de ce décret permet à Burkina Suudu Bawdè de se doter de textes règlementaires pour accomplir efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère administratif.

Le second décret porte approbation des statuts particuliers de Burkina Yîn-wisgr Meta (B.Y.M). L’adoption de ce décret permet à Burkina Yîn-wisgr Meta de se doter de textes règlementaires pour accomplir efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère administratif.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso à la 111ème session ordinaire de la Conférence internationale du travail, tenue du 05 au 16 juin 2023 à Genève en Suisse. Cette Conférence placée sous le thème « la justice sociale pour tous » a permis aux différents pays de s’accorder sur la nécessité de promouvoir une action renforcée, coordonnée et cohérente en faveur de la justice sociale. A cette occasion, le Burkina Faso a rappelé à l’Organisation internationale du travail (OIT) sa mission de justice sociale et relevé la persistance des injustices, des inégalités et de l’insécurité dans le monde du travail. Notre pays a par ailleurs fait le point de la situation sécuritaire et des actions entreprises par le Gouvernement de la Transition pour la restauration de l’intégrité du territoire.

II.2. Le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective assurant l’intérim du ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso à la 22ème session ordinaire des Etats signataires du Code de conduite de La Haye contre la prolifération des missiles balistiques (HCoC), tenue les 15 et 16 juin 2023 à Vienne en Autriche. Les Etats signataires ont souligné l’importance du HCoC en tant que partie prenante de l’architecture mondiale de non-prolifération et comme élément important pour contrer la prolifération des missiles balistiques. Cette 22ème session a permis à notre pays de réitérer sa volonté d’œuvrer pour l’édification d’un monde paisible exempt de toute menace d’armes de destruction massive. Le Burkina Faso a également insisté sur la nécessité de prendre des mesures efficaces afin d’éviter l’utilisation des armes de destruction massive par les terroristes dans le monde et en particulier dans le Sahel et dans notre pays.

II.3. Le ministre du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises a fait au Conseil le bilan de la rencontre nationale Etat/Secteur privé (RNESP) 2023 du Cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/Secteur privé (CODESP), tenue les 03 et 04 juillet 2023 à Bobo-Dioulasso. L’édition 2023 de la rencontre Etat/Secteur privé a mobilisé environ huit cent (800) participants issus de l’Administration publique, du Secteur privé, des Organisations de la société civile et des Partenaires au développement. Elle a permis de recenser plusieurs préoccupations du secteur privé parmi lesquelles :

– la mobilisation du foncier pour les investissements productifs ;

– l’aménagement des zones industrielles ;

– le renforcement des services fonciers ruraux ;

– la régulation du marché par les Autorisations spéciales d’importations (ASI).

A l’issue de la rencontre, le secteur privé à travers la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso a pris deux engagements, à savoir : – l’aménagement et la viabilisation de la Zone d’activités diverses (ZAD) de Bobo-Dioulasso ;

– le financement de l’étude de faisabilité pour la création d’un guichet unique de la promotion immobilière sous l’égide du ministère en charge de l’habitat. Par ailleurs, le Secteur privé, le Forum Africallia 2023 et le personnel de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso ont apporté respectivement une contribution de 500 millions F CFA, 50 millions F CFA et 17 millions F CFA pour soutenir l’effort de guerre.

II.4. Le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la 7 ème édition de la Semaine de la sécurité routière, prévue du 07 au 13 août 2023 à Bobo-Dioulasso. Placée sous le thème « mon casque, mon compagnon de route », cette édition se veut une interpellation pour une intégration du port du casque dans les habitudes des conducteurs d’engins à deux-roues motorisés. Au cours de cette édition, plusieurs activités sont prévues notamment des séances de sensibilisation sur la sécurité routière, des actions de contrôles routiers sur le non port du casque et de la ceinture de sécurité, l’utilisation du téléphone en circulation et l’excès de vitesse. La cérémonie officielle de lancement des activités se tiendra sous le patronage de Son Excellence Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES A. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

– Monsieur Sylvain ZONGO, Mle 247 150, Conseiller des affaires étrangères, 1 ère classe, 5 ème échelon, est nommé Directeur des affaires juridiques et des litiges ;

– Monsieur Hamadou KOBANKA, Mle 24 098 M, Inspecteur du travail, 1 ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur général de la protection sociale.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Monsieur Frédéric COMPAORE, Mle 31 23, Sous-officier de la gendarmerie, est nommé Contrôleur à la Coordination nationale de contrôle des forces de police ;

– Monsieur Issouf DJIRE, Mle 32 00, Sous-officier de la gendarmerie, est nommé Contrôleur à la Coordination nationale de contrôle des forces de police ;

– Monsieur François NITIEMA, Sous-officier de la gendarmerie, est nommé Contrôleur à la Coordination nationale de contrôle des forces de police ;

– Monsieur Zinouènou Francis NION, Mle 31 739 B, Commissaire principal de police, 1ère classe, 4 ème échelon, est nommé Contrôleur à la Coordination nationale de contrôle des forces de police ;

– Monsieur Sériba OUATTARA, Mle 217 573 D, Officier de police, catégorie 2, 2 ème échelon, est nommé Contrôleur à la Coordination nationale de contrôle des forces de police ;

– Monsieur Daouda OUEDRAOGO, Mle 29 085 Y, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème classe, 4ème échelon, est nommé Contrôleur à la Coordination nationale de contrôle des forces de police ;

– Monsieur Ouintaré OUEDRAOGO, Mle 24 377 C, Commissaire divisionnaire de police, 2 ème échelon, est nommé Contrôleur à la Coordination nationale de contrôle des forces de police ;

– Monsieur Idrissa OUOBA, Mle 31 71, Sous-officier de la gendarmerie, est nommé Contrôleur à la Coordination nationale de contrôle des forces de police ;

 – Monsieur Joachim SANKARA, Mle 31 796 D, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème classe, 3ème échelon, est nommé Contrôleur à la Coordination nationale de contrôle des forces de police ;

– Monsieur Ali SAWADOGO, Mle 260 702 K, Officier de police, catégorie 2, 2ème classe, 3ème échelon, est nommé Contrôleur à la Coordination nationale de contrôle des forces de police ;

– Monsieur Windjirèma SOME, Sous-officier de la gendarmerie, est nommé Contrôleur à la Coordination nationale de contrôle des forces de police ;

– Monsieur Arsène Marie Wilfried BADOLO, Officier de l’armée, est nommé Directeur des enseignements et des programmes de l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC) ;

– Monsieur Ouesseni LOGORA, Mle 109 748 B, Lieutenant de police, est nommé Préfet du département de Tchériba, Province du Mouhoun.

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

– Madame Adiara KOUSSOUBE/SAYAOGO, Mle 46 651 G, Conseiller des affaires étrangères, 1 ère classe, 11ème échelon, est nommée Ambassadeur, Inspecteur général des services ;

– Monsieur Wendemanagdé Edouard OUEDRAOGO, Mle 104 402 D, Conseiller des affaires étrangères, 1 ère classe, 10ème échelon, est nommé Ambassadeur, Inspecteur technique des services.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

– Monsieur Assane OUEDRAOGO, Mle 334 256 M, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommé Contrôleur interne du Projet Yeleen d’électrification rurale ;

– Monsieur Salif OUEDRAOGO, Mle 56 702 G, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 12ème échelon, est nommé Chef de département du contrôle des services financiers et comptables.

AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

 – Monsieur Alassane OUEDRAOGO, Mle 111 319 H, Conseiller des affaires économiques, 1 ère classe, 9ème échelon, est nommé Conseiller technique.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Irénée BONKOUNGOU, Mle 212 349 F, Conseiller en économie et en développement, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de la prospective, de la planification et du suivi-évaluation ;

– Monsieur Mohamed DAO, Mle 247 519 C, Administrateur civil, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Secrétaire général de l’Université de Ouahigouya.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

– Monsieur Koungbèpuo SOME, Mle 119 299 C, Inspecteur du trésor, 1 ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) ;

– Monsieur Yacouba DIAKITE, Mle 238 394 Z, Conseiller des services touristiques et hôteliers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de la Culture, des arts et du tourisme du Centre-Est.

AU TITRE DU SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT ET DU CONSEIL DES MINISTRES

– Monsieur Seydou OUEDRAOGO, Mle 217 042 L, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;

– Monsieur Wiobepoui Ignace BATIONO, Mle 247 448 A, Conseiller en archivistique, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommé Chef du département du Journal Officiel et des publications ;

– Monsieur Souleymane SOARE, 247 291 X, Conseiller en archivistique, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Chef du département des archives et de la documentation.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration : – de l’Institut géographique du Burkina Faso (IGB) au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement ;

– du Centre de formation professionnelle industrielle de Bobo-Dioulasso (CFPI-B), du Fonds d’appui au secteur informel (FASI) et de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi ;

– des Editions SIDWAYA au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme.

Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration du Centre de formation professionnelle industrielle de Bobo-Dioulasso (CFPI-B) et de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE).

MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Institut géographique du Burkina Faso (IGB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières : – Monsieur Artio HIEN, Mle 334 078 X, Ingénieur de la géologie et des mines.

Au titre du ministère de l’Urbanisme, des affaires foncières et de l’habitat : – Monsieur Larba OUEDRAOGO, Mle 237 135 Z, Ingénieur géomètre.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective : – Madame Pauline Oho BOGNOUNOU/KAMBOU, Mle 430 909 U, Inspecteur des impôts.

MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

Le Conseil a adopté huit (08) décrets. Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre de formation professionnelle industrielle de Bobo-Dioulasso (CFPI-B) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi : – Madame Laurencia NAPON/SANOU, Mle 117 344 B, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente ;

– Madame Apolline Marie Rolande Pêg-wendé KIEMTARBOUMBOU/BALKOUMA, Mle 324 698 N, Conseiller en emploi et en formation professionnelle.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective : – Monsieur Léopold M’Wintouro HIEN, Mle 245 178 J, Administrateur des services financiers.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CONSEIL NATIONAL DU PATRONAT BURKINABE (CNPB) – Monsieur Abdoulaye KONATE, Mle PK 587, Directeur industriel.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU BURKINA FASO (CCI-BF) – Monsieur Siaka COULIBALY, Président Directeur-Général Prime Oil SA.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL ADMINISTRATIF DU CFPI-B – Monsieur Blahima COULIBALY, Mle 256 ANPE, Formateur.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL FORMATEUR DU CFPI-B – Monsieur Dazié Sylvain GNOUMOU, Mle 248 183 E, Professeur certifié de l’enseignement technique.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CHAMBRE DES METIERS DE L’ARTISANAT DU BURKINA FASO (CMA-BF) – Monsieur Souro SANOU, Artisan/soudeur, Elu consulaire.

Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre de formation professionnelle industrielle de Bobo-Dioulasso (CFPI-B) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation : – Monsieur Mipro HIEN, Mle 59 238 B, Enseignant-chercheur.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA MAISON DE L’ENTREPRISE – Monsieur Moumouni KONATE, Directeur général de la savonnerie parfumerie du Houet.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE GROUPEMENT PROFESSIONNEL DES INDUSTRIELS – Monsieur Zana TRAORE, Mle HIS 99 186, Conseiller d’entreprise.

Le troisième décret nomme Madame Laurencia NAPON/SANOU, Mle 117 344 B, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, Présidente du Conseil d’administration du Centre de formation professionnelle industrielle de Bobo-Dioulasso (CFPI-B) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le quatrième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds d’appui au secteur informel (FASI) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques : – Monsieur Guétawendé Clovis Kader Yabyiri KABORE, Mle 33 780 N, Ingénieur d’agriculture.

Au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises : – Monsieur Soulemane SODRE, Mle 212 608 M, Conseiller des affaires économiques.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE SECRETARIAT PERMANENT DES ENGAGEMENTS NATIONAUX ET DES PROGRAMMES D’URGENCE – Monsieur Abdoul Karim SANON, Economiste gestionnaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DU FONDS D’APPUI AU SECTEUR INFORMEL (FASI) – Monsieur Touwindsida BAMOGO, Mle 02 045 B, Agent de crédit, en remplacement de Monsieur Hamidou COMPAORE.

Le cinquième décret renouvelle le mandat de Monsieur Hamadou KABORE, Mle 52 169 J, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration du Fonds d’appui au secteur informel (FASI) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le sixième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi : – Madame Emilienne YAMEOGO, Mle 225 912 B, Conseiller en emploi et en formation professionnelle.

Au titre du ministère des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur : – Madame Inès BAKIO, Mle 104 407 Y, Conseiller des affaires étrangères.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE MILIEU ECONOMIQUE ET LES ENTREPRISES

Au titre du Conseil national du patronat burkinabè (CNPB) : – Madame Marie M’Po BATIENON/NEBIE, Mle 109, Cadre de banque assurance.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ORGANISATIONS D’ARTISANS

Au titre de la Chambre des métiers de l’artisanat du Burkina Faso (CMA-BF) : – Monsieur Sosthène Pegdwédé OUEDRAOGO, Elu consulaire.

Le septième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi : – Monsieur Adelphe SANOU, Mle 130 544 E, Magistrat.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective : – Monsieur Issouf OUEDRAOGO, Mle 57 172 E, Inspecteur du trésor.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale : – Monsieur Sakré OUEDRAOGO, Mle 59 698 B, Conseiller en gestion des ressources humaines et management des administrations.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ORGANISATIONS SYNDICALES

Au titre des organisations syndicales de travailleurs : – Monsieur Léopold Yiriko TOE, Mle 222 62 61 K, Ingénieur de conception des techniques informatiques.

Le huitième décret renouvelle le mandat de Monsieur Adelphe SANOU, Mle 130 544 E, Magistrat, Président du Conseil d’administration de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) pour une dernière période de trois (03) ans.

MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Djourmité Nestor NOUFE, Mle 517 754 M, Communicateur gestionnaire, Administrateur représentant l’Etat, au titre de la Présidence du Faso au Conseil d’administration des Editions SIDWAYA pour un premier mandat de trois (03) ans

Le porte-parole du Gouvernement

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

Nouvelle loi portant promotion immobilière : Les clients des sociétés immobilières demandent l’indulgence du gouvernement

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Ceci est une déclaration de la coordination des clients des sociétés immobilières exerçants au Burkina Faso sur la nouvelle loi portant promotion immobilière.

Peuple du Burkina Faso, hommes de bonne foi et de bonne volonté, épris de paix et de justice, le président de la transition, chef de l’Etat a définitivement clos les débats quant au projet de loi portant promotion immobilière au Burkina Faso, en procédant à la promulgation de ladite loi le 03 juillet passé.  Dès cet instant, tous les citoyens sont donc assujettis aux nouvelles dispositions dans une posture républicaine.

A ce sujet, nul ne peut contester ou dénier à un gouvernement d’user de ses prérogatives pour enclencher des réformes qu’il juge utiles et nécessaires pour l’ensemble du peuple dans sa majorité écrasante. Cependant, l’adoption d’une loi est souvent précédée par des études de cas spécifiques aux fins de donner toutes les garanties de succès à ladite loi et à sa popularité. C’est dans cet ordre idée que bien que le jargon juridique stipule que la loi n’est pas rétroactive et qu’à la lumière des interviews, des déclarations de certaines autorités en charge de l’urbanisme, des activités foncières et de l’habitat faisant état de l’invalidité des acquisitions de terrains auprès des promoteurs immobiliers par des milliers de citoyens burkinabè, apparaissent comme des coups de massue à la nuque.

Lorsque ces citoyens s’engageaient aux achats de ces parcelles, aucune disposition de loi ne le leur interdisait, et mieux, ces promoteurs immobiliers et fonciers agissaient au vu et au su de tous, donc dans la légalité. Alors pourquoi veut-on exproprier des citoyens par l’application de la nouvelle loi ?  Nous pensons jusqu’à preuve du contraire que tout gouvernement dans son magistère cherche le mieux-être des citoyens dans la prise des textes législatifs et règlementaires.

Aussi, en voulant coûte que coûte faire passer par pertes et profits les acquisitions de ces foultitudes de citoyens, on crée de manière évidente des frustrations au nom du peuple ! lequel ? D’autant plus qu’il s’agit d’une certaine composante non négligeable du même peuple au nom duquel on pense ou prétend agir.  C’est pourquoi, nous, acquéreurs de parcelles auprès des sociétés immobilières, très inquiets et soucieux de préserver nos acquis, sortons du silence pour lancer un appel pressant aux plus hautes autorités de ce pays, aux juristes de bon aloi aux fins de parvenir à des solutions apaisées et profitables à tous. Loin de nous de vouloir défier l’autorité de la loi qui s’impose à tous, mais que des dispositions transitoires soient prises pour protéger les acquis des citoyens. Cet appel n’est pas une provocation et il faut éviter les amalgames en la matière car nous sommes tous de ce pays et personne n’est contre son développement.

Les clients des sociétés immobilières sont donc suspendues aux lèvres  des autorités à l’effet de parvenir à des solutions consensuelles, car la mise à l’écart d’une bonne partie du peuple ne saurait refléter une politique de réforme probante au profit du peuple.  Nous, bénéficiaires de parcelles issues des promoteurs immobiliers, sommes que des victimes collatérales. En freinant l’action des promoteurs immobiliers, l’autorité viendrait à brimer le citoyen modeste de pouvoir s’offrir une maison descente. Dans le souci de préserver une justice sociale à une partie importante du peuple souscriptrice de ces parcelles, nous demandons l’indulgence du gouvernement en permettant aux sociétés de promotions immobilières de terminer ce qu’elles avaient commencé. C’est-à-dire gérer les dossiers en cours et se ranger totalement sur les principes de la nouvelle loi sur la promotion immobilière.

Hier, il était permis de consommer du riz et aujourd’hui on vous dit que c’est le haricot qui est désormais autorisé en lieu et place du riz et contre toute attente, on revient chicoter ceux-là qui ont consommé ce riz naguère autorisé ! Au demeurant, nous restons confiants que notre message sera entendu et escamotera toute tentative tendancieuse de spéculations contraires. Dieu et les mânes de nos ancêtres protègent le Burkina Faso !

Le Coordonnateur des clients des sociétés immobilières

Panaba DAKISSAGA

Tél : 78 67 20 97

Communiqué de presse : Le Premier ministre en visite officielle au Nicaragua

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Le Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambéla, effectuera du 19 au 21 juillet 2023, une visite officielle à Managua, capitale du Nicaragua. Dans ce pays situé en Amérique centrale, le Chef du Gouvernement de la Transition et sa délégation participeront à la cérémonie officielle du 44ème anniversaire du triomphe de la révolution sandiniste.

Au menu du séjour de Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambéla, figurent également un entretien avec le Président de l’Assemblée Nationale de Nicaragua, Dr Gustavo Porras, ainsi qu’une réunion au Ministère des Affaires étrangères au cours de laquelle des accords et un mémorandum seront signés.

Le Nicaragua est le plus grand pays d’Amérique centrale, avec une superficie de 130 373 km2. Il dispose de deux côtes sur l’océan Pacifique à l’ouest et la mer des Caraïbes à l’est. Son climat est tropical dans les plaines côtières et plus frais dans les zones montagneuses du nord.

La population du Nicaragua a dépassé la barre des 6 000 000 habitants et, en raison du profil géographique du pays, une proportion importante de la population est concentrée dans la zone pacifique du pays. 60 % de la population vit en milieu urbain.

DCRP/Primature

Situation sécuritaire : les femmes du Burkina s’engagent aux côtés du Président de la Transition

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré a échangé ce mardi 18 juillet 2023, dans la matinée avec des représentantes des femmes du Burkina. Venues des 13 régions du pays, elles ont réaffirmé leur engagement aux côtés du Chef de l’Etat pour la réussite de sa mission de reconquête du territoire national.

« Contribution de la femme à l’effort de sécurité, de paix et de cohésion sociale au Burkina Faso », c’est autour de cette préoccupation que les coordinations des femmes du Burkina Faso se sont entretenues avec le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré. Selon le ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire, de la Réconciliation nationale, du Genre et de la Famille, Mme Nandy Somé/Diallo, les femmes du Burkina veulent à travers cette rencontre avec le Chef de l’Etat, lui témoigner leur reconnaissance pour sa détermination « sans faille à combattre les groupes armés terroristes, à libérer notre territoire et à réinstaller les personnes déplacées dans leurs villages ».

Au cours de cette rencontre, les représentantes des femmes des différentes régions ont, dans un premier temps, exposé la situation préoccupante dans les zones à fort défis sécuritaire. Selon elles, les femmes font face à toutes sortes de violences basées sur le genre comme les enlèvements, l’esclavage, et le viol. Et face à cette situation, les femmes ne sont pas restées en marge des actions en cours contre les attaques terroristes. Elles ont mis en place des structures de veille, initié des actions pour accompagner les personnes déplacées internes. De nombreuses femmes se sont également enrôlées comme Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP).

Face au Chef de l’Etat, les femmes ont sollicité leur prise en compte dans les instances de décision et encouragé le Chef de l’Etat à renforcer les activités de communication pour le changement social et comportemental. Elles souhaitent par ailleurs un accès équitable aux ressources productives, aux terres cultivables et aux logements.

En réponse aux préoccupations des femmes du Burkina, le Chef de l’Etat les a félicitées pour le déplacement de Ouagadougou et rassuré que l’Etat fera tout son possible pour « garantir la vie des individus ». Le Capitaine Ibrahim Traoré a également salué le leadership et les actions des femmes pour le retour de la paix dans notre pays. Le Président de la Transition a enfin exhorté les femmes à poursuivre dans cette dynamique en faveur de la cohésion sociale et du retour de la Paix.

Séance tenante, les représentantes des femmes ont remis au Chef de l’Etat une contribution financière au nom de toutes les femmes de notre pays, pour l’effort de guerre.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Fonds spécial routier : la coordination des comités CGTB expose ses préoccupations au ministre d’Etat Bassolma Bazié

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Le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Bassolma Bazié, a accordé une audience, dans la matinée de ce lundi 17 juillet 2023, à son Cabinet, à Ouagadougou, à la coordination des comités de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B) des agents du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B).

Le secrétaire général des comités CGT-B du FSR-B, Hubert Sawadogo, et ses camarades ont dit être venus échanger avec le ministre d’Etat sur les préoccupations du personnel de l’institution. Au cours de l’entretien, Hubert Sawadogo a évoqué avec le ministre Bazié la question de recrutement à l’interne, la situation des gestionnaires des postes de péage, la question des agents de péage avant le reversement au Fonds spécial routier du Burkina et la loi créant le Fonds spécial routier du Burkina.

Au vu de toutes ces préoccupations, la coordination des comités de la CGTB des agents du Fonds spécial routier du Burkina a sollicité l’intercession du ministre d’Etat Bassolma Bazié auprès du gouvernement afin de trouver des solutions appropriées. Bassolma Bazié a salué la démarche de ces partenaires sociaux qui permet de trouver des pistes de solutions aux difficultés que traversent les travailleurs.

A la coordination, le ministre en charge du Dialogue social a fait des propositions et recommandations en demandant de lui transmettre un certain nombre de documents. Pour le secrétaire général, ces propositions satisfont la coordination et elle va s’atteler à transmettre, dans le plus bref délai, les différents documents demandés par le ministre d’Etat.

A sa sortie d’audience, Hubert Sawadogo et ses camarades ont salué la disponibilité et les conseils prodigués par le ministre d’Etat, Bassolma Bazié.

DCRP/MFPTPS

Nomination nouveau DG ONEA : Une délégation gouvernementale reçoit des documents de la coordination CGT-B/ONEA

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Une délégation gouvernementale, conduite par le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Bassolma Bazié, a échangé avec le bureau de la coordination de la Confédération générale du Travail du Burkina de l’Office national de l’Eau et de l’Assainissement (CGT-B/ONEA), ce lundi 17 juillet de 2023, à Ouagadougou, au Cabinet du ministre chargé de la Fonction publique.

Cette délégation, en plus du ministre d’Etat était composée du ministre de l’Environnement, de l’Eau, et de l’Assainissement, Roger Baro, de celui en charge de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, du Secrétaire général du Gouvernement, Jacques Sosthène Dingara et du Directeur de Cabinet du Président de la Transition, Martha Céleste Anderson Dekomwin Médah.

Les échanges, entamés la semaine dernière, font suite à la nomination en conseil des Ministres du mercredi 6 juillet dernier, de Adama Traoré à la tête de l’ONEA et désapprouvée par les responsables syndicaux de cette structure.

Lors de la première rencontre, le ministre d’Etat, Bassolma Bazié a demandé à ses hôtes du jour et toute personne ou structure tierce des preuves incriminant Monsieur Traoré.

« Ce sont ces différentes preuves que nous avons synthétisées à la demande du ministre chargé de la Fonction publique, pour les remettre ce matin à la délégation du gouvernement », a indiqué le secrétaire général adjoint de la coordination CGT-B/ONEA, Wendlassida Olivier Yaméogo, à l’issue de l’audience.

« Nous avons fourni les preuves. C’est au gouvernement de peser ses preuves pour voir la conduite à tenir. Et nous, nous en tenons à sa décision », a poursuivi M. Yaméogo.

Le ministre d’Etat, chef de la délégation gouvernementale, a félicité les partenaires sociaux pour leur rôle de veille citoyenne et les a encouragés à poursuivre sans état d’âme le travail pour leur contribution à la construction d’une gouvernance vertueuse.

« Je leur ai demandé des preuves afin d’éviter que des amalgames soient faits sur mon rôle de ministre d’Etat et le fait que j’ai dirigé la CGT-B. Du reste, la confiance n’exclut aucunement le contrôle. Le gouvernement, tout en félicitant la coordination pour les documents transmis, les analysera en complément du travail de vérification déjà entamé et avisera », a-t-il soutenu.

A l’entendre, au-delà de ce cas de nomination actuellement incriminé, des actions engagées se poursuivront à l’ONEA comme partout ailleurs pour une gouvernance vertueuse.

La délégation syndicale a remercié le gouvernement pour l’écoute. Cela, dit-elle, contribue au renforcement du dialogue social.

DCRP/MFPTPS

Coopération Burkina Faso-Russie : Des députés russes chez le Premier ministre

Le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla, a reçu en audience, ce vendredi 14 juillet 2023 à Ouagadougou, une délégation de députés de la Douma d’Etat de la Fédération de Russie. Les échanges ont porté sur la coopération entre les deux pays.

La Douma d’État, ou simplement Douma, est l’Assemblée législative de la Fédération de Russie. Des députés membres de cette assemblée ont échangé avec le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla, sur les relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la Russie, notamment les secteurs dans lesquels chaque pays peut intervenir pour un raffermissement de cette coopération.

« Nous avons échangé beaucoup d’idées sur la coopération et le renforcement des relations entre le Burkina Faso et la Russie. Nous avons abordé beaucoup de secteurs, à savoir l’éducation, la culture, l’économie … », a expliqué la Conseillère du Vice-président de la Douma d’Etat de la Fédération de Russie, Natalia Krasovskaya, à l’issue de l’audience.

Le Sommet Russie-Afrique va se tenir à Saint Pétersbourg en Russie, en fin juillet et la Conseillère du Vice-président de la Douma d’Etat a dit attendre une délégation burkinabè et elle a espéré qu’au-delà de ce sommet, la coopération entre les deux pays puisse continuer dans différents domaines. « Comme je représente la Douma d’Etat de la Fédération de Russie, je peux dire qu’on planifie la coopération vraiment active et productive entre nos pays » a laissé entendre Natalia Krasovskaya.

Elle a fait savoir que les pays africains et notamment le Burkina Faso ont une grande importance pour la Russie. De ce fait, a-t-elle déclaré, il y a une certaine exhibition de l’art et de l’héritage africain en Russie et à Moscou. C’est pourquoi, elle a ajouté que dans les mois qui vont suivre, il est prévu le Festival du cinéma des africains.

« Nous planifions beaucoup d’autres évènements comme les exhibitions du savoir-faire africain, des conférences pour mettre en évidence la culture africaine », a-t-elle soutenu. Lors de cette audience, le Premier ministre a remercié ses hôtes pour l’intérêt porté sur le Burkina Faso.

« En décembre 2022, j’étais à Moscou pour renforcer nos relations. C’est pour montrer l’intérêt que nous portons à la Russie », a souligné le Chef du Gouvernement, avant d’affirmer qu’avant la dislocation de l’URSS, il existait à Ouagadougou, le Centre culturel soviétique (CCS), la compagnie aérienne Aeroflot qui desservait Ouaga-Russie. Ceci pour dire qu’il y a eu de bonnes relations qui ont existé et nous voulons renforcer nos relations, mieux qu’ils n’existaient avant. Dans le monde actuel, aucun pays ne peut ne pas tenir compte de la Russie, car c’est une grande puissance qu’on peut aimer ou pas, mais on ne peut pas ne pas tenir compte de la Russie. Nous avons choisi de renforcer nos relations avec les Etats progressistes. C’est pourquoi, je suis parti en Russie, au Vénézuela. Je m’apprête à aller au Nicaragua et prochainement j’irais en Iran », a fait remarquer le Premier ministre.

Tout en souhaitant un renforcement des liens avec la Russie, il a suggéré une intensification de la coopération au niveau de l’enseignement supérieur, avec un échange d’étudiants et un renforcement de la coopération culturelle. Fin connaisseur de la culture russe, il s’est dit profondément attaché à la Russie. Il a, par la suite, suggéré plusieurs secteurs où la Russie pourrait apporter sa contribution pour un raffermissement des liens entre les deux pays.

« Le pays manque d’infrastructures et tout est à refaire. Nous produisons du phosphate, la Russie pourrait nous aider à le transformer en engrais. Nous produisons de l’or, du bétail, du coton, du sésame. Nous avons un projet de construction d’un chemin de fer et nous attendons l’apport de la Russie dans ce domaine. Par conséquent il y a de quoi faire un partenariat gagnant-gagnant avec la Russie », a-t-il révélé.

Et le Chef du Gouvernement de poursuivre : « Nous sommes aussi intéressés par la conservation et la transformation de nos produits agricoles et de notre bétail. Nous produisons beaucoup de tomates, d’oignons, de la pomme de terre qui, par faute de conservation, se détériorent. Donc, nous devrons pouvoir conserver et transformer cela. Nous avons beaucoup de bétail et nous n’avons pas les moyens pour conserver la viande. En matière d’énergie, nous n’avons pas suffisamment d’électricité. Dans ce domaine aussi, que ce soit l’énergie thermique, éolienne, solaire ou photovoltaïque, ce sont tous des domaines où nous pouvons renforcer nos liens. Au niveau de la santé, les Chinois construisent actuellement un grand hôpital de référence à Bobo-Dioulasso, pourquoi pas un projet pareil avec la Russie?

Au niveau des banques, elles sont gérées par un système donné, nous voulons par exemple l’implantation d’une banque Russe au Burkina Faso pour que les transferts monétaires se fassent facilement entre les deux pays. Nous avons des domaines où nous pouvons signer beaucoup de conventions et j’espère que vous allez repartir à Moscou avec plein d’idées dans le cadre du renforcement de nos relations. Comme bientôt, nous pensons qu’il y aura une ambassade de la Russie à Ouagadougou, nos échanges pourront se faire plus facilement».

DCRP/Primature

COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 12 JUILLET 2023

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 12 juillet 2023, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H 50 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, mis fin à des fonctions et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République tunisienne auprès du Burkina Faso. Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Mounir JOMNI, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République tunisienne auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

 Le Conseil a adopté deux (02) rapports. Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant modalités de passation des marchés publics dans le cadre de la mise en œuvre des projets spécifiques. Les projets spécifiques concernent les investissements ou toute autre acquisition de biens et services identifiés par le Gouvernement dont leurs réalisations dans des délais assez réduits permettront de faire face au contexte sécuritaire et à la crise humanitaire. L’adoption de ce décret permettra plus de flexibilité dans les modalités de passation des marchés publics dans le cadre de la mise en œuvre des projets spécifiques adaptés au contexte du moment.

Le second rapport est relatif à un projet de loi modifiant la loi portant règlementation des Systèmes financiers décentralisés (SFD). Le Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA), au cours de sa session du 29 septembre 2017, a adopté une loi uniforme modifiant la loi portant règlementation des systèmes financiers décentralisés dans les Etats membres de ladite Union. Cette loi ne comporte pas de dispositions spécifiques permettant à ces institutions de proposer des produits reconnus comme relevant de la finance islamique. Ce projet de loi vise la relecture de la loi n°023-2009/AN du 14 mai 2009 portant règlementation des systèmes financiers décentralisés du Burkina Faso en vue d’intégrer les opérations de la finance islamique. Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a présenté au Conseil le rapport sur l’état de la gouvernance au Burkina Faso en 2022. Ce rapport fait le point des progrès réalisés, examine les insuffisances et formule des recommandations afin de renforcer la pratique de la bonne gouvernance au Burkina Faso. De façon spécifique, le rapport analyse la situation dans les domaines que sont la gouvernance démocratique, sécuritaire, administrative, économique, locale, sociale et humanitaire.

II.2. Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil deux (02) communications. La première communication est relative à la participation du Burkina Faso à la réunion ministérielle de la coalition mondiale contre Daech, tenue à Riyad, le 08 juin 2023. Cette réunion avait pour objectifs de trouver la meilleure stratégie pour faire face aux menaces terroristes, d’identifier les opportunités de partages d’informations et de collaboration accrue et de trouver des solutions durables aux défis sécuritaires dans la région. Au cours de cette session, le Burkina Faso a sollicité le soutien des partenaires dans la lutte contre le terrorisme et pour faire face à la situation humanitaire difficile. La réunion a connu la participation de 86 Etats ainsi que des représentants d’organisations régionales et internationales.

La seconde communication fait le compte rendu des travaux de la 4ème session de la Commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et le Royaume du Maroc, tenue le 09 juin 2023 à Dakhla. Cette session a permis de faire le bilan de la mise en œuvre des accords déjà signés par les deux (02) parties et d’examiner de nouveaux axes de coopération pour tenir compte des priorités actuelles de nos deux (02) Etats.

La 4 ème session de la Commission mixte de coopération a permis la signature de douze (12) instruments juridiques dont dix (10) accords de coopération, un plan d’actions et une feuille de route dans les domaines de la diplomatie, des douanes, de la justice, de l’eau, de l’enseignement supérieur, du tourisme, du sport, de l’éducation et de la coopération décentralisée. Les parties burkinabè et marocaine ont convenu de poursuivre les négociations dans les domaines tels que la sécurité, les transports, l’agriculture et la santé.

II.3. Le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective a fait au Conseil une communication relative au rapport national de mise en œuvre du Programme d’action de Vienne (PAV) en faveur des Pays en développement sans littoral (PDSL), pour la décennie 2014-2024. Adopté en novembre 2014, le Programme d’action de Vienne couvre la période 2014-2024. Il vise à éradiquer la pauvreté liée à l’enclavement des PDSL à travers des actions telles que la création et le développement des systèmes efficaces de transit, le développement des transports, l’amélioration de la compétitivité des Pays en développement sans littoral, la favorisation de l’expansion de leurs échanges, la transformation structurelle de leurs économies et l’entretien de la coopération régionale. Dans le cadre de ce programme, le Burkina Faso a signé des accords de coopération avec des pays voisins notamment la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Togo et le Ghana en vue d’améliorer les conditions de transport et de transit. Ces accords ont permis l’augmentation du linéaire de routes bitumées de 571 km, de l’énergie disponible de 1 537 GWh à 2 396 GWh, de la capacité de la bande passante de 11 Gbits/s à 292 Gbits/s et l’augmentation du commerce global de marchandises de 2 871 milliards F CFA à 5 419 milliards F CFA et l’interconnexion douanière et électrique avec certains pays voisins.

II.4. Le ministre de la Solidarité nationale, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille a fait au Conseil une communication relative à l’organisation d’une rencontre d’échanges avec les leaders religieux et coutumiers de notre pays le 27 juillet 2023 à Ouagadougou. Cette rencontre est placée sous le thème : « Rôles et responsabilités des leaders religieux et coutumiers dans la restauration de la paix et de la cohésion sociale ». L’objectif de la rencontre est de contribuer au renforcement de l’implication des leaders religieux et coutumiers dans la restauration de la paix et dans le processus de réconciliation nationale au Burkina Faso.

II.5. Le ministre de l’Energie, des mines et des carrières a fait au Conseil deux (02) communications. La première communication est relative à la tenue de la 2 ème édition de la Journée de l’artisanat minier (JAM), du 21 au 22 juillet 2023 à Gaoua. Placée sous le thème « Exploitation minière artisanale : quels mécanismes pour une formalisation des exploitants afin d’améliorer les retombées socio-économiques du secteur ? », cette édition a pour objectif de contribuer à des changements positifs dans l’exploitation des sites miniers. Elle permettra également entre autres, de promouvoir les bonnes pratiques dans le domaine des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées des substances de mines et de carrières, de sensibiliser les acteurs sur le respect de la règlementation en vigueur et la préservation de l’environnement et de promouvoir les corps de métier de la chaîne de l’artisanat minier. La seconde communication est relative à l’organisation de la 5ème édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO) prévue du 28 au 30 septembre 2023 à Ouagadougou. Placée sous le thème « Exploitation minière en Afrique : quelle stratégie pour impacter le développement des économies locales ? », l’édition 2023 de la SAMAO vise à assurer une meilleure visibilité du secteur minier burkinabè et à attirer de potentiels investisseurs.

II.6. Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil une communication relative à la mise en place d’un Comité national d’organisation de la participation des Etalons à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Côte d’Ivoire 2023. Ce comité sera composé de représentants de ministères et institutions, de la Fédération burkinabè de football (FBF), de l’Union nationale des supporters des Etalons (UNSE), du Comité national olympique et des sports burkinabè (CNOSB), de l’Association des journalistes sportifs du Burkina Faso (AJSB) et de personnes ressources. La mise en place dudit comité permettra de définir toutes les actions en vue de créer les conditions idoines pour une meilleure préparation et participation de la délégation burkinabè à ce rendez-vous sportif continental. Ce dispositif permettra également de disposer d’un mécanisme de gestion rationnelle des ressources humaines, matérielles et financières mobilisées dans le cadre de cette participation.

II.7. Le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière a fait au Conseil une communication relative à la lutte contre les transformations anarchiques et la circulation des véhicules poids lourds hors normes de transport de marchandises et de voyageurs au Burkina Faso. Dans le cadre de cette lutte, des actions de sensibilisation seront organisées au profit des populations et des acteurs du transport routier sur la nécessité de se conformer à la législation en matière de gabarit et de surcharge. Il s’agira également de former les agents des forces de contrôle à la connaissance et à l’authentification des titres de transport. A l’issue de ces actions de sensibilisation, des sanctions seront appliquées aux contrevenants.

III. NOMINATIONS ET FIN DE FONCTIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Monsieur Bonsdawendé Armiyaho ZONGO, Mle 227 556 E, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Directeur des personnels à la Direction générale de la police nationale ;

– Monsieur Bonswindé SANKARA, Mle 111 493 G, Commissaire de police, catégorie 1, classe B, 2ème échelon, est nommé Directeur de la police judiciaire à la Direction générale de la police nationale ;

– Madame Marie Denise SEBGO, Mle 57 727 X, Contrôleur général de police, catégorie 1, 4ème classe, 4ème échelon, est nommée Directrice de la sécurité publique ;

– Monsieur Souleymane BIKIEGA, Mle 245 868 J, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Contrôleur de service à la Direction générale de la police nationale ;

– Monsieur Sidbewende Jean Rodrigue COMPAORE, Mle 102 428 L, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 2 ème échelon, est nommé Directeur provincial de la police nationale du Kourwéogo.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

– Madame Aminata ZOUNGO, Mle 119 314 S, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 8ème échelon, est nommée Chef de Cabinet du ministre délégué chargé du Budget.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SOLIDARITE, DE L’ACTION HUMANITAIRE, DE LA RECONCILIATION NATIONALE, DU GENRE ET DE LA FAMILLE

– Monsieur Isaie FORO, Mle 46 400 C, Administrateur des affaires sociales, 1 ère classe, 10ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Madame Elise TAPSOBA/SAWADOGO, Mle 51 988 M, Administrateur des affaires sociales, 1 ère classe, 10ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Moussa SAM, Mle 34 061 D, Administrateur des affaires sociales, 1 ère classe, 10ème échelon, est nommé Coordonnateur du Comité ministériel de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles (CMLS-IST) ;

– Madame Abibiata BANAZARO/YELEMOU, Mle 200 274 K, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice de l’administration et des finances de l’Institut d’éducation et de formation professionnelle (INEFPRO) ;

– Monsieur Tata Stéphane BAYALA, Mle 42 993 M, Attaché de santé en santé mentale, 1 ère classe, 9ème échelon, est nommé Chef de département de la réconciliation, de la promotion de la cohésion sociale et du vivre-ensemble ;

– Monsieur Kallé SANOU, Mle 228 733 R, Contrôleur des services financiers, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Chef de département des finances et de la logistique au Secrétariat technique de la réconciliation nationale et du vivre-ensemble (ST/REViE) ;

– Monsieur Pascal KABORE, Mle 53 539 K, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1 ère classe, 10ème échelon, est nommé Chef de département du désengagement, de la réintégration sociocommunautaire et de la prévention de la radicalisation au Secrétariat technique de la réconciliation nationale et du vivre-ensemble.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES – Monsieur Moïse OUEDRAOGO, Mle 47 688 D, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 17ème échelon, est nommé Conseiller technique, en remplacement de Monsieur Amara FOFANA ;

– Monsieur Amadou KABA, Mle 360 936 R, Ingénieur de conception en informatique, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des systèmes d’informations.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES – Madame Isabelle BADIEL/DANGO, Mle 75 395 K, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 13ème échelon, est nommée Chef de département développement des lycées scientifiques ;

– Monsieur Ardjouma SAGANOGO, Mle 247 598 N, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CNAMAFS).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI – Monsieur Issouf Joseph NANA, Mle 233 585, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Jacob SIA, Mle 237 928 F, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur régional de la Jeunesse, de la formation professionnelle et de l’emploi du Centre-Sud.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

– Monsieur Safemba SOULAMA, Mle 59 903 J, Inspecteur du trésor, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur financier et comptable du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT).

III.2. FIN DE FONCTIONS

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a mis fin aux fonctions de Monsieur Wendpanga Paterne KABORE, Mle 118 845 C, Ministre Conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso au Mali, et décidé de son rappel à l’Administration centrale.

III.3. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs et du Président du Conseil d’administration de la Centrale d’achat des médicaments vétérinaires (CAMVET) au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques.

MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de la Centrale d’achat des médicaments vétérinaires (CAMVET) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques :

– Monsieur Jean-Marie BATIEBO, Mle 74 821 L, Vétérinaire. Au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique :

– Monsieur Zakariya YABRE, Mle 108 954 P, Pharmacien spécialiste en gestion des approvisionnements.

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement : – Monsieur Dieudonné YAMEOGO, Mle 46 081 M, Inspecteur principal des eaux et forêts. Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

– Monsieur Magloire PARE, Mle 215 217 W, Juriste. Au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises :

– Monsieur Oumarou BARRO, Mle 212 299 B, Conseiller des affaires économiques.

Le second décret nomme Monsieur Jean-Marie BATIEBO, Mle 74 821 L, Vétérinaire, Président du Conseil d’administration de la Centrale d’achat des médicaments vétérinaires (CAMVET) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Porte-parole du Gouvernement

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

Chevalier de l’Ordre du Mérite des arts, des lettres et de la communication

CAN Côte d’Ivoire 2023 : Un comité national d’organisation pour la participation des Etalons

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Au cours du conseil des ministres, ce mercredi 12 juillet 2023, le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Dr Boubakar Savadogo a fait une communication orale sur la participation des Étalons et de toute la délégation burkinabè à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) Côte d’Ivoire 2023 qui se déroulera du 13 janvier au 11 février 2024.

Ainsi, il a été décidé de la mise en place d’un Comité national d’organisation pour la préparation des Étalons à cette compétition. Pour le premier responsable du département en charge des sports, cela vise à éviter « les dysfonctionnements constatés de par le passé ». Aussi ce comité sera-t-il chargé de définir la composition et la taille de la délégation, de valider et superviser le plan de préparation des Étalons, de mobiliser les moyens humains, matériels et financiers, de définir les mécanismes de transports, d’hébergement et de restauration de la délégation.

Il aura aussi pour tâche de faire des propositions de mobilisation des Burkinabè de l’intérieur comme de l’extérieur et surtout la communauté burkinabè vivant en Côte d’Ivoire à une union sacrée autour de notre onze national. « Le comité est garant de toutes les initiatives pour la mobilisation de toutes les bonnes volontés en vue de soutenir les Étalons et éviter les démarches parallèles qui se font le plus souvent en dehors de tout contrôle », a expliqué Dr Boubakar Savadogo.

Il a décliné la composition du Comité national d’organisation qui comprend des représentants du ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, de la Présidence du Faso, de la Primature, du ministère de l’Économie, des Finances et de la Prospective, du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, du ministère en charge des Transports, de la Fédération burkinabè de football (FBF), du Comité national olympique et des sports burkinabè, de l’Union national des supporters des Étalons (UNSE), de l’Association des journalistes sportifs du Burkina (AJSB) et des personnes ressources.

Letalon.net

Passation des marchés au Burkina : Un décret pour plus de célérité pour les projets spécifiques

Le Président de la Transition, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré a présidé ce mercredi 12 juillet 2023, le Conseil des ministres qui a examiné plusieurs dossiers soumis à son ordre du jour et pris des décisions importantes sur la conduite de la Transition, selon le ministre Porte-parole du gouvernement Jean Emmanuel Ouédraogo.

Au titre du ministère de l’Économie, des Finances et de la Prospective, le Conseil a adopté un projet de décret portant modalités de passation des marchés publics dans le cadre de la mise en œuvre des projets spécifiques. Pour le ministre délégué en charge du Budget, Fatoumata Bako/Traoré, l’adoption de ce décret va permettre d’assurer une célérité dans la mise en œuvre des projets dans un contexte sécuritaire difficile avec son corollaire de crise humanitaire. Ce projet de texte intègre des innovations comme l’arbitrage par le Conseil des ministres des projets spécifiques définis au niveau des départements ministériels, le contrôle surtout à priori par les institutions en charge du contrôle et la question des sanctions pour assurer une meilleure exécution des marchés.

Burkinanews.info

Promotion des initiatives locales : Le Premier ministre encourage l’entreprise Horizon Industries SA

Le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambèla, a accordé une audience à Horizon industries, première usine d’assemblage électronique de la sous-région, ce mardi 11 juillet 2023. Il a encouragé cette entreprise pour sa vision qui s’inscrit en droite ligne de la politique gouvernementale portée sur la production endogène.

Inaugurée le 29 avril 2022, Horizon Industries SA est la première usine de montage et de production d’appareils électroniques au Burkina Faso et dans la sous-région. Selon Serge Eloi Ouédraogo, Directeur de Horizon Industries SA, cette entreprise, implantée dans la zone industrielle du quartier Kossodo de Ouagadougou, partie Est de la ville, met sur le marché plusieurs produits dont des téléphones portables et des ordinateurs.

« A ce jour, nous avons sur le marché deux modèles de petits téléphones et deux modèles de téléphones Android. Nous avons trois modèles d’ordinateurs destinés au programme « Un étudiant, un ordinateur ». Nous sommes satisfaits des différents retours que nous avons de nos produits. Nous espérons que, petit à petit, nous allons arriver à occuper une place beaucoup plus importante sur le marché burkinabè, mais aussi sous-régional », a-t-il expliqué, à l’issue de l’audience.

Selon lui, Horizon Industries SA est une entreprise burkinabè, qui met l’accent sur l’expertise locale. « Tous les produits que nous assemblons, que ce soit les téléphones ou les ordinateurs, sont faits par des jeunes Burkinabè. Nos techniciens sont des jeunes Burkinabè qui ont été formés dans des centres et écoles de formation professionnelle au Burkina Faso. La moyenne d’âge de nos techniciens est de 24, 25 ans, avec un peu plus de 65% de jeunes filles », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, il a fait savoir que cette entreprise accorde une attention particulière à la qualité de ses produits qui sont d’ailleurs tous certifiés par l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI), le Label made in Burkina et l’Autorité de Régulation des Communications électroniques et des Postes (ARCEP).

Comme perspectives, le Directeur de Horizon Industries SA a révélé que l’entreprise compte mettre sur le marché des tablettes destinées aux élèves et aux étudiants.

Emerveillé par ce savoir-faire local, le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambèla, a félicité les premiers responsables de cette entreprise pour cette initiative.

Tout en les encourageant, il a indiqué que l’ouverture de cette usine va en droite ligne de la politique gouvernementale portée sur la production endogène.

« On ne peut pas émerger en suivant la route tracée par les autres, en fonction de leurs propres intérêts. Nous vous encourageons à aller vers la qualité, car si la qualité y est, malgré la concurrence, vous pourrez émerger », a souligné le Chef du Gouvernement.

Du reste, il a déclaré que la volonté du Gouvernement de limiter l’importation des produits étrangers est entravée par les règlements de certaines organisations comme l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), notamment la libre circulation des personnes et des biens.

« Nous sommes en train de relire nos textes pour favoriser l’industrie nationale, mais nous ne pouvons pas aller à l’encontre des textes de l’UEMOA. Nous voulons encourager la production nationale, mais nous sommes limités par nos engagements pris sur le plan régional. Néanmoins, nous allons continuer la réflexion, avec subtilité, pour trouver des solutions », a affirmé le Premier ministre.

DCRP/Primature

Semaine mondiale du bien-être : les soins personnels et leur impact mondial

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Le bien-être est la clé d’une vie saine, épanouie et équilibrée. Malheureusement, le stress de nos modes de vie modernes, trépidants et trépidants peut nous empêcher de prendre bien soin de nous. La recherche montre qu’un manque de bien-être peut indiquer une santé déclinante pour toute une communauté. C’est pourquoi les entreprises mondiales du style de vie et du bien-être, telles que QNET, soutiennent la Semaine mondiale du bien-être (du 26 au 30 juin) en attirant l’attention sur l’importance des soins personnels et sur leur impact mondial.

Qu’est-ce que le bien-être ?

Une bonne santé est bien plus que la simple absence de maladie. Elle englobe tous les aspects de la vie d’un individu, y compris le statut physique, émotionnel, économique et social. Les experts de la santé utilisent le terme bien-être pour décrire cet ensemble de facteurs contribuant au bonheur et à la satisfaction globale d’une personne.

Ces facteurs sont interconnectés et leur impact varie d’un individu à l’autre. Les chercheurs ont découvert que les personnes qui déclarent des niveaux de bien-être plus élevés sont moins susceptibles de souffrir de maladies ou de blessures. Ils ont également un système immunitaire plus robuste et se remettent plus rapidement d’une maladie. La recherche indique également que des niveaux plus élevés de bien-être dans une communauté ont été liés à des indicateurs de santé publique positifs qui affectent la société dans son ensemble, tels que des comportements plus sains comme faire de l’exercice et bien manger, une productivité accrue, une meilleure santé mentale et une plus grande connectivité sociale.

Les horaires chargés, les obligations familiales et sociales, la connectivité virtuelle constante et les longs horaires de travail laissent peu de temps à de nombreuses personnes pour des activités importantes de soins personnels telles que l’exercice, le maintien d’un régime alimentaire nutritif et un repos suffisant.

Le rôle vital des soins personnels s’est accru au cours des trois dernières années en raison de l’effet de la pandémie de COVID-19. Alors que le monde sortait des confinements et de la distanciation sociale, de nombreuses personnes ont apporté des changements dans leur vie, donnant la priorité aux relations personnelles, à un équilibre travail-vie sain et recherchant un sens et un but plutôt que des biens matériels.

Les entreprises de style de vie et de bien-être intensifient

Depuis 2018, la dernière semaine de juin est désignée Semaine mondiale du bien-être, un moment pour reconnaître et célébrer le bien-être. La prise de conscience accrue du bien-être a propulsé une demande croissante de produits de santé et de bien-être de qualité. Un rapport de Nielsen IQ a révélé que dans le monde entier, les consommateurs recherchent des produits qui favorisent la santé mentale et physique, une vie significative et utile, le lien social, l’amélioration de l’environnement, l’équilibre, le bonheur et l’épanouissement.

Des entreprises comme QNET qui se concentrent sur les produits de bien-être et de style de vie ont devancé les autres avec une approche holistique et scientifique du développement de produits pour le bien-être moderne.

« QNET a été fondée il y a 25 ans sur le principe de donner aux gens les moyens de vivre leur meilleure vie », a déclaré Trevor Kuna, directeur de la stratégie et de la transformation de QNET. « Tout au long de l’histoire de notre entreprise, nous avons conçu nos produits exclusifs et largement étudiés pour permettre aux gens de prendre en charge leur santé et leur bien-être. Ces dernières années ont souligné l’importance de prendre soin de nous. Alors que de plus en plus de personnes dans le monde accordent la priorité aux soins personnels , QNET s’engage à les soutenir avec des produits nouveaux et innovants qui leur permettent de poursuivre les choses qui les rendent les plus heureux et les plus épanouis dans la vie. »

La société propose une large gamme de produits de santé, de bien-être et de style de vie uniques et de haute qualité, tels que le supplément quotidien EDG3 Plus. Basée sur les résultats de plus de 700 études scientifiques, sa formule exploite les bienfaits antioxydants et anti-inflammatoires naturels du curcuma, du glutathion et de la vitamine D3 pour renforcer le système immunitaire et augmenter les niveaux d’énergie. Après avoir consommé cette boisson savoureuse et facile à préparer, les clients de QNET ont signalé de nombreux avantages, notamment un sommeil amélioré, une réduction de la douleur, une énergie accrue, une baisse des taux de sucre dans le sang et de cholestérol et une meilleure immunité.

L’approche holistique de QNET en matière de bien-être a produit des technologies innovantes et révolutionnaires telles que ses produits de pointe pour la maison et la vie sous l’égide de HomePure. Le système de filtration d’eau HomePure Nova, l’ioniseur d’eau HomePure Viva et le système de purification d’air en 5 étapes HomePure Zayn sont conçus pour créer des environnements propres, sûrs et sains. HomePure Nova élimine 99,99 % des bactéries, virus, produits chimiques et toxines, fournissant une eau propre et saine directement au robinet ; HomePure Viva rend l’accès à l’eau au pH personnalisé pour toute une maison simple et pratique ; le petit et élégant HomePure Zayn utilise des filtres électrostatiques Ultra-Plasma et HPP+ pour éliminer la pollution de l’air intérieur comme les particules, les allergènes et les bactéries qui ont été liées à une variété de problèmes de santé, y compris les maux de tête et les problèmes respiratoires.

Au-delà des produits : signification et objectif

Alors que QNET propose les produits haut de gamme de style de vie et de bien-être que les consommateurs exigent, la société soutient également le bien-être en offrant aux individus et aux communautés des opportunités d’améliorer de nombreux aspects de leur vie. Enraciné dans le principe de Raise Yourself To Help Mankind ou RYTHM, QNET plaide activement en faveur d’une meilleure autonomisation, du bénévolat et de la résilience pour transformer le monde à travers une personne, une communauté, un objectif durable à la fois.

La branche d’impact social de l’entreprise, RYTHM Foundation, offre à ses employés, distributeurs et clients la possibilité d’améliorer des vies en soutenant les objectifs de développement durable des Nations Unies par le biais de projets et d’initiatives à long terme qui traitent des problèmes mondiaux affectant le bien-être des communautés. Depuis la création de la fondation en 2005, QNET a aidé plus de 80 000 bénéficiaires dans plus de 15 pays grâce à ses projets de sensibilisation communautaire.

Dans le monde entier, des entreprises de vente directe comme QNET ont permis à près de 130 millions de représentants indépendants de renforcer leur sécurité financière, un équilibre travail-vie sain et l’indépendance nécessaire pour poursuivre des objectifs et des intérêts personnels qui donnent à leur vie un sens, un but, du bonheur et de la satisfaction. Grâce à son modèle commercial de vente directe alimenté par le commerce électronique, la société soutient une communauté mondiale d’entrepreneurs qui non seulement créent leur propre entreprise pour devenir financièrement autonomes, mais améliorent également le bien-être de leurs communautés respectives en vendant la gamme exclusive de bien-être et de style de vie de QNET à clients, ce qui a un impact positif sur leur qualité de vie globale.

Alors que le monde reconnaît et célèbre l’importance des soins personnels pendant la Semaine mondiale du bien-être, les entreprises de style de vie et de bien-être comme QNET fournissent les produits et les opportunités qui permettent aux individus et aux communautés de vivre leur vie la plus heureuse et la plus satisfaite.

Burkinanews.info

Distinction honorifique : Le Premier ministre élevé à la dignité de Grand Officier de l’Ordre de l’Étalon

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Le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla, a été élevé à la dignité de Grand Officier de l’Ordre de l’Étalon, ce mardi 27 juin 2023, à la Grande Chancellerie, à Ouagadougou. C’était en présence des membres de son équipe gouvernementale et de ses collaborateurs mobilisés pour lui réaffirmer leur soutien.

« Excellence Monsieur Kyèlèm de Tambèla Apollinaire Joachimson, au nom du Président du Faso et en vertu des pouvoirs qui me sont conférés, nous vous élevons à la dignité de Grand Officier de l’Ordre de l’Etalon ».

Cette formule consacrée, prononcée par le Grand Chancelier des Ordres burkinabè, André Roch Compaoré, vient couronner la reconnaissance de la Nation au Premier ministre.

Cette décoration faite dans la solennité nationale, le conduit dans le cercle restreint des dignitaires de la Nation et lui est décernée à titre exceptionnel, six mois après sa nomination comme Premier ministre du Burkina Faso, comme l’exige les textes réglementaires.

Après avoir reçu cette distinction avec beaucoup d’humilité, le Chef du Gouvernement a fait savoir qu’elle était « inattendue » de sa part car il n’a jamais été décoré, du fait qu’il a toujours préféré se tenir loin des « intrigues politiques ».

Il a traduit sa reconnaissance au Président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, pour cet « acte de confiance », à l’ensemble du Gouvernement et à l’ensemble de ses collaborateurs.

« C’est le fruit des efforts de l’ensemble du Gouvernement et de l’abnégation au travail de l’ensemble de mes collaborateurs. Nous devons, ensemble, travailler à mériter davantage la confiance qui est placée en nous pour que nous puissions menés notre pays beaucoup plus en avant, pour que nous puissions entreprendre les réformes qu’il faut pour que ce pays jouisse pleinement de sa souveraineté politique, économique, culturelle et qu’il soit respecté partout et en tout lieu », a-t-il exprimé.

Notons qu’avant de sacrifier au cérémonial de la décoration, un bref aperçu du parcours du Chef du Gouvernement a été fait.

L’on retiendra que Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla a fait une partie de ses études en France, plus précisément à Nice.

Après son cursus universitaire, il a opté pour le métier d’avocat, en même temps qu’il dispensait des cours de droit dans plusieurs universités.

Ecrivain et homme d’Etat burkinabè, il s’est vite fait remarquer à la tête d’un groupe de réflexion, dénommé le Centre de Recherche International et Stratégique (CRIS).

Des témoignages recueillis auprès de ses proches collaborateurs, il ressort que le Premier ministre est un modèle d’un homme de principe, respectueux de certaines valeurs comme l’intégrité, l’engagement total jusqu’au sacrifice, la probité, etc.

C’est au regard de ces qualités liées à sa personne qu’il a plu au président de la Transition de l’appeler à la tête du Gouvernement burkinabè depuis octobre 2022.

DCRP/Primature

Burkina : Les opérateurs économiques burkinabè de Côte d’Ivoire aux côtés de la Transition

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, a accordé une audience au Conseil des opérateurs économiques burkinabè de Côte d’Ivoire, conduit par son président Madi Ouédraogo, vendredi 7 juillet 2023.

Pour le président du Conseil des opérateurs économiques burkinabè de Côte d’Ivoire, il a été question au cours de cet entretien avec le Président de la Transition de développement et de la situation sécuritaire du pays. « Ce sont les deux sujets sur lesquels le Chef de l’Etat a échangé avec nous. Il nous a prodigué des conseils en tant qu’opérateurs économiques vivant à l’étranger. Il nous a expliqué comment nous devons nous prendre pour apporter notre contribution à la construction de la nation », a indiqué Madi Ouédraogo.

Selon M. Ouédraogo, ce que la nation peut attendre de la communauté burkinabè vivant en Côte d’Ivoire « c’est un engagement parce que la mère patrie est en danger et tout le monde est à son chevet ». C’est pourquoi il a rappelé la disponibilité de la diaspora burkinabè en terre ivoirienne d’apporter sa contribution pour aider les parents qui souffrent de cette situation que traverse notre pays. « C’est pour ça que nous sommes là, pour nous imprégner des réalités et nous armer pour voir comment apporter notre contribution de façon concrète », a affirmé Madi Ouédraogo.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

COMPTE-RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU JEUDI 6 JUILLET 2023

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 06 juillet 2023, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 40 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté trois (03) rapports.

Le premier rapport est relatif à une demande de nomination par le Gouvernement français d’un Consul général de France à Ouagadougou. Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Sébastien JAUNATRE comme Consul général de France à Ouagadougou.

Le deuxième rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République fédérale d’Allemagne auprès du Burkina Faso. Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Dietrich Fritz Reinhold POHL, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République fédérale d’Allemagne auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

Le troisième rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de l’Inde auprès du Burkina Faso. Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Bhaskar BHATT, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de l’Inde auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant adoption des statuts particuliers du Centre de promotion de l’Aviculture (CPAVI). L’adoption de ce décret permet de doter le CPAVI d’organes d’administration et de gestion, conformément aux dispositions de l’article 3 du décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des établissements publics de l’Etat à caractère administratif.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

Le Conseil a adopté un décret portant modalités d’interventions des agents publics de santé dans les structures privées de santé. Ce décret encadre et règlemente les interventions des agents publics de santé dans les structures privées de santé. Ces interventions seront désormais conditionnées par la signature de conventions entre les agents publics de santé, les structures publiques de santé ou les universités desquelles relèvent ces agents et les structures privées de santé où ils doivent intervenir. Ces textes permettent aux agents de santé du public d’intervenir 8 heures par semaine dans le privé en une ou deux (02) séances. Toutefois les dispositions transitoires suivantes ont été adoptées :

– pour les spécialistes, cette autorisation d’intervenir par voie de convention dans les structures privées est d’une durée de 2 ans maximum au bout de laquelle les spécialistes devront choisir entre le privé et le public ;

– pour les médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes généralistes, attachés de santé, infirmiers, maïeuticiens et sages-femmes d’Etat, et les autres paramédicaux des laboratoires et de l’imagerie médicale notamment, cette autorisation d’intervenir dans le privé de santé est fixée pour une durée de 1 an au bout de laquelle, ces agents devront choisir formellement entre le privé et le public.

L’adoption de ce décret permet de clarifier les interventions des agents publics de santé dans le secteur privé, de minimiser les conflits d’intérêts, d’améliorer la disponibilité des agents publics dans les structures publiques de santé et d’améliorer l’accès équitable des populations toutes catégories sociales confondues aux services de santé de qualité.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Membres de l’Assemblée plénière de la Commission nationale de la concurrence et de la consommation (CNCC). L’adoption de ce décret permet la nomination de dix (10) personnes, Membres de l’Assemblée plénière de la Commission nationale de la concurrence et de la consommation, conformément aux dispositions du décret n°2017-1092/PRES/PM/MCIA/MINEFID du 17 novembre 2017 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Commission nationale de la concurrence et de la consommation.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA). Ce décret est une relecture du décret n°2000-150/PRES/PM/MCA du 20 avril 2000 portant approbation des statuts du Bureau burkinabè du droit d’auteur. L’adoption de ce décret permet au Bureau burkinabè du droit d’auteur d’accomplir efficacement ses missions, conformément aux dispositions de la loi n°048-2019/AN du 12 novembre 2019 portant protection de la propriété littéraire et artistique et du décret n°2014-611/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des établissements publics de l’Etat à caractère professionnel.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises a fait au Conseil deux (02) communications. La première communication fait le point de la participation du Burkina Faso à la réunion consultative de la Zone de libre-échange continentale Africaine (ZLECAf), tenue du 08 au 11 mai 2023 à Abuja au Nigéria. Cette réunion a servi de cadre de partage de connaissances sur les mécanismes d’examen des politiques susceptibles d’inspirer l’élaboration du mécanisme d’examen des politiques commerciales de la ZLECAf en vue d’assurer le fonctionnement et la transparence dans l’application de l’accord continental. Elle a également permis une meilleure compréhension des politiques et pratiques commerciales des Etats parties. A l’issue de la réunion, des recommandations ont été formulées parmi lesquelles :

– la nécessité pour le Secrétariat de proposer des lignes directrices et des calendriers pour l’examen des politiques commerciales qui tiennent compte des implications en termes de ressources financières et humaines ;

– la nécessité d’instaurer le caractère obligatoire du mécanisme d’examen des politiques commerciales pour les Etats parties ;

– la nécessité de clarifier la méthodologie de mise en œuvre du mécanisme. La seconde communication fait le compte rendu de la participation du Burkina Faso à la réunion interministérielle sur la déclaration quadrilatérale de convergence règlementaire du transport routier dans le cadre de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale Africaine (ZLECAf), tenue du 23 au 25 mai 2023 à Niamey au Niger.

Le Bénin, le Burkina Faso, le Niger et le Togo ont bénéficié de l’appui du Cadre intégré renforcé pour mettre en œuvre de 2022 à 2023 le Projet de facilitation du transit, du transport et des échanges en Afrique de l’Ouest pour une meilleure participation aux chaînes de valeurs. Ce projet a pour but de faciliter l’adoption d’un plan de modernisation de transit en s’appuyant sur les conventions régionales existantes telles que celles sur le transit routier inter-Etats. La réunion interministérielle de Niamey a permis l’adoption et la signature le 25 mai 2023 d’une déclaration quadrilatérale de convergences règlementaires des secteurs du transport, du transit et de la facilitation des échanges.

II.2. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso à la 40ème session du Conseil des ministres du Conseil Africain et Malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), tenue du 23 au 27 mai 2023 à Niamey en République du Niger. A l’issue de cette 40ème session, des recommandations ont été formulées. Il s’agit de la création de cellules internes d’assurance qualité au niveau des institutions et d’une Agence nationale d’assurance qualité au niveau de chaque Etat.

II.3. Le ministre de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement a fait au Conseil deux (02) communications. La première communication fait le point de la commémoration du cinquantenaire de la Journée mondiale de l’environnement (JME) tenue du 1 er au 03 juillet 2023, à Laongo dans la commune de Ziniaré, région du Plateau-Central. Placée sous le thème « Cohésion sociale, tourisme interne et développement durable : des solutions à la pollution plastique », cette JME s’est tenue conjointement avec le lancement de la Semaine nationale de la salubrité (SNS) et la Foire des innovations, des initiatives vertes et de l’éco-tourisme de Laongo (FINEVELA). Ces journées ont pour objectif de susciter une prise de conscience pour un changement de comportement afin de responsabiliser davantage les populations pour l’assainissement de l’environnement et l’amélioration de leur cadre de vie. Elles visent également à promouvoir la cohésion sociale, l’éco-tourisme et les innovations scientifiques durables.

La seconde communication est relative à l’organisation de la 5 ème édition de la Journée nationale de l’arbre (JNA). Cette édition sera célébrée sous le thème « Arbre, symbole de résilience des communautés dans un contexte d’insécurité ». Ce thème met en exergue la contribution des ressources forestières dans la résilience alimentaire et nutritionnelle de nos populations vulnérables du fait de l’insécurité. Cette année, l’accent sera mis sur les actions d’agroécologie péri-urbaines en faveur des femmes. La 5 ème édition de la Journée nationale de l’arbre consacrera également le lancement officiel de la campagne de reforestation 2023. Au cours de la JNA 2023, plus de 60 000 plants seront mis en terre sur une superficie estimée à 100 ha sécurisés et protégés. Pour l’ensemble de la campagne de reforestation 2023, il est attendu la mise en terre de 5 000 000 de plants sur l’ensemble du territoire national. La cérémonie officielle de la JNA, placée sous le très haut patronage de Son Excellence Monsieur le Président de la Transition aura lieu le 15 juillet 2023 dans la région du Centre sur le site de la ceinture verte de la ville de Ouagadougou.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES A. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

– Monsieur Djakaridja BARRO, Mle 225 062 Y, Inspecteur du trésor, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général des affaires immobilières et de l’équipement de l’Etat ;

– Monsieur Pingdebamba SAWADOGO, Mle 212 315 Z, Conseiller des affaires économiques, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de la planification stratégique et sectorielle ;

– Monsieur Hassane OUEDRAOGO, Mle 111 335 F, Conseiller des affaires économiques, 1 ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur de la prospective et de l’intelligence économique ;

– Monsieur Emmanuel SAVADOGO, Mle 111 336 S, Conseiller des affaires économiques, 1 ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur du suivi et de l’évaluation des référentiels internationaux de développement ;

– Monsieur Issa ZONGO, Mle 37 073 X, Démographe, 1 ère classe, 7 ème échelon, est nommé Directeur des politiques de population ;

– Monsieur Brahim KERE, Mle 207 789 P, Economiste planificateur, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de la prévision et des analyses macroéconomiques ;

– Monsieur Jean Noël SAVADOGO, Mle 54 659 P, Inspecteur du trésor, 1 ère classe, 14ème échelon, est nommé Directeur de la prospective, de la qualité, de l’innovation et des réformes ;

– Monsieur Ousseny KABORE, Mle 208 021 E, Inspecteur du trésor, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de la surveillance et du contrôle des systèmes financiers décentralisés ;

– Monsieur Kierra LOUE, Mle 57 206 J, Inspecteur du trésor, 1 ère classe, 7 ème échelon, est nommé Directeur des études et de la législation financière ;

– Monsieur Koudaogo Ulrich Richemond NITIEMA, Mle 104 870 A, Inspecteur du trésor, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Trésorier régional du Centre-Nord ;

– Monsieur Victor OUROU, Mle 59 828 T, Inspecteur du trésor, 1 ère classe, 5 ème échelon, est nommé Fondé de pouvoir du Trésorier régional du Centre ;

– Madame Christine NAKOULMA/SONDO, Mle 119 832 E, Conseiller des affaires économiques, 1 ère classe, 8ème échelon, est nommée Directrice régionale de l’Economie et de la planification du Centre ;

– Monsieur Moussa SAWADOGO, Mle 91 969 C, Conseiller des affaires économiques, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Economie et de la planification du Centre-Nord ;

– Monsieur Salifou SAWADOGO, Mle 200 548 K, Conseiller des affaires économiques, 1 ère classe, 5 ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Economie et de la planification du Centre-Ouest ;

– Monsieur Moussa ZONGO, Mle 75 407 E, Conseiller des affaires économiques, 1 ère classe, 15ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Economie et de la planification des Hauts-Bassins ;

– Monsieur Polycarpe NARE, Mle 200 450 M, Conseiller des affaires économiques, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Economie et de la planification du Nord ;

– Monsieur Yabiri TENKODOGO, Mle 212 317 H, Conseiller des affaires économiques, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Economie et de la planification du Sud-Ouest.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

 –Monsieur Alassane GUIRE, Officier, Ingénieur agronome, est nommé Directeur de Cabinet ; – Monsieur Gaoussou SANOU, Mle 96 804 Z, Ingénieur en agriculture, est nommé Secrétaire général ;

– Monsieur Alassane NIKIEMA, Administrateur d’entreprise, est nommé Directeur général de la Centrale d’approvisionnement des intrants et matériels agricoles (CAIMA) ;

– Monsieur Wenddata Raoul KABORE, Mle 225 060 M, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

– Monsieur M’Bi Guillaume KOMBASSERE, Mle 247 168 W, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines ;

– Monsieur Aguiguethina Wilfrid BATAKO, Mle 117 351 D, Ingénieur de conception en informatique, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de la cybersécurité ;

– Madame Wendingoudi Maïmouna SAWADOGO, Mle 511 398 S, Informaticien, 1 ère classe, 8ème échelon, est nommée Directrice de l’industrie numérique ;

– Monsieur Pon BARRO, Mle 46 250 P, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances ;

– Monsieur Ibrahim Patrick CONGO, Mle 348 114 A, Enseignant-chercheur, catégorie P, est nommé Expert au Secrétariat permanent de l’innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique (SPIVTEN).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Membres de l’Assemblée plénière de la Commission nationale de la concurrence et de la consommation (CNCC) pour un premier mandat de trois (03) ans. Commissaires représentant le ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises :

 – Monsieur Amadou SAGNON, Mle 51 984 F, Economiste ; – Monsieur Komikiyoaba NALKESSE, Mle 91 973 N, Conseiller en économie et développement. Commissaire représentant le ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

– Monsieur Domènouô Jonas DABIRE, Mle 208 092 X, Inspecteur principal des douanes. Commissaires représentant le ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions :

– Madame Haoua KAFANDO/GANAME, Mle 130 320 Z, Magistrat ;

– Monsieur Tarouendpanga Pascal ZIDOUEMBA, Mle 130 603 F, Magistrat Commissaire représentant le monde universitaire :

– Madame Salimata KOUAME/TRAORE, Mle 245 755 S, Enseignant[1]chercheur. Commissaire représentant le secteur privé : Au titre de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) :

– Monsieur Pégnani OUARMA, Mle 23 19 275 X, Conseiller d’entreprise. Au titre de l’Ordre national des pharmaciens du Burkina Faso :

– Monsieur Issiaka SOULAMA, Mle 96 960 G, Chercheur. Au titre du Conseil national du patronat burkinabè :

– Monsieur Abdoul Kader Christian ZARE, Economiste planificateur. Commissaire représentant les associations des consommateurs :

– Monsieur Ousséini OUEDRAOGO, Juriste/Consultant indépendant.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’HABITAT

– Monsieur Solimane Hamed OUATTARA, Mle 215 173 W, Planificateur-aménageur foncier, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur général de l’Urbanisme, de la viabilisation et de la topographie.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

 – Monsieur Adama TRAORE, Mle 10 63, Gestionnaire, catégorie 1, 3 ème échelon, est nommé Directeur général de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

 – Monsieur Aousségué ABEM, Mle 212 191 B, Administrateur du cinéma et de l’audiovisuel, 1 ère classe, 8ème échelon, est nommé Secrétaire général de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) ;

– Monsieur Baba BARRO, Mle 216 760 J, Conseiller des affaires culturelles, 1 ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur régional de la Culture, des arts et du tourisme du Centre-Ouest ;

– Madame Assiata Rosine BANDE, Mle 226 411 A, Conseiller des services touristiques, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice provinciale de la Culture, des arts et du tourisme du Houet ;

– Monsieur Casimir SOMDA, Mle 303 444 H, Conseiller en gestion du patrimoine, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Ioba ;

– Monsieur Barthélemy KABORE, Mle 43 339 D, Professeur certifié des lycées et collèges, 1 ère classe, 13ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Kadiogo ;

 – Monsieur Amédée Wend-La-Sida SILGA, Mle 50 498 U, Instituteur certifié, 1 ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Kouritenga ;

– Monsieur Gombila KOALA, Mle 74 486 V, Administrateur du cinéma et de l’audiovisuel, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Passoré ;

– Monsieur Yaya GANEMTORE, Mle 359 227 A, Administrateur des services touristiques, 1 ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Sanguié ;

– Monsieur Mamadou HEBIE, Mle 371 699 N, Conservateur-restaurateur de musée, 1 ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme de la Sissili.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs au Conseil d’administration : – du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises ; – des Sociétés SALMA MINING SA et IAMGOLD ESSAKANE SA au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières ; – de la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) au titre du ministère de l’Urbanisme, des affaires foncières et de l’habitat ; – du Centre de formation professionnelle de référence de Ziniaré (CFPR-Z) au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi ; – du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA), de la Société burkinabè de télédiffusion (SBT), du Fonds d’appui à la presse privée (FAPP) et de la Radiodiffusion-télévision du Burkina (RTB) au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme. Le Conseil a également t procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration du Centre de formation professionnelle de référence de Ziniaré (CFPR-Z) et du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA).

  1. MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Seydou TOU, Directeur général de la Chambre des métiers de l’artisanat du Burkina Faso, Administrateur représentant la Chambre des métiers de l’artisanat du Burkina Faso (CMA-BF) au Conseil d’administration du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) pour une dernière période de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret nomme Monsieur Touobèkourè Stanislas Aimé Désiré MEDA, Mle 334 079 W, Ingénieur de la géologie et des mines, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration de la société SALMA MINING SA pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Hamado OUEDRAOGO.

Le second décret nomme Monsieur Augustin SEBGO, Mle 334 082 V, Ingénieur de conception en géologie et mines, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration de la société IAMGOLD ESSAKANE SA pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Timbpidian Fidèle NAGANDA.

  1. MINISTERE DE L’URBANISME, DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’HABITAT

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Ardiouma BAYOGO, Mle 229 857 B, Conseiller en aménagement du territoire et en développement local, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Urbanisme, des affaires foncières et de l’habitat au Conseil d’administration de la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre de formation professionnelle de référence de Ziniaré (CFPR-Z) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT Au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi : – Monsieur Barthélemy BADIEL, Mle 246 742 U, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, en remplacement de Monsieur Frédéric KABORE.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES PERSONNELS ADMINISTRATIFS ET FORMATEURS DU CFPR-Z Au titre du personnel administratif : – Monsieur Ilyassé KIEMTORE, Mle 259 735 E, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, en remplacement de Monsieur Ousmane NATAMA.

Le second décret nomme Monsieur Barthélemy BADIEL, Mle 246 742 U, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, Président du Conseil d’administration du Centre de formation professionnelle de référence de Ziniaré (CFPR-Z) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Le Conseil a adopté neuf (09) décrets. Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme : – Monsieur Eric Albert Wend-Pouiré SAWADOGO, Mle 247 549 U, Conseiller du cinéma et de l’audiovisuel ; – Monsieur Salifou OUARMA, Mle 220 278 V, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication. Au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises : – Monsieur Wennepousdé Philippe OUEDRAOGO, Mle 212 622 A, Conseiller des affaires économiques.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DU BBDA

– Monsieur Yacouba DONDASSE, Mle 57 130 680, Agent de recouvrement.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT LES ACTEURS PRIVES DE LA CULTURE

Au titre des auteurs d’œuvres dramatiques et dramatico-musicales : – Madame Salamata KOBRE, Chorégraphe-Danseur. Au titre des organismes de radiodiffusion : – Monsieur Amedée Wend-la-sida SILGA, Gestionnaire de la radio Dauphin de Koupéla. Au titre des auteurs d’œuvres d’arts visuels : – Monsieur Moumouni SAVADOGO, Artiste-Plasticien. Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) pour une dernière période de trois (03) ans, à titre de régularisation. ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme : – Monsieur Idrissa ZOROM, Mle 206 327 A, Juriste.

Au titre du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions : – Monsieur Issa Abdul-Jabbar Suuri MAIGA, Mle 130 299 R, Magistrat.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT LES ACTEURS PRIVES DE LA CULTURE

Au titre des auteurs d’œuvres littéraires : – Monsieur Pierre BALIMA, Editeur. Au titre des auteurs-compositeurs musicales : – Monsieur Abdou-Azize OUEDRAOGO, Artiste-musicien. Le troisième décret nomme Monsieur Idrissa ZOROM, Mle 206 327 A, Juriste, Président du Conseil d’administration du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) pour une dernière période de trois (03) ans, à titre de régularisation. Le quatrième décret nomme Monsieur Bakari SERI, Mle 018, Chargé de maintenance des opérations de diffusion et de transmission régionale, Administrateur représentant les travailleurs au Conseil d’administration de la Société burkinabè de télédiffusion (SBT) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Sébastien SANON. Le cinquième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de la Société burkinabè de télédiffusion (SBT) pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme : – Madame Grace Isabellita FORO, Mle 88 798 D, Ingénieur du cinéma et de l’audiovisuel. Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective : – Monsieur Pouôr-Yerô Thierry-Fabrice PODA, Mle 119 293 F, Inspecteur du trésor. Le sixième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds d’appui à la presse privée (FAPP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre de la Primature : – Monsieur Essimayila BAKOUAN, Mle 48 975 V, Professeur certifié des lycées et collèges. ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’UNION BURKINABE DES EDITEURS DES SERVICES DE TELEVISION (UBES-TV) – Monsieur Hounoumbié Innocent SOULAMA, Journaliste.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE SYNDICAT NATIONAL DES TRAVAILLEURS DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION (SYNATIC)

– Monsieur Dasmané NIANGANE, Journaliste.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA SOCIETE DES EDITEURS DE PRESSE (SEP)

– Monsieur Robert OUEDRAOGO. Le septième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds d’appui à la presse privée (FAPP) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme : – Monsieur Adama SAVADOGO, Mle 272 993 N, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’UNION NATIONALE DE L’AUDIOVISUEL LIBRE DU FASO (UNALFA) – Monsieur Bouraman SANNAN, Journaliste.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ASSOCIATION DES EDITEURS ET PROFESSIONNELS DES MEDIAS EN LIGNE (AEPML)

– Monsieur Amidou KABRE, Directeur de publication. Le huitième décret nomme Monsieur Aboubakar SANFO, Mle 88 787 D, Administrateur du cinéma et de l’audiovisuel, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de la Radiodiffusion-télévision du Burkina (RTB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le neuvième décret renouvelle le mandat de Monsieur Mathias KABORE, Mle 98 275 E, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de la Radiodiffusion-télévision du Burkina (RTB) pour une dernière période de trois (03) ans, à titre de régularisation.

Pour le Porte-parole du Gouvernement, le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi assurant l’intérim, Dr Boubakar SAVADOGO

Conseil des ministres : le gouvernement réglemente les interventions des agents publics de santé dans les structures sanitaires privées

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Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré a présidé ce jeudi 6 juillet 2023, le Conseil des ministres qui a délibéré sur plusieurs dossiers soumis à son ordre du jour selon le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Boubakar Savadogo, intérimaire du ministre porte-parole du gouvernement.

Au titre du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, le Conseil a adopté un rapport relatif à la problématique des interventions des agents publics de santé dans les structures sanitaires privées. Pour le ministre Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, cet encadrement passera par des signatures de conventions entre les agents publics de santé, les structures publiques de santé, les universités desquelles relèvent ces agents de santé et les structures privées de santé où ils doivent intervenir. Selon lui, la réglementation permettra aux agents de santé du public d’intervenir 8 heures par semaine dans le privé, soit en une journée, soit en deux demi-journées.

A cet effet le Conseil a également adopté des dispositions transitoires très importantes sur la question. « Pour les spécialistes, cette autorisation d’intervenir dans les structures privées est d’une durée de deux ans maximum au bout de laquelle les spécialistes seront invités à choisir formellement entre être dans le public et être dans le privé », a expliqué le ministre Kargougou, qui a ajouté que pour le reste des corps de la santé, cette autorisation est d’une durée d’un an maximum au bout de laquelle un choix devra être opérer pour l’exercice de la fonction. Le ministre en charge de la santé a précisé également que l’adoption du présent rapport permettra de clarifier l’intervention des agents publics de santé dans le privé, de minimiser les conflits d’intérêt, d’améliorer la disponibilité des agents dans les structures sanitaires publiques et d’améliorer l’accès équitable de la population au service de santé de qualité.

Le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro a fait au Conseil une communication orale sur la célébration de la 5e édition de la Journée nationale de l’arbre (JNA) qui se tiendra le 15 juillet prochain dans la région du Centre. Selon le ministre en charge de l’environnement, cette journée se tiendra sous le thème : « arbre, symbole de résilience des communautés dans un contexte d’insécurité » et va servir également de cadre pour le lancement de la campagne nationale de reforestation 2023. Cette édition a précisé le ministre Baro, « permettra de mettre en terre dans la région du Centre 60 000 plants sur un espace dans 100 hectares ».

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Sécurité et Défense : le Chef de l’Etat encourage les organisateurs du SYSDEF

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré a visité, ce mercredi 5 juillet 2023, les stands du Salon international synergie, sûreté, sécurité et défense (SYSDEF) qui a ouvert ses portes hier mardi 4 juillet dans la capitale burkinabè.

Pour le commissaire du SYSDEF, Hyacinthe Zouré, la visite du Chef de l’Etat montre qu’il est proche de son peuple. Placée sous le thème : « Quelles contributions du secteur privé dans la sécurisation des Etats? », cette première édition réunit tous les corps militaires et paramilitaires ainsi que des acteurs du secteur privé qui proposent des outils et des services de sécurité et de défense.

« On a mis également en avant la jeunesse qui innove à travers l’organisation d’un hackathon autour des solutions de sécurité et de défense parce qu’on veut vraiment accompagner l’industrie de la sécurité et de la défense », a soutenu le commissaire du SYSDEF.

C’est le Directeur de cabinet du Président de la Transition, le Capitaine Martha Céleste Anderson Medah qui a procédé, le 4 juillet dernier au lancement des activités du SYSDEF à laquelle participe une quinzaine de sociétés africaines, européennes et asiatiques.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Bobo-Dioulasso : Le Premier ministre visite le port sec, le musée communal Sogossira Sanon et ADIPROD Industrie

Présent à Bobo-Dioulasso, le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla, a fait une immersion dans plusieurs infrastructures. Il s’agit du port sec multimodal, du musée communal Sogossira Sanon et de ADIPROD Industrie, une unité industrielle.

Le port sec multimodal de Bobo-Dioulasso a été la première infrastructure à recevoir la visite du Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla.

Réalisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF) sur un terrain de 120 hectares et mis en exploitation depuis⁶ janvier 2010, le port sec est situé dans la zone industrielle de Bobo- Dioulasso.

Sa réalisation a fortement contribué à faciliter les opérations d’acheminement des marchandises en provenance ou à destination des ports maritimes, car la ville de Bobo-Dioulasso est le carrefour des échanges commerciaux à destination ou en provenance du Mali, du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et aussi des régions du Burkina Faso.

Lors de cette visite, le Chef du Gouvernement a pu toucher du doigt les différentes infrastructures ainsi que les travaux d’extension et de réhabilitation de cette importante plate-forme.

« Le port sec m’a émerveillé, au regard des investissements et de la vision. Les perspectives sont bonnes car nous avons de grands projets pour la ville de Bobo-Dioulasso. Nous avons le projet de réfection de la route Bobo-Orodara, jusqu’au Mali. Ce qui va fluidifier et accroître le trafic. Nous avons aussi le projet du chemin de fer Bobo-Dioulasso-Sikasso-Bamako. Ce qui va donner plus de trafic et d’envergure au port sec. Il y a également l’aéroport international de Bobo-Dioulasso qui est dans une phase d’agrandissement et de modernisation. Cela va accroître le trafic et le besoin du port sec. Nous avons aussi le projet d’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso qui est en négociation », a-t-il exprimé.

Selon lui, d’ici quelques années Bobo-Dioulasso rayonnera.

 » Il faut que Bobo-Dioulasso rayonne pour qu’avec Ouagadougou le Burkina Faso puisse aller de l’avant.

Les deux villes se connectant, on peut plus facilement pousser le développement dans ce sens », a-t-il ajouté.

Par la suite, cap a été mis sur le musée communal Sogossira Sanon, autrefois appelé musée provincial du Houet.

Situé à Bolomakoté, ce musée est l’un des plus visités de Bobo-Dioulasso.

Ce musée a vu le jour il y a de cela 33 ans, et a pour mission de collecter, promouvoir, valoriser, inventorier tous les éléments du patrimoine culturel et historique des communautés de l’Ouest, en particulier et du Burkina Faso de façon générale et de les exposer.

Là également, le Chef du Gouvernement a été fasciné par les différentes pièces exposées dans ce musée et qui retracent notre histoire.

A la suite de ces deux infrastructures, les pas du Premier ministre ont convergé vers ADIPROD Industrie, une huilerie au service de la production locale, car elle œuvre dans la transformation des amandes (karité) et graines oléagineuses (sésame, coton, soja, arachide, etc.) en beurre de karité et huile alimentaire.

Le Chef du Gouvernement a été également salué les prouesses de cette unité industrielle.

« Je vois que cette entreprise a de la vision, surtout sur la qualité de ces produits. C’est l’exemple d’un Burkina qui gagne. Je suis très fier des responsables de cette entreprise et leur présente toutes mes félicitations », a-t-il souligné.

Du reste, il a appelé les Burkinabè à consommer les produits qui vont sortir de cette usine, car pour lui, au lieu de consommer ce qui vient d’ailleurs, consommons nos propres produits.

« Ainsi, nous allons encourager les promoteurs qui pourront étendre leurs entreprises et employer plus de personnes. C’est le Burkina Faso qui va rayonner », a déclaré Kyélèm de Tambèla.

Par ailleurs, il a insisté sur le fait que que tout est possible pour les Burkinabè.

 » Il faut être persévérant et croire en ses rêves. Nous sommes confiants en l’avenir de notre pays », a-t-il martelé.

DCRP/Primature

5e édition du dialogue Etat-Secteur privé : « Aidez-nous à lutter contre la corruption », PM Kyélem de Tambéla

Le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla, a clos, ce mardi 04 juillet 2023, à Bobo-Dioulasso, les travaux de la 5ème édition de la Rencontre nationale du Cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/Secteur privé (CODESP). Cette rencontre a été sanctionné par plusieurs recommandations à même de dynamiser le monde des affaires, et partant la relance de notre économie nationale.

Durant 48 heures, les travaux de la 5ème édition de la Rencontre nationale du Cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/Secteur privé (CODESP) ont permis au Gouvernement et au Secteur privé d’échanger autour du thème : « Le rôle du foncier dans la promotion de l’investissement productif au Burkina Faso ».

Au bilan, il est ressorti plusieurs recommandations dont la finalité porte sur le rayonnement du monde des affaires. Il s’agit, entre autres, de l’élaboration d’un schéma d’aménagement des investissements structurants tenant compte des potentialités de chaque région, la création d’un fonds pour le financement des projets d’aménagement d’infrastructures économiques, la révision des textes sur le foncier pour avoir une maîtrise des terres et mieux protéger les investisseurs, la réduction des délais, des coûts et des procédures d’obtention des titres de propriété foncière, la sécurisation des réserves foncières dédiées aux activités économiques, l’aménagement de nouvelles zones d’activités économiques dans les chefs-lieux de régions.

A l’occasion, le secteur privé, par l’entremise de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF) a apporté une contribution supplémentaire globale de 567 millions de francs CFA pour soutenir les efforts déjà engagés dont 500 millions de francs CFA provenant des 13 regions où sont implantées les Délégations consulaires Régionales de la CCI-BF, 50 millions de francs CFA du Forum AFRICALLIA et 17 millions de francs CFA du personnel.

Un geste qui a suscité la reconnaissance du Premier ministre à l’endroit des opérateurs économiques de notre pays. « Je vous adresse les remerciements du président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, et de l’ensemble du Gouvernement. Ce geste, c’est pour que la paix règne, afin que les affaires puissent prospérer. Dans un Etat bien géré quand on donne à l’Etat on se donne à soi-même », a-t-il exprimé. Puis, il a saisi l’opportunité de ce geste pour demander aux hommes et femmes d’affaires d’aider le Gouvernement à lutter contre la corruption, qui est un frein à l’épanouissement des affaires.

« La corruption contribue à la promotion de la médiocrité plutôt que de la méritocratie. Comme vous le savez, ce sont généralement les hommes d’affaires qui sont initiateurs de la corruption, tandis que les agents de l’Etat sont beaucoup plus passifs. Pour que l’Etat soit bien géré, aidez-nous à lutter contre la corruption. Nous savons que faites preuve de nationalisme. Je vous encourage à encore plus de nationalisme et de patriotisme, car en construisant le Burkina Faso, vous construisez pour vous-mêmes. C’est l’investissement le plus sûr, alors qu’ailleurs ce n’est pas sûr. C’est ce à quoi je vous engagé afin que nous puissions construire notre pays pour qu’il rayonne dans le concert des nations », a-t-il indiqué.

Dans son message de clôture du CODESP 2023, le Premier ministre a déclaré que les travaux de cette rencontre ont permis de proposer des pistes de solutions à même de relever les multiples défis liés au foncier et qui impactent négativement l’investissement productif.

« Nous sommes tous unanimes que les diverses problématiques du foncier spécifiquement la spéculation, les procédures relatives à la mobilisation et la sécurisation ainsi qu’à la délivrance des actes limitent l’impact des nombreux efforts consentis par le Gouvernement pour faciliter les investissements privés dans notre pays. A cet égard, il devient plus que nécessaire de trouver et de mettre en œuvre, avec l’implication de tous les acteurs de la gestion du foncier, les solutions les mieux appropriées » a-t-il affirmé.

Par ailleurs, il a promis que les propositions pertinentes issues de la présente rencontre seront traduites en actions concrètes à travers un plan d’actions qui sera adopté par le Comité national de Pilotage du CODESP, dont il assure la présidence.

« La mise en œuvre de ce plan d’actions contribuera sans nul doute à l’atteinte des objectifs de développement poursuivis par mon Gouvernement à travers notamment le renforcement de la bonne gouvernance et l’amélioration continue de l’environnement des affaires », a-t-il ajouté.

Le président de la CCI-BF, Mahamadi Savadogo, a traduit ses sincères remerciements et ceux du Secteur privé au Premier Ministre et aux membres du Gouvernement pour l’esprit de dialogue constructif qui a caractérisé cette rencontre.

Du reste, il a rassuré le Gouvernement de l’engagement du Secteur privé à jouer pleinement sa partition dans la mise en œuvre des recommandations formulées.

D’ores et déjà, pour ce qui concerne les conclusions de l’étude réalisée sur la thématique de la présente édition, il a, au nom du Bureau et des élus consulaires, engagé la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso sur deux points.

Il s’agit de l’aménagement et la viabilisation de la Zone d’activités diverses de Bobo-Dioulasso et du financement de l’étude de faisabilité pour la création d’un guichet unique de la promotion immobilière sous l’égide du Ministère en charge de l’habitat.

DCRP/Primature

Coopération : le Chef de l’Etat échange avec le Représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires africaines

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, a reçu en audience, ce jeudi 29 juin 2023, dans l’après-midi, une délégation de la République populaire de Chine conduite par le Représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires africaines, monsieur Yuxi Liu.

Présente à Ouagadougou pour une visite de travail de 72 heures, la délégation a saisi cette opportunité pour revisiter avec le Président de la Transition, l’état de la coopération sino-burkinabè dont les relations diplomatiques ont repris le 26 mai 2018.

Depuis lors, de nombreux accords ont été signés, contribuant à la réalisation de plusieurs projets et infrastructures. Les deux pays ont par ailleurs salué l’excellence des relations et ont convenu de l’approfondissement de cette coopération au profit des peuples burkinabè et chinois. La Chine a également réaffirmé son soutien marqué aux efforts en cours pour la sécurisation du pays.

Cette audience a été aussi une occasion pour la Chine de réaffirmer son soutien aux efforts du peuple burkinabè, engagé activement dans la lutte contre le terrorisme.

Direction de la Communication de la présidence du Faso

Ouaga : La 3e légion de gendarmerie démantèle des réseaux de contrebandes de poulets et poissons impropres à la consommation

Sur la base d’informations reçues, la Section de Recherches de la 3e légion de Gendarmerie a entrepris une série d’opérations avec l’appui technique de la Direction Générale des Services Vétérinaires, en vue de démanteler des réseaux de contrebandes de produits alimentaires congelés impropres à la consommation. Ces opérations ont permis la saisie au total de neuf cent vingt-trois (923) poulets congelés et de quatre cents (400) kilogrammes de poisson et de viande avariés les 23 et 27 juin 2023 à Ouagadougou.

Ces activités de contrebandes sont en violation des mesures gouvernementales interdisant l’importation frauduleuse de la volaille abattue. Les investigations se poursuivent pour démanteler d’autres réseaux afin d’éradiquer cette pratique illicite dans la ville de Ouagadougou.

C’est l’occasion d’inviter les restaurateurs et les fournisseurs de ces produits de consommation à plus de vigilance dans l’achat des poulets, la viande et le poisson surtout à l’approche des fêtes, et lors des grandes cérémonies. Aussi, les populations peuvent dénoncer tout cas suspect à travers les numéros verts ci-après :

-Centre Nationale de Veille et d’Alerte : 1010

-Gendarmerie : 16

-Police : 17

Burkinanews.info

Burkina : Le SMIG passe à 45 000 FCFA

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Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré a présidé ce jeudi 29 juin 2023, le Conseil des ministres qui a adopté d’importants décrets dont la revalorisation du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG).

Deux décrets ont été adoptés ce 29 juin 2023 au titre du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale. Le premier concerne le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) et le second sur la commission nationale de fixation du SMIG.

La prise du décret relatif au SMIG est axée sur l’article 187 de la loi 028 de 2008 portant Code du Travail. En effet, depuis 2006, le SMIG qui est fixé à 30 684 FCFA n’a pas connu d’augmentation jusqu’en 2023. Mais en 2021, le mouvement syndical avait revendiqué une augmentation du SMIG de la part du Gouvernement qui a pris l’engagement de procéder à un réajustement.

« Il y a eu, la semaine dernière, une rencontre entre le gouvernement, l’Unité d’action syndicale et le Conseil national du patronat. Un consensus a été trouvé afin de revalorisé le Salaire minimum interprofessionnel garanti qui passe de 30 684 FCFA à 45 000 FCFA », a confié le ministre d’Etat Bassolma Bazié.

L’adoption de ce décret permet donc « de façon légale à chaque travailleur et à chaque patron du privé de procéder à la mise en œuvre » de cette décision sur le SMIG selon le ministre qui a indiqué que des contrôles et des vérifications seront faits en vue d’optimiser la mise en application.

Le deuxième décret qui porte sur la mise en place, la composition et le fonctionnement de la Commission nationale de réajustement du SMIG indique que la commission doit se réunir tous les deux ans pour « analyser les paramètres économiques de notre pays, analyser la situation nationale et voir s’il y a une possibilité de réajuster le montant de ce SMIG en fonction du coût de la vie », a soutenu le ministre Bazié.

Burkinanews.info

Biens culturels immeubles et éléments du patrimoine culturel immatériel : Un classement sur la liste du patrimoine national

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Au cours du conseil des ministres de ce jeudi 29 juin, le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, le Conseil a adopté deux projets de décrets portant respectivement classement de biens culturels immeubles et des éléments du patrimoine culturel immatériel sur la liste du patrimoine national. « Ce classement concerne 142 biens matériels mais également 190 éléments du patrimoine culturel immatériel », a confié le ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo.

Le patrimoine culturel matériel s’entend entre autres des sites cultuels, des sépultures, de sites archéologiques, des bâtiments coloniaux, des mausolées ; quant au patrimoine culturel immatériel, il comprend des pratiques, des connaissances, des savoirs et des savoir-faire détenus par les communautés et qui ont une très grande valeur, selon le ministre en charge de la Culture.

A travers cette reconnaissance du gouvernement, « il s’agit de traduire l’importance de ces biens culturels matériels et immatériels pour l’ensemble des communautés qui les détiennent et qui les abritent » et au-delà pour l’ensemble du pays. L’inscription au patrimoine national renforce également le dispositif juridique de protection de ces biens.

Burkinanews.info

Burkina : la télévision française LCI interdite de diffusion pour 3 mois

Dans un communiqué publié jeudi 29 juin 2023, le Conseil supérieur de la Communication (CSC) a enjoint les distributeurs de suspendre pendant trois mois de leurs bouquets, les programmes de la télévision française LCI. Le gendarme de l’audiovisuel burkinabè reproche à la chaine du groupe TF1 d’avoir laissé diffuser des informations erronées et graves sur la situation sécuritaire au Burkina Faso.

Burkinanews.info

Célébration de la Tabaski : le capitaine Traoré appelle à un engagement total des Burkinabè contre le terrorisme

A l’occasion de la célébration de l’Aïd el Kebir ou Tabaski, le président de la Transition, capitaine Ibrahim Traoré, a lancé un appel à un engagement total dans la lutte contre le terrorisme. Voici le message publié sur son compte Twitter.

« En cette veille de la Tabaski, j’invite tous les fidèles musulmans de notre pays à porter tous les combattants tombés dans cette guerre contre le terrorisme dans leurs prières et invocations pour le retour de la paix au Burkina Faso.

Je réitère mon appel à tous les Burkinabè sans distinction à un engagement total dans cette lutte implacable contre le terrorisme et pour notre souveraineté.

Ensemble, nous vaincrons. »

Burkinanews.infoa

Tournoi UFOA-B U20 dames : le capitaine Ibrahim Traoré félicite les Etalons pour leur médaille de bronze

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Le Président de la transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré a reçu en audience, dans l’après-midi de ce 26 juin 2023, les Etalons dames U20, qui ont décroché la médaille de bronze (3e place) au tournoi de l’Union des fédérations ouest-africaines de football, zone B (UFOA-B), à Accra au Ghana.

Le Capitaine Ibrahim Traoré a salué cette bonne performance des Etalons dames U20 à cette première édition du tournoi UFOA-B qui s’est tenue du 20 mai au 3 juin 2023 à Accra au Ghana.

« C’est la première fois que le Burkina Faso rayonne dans le domaine du football féminin. Je tiens à dire félicitations aux combattantes qui étaient sur le terrain, à l’encadrement technique pour avoir contribué au rayonnement de l’image du Burkina Faso. Nous souhaitons que prochainement, ce soit la médaille d’Or », a indiqué le Chef de l’Etat aux Etalons dames U20.

Le Président de la Transition a invité la Fédération burkinabè de football (FBF) à travailler à rehausser le niveau du football féminin au Burkina Faso pour plus de victoires pour les échéances futures. « A notre niveau, nous allons tout faire pour mettre à votre disposition de bonnes infrastructures pour de meilleures conditions. Quand vous jouez, tout le monde vous suit, y compris les combattants qui sont au front. Il y a beaucoup de la joie quand vous avez la victoire et cela change aussi la donne », a ajouté le Chef de l’Etat.

Le président de la Fédération burkinabè de football (FBF), Lazare Banssé a traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat « pour cette attention toute particulière à cette équipe féminine parce que c’est la toute première fois qu’une équipe féminine est reçue par un chef de l’Etat ». Pour lui, le football féminin est en pleine évolution et cette audience est une invite à mieux développer ce football, à travailler plus pour que la prochaine fois les Etalons dames puissent ramener la médaille d’or.

Pour le coach des Etalons dames Pascal Sawadogo, tous les acteurs du football féminin se sentent honorés avec cette audience accordée par le Chef de l’Etat. « Nous sommes revenus avec la médaille de bronze, pour nous ce sont des sentiments de fierté, des sentiments de travail bien fait même si nous n’avons pas pu remporter le trophée. Ce n’est qu’un début et le meilleur reste à venir », a soutenu le coach Sawadogo.

La capitaine de l’équipe, Alimata Bélem, a montré quant à elle sa satisfaction sur la prestation de toute l’équipe au Ghana et a promis au peuple burkinabè la médaille d’or pour les compétitions futures. Cette équipe des Etalons Dames peut compter sur la bonne volonté du ministre en charge des sports, Boubacar Savadogo qui a indiqué sa disponibilité et sa volonté à accompagner le football féminin à atteindre le sommet.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Mise en œuvre de la Transition : le Fonds monétaire international soutient les réformes politiques et institutionnelles

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré a reçu ce 26 juin 2023 en audience, une délégation du Fonds monétaire international (FMI). En séjour dans la capitale burkinabè, la délégation conduite par le Chef adjoint du département Afrique du FMI, Martin Schindler, est venue témoigner son soutien à la Transition en cours dans notre pays.

Selon le chef de la délégation, le Fonds monétaire international, est présent à Ouagadougou, pour discuter avec les autorités de la Transition en vue de trouver des mécanismes pour un appui du Fonds au programme du développement de la Transition.

« Avec le chef de l’Etat, nous avons échangé sur les contours d’un programme que nous avons entamé avec les membres du gouvernement et nous avons communiqué notre programme de la semaine au Chef de l’État », a déclaré Martin Schindler à l’issue de l’audience.

Pour le Chef adjoint du département Afrique, des échanges ont déjà été menés sur certains programmes de la Transition qui pourraient bénéficier de l’accompagnement du FMI.

« Nous avons déjà eu des discussions avec le gouvernement sur les réformes entamées par le Burkina Faso avec la possibilité d’un accompagnement financier de notre institution », a-t-il précisé.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Défis sécuritaire et politique : Les Nations unies renouvellent leur solidarité au Burkina Faso

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, a reçu en audience, ce jeudi 22 juin 2023 en fin de matinée, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et Chef du bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Leonardo Santos Simao.

A l’issue de l’audience, l’émissaire onusien dit être venu réaffirmer « la disponibilité des Nations unies et toutes ses agences et institutions d’aider le pays à surmonter les difficultés et les défis du moment », aussi bien sur le plan économique, politique que social.

Les Nations unies entendent donc apporter leur soutien au Burkina Faso qui fait face actuellement à des défis importants. Et selon le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, il s’agit de faire mieux pour accompagner le Burkina Faso à sortir de la situation actuelle.

Cette audience a été aussi l’occasion pour l’envoyé des Nations unies Leonardo Santos Simao de remercier le Président de la Transition pour le soutien qu’il a apporté à sa candidature au poste de Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

30e Assemblée générale d’Afreximbank : Ildo Oil veut voir encore plus grand

Du 18 au 21 juin dernier, au lieu à Accra au Ghana, la 30e Assemblée générale de  la Banque africaine d’import-export(Afreximbank). Une AG qui a vu la présence de plusieurs entreprises internationales et africaines. L’entreprise burkinabè Ildo Oil était du rendez-vous et a eu des échanges d’affaires avec plusieurs entités.

La Banque africaine d’import-export(Afreximbank) est une institution panafricaine de financement  du commerce , ,créée en 1993 sous les auspices de la Banque africaine de développement. Son siège social est au Caire en Egypte. A chaque Assemblée générale de cette institution, plusieurs investisseurs se rencontrent pour des rencontres de business.

Ainsi en organisant cette 30e AG, Afreximbank veut permettre aux entreprises africaines de nouer des partenariats gagnant-gagnant. Toute chose que l’entreprise burkinabè d’importation, d’approvisionnement et de distribution de pétrole, Ildo oil ne s’est pas faite prier. En effet du 18 au 21 juin dernier dans la capitale ghanéenne à Accra, elle a eu des échanges avec les premiers responsables de la banque pour le financement de ses activités.

Yahaya Tougma, directeur des opérations pétrole et gaz de Ildo Oil n’a pas caché sa satisfaction à la participation de son entreprise à cette 30e AG de Afreximbank.  «Nous sommes très satisfaits de notre participation à l’assemblée générale Afreximbank. Nous avons pris connaissance des mécanismes de financements de la banque et aussi sa vision pour une Afrique prospère », a-t-il déclaré. Il a confié qu’avec le premier responsable de  Afreximbank, Pr Benedict Oramah  les échanges ont porté  sur la  vision de Ildo Oil  pour le secteur des hydrocarbures au Burkina Faso et en Afrique.

Yahaya Tougma, directeur des opérations pétrole et gaz de Ildo Oil

Yahaya Tougma  dit souhaité obtenir  des possibilités d’opportunités et de partage d’expériences avec d’autres entreprises internationales évoluant dans le même domaine que son entreprise. A l’en croire, ce fut une énorme opportunité pour son entreprise de participer à cette  30e  Assemblée générale d’Afreximbank. «Vous savez que nos banques locales ont du mal à structurer des financements pour l’importation du pétrole qui n’est pas encore encadrée dans leur portefeuille de clientèle », a-t-il dit . «  Afreximbank qui est aujourd’hui une référence dans le financement des investissements en Afrique s’est beaucoup intéressée à notre activité et souhaite nous accompagner avec une ligne de crédit pouvant couvrir des cargaisons de 80 000 métric tonne (mt) de gasoil directement avec les raffineries», a-t-il renchéri.

L’entreprise Ildo Oil dit nourrir de grandes ambitions. A cet effet, le directeur des opérations pétrole et gaz,  a martelé que les autorités de la banque ont souhaité discuter avec son entreprise sur des questions opérationnelles de transaction. Foi de  Yahaya Tougma,   l’appui d’Afreximbank va être d’un grand apport pour sa société en ce sens qu’elle a  pour ambition d’être une entreprise de référence dans le trading des hydrocarbures en Afrique, atteignant une moyenne de 50 000 mt par mois, soit 600 000 mt l’année. «Notre vision est de révolutionner le secteur des hydrocarbures au Burkina et en Afrique en devenant un partenaire de choix pour la SONABHY et les autres grands consommateurs », a-t-il expliqué. En rappel, Ildo Oil est une  entreprise burkinabè d’importation, d’approvisionnement et de distribution de pétrole créée en 2019. Elle a un réseau de distribution de plus de 40 stations au Burkina Faso avec des filiales au Togo, au Mali, au Nigéria et bientôt un holding à Genève en Suisse.

Par Franck Konaté

Burkina : Les mines d’Inata et de Tambao cédées à la société AFRO Turc

Lors de sa séance du mercredi 21 juin 2023, le Conseil des ministres a validé deux demandes de permis d’exploitation industrielle. Il s’agit de la mine de manganèse de Tambao obtenue par la Société AFRO Turc Tambao SA et de la mine d’or d’Inata par la société AFRO Turc Inata SA.

Selon le ministre des Mines et des Carrières, Simon Pierre Boussim, après le retrait des permis d’exploitation de ces deux mines, les actifs miniers revenaient de droit à l’État. C’est ainsi qu’au Conseil des ministres du 1er mars dernier, le gouvernement a autorisé la cession de ces actifs miniers à AFRO Turc Inata pour la mine d’Inata et les actifs de Tambao à AFRO Turc Tambao. Une signature de contrat matérialisant la cession des actifs miniers a permis à la société AFRO Turc Tambao SA et AFRO Turc Inata SA de déposer des demandes de permis d’exploitation qui ont été validées.

Selon le ministre Boussim, la mine exploitée par AFRO Turc Inata couvre une superficie de 39 km² pour une durée d’exploitation de quatre ans. Elle présente une potentialité de production de 5,700 tonnes de minerais pour une teneur de 1,55 grammes par tonne, avec des retombées financières de plus de 51 milliards de FCFA attendus. La mine qui sera exploitée par AFRO Turc Tambao SA couvre une superficie de plus de 26 km² pour une durée de vie de 22 ans. Il est attendu de cette mine plus 770 milliards de FCFA en termes d’investissement notamment la construction du chemin de fer pour le transport du minerai ainsi que de l’érection et l’équipement d’une base militaire en vue de sécuriser cette zone.

Burkinanews.info

Campagne agricole 2022-2023 : 410 mille tonnes de coton graines produites

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La production cotonnière pour la campagne 2022-2023 s’est élevée à 410 mille tonnes de coton graines, a indiqué le ministre en charge du commerce, Serge Poda. Comparativement à la campagne précédente, le ministre dit constater une baisse d’environ 22% qui s’explique essentiellement par des attaques de parasites et la situation sécuritaire. En termes de projection pour la prochaine campagne, les acteurs entendent emblaver 710 mille hectares avec une prévision de production de coton graines d’environ 610 mille tonnes.

Champs de coton

Pour soutenir ces prévisions, le Conseil a adopté des propositions de prix d’achat aux producteurs à 325 FCFA le kilogramme pour le premier choix et 300 FCFA le kilogramme pour le deuxième choix. En outre, le gouvernement a aussi décidé d’une subvention de 10 milliards de FCFA pour soutenir l’accessibilité aux intrants agricoles.

Burkinanews.info

Contrôle des éléments de rémunérations des agents publics : Plus de 8 milliards d’économie

Le Président de la Transition, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré a présidé ce mercredi 21 juin 2023, le Conseil des ministres qui a examiné plusieurs dossiers soumis à son ordre du jour. Le ministre en charge de l’Economie, Aboubakar Nacanabo a fait le point de l’opération de contrôle de présence et des éléments de rémunération des fonctionnaires de l’État.

Pour Aboubakar Nacanabo, il s’agit de la première phase de cette opération qui a permis de faire quelques corrections qui s’élèvent à plus de 8 milliards et demi de FCFA. « Cela veut dire que c’était des rémunérations indues qui étaient payées et qui ont été corrigées à la suite de cette opération de contrôle. Après cette première phase, il y aura une deuxième phase qui va concerner les agents de santé et une troisième phase qui concernera l’armée », a indiqué le ministre Nacanabo.

Burkinanews.info

Décès de Saydou Parkouda : Remerciements et faire-part

Les grandes familles Parkouda, Béré, Tassembédo, Bagyan et familles alliées, le chef de Gambaga Naaba Bélemwendé  de Gambaga à Koupéla, les enfants et petits- fils adressent leurs sincères remerciements à tous ceux qui les ont soutenus moralement, matériellement et financièrement lors du rappel à Dieu le samedi 10 juin 2023 à Ouagadougou  des suites d’une maladie, suivi de l’inhumation le même jour  au cimetière de Kamboinsin  de  leur  père, époux, grand-père, oncle, frère et beau-père

PARKOUDA Saydou

Ils remercient particulièrement les voisins, la belle-famille, les communautés musulmane, chrétienne, les collègues, les amis et collègues de services de ses enfants, les chefs coutumiers et tous ceux dont les noms n’ont pu être cités. Que Dieu récompense chacun au-delà de ses espérances.

« Certes nous sommes à Allah, et c’est à lui que nous retournerons ». S2 V 157.

Retrait « sans délai » de la MINUSMA : le Burkina salue une décision courageuse du Mali

Lors de la 9 350e session du Conseil de sécurité de l’ONU, le Mali a demandé le « retrait sans délai » de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) de son territoire. En réponse, le gouvernement burkinabè a écrit une lettre de soutien dont voici la teneur.

Communique du Gouvernement du 18 06 2023

Le Gouvernement du Burkina Faso prend acte de la demande de « retrait sans délai » de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) et salue cette décision courageuse formulée par les Autorités maliennes de transition devant le Conseil de sécurité réuni pour sa 9350ème session, le 16 juin 2023 à New York. Le Gouvernement burkinabè félicite le Mali pour ce choix assumé, qui est conforme à la vision stratégique de l’Etat malien dans la lutte contre le terrorisme et pour la restauration de la paix et de la sécurité au Sahel. Il encourage le Gouvernement et le Peuple frère du Mali dans cette affirmation de la souveraineté de l’Etat malien et l’expression de la volonté des Maliennes et des Maliens à être les seuls maîtres de leur destin. Le Gouvernement du Burkina Faso invite la Communauté internationale au strict respect des choix opérés par le Mali. Le Burkina Faso, pour sa part, demande au Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies de bien vouloir prendre les dispositions utiles pour le retrait des troupes burkinabè engagées au Mali dans le cadre de la MINUSMA. Il réaffirme sa solidarité au Gouvernement malien et à l’ensemble des peuples du Sahel dans la lutte contre le terrorisme et demeure fidèle à l’idéal de bâtir en toute indépendance et en toute responsabilité un monde de paix, de sécurité et de développement partagé pour toutes les Sahéliennes et les Sahéliens.

Burkinanews.info

Réhabilitation aéroport de Bobo : Le Premier ministre veut un plan ambitieux d’au moins 100 milliards F CFA

Le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla, a visité l’aéroport international de Bobo-Dioulasso en vue de s’imprégner de ses travaux de réhabilitation, ce dimanche 18 juin 2023. Le Chef du Gouvernement nourrit de grandes ambitions de faire de cet aéroport une référence dans la sous-région voire dans le monde, avec un investissement ambitieux d’au moins 100 milliards de francs CFA.

Après avoir lancé l’initiative présidentielle « Référent-Opportunités-Insertion » dans les 302 communes rurales, le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla, a mis à profit son séjour dans la ville de Sya pour visiter les installations de l’aéroport international de Bobo-Dioulasso. C’est ainsi qu’il s’est rendu à la piste d’atterrissage, au salon VIP, à l’aérogare passager, et au niveau de l’installation de nouveaux équipements de sécurité en vue de s’enquérir de la réalisation des différentes commodités qui permettent à cet aéroport de fonctionner 24h/24.

A l’issue de cette visite de terrain, le Chef du Gouvernement s’est dit satisfait des travaux de réhabilitation de l’aéroport international de Bobo-Dioulasso qui lui permettent d’être aux normes de sécurité. C’est pourquoi, il a remercié le ministre en charge des Transports, Roland Somda, et tous ces collaborateurs, ainsi que tous ceux qui ont contribué à la rénovation de cet aéroport. « Je me suis rendu compte que nous avions un trésor dormant. L’aéroport de Bobo-Dioulasso est un atout qui était inexploité. La piste d’atterrissage est large et longue. Cet aéroport rénové est très agréable », a-t-il affirmé.

A l’instar du président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, lors de sa rencontre avec les forces vives de la région des Hauts-Bassins, le 20 janvier 2023, le Premier ministre a pris l’engagement de faire de cet aéroport le levier du développement de la région des Hauts-Bassins, du pays et de la sous-région.

« Il faudra qu’on travaille à rendre cet aéroport incontournable dans la sous-région pour que Bobo-Dioulasso puisse rayonner. Je demande au ministère en charge des Transports d’avoir un plan ambitieux d’au moins 100 milliards de francs CFA pour cet aéroport. Cela n’est pas impossible, avec les partenaires que nous avons. On peut, par exemple, soumettre ce projet à notre partenaire vénézuelien, lors de notre prochaine commission mixte de coopération. On peut intéresser beaucoup de nos partenaires à ce projet, comme les Chinois. Il suffit de leur montrer les perspectives. On peut le faire en partenariat public-privé », a-t-il expliqué.

Selon lui, le pays a les moyens de faire rayonner la ville de Bobo-Dioulasso, d’autant plus que plusieurs projets d’envergure sont en cours de réalisation dans cette ville. Il a cité la construction de l’hôpital de référence et le projet de construction du chemin de fer Bobo-Dioulasso-Sikasso qui tient à cœur le Gouvernement.

« Pour le projet de construction du chemin de fer Bobo-Dioulasso-Sikasso, nous sommes en négociation et nous espérons avoir les financements nécessaires. Tout cela va drainer des gens à Bobo-Dioulasso. Il y a des potentialités qui existent », a-t-il révélé. Par ailleurs, il a interpellé les ressortissants de Bobo-Dioulasso sur leur rôle dans le rayonnement de leur propre ville en ces termes : »Ce n’est pas la peine de dire, chaque fois, que Bobo-Dioulasso est abandonné, alors que vous-mêmes ne faites rien pour cette ville. Vous partez investir ailleurs. Je lance un appel aux ressortissants de Bobo-Dioulasso afin qu’ils se penchent sur leur ville, pour qu’ensemble, nous fassions de Bobo-Dioulasso, une ville de référence en Afrique de l’Ouest, et même pourquoi pas dans le monde ».

DCRP/Primature

Le Chef de l’Etat au personnel de la gendarmerie nationale : « Travaillons à récupérer notre territoire »

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, Chef suprême des Forces armées nationales, le Capitaine Ibrahim Traoré a échangé, ce jeudi 15 juin 2023, avec le personnel de la Gendarmerie nationale au Camp Paspanga.

A l’occasion, le Chef suprême des forces armées nationales, le Capitaine Ibrahim Traoré a félicité et encouragé la gendarmerie pour le travail abattu et pour le combat qui se mène actuellement sur le terrain. Il a également salué les initiatives développées par la Gendarmerie nationale pour la prise en charge des veuves et des orphelins des soldats tombés au front.

Tout en saluant l’engagement de la Gendarmerie nationale sur le front de la lutte contre l’hydre terroriste, le Chef de l’Etat a insisté sur la nécessité de se réorganiser pour mailler le territoire. Selon le Chef d’Etat-major de la gendarmerie nationale, le Lieutenant-colonel Evrard Somda, cette rencontre avec le Chef de l’Etat a été une opportunité pour le personnel de la gendarmerie de recueillir des orientations et de traduire son engagement dans la lutte contre le terrorisme.

Les préoccupations du personnel ont tourné autour du déploiement des prévôts dans les unités combattantes, de la coordination des actions sur le terrain, de la nécessité du renforcement en matériel de combat, de la gestion des grands incidents et de la question de l’autonomisation de la Gendarmerie nationale.

Dans un langage franc, le Président de la Transition, a apporté des réponses aux différentes préoccupations et invité le personnel de la Gendarmerie nationale à s’engager davantage dans les opérations de combat.

Pour le Chef de l’Etat, « nous devons quitter les idées corporatistes et avancer » dans la guerre pour la récupération de notre territoire. « Il faut penser aux sacrifices que vous faites pour la Nation », a-t-il soutenu.

A l’issue des échanges, le premier responsable de la Gendarmerie nationale le Lieutenant-colonel Evrard Somda a salué la franchise avec laquelle le Chef de l’Etat a apporté les réponses aux préoccupations du personnel. Et pour marquer le passage du Président de la Transition au Camp Paspanga, le Chef d’Etat-major de la gendarmerie nationale a remis un cadeau souvenir au Chef de l’Etat.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Tracasseries routières et racket : le Gouvernement veut sévir !

Dans un communiqué conjoint dont nous avons eu copie, les ministères en charge de la Sécurité et des Transports annonce des contrôles sur les différents axes routiers du Burkina Faso en vue de lutter contre les tracasseries routières et la corruption. Voici, in extenso, ledit communiqué.

Le Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité,
Le Ministre des Transports, de la Mobilité Urbaine et de la Sécurité Routière
Communiquent :

Il a été donné de constater que malgré les multiples rappels à l’ordre et les campagnes de sensibilisation, les tracasseries routières de tous ordres persistent sur les axes routiers du Burkina Faso avec pour corollaires, l’accroissement de la corruption et des pratiques illicites assimilées. Ces comportements sont constitutifs d’infractions prévues et réprimées par les articles 331-1 et suivants du Code pénal.

Le Gouvernement, dans sa dynamique de promouvoir les valeurs d’intégrité, de transparence et de bonne gouvernance, n’entend ménager aucun effort dans la lutte contre ces tracasseries routières et surtout la corruption qu’elles engendrent.

Le communiqué conjoint des ministres du Transport et de la Sécurité

C’est pourquoi, il est porté à la connaissance de l’opinion publique que des contrôles seront régulièrement effectués sur toute l’étendue du territoire national par les structures habilitées de l’Etat, pour démasquer les personnes qui se livrent à de telles pratiques. Tout contrevenant, agent public de l’Etat ou usager de la route, s’expose à l’application rigoureuse des sanctions prévues par la loi.

Les populations et les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) sont vivement invitées à dénoncer tout cas de tracasserie ou d’acte de corruption dont elles viendraient à être les témoins ou victimes. Ces dénonciations sont recevables au numéro vert 1020.

Le Gouvernement appelle à l’engagement et à la collaboration de tous pour l’instauration d’une gouvernance vertueuse, de discipline et de civisme sur nos routes nationales.

Ouagadougou le 14 juin 2023

Le Ministre des Transports, de la Mobilité Urbaine et de la Sécurité Routière, A.Roland Somda

Le Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, Colonel Boukaré Zoungrana

Entrepreneuriat communautaire : le Chef de l’Etat lance le processus de souscription

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, a procédé ce lundi 12 juin 2023, à Ouagadougou, au lancement du programme de l’entrepreneuriat communautaire par actionnariat populaire sous le thème « l’actionnariat populaire pour un développement endogène et inclusif ».

C’est par une souscription symbolique que le Chef de l’Etat, en sa qualité de patron de la cérémonie, a donné le top de départ des souscriptions dans le cadre du lancement de ce programme dont la mise en œuvre est coordonnée par l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC).

« Ce matin nous nous sommes réunis pour écrire une nouvelle page de notre histoire », a dit le Président de la Transition dès l’entame de son propos. Il a souligné, en effet, que le modèle économique imposé aux Etats africains depuis quelques décennies ne produit pas les résultats attendus.

Selon le Chef de l’Etat, les pays africains ont passé le temps à s’endetter et ne parviennent plus à investir dans les domaines clés. Et pour le ministre en charge des Finances, Aboubakar Nacanabo, le programme de l’entrepreneuriat communautaire par actionnariat populaire est un instrument efficace pour relever les défis économiques, sociaux et politiques auxquels notre pays est confronté.

« Nous sommes là donc pour lancer un appel à tous les Burkinabè qu’ils soient sur le territoire ou de la diaspora pour souscrire massivement à ce projet, parce que l’avenir du Burkina Faso ne viendra pas d’ailleurs », a rappelé le Capitaine Ibrahim Traoré.

Des membres du gouvernement (premier plan) lors du lancement

Car, a-t-il précisé, « il s’agit donc pour nous de pouvoir employer le maximum de jeunes dans la production, dans la transformation et maintenant dans la commercialisation ». L’ambition étant de produire et de consommer burkinabè et à terme pouvoir exporter nos productions.

Le Chef de l’Etat est convaincu qu’il appartient aux Burkinabè de créer cet avenir et de l’entretenir dans le développement et pour les générations futures. Avec les souscriptions, des entreprises vont être créées pour employer des Burkinabè afin de soutenir le développement endogène et inclusif.

C’est d’ailleurs le crédo de l’APEC à travers le programme de l’entrepreneuriat communautaire par actionnariat populaire qui comprend trois piliers : le développement endogène, le développement inclusif, et la conquête de notre souveraineté économique, selon son Directeur général, Karim Traoré.

L’entrepreneuriat communautaire par actionnariat populaire découle de la vision des autorités de la Transition d’assurer un développement harmonieux de l’ensemble des couches sociales et de les mettre au centre du processus.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Burkina : Désormais un seul véhicule affecté aux ministres et présidents d’institution

Le Conseil des ministres en sa séance du mercredi 7 juin 2023 a pris une décision importante dans le cadre de la réduction du train de vie de l’Etat avec projet de décret portant règlementation générale de l’utilisation des véhicules de l’Etat et des autres organismes publics. En effet, le ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospective, Aboubakar Nacanabo, confie que le gouvernement de la Transition a opté pour une gestion rationnelle du parc automobile de l’Etat.

La grande avancée concerne notamment la réduction du nombre de véhicule pour les ministres et les présidents d’institution. « Désormais, il sera affecté à chaque ministre et président d’institution un seul véhicule et les autres véhicules seront mis dans le parc central et l’utilisation sera faite selon le besoin », a indiqué le ministre en charge des Finances.

Pour ce faire, le gouvernement a développé un logiciel de gestion du parc automobile de l’Etat qui permet de connaitre la situation de chaque véhicule de l’Etat et le service dans lequel le véhicule se trouve. Pour le ministre, il est prévu en outre un système de géolocalisation des véhicules de l’Etat pour une meilleure gestion du parc automobile.

Burkinanews.info

Affaire Vincent Dabilgou : le dossier de nouveau renvoyé au 15 juin

Le jugement du dossier Vincent Dabilgou a été de nouveau renvoyé, à l’audience de ce jeudi 25 mai 2023. Les juges du tribunal de grande instance Ouaga 1 ont décidé de le renvoyer de façon « ferme » au 15 juin 2023 sur demande du conseil de Vincent Dabilgou. Aucun autre renvoi ne devrait être possible.

L’on assiste à un énième renvoi du dossier Vincent Dabilgou, depuis février 2023. Ce jeudi 25 mai 2023, les juges du tribunal de grande instance Ouaga 1 ont décidé de le renvoyer de façon « ferme » au 15 juin 2023 sur demande du conseil de Vincent Dabilgou. Cet autre renvoi intervient après les débats sur l’immunité de Vincent Dabilgou, le désistement des avocats du prévenu et le débat sur l’inconstitutionnalité du TGI Ouaga 1 qui avaient tous suscité un renvoi.

La raison du renvoi du jour est le fait qu’un des conseils de l’ancien ministre, nouvellement constitué, a demandé le renvoi du jugement au 15 juin prochain pour, dit-il, mieux prendre connaissance du dossier. Cependant, a prévenu le président du TGI, ce sera le dernier renvoi.

En rappel, le président du Nouveau temps pour la démocratie (NTD) est poursuivi pour, entre autres, financement occulte des partis politiques, détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Concours directs de la Fonction publique : 5 juin 2023, début des inscriptions

Les candidats aux concours directs de la Fonction publique peuvent  faire leurs inscriptions à partir du 5 juin et ce jusqu’au 24 juin 2023. L’annonce a été faite au cours d’une conférence de presse animée par le secrétaire général du ministère en charge de la Fonction publique, Hamidou Sawadogo, ce mardi 23 mai 2023.

127 concours directs de la Fonction publique seront lancés cette année. Dès le 5 juin et ce jusqu’au 2 juin, les candidats à ces concours  pourront s’inscrire exclusivement sur la plateforme www.econcours.gov.bf. Les inscriptions se feront en deux phases :  les concours de niveau supérieur ou égal au baccalauréat du 5 au 14 juin 2023, les concours de niveau BEPC du 15 au 24 juin 2023.

Le secrétaire général du ministère en charge de la Fonction publique, Hamidou Sawadogo, a rassuré qu’une batterie de mesures a été prise comme innovations. « En somme, les principales innovations visent, entre autres objectifs, l’équité et la transparence dans l’organisation des concours, la minimisation des risques d’erreur, la facilité offerte aux candidats dans la recherche de l’information sur les concours, la réduction des délais de publication des résultats ainsi que les coûts d’organisation des concours », a-t-il laissé entendre.

L’administration des épreuves écrites est prévue dans le mois d’août 2023. Le coût global de l’organisation est estimé à plus de 2 milliards f cfa contre plus de 3 milliards f cfa en 2022. Ce sont 7 218 agents qui devraient intégrer la fonction publique après les différentes épreuves.

Pr Franck KONATE (www.burkinanews.info)

Cascades : la communauté peule se démarque d’un audio incitant à s’attaquer aux autres communautés

Dans la déclaration qui suit, la communauté peule de la région des Cascades dit se démarquer d’un audio qui circule sur les réseaux sociaux appelant à prendre les armes contre les autres communautés. Lisez !

« Depuis quelques jours, un audio en dioula de cinq (05) minutes quarante-cinq (45) secondes circule sur les réseaux sociaux pour proférer des menaces contre les populations des Cascades.

Cet audio invite la communauté peulhe à prendre les armes contre les autres communautés. Le chef de la communauté peulhe de la région des Cascades, l’association Waldé fubé et les autres associations sœurs condamnent fermement ces agissements et ne se reconnaissent nullement en cet audio.

Par conséquent, la communauté peulhe invite l’ensemble de la population à se départir de cet audio qui met à mal la cohésion sociale et le vivre-ensemble des communautés. Le souhait de la communauté peulhe des Cascades, c’est le retour de la paix et de la sécurité au Burkina Faso en général et dans la région des Cascades en particulier.

Ont signé :

Pour le président de la communauté peulhe des Cascades, Issouf Diallo

Le président de l’association Tabital pulaku internationale, Djibril Diallo

Le président de Waldé fulbé, Ayouba Diallo

Le président de l’association bétail et viande, Adama Ousseni

Le président de l’association Déoural, Bingale Diakité »

 

Affaire SITAB-Youssef Omaïs : L’ordre de mise en liberté de l’ex-DG suscite des interrogations !

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Le lundi 23 janvier 2023, après plusieurs années de procédure, l’ancien directeur général de la Société industrielle de transformation d’acier au Burkina (SITAB), Youssef Omaïs était condamné en appel à une peine de 36 mois de prison dont 12 mois de prison ferme et une amende de 3 milliards 784 millions 3137 francs CFA pur abus de confiance. Mais selon nos informations, il y a eu dernièrement de nouveaux rebondissements dans cette affaire opposant les propriétaires de la SITAB à l’ancien DG de la boite.

En effet, alors que Youssef Omaïs a été condamné à 12 mois de prison ferme, ce dernier se trouverait en liberté depuis le mois d’avril. Nos sources avancent que le directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) a reçu un ordre de mise en liberté au nom du sieur Youssef Omaïs émanant du parquet général près la Cour d’appel de Ouagadougou datant du 27 avril 2023. Depuis, Youssef Omaïs est libre de tout mouvement. Mais, cette décision de mise en liberté suscite de nombreuses réactions dans les milieux judiciaire et civil. Car, même si dans certains cas, des condamnés bénéficient de mise en liberté provisoire ou conditionnelle, cela répond à un certain nombre de critères ou de conditions.

La première consiste à libérer le détenu lorsque ce dernier a purgé la moitié de sa peine et fait preuve d’un comportement exemplaire en détention. Or, ce dernier n’aura passé que trois mois sur 12 mois en prison, ce qui représente en réalité un quart de la peine. La seconde condition est liée à l’état de santé du détenu lorsque celui-ci est incompatible avec les conditions de détention. Dans ce cas également, tout semble attester la thèse selon laquelle Youssef Omaïs soit en très bonne santé.

Certains y voient l’implication de certains politiques surtout que depuis le début de cette affaire en 2018, la justice burkinabè n’a cessé de rendre des verdicts et décisions en faveur de l’ex-DG Omaïs quand bien même toutes les preuves et tous les faits l’accusaient. Alors s’achemine-t-on vers une nouvelle décision arbitraire ? Les prochains jours devraient nous en apprendre davantage.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Kunde d’or 2023 : Smarty enfin couronné !

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Smarty a remporté le Kunde d’or, ce vendredi 12 mai 2023, au cours de la cérémonie organisée dans la salle des Banquets de Ouaga 2000. Au cours de cette soirée, plusieurs autres artistes burkinabè et africains ont été primés.

C’est enfin la consécration pour Smarty. En compétition avec Alif Naaba, Floby, Tanya et Greg Burkimbila pour le Kunde d’or, Salif Kiékiéta (son nom à l’état civil) a été préféré par le jury et remporte le précieux trophée pour la première fois de sa carrière solo, depuis sa séparation d’avec Manwdoé et la dislocation du groupe Yeleen, en 2011. Il empoche la somme de 1,5 million de francs CFA en plus du trophée. Comme si cela ne suffisait pas, l’interprète du « Chapeau du chef » a également décroché le Kunde du meilleur featuring de l’intégration africaine avec le titre « Voyager-voyager » réalisé en collaboration avec Magic System.

Finaliste malheureuse au Kunde d’or, Miss Tanya s’est consolée avec le Kunde du meilleur artiste féminin ainsi que celui du public. Comme elle, Elty a également remporté deux trophées, à savoir le Kunde de la Révélation et celui de l’espoir. L’autre finaliste Floby remporte le Kunde de l’artiste le plus joué en discothèque et celui du meilleur featuring burkinabè avec Tanya pour le titre « Sugar daddy ». Par contre, les deux autres finalistes que sont Greg Burkimbila et Alif Naaba reparte bredouilles de cette 21e cérémonie de récompense.

Smarty a reçu le Kunde d’or 2023 des mains du ministre de la Culture

Le ministre en charge de la Culture, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a salué les efforts des artistes burkinabè et rappelé le rôle important qu’ils ont à jour dans ce contexte. « Nous allons gagner la guerre et la culture va gagner la paix, surtout dans ce contexte difficile pour notre pays. C’est donc dire que le meilleur à gagner notamment Smarty, mais que tous les autres n’ont pas démérité. Nous avons tous les motifs d’être fiers de notre production musicale aujourd’hui qui brille autant par sa qualité que par le nombre de créations que nous avons », a-t-il confié.

Le palmarès des Kunde 2023

Kundé d’or : Smarty

Kundé du public : Tanya

Kundé du meilleur artiste féminin : Tanya

Kundé du meilleur featuring burkinabè : Sugar daddy (Tanya feat Floby)

Kundé de l’espoir : Elty

Kundé de la révélation : Elty

Kundé du meilleur clip vidéo : le retour du brave (Duden’J)

Kundé de l’artiste le plus joué en discothèque : Floby

Kundé du meilleur artiste moderne d’inspiration traditionnelle : Wobr (Doundosy)

Kundé du meilleur artiste religieux : Ella Nikiema

Kundé du meilleur artiste traditionnel : Abibou Sawadogo

Kundé du meilleur artiste burkinabè de la diaspora : Kandy Guira (France)

Kundé du meilleur artiste étranger au Burkina Faso : Young Krate (Nigeria)

Kundé du meilleur artiste de l’Afrique de l’Ouest : Didi B (Côte d’Ivoire)

Kundé du meilleur artiste de l’Afrique centrale : Kris M (Cameroun)

Kundé du meilleur featuring de l’intégration africaine : Voyager – Voyager (Smarty feat Magic System)

Par Philippe BATIONO pour Burkinanews.info

Ravitaillement groupes armés terroristes : la gendarmerie nationale saisit 20 000 litres d’hydrocarbure et 3 citernes

La gendarmerie nationale a mené une opération du 27 au 29 avril 2023, contre la contrebande d’hydrocarbure dans les régions administratives du Centres Est, du Centre Sud et du plateau Central. Cette opération a permis, entre autres, de saisir 20 000 litres d’hydrocarbure et 3 citernes, et d’interpeller 21 personnes.

Dans sa mission régalienne de lutte contre les sources de ravitaillement des Groupes Armés Terroristes, la Gendarmerie Nationale a mené une opération du 27 au 29 avril 2023, contre la contrebande d’hydrocarbure dans les régions administratives du Centres Est, du Centre Sud et du plateau Central.

Sous la conduite de la Troisième Légion de Gendarmerie et le contrôle du Pool Economique et Financier (ECOFI) du TGI Ouaga I, l’opération a permis d’obtenir les résultats ci-après : 21 personnes interpellées, environ 20 000  litres d’hydrocarbure saisis, 3 citernes saisies et 3 stations mises sous scellées

L’opération a également permis des saisies frauduleuses incidentes portant sur : des cartons de lait concentré de marque OKI, des bidons d’huile alimentaire de 25L, des packs de boisson énergisante (3X), des sacs d’engrais, des sacs de ciment Togolais, des motos, des Packs de boissons de marque BIGOO COLA.

Les investigations sont en cours et les personnes interpellées ainsi que les saisies seront présentées au Procureur du Faso, près le Tribunal de Grande Instance de Ouaga I.

Ces bidons contenant du  carburant ont été saisis

Faut-il le rappeler,  courant 2021, une opération d’envergure impliquant l’ASCE-LC, le parquet ECOFI et les forces de défense et de sécurité avait permis l’interpellation de plusieurs contrebandiers d’hydrocarbures et désorganiser la chaine de ravitaillement des groupes armés terroristes (GAT). Un an après, les réseaux ont refait surface sous plusieurs formes et les trafics ont repris de plus belle en violation des mesures gouvernementales interdisant la vente du carburant dans des bidons et futs sur toute l’étendue du territoire national.

Les commerçants véreux qui alimentent cette contrebande agissent au sein de puissants réseaux et ont développé avec ingéniosité des stratégies de contournement en passant par des frontières limitrophes pour rallier Ouagadougou via les villes de Koualou, Pouytenga, Cinkansé, Bittou et Tenkodogo. Les moyens de transport utilisés sont en général des minibus déguisés, communément appelés ‘’HIACE’’ avec des sièges démontés ainsi que des tricycles. Ce trafic constitue l’une des sèves nourricières qui alimentent le terrorisme en divers moyens (carburant, drogue, logistique, finance etc.).

La gendarmerie invite les populations à plus de vigilance, surtout dans ce contexte de terrorisme et à dénoncer tout cas suspect à la Brigade de Gendarmerie ou au Commissariat de Police le plus proche ou en appelant les numéros verts ci-après : Centre National de Veille et d’Alerte : 1010, Gendarmerie : 16 et Police : 17.

Par Franck KONATE (www.burkinanews.info)  

Velléités de déstabilisation de la transition : Faisal Nanema met en garde les éventuels auteurs

Le Mouvement pour la démocratie et le vivre-ensemble (MDVE) a animé une conférence de presse ce jeudi 11 mai 2023, à Ouagadougou. Objectif, apporter son soutien à la transition et au capitaine Ibrahim Traoré dont « les actions constituent des lueurs d’espoir ».

Le Mouvement pour la démocratie et le vivre-ensemble (MDVE) dit avoir été séduit par la grande interview donnée par le Capitaine Ibrahim Traoré, le 4 mai dernier à la télévision nationale. C’est pourquoi, le mouvement dirigé par Faisal Nanema, entend lui apporter tout son soutien. « Nous avons été séduits tant les propos du Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, dégageaient de la sincérité, du courage de l’homme et surtout son envie de  continuer à se battre pour ce pays et ses populations en dépit de tout ce que lui et ses hommes et son régime subissent tous les jours », a laissé entendre Faisal Nanema.

Le MDVE appelle tous ceux qui ont des velléités de déstabilisation à rejoindre les rangs afin d’éviter la colère du peuple. « Nous exhortons le Capitaine Ibrahim Traoré à rester droit dans ses bottes et à ne pas se laisser distraire par les apatrides qui ne pensent qu’à leurs propres intérêts au détriment du pays. C’est ainsi qu’on gagnera cette guerre que nous a imposée l’impérialisme », a encouragé le président du MDVE. Si Faisal Nanema avait clairement rejeté le coup d’Etat de Damiba, il a tenu à justifier son soutien au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, lui aussi issu d’un coup d’Etat. « Je ne soutiens pas un coup d’Etat contre un régime démocratique mais je soutiens un coup d’Etat militaire contre un régime issu d’un coup d’Etat militaire », a-t-il clarifié.

Le MDVE entend accompagner toute initiative ou toute bonne volonté qui œuvre pour l’enracinement de la paix

 Le MDVE a tenu à faire un rappel historique pour éclairer l’opinion. « Quelques temps après les élections présidentielles et législatives organisées en novembre 2020 par le régime MPP, présidé par le président Roch Marc Christian Kaboré en fin de mandat et alors candidat à sa propre succession, la presse nationale et internationale, faisait écho de négociations d’une trêve avec les groupes terroristes qui prenaient plaisir à endeuiller ce pays depuis 2015 », a rappelé le président du MDVE. Cette trêve, a-t-il dit, aurait été négociée par le régime en son temps pour permettre à son « Champion » de faire une campagne sans heurts sur le terrain et d’être réélu tout simplement haut les mains. « La contrepartie à payer de cette trêve négociée, nous apprend le Capitaine Ibrahim Traoré lors de son grand oral, était la libération de certains chefs de guerre des GAT emprisonnés dans notre haute prison de sécurité. De fortes sommes d’argent ont été également versées aux patrons des groupes terroristes agissant sur notre territoire », a-t-il poursuivi.

Aussi le MDVE se pose-t-il la question suivante : est-ce que le régime MPP et son président, qui ont longtemps parlé de HANI, ont-ils pu finalement identifier entre-temps ces HANI pour enfin engager des négociations avec eux aux fins d’obtenir la trêve effective observée en novembre 2020 pour permettre la tenue des élections ? Quoi qu’il en soit, pour le MDVE, « on ne saurait négocier avec un homme non identifié, à moins de jouer à un double jeu ».

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

 

 

Activités agro-sylvo-pastorale : Le gouvernement donne quitus pour l’aménagement de 68 ha de périmètres irrigués à Fara

Dans les délibérations du Conseil des ministres du mercredi 3 mai 2023, le gouvernement burkinabè a décidé de l’aménagement d’un périmètre irrigué de 68 hectares, dans la commune de Fara, région de la Boucle du Mouhoun.

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’autorisation pour la conclusion d’un marché par la procédure d’entente directe pour la réalisation des travaux d’aménagement de 68 ha de périmètres irrigués du site de la Société coopérative agro-pastorale de Fara (SOCAF), commune de Fara, dans la région de la Boucle du Mouhoun, dans le cadre du Projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel-Burkina Faso (PARIIS-BF). Cette autorisation fait suite à la décision n°2022-C0065/ARCOP/ORD du 10 août 2022 et à l’avis de la directrice du contrôle des marchés publics et engagements financiers (DCMEF) du ministère de l’Agriculture par lettre n°2023-0054/MEFP/SG/DG[1]CMEF/DCMEF-MARAH du 20 février 2023. Le PARIIS-BF est un projet régional qui a pour objectif d’améliorer la capacité des parties prenantes à développer et à gérer l’irrigation et à accroitre les superficies irriguées en suivant une approche régionale basée sur les « solutions » endogènes élaborées dans les pays participants du Sahel. Le Conseil a marqué son accord pour la conclusion du marché avec l’entreprise YIDIA, pour un montant de six cent dix huit millions six cent soixante six mille quatre cent huit (618 666 408) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de trois (03) mois hors hivernage. Le financement est assuré par l’Association internationale de développement (IDA), suivant l’Accord de don N° D256-BF et le Crédit N°6160-BF du 11 mai 2018.

Burkinanews.info

COMPTE-RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 3 MAI 2023

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 03 mai 2023, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 10 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE Le Conseil a adopté trois (03) décrets. Le premier est relatif à un décret instituant le prélèvement volontaire à la source des cotisations syndicales des agents publics de l’Etat et modalités de mise en œuvre. Ce décret vise la relecture du décret n°2012-525/PRES/PM/MEF/MFPTSS du 26 juin 2012 instituant le prélèvement volontaire à la source des cotisations syndicales des travailleurs des secteurs publics et parapublics. L’adoption de ce décret permet de corriger les insuffisances du texte précédent et de préciser les modalités pratiques d’opération des retenus sur les rémunérations des agents, à leur demande au profit des organisations syndicales. Le deuxième décret porte procédures de traitement et modalités de liquidation de la retenue pour faits de grève. Le droit de grève est consacré par la Constitution du 02 juin 1991, en son article 22. L’ensemble des statuts autonomes régissant les emplois des agents publics, à l’instar de la loi 081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la fonction publique d’Etat, garantissent le droit de grève aux agents publics. Toutefois, le système de rémunération des agents publics repose sur le principe du service fait, toute chose qui justifie la pratique de la retenue sur le salaire pour absence de service fait. L’adoption de ce décret permet d’assurer une base juridique à la pratique de la retenue pour faits de grève.

Le troisième décret fixe le nombre et les modalités de désignation des agents publics de l’Etat bénéficiaires de la mise à disposition auprès des organisations syndicales. La question des permanents syndicaux est l’une des préoccupations majeures soumises par les partenaires sociaux au Gouvernement du Burkina Faso. Afin de trouver une solution légale à cette préoccupation, le législateur burkinabè a inscrit la possibilité de la mise à disposition des fonctionnaires dans les différentes lois régissant les agents publics. L’adoption de ce décret permet d’appliquer les dispositions du statut général relatives aux conditions et modalités de mise à disposition des agents publics auprès des organisations syndicales.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté deux (02) rapports. Le premier rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire des Emirats Arabes Unis auprès du Burkina Faso, avec résidence à Alger (République Algérienne Démocratique et Populaire). Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Yousef Saif Khamis Subaa Al Ali en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire des Emirats Arabes Unis auprès du Burkina Faso avec résidence à Alger.

Le second rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume de Norvège auprès du Burkina Faso, avec résidence à Bamako (République du Mali). Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Madame KOTI Rigmor Elianne Skjeie, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire auprès du Burkina Faso, avec résidence à Bamako.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à un projet de loi portant autorisation de ratification du protocole additionnel n°01/2017/CCEG/UEMOA du 10 avril 2017, modifiant et complétant le protocole additionnel n°1 relatif aux organes de contrôle de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). L’article 16 du traité de l’UEMOA du 10 janvier 1994 a consacré la mise en place d’un certain nombre d’organes dont la Cour des comptes. Elle constitue un des deux organes juridictionnels de contrôle de l’UEMOA. La ratification du protocole permettra à la Cour des comptes d’assurer pleinement sa mission de contrôle en matière de gestion des finances publiques. Mieux, le protocole additionnel, une fois rendu exécutoire, doit consacrer l’indépendance de la Cour des comptes et son autonomie de gestion. Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’autorisation pour la conclusion d’un marché par la procédure d’entente directe pour la réalisation des travaux d’aménagement de 68 ha de périmètres irrigués du site de la Société coopérative agro-pastorale de Fara (SOCAF), commune de Fara, dans la région de la Boucle du Mouhoun, dans le cadre du Projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel-Burkina Faso (PARIIS-BF). Cette autorisation fait suite à la décision n°2022-C0065/ARCOP/ORD du 10 août 2022 et à l’avis de la directrice du contrôle des marchés publics et engagements financiers (DCMEF) du ministère de l’Agriculture par lettre n°2023-0054/MEFP/SG/DG[1]CMEF/DCMEF-MARAH du 20 février 2023. Le PARIIS-BF est un projet régional qui a pour objectif d’améliorer la capacité des parties prenantes à développer et à gérer l’irrigation et à accroitre les superficies irriguées en suivant une approche régionale basée sur les « solutions » endogènes élaborées dans les pays participants du Sahel. Le Conseil a marqué son accord pour la conclusion du marché avec l’entreprise YIDIA, pour un montant de six cent dix huit millions six cent soixante six mille quatre cent huit (618 666 408) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de trois (03) mois hors hivernage. Le financement est assuré par l’Association internationale de développement (IDA), suivant l’Accord de don N° D256-BF et le Crédit N°6160-BF du 11 mai 2018.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande de permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or de la société POURA GOLD OPERATION SA. La Société POURA GOLD OPERATION SA est une société d’exploitation minière de droit burkinabè, créée par la société Poura Ressources Limited (PRL) pour exploiter les gisements aurifères du district aurifère de Poura, situé dans les communes de Poura et de Fara, province des Balé, région de la Boucle du Mouhoun. Le permis d’exploitation sollicité couvre une superficie de 32,59 km2 et sa durée de vie est estimée à 10 ans. La production moyenne attendue est estimée à 11,74 tonnes d’or. En termes de retombées, ce projet va générer des recettes d’un montant de 51 351 950 060 F CFA, au profit du budget de l’Etat et permettra la création de 366 emplois dont 232 emplois directs et 134 emplois indirects. En outre, il est également prévu une contribution pour le fonds minier de développement local, conformément aux dispositions de la loi n°036/2015/CNT du 26 juin 2015 portant Code minier du Burkina Faso, qui s’élève à 2 956 054 662 F CFA pour la durée de l’exploitation de la mine. La mise en œuvre du Plan de gestion environnementale et sociale (PGES) de ce projet contribuera également à atténuer le passif environnemental de l’ancienne mine. Le Conseil a marqué son accord pour l’octroi du Permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or à la société POURA GOLD OPERATION SA.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité a fait au Conseil une communication relative à l’organisation d’une journée nationale de jeûne et de prière pour la paix et la cohésion sociale prévue le 20 mai 2023 sur toute l’étendue du territoire. Cette journée a pour objectif de rassembler tous les Burkinabè sans distinction de religion ni de croyance dans une communion de prière pour un retour rapide et définitif de la paix au Burkina Faso.

II.2. Le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale assurant l’intérim du ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la 6ème Assemblée générale du Réseau africain des autorités de protection des données personnelles (RAPDP) et de la Conférence internationale sur la protection des données à caractère personnelles, à Ouagadougou du 09 au 12 mai 2023. Le RAPDP, créé en septembre 2016 à Ouagadougou, avec 09 Etats africains dont le Burkina Faso, regroupe aujourd’hui plus d’une vingtaine d’autorités africaines de protection des données personnelles et de la vie privée, de différentes aires géographiques et linguistiques, dans le but de créer un cadre d’échange et de coopération entre ses membres. Depuis sa création, le RAPDP organise chaque année de manière tournante son assemblée générale et une conférence annuelle pour discuter de l’évolution des technologies de l’information et de la communication et de leurs impacts sur les libertés, les droits fondamentaux et la vie privée. Cette année 2023, le Burkina Faso accueille les deux évènements majeurs du RAPDP qui regrouperont environ 500 participants venant des pays membres du réseau dont les présidents des autorités membres, des cadres des autorités de protection des données, des experts nationaux et internationaux du domaine de la protection de données personnelles.

II.3. Le ministre de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille a fait au Conseil une communication relative à l’évolution du processus de réconciliation nationale, de consolidation de la cohésion sociale et du vivre-ensemble dans notre pays. En vue de poursuivre le processus amorcé, le département en charge de la réconciliation nationale entend consolider les acquis en matière de réconciliation, combler les insuffisances des initiatives précédentes et proposer des actions novatrices face aux nouveaux défis. Ces actions se rapportent entre autres à :

– l’organisation d’un séminaire scientifique afin d’adapter le processus de réconciliation nationale aux nouveaux défis sécuritaires et humanitaires ;

– la création d’un centre de déradicalisation et de réinsertion sociale des ex-membres des groupes armés terroristes ;

– la mise en place de tribunaux spécifiques pour recevoir les plaintes des victimes d’actes terroristes et les juger au niveau local ;

– la sensibilisation de l’opinion sur la démarche vérité, justice, pardon et indemnisation ou vérité, pardon et indemnisation.

II.4. Le ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a fait au Conseil une communication relative à la situation de dégradation des infrastructures des lycées emblématiques du Burkina Faso. Il ressort que 54 établissements d’enseignement post-primaire et secondaire nécessitent une réhabilitation. L’état de délabrement de certains bâtiments constitue une situation d’urgence dont la non résolution pourrait occasionner des drames. Le département en charge de l’éducation nationale a retenu en priorité 18 grands lycées à réhabiliter sur la base de critères bien définis, notamment l’âge, l’histoire et l’état de dégradation des infrastructures. Le processus de réhabilitation des établissements emblématiques a démarré avec le lycée Philippe Zinda KABORE où des études architecturales et techniques ont été menées et une inscription budgétaire de 4 000 000 000 F CFA faite au titre de l’année 2023 pour le démarrage des travaux. Par ailleurs, le ministère a organisé une mission dans 06 établissements que sont : le lycée Ouezzin COULIBALY de Bobo- Dioulasso, les lycées Yadéga et Yamwaya de Ouahigouya, le lycée Moussa KARGOUGOU de Kaya et les lycées Marien N’Gouabi et Bogodogo de Ouagadougou. Certains de ces établissements enregistrent des bâtiments ayant plus de 70 ans d’âge et sont en état de dégradation avancée. Au regard de la situation ci-dessus dépeinte et face à la nécessité de sauvegarder et de restaurer ces lycées emblématiques, les actions suivantes seront menées :

-la réalisation des études architecturales et d’ingénierie en vue de disposer des coûts exhaustifs nécessaires à la réhabilitation desdits établissements ;

– l’implication des structures publiques habilitées dans l’évaluation et l’expertise des bâtiments ;

– la mise à disposition des ressources aussi bien pour la réalisation des études que les réhabilitations.

III. NOMINATIONS

III. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration : – du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF) au titre du ministère de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille ; – de la Société de gestion de l’équipement et de la maintenance biomédicale (SOGEMAB) au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique. Le Conseil a également procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de la Société de gestion de l’équipement et de la maintenance biomédicale.

  1. MINISTERE DE LA SOLIDARITE, DE L’ACTION HUMANITAIRE, DE LA RECONCILIATION NATIONALE, DU GENRE ET DE LA FAMILLE

 Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret nomme Monsieur Noufou PITROIPA, Mle 217 044 J, Conseiller en gestion des ressources humaines, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises au Conseil d’administration du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF), pour un premier mandat de trois (03) ans. Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Mahamadi Lamine KABORE, Mle 59 96, Comptable, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes, pour une dernière période de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret nomme les personnes ci-après Administrateurs au Conseil d’administration de la Société de gestion de l’équipement et de la maintenance biomédicale (SOGEMAB), pour un premier mandat de trois (03) ans. ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT Au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique – Monsieur Dieu-Donné OUEDRAOGO, Mle 104 177 Y, Professeur titulaire hospitalo-universitaire ; – Monsieur Désiré NEZIEN, Mle 91 137 U, Pharmacien biologiste.

Au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants – Monsieur Mahamoudou SANOU, Officier supérieur. Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement – Monsieur Martial ZOUNGRANA, Mle 84 926 B, Enseignant-chercheur. ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ETABLISSEMENTS PUBLICS DE SANTE – Monsieur Siaka KOBEANE, Mle 359 931 W, Pharmacien biologiste. ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES DISTRIBUTEURS DE BIENS ET SERVICES DE SANTE – Monsieur Joachim NIKIEMA, Technologiste biomédical. ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL – Monsieur Malker ILBOUDO, Mle S 00031, Ingénieur biomédical. Le second décret nomme Monsieur Dieu-Donné OUEDRAOGO, Mle 104 177 Y, Professeur titulaire hospitalo-universitaire, Président du Conseil d’administration de la Société de gestion de l’équipement et de la maintenance biomédicale (SOGEMAB), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le porte-parole du gouvernement

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOG

Vols à main armée dans le Sanguié : un réseau de 7 malfrats démantelé

La Brigade territoriale de gendarmerie de Ténado  vient de mettre fin au parcours d’un réseau de délinquants spécialisé, entre autres, dans les assassinats, les attaques à main armée et les vols aggravés dans la province du Sanguié.

Depuis un certain temps, les localités de Koualio (département de Zamo), Ténado, Tio, Koukouldi sont victimes d’attaques à main armée à répétition. Ces attaques ont été plusieurs fois également signalées sur l’axe Ténado-Dédougou. Conséquence, plusieurs plaintes ont été reçues à la Brigade territoriale de gendarmerie de Ténado, dans la province du Sanguié.

Les plaintes récemment enregistrées ont porté sur :

– l’agression à main armée contre un gérant de station à Ténado (1.600.000 FCFA emportés), courant novembre 2022 ;- le braquage d’une boutique Orange Money dans le village de Koukouldi (587.500 FCFA emportés), le 1er janvier 2023 ;

– l’attaque à main armée sur la RN 14 au PK 27 de Ténado ayant occasionné la mort d’un chauffeur ainsi que 4.000.000 FCFA emportés, dans la nuit du 30 au 31 mars 2023 ;

– le vol à main armée dans le marché de Koualio, departement de Zamo (des téléphones portables et environ 1.000.000 FCFA emportés), dans la nuit du 16 au 17 avril 2023.

Les sept présumés auteurs interpellés par la gendarmerie

Des différentes plaintes,  il ressort que les délinquants, qui agiraient au nombre de trois  ou quatre  sur des motos Sirius et Winner, opèreraient avec un  fusil calibre 12 et un  pistolet automatique.

Aussi, des informations parvenant à la Brigade font cas de plusieurs plaintes enregistrées dans les services de police judiciaire des villes de Réo, Koudougou et Sabou avec le même modus operandi.

C’est ainsi qu’une enquête a été ouverte pour élucider ces différentes affaires. La contribution du détachement militaire implanté dans la localité a permis l’interpellation de quatre individus dans la nuit du 22 au 23 avril 2023. La suite des investigations a conduit à l’interpellation de trois autres personnes et de faire le lien entre ce réseau et certaines infractions, objet de nombreuses plaintes reçues à la brigade notamment l’agression à main armée contre un gérant de station à Ténado, le vol à main armée dans le marché de Koualio, l’attaque à main armée sur la RN 14 ayant occasionné la mort d’un chauffeur.

Le butin des bandits

Les délinquants au nombre de sept, dont deux repris de justice, sont âgés de 21 à 27 ans. S’agissant du mode opératoire, le réseau sillonnait les sites d’orpaillages et les marchés des villages pour repérer leurs cibles. Une reconnaissance sur les itinéraires empruntés par la cible est faite. Et les éléments commis à l’exécution s’assuraient que la cible était isolée avant de procéder par guet-apens. Par ailleurs, le réseau opérait dans les zones à forte présence terroriste (forêts de Koualio et de Tiogo).

Suite à leur interpellation, des perquisitions ont été effectuées à leurs domiciles et ont permis la découverte et la saisie :

  • Du numéraire d’un montant de deux cent trente mille (230.000) francs CFA représentant le fruit de leur sale besogne ;
  • De deux (02) congélateurs ;
  • D’un pistolet automatique et des munitions au domicile du cerveau de la bande ;
  • De trente-trois (33) téléphones portables ;
  • D’une (01) moto de marque APSONIC.

C’est le lieu pour la Brigade territoriale de gendarmerie de Ténado d’inviter les populations à plus de vigilance, surtout dans ce contexte de terrorisme et à dénoncer tout cas suspect à la Brigade de Gendarmerie ou au Commissariat de Police le plus proche ou en appelant les numéros verts ci-après :

  • Centre National de Veille et d’Alerte : 1010
  • Gendarmerie : 16
  • Police : 17

par  Franck Konaté (www.burkinanews.info)

Supposées menaces sur le palais du Mogho Naaba : le gouvernement rassure l’opinion publique

Dans un récent communiqué, le gouvernement a mis en garde les responsables des messages alarmistes lancés sur les réseaux sociaux faisant état de supposées menaces sur le palais du Mogho Naaba.

« Depuis l’après-midi de ce mardi 2 mai 2023, des messages alarmistes lancés notamment sur les réseaux sociaux, font état de supposées menaces sur le palais du Mogho_Naaba, et appellent les citoyens à se mobiliser pour la défense dudit palais.

Le Gouvernement rassure l’opinion burkinabè qu’il n’en est rien et appelle les citoyens honnêtes à se démarquer de ces machinations et à vaquer sereinement à leurs occupations.

Il informe les populations que ces allégations subversives sont le fait d’individus instrumentalisés dans le dessein de perturber l’ordre public et semer le désordre.

Le gouvernement met fermement en garde les responsables de ces publications et leurs commanditaires et prévient que les personnes impliquées dans ces manœuvres se verront appliquer toute la rigueur de la loi ».

www.burkinanews.info

Détachement militaire de Boromo : le Chef de l’Etat félicite et encourage les forces de défense et de sécurité

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, sur le chemin du retour de Bobo-Dioulasso, a fait une escale au détachement militaire de Boromo, le lundi 1er mai 2023.

Le Capitaine Traoré a félicité et encouragé les Forces de défense et de sécurité (FDS) de ce détachement pour le travail qu’ils accomplissent jour et nuit dans le cadre de la lutte contre les groupes armés terroristes, la sécurisation de la région de la Boucle du Mouhoun et de l’ensemble du territoire.

Le Chef de l’Etat a, en outre, invité les forces de défense et de sécurité à redoubler d’efforts dans les actions de reconquête du territoire et pour le retour de la paix et de la sécurité dans notre pays.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Construction du nouveau CHU de Bobo-Dioulasso : Le Premier ministre satisfait de l’avancement des travaux

Le Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela, à la tête d’une forte délégation gouvernementale, est allé visiter ce samedi 29 avril 2023, les travaux de construction du nouveau Centre Hospitalier Universitaire (CHU) sis à Pala, un village rattaché à la commune 5 de Bobo-Dioulasso. Satisfait de l’avancée générale des travaux estimés à 36%, il a soutenu que ce projet traduit l’excellence des relations entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine.

Les travaux de construction du nouveau Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Bobo-Dioulasso vont bon train. Débuté le 9 février 2022, le chantier connaît à l’heure actuelle un taux d’exécution générale de 36%. Dans une symphonie harmonisée, les 1 210 ouvriers, dont 1078 Burkinabè et 132 Chinois sont à pied d’œuvre pour faire émerger de terre, le futur CHU de référence de Bobo-Dioulasso. Avec une superficie totale bâtie de 42 000 m², ce CHU aura une capacité de 500 lits d’hospitalisation et des équipements ultra-modernes.

Après la visite du chantier, le Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambèla, était visiblement satisfait de l’état d’avancement des travaux. « C’est fantastique. Je suis très très content de ce projet », s’est-il exclamé. Puis, il a ajouté qu’une fois achevé, le futur CHU de Bobo-Dioulasso va permettre de soulager les populations de Bobo-Dioulasso, de la région des Hauts-Bassins et de toute la partie ouest du Burkina Faso, ainsi que de la sous-région.

Les travaux de construction du nouveau CHU de Bobo sont à un taux de 36%

« Ce projet entre dans le cadre de la politique du Président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré qui est de faire de la ville de Bobo-Dioulasso, un pôle économique. Nous voulons ressusciter et redynamiser cette ville. C’est dans ce cadre qu’il faut inscrire la modernisation de l’aéroport de Bobo-Dioulasso qui est désormais fonctionnel 24h/24. C’est dans ce même cadre qu’il faut inscrire l’organisation de la Semaine Nationale de la Culture, malgré l’insécurité. La prise du décret par le gouvernement portant promotion du port du Faso Dan Fani, du Koko Dunda et des autres tissus traditionnels, répond à cette ambition et vise à favoriser la production et la consommation des tissus locaux en vue d’un développement endogène du Burkina Faso. Tout cela dénote de la volonté du gouvernement de redonner vie à la ville de Bobo-Dioulasso », a-t-il expliqué.

Selon lui, le CHU de Bobo-Dioulasso traduit l’excellence des relations bilatérales entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine. « Ce projet montre ce que nous pouvons faire avec notre partenaire chinois. Nous espérons que nos relations vont se renforcer davantage. Nous attendons beaucoup de la Chine. Nous avons d’énormes potentialités et beaucoup de chantiers à construire, notamment au niveau universitaire, des barrages, etc. Il y a tellement de choses à faire. Avec l’aide de la Chine, nous pouvons aussi nous lancer dans une industrie de production et de transformation de nos propres produits comme l’acajou, l’amande de karité que nous exportons actuellement à l’état brut. C’est la base du développement », a-t-il soutenu.

Par ailleurs, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le Chef du Gouvernement a salué le soutien de la Chine qui se manifeste à travers la dotation de nos forces combattantes en équipements militaires. Du reste, il a souhaité que la coopération au niveau militaire se renforce davantage en vue de faire face à l’hydre terroriste.

DCRP/Primature

Promotion et valorisation de la culture : Bientôt, une cité des artistes à Bobo-Dioulasso

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Le Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela, a présidé, ce samedi 29 avril 2023 à Bobo-Dioulasso, la cérémonie de pose de la première pierre de la Cité des artistes, en marge de la 20e édition de la Semaine Nationale de la Culture (SNC). Ce projet s’inscrit dans la volonté gouvernementale de donner à la ville de Sya, son statut réel de capitale culturelle et économique de notre pays.

Située au secteur 18, dans le quartier Sarfalao, la Cité des artistes couvre une superficie de 4,5 hectares. Cette cité comprendra des logements d’une capacité de 2 000 lits, un restaurant de 1 000 couverts, des aires de sport, des arènes de lutte, des annexes, un foyer principal de 650 places, des ateliers, des boutiques, des aires de spectacles, des studios de réception et de montage, etc.

Par ce geste effectué par le Chef du Gouvernement, il s’est agi de concrétiser une annonce faite depuis de longues années et très attendue par l’ensemble des acteurs culturels. En outre, la pose de la première pierre est symbolique à double titre. En effet, le projet de réalisation de la Cité des artistes s’inscrit dans la concrétisation des recommandations du séminaire national de Matourkou, tenu du 22 au 28 avril 1985, sous le thème évocateur « Culture nationale, voies et moyens de sa promotion ».

Par ailleurs, il s’est agi de matérialiser la volonté politique nationale affirmée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, de conférer à la ville de Bobo-Dioulasso, son statut réel de capitale culturelle et économique de notre pays. Initialement conçue pour permettre aux artistes de se loger décemment lors des événements majeurs comme la SNC, et de disposer d’un espace de créativité, l’idée a évolué vers la réalisation d’un projet ambitieux et futuriste, d’un coût de réalisation de plus de douze milliards cinq cent trente-neuf millions quatre-vingt-dix-huit mille neuf-cents (12 539 098 900) francs CFA.

Ce projet allie modernité et valorisation du patrimoine culturel et artistique, dans la logique de partenariat public-privé. Il se traduira par la réalisation d’infrastructures multifonctionnelles et d’équipements modernes à même de booster l’économie dans les secteurs de la culture, des arts, du sport, des loisirs et du tourisme.

DCRP/Primature

Education sociale et financière : Le CCEB-BF plaide pour son intégration dans les curricula de l’enseignement

Le Cadre de concertation des ONG et associations actives en éducation de base du Burkina Faso (CCEB-BF) a organisé du 25 au 27 avril 2023 à Ouagadougou un atelier de formation sur l’éducation sociale et financière (ESF) au profit d’une trentaine de participants dont des journalistes. Il s’agit à travers cette initiative de leur permettre de s’approprier le contenu de l’ESF afin de percevoir la valeur ajoutée de son intégration dans les curricula.

Depuis 2018, le Cadre de concertation des ONG et associations actives en éducation de base du Burkina Faso (CCEB-BF) fait de l’intégration de l’éducation sociale et financière (ESF) dans les curricula scolaires son cheval de bataille. Selon Rayaissé Zougouri Hade, chargée du projet « éducation sociale et financière », le CCEB-BF a toujours été du côté de l’Etat pour l’accompagner dans de nouvelles innovations afin de recadrer le système éducatif. A l’écouter, le programme va capaciter les populations en compétence de vie et en compétence de gestion financière.

Assane Dramane Sankara, Secrétaire exécutif du CCEB-BF

En effet, selon elle, « la gestion chez l’enfant n’est pas seulement que financière. L’enfant doit être en mesure de pouvoir gérer sa vie, se gérer, ses études, son temps, les ressources naturelles et même celles immatérielles comme son intelligence, ses amitiés, ses relations, etc ». Pour le processus de la mise œuvre du projet, Rayaissé Zougouri Hade a souligné que 40 établissements et 10 centres non formels dans 4 régions du Burkina à savoir le Nord, le Centre nord, l’Est et le Sahel bénéficient déjà du programme.

En plus, un autre volet de ce projet est de mettre en exergue la gent féminine.  A entendre Rayaissé Zougouri Hade, « au niveau de ces écoles nous mettons en place des clubs de 50 personnes dont 40 filles et 10 garçons ». Au regard de tous les avantages du projet, le CCEB-BF plaide pour sa prise en compte dans les curricula scolaires.  Foi du secrétaire exécutif du CCEB, Assane Dramane Sankara plusieurs actions ont déjà été entamées pour la mise en œuvre du projet à travers la formation des différents services techniques du ministère en charge de l’éducation, du ministère en charge de la jeunesse et avec les cadres de la primature.

Rayaissé Zougouri Hade, l’initiatrice du projet ESF

« A l’issue de tout cela, nous allons voir avec les décideurs qu’est ce qui peut être fait parce qu’il faut un arrêté ou un décret qui acte la prise en compte des curricula dans les programmes d’activités afin que les techniciens commencent le travail nécessaire. Et pour cela, il faut que l’autorité soit vraiment sensibilisée et être préparer à la disposition à prendre », a-t-il fait savoir.

Par ailleurs, Assane Dramane Sankara a souligné que plusieurs acteurs de la société civile sont prêts à accompagner le projet jusqu’à sa réalisation. Idrissa Koné, un des participant à l’atelier, a souligné que la formation lui a permis d’acquérir des connaissances qui vont le permettre de changer sa vie, de mieux se connaitre et aussi de bien gérer son budget. Pour Bernard Bougoum un autre participant a reconnu que le programme est très constructif non seulement pour l’enfant mais également pour l’adulte.

En rappel, avec l’appui financier de l’ambassade du Royaume des Pays Bas au Burkina Faso, le consortium Solidar Suisse- Educo – Aflatoun international a initié le projet « Promotion de l’accès des filles à un Système Éducatif et de Formation Professionnelle de qualité dans les régions du Sahel, du Nord, de l’Est et du Centre Nord du Burkina Faso (PROMESSE-FP) » dont la mise en œuvre a démarré le 1er mai 2021.  L’un des résultats attendus de ce projet est l’intégration de l’ESF dans les curricula nationaux.

Par Eboubié Charlotte NEYA (stagiaire)

Effort de guerre : Alain Zoubga suggère une taxe directe sur les bénéfices des brasseries et les sociétés de téléphonie mobile

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Ceci est une déclaration du président de l’Autre Burkina PSR, Dr Alain Zoubga sur la situation nationale. Ce dernier y donne son point de vue sur la Transition, l’effort de guerre, les élections, le rôle des partis politiques…

Depuis 2015, le Burkina Faso fait face à une guerre injuste imposée à la  sous-région du Sahel. Pendant des années, les djihadistes ont eu le temps et la possibilité de s’installer dans  nos villages et quartiers pendant que nos dirigeants donnaient une impression désastreuse de minimiser l’extrême gravité de la situation. Par ailleurs, l’un des faits les plus caractéristiques, un fait gravissime, est l’enrôlement chaque jour plus massif de nos propres enfants sous la poussée religieuse et surtout sous l’appât des fortes sommes d’argent qui circulent dans nos villes et nos campagnes. Mais fort heureusement notre peuple refuse de tomber dans le désespoir, résiste et s’oppose à la horde barbare. En 2022, nous avions dit que « cette  guerre  nous devons la gagner et nous allons la gagner même au prix de notre sang ». Nous croyons à notre peuple souverain, nous faisons confiance aux forces combattantes et nous implorons surtout la grâce divine  pour sauver le Burkina. La mobilisation citoyenne chaque jour plus grande, en faveur de  l’effort de guerre, les prières dans les mosquées, les églises et les temples représentent un grand espoir. Dans le pire des cas,  les gardiens de nos traditions sacrées seront dans l’obligation de taper le « Tamtam sacré de guerre » ! Et l’histoire nous enseigne qu’aucun peuple déterminé n’a été vaincu par des bandits armés.

Au moment même où nous rendons publique notre analyse contextuelle, le Président de la transition nous a accordé une belle séance de travail regroupant les 04 grandes composantes de la classe politique. Nous sortons satisfaits de cette rencontre avec plus de confiance. Dans la forme, ce fut une rencontre cordiale très sérieuse. A cette occasion notre porte-parole, le Président Eddie Komboïgo a apporté publiquement  le soutien patriotique de la classe politique à la transition mais il a aussi présenté nos préoccupations en tant forces politiques. Dans son message le président de la Transition a déclaré d’emblée, « je ne vais pas vous mentir car je ne sais pas mentir ». Le décor était ainsi planté.  Et l’exposé sur la situation de cette guerre, fut sans conteste le moment fort de cette rencontre.

1-Sur les champs de batailles, après des années de combats selon certaines informations et  suite à l’exposé du Président, il apparait clairement que la guerre a pris de l’ampleur. Presque partout sur le territoire national, les combats font rage, la guerre de survie et de reconquête est en phase de flux, et l’on pourrait dire que la guerre est presque totale. La stratégie générale de nos forces armées semble avoir  évolué et elle parait plus offensive. Cependant, cette guerre pourrait être encore longue, difficile et couteuse. Par conséquent, il ne faut surtout pas baisser la garde. Parmi les grands axes stratégiques, nous retiendrons le rôle et la place des VDP, la participation du peuple à l’effort de guerre, le tout chapeauté par un dispositif juridique suite à l’avis favorable du Conseil Constitutionnel (CC) autorisant  la mobilisation générale et la mise en garde. Le gouvernement dispose donc de ce dispositif juridique qui lui donne le pouvoir de requérir les personnes, les biens et les services. Dans ce contexte, contrairement à l’expérience de la transition des colonels en 2015, il faut absolument se focaliser sur les moyens et méthodes à même de faire avancer notre lutte contre le terrorisme, loin des considérations personnelles voire sectaires.

L’institutionnalisation des VDP représente un axe d’intervention stratégique très important et surtout innovant. Désormais cette guerre semble ne  plus être seulement celle des élites de l’armée. La force de défense citoyenne (VDP) est devenue au fil du temps la puissance de frappe complémentaire tant souhaitée. Et le redéploiement de certains dans des zones dont ils ont une connaissance avérée des réalités sera un atout qui rassure. Ainsi ces VDP  se battront pour préserver leur village, leur quartier, ce qui symbolise leur mère patrie. Désormais, c’est une guerre des différentes nationalités de notre peuple pour défendre la terre sacrée de leurs ancêtres. Au moment  même où se joue  l’avenir immédiat de notre nation, notre soutien à la Transition et aux forces combattantes, est un  devoir patriotique sincère, en d’autres termes « Ya Tilè ». L’union sacrée tant revendiquée, mais en vain, depuis Roch et Damiba, est à ce prix ! Mais tout processus d’Union sacrée du peuple, relève avant tout des pouvoirs du Président. Aussi, nous recommandons à la direction politique de la Transition de veiller à ce que tous nos concitoyens  se démarquent des  discours extrémistes, divisionnistes qui mettent en danger le vivre ensemble et la cohésion sociale, nous éloignant de l’indispensable Union sacrée au sein du peuple.

2-L’adoption des mesures d’exception s’est traduite par l’institution d’un mécanisme citoyen de contribution volontaire à  l’effort de guerre.  Quant à la taxe proprement dite sur les boissons, elle est pertinente et les citoyens l’acceptent avec beaucoup de dignité. L’on peut épiloguer sur une possible contribution propre de ces sociétés en termes de prestation de services, mais cette contribution est celle des  citoyens et non pas celle de la SODIBO. Ces taxes frappent prioritairement et directement les classes moyennes aux revenus limités et déjà confrontées à la vie chère. Aussi nous suggérons au gouvernement d’instaurer une taxe directe sur les gros bénéfices de ces sociétés de brasserie qui accumulent richesses sur richesses, milliards sur milliards sur le dos de nos concitoyens consommateurs ; et pire ces milliards   « franchissent » souvent  nos frontières pour d’autres pays. Cette formule permet de réparer une injustice et c’est  sans doute un moyen efficace dans l’atteinte de l’objectif fixé pour le  Fond de Soutien Patriotique(FSP). En outre, il faudrait aussi regarder du côté des Sociétés très riches de téléphonie mobile du pays! Le citoyen burkinabè, celui des classes moyennes en particulier et le monde du travail en général, ne peuvent pas  comprendre pourquoi tant de fleurs et de primes données aux patrons des brasseries.

Une autre mesure exceptionnelle pourrait être prise en rapport avec l’engagement des FDS qui ont toujours constitué le principal rempart de protection de notre peuple. La guerre pourrait encore durer et c’est pourquoi, même si « LE TOUT MILITAIRE » a ses limites, nous pensons que le leitmotiv  actuel devrait être « Tout homme de tenue au front », quelle que soit sa position et suivant les dispositions en vigueur.

3-Dans le domaine des droits socio-politiques et humains, le Burkina  n’échappe  pas aux effets néfastes de la crise sur ces droits. Pour autant il serait dangereux  de  remettre en cause certains des droits fondamentaux. Un modus vivendi  est  indispensable entre les gouvernants et les gouvernés afin de préserver les fondements basiques de « lEtat de droit démocratique », la nature républicaine de l’Etat et  sa laïcité. Mais   ne l’oublions pas, « aucun texte n’est au-dessus  de la réalité ».

 i)-Dans le domaine des droits politiques depuis l’éclatement de la crise sécuritaire, les élections sont régulièrement remises en cause dans divers milieux. Certaines personnes bien avisées disent que « la sécurité précède la démocratie ». Difficile de rejeter un tel point de vue même si à l’absolu, il semble limité. En effet, il est aussi bien reconnu  que  sans « démocratie pas de stabilité sociopolitique », donc pas de paix durable.

Aujourd’hui, au sein de l’opinion publique nationale, l’on observe l’émergence de deux (02) courants tous extrémistes, l’un   opposé à toute idée d’élections et l’autre exige des élections coûte que coûte. La tenue des élections est inscrite dans l’agenda de la Transition et sur cette question, dans une déclaration conjointe, nous avions déjà dit au médiateur de la CEDEAO:«  Dabord sauvons nos soldats, sauvons la patrie, sauvons notre nation !  ( ). Les élections peuvent attendre, tôt au tard elles auront lieu ». Toutefois, il ne s’agira pas de ruser avec le peuple en usant du vacarme de la rue contre l’Etat de droit.

Dans ce sens, nous nous référons à  une voix plus autorisée, celle du Président de la transition qui, sur les antennes la VOA, disait il y a quelques mois: «…le calendrier de la CEDEAO est largement suffisant car ils nont pas besoin de 02 ans pour atteindre les 60% ».  Puis il précise, « ce nest pas le pouvoir qui intéresse les gens »Et à Kaya le chef de l’Etat a déclaré : «Quont-ils fait ? (.). Que la transition finisse aujourdhui ou demain, retenez ce message. Ceux qui vont relever, amenez les à faire le nécessaire pour la jeunesse. Nous allons tracer ces sillons et tout ce qui peut être fait au cours de cette transition nous le ferons »

Cette grande interrogation relative à l’héritage de nos  devanciers  semble légitime  et ce  malgré la controverse suscitée.   Et ces deux (02) citations renferment en elles  02 grandes valeurs morale et éthique: l’une incarne ici le respect de la parole donnée de l’officier au moment de prendre en charge et d’accomplir sa grande mission de sauvegarde et de restauration du territoire national occupé et qui affirme solennellement sa ferme volonté  de respecter  le  calendrier de la transition car, dit-il, « ce nest pas  le pouvoir qui intéresse les gens», c’est-à-dire « sa » nouvelle équipe qui vient de s’installer au pouvoir : l’autre porte sur l’engagement de l’officier, désormais président de la transition, à  tracer les sillons et  à faire tout ce qui peut être fait au cours de cette transition.

Quant au ministre en charge de la sécurité, il insiste sur  (02) deux aspects clés du combat en cours à savoir, le devoir absolu de gagner la guerre et l’importance cruciale de l’étape de 2024 :« Nous ne pouvons pas nous autoriser une possibilité daller en 2024 avec cette situation () Cest une étape existentielle et nous sommes obligés de gagner cette étape ». La charte sera respectée, la transition prendra fin tôt ou tard et le tout se traduira par la restitution au Peuple de son pouvoir souverain. Certes, les gens sont devenus par expérience des « St Thomas », mais ne soyons pas plus royaliste que le roi ; nous devons croire, à la parole donnée et à l’engagement pris  devant le peuple souverain.

Sur un plan plus global le « rêve » de certains acteurs de transformer la transition démocratique du peuple en révolution démocratique est légitime à nos yeux, mais nous leur demandons de faire attention aux raccourcis politiques. En tout état de cause, pour l’avènement d’un régime révolutionnaire il ne suffit pas de  reconnaître l’état de crise avec ses conditions objectives, d’en appeler à gorge déployée à la Révolution et à lui donner un contenu ; il faut surtout identifier la démarche stratégique à suivre. Les révolutionnaires du 04 Août ne rêvaient  pas, ils avaient un rêve ! Toutefois, la refondation annoncée peut avoir un contenu révolutionnaire  avec des réformes fondatrices pour tracer les sillons et creuser les fondations d’un autre Burkina, celui de demain.  Mieux, dans ce contexte général, où l’époque de la révolution par les « Kalatch » semble révolue. Désormais, il faut faire la Révolution par la preuve et  les révolutionnaires ont la possibilité de proposer  au peuple un programme progressiste dans le but de conquérir le pouvoir d’Etat. Au Burkina Faso, le niveau de représentation du courant démocratique de la gauche révolutionnaire au sein du peuple n’est pas négligeable. La jeunesse pourra  aller à la conquête du pouvoir d’Etat à travers son arme de lutte, son parti politique dit « de type nouveau ». Mais elle  doit s’attendre à des luttes concurrentielles très serrées et ce ne sera pas une simple partie de plaisir.

ii)- Depuis la nuit des temps, presque partout sur tous les continents, les forces politiques et les hommes politiques sont considérés comme les principaux voire les seuls  responsables, des maux de la société. Aucune surprise, si chez nous, les différents  régimes de transition ont surfé à souhait  sur ce constat pour se faire une place au soleil en faisant parfois appel à leurs soutiens inconditionnels pour occuper les rues. En réalité, ils veulent éliminer les potentiels adversaires aux élections post-transition en s’adossant au pouvoir politique de transition (la transition de 2015 et les OSC sous Damiba en sont des exemples bien connus. Et même si depuis les années 60, l’armée a été maitresse du jeu politique, la campagne anti partis ne faiblit pas !

Au niveau des détenteurs du pouvoir d’Etat, les premiers responsables sont régulièrement intervenus, chacun pour  expliquer sinon pour justifier la décision de suspension de nos activités. A ce jeu, nous avons pu apprécier la réaction compréhensible et responsable du  MATDS. Puis lors de notre  dernière rencontre, le Président de la transition himself a apporté des réponses objectives  très positives à nos préoccupations relativement à la place et au rôle des partis politiques dans la conduite de la transition, plus spécifiquement le réexamen de la décision de suspension de nos activités et enfin la mise en place d’un mécanisme de concertation avec les forces politiques. Bien entendu il y a aussi ceux-là qui affichent turlututu une certaine défiance, envers la classe politique soupçonnée de travailler contre la « marche radieuse » de la transition. Pourtant les partis politiques n’ont aucun intérêt à saboter le travail de la transition car dans le fond c’est leur transition, et  ils seront parmi  les principaux bénéficiaires à la fin du processus.

 

iii)-La pratique de l’information et de la communication est  très compliquée en cette  période de guerre. L’Etat burkinabè  est  menacé et de ce fait la problématique principale porte sur comment assurer aux citoyens le minimum indispensable d’un état de droit démocratique, dans un pays en guerre et dont l’existence même est menacée ? Entre ceux qui défendent la permanence du droit pendant cette crise et ceux qui en sont allergiques il y a de la place pour une polémique saine :

– Au niveau de la gouvernance centrale, le problème récurrent c’est la tendance à multiplier les communications  sur des sujets qui ne figurent pas dans les missions de la transition et qui  ne sont pas des priorités. Sur un autre plan certains acteurs la classe politique ont été quelque peu surpris par  l’extrême méfiance du Premier ministre (PM) envers la fameuse « vieille » classe  politique, et dans le même temps il  adoube son homologue malien, Choguel  Maïga  qui est pourtant   un vieux routier de la vie politique au Mali, un chef de parti depuis la fin des années 90, un ancien ministre. Toutefois, reconnaissons-le,  le Chef de l’Exécutif reste fidèle à lui-même et la  VAR des vidéos nous renvoie cette réalité avec des séquences bien connues. Cette com du PM pourrait s’avérer contreproductive. Nous l’invitons avec respect à  prendre davantage de la hauteur  pour n’être plus  seulement le citoyen engagé, mais pour être davantage le  responsable national tant attendu  d’un régime de mission!

– A travers les réseaux sociaux, de nombreux  citoyens exposent divers sujets relevant du domaine de la défense et de la sécurité. Avec les nombreux FAKE News  la guerre de la communication fait rage au Burkina sur les réseaux sociaux. Le Burkina ne mérite pas le climat de violence verbale  et psychologique entretenu à travers des messages publics et autres « prêches » organisés régulièrement à « ciel ouvert » contre des citoyens, journalistes et hommes politiques. Pire, l’étiquetage facile en « patriotes » et « apatrides » voire en ennemis du Burkina est dangereux. Il est urgent d’avoir une réflexion profonde sur l’usage de ces réseaux,  afin de tracer les limites possible de ce qui peut être accepté actuellement.

-Par rapport aux  médias nationaux en général, l’Exécutif doit tout faire pour éviter le piège de l’engrenage  « interpellations-sanctions », un  risque  pour  la conduite de la transition.

iv)– Notre pays a une longue tradition de lutte dans la conquête et la préservation des droits humains, mais la particularité du moment rend compliqué un regard critique sur ce thème très sensible. Depuis quelques mois des critiques fusent  contre les actions des FDS et des VDP. Ainsi la CEDEAO murmure, l’ONU et Amnesty internationale menacent, des médias français font l’apologie des gourous terroristes. Et pourtant,  le terrorisme est quant au fond le summum de la violation des droits humains car les terroristes n’incarnent plus la race humaine. Malgré toutes les  précautions, des dérives  peuvent avoir lieu, mais elles sont condamnables. C’est la raison pour laquelle, les  FDS doivent avoir à l’esprit que des regards inquisiteurs sont portés sur eux, et dès lors faire preuve d’une extrême vigilance sur le terrain des combats ;  l’autorité  doit  mettre en place un système de communication transparent et adapté, à l’instar de la commune de Dori et du MBDHP, afin de ne pas se laisser entrainer dans un « mouta mouta » communicationnel très suicidaire. Les intellectuels devraient faire preuve de prudence et de plus d’objectivité dans leur communication sur certaines situations et surtout se mettre  au service des communautés dont ils sont issus par un travail de  conscientisation contre le terrorisme. Quant aux organisations internationales, elles doivent faire preuve de patience et de discernement afin d’avoir les bonnes informations avant de décider.  Dans ce contexte, quoi de plus légitime que le Burkina mette sévèrement en garde tout organe de presse qui « va se faire lécho de lidéologie terroriste » !  Souvenons-nous du cas du Président Gbagbo, déporté à la Haye presque dix (10) années de « captivité » avant  d’être acquitté et libéré. Voilà la vie d’un grand homme qui a été  « empoisonnée » et détruite en grande partie.

4-La conduite de la transition actuelle pour une gouvernance vertueuse est une tâche très difficile, car le processus actuel de transition  se déroule dans un contexte très particulier, dans un pays en guerre ce  qui impose des contraintes fortes. Il faut en tenir compte dans la priorisation des missions de notre transition, surtout que tout est urgent chez nous !  La  transition ne peut pas tout faire, mais elle devrait faire tout pour apporter de bonnes réponses à toutes les questions hautement prioritaires. A cet effet, nous retenons dans l’ordre que la principale mission du moment est de faire face à la guerre antiterroriste, de lutter contre la corruption, de restituer au Peuple son pouvoir souverain. Dans ce sens, nous apprécions les dernières décisions de la primature avec l’adoption du « Programme durgence de la transition : Allier  lutte contre le terrorisme et mise en œuvre des projets prioritaires ».

5-La corruption est un vrai cancer de notre société et l’argent  semble être le fondamental des fondamentaux dans la vie des citoyens. Au plan politique nous avons tous en mémoire les résultats de la grande enquête du REN-LAC, qui font ressortir un lien très étroit entre la puissance des financements  de chaque parti et le nombre d’élus obtenus  aux dernières élections. L’argent est de ce fait le premier et unique grand électeur au Burkina, car plus tu as des feuilles, plus tu as la chance d’avoir des élus. La lutte contre la corruption est très décisive en vue d’un assainissement réel de notre administration qui depuis  des années fonctionne  sous les ordres des politiques partisanes et qui constitue ce fait un véritable lit des crimes économiques. Dr Dieudonné Valère Somé avait  affirmé  en 2011: « Les  conséquences de certains crimes économiques sont souvent plus vastes et plus graves que des crimes politiques.  La lutte contre la corruption se révèle comme étant un grand pilier de la lutte contre la  mal gouvernance !  Alors rendons un  hommage mérité à certaines organisations comme le REN-LAC, le MBDHP et l’ASCE-LC. Quant à la justice, elle doit traquer les coupables avérés, dès lors que  des preuves irréfutables existent.

Plus proche  de notre défi majeur, le pouvoir de l’argent est tel  qu’il a réussi à convaincre et enrôler nos propres enfants dans les camps terroristes pour tuer leurs propres frères et  sœurs. Le terrorisme  dans sa cruauté actuelle doit nous servir de leçon et renforcer notre volonté de faire de la lutte  anticorruption un levier décisif dans le combat conte les sources de financements du terrorisme.

6-L’histoire politique des nations et des peuples nous enseigne que l’assainissement de la vie politique dans chaque pays se fait naturellement  et de façon irréversible. Mais il ne s’agit pas d’appliquer, la théorie infantile de la « génération spontanée ». Nous ne croyons pas que l’âge ou l’ancienneté soit un critère pertinent pour exclure d’autorité une catégorie de personnes de la vie politique nationale. Ainsi, le renouvellement qualitatif de la classe politique dans notre pays, à travers l’assainissement de la vie politique nationale, ne se résume donc pas à un remplacement des vieux par les jeunes. La tendance officielle chez nous met l’accent sur la diminution du nombre des partis, ce qui selon nous n’aura que peu d’impact sur la qualité du système des partis. Il faut justement  revisiter le système des partis de même que le système électoral, le nombre de partis ne sera qu’une résultante de cette nouvelle politique de rigueur.  Alors il faut réexaminer les conditions de création des partis et leurs conditions d’existence, bannir à jamais l’impunité sur les actes répréhensibles commis par les voleurs au col blanc, s’attaquer au mal de l’argent dans les campagnes politiques, réviser la durée et le nombre de mandats  des députés et des maires avec effet rétroactif, combattre la fraude électorale et la corruption.

7- Le regard de la  communauté internationale sur la guerre au Sahel ne rassure pas les peuples de la sous-région. Au plan  régional l’UA et la CEDEAO sont des partenaires omniprésents voire omnipotents, mais elles ne semblent pas comprendre les attentes  légitimes de ces peuples. Toutefois, notre pays doit considérer l’existence de ces organisations plus comme une contrainte et non un obstacle. Dans cet esprit, il faut être prudent avant de lâcher certaines déclarations du genre « nous pouvons vivre sans la CEDEAO ». Attention au piège de l’isolement, soyons simplement fermes  sur les  questions de souveraineté  car la réalité géopolitique est telle que « vivre sans eux » sera une équation difficile à résoudreDans cet esprit, la fédération ou le fédéralisme représente une aspiration  légitime de nos peuples.  Mais au regard  de l’histoire des grands combats de nos illustres devanciers panafricanistes, l’approche actuelle  mise en avant par le PM suscite des interrogations. Aujourd’hui, cette question  qui relève essentiellement du pouvoir du peuple souverain, ne constitue pas  une urgence prioritaire.

Les relations internationales dans leur globalité sont un levier essentiel où peut se  jouer l’issue de notre combat libérateur  et c’est aussi à ce niveau que pourrait se déterminer un pan de l’avenir immédiat de notre pays. Au-delà de la colère légitime de notre jeunesse, nous sommes persuadés que des trois(03) acteurs fortement  impliqués dans cette crise, le Sahel représente une proie pour les 02 autres à savoir les forces de la rapacité dont la volonté est de contrôler les richesses de la région d’une part, et d’autre part les groupes armées dont la mission est d’implanter les valeurs de l’islamisme radical.

S’agissant de nos liens historiques avec la France, depuis la Gaule esclavagiste des rois de France, la France chauvine et colonialiste de De Gaule, les Présidences de nos « Amis  africains », les régimes dits de Gauche avec Mitterrand et aujourd’hui le régime hybride de Macron, tous ont défendu et défendent par tous les moyens les intérêts de la France !  Depuis des siècles, nos populations ont tout enduré, l’humiliation, les violences, l’asservissement, l’exploitation éhontée de nos richesses, les complots et assassinats des leaders patriotes. Le fameux sentiment anti-français, c’est en réalité notre refus de la politique de l’Etat français, car  nous ne combattons ni les Français ni la France.  Mais quoi qu’il advienne il ne faut pas se faire trop d’illusions, la France ne lâchera rien, même si tout n’est pas facile pour elle face à la détermination de ses anciens « sujets indigènes» enfin révoltés. Dans notre pays l’on est désormais convaincu que sur le plan militaire notre coopération n’a jamais  effectivement existé et c’est ce qui explique en partie les infiltrations constantes des terroristes sous les radars de l’armée française depuis des années.

Le président Français s’accroche à tout, prend une posture très malicieuse mais très dangereuse pour nos Etats car dans le fond toutes ses idées de réformes sont constamment des pièges pour nos Etats. La nébuleuse françafrique reste forte et  l’ingérence  de Paris dans le processus  de réforme du F CFA en est un exemple cruel. Cependant, il ne  s’agira  pas uniquement de chasser la France de notre pays pour y installer la Russie ou tout autre pays. Il faut surtout, faire une autre politique autrement, par l’adoption d’une nouvelle politique de coopération, basée sur le socle de la souveraineté nationale, un accord cadre : « Démocratie et Souveraineté » à soumettre à tout partenaire.

9-La nécessité ou non de dialoguer avec les terroristes a souvent été évoquée  mais le cas du Burkina est une équation compliquée avec des paradigmes trop  variables. L’opinion a pu constater depuis quelques temps l’apparition d’un langage  nouveau, à traves certains médias Français comme RFI, France 24, Libération et le Monde, langage qui change la notion de groupe d’action terroriste (GAT)  en groupe d’action rebelle (GAR). Il ne s‘agit pas d’une simple nuance car un rebelle n’est pas forcément un terroriste et notre pays ne fait pas face à une rébellion, mais au terrorisme djihadiste. Sachant bien qu’une rébellion peut défendre des causes justes au contraire du terrorisme qui lui-même incarne le mal et l’injustice, la manœuvre devient  assez simple et consiste à faire  passer les terroristes pour des rebelles. Mme Barbara des Nations Unies en était la principale tête pensante chez nous. Certains acteurs soutiennent que le développement du djihadisme sous des formes « d’insurrections armées locales » peut être mis à profit  pour un dialogue avec les cadres de ces insurrections. Nous avons des doutes car ces cadres locaux sont tenus par le cordon financier des  grosses sommes d’argent qu’ils reçoivent et ils sont sous le commandement politique, religieux et militaire des chefs de groupes terroristes lesquels seront les  véritables patrons  des négociations. Et quand on sait que leur aspiration profonde c’est la création du nouvel Etat de l’Arawak il y a de quoi être prudent, en travaillant d’abord à fléchir nettement  l’évolution de la guerre. C’est une question d’abord politique touchant à notre souveraineté et elle est secondairement une question diplomatique.

Déjà huit (08) longues années que notre pays est en guerre ! Des années de souffrances, de sueurs et de sang  mais c’est aussi huit années de résistance farouche et de combat de notre peuple. Cette guerre a déjà un grand impact sur notre vie et aussi sur la donne politique nationale marquée par une volonté brutale d’un changement accéléré. Nous pourrions ne pas être d’accord avec la direction politique  de la transition sur une ou des questions précises, mais nous serons toujours avec elle face aux terroristes.

Que dieu sauve le Burkina Faso et son peuple !

Ouagadougou le  19 Avril 2023

Dr Alain Dominique ZOUBGA

                                                         Officier de lOrdre national

Lutte contre le terrorisme : Vigil Afrik offre 10 motos et 10 tonnes de riz aux FDS et VDP

Le président directeur général de Vigil Afrik, El Hadj Ablassé Yaméogo, a apporté son soutien à la lutte contre le terrorisme à travers la remise de 10 motos ‘’Aloba’’ et 10 tonnes de riz au ministre en charge de la Sécurité, le jeudi 20 avril 2023. D’une valeur totale de 9 millions 700 mille francs cfa, ce don devrait renforcer les capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité ainsi que les volontaires pour la défense de la patrie.

10 tonnes de riz d’une valeur de 4 millions 200 mille f cfa et 10 motos ‘’Aloba’’ d’une valeur de 5 millions 500 mille f cfa. C’est ainsi que se compose le don offert  par le président directeur général de Vigil Afrik, par ailleurs président d’honneur de l’Union nationale des supporters des Etalons, Ablassé Yaméogo, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Réceptionné par le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, le colonel Boukaré Zoungrana, devrait renforcer les capacités opérationnelles  des FDS et VDP sur le terrain de la lutte contre le terrorisme.

Le ministre en charge de la Sécurité recevant symboliquement le don offert par le PDG de Afrik Vigil

Pour le donateur, ce geste est une réponse à l’appel patriotique du gouvernement pour soutenir l’effort de guerre. Un geste salué par le ministre Boukaré Zoungrana qui a exprimé des « sentiments de joie et de reconnaissance ». « Ce sont ce genre de motos que nous voulons dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Nous disons merci au PDG de Vigil Afrik et de tout son personnel », a-t-il remercié.

Un échantillon du don composé de riz et de motos

Le colonel Boukaré Zoungrana a évoqué le symbole que revêt le lieu choisi pour la réception du don, à savoir la cour du Fonds pour la promotion des sports et des loisirs (FNPSL). « Le fait que ce soit à la Direction du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs est un symbole. Les terroristes qui nous attaquent, ce sont des gens qui aiment le sport. Certainement, ce sont des gens qui sont égarés qu’on peut ramener au sein de la bergerie à travers le sport », a-t-il jugé. Autre chose, a-t-il rappelé, « le PDG de Vigil Afrik a été le président de l’UNSE et il utilise ce symbole-là pour appeler les fans du sport à faire pareil en répondant à l’appel du président du Faso ». Le directeur général du FNPSL, Karim Souabo, ne dit pas le contraire : «  Ablassé Yaméogo est le président d’honneur de l’UNSE. C’est quelqu’un qui aime le sport et qui a l’amour de la patrie ».

Par Shady COULIBALY

 

Opération de contrôle du fichier de paie des agents publics de l’Etat : Le processus lancé au MATDS

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L’opération de contrôle du fichier de paie des agents publics de l’Etat a débuté, ce mercredi 19 avril 2023, au Ministère de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité (MATDS).

Dans la région du Centre, ce sont une quinzaine d’équipes, reparties sur plusieurs sites, dont l’immeuble Pyramide et l’immeuble du Faso, qui accueillent les agents du ministère venus se faire enrôler. Pour le premier jour du processus, l’engouement des travailleurs est perceptible auprès des agents enrôleurs pour l’accomplissement du contrôle du fichier de paie.

Selon le chef de l’équipe n°5, Mathieu Zoungrana, chaque équipe a, en moyenne, 743 agents à enrôler avec une durée moyenne d’enrôlement de 5 à 6 minutes par personne. Il a rappelé que ces opérations de contrôle sont renouvelées tous les dix ans : « Jadis, les contrôles de présence se faisaient via l’opération de billetage. Mais, en raison de l’informatisation de l’Administration publique, ce mode de vérification est substitué par le contrôle du fichier de paie ».

Monsieur Zoungrana a souligné qu’en l’absence d’informations motivées fournies par la Direction des Ressources humaines, le constat de l’absence d’un agent à l’opération d’enrôlement entraine l’arrêt du paiement de son salaire. Toutefois, d’autres sessions de rattrapage pourront être envisagées pour les retardataires.

Le Commissaire Principal de Police, Serge ilboudo, Chargé de mission au MATDS, qui venait de se faire enrôler, a déploré quelques problèmes organisationnels, avec à la clé, un léger retard dans le début de l’opération, l’étroitesse des espaces d’attente et l’absence d’indications préalables à même de permettre aux agents de remplir convenablement leurs fiches.

Dans la file d’attente, Madame Fatoumata Benon/Yatassaye, Chargée de mission au MATDS, a confié que le processus ainsi enclenché, pourra permettre une meilleure identification du personnel et, par la même occasion, guider son redéploiement optimum, au regard du contexte sécuritaire actuel.

L’opération de contrôle du fichier de paie des agents du MATDS est prévue du 19 avril au 11 mai 2023, avec un planning de passage par structures. Cela, conformément à une circulaire du Ministre, le colonel Boukaré Zoungrana, en date du 11 avril 2023.

DCRP/MATDS

Concours directs Fonction publique 2023 : Plus de 7 000 postes à pourvoir

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Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré a présidé ce mercredi 19 avril 2023, le Conseil des ministres. Selon le ministre de Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Porte-parole du Gouvernement, Jean Emmanuel Ouédraogo, le Conseil a examiné et pris plusieurs décisions liées à la bonne conduite de la Transition.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, le Conseil a autorisé le recrutement de 7218 agents par concours directs et 5283 pour les concours professionnels session 2023. Le ministre d’Etat, ministre en charge de la fonction publique a précisé que pour les concours directs, l’accent est mis sur les secteurs prioritaires comme l’agriculture, la transformation digitale, la santé, avec un impact financier de plus de 22 milliards de francs CFA.

Une mesure importante concernant cette décision, c’est qu’à compter de cette année, les agents recevront une formation complémentaire de 3 mois maximum qui prend en compte « la déontologie, la connaissance d’un certain nombre d’outils de l’Etat, mais aussi et surtout la formation militaire », au regard du contexte que vit le Burkina Faso.

Au titre du ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective, la décision prise porte sur la création d’une contribution spéciale sur certains produits de grande consommation pour alimenter le Fonds de soutien patriotique. L’adoption de l’avant-projet de loi y relative, selon le ministre en charge des finances, Aboubakar Nacanabo, permet « de renforcer le cadre juridique de cette taxe spéciale qui existe déjà sur certains produits comme la boisson, la cigarette, les produits cosmétiques ».

Toujours pour le compte du ministère en charge de l’Économie, le Conseil a adopté un projet de décret relatif à l’érection du Centre de promotion de l’aviculture villageoise en Etablissement public de l’Etat à caractère administratif. Ce changement va permettre à la structure d’être plus autonome et plus opérationnelle, a indiqué Amadou Dicko, ministre délégué chargé des Ressources animales.

Concernant le ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières, le Conseil a examiné un projet de loi modificatif de la loi portant code minier au Burkina Faso en vue d’intégrer de nouvelles dispositions. Le ministre en charge des mines, Simon-Pierre Boussim a précisé qu’il s’agit de modifier les articles 26 et 30 afin que le Fonds minier de développement local puisse soutenir le Fonds de soutien patriotique.

Au titre du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, le Conseil a adopté un décret relatif aux modalités de prise en charge financière du traitement des cancers par la radiothérapie au Burkina Faso. Trois catégories de patients ont été identifiées selon le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou. La première est relative aux patients disposant d’une assurance maladie pour qui l’assurance prend en charge. La deuxième concerne les cancers féminins, les cancers des enfants de moins de 15 ans, les cancers de la prostate et les personnes indigentes que l’Etat prend en charge à 100%, et enfin la troisième catégorie constituée de tous les autres pour lesquels la pris en charge de l’Etat est de 70%.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Contribution à l’effort de guerre : Sa Majesté le Moogho Naaba Baongo apporte 7 000 000 FCFA et des vivres

Le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, le colonel Boukaré Zoungrana a reçu, ce mardi 18 avril 2023 à Ouagadougou, la contribution patriotique de Sa Majesté le Moogho Naaba Baongo à l’effort de guerre contre le terrorisme au Burkina Faso.

Le Ouidi Naaba Kiiba, en sa qualité de doyen de la cour royale de Ouagadougou, a expliqué que l’initiative du don vient en réponse à l’appel du président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré. Ce don est composé d’une enveloppe financière d’un montant de sept millions de francs CFA, de 200 sacs de riz de 25 kg, de 22 sacs de riz de 50 kg, de 30 sacs de maïs de 50 kg, de 20 sacs de mil de 50 kg, de 20 sacs de sorgho de 50 kg et de 10 cartons de sucre.

En plus des vivres, le Mogho Naaba Baongho a fait don de la somme de sept millions de francs CFA

Cet apport, selon le Ouidi Naaba Kiiba, est le fruit de la contribution de l’ensemble des filles et fils du royaume de Ouagadougou, au titre de leur participation aux efforts consentis par les autorités pour endiguer la crise sécuritaire que connait notre pays. Au nom de Sa Majesté, il a aussi expliqué que ce don traduit l’attachement de tout le royaume de Ouagadougou à l’épanouissement du peuple burkinabè.

« Nous voulons, par ce geste, vous traduire notre sentiment indéfectible à la Nation et notre constant soutien à toutes les luttes pour la justice et la paix sociale », a-t-il précisé, en souhaitant un retour de la paix, de la quiétude et une réaction positive de l’ensemble des filles et fils du pays à l’appel du Chef de l’Etat.

Le Ouidi Naaba Kiiba

Le ministre Boukaré Zoungrana s’est réjoui de cette contribution patriotique du Moogho Naaba qui, selon lui, est le signe que le terrorisme est une préoccupation majeure de sa Majesté et de toute sa communauté. « C’est un don que nous recevons avec beaucoup d’honneur et d’humilité. Ce geste est la preuve que la lutte contre le terrorisme est une préoccupation majeure et une invite à l’ensemble de la population à emboiter le pas ».

En rappel, cette contribution fait suite à un don de Sa Majesté, en juillet 2022, au profit des Personnes déplacées internes (PDI) auxquelles se sont ajoutées de nombreuses autres actions d’imploration et d’intercession auprès des mânes et des ancêtres en faveur de la paix et d’une stabilité durable au Burkina Faso.

DCRP/MATDS

Attaque d’un camp à Ouahigouya : 40 VDP morts, au moins 50 terroristes tués

Dans un communiqué publié dimanche 16 avril 2023, l’état-major général des armées a fait le point de l’attaque terroriste menée contre un camp de Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), samedi15 avril dans la zone Ouahigouya (Nord). Le bilan fait état de 40 VDP tombés et de plus de 50 terroristes réduits à néant. Voici le communiqué in extenso. 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Une attaque terroriste a ciblé un camp VDP à une quinzaine de kilomètres de la ville de Ouahigouya (Province du Yatenga) le samedi 15 avril 2023. Les unités militaires de la localité se sont mobilisées pour appuyer la riposte qui a permis de repousser l’attaque. Des renforts aériens ont également été déployés, permettant d’intercepter et de détruire une colonne terroriste qui tentait de s’exfiltrer. Le bilan fait état d’au moins cinquante (50) terroristes neutralisés et d’importants matériels détruits côté ennemi. Côté ami, le bilan est de quarante (40) combattants dont huit (08) militaires et trente-deux (32) VDP tombés. Une trentaine de combattants ont également été blessés. Ils ont tous été évacués et pris en charge. Les opérations sont toujours en cours dans la zone.

Tôt dans la matinée du dimanche 16 avril 2023, une autre attaque a visé le détachement militaire de Kongoussi (Province du Bam). La riposte particulièrement vigoureuse des militaires a permis d’infliger de très lourdes pertes à l’ennemi. Les éléments résiduels ennemis qui tentaient de s’échapper ont été interceptés par les vecteurs aériens à quelques kilomètres de Kongoussi.

Au bilan, on dénombre une vingtaine de terroristes neutralisés et trente (30) motos récupérées en plus d’autres matériels détruits ou récupérés. Deux (02) militaires ont malheureusement succombé à leurs blessures suite aux combats. Deux (02) autres, blessés, ont été évacués pour une prise en charge par les services de santé.

Le Chef d’Etat-Major Général des Armées salue la mémoire des militaires et des VDP tombés et présente ses sincères condoléances aux proches des disparus. Il souhaite par ailleurs un prompt rétablissement aux blessés.

Il réaffirme l’engagement des Forces Armées Nationales à maintenir la dynamique positive en cours depuis plusieurs mois et rassure l’opinion qu’aucun coup, aussi dur soit-il, ne pourra entamer le moral des unités combattantes engagées dans la reconquête du territoire national.

La Direction de la Communication et des Relations Publiques des Armées

Ouaga-inter : les occupants du marché à bétail déguerpis

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La Police municipale de Ouagadougou en collaboration avec les autres forces de sécurité et de la protection civile (Police nationale, Gendarmerie, Sapeurs-pompiers) a effectué, samedi 15 avril 2023, une opération inopinée de déguerpissement à la nouvelle gare Ouaga-inter, du côté du marché de bétail sis au quartier Toyibin.

En rappel, le site de la gare routière a été inauguré le jeudi 8 avril 2021 mais demeure toujours occupé par les commerçants à bétail après plusieurs démarches engagées par l’autorité communale pour une gestion au profit de tous.

Les occupants du marché à bétails de Ouaga-Inter ont été déguerpis

 

En effet, le Président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou invitait les commerçants du marché à bétail de Ouaga-Inter par communiqué n°2022-048 CO/M/SG du 25 avril 2022, suivi d’un rappel par communiqué n°2022-088 CO/M/SG du 15 juillet 2022 à prendre leurs dispositions pour libérer le site de la gare routière et rejoindre le nouveau site de Lanoag-yiri dans l’arrondissement n°11, aménagé à leur profit.

L’opération a été menée en collaboration avec d’autres corps

C’est en dépit de ses deux (02) communiqués et des différentes tentatives pour un consensus que la Police Municipale en collaboration avec les autres forces ont procédés à cette opération de déguerpissement. Au cours de la mission, du matériel et du bétail ont été saisis et conduis en fourrière.

La Police Municipale invite la population à coopérer avec les forces de sécurité afin d’éviter tout désagrément.

Service Communication Police Municipale Ouagadougou

Coopération Burkina Faso-Russie : L’Amicale des anciens étudiants et stagiaires de l’ex-URSS reçue par le Premier ministre

Le Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambèla, a échangé ce vendredi 14 avril 2023 à Ouagadougou, avec des membres de l’Amicale des anciens étudiants et stagiaires burkinabè de l’ex-URSS. Selon le porte-parole de la délégation, Mahamadou Sawadogo, il s’est agi d’informer le chef du Gouvernement de la tenue prochaine d’un forum international, et de solliciter son accompagnement pour la réussite de cet événement.

« Nous sommes venus rencontrer le Premier ministre, afin d’obtenir son soutien pour une activité très importante que notre association va mener, et qui va permettre aux gens de connaître le Burkina Faso », a déclaré M. Sawadogo, à sa sortie d’audience. De son avis, il s’agit de l’organisation d’un forum qui va permettre de présenter les opportunités qui se trouvent aussi bien en Russie qu’au Burkina Faso et rendre la coopération entre ces deux pays encore plus fructueuse.

« Nous avons estimé que la Russie n’est pas bien connue au Burkina et aussi le Burkina Faso n’est pas très bien connu en Russie. Nous sommes très satisfaits de cette rencontre avec le Premier ministre qui a accueilli favorablement notre activité et nous a prodigué beaucoup de conseils. Nous avons pris l’engagement devant lui, de nous impliquer pleinement pour la réussite de la coopération entre nos deux pays », a souligné le porte-parole de l’Amicale.

Le Premier ministre en compagnie du porte-parole de l’Amicale, Mahamadou Sawadogo

A en croire ses initiateurs, le forum regroupera dans la capitale burkinabè, environ 250 participants, venus de plusieurs pays africains. Il se tiendra en ligne et en présentiel, et sera marqué par des communications sur l’éducation, la formation et le transfert de compétence.

Par ailleurs, les membres de l’Amicale ont dit avoir rencontré l’ambassadeur de Russie accrédité dans notre pays, pour parler de cette activité. Ce dernier les a encouragés à tenir le forum, avant le sommet Russie-Afrique qui aura lieu au mois de juillet prochain. L’objectif est de permettre à l’Amicale, de présenter à ce sommet, les grandes conclusions du Forum. Quant à la date du forum, elle n’est pas encore connue. Cependant, le Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambèla, a proposé le mois de mai prochain.

« Notre dynamique est de renforcer les relations avec la Russie. Dans ce sens, votre association peut être d’un grand soutien. Vous pouvez nous soutenir dans la diversification de nos partenariats », a fait remarquer le Premier ministre. Il a demandé à ses interlocuteurs, de répertorier tous les Burkinabè qui ont étudié en Russie, de renouer le contact avec eux, afin qu’ils puissent contribuer au renforcement de nos relations avec ce pays.

DCRP/Primature

Promotion du travail décent : des membres de la CSB outillés sur des techniques de plaidoyer

La Confédération syndicale  burkinabè (CSB), en collaboration avec la Centrale générale des syndicats libres de Belgique (CGSLB), organise un atelier de formation du réseau protection sociale de la CSB  du 13 au 14 avril 2023 à Ouagadougou. Cet atelier, qui porte sur le dialogue social, la négociation collective et le plaidoyer, bénéficie de l’appui de la Direction générale au développement (DGD).

La CSB, en collaboration avec la CGSLB, veut amorcer une nouvelle étape de la mise en œuvre de son nouveau programme dans le cadre des actions  de promotion du travail décent au Burkina. Ce programme, couvrant la période 2022-2026, porte sur le thème : « Promotion du travail décent pour un développement durable, équitable, solidaire et inclusif ».  C’est dans cette logique que s’inscrit cet atelier qui se tient du 13 au 14 avril à Ouagadougou.  L’atelier est la suite du programme qui a débuté en 2022  avec des activités en matière de protection sociale, de genre,  de sécurité au travail  et  d’environnement, a fait savoir Diane Capo Chichi, gestionnaire du programme. L’atelier servira de cadre pour outiller  les 49 membres du réseau sur les thématiques sus-citées.

 

Diane Capo Chichi, gestionnaire du programme

 

A terme, l’atelier devra aboutir à la ratification des conventions liées à la protection sociale, au genre et à l’environnement.  Pour ce faire, Diane Capo Chichi a indiqué que   les membres du réseau verront leurs capacités renforcées en dialogue social, en négociation collective et en plaidoyer. Pour elle, « les techniques de négociation collectives sont importantes pour aboutir à la ratification des conventions ». A l’issue donc de l’atelier, les participants seront mieux outillés à aller vers les décideurs pour la ratification des conventions. Toute chose qui devrait permettre aux décideurs de mieux écouter leurs plaidoyers et de se pencher sur leurs préoccupations.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

 

 

Lutte contre le terrorisme : L’ALT donne son accord au gouvernement pour l’acquisition de drônes militaires

Le président de l’Assemblée législative de Transition, Dr Ousmane Bougouma, a présidé ce vendredi 14 avril 2023, une séance plénière. La plénière a été consacrée à l’examen et à l’adoption du projet de loi portant autorisation de ratification de la Garantie souveraine au profit de International Business Bank (IB Bank) Burkina, en contrepartie de sa garantie bancaire dans le cadre du contrat d’acquisition de matériel de défense et de sécurité entre le Gouvernement du Burkina Faso et la société Company Raykar Makina Sanayi Ve Ticaret Anonim Sirketi.

D’un montant global de 252 795 735 523 FCFA, l’octroi de cette garantie a pour objectif la couverture de l’opération d’acquisition de matériel de défense et de sécurité au profit des Forces armées nationales, pour une durée de douze mois à compter de sa signature. Ce matériel est composé essentiellement de drônes de surveillance et d’attaque avec leurs équipements et munitions ainsi que la maintenance. A l’issue du débat général, les députés ont adopté à l’unanimité le présent projet de loi.

DCRP/ALT

COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU JEUDI 13 AVRIL 2023

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 13 avril 2023, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte modification du décret n°2022-1124/PRES-TRANS/PM/MDAC/MATDS/MEFP/MJDHRI/MEEA du 29 décembre 2022 portant création d’une Brigade des volontaires pour la défense de la Patrie (BVDP).

La Brigade des volontaires pour la défense de la Patrie regroupe l’ensemble des volontaires engagés dans les villages, les communes et sur l’ensemble du territoire national. Cette Brigade est le cadre de participation des citoyens à la défense de la Patrie notamment à la défense civile, à la défense opérationnelle du territoire et à la mobilisation populaire.

La relecture de ce décret permet d’intégrer certaines structures notamment les structures déconcentrées et le Centre national de formation des volontaires pour la défense de la Patrie dans la composition organique de la BVDP en vue d’assurer une meilleure organisation de ladite Brigade.

Le second décret porte ordre de mobilisation générale et de mise en garde.

L’instauration de la mobilisation générale et de la mise en garde vise à donner un cadre juridique et légal à l’ensemble des actions à mettre en œuvre au regard de la situation de péril que vit la Nation dans le contexte actuel de terrorisme.

La mobilisation générale et la mise en garde confèrent aux autorités compétentes :

– le droit de requérir les personnes, les biens et les services ;

– le droit de soumettre à contrôle et à répartition les ressources au ravitaillement et à cet effet, d’imposer aux personnes physiques ou aux personnes morales en leurs biens, les sujétions indispensables ;

– le droit d’appel à l’emploi de défense, à titre individuel ou collectif.

L’adoption de ce décret permet l’instauration de la mobilisation générale et de la mise en garde dans notre pays en vue de se doter des moyens nécessaires pour défendre l’intégrité du territoire et sécuriser l’ensemble des populations et leurs biens face au terrorisme.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif au projet des cinquième, sixième et septième rapports périodiques cumulés du Burkina Faso dû au titre de la Charte africaine des Droits de l’Homme et des peuples (CADHP).

Le Burkina Faso a ratifié la Charte africaine des Droits de l’Homme et des peuples (CADHP) et son protocole facultatif relatif aux Droits de la femme en Afrique respectivement le 06 juillet 1984 et le 09 juin 2006. Il a également ratifié la Convention sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique (Convention de Kampala), le 06 décembre 2012.

Comme tous les Etats parties, notre pays est tenu selon l’article 62 de la CADHP, de présenter tous les deux (02) ans, un rapport sur les mesures d’ordre législatif, judiciaire, administratif ou autres, prises en vue de donner effet aux droits et libertés reconnus et garantis par la charte.

Ce rapport s’articule autour de quatre points principaux à savoir :

– l’évolution du cadre normatif et institutionnel et de la mise en œuvre des recommandations ;

– la mise en œuvre de la Charte africaine des Droits de l’Homme et des peuples ;

– la mise en œuvre du protocole de Maputo ;

– la mise en œuvre des dispositions de la convention sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique.

Dans l’ensemble, des progrès ont été réalisés à travers la prise d’importantes mesures entrant dans le cadre de la réforme du droit pénal burkinabè, d’actions par le Gouvernement pour promouvoir et protéger les droits civiques et politiques, les droits économiques, sociaux et culturels et le principe de non-discrimination. Des mesures ont été également prises pour apporter une assistance aux personnes déplacées en assurant la satisfaction de leurs besoins fondamentaux.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit rapport à la Commission africaine des Droits de l’Homme et des peuples.

Le second rapport est relatif à trois (03) projets de décrets. Il s’agit :

– du décret portant nomination à titre sélectif dans le grade d’inspecteur de sécurité pénitentiaire divisionnaire ;

– du décret portant nomination à titre sélectif dans le grade d’inspecteur de sécurité pénitentiaire principal ;

– du décret portant nomination à titre normal dans le grade d’inspecteur de sécurité pénitentiaire principal.

L’adoption de ces décrets permet la nomination à titre sélectif de dix (10) Inspecteurs de sécurité pénitentiaire divisionnaire, de trente-un (31) Inspecteurs de sécurité pénitentiaire principal et à titre normal de vingt (20) Inspecteurs de sécurité pénitentiaire principal.

La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant conditions d’octroi et de renouvellement d’agrément de traitement des résidus miniers au Burkina Faso.

Les résidus miniers sont les sous-produits issus de la préparation, de l’enrichissement et de la séparation des minerais de types charbon fin, scories, boue solide ou liquide, poussière ou tout autre sous-produit.

L’adoption de ce décret permet la mise en place dans notre pays, d’unités de récupération d’or et d’autres substances précieuses contenues dans les résidus miniers et de disposer de textes encadrant l’activité de traitement des résidus miniers.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

Le Conseil a adopté un décret portant création, attributions, organisation, composition et fonctionnement de la Commission nationale des langues nationales.

Ce décret est une relecture du décret n°69-012/PRES du 17 janvier 1969 et modifié par décret n°75-488/PRES/EN du 16 décembre 1975.

L’adoption de ce décret permet à la Commission nationale des langues nationales de disposer d’un cadre juridique révisé afin d’assurer efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2022-1236/PRES/PM/MENAPLN du 30 décembre 2022 portant organisation du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a fait au Conseil une communication relative à la commémoration de la Journée mondiale de la sécurité et santé au travail (JMSST) et de la Journée africaine et prévention des risques professionnels (JAPRP) 2023.

Les thèmes retenus pour cette commémoration sont :

Pour la JMSST : « un environnement de travail sûr et sain en tant que principe et droits fondamentaux au travail » ;

Pour la JAPRP : « la sécurité et santé au travail à l’épreuve de la sécurité routière. Quelle synergie d’actions entre les acteurs publics et privés ?».

La cérémonie officielle de commémoration de ces journées se tiendra le 28 avril 2023 à Ouagadougou.

Au cours de cette journée, il s’agira de mener des activités d’information, de sensibilisation et d’interpellation pour amener les acteurs du monde du travail à prendre conscience des risques professionnels et à percevoir la nécessité de leur prévention. L’objectif global de cette commémoration est de promouvoir une culture de la sécurité et santé au travail.

II.2. Le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité a fait au Conseil une communication relative à l’organisation d’un exercice de simulation de gestion de crise aux frontières dans la région des Cascades.

L’exercice de Simulation de gestion de crise aux frontières en grandeur nature (SIMEX) qui se tiendra le 11 mai 2023 à Banfora, vise à tester les mécanismes de mise en œuvre réelle des procédures de gestion et de coordination des acteurs impliqués dans les crises aux frontières et à renforcer leur efficacité dans la réponse.

Cet exercice de simulation, en conditions réelles permettra également de tester le plan de contingence et de remédier aux difficultés qui se dégageront pour une meilleure anticipation et préparation à la gestion de ces crises.

La SIMEX connaîtra la participation des acteurs principaux de l’ensemble des structures impliquées dans la gestion des crises humanitaires et sécuritaires ainsi que d’observateurs du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Sénégal, de la Suisse et du Burkina Faso.

II.3. Le ministre de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques a fait au Conseil une communication relative à l’organisation des Assises nationales sur la dématérialisation des procédures de l’Administration publique.

Les assises nationales sur la dématérialisation des procédures de l’Administration publique tenues du 11 au 13 avril 2023 à Ouagadougou sous le thème « Transition politique-Transition digitale : remettre la dématérialisation des procédures au cœur de la réforme de l’Etat au profit des citoyens burkinabè » ont connu la participation d’environ 200 délégués.

Lesdites assises sont un cadre inclusif de réflexion avec l’ensemble des acteurs sur le bilan, les enjeux et les perspectives de la dématérialisation des procédures administratives au Burkina Faso.

Ces assises placées sous le très haut patronage de Son Excellence Monsieur le Président de la Transition, Chef de l’Etat, s’inscrivent dans l’axe 2 du Plan d’actions pour la stabilisation et le développement à savoir : « Approfondir les réformes institutionnelles et moderniser l’administration publique ».

II.4. Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi assurant l’intérim du ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à la consécration du mois du patrimoine burkinabè.

La période allant du 18 avril au 18 mai de chaque année, est désormais retenue pour célébrer le patrimoine burkinabè.

L’objectif général de cette initiative est de renforcer le rôle social des curiosités de notre patrimoine culturel, en incitant à une forte fréquentation des expositions muséales, des monuments, des sites et des lieux de mémoire. De façon spécifique, il s’agira de promouvoir l’habitude de la fréquentation de nos espaces patrimoniaux par les Burkinabè, à l’effet de leur permettre de découvrir et de comprendre leur histoire.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

  1. AU TITRE DE LA PRIMATURE

– Monsieur Wennélebsida Jean-Alexandre DARGA, Mle 57 711 K, Commissaire de police, catégorie 1, 4ème grade, 3ème échelon, est nommé Secrétaire permanent du Centre national pour la coordination du mécanisme d’alerte précoce et de réponse (CN-CMAPR).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

– Monsieur Yacouba N. Herman NACAMBO, Mle 130 484 P, Magistrat, catégorie P5, grade terminal, 2ème échelon, est nommé Directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ;

– Monsieur Noufou SAVADOGO, Mle 278 899 G, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des sorties assistées.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Monsieur Sana Emile KAFANDO, Mle 31 738 A, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Conseiller technique en charge des questions sécuritaires ;

– Monsieur Zakaria HEBIE, Mle 260 666 N, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur général des transmissions et de l’informatique.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

– Monsieur Kalifa Karim SANOU, Officier supérieur de gendarmerie, est nommé Conseiller technique en charge des questions sécuritaires ;

– Madame Ines BAKIO, Mle 104 407 Y, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 10ème échelon, est nommée Directrice des Organisations internationales ;

– Monsieur Wendlassida Léon Brice TIENDREBEOGO, Mle 105 151 Z, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur des affaires consulaires ;

– Madame Houssiyan Adeline Viviane ZOURE, Mle 49 037 F, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 13ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Moustapha Fafing Nicolas DIABATE, Mle 105 215 G, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Attaché près l’Ambassade du Burkina Faso en République islamique d’Iran ;

– Monsieur Ousmane BA, Mle 104 403 S, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Secrétaire permanent de la Commission nationale pour la francophonie ;

– Monsieur Hamadé BAMBARA, Mle 208 200 J, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Expert au bureau d’analyses stratégiques ;

– Monsieur Jhon Franklin Ismaël SORGHO, Mle 226 284 T, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

– Monsieur Issa COMPAORE, Officier supérieur, est nommé Conseiller technique en charge des questions sécuritaires ;

– Monsieur Gaoussou TOURE, Mle 39 704 C, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 17ème échelon, est nommé Agent comptable central du trésor ;

– Monsieur Victor ILBOUDO, Mle 51 973 V, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie 1, classe terminale, 4ème échelon, est nommé Inspecteur technique à la Direction générale des douanes ;

– Monsieur Siéfoua Romuald SAGNON, Officier, est nommé Directeur de l’administration des finances du Centre national d’études stratégiques (CNES) ;

– Monsieur Manaiguimbigba Raphaël KONTOGOM, Mle 58 572 N, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Chef de département des politiques de promotion des innovations financières inclusives ;

– Monsieur Pinguedwind Evariste Golbert CONOMBO, Mle 200 528 N, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chef de département de promotion de l’éducation financière ;

– Monsieur Kalidou KY, Mle 105 234 V, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Chef de département des études, du suivi-évaluation et de la capitalisation au Secrétariat technique pour la promotion de l’inclusion financière ;

– Monsieur Souleymane DAO, Mle 200 530 B, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Chef de département du partenariat et de la coordination des interventions.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

– Monsieur Abdoulaye KONDE, Mle 130 468 Z, Magistrat, catégorie P5, 1er grade, 3ème échelon, est nommé Chef de département des activités normatives au Secrétariat permanent de la Commission nationale de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du Droit des affaires (CONHADA).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

– Monsieur Harouna ZAMPALIGRE, Officier supérieur, est nommé Conseiller technique en charge des questions sécuritaires.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SOLIDARITE, DE L’ACTION HUMANITAIRE, DE LA RECONCILIATION NATIONALE, DU GENRE ET DE LA FAMILLE

– Monsieur Pierre LOMPO, Mle 108 599 R, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional de la solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille du Centre-Nord ;

– Madame Aïssatou TRAORE/KARAMBIRI, Mle 26 186 W, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Directrice régionale de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille du Centre-Ouest ;

– Monsieur Namdèguema Lamine NAKOULMA, Mle 97 800 G, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille des Banwa ;

– Monsieur Sié Pascal PODA, Mle 55 810 N, Inspecteur d’éducation spécialisée 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille de la Bougouriba ;

– Monsieur Bakary SOSSO, Mle 51 702 M, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille de la Comoé ;

– Monsieur Gouman Evariste SOME, Mle 81 979 F, Inspecteur d’éducation spécialisé, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille du Ioba ;

– Monsieur Sékou TIENDREBEOGO, Mle 208 486 Z, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille de la Komondjari.

– Madame Layani Sylvie OUBOULBIGA/TANKOANO, Mle 312 216 H, Conseiller d’éducation féminine, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice provinciale de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille du Kouritenga ;

– Monsieur Ousmane OUEDRAOGO, Mle 116 702 S, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille de la Léraba ;

– Monsieur Noregma OUEDRAOGO, Mle 116 706 N, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille du Namentenga ;

– Madame Rasmata KERE/OUEDRAOGO, Mle 85 538 Z, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice provinciale de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille du Nahouri ;

– Monsieur Moussa GALBANE, Mle 92 533 W, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille du Nayala ;

– Monsieur Abdoulaye NACANABO, Mle 105 326 M, Conseiller en promotion du genre, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille du Noumbiel ;

– Monsieur Assane OUEDRAOGO, Mle 116 773 F, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille de l’Oudalan ;

– Monsieur Elvis BAMBIO, Mle 85 570 V, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille du Passoré ;

– Monsieur Moumouni KAGAMBEGA, Mle 53 531 U, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille du Sourou ;

– Monsieur Lassané SAWADOGO, Mle 85 545 M, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille de la Tapoa ;

– Monsieur Lazé Ephrem ZERBO, Mle 239 454 N, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille du Yagha ;

– Madame Noëlle DOULKOM/ZONGO, Mle 246 962 H, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice provinciale de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille du Zoundwéogo.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

– Monsieur Oula Sidiki Ahmed OUATTARA, Officier, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Agence nationale pour la sécurité sanitaire de l’environnement, de l’alimentation, du travail et des produits de santé (ANSSEAT).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

– Monsieur Ismaël ZEBRET, Mle 73 294 E, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Secrétaire général ;

– Monsieur Bouma Narcisse BAMOUNI, Mle 238 000 S, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

– Monsieur Nonilobal Brice HIEN, Mle 22 878 M, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 4ème échelon, est nommé Conseiller technique en charge des questions sécuritaires ;

– Monsieur Sambo OUEDRAOGO, Mle 226 266 R, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines ;

– Monsieur Tousma DODBZANGA, Mle 241 638 N, Conseiller d’éducation, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur des affaires juridiques et du contentieux.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

– Monsieur Fulibert YOUGBARE, Mle 45 600 W, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Chef de département de l’aménagement linguistique ;

– Monsieur Ousmane BARRY, Mle 43 367 W, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 2ème classe, 10ème échelon, est nommé Chef de département du développement des Centres de préparation à l’agrégation de l’enseignement secondaire.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

– Monsieur Salifou SAWADOGO, Mle 130 400 L, Magistrat, catégorie P5, 1er grade, 3ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Alassoun SORI, Mle 33 948 N, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 17ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Paul DJIGUEMDE, Mle 31 941 N, Inspecteur général des eaux et forêts, catégorie 1, grade 13, 5ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Alain Péoulé Kouhouyiwo GOMGNIMBOU, Mle 344 746 J, Maître de recherche en agro-pédologie/gestion des ressources naturelles, catégorie P2, grade initial, 2ème échelon, est nommé Directeur général de l’Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE) ;

– Monsieur Windgoudi Jacques BONKOUNGOU, Mle 213 864 M, Inspecteur de l’environnement, 1er grade, 4ème échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Monsieur Bakena Ahmed KARAMA, Mle 264 109 M, Conseiller en études et analyses, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Monsieur Koudougou KABORE, Mle 46 089 D, Inspecteur principal des eaux et forêts, catégorie 1, grade A, 1er échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Madame Diane Pauline SOME/COMPAORE, Mle 103 677 T, Ingénieur du génie sanitaire, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Chargée d’études ;

– Monsieur Dofihouyan YE, Mle 33 957 Y, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Chargé d’études.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

– Madame Grace Isabellita FORO, Mle 88 798 D, Ingénieur du cinéma et de l’audiovisuel, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Secrétaire générale de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB) ;

– Monsieur Noufo Enok KINDO, Mle 102 942 T, Journaliste, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Secrétaire général des Editions Sidwaya ;

– Monsieur Babou BATORO, Mle 247 288 B, Conseiller en archivistique, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des archives et de la documentation.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

– Monsieur Itugnine Séraphin SOMDA, Mle 101 589 M, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Hamidou NANA, Mle 212 380 A, Inspecteur du travail, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Chargé de missions.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) au titre de la Présidence du Faso ;

– de l’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales (ADCT) et de l’Office national d’identification (ONI) au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité ;

– du Centre national des semences forestières (CNSF) au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement.

Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire et du Centre national des semences forestières.

  1. PRESIDENCE DU FASO

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre de la Présidence du Faso :

– Monsieur Samuel KALKOUMDO, Mle 51 187 S, Inspecteur des impôts.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

– Monsieur Adama ILBOUDO, Mle 49 336 J, Inspecteur divisionnaire des douanes.

Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques :

– Monsieur Mohamed PORGO, Mle 334 010 K, Enseignant-chercheur.

Au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises :

– Monsieur Karim OUATTARA, Mle 117 067 L, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières :

– Monsieur Zoéwendtaalé Zéphirin ZONGO, Mle 314 384 F, Conseiller en études et analyses.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité :

– Monsieur Mama DAHANI, Mle 46 249 C, Administrateur des services financiers.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT LES EXPERTS INDEPENDANTS

– Monsieur Bala KONE, Mle 38 266 V, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle ;

– Monsieur Sylvestre OUEDRAOGO, Docteur en économie du développement.

Le second décret nomme Monsieur Samuel KALKOUMDO, Mle 51 187 S, Inspecteur des impôts, Président du Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales (ADCT) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT LES COLLECTIVITES TERRITORIALES

Au titre de la délégation spéciale de la région du Plateau-Central :

– Madame Sy Assétou TRAORE, Mle 23 670 W, Administrateur civil.

Au titre de la délégation spéciale de la région du Centre-Sud :

– Madame Massadalo Yvette NACOULMA/SANOU, Mle 59 773 T, Administrateur civil.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT LES MUNICIPALITES DU BURKINA FASO

Au titre de la délégation spéciale de la commune urbaine de Bogandé :

– Monsieur Taugolo PARE, Mle 304 148 N, Administrateur civil.

Au titre de la délégation spéciale de la commune rurale de Siglé :

– Monsieur Ismaël KABORE, Mle 324 292 F, Secrétaire administratif.

Au titre de la délégation spéciale de la commune rurale de Komki Ipala :

– Madame Ragnagnéwendé Ouassylatou YAMEOGO/OUEDRAOGO, Mle 279 184 Z, Administrateur civil.

Le deuxième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Office national d’identification (ONI) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

– Monsieur Romain TRAORE, Mle 119 303 S, Inspecteur du trésor.

Au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques :

– Monsieur Wendbé Ferdinand YOUGBARE, Mle 91 412 D, Ingénieur de conception en informatique.

Au titre du ministère des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur :

– Monsieur Alain Edouard TRAORE, Mle 51 014 P, Conseiller des affaires étrangères.

Au titre du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions :

– Monsieur Prosper ZERBO, Mle 130 341 D, Magistrat.

Le troisième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Office national d’identification (ONI) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité :

– Monsieur Victorien Narcisse OUANGRAOUA, Mle 28 135 D, Administrateur civil.

Au titre du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions :

– Monsieur Issa Abdul-Jabbar Suuri MAIGA, Mle 130 299 R, Magistrat.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’OFFICE NATIONAL D’IDENTIFICATION

– Monsieur Yacouba ZORE, Mle 283 379 L, Lieutenant de police.

  1. MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISEMENT

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre national de semences forestières (CNSF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement :

– Monsieur Nongbila Eugène BALMA, Mle 109 226 Z, Inspecteur des eaux et forêts ;

– Monsieur Abdoulaye SAWADOGO, Mle 46 065 H, Inspecteur principal des eaux et forêts.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

– Monsieur Dieudonné SAWADOGO, Mle 104 873 C, Inspecteur du trésor.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Monsieur Paulin OUOBA, Mle 102 932 G, Enseignant-chercheur.

Au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières :

– Monsieur Oumarou MANDE, Mle 58 065 V, Professeur certifié des lycées et collèges.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT LE PERSONNEL DU CENTRE NATIONAL DE SEMENCES FORESTIERES

– Monsieur Wend-Gouda Richard PASGO, Mle (CNSF) 11 077, Ingénieur en protection et amélioration des plantes ;

– Monsieur Blaise OUEDRAOGO, Mle (CNSF) 52 085, Aide comptable.

Le deuxième décret renouvelle le mandat de Monsieur Adama SAVADOGO, Mle 25 736 V, Ingénieur agronome, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques au Conseil d’administration du Centre national de semences forestières (CNSF) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur Nongbila Eugène BALMA, Mle 109 226 Z, Inspecteur des eaux et forêts, Président du Conseil d’administration du Centre national de semences forestières (CNSF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Pour le Porte-parole du Gouvernemen, le Ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi assurant l’intérim

Boubakar SAVADOGO

Chevalier de l’Ordre de l’Etalon

Lutte contre le terrorisme : le gouvernement adopte un décret portant mobilisation générale

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré a présidé ce jeudi 13 avril 2023, l’hebdomadaire conseil des ministres, qui a examiné et adopté plusieurs dossiers soumis à son ordre du jour, selon le Porte-parole par intérim du gouvernement, Boubakar Savadogo, ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi.

Au titre du ministère de la Défense et des Anciens combattants, le conseil a adopté un décret portant mobilisation générale et la mise en garde. « Face à la situation sécuritaire à laquelle fait face le Burkina Faso, le salut de la nation repose sur un sursaut national de l’ensemble des filles et des fils en vue de trouver une solution », a indiqué le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel-major Kassoum Coulibaly. L’adoption de ce décret portant mobilisation générale et la mise en garde vise à donner à l’Etat tous les moyens nécessaires pour faire face à la situation sécuritaire. Il s’agit surtout à travers ce décret de donner un cadre juridique, légal à l’ensemble des actions à mettre en œuvre pour faire face à la situation que vit le Burkina Faso.

Au titre du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, le conseil a adopté un ensemble de rapports cumulés pour permettre au Burkina Faso d’être à jour vis-à-vis de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples. Selon le ministre en charge de la Justice et des Droits humains, Mme Bibata Nebie/Ouédraogo, il s’agit de rapports cumulés concernant la période 2015-2021 « relatifs à la mise en œuvre de nos engagements résultants de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, du protocole de Maputo relatif aux droits de la femme et relatif à la Convention de Kampala sur la protection et l’assistance des personnes déplacées internes en Afrique ». L’adoption de ce rapport permet au Burkina Faso de se mettre à jour de la présentation des rapports à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples et de porter la voix du Burkina Faso en ce qui concerne la mise en œuvre des droits humains dans notre pays devant cette instance africaine.

Au titre du ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières, le conseil a adopté un décret portant conditions d’octroi et de renouvellement d’agrément pour le traitement des résidus miniers au Burkina Faso. Selon le ministre en charge des mines, Simon Pierre Boussim, ce texte permet de codifier le traitement des résidus miniers qui n’avaient pas été pris en compte dans l’arsenal juridique encadrant le secteur minier. « Les résidus miniers concernent les charbons fins, les scories, les concentrés acidiques, la cendre que le traitement au niveau des mines entraine comme rejets. Ces rejets font l’objet souvent d’exportation. Ce décret va permettre de compléter ce vide juridique qui existait en matière de traitement des résidus miniers », a affirmé le ministre Boussim.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Kunde d’or 2023 : Alif Naaba, Greg, Smarty, Floby et Tanya nominés

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Le commissariat général des Kundé a dévoilé, ce mercredi 12 avril 2023, au cours d’une conférence de presse à Ouagadougou, la liste des nominés dans les différentes catégories. Pour le Kunde d’or, les cinq nominés sont Alif Naaba, Floby, Greg Burkimbila, Smarty et Tanya.

Les nominés dans les dix catégories principales et les cinq catégories de prix spéciaux sont désormais connus ! C’est à cet exercice que le Commissariat général des Kunde s’est attelé, ce mercredi 12 avril 2023 au cours d’une conférence de presse.

En attendant le gala prévu pour le vendredi 12 mai prochain, cinq artistes chanteurs sont nominés dans la plus prestigieuse des catégories, le Kunde d’or. On y retrouve trois anciens vainqueurs de la prestigieuse récompense, à savoir Alif Naaba, Floby, Smarty et deux novices que sont Greg Burkimbila et Tanya (voir tous les détails ci-dessous).

Promouvoir l’image du Burkina

Le commissaire général, Salfo Soré dit Jah Press, assure que les Kunde 2023 ambitionnent de montrer que le Burkina reste vraiment un pays résilient face à l’adversité en promouvant une image positive du pays. Et d’expliquer que 1 130 œuvres ont été réceptionnées au cours de cette 21e édition. La commission chargé de la sélection a ensuite fait un travail de tamisage, tenant compte de plusieurs critères prédéfinis afin d’arrêter la liste présentée à la presse.

L’une des innovations cette année, c’est le « Kunde music export » qui sera, selon le commissariat général, l’occasion pour une dizaine de lauréats de rayonner sur les scènes au plan international. En outre, il permettra à travers le réseautage, les ateliers de formations et les cadres d’échange de partager les différentes expériences entre les staffs des artistes burkinabè, les acheteurs professionnels de musique et les médias internationaux.

Les nominés par catégories

Kundé du meilleur artiste traditionnel

  1. Abibou Sawadogo
  2. Fati Sidpayete
  3. Joséphine Dembelé
  4. Marie Gayéri
  5. Zampou Madi

Kundé du meilleur artiste de musique religieuse

  1. Chantre Aline
  2. Chœur vox Christi
  3. Chœur Unita
  4. Ella Nikiema
  5. Seraphine Bancé

Kundé de la meilleure chanson moderne d’inspiration traditionnelle

  1. Bangin Zabdin de Floby,
  2. Lebga Toogo de Hamed Smani
  3. Moulay de Marie Gayerie
  4. Nissala de Natou
  5. Wobr de Doundosy

Kundé de l’artiste le plus joué en discothèque

  1. Amzy
  2. Floby
  3. Greg Burkimbila
  4. Imilo Lechanceux
  5. Tanya

Kundé du meilleur clip vidéo

  1. Le retour du brave –Duden J
  2. Méditation- Floby
  3. A.P- Smarty
  4. Tigritude- Donsharp de Batoro
  5. Waga rimin- Kayawoto

Kundé de la révélation

  1. Blem
  2. Elty
  3. Louky Oue
  4. Melkior
  5. Queris’B

Kundé de l’espoir

  1. Blem
  2. Elty
  3. Ezeckiel Sackoulba
  4. Louky Oue
  5. Mara

Kundé du meilleur featuring burkinabè

  1. Amour compliqué- Nabalum feat Amzy
  2. Cadena- Limachel feat Greg
  3. Kiba- Alif Naaba feat Smarty
  4. Mariam- Sofiano feat Salif Widga
  5. Sugar daddy- Tanya feat Floby

Kundé du meilleur artiste féminin

  1. Abibou Sawadogo
  2. Marie Gayérie
  3. Nourat
  4. Pamika
  5. Tanya

Kundé d’or

  1. Alif Naaba
  2. Floby
  3. Greg Burkimbila
  4. Smarty
  5. Tanya

Kundé du meilleur artiste burkinabè de la diaspora

  1. Jahkassa (France)
  2. Kandy Guira (France)
  3. Mamadou Diabaté (Autriche)
  4. Mao Zybamba (Suède)
  5. Rickson (USA)

Kundé du meilleur artiste étranger vivant au Burkina

  1. Barca 1er (Côte d’Ivoire)
  2. Bibich Sérénité (Côte d’Ivoire)
  3. MTY (Côte d’Ivoire)
  4. Pata Pata (Côte d’Ivoire)
  5. Young Create (Nigeria)

Kundé du meilleur artiste de l’Afrique de l’Ouest

  1. Didi B (Côte d’Ivoire)
  2. Roseline Layo (Côte d’Ivoire)
  3. Santrinos Raphael (Togo)
  4. Sidiki Diabaté (Mali)
  5. Toofan (Togo)

Kundé du meilleur artiste de l’Afrique Centrale

  1. Afara Tshena (Congo)
  2. Extra Musica Nouvel Horizon (Congo)
  3. Innoss’B (RD Congo)
  4. Krys M (Cameroun)
  5. Loko (Cameroun)

Kundé du meilleur featuring de l’intégration africaine

  1. Bara-Barack la voix d’or (Burkina Faso) feat Iba One (Mali)
  2. Jeune branché-Imilo Lechanceux (Burkina Faso) feat Fanicko (Benin)
  3. M’dawa-Alif Naaba (Burkina Faso) feat Ismaël Lo (Sénégal)
  4. Ralui ye-Floby (Burkina Faso) feat King Mensah (Togo)
  5. Voyager-Smarty (Burkina Faso) feat Magic System (Côte d’Ivoire). 

Par Philippe BATIONO pour Burkinanews.info

Nassoumbou / Nord Burkina : Une base terroriste bombardée, des pickups et des V8 réduits en cendre

L’armée burkinabè a pulvérisé une base terroriste enfouie aux profondeurs de la forêt de Nassoumbou (Nord), détruisant des pick-ups, des V8 et des munitions, annonce l’Agence d’information du Burkina (AIB) qui cite des sources sécuritaires.

La bataille de Nassoumbou se poursuit. Face aux prouesses des Forces combattantes, l’ennemi cherche des abris plus sûrs. Mais peine perdue. Grâce aux fins limiers des services de renseignement, une base terroriste, située dans les profondeurs de la forêt de Nassoumbou, a été découverte. Les frappes de précision effectuées par les vecteurs aériens, ont permis de détruire des dépôts de carburant, plusieurs véhicules dont des pickups et des V8.

Selon nos sources, les V8 servaient à transporter les cadres et chefs terroristes. Notons aussi que des munitions et autres matériels ont été pulvérisés par les bombardements. Des opérations de grande envergure se poursuivent également dans plusieurs localités du Burkina Faso pour reconquérir l’intégrité territoriale et rétablir la paix.

Les autorités militaires demandent aux égarés qui ont rejoint les groupes armés terroristes et qui souhaitent sauver leurs vies, de déposer les armes.

Pour ce faire, ils sont invités à joindre le Centre national des appels (CNA) par appel au 199 et par WhatsApp aux numéros +226 71 20 33 33 et +226 68 24 44 44.

Agence d’information du Burkina

Amélioration des conditions de vie et de travail des médecins : le ministre d’Etat Bassolma Bazié sollicité

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Le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Bassolma Bazié, a reçu, en audience, une délégation du Syndicat des Médecins du Burkina (SYMEB), ce mercredi 12 avril 2023, à Ouagadougou.

Quatre questions essentielles étaient à l’ordre du jour de cette audience. Des questions dont la résolution permettra au Burkina Faso d’avoir un système de santé plus performant de l’avis du secrétaire général du SYMEB, Idriss Traoré.

Il y a la question de recrutement des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes par la fonction publique. « Ce recrutement est en souffrance depuis plus d’une année à cause de la suspension des recrutements sur mesures nouvelles. Nous souhaitons que la question soit traitée avec diligence pour que ces recrutements puissent, de nouveau, être relancés », a-t-il relevé.

La loi 081 portant statut de la fonction publique a aussi été abordée au cours de cette rencontre. Pour M. Traoré, cette loi comporte des insuffisances. « Les médecins, pharmaciens et chirurgiens -dentistes sont reclassés dans une catégorie supérieure mais gardent l’indemnité de la catégorie inférieure », a-t-il laissé entendre. L’inexistence de certains textes d’application de la fonction publique hospitalière et l’insuffisance dans l’application de ceux existants étaient aussi au menu de cette rencontre.

La question de la convention collective et du plateau technique des hôpitaux publics, n’ont pas été en reste. Au sortir de cette audience, le secrétaire général du SYMEB a exprimé sa satisfaction pour les réponses apportées par le ministre d’Etat, Bassolma Bazié. « Nous pensons que des solutions pourront ainsi être trouvées à nos préoccupations pour de meilleures conditions de vie et de travail des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Burkina », a-t-il conclu.

DCRP/MFPTPS

Montée des prix des produits pharmaceutiques : la Ligue des consommateurs du Burkina exige le retour des anciens prix

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Le 11 avril 2023, une équipe gouvernementale a tenu une rencontre avec le Syndicat des pharmaciens du Burkina, à Ouagadougou, relative à la situation qui prévaut dans le sous-secteur pharmaceutique.

De cette rencontre, faut-il le rappeler, il ressort que le sous-secteur pharmaceutique est confronté à des difficultés. Aussi, on note des incompréhensions liées à certaines dispositions des textes réglementaires portant fixation des prix de vente des médicaments essentiellement génériques sous dénomination commune internationales et des consommables médicaux essentiels au Burkina Faso.

Au regard de ce qui précède, les parties ont convenu de ce qui suit :

-la levée des mesures énoncées dans la note du syndicat en date du 8 avril 2023, relatives à l’arrêt des achats et ventes des médicaments essentiellement génériques et des consommables médicaux de la CAMEG ;

-la mise en place d’un comité technique chargé d’analyser  les différentes préoccupations du sous-secteur privé pharmaceutique en vue de trouver des solutions pérennes au bénéfice de la population ;

-la poursuite des échanges autour de la marge des spécialités pharmaceutiques à l’officine.

Si la Ligue des consommateurs du Burkina  salue l’esprit de dialogue entre les deux parties et le souci d’informer les populations des conclusions de cette rencontre, elle dénonce  cependant la non implication des structures de défense des intérêts des consommateurs à cette concertation via sa page facebook ce mercredi 11 avril 2023.

La Ligue des consommateurs du Burkina dit s’opposer au 3e point de ce communiqué et exige plutôt le retour pur et simple des anciens prix en attendant les conclusions des échanges autour de la marge des spécialités pharmaceutiques à l’officine.

www.burkinanews.info

Dématérialisation des procédures administratives : Accélérer le processus pour une administration plus efficace

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Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, a présidé ce mardi 11 avril 2023, la cérémonie d’ouverture des Assises nationales sur la dématérialisation des procédures administratives.

La dématérialisation des procédures administratives est un instrument au cœur de la réforme de l’Etat, un axe majeur de l’action du Chef de l’Etat dont la présence à cette cérémonie témoigne du prix qu’il attache à la transformation digitale. Elle est inscrite à l’axe 2 du Plan d’action de la Transition.

Selon, la ministre de la Transition digitale, des Postes et des communications électroniques, Aminata Zerbo/Sabane, qui a lu le discours d’ouverture au nom du Président de la Transition, la lutte engagée est aussi menée contre l’incivisme, la mauvaise gouvernance économique et financière.

Le gouvernement de Transition veut accélérer le processus de dématérialisation des procédures administratives

« Notre lutte vise une réforme globale de l’Etat qui passe nécessairement par une réforme profonde de l’administration publique afin d’en faire une administration moderne, performante et qui répond efficacement et de façon diligente aux aspirations de nos concitoyens », a soutenu la ministre. A travers ces assises, le gouvernement de la Transition compte exploiter l’énorme potentiel qu’offre le numérique pour moderniser l’administration et faciliter l’accès à des services publics de qualité aux populations.

Des membres du gouvernement de Transition présents à l’atelier

Cette rencontre a pour ambition de formuler des recommandations dans le sens d’accélérer le processus pour une administration plus active, qualitative, accessible, efficace et réactive. Les présentes assises se tiennent du 11 au 13 avril 2023 sous le très haut patronage du Président de la Transition autour du thème « Transition politique – Transition digitale : remettre la dématérialisation des procédures administratives au cœur de la réforme de l’Etat au profit des citoyens burkinabè ».

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Journée internationale des forêts 2023 : Les forêts et la santé au cœur de la célébration

Ceci est me message du ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Dr Augustin Kaboré, à l’occasion de la journée internationale des Forêts célébrée chaque année. L’édition 2023 est célébrée sous le thème : « Les forêts et la santé ». Elle « offre non seulement l’occasion de sensibiliser le public sur l’importante contribution des forêts au bien-être des populations dans le monde, mais aussi de mettre en relief les défis auxquels sont confrontées bon nombre des forêts, affirme le ministre Augustin Kaboré.

« Depuis 2012, l’Organisation des Nations-Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) a institué, le 21 mars de chaque année, la Journée Internationale des Forêts afin de promouvoir l’importance des différentes fonctions des écosystèmes forestiers du monde. Cette année, face à l’ampleur de la déforestation et la perte de la biodiversité dans le monde, l’Assemblée Générale des Nations Unies a retenu de commémorer la journée sous le thème « les forêts et la santé ».

L’objectif affiché est de sensibiliser l’opinion sur la gestion durable, la conservation de nos écosystèmes et le développement durable des forêts pour leur valeur écosystémique inestimable. Cette célébration offre non seulement l’occasion de sensibiliser le public sur l’importante contribution des forêts au bien-être des populations dans le monde, mais aussi de mettre en relief les défis auxquels sont confrontées bon nombre des forêts.

C’est donc une opportunité pour réunir toutes les voix et encourager une plus grande participation publique aux activités liées à la restauration de nos forêts partout dans le monde. Partie prenante de diverses Conventions relatives aux forêts et engagé en faveur des Objectifs de Développement Durable dont l’ODD15 s’intitule : «  Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des sols et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité », le Burkina Faso se sent interpellé par cette journée qui en phase avec la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes (2021-2030).

En effet, selon les données de la Base d’Occupation des Terres (BDOT), la superficie totale des formations forestières connait une forte régression. L’extension des défrichements agricoles combinée à la demande croissante en bois énergie et au surpâturage dans un contexte de péjoration du climat, constitue les facteurs de cette une dégradation accélérée du couvert végétal.

Plusieurs dizaines d’espèces ligneuses sont aujourd’hui considérées comme très vulnérables aux changements du climat et des pratiques d’exploitation. Les menaces qui pèsent sur les espèces sont ressenties même dans les aires protégées. L’état actuel de dégradation de nos forêts et plus globalement de notre cadre de vie appelle, sans délai, à une mobilisation générale et à des actions concertées pour inverser la tendance de la dégradation de l’environnement et des ressources naturelles pour favoriser la résilience climatique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Conscient de cette responsabilité, le gouvernement du Burkina Faso a adopté et mis en œuvre plusieurs des politiques, des stratégies, des projets et programmes comportant des actions. Aussi, afin de s’assurer que les bénéfices issus des initiatives de protection, d’aménagement, d’exploitation des ressources environnementales profiteront à tous, ces mesures ont été complétées par des dispositifs institutionnels, juridiques et légaux.

C’est dans cette dynamique que des actions de protection, de restauration et de conservation sont mises en œuvre chaque année avec l’appui des services techniques et des partenaires au développement. Au titre d’initiatives, nous pouvons citer entre autres :

– l’institutionnalisation de la Journée Nationale de l’Arbre (JNA) le premier samedi du mois d’août de chaque année et dont la première édition a été célébré depuis 2019 ;

– la poursuite des campagnes annuelles de reboisement au cours desquelles six (6) millions de plants forestiers sont mis en terre ;

– la création de 16 nouveaux espaces de conservations d’une superficie de 79 175ha ;

l’immatriculation de douze (12) forêts classées en 2022 d’une superficie de 90 255, 725ha.

Je saisis l’occasion de cette Journée des Forêts reconnaitre et saluer à leur juste valeur, les efforts des femmes et des hommes, des ONG et associations, des partenaires techniques bilatéraux et multilatéraux qui s’investissement dans la protection et la restauration de nos forêts en proie à de multiples agressions et cela pour le bien-être des populations.

J’invite chacun à son niveau à maintenir, voire accentuer le rythme de plantation et d’entretien des arbres. La plantation d’arbres reste le moyen le moins onéreux pour faire face aux phénomènes liés au changement climatique. Je lance un appel à l’ensemble des acteurs afin que des dispositions fermes et énergétiques soient prises pour permettre une meilleure protection de nos plantations et de nos forêts.

Bonne célébration de la Journée Internationale des Forêts…

Que Dieu bénisse le Burkina Faso. »

Dr Augustin KABORE

Médaillé d’Honneur des Eaux et Forêts

COMPTE-RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 29 MARS 2023

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 29 mars 2023, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 20 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.  

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret porte approbation des statuts particuliers de l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC). Ce décret vise la relecture du décret n°2016- 575/PRES/PM/MATDSI/MAECBE/MINEFID du 1er juillet 2016 portant approbation des statuts particuliers de l’Institut supérieur d’études de protection civile. L’adoption de ce décret permet une modification des structures organisationnelle et fonctionnelle de l’Institut supérieur d’études de protection civile afin qu’il puisse assurer efficacement ses missions. Le second décret porte attributions, composition, organisation et fonctionnement de la Commission d’avancement des personnels du cadre de la police nationale. Ce décret est une relecture du décret n°2019- 0392/PRES/PM/MSECU/MINEFID du 06 mai 2019 portant attributions, composition, organisation et fonctionnement de la Commission d’avancement du personnel du cadre de la police nationale. Cette relecture comporte des innovations majeures. Il s’agit de : – la possibilité en cas d’empêchement, d’absence ou d’insuffisance de policiers de profil ou de grade requis, de désigner les policiers les plus gradés dans le corps des Commissaires de police pour assurer la présidence de la Commission ou pour être membres dans les formations devant statuer pour les passages de grades d’Inspecteur et de Contrôleur de police ; – la prise en compte d’un membre représentant la direction des personnels par formation ; – l’ouverture de la Commission aux personnels des corps des Officiers et Sous-officiers qui pourront statuer dans les formations traitant des promotions dans les grades inférieurs aux siens. L’adoption de ce décret permet un meilleur fonctionnement de la Commission, conformément aux dispositions du décret n°2019- 0768/PRES/PM/MSECU/MINEFID du 16 juillet 2019 portant modalités et critères d’évaluation et d’avancement du personnel du cadre de la police nationale.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté deux (02) rapports. Le premier rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Fédération de Malaisie auprès du Burkina Faso, avec résidence à Dakar au Sénégal. Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Zainal Izran Bin ZAHARI, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Fédération de Malaisie auprès du Burkina Faso, avec résidence à Dakar au Sénégal. Le second rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord) auprès du Burkina Faso, avec résidence à Dakar au Sénégal. Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur CHAE Hui Chol, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République populaire démocratique de Corée auprès du Burkina Faso, avec résidence à Dakar au Sénégal.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts particuliers de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS). Ce décret vise la relecture du décret n°95-499/PRES/AGRI-RA du 22 novembre 1995 portant approbation des statuts de la SONAGESS. L’adoption de ce décret permet à la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire d’assurer efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2000-189/PRES/PM/MICIA du 17 mai 2000 portant statut général des Sociétés d’Etat et aux statuts de l’Acte uniforme révisé de l’OHADA relatif au Droit des Sociétés commerciales et des Groupements d’intérêts économiques.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant respectivement adoption du Guide pour les négociations de Traités d’investissement du Burkina Faso et adoption du modèle national de Traité bilatéral d’investissement (TBI) du Burkina Faso. L’adoption de ces décrets permet de disposer d’une nouvelle orientation de la politique d’attraction des investisseurs directs étrangers du Burkina Faso et d’une référence pour les acteurs nationaux en charge des négociations bilatérales, régionales et globales.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté trois (03) rapports. Le premier rapport est relatif à deux (02) décrets portant respectivement création d’emplois et nomination d’enseignants-chercheurs dans les emplois de Professeur titulaire et de Maître de Conférences à l’Université Norbert ZONGO. L’adoption de ces décrets permet la création de trois (03) emplois de Professeur titulaire, de six (06) emplois de Maître de Conférences, d’un (01) emploi de Maître-assistant et la nomination de trois (03) enseignants-chercheurs dans les emplois de Professeur titulaire et de six (06) enseignants-chercheurs dans les emplois de Maître de Conférences à l’Université Norbert ZONGO, pour compter du 28 juillet 2022. La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso. Le deuxième rapport est relatif à deux (02) décrets portant respectivement création d’emplois et nomination de Chercheurs dans les emplois de Directeur de recherche et de Maître de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST). L’adoption de ces décrets permet la création de six (06) emplois de Directeur de recherche, de quinze (15) emplois de Maître de recherche, de onze (11) emplois de Chargé de recherche et la nomination de quinze (15) Chercheurs dans les emplois de Maître de recherche et de six (06) Chercheurs dans les emplois de Directeur de recherche, pour compter du 28 juillet 2022. La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso. Le troisième rapport est relatif à un décret portant organisation du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation d’assurer efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2022-0996/PRES-TRANS/PM du 02 décembre 2022 portant attributions des membres du Gouvernement et du décret n°2022- 0055/PRES-TRANS/PM/SGG-CM du 20 avril 2022 portant organisation-type des départements ministériels.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’HABITAT

Le Conseil a examiné un projet de loi portant promotion immobilière au Burkina Faso. Ce projet de loi a pour but de recadrer le secteur de l’activité de promotion immobilière afin d’endiguer les dérives constatées et d’impacter positivement la politique publique en matière de production de logement dans notre pays. Il comporte plusieurs innovations. Il s’agit entre autres de : – la redéfinition de la promotion immobilière ; – l’incessibilité ou l’intransmissibilité de l’agrément de promotion immobilière ; – la redéfinition de la mutuelle de logement social en remplacement de la coopérative d’habitat ; – la limitation des superficies aux fins de promotion immobilière ; – la revue à la hausse des sanctions applicables en cas d’infraction. Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille a fait au Conseil deux (02) communications. La première communication est relative au bilan de la 15 ème édition du Mois de solidarité tenue du 15 décembre 2022 au 15 janvier 2023. Cette édition a permis de mobiliser en espèces, la somme de 62 635 742 F CFA et les contributions en nature constituées de vivres et de non-vivres d’une valeur de 36 000 000 F CFA à la date du 10 mars 2023. La seconde communication est relative à des visites gouvernementales aux Personnes déplacées internes (PDI) et aux communautés hôtes des communes de Ouahigouya (région du Nord) les 02 et 03 février 2023 et de Fada N’Gourma (région de l’Est) les 23 et 24 février 2023. Ces visites ont permis de recueillir les préoccupations des PDI et des communautés hôtes dans ces différentes localités et de s’imprégner des difficultés rencontrées par les acteurs humanitaires dans la gestion de la crise. Dans les différentes localités, la délégation a aussi rencontré les autorités religieuses et coutumières pour leur traduire la reconnaissance du Gouvernement pour l’hospitalité et la solidarité offertes aux PDI ainsi que leur grande implication dans la gestion de la crise humanitaire et sécuritaire. A l’issue des visites, la délégation a rassuré les communautés de l’engagement du Gouvernement à trouver des solutions idoines pour la sécurisation du pays en vue du retour des Personnes déplacées internes dans leurs localités.

II.2. Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil une communication relative à la participation des équipes ou sélections nationales burkinabè aux compétitions sportives internationales. Ces compétitions concernent : – le stage préparatoire des Etalons cadets au Maroc en mars 2023, dans le cadre de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) U17 en Algérie ; – le tournoi de lutte traditionnelle africaine de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) tenu du 15 au 22 mars 2023 à Niamey au Niger avec l’obtention de la médaille de bronze de Monsieur John Franc FOLANE ; – la double confrontation Burkina Faso-Togo des Etalons séniors dans le cadre des 3ème et 4ème journées des éliminatoires de la CAN Côte d’Ivoire 2023 à l’issue de laquelle notre pays s’est qualifié pour les phases finales. Le Conseil a félicité les différents acteurs pour les performances réalisées.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

  1. AU TITRE DE LA PRIMATURE

– Monsieur Nebyida Lamech KABORE, Mle 205 125 A, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Autorité nationale désignée du Fonds vert pour le climat ;

– Monsieur Hamadou NIKIEMA, Médecin-Officier, est nommé Médecin personnel du Premier ministre ;

– Monsieur Arouna BOUDA, Mle 247 271 A, Conseiller des affaires économiques, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des études, des statistiques et du suivi-évaluation ;

– Monsieur Yampagnongdé Jean François ZONGO, Mle 247 292 D, Conseiller en archivistique, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des archives et de la documentation.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

– Monsieur Jean-Baptiste PARKOUDA, Officier supérieur des forces armées nationales, est nommé responsable du Programme budgétaire « Pilotage et soutien des structures du MDAC ».

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

– Monsieur Oumarou TOE, Mle 55 170 T, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Souleymane ZOROME, Mle 200 503 W, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommé Chargé de missions, en remplacement de Monsieur M. Bertrand O. KPODA ;

– Monsieur Seydou SANOU, Mle 57 925 F, Inspecteur du travail, 1 ère classe, 8ème échelon, est nommé Chargé de missions, en remplacement de Monsieur David P. BELEMNABA ;

– Monsieur Iliassa ROUAMBA, Mle 212 418 F, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur régional de la Fonction publique du Centre-Est ;

– Monsieur Mahmadi DIANDA, Mle 116 999 X, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de la Fonction publique des Hauts-Bassins ;

– Monsieur Zesso Jean Baptiste YABRE, Mle 324 126 U, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de la Fonction publique du Nord ;

– Monsieur Naboosba SAWADOGO, Mle 237 982 P, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur régional de la Fonction publique du Plateau-Central.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

– Monsieur Amadou TRAORE, Mle 105 165 C, Conseiller des affaires étrangères, 1 ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur Asie, Moyen-Orient et Pacifique ;

– Monsieur Boulmonli Léonard LOMPO, Mle 104 413 C, Conseiller des affaires étrangères, 1 ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur des traités et des accords internationaux ;

– Monsieur Issaka BONKOUNGOU, Mle 118 857 X, Conseiller des affaires étrangères, 1 ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur Europe, Amérique, Océanie et Caraïbes ;

– Monsieur Issa BANCE, Mle 104 410 A, Ministre plénipotentiaire, 1 ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur des organisations régionales africaines et des communautés ;

– Monsieur Alban YAMEOGO, Mle 118 850 N, Conseiller des affaires étrangères, 1 ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur des organisations sous-régionales africaines ;

– Monsieur Isidore TARO, Mle 25 824 Y, Ministre plénipotentiaire, 1 ère classe, 13ème échelon, est nommé Ambassadeur, Inspecteur technique des services.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

– Madame Brigitte Marie Suzanne W. COMPAORE/YONI, Mle 59 641 G, Administrateur des services financiers, 1 er classe, 11ème échelon, est nommée Conseiller technique ;

– Monsieur Moumouni TAO, Mle 208 082 H, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics ;

– Monsieur Boubié Gilbert BAZIE, Mle 244 960 T, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1 ère classe, 5 ème échelon, est nommé Chef de Département de l’information, de la communication, de la documentation et des archives de l’Unité de partenariat public-privé.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

– Monsieur Blagnima TRAORE, Mle 238 620 H, Administrateur du cinéma et de l’audiovisuel, 1 er grade, 6ème échelon, est nommé Secrétaire général du Conseil supérieur de la communication (CSC) ;

– Madame Victoria OUEDRAOGO/KIBORA, Mle 130 176 X, Magistrat, catégorie P5, grade exceptionnel, 6ème échelon, est nommée Chargée de missions ;

– Monsieur Bessolé René BAGORO, Mle 130 248 K, Magistrat, catégorie P, grade exceptionnel, 4ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Ulisse Williame YAMEOGO, Mle 82 14 097 925, Officier supérieur des forces armées nationales, est nommé Conseiller technique en charge des questions sécuritaires ;

– Monsieur Mathieu Wendpagnagdé COMPAORE, Mle 200 494 Z, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines ;

– Monsieur Wendpayandé Jean de Dieu YELKOUNI, Mle 130 448 C, Magistrat, 1 er grade, 2ème échelon, est nommé Directeur de l’accès à la justice et de l’aide aux victimes ;

– Monsieur Mitibkièta Moussa KABORE, Mle 130 391 H, Magistrat, 1 er grade, 3ème échelon, est nommé Directeur de la justice civile, commerciale, administrative et sociale ;

– Monsieur Pinnagnè Simplice BADO, Mle 130 460 B, Magistrat, 1 er grade, 2ème échelon, est nommé Directeur de la justice pénale et du sceau ;

– Monsieur Tiebile GANOU, Mle 91 985 E, Administrateur civil, 1 ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur des relations avec l’institution parlementaire ;

– Monsieur Mathieu LOMPO, Mle 130 434 K, Magistrat, 1 er grade, 3 ème échelon, est nommé Directeur de la justice juvénile ;

– Monsieur Christian Boundjoa COULIDIATI, Mle 130 507 D, Magistrat, 1 er grade, 1er échelon, est nommé Directeur du contrôle et de la gestion des officiers publics judiciaires ;

– Monsieur Emile Fidèle Conatie DALA, Mle 130 430 U, Magistrat, grade terminal, 2ème échelon, est nommé Directeur du développement institutionnel et de l’innovation ;

– Monsieur Sibiry NEYA, Mle 110 113 V, Inspecteur divisionnaire de la garde de sécurité pénitentiaire, 1 er grade, 2ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Madame Mariam DIPAMA/BARRY, Mle 130 463 D, Magistrat, 1 er grade, 2ème échelon, est nommée Chef de département des activités juridictionnelles et de la formation au sein du Secrétariat permanent de la Commission nationale de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du Droit des affaires (CONAHDA) ;

– Monsieur Dapoba DIARRA, Mle 216 623 J, Conseiller en Droits humains, 1 er grade, 4ème échelon, est nommé Directeur régional des Droits humains, de la promotion de la citoyenneté et de la paix de la Boucle du Mouhoun ;

– Monsieur Egède Magloire Bark-Wennam KOUDOUGOU, Mle 36 671 P, Conseiller en Droits humains, 1 ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur régional des Droits humains, de la promotion de la citoyenneté et de la paix du Centre-Est ;

– Monsieur Léon YAKNABA, Mle 212 249 X, Conseiller en Droits humains, 1 er grade, 6ème échelon, est nommé Directeur régional des Droits humains, de la promotion de la citoyenneté et de la paix du Centre-Ouest ;

– Monsieur Souleymane SAWADOGO, Mle 212 245 Y, Conseiller en Droits humains, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional des Droits humains, de la promotion de la citoyenneté et de la paix du Centre-Sud ;

– Monsieur Règma KABORE, Mle 212 237 W, Conseiller en Droits humains, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur régional des Droits humains, de la promotion de la citoyenneté et de la paix de l’Est ;

– Monsieur Madahai Armand HEMA, Mle 225 897 Z, Conseiller en Droits humains, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional des Droits humains, de la promotion de la citoyenneté et de la paix des Hauts-Bassins ;

– Monsieur Seydou SOURABIE, Mle 225 907 K, Conseiller en Droits humains, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur régional des Droits humains, de la promotion de la citoyenneté et de la paix du Nord ;

– Monsieur Pié Pascal TRAORE, Mle 200 422 W, Conseiller en Droits humains, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional des Droits humains, de la promotion de la citoyenneté et de la paix du Plateau-Central ; –

– Monsieur Woubar METUOR SOMDA, Mle 238 567 B, Conseiller en Droits humains, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional des Droits humains, de la promotion de la citoyenneté et de la paix du Sud-Ouest.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Monsieur Henri KABORE, Mle 52 127 L, Attaché de recherche, catégorie PA, classe intermédiaire, 3ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Yaya DRABO, Mle 59 916 D, Administrateur des services financiers, 1 er grade, 7ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Bureau national des sols (BUNASOLs).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

– Monsieur Maurice ZIDA, Officier supérieur des forces armées nationales, Professeur titulaire hospitalo-universitaire en chirurgie viscérale, est nommé Conseiller technique en charge des questions sécuritaires.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

– Madame Aïcha Hafçatou NABARE/TOURE, Mle 216 123 K, Ingénieur de conception en génie civil, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommée Chargée de missions ;

– Monsieur Elie TARPAGA, Officier supérieur, est nommé Conseiller technique en charge des questions sécuritaires.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

– Monsieur Lamoussa BAMOGO, Mle 56 843 X, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Chargé de missions.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

 – Monsieur Jean Calvin TRAORE, Officier supérieur des forces armées nationales, est nommé Conseiller technique en charge des questions sécuritaires ;

– Monsieur Boukary KABORE, Mle 267 799 K, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général de la préservation de l’environnement.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

– Monsieur Boubacar DIARRA, Officier supérieur des forces armées nationales, est nommé Conseiller technique en charge des questions sécuritaires ;

– Madame Wendguété Valérie BADOLO/TAPSOBA, Mle 208 171 J, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 1er grade, 8 ème échelon, est nommée Chargée de missions ;

– Monsieur Fousséni DISSA, Mle 212 262 J, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1 er grade, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de la Jeunesse, de la formation professionnelle et de l’emploi des Cascades ;

– Monsieur Madou COULIBALY, Mle 236 370 N, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 1 er grade, 5ème échelon, est nommé Directeur régional des Sports et des loisirs du Centre-Nord ;

– Monsieur Bêbê Arnaud NOUFE, Mle 304 371 X, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1 er grade, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Jeunesse, de la formation professionnelle et de l’emploi de la Comoé ;

– Monsieur Adama KONFE, Mle 220 352 Y, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1 er grade, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Jeunesse, de la formation professionnelle et de l’emploi de la Léraba ;

– Monsieur Yacouba OUEDRAOGO, Mle 98 215 P, Professeur d’éducation physique et sportive, catégorie 1, 1er grade, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial des Sports et des loisirs du Sanmatenga.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration : – de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM) au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité ; – de l’Ecole nationale de la Garde de sécurité pénitentiaire (ENGSP) au titre du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions ; – du Fonds de développement de l’élevage (FODEL) au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques ; – de l’Agence burkinabè des investissements (ABI) au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises ; – de l’Université de Ouahigouya au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ; – de l’Agence d’exécution des travaux eau et équipement rural (AGETEER) au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement. Le Conseil a également procédé à la nomination d’un Membre au Conseil du Service universel des communications électroniques (CSU) au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques. Le Conseil a par ailleurs procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de l’Office national de sécurisation des sites miniers.

  1. MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM) pour un premier mandat de trois (03) ans. ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité : – Monsieur Tiéfi Sié DABIRE, Mle 24 342 A, Contrôleur général de police. Au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants : – Monsieur Théophile NIKIEMA, Officier supérieur des forces armées nationales. Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective : – Monsieur Léon KOULA, Mle 49 086 M, Inspecteur du trésor. Au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières : – Madame Hélène SARE/OUARE, Mle 105 196 W, Administrateur civil. Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement : – Monsieur Nongbila Eugène BALMA, Mle 109 226 Z, Inspecteur des eaux et forêts.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CHAMBRE DES MINES DU BURKINA

– Madame Payidwendé Priscille ZONGO, Directrice exécutive de la Chambre des mines du Burkina, en remplacement de Monsieur Toussaint BAMOUNI. Le deuxième décret renouvelle le mandat de Monsieur Mahamadi DERRA, Mle 98 004 Y, Administrateur civil, Administrateur représentant l’Etat, au titre des Collectivités territoriales au Conseil d’administration de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM) pour une dernière période de trois (03) ans. Le troisième décret nomme Monsieur Tiéfi Sié DABIRE, Mle 24 342 A, Contrôleur général de police, Président du Conseil d’administration de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Sandaobila Norbert SANDWIDI, Mle 113 340 P, Elève Inspecteur de sécurité pénitentiaire, Administrateur représentant les élèves au Conseil d’administration de l’Ecole nationale de la Garde de sécurité pénitentiaire (ENGSP) pour la durée de son mandat de Délégué général.

  1. MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds de développement de l’élevage (FODEL) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ORGANISATIONS D’ELEVEURS (BETAIL/VIANDE)

– Monsieur Rayangnewendé Augustin Thierry KYENDREBEOGO, Comptable. ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL – Monsieur Jean Bertrand Kiswendsida OUEDRAOGO, Agent de recouvrement.

  1. MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Noé Antonéwendé TOUGOUMA, Mle 130 527 A, Magistrat, Membre représentant l’Etat, au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques au Conseil du Service universel des communications électroniques (CSU) pour un premier mandat de trois (03) ans.
  2. MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Boureima NABA, Mle 110 106 T, Economiste, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises au Conseil d’administration de l’Agence burkinabè des investissements (ABI) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Honoré Kiswendsida KIETYETA.

  1. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret nomme Monsieur Naboosba SAWADOGO, Mle 237 982 P, Conseiller en gestion des ressources humaines, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale au Conseil d’administration de l’Université de Ouahigouya, pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Amidou SAWADOGO. Le second décret renouvelle le mandat de Madame Hagrétou SAWADOGO/LINGANI, Mle 046 543 U, Directeur de recherche, Administrateur représentant le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) au Conseil d’administration de l’Université de Ouahigouya pour une dernière période de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Seydou OUEDRAOGO, Mle 104 656 X, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de l’Agence d’exécution des travaux eau et équipement rural (AGETEER) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Porte-parole du Gouvernement

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

Ministère de la Justice : Les anciens ministres Victoria Ouédraogo/Kibora et René Bagoro nommés chargés de missions

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Le conseil des ministres en sa séance du mercredi 29 mars 2023 a décidé de la remise en selle procédé à la nomination de deux anciens ministres en charge de la Justice. Voici l’extrait : « Madame Victoria Ouédraogo/Kibora, Mle 130 176 X, Magistrat, catégorie P5, grade exceptionnel, 6ème échelon, est nommée Chargée de missions. Monsieur Bessolé René Bagoro, Mle 130 248 K, Magistrat, catégorie P, grade exceptionnel, 4ème échelon, est nommé Chargé de missions. »

Ainsi l’actuelle premier responsable du ministère de la Justice et des Droits humains, Bibata Nébié/Ouédraogo a décidé de s’attacher les services de ses deux prédécesseurs. En effet, nommée le 10 janvier 2021 dans le gouvernement du Premier ministre Christophe Dabiré, Victoria Ouédraogo/Kibora avait été reconduite par Lassina Zerbo jusqu’au coup d’état du 24 janvier 2022. Elle avait succédé à René Bagoro en poste qui a dirigé le département de la justice de janvier 2016 à janvier 2021.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Burkina : Reprise de la coopération bilatérale avec la Corée du Nord

Au cours du Conseil des ministres, tenu ce 29 mars 2023, sous la présidence du président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, le gouvernement a décidé de la reprise des relations diplomatiques avec la Corée du nord.

« Au titre du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, le Conseil a examiné et approuvé un agrément pour la nomination d’un ambassadeur de la République populaire démocratique de Corée auprès du Burkina Faso. Selon le ministre en charge des affaires étrangères, Mme Olivia ROUAMBA, le Burkina Faso a jadis entretenu de très bonnes relations avec ce pays qui était un partenaire privilégié sous la période de la Révolution d’août 1983.

Cette reprise des relations diplomatiques avec la Corée du Nord permettra à ce pays d’Asie de l’Est et au Burkina Faso d’entretenir une coopération bilatérale exemplaire dans plusieurs domaines comme le secteur de la sécurité, à travers l’octroi à notre pays d’équipement et de matériel militaires, les secteurs des mines, de la santé, de l’agriculture et de la recherche. »

Burkinanews.info

Lutte contre le terrorisme : La Banque mondiale exprime sa disponibilité à accompagner la Transition

Le lundi 27 mars 2023, son excellence Monsieur le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, a accordé une audience au vice-président Afrique de l’Ouest et Centrale du Groupe de la Banque mondiale, Ousmane Diagana.

Présent au Burkina Faso dans le cadre d’une mission dans la sous-région, le vice-président Afrique de l’Ouest et centrale du Groupe de la Banque mondiale, a échangé avec le Chef de l’Etat sur les crises que connaît le pays. Ousmane Diagana a déclaré avoir exprimé la solidarité de son institution au Burkina Faso qui fait face à une crise sécuritaire et son corollaire, la question humanitaire. « Nous avons exprimé à son Excellence monsieur le Président de la Transition, la disponibilité de la Banque mondiale en tant que partenaire au développement du Burkina Faso, à œuvrer avec le pays pour, ensemble, juguler les conséquences néfastes de ces crises notamment sur les populations et sur l’économie en tant qu’institution économique et financière », a-t-il expliqué.

Ce fut une occasion pour le vice-président de s’enquérir, avec le Chef de l’Etat, des indicateurs actuels sur notre pays en matière économique ainsi que de la situation humanitaire. « Vous savez que le Burkina Faso est un pays qui a des potentialités extrêmement importantes et quand l’insécurité est là, ces potentialités sont difficiles à transformer en programme de développement », a ajouté Ousmane Diagana.

Selon lui, le Président de la Transition lui a, en retour, expliqué clairement sa vision, et les actions qui sont en cours sur le terrain pour venir à bout de la crise sécuritaire et de la question humanitaire.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Journée mondiale de l’eau 2023 : Le message du ministre Augustin Kaboré

A l’occasion de la journée mondiale de l’eau célébrée chaque année depuis 1993, le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Dr Augustin Kaboré, a livré le présent message.

Célébrée le 22 mars de chaque année depuis 1993 par la communauté internationale, la Journée Mondiale de l’Eau est une initiative de la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement (CNUED) adoptée par une résolution de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Cette journée permet de célébrer l’eau en tant que ressource au cœur de la vie et du développement en mettant en relief les progrès réalisés et les défis majeurs à relever pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment l’objectif numéro 6, « GARANTIR L’ACCES DE TOUS A L’EAU ET A L’ASSAINISSEMENT ET ASSURER UNE GESTION DURABLE DES RESSOURCES EN EAU ». Pour cette année, cette journée est célébrée à travers un thème interpellateur intitulé : « ACCELERER LE CHANGEMENT POUR RESOUDRE LA CRISE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT ».

Ce thème présente un intérêt particulier pour notre pays. En effet, il est interpellateur vis-à-vis des efforts et des innovations à déployer d’une part pour satisfaire les différents usages dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, les changements climatiques, la croissance démographique, la forte urbanisation, une demande croissante d’eau dans la production agricole, pastorale, industrielle etc. et d’autre part pour préserver la santé et la dignité humaine.

En rappel malgré les nombreux défis sécuritaires, les efforts de l’Etat burkinabè et de ses partenaires ont permis de contribuer significativement à la mise en œuvre de l’ODD6. Entre 2016 et 2022, les efforts du Burkina Faso dans la mise en œuvre de l’ODD6 se traduisent par :

  • Une augmentation du Taux d’Accès à l’Eau Potable de 8 points (72.4 à 76.20) ;
  • Une évolution du Taux d’Accès à l’assainissement de 7 points (19.8 à 27.5) ;
  • Une hausse de la Proportion de villages et secteurs déclarés « Fin de Défécation à l’Air Libre (FDAL) » de 2 points (0.2 à 8.4) ;
  • Une progression du Degré de mise en œuvre de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) de 3 points (63 à 66).

Ces performances bien que mitigées, indiquent la volonté ferme du Burkina Faso à œuvrer inlassablement malgré les défis sécuritaires importants à la mise en œuvre de l’ODD6 cher à toute l’humanité.

En outre, en dehors de ces indicateurs, le Burkina Faso a travaillé à améliorer la mobilisation et la gestion de la ressource en eau en élaborant cinq (5) programmes de développement y relatif et en adoptant une Stratégie Nationale en matière d’Eau et une Stratégie Nationale d’entretien et de sécurité des barrages.

A l’occasion de cette Journée Mondiale de l’Eau, l’Etat burkinabè sur initiative propre de son Excellence monsieur le Président de la Transition, a lancé ce mardi 21 mars 2023, un vaste programme dénommé « La Bataille de l’Eau » dans le village de Wavoussé, région du Plateau Central. L’objectif premier de ce programme qui corrobore parfaitement avec le thème de cette journée, est d’accompagner les actions de sécurisation du pays avec des actions urgentes qui garantissent un accès à l’eau et à l’assainissement à toute la population burkinabè à travers des systèmes innovants et durables.

Je demeure convaincu que l’atteinte de l’accès universel à l’eau et à l’assainissement en 2030 est un grand défi et un très ambitieux objectif, mais cet objectif est loin d’être une utopie. Tout dépend de l’engagement de l’ensemble des acteurs.

Pour y arriver, j’invite au nom de son Excellence monsieur le Président de la Transition, toutes les filles et fils du pays et l’ensemble de tous les amis et partenaires du Burkina Faso, à une mobilisation générale sur les différents chantiers de « La Bataille de l’Eau ». « La Bataille de l’Eau » étant une bataille pour notre vie et une bataille pour la préservation de la dignité humaine. Donner de l’eau, c’est tout simplement donner la vie et construire une latrine est trivialement contribuer à préserver la dignité et augmenter la sécurité de chaque individu dans la société, surtout les personnes les plus vulnérables que sont les femmes, les enfants et les personnes à mobilité réduite.

« La Bataille de l’Eau » consiste aussi à déployer de pertinents efforts dans la connaissance et la protection des ressources en eau à travers l’opérationnalisation du Système National d’Information sur l’Eau, les activités de recherche développement, l’amélioration constante du cadre juridique et institutionnel et la mise en place de mécanisme de financements. Sans nul doute, cela permettra d’augmenter notre efficience et notre efficacité dans la mobilisation et la gestion durable de la ressource en eau.

Tout en souhaitant que « La Bataille de l’Eau » et celle qui permettra de sécuriser l’ensemble du territoire soient des défis partagés pour toute la nation burkinabè et ses partenaires et amis, je dédie solennellement cette   journée mondiale de l’eau à l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) tombés sur les chantiers de la sécurisation du pays, aux PDI et à tous ceux qui ont été durement éprouvés notamment les enfants orphelins du terrorisme et les veuves.

Vive la Bataille pour la sécurisation du Pays !

Vive la Bataille de l’Eau pour l’accès universel à l’Eau !

Dieu bénisse le Burkina Faso !

Dr Augustin KABORE

Médaillé d’Honneur des Eaux et Forêts

Eliminatoire CAN 2023 : le Chef de l’Etat encourage les Etalons

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Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, a échangé ce 23 mars 2023 après-midi par visioconférence avec l’équipe nationale de football depuis Marrakech au Maroc. Le Chef de l’Etat a tenu à encourager les Etalons et leur témoigner le soutien de toute la Nation.

« Sachez que tout le Burkina Faso est derrière vous. Nous vous soutenons et nous allons vous accompagner demain pour cette rencontre, à distance », a déclaré le Chef de l’Etat à l’entame de son propos. Il a invité toute l’équipe à mener « le combat pour donner de la joie à tous ceux qui portent aussi des kalachnikovs sur le terrain et à ceux qui sont à l’arrière. (…) Les Burkinabè, de là où ils sont, au plus profond des contrées du pays, cherchent souvent la connexion pour avoir de vos nouvelles. Donnez-leur du plaisir, un peu de joie ».

L’entraineur des Etalons Hubert Velud a remercié le Chef de l’Etat pour ses encouragements et rassuré que la motivation et l’engagement des Etalons seront à la hauteur des attentes du peuple burkinabè et bien entendu, du Chef de l’Etat. « Vous avez parlé de combat, je peux vous assurer que toute l’équipe est dans cet état d’esprit et nous sommes touchés par vos propos », a-t-il indiqué.

Le Capitaine de l’équipe nationale Bertrand Traoré a, lui, remercié le Président de la Transition pour tout ce qu’il fait pour le peuple burkinabè. « Nous avons ici la responsabilité des deux matchs ; nous avons l’obligation de gagner pour donner un peu plus de plaisir au peuple burkinabè », a expliqué Bertrand Traoré.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Bobo-Dioulasso : Le ministre Sorgho visite des routes en chantier

Le ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Adama Luc Sorgho, a visité le samedi 18 mars 2023 à Bobo-Dioulasso des ouvrages en cours de réalisation. Il a également effectué la mise en circulation du boulevard Châlons-en-Champagne conduisant à la maison de la culture Monseigneur Titiama Anselme Sanou.

Dans le domaine des infrastructures, de nombreux projets sont en cours de réalisation et d’autres le seront très bientôt. Ces projets concernent aussi bien les constructions neuves de routes (bitumage, aménagement de pistes rurales) que des réhabilitations et l’entretien routier. C’est la substance des propos du ministre Adama Luc Sorgho, à l’issue des visites de chantiers entreprises sur différents sites de la ville de Bobo-Dioulasso.

Le ministre Adama Luc Sorgho procédant à la mise en circulation du boulevard Châlons-en-Champagne

Ces visites ont concerné essentiellement les chantiers d’extension de 21 hectares du port sec dont le coût s’élève à 10 milliards de F CFA, la construction du nouveau poste de péage moderne à la sortie Est de Bobo-Dioulasso et la carrière de granite devant servir de concassage pour le bitumage de la voie Bobo-Orodara. De façon générale, le ministre des Infrastructures et du Désenclavement se satisfait de l’évolution des travaux sur les chantiers visités.

Pour preuve, le poste de péage moderne sera livré dans trois mois, a rassuré le directeur du cabinet de l’entreprise en charge des travaux. Lors de son séjour dans le chef-lieu de région des Hauts Bassins, le ministre Sorgho a procédé à la mise en circulation du boulevard Châlons-en-Champagne. Cette route a connu un revêtement en béton bitumineux.

Le ministre des Infrastructures a visité plusieurs chantiers à Bobo

Selon le premier responsable des Infrastructures, des travaux de réhabilitation, de construction et bitumage des routes vont s’étendre sur l’ensemble du territoire national. En outre, « certains chantiers qui étaient à l’arrêt du fait de l’insécurité, ont connu un redémarrage effectif des travaux », a fait savoir Adama Luc Sorgho.

Service d’Information du Gouvernement

CHU Yalgado Ouédraogo : Visite surprise du capitaine Ibrahim Traoré

Le président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, a fait une visite inopinée au Centre hospitalier universitaire (CHU) Yalgado Ouédraogo, ce vendredi 17 mars 2023. Il a visité certains services et s’est entretenu avec des médecins.

Les travailleurs et les usagers du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO) n’aurait pas imaginé cela dans leurs rêves les plus fous. Pourtant, sans que cela n’ait été annoncé au préalable, le capitaine Ibrahim Traoré s’est rendu dans cet hôpital qui concentre tous les problèmes des centres de santé du Burkina Faso, ce 17 mars.

Au pas de course, quasiment, le président de la Transition a visité deux services, notamment les urgences médicales et le centre de tri, service où sont accueillis tous les malades à leur arrivée dans l’hôpital. Selon des sources internes, le directeur général du CHU-YO et ses collaborateurs directs n’ont pas été prévenus de cette visite et étaient donc absents. « Nous avons dit au Président que nous allions appeler le directeur général de l’Hôpital. Mais, il a refusé en nous répondant qu’il reviendrait une autre fois », ont confié des témoins.

Burkinanews.info

COMPTE-RENDU DU CONSEIL DES MINISTRE DU VENDREDI 10 MARS 2023

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le vendredi 10 mars 2023, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Le Conseil a adopté un décret portant attributions, organisation et fonctionnement de l’Agence nationale de renseignement (ANR). Ce décret vise la relecture du décret n°2018- 1245/PRES/PM/MDNAC/MSECU/MINEFID du 31 décembre 2018 portant attributions, organisation et fonctionnement de l’Agence nationale de renseignement. L’adoption de ce décret permet à l’ANR d’assurer efficacement ses missions, conformément aux dispositions de la loi n°026-2018/AN du 1er juin 2018 portant règlementation générale du renseignement au Burkina Faso.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a adopté trois (03) rapports. Le premier rapport est un projet de loi relatif à la sécurité nationale. Ce projet de loi vise à mettre en place une architecture de sécurité nationale forte, en vue de faire face aux différents défis sécuritaires que connaît le Burkina Faso. Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition. Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant adoption de la Politique de sécurité nationale (PSN). Ce décret vise à créer un continuum organique global des secteurs jadis cloisonnés de défense, de sécurité, de politique étrangère, de justice, de développement économique et de gouvernance politique. L’adoption de ce décret permet à notre pays de se doter d’un document de référence en matière de sécurité nationale. Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la Coordination nationale de lutte contre le terrorisme (CNCT). La Coordination nationale de lutte contre le terrorisme est le dispositif de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre le terrorisme (SNCT). L’opérationnalisation de la CNCT permettra de mettre en synergie les différentes actions de lutte contre la menace terroriste afin d’obtenir une réponse optimale et efficace. L’adoption de ce décret permet à la CNCT d’accomplir efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2022-0568/PRES[1]TRANS/PM/MDAC/MATDS/MEFP du 1er décembre 2022 portant adoption de la Stratégie nationale de lutte contre le terrorisme 2022-2026.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté un décret portant promotion d’un Inspecteur divisionnaire des douanes. L’adoption de ce décret permet la promotion de Monsieur Maoloud ZOUBGA, Mle 117 233 T, dans le grade d’Inspecteur divisionnaire des douanes, conformément aux dispositions du décret n°2019-1123/PRES/PM/MINEFID du 25 novembre 2019 portant modalités de promotion en grade du personnel du cadre paramilitaire des douanes.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Greffiers en chef, Chefs de greffe de tribunaux. L’adoption de ce décret permet la nomination de trois (03) Greffiers en chef, Chefs de greffe, conformément aux dispositions de la loi n°054-2012/AN du 18 décembre 2012 portant statut du personnel du corps des greffiers. I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES Le Conseil a adopté un rapport relatif à un projet de loi portant Système de récépissé d’entreposage de produits agricoles. Le récépissé d’entreposage est un document sous forme physique ou électronique délivré par un gestionnaire d’entrepôts comme preuve du dépôt dans un entrepôt agréé, de produits agricoles spécifiés en quantité et en qualité. Cette initiative vise à promouvoir l’entreposage professionnel et garantir un développement harmonieux du warrantage au Burkina Faso. Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’autorisation pour l’octroi d’un permis d’exploitation semi-mécanisée de l’or dénommé « ZONGO » à la société SANA GOLD SARL. Le gisement du projet ZONGO situé dans la commune de Soudougui, province du Koulpélogo, région du Centre-Est, a une ressource exploitable estimée à 117 122,6 tonnes avec une teneur de 2 g/t, soit 234,30 kg d’or. La production d’or attendue est de 21,12 kg par an. La durée de vie du projet ZONGO est estimée à environ huit (08) ans. Le permis d’exploitation sollicité couvre la superficie de 1 km2 et l’exploitation se fera en mine à ciel ouvert. Le Conseil a marqué son accord pour l’octroi du permis d’exploitation semi-mécanisée de l’or à la société SANA GOLD SARL, conformément aux dispositions de l’article 128 du décret n°2017- 0036/PRES/PM/MEMC/MATDS/MINEFID/MEEVCC/MCIA du 26 janvier 2017 portant gestion des titres miniers et autorisations de permis d’exploitation semi-mécanisée.

I.7. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret porte mesures d’interdiction d’utilisation de biens culturels à des fins militaires au Burkina Faso. Ce décret vise l’application de l’article 10 du deuxième protocole de 1999 de la Convention de la Haye de 1954 relatif à la protection des biens culturels en cas de conflit armé. Au Burkina Faso sept (07) biens culturels sont frappés d’interdiction d’utilisation à des fins militaires, conformément à cette Convention, en vue de leur sauvegarde. L’adoption de ce décret permet au Burkina Faso de finaliser et d’introduire les dossiers de candidature des biens culturels identifiés au secrétariat du Comité pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé en vue d’obtenir le statut de Protection renforcée de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Le second décret porte perception des Droits d’exposition d’œuvres littéraires et artistiques. L’adoption de ce décret permet de disposer de textes règlementaires adéquats pour la perception des Droits d’exploitation d’œuvres littéraires et artistiques, par le Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA), conformément aux dispositions de la loi n°048-2019/AN du 12 novembre 2019 portant protection de la propriété littéraire et artistique.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi assurant l’intérim du ministre de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille a fait au Conseil une communication relative à une opération de retrait et de réinsertion socioéconomique des femmes, enfants, jeunes déplacés internes et autres personnes vulnérables en situation de mendicité dans la commune de Ouagadougou. Cette opération vise la réduction du phénomène de la mendicité dans la commune. Il s’agit de sensibiliser les personnes concernées sur les conséquences du phénomène de la mendicité, de retirer et de prendre en charge de façon intégrée 500 femmes, enfants, jeunes déplacés internes et autres personnes vulnérables. L’opération qui comporte plusieurs phases se déroule de mars à fin décembre 2023.

II.2. Le ministre des Infrastructures et du désenclavement a présenté au Conseil le rapport de la mission d’investigation sur les dégradations précoces de la route nationale 14 (RN14) Sakoinsé-Koudougou, longue de 42 km. Selon ce rapport, la qualité du matériau utilisé et celle de la mise en œuvre de la couche de base stabilisée aux concassés sont mises en causes. Des manquements ont également été constatés dans le processus de contrôle et de surveillance des travaux devant garantir la qualité. Au regard des conclusions de ce rapport d’investigation et des dispositions contractuelles de l’article 39 du Cahier des clauses administratives générales, le groupement d’entreprises SOROUBAT/SOROUBAT CI a été enjoint de reprendre à sa charge les travaux sur l’ensemble du tronçon conformément aux cahiers des prescriptions techniques.

II.3. Le ministre de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement assurant l’intérim du ministre de l’Energie, des mines et des carrières a fait au Conseil une communication relative au lancement des travaux du projet YELEEN de développement de centrale solaire photovoltaïque et de renforcement du système électrique national. Ce projet YELEEN permettra la densification du réseau de distribution dans 99 localités par la construction de 5 000 km de lignes moyenne tension, la construction de 2 000 km de lignes basse tension, la création de 500 postes de transformation moyenne tension/basse tension, la réalisation de 30 000 branchements et l’installation de 2 500 foyers d’éclairage public. Le coût global du projet est estimé à 141,61 millions d’Euros, soit environ 93 milliards F CFA, reparti entre l’Agence française de développement (AFD), la Banque africaine de développement (BAD), l’Union européenne (UE), une contrepartie nationale et la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL).

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

  1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Pour le compte du Conseil Constitutionnel : – Monsieur Sondé Adama SANOU, Mle 313 447 P, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 3 ème échelon, est nommé Directeur de la communication et de la presse.

  1. AU TITRE DE LA PRIMATURE

– Monsieur Karim ZIBA, Mle 229 862 T, Administrateur civil, 1 ère classe, 7 ème échelon, est nommé Directeur de la documentation et des liaisons.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

 – Monsieur Moctar Seidou GANAMA, Mle 117 000 K, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général de la Fonction publique ;

 – Monsieur Seydou SAVADOGO, Mle 117 536 C, Conseiller en statistique et analyse du développement, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des statistiques sectorielles et de l’évaluation ;

– Monsieur Loukoumana ZONO, Mle 104 439 W, Inspecteur du travail, 1 ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur de la prospective, de la planification et du suivi-évaluation ;

– Madame Piegdwindé Germaine TIEMTORE, Mle 200 443 F, Inspecteur du travail, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice de la coordination des projets et programmes et du partenariat ;

– Monsieur Nirbetermalo Ives SOME, Mle 118 983 G, Conseiller en gestion des ressources humaines et management des administrations, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur des affaires juridiques et des litiges ; – Monsieur Sombila OUEDRAOGO, Mle 78 077 T, Conseiller en gestion des ressources humaines et management des administrations, 1 ère classe, 8 ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des carrières ;

– Monsieur Souleymane SIDIBE, Mle 343 184 U, Conseiller en archivistique, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des archives du personnel de l’Etat.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Monsieur Zéi SINARI, Mle 27 542 P, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 1 er échelon, est nommé Coordonnateur du Centre des opérations de la police nationale (COPN) ;

– Monsieur Thomas OUEDRAOGO, Mle 245 875 X, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur de la formation continue ;

– Monsieur Lamissa BONKO, Mle 46 682 W, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème classe, 1er échelon, est nommé Directeur des affaires juridiques et sociales ;

– Monsieur Ousmane DIALLO NACANABO, Mle 262 510 M, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur de l’identifiant unique et de la sécurisation des documents d’Etat civil à la Direction générale de la modernisation de l’Etat civil ;

– Monsieur Wendpanga Dominique BANDAOGO, Mle 104 420 L, Administrateur civil, 1 ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur du suivi des centres d’Etat civil, des juridictions et des statistiques à la Direction générale de la modernisation de l’Etat civil ;

– Monsieur Dâhoud OUEDRAOGO, Mle 247 538 Y, Administrateur civil, 1 er grade, 5ème échelon, est nommé Directeur de la législation et de la formation à la Direction générale de la modernisation de l’Etat civil ;

– Monsieur Rock Fabien SANON, Officier, est nommé Commandant de la Brigade spéciale des investigations anti-terroriste et de lutte contre la criminalité organisée ;

– Monsieur Karamogo DIABATE, Officier, est nommé Commandant adjoint de la Brigade spéciale des investigations anti-terroriste (BSIAT).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

– Monsieur Kounsaouma PALENFO, Officier, est nommé Attaché de défense auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à Ankara en République de Turquie ;

– Madame Julienne DEMBELE/SANOU, Mle 45 465 U, Professeur certifié des lycées et collèges, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommée Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la République du Mali ;

– Monsieur Mamadou ILBOUDO, Mle 59 730 X, Conseiller des affaires étrangères, 1 ère classe, 11ème échelon, est nommé Consul général du Burkina Faso à Ségou (République du Mali).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

– Madame Augustine Denise BADO, Mle 130 276 F, Magistrat, catégorie P5, grade exceptionnel, 1er échelon, est nommée Directrice générale de l’administration judiciaire ;

– Madame Maladô LENGANY/BA, Mle 95 795 Y, Administrateur civil, 1 ère classe, 9ème échelon, est nommée Directrice générale des relations avec les institutions ;

– Madame Hawa KAFANDO/KANAZUE, Mle 220 682 G, Conseiller des affaires économiques, 1 er grade, 7ème échelon, est nommée Directrice générale des études et des statistiques sectorielles ;

– Monsieur Abdoulaye GOUMBANE, Mle 220 683 V, Conseiller des affaires économiques, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de la prospective, de la planification et du suivi-évaluation ;

– Monsieur Rémi Nestor Windyam TARPLIGA, Mle 104 436 H, Greffier en chef, 1 ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur des Greffes ;

– Monsieur Yaceya ROMBA, Mle 220 679 F, Conseiller des affaires économiques, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de la coordination des projets et programmes et du partenariat ;

– Monsieur Issaka DINDANE, Mle 214 946 W, Ingénieur statisticien, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des statistiques sectorielles et de l’évaluation ;

– Monsieur Simon YAMEOGO, Mle 85 085 M, Journaliste, 1 ère classe, 11ème échelon, est nommé Chargé de missions au Conseil supérieur de la communication (CSC) ;

– Madame Pagnimdemsom Sandrine Félicité OUEDRAOGO, Mle 207 629 R, Journaliste, 1 ère classe, 8ème échelon, est nommée Directrice de la Communication et des relations publiques au Conseil supérieur de la communication ;

– Madame Tégawendé Eliane OUATTARA/YAMEOGO, Mle 304 202 G, Conseiller en Droits humains, 1 er grade, 3ème échelon, est nommée Chargée d’études.

– Monsieur Yaya OUATARA, Mle 111 290 M, catégorie AG, 1 ère classe, 8 ème échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal de Grande instance de Bobo-Dioulasso ;

– Monsieur Pyabouri Edmond Lambert BAKYONO, Mle 238 377 V, catégorie AG, 1 ère classe, 2ème échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal de grande instance de Banfora cumulativement Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal administratif de Banfora ;

– Monsieur Salif NIAMPA, Mle 238 078 T, catégorie AG, 1 ère classe, 5 ème échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal de grande instance de Diébougou cumulativement Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal administratif de Diébougou.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

– Monsieur Oumarou SANOU, Mle 92 326 B, Ingénieur de conception en informatique, 1 ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur général de l’Agence nationale pour la promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

– Monsieur Issaka YAMEOGO, Mle 80 528 U, Médecin épidémiologiste, catégorie P, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Secrétaire exécutif du One Health ;

– Monsieur Wendlasida Thomas OUEDRAOGO, Mle 109 322 L, Médecin de santé publique, catégorie U1, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur du secteur privé de santé ;

– Madame Boezemwendé OUOBA/KABORE, Mle 111 278 N, Médecin spécialiste en santé publique, catégorie U1, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Directrice de la promotion et de l’éducation pour la santé.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

– Monsieur Jean Baptiste KABORE, Mle 510 284 S, Analyste financier, est nommé Secrétaire général ; – Monsieur Souleymane KERE, Mle 130 452 E, Magistrat, catégorie P5, 1 er grade, 2ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Kuilga Emmanuel YAMEOGO, Mle 49 147 A, Ingénieur des mines, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Mohamadi BILA, Mle 85 065 R, Economiste planificateur, 1 ère classe, 11ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Mabourlaye NOMBRE, Mle 28 063 E, Attaché des affaires économiques, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Inspecteur général des services ;

– Monsieur Djibril ZOUNGRANA, Mle 510 080 A, Ingénieur en environnement minier, catégorie 1, 2ème classe, 9ème échelon, est nommé Secrétaire permanent de la Commission nationale des mines et du Fonds minier de développement local (CNM-FMDL) ;

– Monsieur Zoéwendtaalé Zéphirin ZONGO, Mle 314 384 F, Conseiller en études et analyses, 1 er grade, 3ème échelon, est nommé Secrétaire technique chargé du contenu local et de la promotion des investissements.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

– Monsieur Baowendsom Thierry OUEDRAOGO, Mle 254 973 R, Ingénieur du génie rural, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général de l’Agence de l’eau des Cascades ;

– Monsieur Boubié Léonard 1er Jumeau BATIONO, Mle 254 953 M, Ingénieur agronome, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général de l’Agence de l’eau du Gourma ;

– Monsieur Boudounoma Constantin Adama NIKIEMA Mle 254 972 K, Ingénieur du génie rural, 1 er grade, 5ème échelon, est nommé Directeur général de l’Agence de l’eau du Liptako ;

– Monsieur David Diéwigo Dimitri KAM, Mle 57 448 G, Ingénieur d’agriculture, 1 er grade, 8ème échelon, est nommé Directeur général de l’Agence de l’eau du Nakanbé ;

– Monsieur Boubakar ILBOUDO, Mle 119 812 H, Conseiller des affaires économiques, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;

– Madame Seïmata OUBIAN/DERRA, Mle 212 652 H, Ingénieur du génie rural, 1 ère classe, 8 ème échelon, est nommée Directrice générale des infrastructures hydrauliques ;

– Madame Ratoussia Aline KABORE/KOMI, Mle 208 109 B, Ingénieur du génie rural, 1 ère classe, 8ème échelon, est nommée Secrétaire technique pour la gestion intégrée des ressources en eau ;

– Monsieur Gontran Yanbèfar SOME, Mle 215 332 G, Conseiller en études analyses, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur des affaires juridiques et du contentieux ;

– Monsieur Kalfa OUATTARA, Mle 98 280 R, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 6 ème échelon, est nommé Directeur de la communication et des relations presse ;

– Monsieur Hassime RABO, Mle 47 802 A, Inspecteur des eaux et forêts, 1 er grade, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de l’environnement des Cascades ;

– Monsieur Ratamogho Evariste ZONGO, Mle 263 792 E, Ingénieur du génie rural, 1 er grade, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de l’eau et de l’assainissement de l’Est ;

– Madame Tampouré Claudine BANGOU/KABORE, Mle 46 103 D, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1, 1er échelon, est nommée Directrice régionale de l’environnement du Plateau-Central ;

– Monsieur Moussa RAMDE, Mle 289 067 Y, Ingénieur du génie rural, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de l’eau et de l’assainissement du Sud-Ouest ;

– Monsieur Passolognaba Ismaël ROUAMBA, Mle 42 863 J, Inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 4 ème échelon, est nommé Directeur régional de l’environnement du Sud-Ouest.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) au titre de la Primature ;

– de l’Ecole nationale de formation agricole de Matourkou (ENAFA de Matourkou) au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques ;

– de l’Institut national de formation en travail social (INFTS) au titre du ministère de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille ;

– de l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina Faso (AGETIB) au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement ;

– du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières.

  1. PRIMATURE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions :  – Monsieur Harouna YODA, Mle 130 281 N, Magistrat.

Au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants : – Monsieur Malick Damandi TOGUYENI, Officier des Forces armées nationales.

Au titre de la Primature : – Madame Djamilatou YAGO/NANA, Mle 329 957 B, Conseiller en études et analyses économiques.

  1. MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Ecole nationale de formation agricole de Matourkou (ENAFA de Matourkou) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques : – Monsieur Wendpagnandé Ousmane KABORE, Mle 207 972 L, Ingénieur d’agriculture.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES STAGIAIRES DE L’ENAFA DE MATOURKOU

– Monsieur Adama DRABO, Mle 243 208 U, Elève ingénieur d’agriculture, pour la durée de son mandat de Délégué général (à titre de régularisation). A

DMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’ENAFA DE MATOURKOU

– Monsieur Abou TRAORE, Mle 216 463 K, Comptable. Le second décret nomme Monsieur Hamma BANCE, Mle 56 728 M, Inspecteur des impôts,

Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de l’Ecole nationale de formation agricole de Matourkou (ENAFA de Matourkou) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE LA SOLIDARITE, DE L’ACTION HUMANITAIRE, DE LA RECONCILIATION NATIONALE, DU GENRE ET DE LA FAMILLE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Relwendé Abdoulaye OUEDRAOGO, Mle 85 576 F, Educateur de la petite enfance, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de l’Institut national de formation en travail social (INFTS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina Faso (AGETIB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement : – Monsieur Ollo Franck Hervé KANSIE, Mle 85 495 H, Ingénieur en génie civil.

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement : – Monsieur Amédée Narcisse NIKIEMA, Mle 31 930 G, Inspecteur principal des eaux et forêts.

  1. MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Kaongo Wilfried Séraphin KIENTEGA, Mle 54 645 E, Inspecteur du trésor,

Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Porte-parole du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

Audit de l’Assemblée nationale : plus de 13 milliards FCFA d’irrégularités sous Bala Sakandé

L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) a présenté, ce mercredi 9 mars 2023, son rapport d’audit sur la gestion de la Présidence du Faso et de l’Assemblée nationale. Au titre de la présidence du Faso sous Roch Marc Christian Kaboré sur la période de 2020 à 2021, le rapport relève des irrégularités de 695 737 022 f cfa imputables à 72 agents publics. Au titre de l’Assemblée nationale sous Bala Sakandé sur la période de 2018 à 2020, plus de 13 milliards f cfa d’irrégularités ont été constatées.

Par Franck KONATE (www.burkinanews.info)

Audit de la Primature : Près de 2 milliards FCFA d’irrégularités sous Christophe Dabiré

L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) a présenté son rapport d’audit de la Primature ce mercredi 9 mars 2023. Ce rapport relève des irrégularités d’une incidence  financière 1 953 030 088 F CFA et de 116 306 310 F CFA.

L’audit réalisé par l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) concerne trois institutions, à savoir la Présidence du Faso, la Primature et l’Assemblée nationale. Elle prend en compte les périodes de 2020 à 2021 pour les deux premières et 2018 pour la dernière.

Les irrégularités constatées s’établissent aux domaines des commandes publiques, des frais de mission, la gestion des fonds spéciaux, des dons au bénéfice des personnes politiquement exposées et bien d’autres.

Au titre de la Primature, des irrégularités ont été à l’origine d’une incidence financière à hauteur 1 953 030 088 F CFA et imputable à plusieurs agents publics. En outre, le rapport relève la violation  de la circulaire  n°2019-069 du 17 octobre 2019 relative à la réduction du train de vie de l’Etat signée du Premier ministre. Une violation qui a occasionné un gaspillage de ressources financières évaluées à 116 306 310 F CFA.

Par Franck KONATE (www.burkinanews.info)

Transition : un collectif de chefs coutumiers appelle à un soutien populaire au capitaine Ibrahim Traoré

Un collectif de chefs coutumiers, de concert avec le Mouvement des jeunes patriotes engagés (MJPE), a appelé à un soutien populaire, sincère et patriotique au capitaine Ibrahim Traoré et aux membres du gouvernement. C’était à la faveur d’une conférence de presse animée ce jeudi 9 mars 2023, à Ouagadougou.

Les chefs coutumiers de la province du Kadiogo et le Mouvement des jeunes patriotes engagés (MJPE) semblent vivre mal la situation sécuritaire difficile qui prévaut au Burkina Faso. Pour eux, il n’est pas question que « la horde terroriste impose à notre peuple une vision qui n’est pas conforme à nos valeurs et à nos coutumes ». C’est pourquoi ils appellent à  une résistance farouche à l’image des devanciers qui se sont battus pour la restauration de la Haute-Volta.

Egalement, les conférenciers ont appelé à « un soutien  populaire, sincère et patriotique de l’ensemble du peuple burkinabè aux autorités de la Transition » avec à leur tête le capitaine Ibrahim Traoré. Dans cette dynamique, ils ont invité les Burkinabè qui « se sont égarés d’une manière ou d’une autre à déposer les armes et à revenir dans la patrie » pour ensemble construire le pays

Par ailleurs, ils ont exhorté les Burkinabè « à œuvrer pour la cohésion sociale, le vivre-ensemble et la réconciliation vraie ». Sur ce sujet, ils ont plaidé  pour un retour des exilés politiques et à l’abandon des charges qui pèsent contre ces derniers dans l’objectif d’aller vers un « Burkina nouveau ».

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

FESPACO 2023 : 8 prix spéciaux glanés par les cinéastes burkinabè

La cérémonie de remise des prix spéciaux de la 28e  édition du Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou (FESPACO) s’est tenue le jeudi 3 mars  2023 en attendant le graal du 7e art africain. Au total, une vingtaine de prix spéciaux ont été remis, dont 8 aux cinéastes burkinabè.

En attendant la cérémonie de remise de prix officiels de la 28e grande messe du Festival Panafricain de Ouagadougou (FESPACO), des acteurs du 7e art ont reçu des prix spéciaux dans différentes catégories. Si les uns ont reçu des mentions spéciales, d’autres sont repartis avec des trophées et attestions. Au total, 15 donateurs ont remis une vingtaine de prix d’une valeur de plus de 126 millions de F CFA.

Le Burkina Faso a glané le plus de prix spéciaux. En effet, sur la vingtaine décernée, Apolline Traoré avec son long métrage « Sira » en a reçu quatre d’une valeur de 32 millions de F CFA. Chloé Aïcha Boro avec  « Al Djanat/ Paradis Original » vient derrière avec deux prix d’une valeur 8 millions de F CFA. Les réalisateurs Hervé Eric Lengani et Boubacar Diallo sont repartis avec un prix chacun.

Après le Burkina Faso, le Niger s’illustre avec 4 prix spéciaux grâce au film « L’Envoyé de Dieu de Amina Mamani » qui a récolté un pactole d’environ 14 millions de FCFA. Le Mali, pays invité d’honneur,  mais aussi le Cameroun et le Sénégal ont glané  deux prix. Le Bénin, le Nigeria et l’Ethiopie sont à un prix spécial chacun.

La représentante de Apolline Traoré, la jeune actrice Nafissatou Cissé qui a joué le rôle du personnage principal dans « Sira »,  a exprimé toute sa satisfaction : « J’ai des sentiments de joie, de fierté aussi de voir ce beau film entrer dans les annales du 7e art. Pour ma part, c’est mon premier FESPACO, et pour une première expérience je suis hyper, hyper fière de ce qu’on a fait, et on espère qu’on aura l’Etalon d’or de Yennenga. J’espère que ce film va m’ouvrir de grandes portes ».

 

Encadré

Palmarès des Prix spéciaux FESPACO 2023

Prix spécial Laafi La Boumbou : « Sira, sur la route » de Fousseini Maïga du Mali (5 000 000 + attestation)

Prix de la Conférence épiscopale Burkina-Niger : « L’envoyé de Dieu » de Aminata Abdoulaye Mamani du Niger (2 000 000 + trophée + attestation)

Prix spécial Gambere Ernest : « L’envoyé de Dieu » de Mamani Aminata Abdoulaye Mamani du Niger (2 000 000 + trophée)

Prix Thomas Sankara : « Cuba in Africa » de Negash Abderaman de l’Ethiopie (3 000 000 + attestation)

Prix spécial WATERAID Climat, eau et assainissement en Afrique : « Sira » d’Apolline Traoré du Burkina Faso (5 000 000 + trophée)

Prix Ababacar Samb Makharam de la ville de Ouagadougou : « Al djanar, paradis originel » de Chloé Aïcha Boro du Burkina Faso (3 000 000 + trophée + certificat)

Prix de la critique africaine Paulin Soumanon Vieyra : « Mami wata » de Fiery Obasi du Nigeria (Trophée + un certificat + des publications d’articles de presse dans les 33 pays membres et la diaspora africaine en anglais, en français et en arabe)

Prix Sembène Ousmane de ECOBANK : « La plantation des planteurs » de Eystein Dingha Young du Cameroun (5 000 000 + effigie en bronze de Sembène Ousmane)

Prix de la chance de la LONAB : « L’envoyé de Dieu » de Aminata Abdoulaye Mamani du Niger (5 000 000 + trophée)

Prix spécial Plan international de l’égalité aux filles pour la combativité et l’innovation en faveur des filles : « La plantation des planteurs » de Eystein Dingha Young du Cameroun (5 000 000 + trophée + attestation)

Prix Félix Houphouët-Boigny du Conseil de l’entente : « Sira » d’Apolline Traoré du Burkina Faso (10 000 000 + trophée)

Prix de l’UEMOA

  • Long métrage fiction: « Xalé, les blessures de l’enfance » de Moussa Sène Absa du Sénégal (8 000 000 + trophée + attestation)
  • Court métrage fiction: « L’envoyé de Dieu » de Amina Abdoulaye Mamani du Niger (5 000 000 + trophée + attestation)
  • Long métrage documentaire : « Al djanar, paradis originel » de Chloé Aïcha Boro du Burkina Faso (8 000 000 + trophée + attestation)
  • Court métrage documentaire: « Les cavaliers de Tonka » de Mohamed Dayfour Diawara du Mali (5 000 000 + trophée + attestation)

Prix spécial CEDEAO de l’intégration pour le meilleur film ouest-africain

  • Meilleur film ouest africain : « No U-Turn » de Iké Nnaebue du Nigeria (15 000 000 + trophée + plaque de reconnaissance)

Meilleure réalisatrice ouest africaine : Apolline Traoré pour son film « Sira » (10 000 000 + trophée + plaque de reconnaissance)

  • Meilleur plus jeune réalisateur de film d’école: Mohamed Allabi du Bénin pour son film « Plus qu’un devoir » (2 000 000 + plaque de reconnaissance)
  • Meilleur plus jeune comédien: Nguissaly Barry du Sénégal pour son interprétation dans le film « Xalé, les blessures de l’enfance » (1 000 000 + plaque de reconnaissance)

Prix Assemblée législative de transition du Burkina Faso : « Sira » d’Apolline Traoré du Burkina Faso (7000 000 + trophée)

Prix Paul Robeson pour les films des diasporas : « Agwe » du réalisateur haïtien Samuel Suffren (2 000 000 + trophée)

Par Franck KONATE (www.burkinanews.info)

 

 

 

FESPACO 2023 : 21 prix spéciaux et 111 millions de francs CFA en jeu

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Le président du comité national d’organisation du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), Fidèle Tamini, a animé une conférence de presse, le mardi 28 février 2023 à Ouagadougou. Il en ressort que 15 donateurs offrent 21 prix dont le montant s’élève à 111 millions de francs CFA.

Les donateurs à la 28e édition du FESPACO n’ont pas lésiné sur les moyens pour récompenser les cinéastes africains. Ils offrent 21 prix spéciaux d’un montant de 111 millions de francs CFA. Ces prix sont destinés à récompenser les films africains de la section officielle au FESPACO. Les distinctions reposent essentiellement sur les critères établis par les donateurs.

Les donateurs, au nombre de 15, sont issus des institutions étatiques, privées et d’Organisations non gouvernementales (ONG). Pour la sélection des films, 82 membres du jury ont été mobilisés.

La LONAB offre le prix de la chance et la commune de Ouagadougou, le prix Ababacar Sam Makharam. L’ONG WaterAid décerne le prix  » Climat, eau et assainissement en Afrique  » et l’Assemblée législative de Transition ( ALT ), un prix spécial qui porte son nom.

La CEDEAO, elle, récompense avec 4 prix spéciaux : le prix de l’intégration pour le meilleur film ouest-africain, celui de la meilleure réalisatrice de la même région, celui du meilleur jeune réalisateur de film d’école et celui du meilleur jeune comédien.

Le présidium à la conférence de presse

Le Conseil de l’entente décerne le prix Félix Houphouët-Boigny. La Fédération africaine de la critique cinématographique offre le prix de la critique africaine Paulin Soumanon Vieyra. Le prix Thomas Sankara est décerné par la Guide africaine des réalisateurs et producteurs et le prix spécial paix et sécurité, par l’Union africaine.

L’UEMOA met en jeu un prix spécial et Ecobank, le prix Sembène Ousmane. Le Fonds Ernest Gambéré met sur la table le prix Ernest Gambéré et Plan international, un prix spécial. La Conférence épiscopale Burkina – Niger s’invite avec un prix spécial. Et enfin, l’Association Laafi la Boumbou se distingue avec le prix spécial Laafi la Boumbou.

Pour  Fidèle Tamini, président du comité national d’organisation du 28e  FESPACO, les prix spéciaux contribuent à propulser la carrière du lauréat à  travers la promotion de son œuvre. Une analyse partagée par Alex Moussa Sawadogo, Délégué général du FESPACO, pour qui ces prix permettent de renforcer la qualité du festival et d’équilibrer les dépenses des réalisateurs.

Par Franck KONATE (www.burkinanews.info)

Mise en œuvre Projet gestion durable paysages communaux : la Banque mondiale échange avec le ministre de l’Environnement

Le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Dr Augustin Kaboré a reçu, ce lundi 20 février 2023, une mission de la Banque mondiale. Conduite par Mirko Serkovic, spécialiste environnement et chargé de projet à la Banque mondiale au Burkina Faso, la mission séjourne à Ouagadougou dans le cadre d’une supervision pour la mise en œuvre du projet de gestion durable des Paysages communaux au compte de la REED+.

La Banque mondiale accompagne le Burkina Faso pour la mise en œuvre de ce projet à travers un appui technique et financier. C’est dans l’optique de peaufiner la phase de préparation en vue de procéder à son démarrage effectif en avril 2023 que la Banque mondiale effectue cette mission de supervision.

La mission a pour objectif d’évaluer la mise en œuvre des mesures convenues dans le document d’évaluation du projet tels que la gestion financière, la passation des marchés, la sauvegarde environnementale et sociale et le dispositif de suivi-évaluation. Il s’agira aussi d’évaluer la préparation des activités pour le démarrage effectif, de formuler des recommandations et de concevoir un plan d’actions.

Photo de famille entre la délégation de la Banque mondiale et l’équipe du ministre Augustin Kaboré

« Le premier décaissement du projet a eu lieu le vendredi dernier et nous sommes venus apporter la bonne nouvelle au ministre et discuter avec lui sur la prochaine étape notamment le démarrage du projet sur le terrain au profit des populations bénéficiaires », a indiqué, le spécialiste en environnement, Mirko Serkovic.

Le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Dr Augustin KABORE a quant à lui remercié toutes les parties prenantes qui ont œuvré pour que la formulation de ce projet soit une réalité. « J’ai apprécié la rigueur avec laquelle le processus a été conduit et la franchise avec laquelle la Banque mondiale travaillait avec la partie nationale et je crois que le jour de la signature des conventions et le lancement, ce sera une fierté pour tous les acteurs », a-t-il souligné.

D’un coût estimé à près de 75 milliards francs CFA, la première phase du Projet sera mise en œuvre dans 30 communes du Burkina Faso pour une durée de 6 ans. Il est prévu entre autres pour cette phase, l’identification de 70 espaces de conservation constitués de forêts villageoises et des aires de pâturage et près de 500 investissements pour soutenir la production agrosylvopastorale et l’entreprenariat dans les chaines de valeur au niveau des communes concernées.

DCRP/MEEA

Coopération : Fin des opérations de la Task Force Sabre à partir du sol burkinabè

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L’état-major général des armées et le commandement de la Task Force SABRE ont organisé ce samedi 18 février 2023, dans l’enceinte du Camp Bila Zagré à Kamboincin, une cérémonie solennelle de descente de drapeaux marquant la fin officielle des opérations de la Task Force à partir du sol burkinabè. Cette cérémonie a été présidée par le colonel Adam Néré, chef d’état-major de l’armée de terre, représentant le chef d’état-major général des armées et le lieutenant-colonel Louis Lecacheur, représentant le commandant de la TF Sabre.

En rappel, cette cérémonie intervient après la dénonciation par les autorités politiques du Burkina Faso de l’accord de 2018 régissant la présence des éléments des Forces armées françaises au Burkina faso.

Le désengagement des équipements et matériels restants de Sabre sera finalisé par une équipe de logisticiens déployés à cet effet, selon un chronogramme défini en accord avec l’état-major général des armées.

Etat-major général des armées du Burkina Faso

Amadé Siguiré, écrivain : « L’échec de la démocratie française est la cause du terrorisme au Burkina »

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« Le terrorisme ou l’échec de la démocratie française en Afrique : cas du Burkina ». C’est l’intitulé de la dernière parution de l’écrivain Adama Amadé Siguiré, un essai politique dédicacé, ce samedi 18 février 2023. L’auteur pointe du doigt la démocratie à la « française » comme la source de l’hydre terroriste qui endeuille le Burkina depuis près de 8 ans.

Adama Amadé Siguiré. Ce nom n’est pas méconnu du monde littéraire au Burkina Faso. De ses essais politiques à sa page Facebook en passant par les plateaux télés, l’auteur s’est illustré à travers sa plume l’actualité sociopolitique au pays des hommes intègres. La bibliographie de Adama Siguiré s’agrandit donc avec cette nouvelle parution : « Le terrorisme ou l’échec de la démocratie française en Afrique : cas du Burkina Faso » dont la dédicace a eu lieu, ce samedi 18 février 2023, à Ouagadougou.

La position de l’auteur dans l’essai, le 3e du genre, est claire et tranchée. Rompre avec la démocratie française. Pour arriver à cette conclusion, l’essayiste a structuré son œuvre de 189 pages en 4 parties chronologiques réparties en 8 chapitres.

À l’écouter, la démocratie a bouleversé l’ordre social et politique des sociétés africaines. « J’ai démontré que la démocratie française, qui ne nous convient pas, a fait le nid de la pauvreté et de la misère et c’est cela qui a servi les frustrations et permet au terrorisme d’aller plus vite. C’est un système de liberté qui ne permet pas le développement économique. Pendant que nous voulons avoir à manger et à boire, on nous parle de liberté, d’élections, de droits de ceci et cela. Je ne suis pas contre les droits », a-t-il rappelé.

Mais, la démocratie n’est pas la seule cause répertoriée par l’auteur. En effet, l’auteur a également montré comment les religions dites révélées ont réussi à bouleverser l’ordre qui existait en Afrique. « Quand vous arriviez avant au village, vous partiez voir le chef du village, le roi. Actuellement ce sont les imams, les prêtes et les pasteurs qui commandent les villages. Et le pasteur souvent on l’appelle papa, le chef du village je ne pense pas qu’on l’appelle papa. La religion vient prendre le pouvoir pour mettre entre les mains des prêtres, des imams et des pasteurs et on délaisse ceux-là qui faisaient le pouvoir », a-t-il regretté.

Interrogé sur la voie de développement qui correspond au Burkina, l’écrivain a passé en revue les autres formes de démocratie, le développement endogène avant de préciser : « Je suis écrivain. Notre rôle c’est de soulever des problématiques. Il appartient aux Burkinabè de réfléchir ».

En rappel, Adama Amadé Siguiré a écrit 11 livres en 11 années dont 3 essais politiques.

Par Nafongon Moussa TRAORE (www.burkiannews.info)

Décision Réinhumation Sankara au Conseil de l’Entente : « Nous ressentons ce refus comme la seconde Mort de Thomas », Famille Sankara

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Le 3 février dernier, le gouvernement informait l’opinion de sa décision de réinhumer « les restes mortels du président Thomas Sankara et de ses 12 compagnons assassinés le 15 octobre 1987 sur le site du Mémorial Thomas Sankara, ex-Conseil de l’Entente. Ce jeudi, la famille de l’ancien président a marqué son désaccord quant à cette décision. Lors de la déclaration lu au domicile familiale au quartier Bilalogho à Ouagadougou, la porte-parole de la famille, Blandine Sankara, a demandé au capitaine Ibrahim Traoré de suspendre « cette réinhumation au Conseil de l’Entente » qui s’apparenterait à « la seconde Mort de notre époux, de notre père, de notre frère ».

Appel solennel de la famille Sankara pour une demande de Grâce Présidentielle afin que les restes du président Thomas Sankara ne soient pas réinhumés au Conseil de l’Entente.

Le caractère solennel, sacré et l’urgence du moment recommandent que nous nous adressions à vous, Monsieur le président de la Transition, au peuple burkinabè et à l’opinion internationale pour demander une grâce présidentielle. Nous cherchons simplement à inhumer dignement pour la première fois celui-là même qui est fils, père, époux et frère. Permettez que ce soit possible aujourd’hui, ce qui n’a pas pu l’être, il y a 35 ans. Nous voulons enterrer Thomas pour enfin faire notre deuil et que son âme repose en paix.

Notre famille est en train de subir encore une dure épreuve, celle de voir inhumer Thomas contre notre volonté à l’endroit où il a été trucidé, c’est à dire au Conseil de l’entente. Nous attirons votre attention qu’il n’est pas mort par accident, mais par un complot bien orchestré. Beaucoup d’autres meurtres ont été perpétrés à cet endroit, sans compter le nombre de personnes qui y ont subi des atrocités.

 

La famille de Thomas Sankara est contre le choix du Conseil de l’Entente pour la réinhumation des restes de leur proche

Nous ne serions pas en train d’évoquer ce problème à l’attention du peuple si possibilité nous avait été donnée d’avoir un contact et de parler de cette question avec Monsieur le président de la Transition qui avait bien voulu respectueusement demander aux familles de proposer un lieu pour les ré-inhumations des restes de leurs proches. Hélas, ce choix n’a pas été accepté par les personnes chargées des ré-inhumations ! A notre grande surprise, le Conseil de l’Entente, lieu qui avait toujours été écarté, est retenu par ces derniers pour l’ensevelissement des restes de Thomas.

Nous avions souhaité que la scène du crime qui est le Conseil de l’Entente reste intacte pour l’Histoire et conservée pour la mémoire des générations actuelles et futures. Depuis la gestation de l’idée du Mémorial, nous avions également insisté sur la pertinence de la préservation de ce lieu pour la mémoire des martyrs du 15 octobre 1987. Toutes nos nombreuses tentatives de résolution de la question (tentatives de joindre le président de la Transition, les propositions pour arriver à un consensus, sont restées sans réponse).

La porte-parole de la famille, Blandine Sankara

Nous, la famille de Feu le président Thomas Sankara, nous nous sentons écrasée par la force de la Puissance publique qui a décidé contre notre souhait de la ré-inhumation, au Conseil de l’Entente, des restes de notre époux, notre père, notre frère.

Au nom de votre autorité morale objective et unanimement reconnue en tant que président de la Transition, au nom de votre humanisme, nous vous demandons solennellement de faire suspendre cette ré-inhumation au Conseil de l’Entente.

Notre souhait est que les restes soient ramenés à Dagnoen où ils ont été exhumés, ou à défaut, au Jardin de l’Amitié au bout de l’avenue Thomas Sankara ou encore au Jardin Yennenga.

Monsieur le Président, vous êtes notre dernier recours contre l’arbitraire qui nous écrase et nous ressentons ce refus comme la seconde Mort de notre époux, de notre père, de notre frère.

Nous sommes avec vous pour la restauration de la Paix dans notre pays.

Ouagadougou, le 16 février 2023

– Mariam Sankara (Epouse)

– Philippe Sankara (Fils)

– Auguste Sankara (Fils)

– Frères et Sœurs de Thomas Sankara

ALT : les députés votent le déploiement des prévôtés sur le théâtre des opérations de sécurisation du territoire

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L’Assemblée législative de transition a adopté, ce jeudi 16 février 2023, un projet de loi portant modification de la loi n°24 du code militaire du 24 mai 1994. Cette modification concerne l’article 241 sur les prévôtés qui institue le déploiement des prévôtés sur le théâtre des opérations de sécurisation du territoire.

Le code de justice militaire du Burkina Faso prévoit désormais le déploiement de prévôtés dans les rangs des forces armées nationales engagées dans la lutte contre le terrorisme. Cette disposition est la résultante de la modification du projet de loi n°24 du code militaire adopté en plénière à l’hémicycle. Elle a été votée à l’unanimité par les 64 députés présents à l’assemblée.

La loi a été votée à l’unanimité des 64 députés (ph archives)

Selon le rapporteur de la commission des affaires étrangères et des finances, la prévôté est un groupe de militaires qu’on affecte aux questions judiciaires dans les différentes troupes qui sécurisent le territoire national. Sié François Coulibaly rappelle que l’ancienne loi ne prévoyait de prévôtés que pour les opérations à l’extérieur des frontières du Burkina et en cas d’état de guerre officiellement déclaré. Le député définit les prévôtés comme des officiers de police judiciaire, d’agents de police judiciaire, et de greffiers militaires.

le rapporteur de la commission des affaires étrangères et des finances, Sié François Coulibaly

Cette modification répond à la situation actuelle du Burkina Faso en proie au terrorisme et aux multiples opérations de sécurisation du territoire. En effet, les forces armées et récemment les Volontaires pour la Défense de la Patrie sont généralement la cible d’allégations de violations des droits de l’homme par les par certaines organisations non gouvernementales. Sié François Coulibaly a confié : « L’avantage c’est que cela permet de documenter les types d’infractions qui sont commises, et donc de permettre la judiciarisation du théâtre des opérations, de protéger les personnels des forces armées et les cela permet également à l’État de pouvoir disposer en temps opportun des éléments qui permettent de répondre à x ou y aux allégations de violations des droits de l’homme. »

Le ministre de la Défense, colonel-major Kassoum Coulibaly

Pour le ministre de la défense et des anciens combattants, la nouvelle disposition rentre en droite ligne avec ses objectifs. « Si on a quelqu’un qui peut nous orienter, qui renseigne les règles qui régissent les opérations militaires, on est appelé à le faire. Et c’est ce que nous voulons, toujours parfaire, protéger, dire vrai ce qui se passe sur le terrain », a souhaité le colonel-major Kassoum Coulibaly.

Par Nafongo Moussa TRAORE (www.burkinanews.info)

Coopération Suisse-Burkina : 30 milliards de FCFA d’appui à l’éducation sur la période 2023-2024

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Le chef du bureau de la Coopération suisse monsieur Christian Eggs, reçu par le ministre de l’Education nationale, Joseph André Ouédraogo, ce mardi 14 février, a avec son hôte, passé en revue les réalisations de la coopération Suisse dans le secteur de l’éducation au Burkina sur la période 2010-2022.

Plus de trente-trois (33) milliards de FCFA investis avec à la clef des progrès notables dans la promotion des langues nationales comme langues d’enseignement, les innovations de l’éducation non formelles, la promotion de l’environnement lettré… Le Compte d’affectation spéciale du trésor (CAST) via lequel ces interventions ont été financées, s’est révélé être un dispositif adapté et utile.

La coopération suisse va poursuivre ses efforts d’accompagnement du MENAPLN avec un nouveau cycle d’investissement de douze ans, comportant trois phases de quatre ans. Les contours du nouveau programme d’appui présenté, révèlent un accent mis sur l’amélioration de la qualité l’éducation au Burkina Faso.

A cet effet, l’appui va prendre en compte la formation initiale des enseignants à travers les écoles de formation, la pratique classe pour motiver les enseignants, la gestion décentralisée avec les communautés territoriales, le préscolaire et l’éducation en situation d’urgence (ESU). D’ores et déjà, un atelier de validation du programme d’appui est prévu pour le 24 février 2023.

Le ministre Ouédraogo a salué les efforts du partenaire suisse et sa vision en parfaite articulation avec la quête permanente de la qualité de l’éducation au Burkina.

DCRP/MENAPLN

Poste de contrôle de Cinkansé : des commerçants dénoncent les pratiques de l’ONASER

Le Mouvement des commerçants et des auditeurs contre la vie chère de Ouagadougou a animé une conférence de presse, ce lundi 13 février 2023, à Ouagadougou. Objectif, interpeller les autorités de la transition sur les mauvaises pratiques au poste de contrôle de l’ONASER à Cinkansé.

Les prix des marchandises importés via le port de Lomé peuvent connaître une baisse sensible à une condition : mettre fin à certaines pratiques de l’Office national de sécurité routière (ONASER) à Cinkansé. Foi du Mouvement des commerçants et des auditeurs contre la vie chère de Ouagadougou qui, à travers une conférence de presse ce lundi 13 février 2023, a dénoncé un certain nombre de faits. « Les pratiques de l’Office National de Sécurité Routière, fixant les limites de chargement pour les camions transportant nos marchandises, ne correspond pas à ce qui se passe dans d’autres pays du même espace, dont le Togo », relève le secrétaire général du mouvement, Abdoul-Aziz Ouédraogo.

Les commerçants ont dénoncé les agissements de l’ONASER

Pire, dénonce le mouvement, « les surpoids constatés sont d’office taxés abusivement par l’ONASER, qui fait payer de fortes sommes par les transporteurs, lesquelles sommes ne rentrent pas dans les caisses de l’Etat ». Conséquence, poursuit-il, ces montants payés viennent grossir les coûts d’enlèvement des marchandises de chaque commerçant.

Selon les conférenciers, les sommes payées sont élevées, allant jusqu’à 500 000 F CFA. « Ces sommes sont soutirées pour le compte du personnel de l’ONASER qui se les partagent à la fin de leur mission à Cinkancé », regrette Abdoul-Aziz Ouédraogo. Il appelle les autorités à mettre fin à ces pratiques. Toute chose qui éviterait que des millions de francs CFA échappent chaque jour au budget de l’Etat.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

BCEAO : le gouverneur salue la résilience de l’économie burkinabè

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, a accordé une audience au Gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi Brou, ce lundi 13 février 2023. Les échanges ont concerné entre autres la vie de l’institution bancaire et l’économie du Burkina Faso jugée résiliente malgré la situation sécuritaire.

Le Gouverneur de la BCEAO a en effet salué la résilience de l’économie burkinabè au regard des défis sécuritaire et social avec un nombre important de déplacés internes. « La croissance économique en 2022 est ressortie positive et devrait continuer à s’améliorer en 2023 avec notamment l’amélioration de la campagne agricole », a-t-il soutenu.

Jean-Claude Kassi Brou a aussi noté que l’inflation reste un défi pour l’économie burkinabè comme c’est le cas dans tous les autres pays de l’espace UEMOA. Cependant, le secteur bancaire burkinabè « est quand même solide avec de bons résultats et les taux de dégradation du portefeuille restent en deçà de la moyenne régionale. Ce sont des signes encourageants », a indiqué le Gouverneur de la BCEAO.

Les réformes engagées dans certaines dispositions au niveau de la banque centrale pour la région ont été évoquées au cours des échanges. Il s’agit de la nouvelle loi bancaire, la loi sur les microfinances, et la nouvelle loi contre le blanchiment des capitaux.

Sur la question sécuritaire au Burkina, Jean-Claude Kassi Brou a présenté ses condoléances et toute sa compassion aux autorités burkinabè pour « les nombreuses victimes civiles et militaires et tout le soutien de la banque centrale pour toute cette situation difficile que connaît le pays avec la multitude des attaques depuis quelques années ».

Il a enfin indiqué que la banque centrale soutient les autorités burkinabè pour tous les efforts qu’elles déploient pour lutter contre cette gangrène qu’est le terrorisme qui déstabilise la sous-région.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Poura : la consommation du poisson issu du fleuve Mouhoun déconseillée

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Le président de la délégation spéciale de la commune de Poura, dans un communiqué, informe les populations qu’il a été constaté une forte mortalité du poisson du fleuve de Mouhoun dans la matinée du 12 février.

Ledit communiqué annonce l’ouverture d’une enquête dans le but de connaitre les raisons de cette forte mortalité des poissons. « En attente des résultats de l’enquête, il est conseillé à toute la population d’éviter la consommation du poisson provenant du fleuve Mouhoun », souligne le communiqué.

Par souci de santé publique, le président de la délégation spéciale invite les populations de sa commune au respect de cette première décision.

Par Nafongon Moussa TRAORE (www.burkinanews.info)

Burkina : le litre du Super 91 passe de 750 f cfa à 850 f cfa

Le gouvernement du Burkina Faso a annoncé, le vendredi 10 février 2023, une augmentation du prix du carburant, principalement le Super 91 dont le litre passe de 750 à 850 FCFA. Le décision rentre en vigueur dès ce samedi 11 février 2023.

850 FCFA ! C’est le nouveau coût du litre du Super 91 au Burkina Faso. Une augmentation de 100 FCFA puisque le litre coûtait 750 FCFA jusque-là. C’est ce qu’annoncé le gouvernement dans la soirée du 10 février 2023.

Le gazoil et le DDO ne sont pas concernés par cette énième augmentation du prix des hydrocarbures. En rappel, c’est le 22 août 2022 sous le MPSR2 que les hydrocarbures, notamment le Super 91, avaient connu cette augmentation passant de 715 à 750 FCFA.

www.burkinanews.info

Menaces de mort contre le contrôleur général d’État : le gouvernement met “fermement“ en garde

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Le gouvernement du Burkina Faso a, dans un communiqué en date du vendredi 10 février 2023, mis en garde les auteurs des menaces contre le contrôleur général de Contrôle d’État et les membres du « gendarme» de la bonne gouvernance.

S’il a une institution qui s’est fait mieux connaître avec l’avènement du MPSR2 au pouvoir, c’est bien l’Autorité Supérieure de Contrôle d’État et de Lutte contre la Corruption(ASCE-LC). Cet organe par son dénomination est chargé de veiller à la bonne gouvernance et de « traquer » les détournements de derniers publics, l’accumulation de bien mal acquis, la prédation des ressources de l’État et la Corruption.

Ces derniers mois, l’ASCE-LC a publié plusieurs dossiers dans ce sens. Pour cela, les dirigeants notamment le contrôleur général Philippe Néri Kouthon Nion et les travailleurs de cet organe sont ciblés par des menaces d’assassinat et même de meurtre ces derniers temps.

Le communiqué du gouvernement

Dans ce communiqué du gouvernement rendu public ce vendredi 10 février, le ton est très haut et donne la mesure sur la gravité de ses  menaces. Le gouvernement dit suivre de près l’évolution des menaces et « met fermement en garde toutes ces personnes qui rament à contre courant de l’histoire de notre peuple et caressent le projet diabolique et morbide d’emprunter le chemin tortueux de l’assassinat et du meurtre pour faire taire l voix de l’intégrité qui s’élève du cœur des Burkinabè ».

Le gouvernement garantit que ce genre de forfaits restés impunis au Burkina Faso appartiennent à un « passé à jamais révolu ».

Par Nafongon Moussa TRAORE (www.burkinanews.info)

Projet fédération Burkina-Mali-Guinée : Le PM de Tambéla invite les ministres à se mettre au travail

Le Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela a convié, dans la soirée de ce jeudi 09 février 2023, les ministres en charge des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop et de la Guinée, Dr Morissanda Kouyaté, à une réception. A cette occasion, il a levé un verre à la future fédération Burkina-Mali-Guinée.

Panafricaniste convaincu, le Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela, est sans équivoque : le Burkina Faso, le Mali et la Guinée, doivent impérativement aller vers le fédéralisme. En effet, il a profité de la réception qu’il a offerte aux ministres en charge des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop et de la Guinée, Dr Morissanda Kouyaté, pour réitérer son rêve de voir ces trois pays faire destin commun.

Selon lui, cela va en droite ligne des aspirations de nos populations. « Il n’y a pas longtemps, Ibrahim Cissé a fait le trajet à pied, de Bamako à Ouagadougou, pour nous appeler à la fédération. Nous devons mesurer la détermination de ce citoyen malien. Allons-nous laisser cela sans suite ? Nous devons prendre conscience et nous mettre ensemble pour réaliser le rêve de nos populations. Ce que nous voulons tout simplement, c’est répondre aux aspirations de nos peuples qui ne demandent qu’à vivre en paix et en sécurité, à vivre dans une vraie démocratie et non dans une démocratie tronquée, à vivre en harmonie avec leurs voisins. C’est tout ce que nous cherchons », a-t-il expliqué.

De son avis, la rencontre tripartite des ministres en charge des Affaires étrangères du Burkina Faso, du Mali et de la Guinée qui s’est tenue à Ouagadougou, est « historique » et doit rester « dans les mémoires ». Pour lui, ce n’est pas un hasard, car la Guinée a connu la Révolution avec Sékou Touré, le Mali avec Modibo Kéita, le Burkina avec Thomas Sankara. « Ce sont trois pays en Transition. Cette transition n’est pas un hasard. C’est le résultat de la lutte de chaque peuple qui a refusé une certaine dictature. Si nous nous retrouvons, c’est pour essayer de mettre en commun ce qui nous réunit, c’est pour essayer de mettre de côté ce qui pourrait nous diviser. Nous devons jeter les bases qui vont permettre de réaliser ce rêve », a-t-il ajouté.

C’est pourquoi, il a demandé aux trois ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, du Mali et de la Guinée, de se mettre au travail, avec leurs experts, pour voir comment réaliser ce désir de nos populations.

« Ce n’est pas impossible, car tout ce qui sort de l’imagination de l’homme est réalisable par l’homme. Nous sommes vraiment attachés à la réalisation du chemin de fer Ouagadougou-Bamako-Conakry qui va permettre de mener une politique d’intégration. Ce que nous rejetons, ce sont des dirigeants qu’on nous impose, à travers des élections truquées, à travers des coups d’Etat constitutionnels que les tenants de la démocratie même avalisent », a déclaré le Premier ministre, Me Kyelem de Tambela. De ce fait, il les a exhortés à être les précurseurs de cet idéal tant voulu par les populations.

« Nous pouvons aussi nous mettre ensemble et d’autres viendront nous rejoindre. Rien ne se fait sans début. Il faut qu’il y ait des précurseurs qui indiquent le chemin. Nous voulons être ces précurseurs. Le chemin ne sera pas facile, mais nous sommes engagés pour la victoire ou la mort. Nous tenons le flambeau. Si nous chutons, nous laisserons nos populations désemparées. Nous ne pouvons pas prétendre les diriger sans connaitre leurs aspirations et sans prendre le risque pour les réaliser. Il nous faut forcément aller de l’avant vers l’intégration », a-t-il insisté.

A propos d’une éventuelle hostilité de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contre ce projet de fédération, voici la réponse du Chef du Gouvernement burkinabè : « On nous dit que le fait que nous nous entendons tous les trois, c’est contre la CEDEAO, mais nous sommes membres fondateurs de la CEDEAO ; donc nous ne pouvons pas être contre ce que nous avons contribuer à créer. Ce que nous voulons, c’est vivre ensemble. Nous ne sommes pas contre la CEDEAO ni contre qui que ce soit. Nous disons tout simplement que si la CEDEAO veut être respectée, elle doit aussi apprendre à respecter les autres ».

A l’entendre, la CEDEAO n’a joué aucun rôle pour aider le Mali et le Burkina Faso qui traversent une crise sécuritaire qu’il a qualifiée de « sérieuse ». « Je ne sais pas ce que la CEDEAO a fait pour aider le Mali à lutter contre l’insécurité et contre le terrorisme, mais je sais ce qu’elle n’a pas fait au Burkina Faso. Nous avons lutté tout seul. Chaque jour, des Burkinabè tombent, des infrastructures sont dynamitées. Nous n’avons reçu aucune aide de la CEDEAO. De quel droit la CEDEAO va venir nous dicter notre conduite ? Si elle a été absente pendant tout notre parcours, alors elle doit également rester absente pendant que nous cherchons des solutions à nos problèmes et nous laisser continuer notre chemin », a-t-il martelé.

Toujours dans la même lancée, il a laissé entendre que le Burkina Faso, le Mali et la Guinée sont pour la CEDEAO, mais que ces pays peuvent aussi vivre sans cette institution. « Il faut qu’on dise les choses clairement. La CEDEAO a été créé en 1975. Nos pays ont vécu avant 1975, ce qui prouve qu’ils peuvent vivre sans la CEDEAO. Nous souhaitons vivre avec la CEDEAO, mais si elle veut nous empêcher de nous réaliser, nous mènerons notre chemin. La CEDEAO est une structure de coopération et non d’intégration. Si elle reste telle qu’elle est actuellement, même dans 1000 ans, elle n’aura pas d’évolution », a-t-il clarifié.

DCRP/Primature

Chemin de fer, hydrocarbure, énergie, sécurité… : Les grandes décisions de la réunion tripartite Burkina-Guinée Mali

Les ministres en charge des affaires étrangères du Burkina Faso, de la Guinée et du Mali étaient réunis à Ouagadougou, les 8 et 9 février 2023, pour discuter des questions communes aux trois pays. Après plusieurs heures d’échanges, ils ont convenu de renforcer leur coopération dans plusieurs domaines, notamment celui des transports, du commerce, de l’énergie, des hydrocarbures et de lutte contre le terrorisme. Voici, in extenso, le communiqué final de cette importante rencontre.

  1. Dans le cadre du renforcement des liens historiques d’amitié, de fraternité, de solidarité of de coopération entre le Burkina Faso, la République de Guinée et la République du Mali, et sur instruction des plus Hautes Autorités des trois pays, une réunion tripartite des Ministres des Affaires Etrangères du Burkina Faso, de la République de Guinée et de la République du Mall s’est tenue les 08 et 09 février 2023, à Ouagadougou, au Burkina Faso
  2. La délégation burkinabè était conduite par Son Excellence Madame Olivia Ragnaghnewende ROUAMBA Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Régionale et des Burkinabè de l’Extérieur.
  3. La délégation guinéenne était conduite par Son Excellence Docteur Morissanda KOUYATE, Ministre des Affaires Etrangères, de l’intégration Africaine et des Guinéens Établis à l’Étranger.
  4. La délégation mallinne était conduite par Son Excellence Monsieur Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale.
  5. Au cours de leur séjour, les délégations guinéenne et malienne ont été reçues en audience par Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition. Chef de l’Etat du Burkina à qui elles ont transmis les messages d’amitié, de fraternité et de solidarité de Son Excellence le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat de la République du Mali et de Son Excellence le Colonel Mamadi DOUMBOUYA, Président de la Transition, Président du Comité National de Rassemblement pour la Démocratie (CNRD), Chef de l’État, Chef Suprême des Armées de la République de Guinée. En réponse, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Chef de l’Etat du Burkina, a donné des instructions afin de traduire en acte concret la vision commune des trois Chefs d’État.
  6. Les délégations, burkinabè, guinéenne et malienne ont eu des séances de travail au cours desquelles elles ont passé en revue des sujets d’importance majeure et d’intérêt commun, notamment la réussite des processus de transition devant conduire au retour à l’ordre constitutionnel apaisé et sécurisé, la promotion de la bonne gouvernance, la mutualisation des moyens pour relever les défis sécuritaire, économique et humanitaire, le renforcement de leur relation tripartite par la dynamisation de l’axe Bamako – Conakry – Ouagadougou, ainsi que la concertation sur les questions sous régionales, régionales et internationales.
  7. Conscient du contexte de la présente réunion, les Chefs de délégation se sont félicités de la vision commune que partagent leurs trois Chefs d’État, laquelle vision s’inspire de l’engagement panafricain des pères fondateurs et des leaders historiques des trois pays en faveur de la souveraineté, de la paix, de la coopération et de l’intégration des peuples.
  8. Tout en réaffirmant leur attachement aux objectifs et principes de la CEDEAO et de l’Union Africaine, is se sont engagés à répondre aux aspirations des populations de leurs pays respectifs et à faire de Taxe Bamako – Conakry – Ouagadougou, un domaine stratégique et prioritaire pour le développement du commerce, des transports, de l’approvisionnement en produits de première nécessité, de la formation professionnelle, du développement rural, de l’exploitation minière, de la culture et des arts, ainsi que de la lutte contre l’insécurité.
  9. Pour ce faire, les Chefs de délégation ont noté

– la nécessité de mettre en place et d’institutionnaliser un cadre permanent de concertation entre les trois pays:

-la tenue de consultations politiques et diplomatiques au plus haut niveau afin de faire de ce partenariat Bamako – Conakry – Ouagadougou un axe gagnant pour le bien-être des populations:

– le renforcement de la solidarité en vue d’assurer la sécurité.

  1. En termes de perspectives, les points suivants ont été retenus

-la facilitation de la fourniture en hydrocarbures et en énergie électrique entre les trois pays,

– le développement du commerce et des transports depuis le port de Conakry jusqu’au Burkina Faso, en passant par le Mali: – l’organisation de l’exploitation minière entre les trois pays:

-la mobilisation des ressources nécessaires en vue de réaliser le projet de construction du chemin de fer Conakry- Bamako- Ouagadougou :

-la réhabilitation et la construction des routes internationales entre les trois pays, devant servir de leviers de croissance économique et faciliter la libre circulation des populations et de leurs biens:

-la dynamisation des échanges économiques et commerciaux:

– le renforcement de la coopération dans le développement rural, de l’environnement et de la formation professionnelle.

11.Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité dans la bande Sahélo saharienne, les délégations burkinabè, guinéenne et malienne ont relevé la nécessité de conjuguer leurs efforts et ceux des pays de la sous-région et de la région pour faire face à ce fléau. Mesurant l’ampleur du défi à l’échelle régionale et l’interconnexion des sources de déstabilisation, elles appellent à une mise en cohérence des actions au niveau régional sur la base des efforts bilatéraux déjà mis en œuvre.

  1. Abordant la question de la coopération au sein des instances sous régionales, régionales et internationales, les Chefs de délégation s’engagent à renforcer le partenariat entre les trois pays au sein de ces instances.

 

  1. Tout en encourageant la recherche de solutions endogènes aux défis auxquels leurs pays sont confrontés, les Ministres ont réaffirmé leur engagement à examiner tout partenariat qui respecte leur souveraineté et répond aux besoins de leurs populations. Pour ce faire, ils ont réitéré leur attachement aux principes de non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats
  2. En outre, ils ont déploré les sanctions Imposées de façon mécanique qui ne tiennent souvent pas compte des causes profondes et complexes des changements politiques. A cet effet, ils ont indiqué que ces décisions de suspension empêchent la participation de leurs pays aux instances statutaires de la CEDEAO et de l’Union Africaine et particulièrement celles traitant des défis majeurs auxquels ils sont les plus concernés tels l’insécurité, les questions humanitaires et de développement économique durable.
  3. Abordant la question de l’impact desdites mesures, les trois délégations ont relevé que celles-ci touchent des populations déjà meurtres par l’insécurité et privent la CEDEAO et l’Union Africaine de la contribution des trois pays Instabilités politiques, nécessaire pour relever les défis majeurs portent atteinte à la solidarité sous régionale et africaine qui constitue le principe cardinal de l’intégration, de la coopération régionale et continentale.
  4. A cet égard, ils en appellent à un appui technique financier, concret et conséquent aux efforts de sécurisations et à accompagner le processus de retour à un ordre constitutionnel normal.

17.Soucieux du principe d’équité. Ils ont convenu de mutualiser leurs efforts et d’entreprendre des initiatives communes pour la levée des mesures de suspension et autres restrictions.

  1. Au terme de leur séjour au Burkina Faso, les Ministres des Affaires Etrangères de la République de Guinée et de la République du Mali ont, au nom de leurs Chefs d’État, remercié le Président de la Transition. Chef de l’Etat du Burkina, le Peuple et le Gouvernement du Burkina Faso pour la qualité de l’accueil et l’hospitalité authentique africaine.

 

Fait à Ouagadougou, le 09 février 2023

Pour le Burkina Faso

Mme Olivia Ragnaghnewende ROUAMBA, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Régionale et des Burkinabè de l’Extérieur

Pour la Guinée

S.E. Dr. Morissanda KOUYATE, Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Guinéens établis à l’Etranger

Pour le Mali

Son Excellence Monsieur Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale

Burkinanews.info

Burkina : le capitaine Ibrahim Traoré met en garde les FDS qui ne veulent pas combattre

Le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, a abordé plusieurs sujets d’intérêt national, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la première conférence des commissaires de police, ce jeudi 9 février 2023.

Profitant de la tribune de la première conférence des commissaires de police, le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, a eu des mots très forts à l’endroit des éléments des forces de défense et de sécurité. « S’il y a des gens qui jugent qu’ils ne sont pas en mesure de combattre, il est mieux qu’ils retournent à la vie civile », a-t-il prévenu.

Toujours dans l’avertissement, il a laissé entendre : « Dans les jours à venir, lorsque nous allons dessiner le déploiement, le type d’unités à constituer, il n’y aura pas d’excuse ni de pardon pour un porteur de tenue, qui va trouver  qu’il ne va pas aller au front ».

S’adressant aux commissaires, il a tenu le même discours fort : « Dans les jours à venir, nous allons combattre. Il faut que chacun se prépare à cela. […] Quand vous serez de retour dans vos structures respectives, passez le message; ceux qui ne voudront pas, ils dressent la liste, et c’est valable pour tous les porteurs de tenue qui seront amenés à être engagés ; ils dressent la liste, on les remercie tout simplement… »

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Exploitation de mines d’or au Burkina : Retrait du permis de la société minière Belahourou

Le gouvernement burkinabè, par décret, a procédé le mercredi 8 février 2023, en Conseil des ministres, au retrait du permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or de la Société des mines de Belahourou (SMB) SA à Inata dans la province du Soum, région du Sahel.

« La société minière SMB de BALAJI Group connaît des problèmes de gestion ayant entrainé des cumuls de dettes vis-à-vis de l’Etat et des travailleurs », a relevé le gouvernement. Et pour soutenir la société, « l’Etat a conclu un protocole d’accord pour la restructuration de sa dette ». A travers cet accord, fait savoir le gouvernement, la société s’est engagée à payer à l’Etat  burkinabè la somme de  4 285 903 102 F CFA, au titre des droits fixes et la somme de 300 880 228 F CFA au titre des pénalités ».

Cependant,  déplore le gouvernement, « le premier paiement qui était prévu au plus tard le 30 juin 2021 n’a pas pu être honoré par cette société minière dont les installations et les équipements ont également été saisis par sa banque ».

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COMPTE-RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 8 FEVRIER 2023

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 08 février 2023, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 35 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur, Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Pologne auprès du Burkina Faso, avec résidence à Dakar au Sénégal. Le Conseil a marqué son accord pour la nomination dudit Ambassadeur.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté cinq (05) rapports.

Le premier rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification du contrat de crédit Acheteur signé le 07 décembre 2021 entre le Burkina Faso, la SOCIETE GENERALE et ING BELGIQUE SA pour le financement de la construction et l’équipement clé en main d’un Centre hospitalier régional universitaire de 306 lits à Gaoua (région du Sud-Ouest). D’un coût total de cinquante-quatre milliards quatre cent cinquante-deux millions neuf cent cinquante-huit mille quatre cent quarante et un (54 452 958 441) F CFA, le projet de construction et d’équipement du Centre hospitalier régional universitaire de Gaoua a pour objectif principal de contribuer à l’amélioration de l’état de santé des populations dans la région sanitaire du Sud-Ouest.

Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant déclaration d’utilité publique urgente de l’emprise du drain de Tanghin. Ce projet de décret vise l’application de l’article 300 de la loi n°034-2012/AN du 02 juillet 2012 portant réorganisation agraire et foncière au Burkina Faso. L’emprise du drain de Tanghin, objet de la déclaration d’utilité publique urgente traverse les secteurs 17, 18, 19 et 20 de l’arrondissement n°4 de la Commune de Ouagadougou. Le linéaire total du drain est de 4 852 m. Les dimensions de son emprise sont constituées des tronçons suivants : – tronçon 1 : situé entre les rails (Rue 23.708) et la ceinture verte (Rue 23.292), d’une longueur de 950 m et d’une largeur comprise entre 20 et 50 m ; – tronçon 2 : situé dans la ceinture verte, d’une longueur de 550 m et d’une largeur comprise entre 50 et 400 m ; – tronçon 3 : situé entre la limite de la ceinture verte (Rue 23.240) et la (Rue 23.193), d’une longueur de 400 m et d’une largeur comprise entre 50 et 60 m ; – tronçon 4 : situé entre la Rue 23.193 et l’Avenue de la Concorde nationale (Rue 24.01), d’une longueur de 900 m et d’une largeur comprise entre 47 et 60 m ; – tronçon 5 : situé entre l’Avenue de la Concorde nationale (Rue 24.01) et la Rue 24.30, d’une longueur de 550 m et d’une largeur comprise entre 50 et 55 m ; – tronçon 6 : situé entre la Rue 24.30 et la Rue 24.126, d’une longueur de 800 m et d’une largeur comprise entre 43 et 58 m ; – tronçon 7 : situé entre la Rue 24.126 et la RN3, d’une longueur de 702 m et d’une largeur comprise entre 48 et 51 m. La libération de la zone concernée permettra l’aménagement d’un canal de drainage dans le quartier Tanghin, d’une longueur d’environ 5 kilomètres pour résoudre les problèmes d’inondations récurrentes dans ladite zone. L’adoption de ce décret permettra de procéder à l’expropriation pour cause d’utilité publique de l’emprise du drain de Tanghin en vue de la réalisation des ouvrages, entrant dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’assainissement et de drainage de Ouagadougou (PADO).

Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant modification et prorogation du délai du décret n°2019- 1129/PRES/PM/MINEFID/MATDC/ME/MI/MTMUSR du 15 novembre 2019 portant déclaration d’utilité publique urgente, les lignes électriques, les projets de construction de lignes électriques de Haute tension et leurs couloirs de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL). La modification du décret vise la prise en compte de 4 lignes dans lesdits projets et dont les travaux sont entamés. Il s’agit de la ligne d’évacuation 225 kV de la centrale solaire régionale de Kaya, de la ligne d’évacuation 225 kV de la centrale solaire régionale de Koupéla, de la ligne d’évacuation 225 kV de la centrale solaire de Kalzi et le projet d’interconnexion électrique 225 kV Poste Ouaga-Est-Ziniaré. Au regard du retard pris dans l’exécution des opérations d’expropriation pour cause d’utilité publique pour la libération de l’emprise des sites concernés qui ne devaient pas excéder 3 ans et échu le 15 novembre 2022, la nécessité de la prorogation de ce délai s’impose. L’adoption de ce décret permet d’insérer les différentes modifications, de donner une base juridique pour la poursuite de la mise en œuvre desdits projets et de proroger le délai d’exécution des opérations d’expropriation de deux (02) ans pour compter du 16 novembre 2022, conformément aux dispositions de l’article 309 de la loi n° 034-2012/AN du 02 juillet 2012 portant réorganisation agraire et foncière au Burkina Faso.

Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant modification du décret n°2017-0049/PRES/PM/MINEFID du 1er février 2017 portant procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics et des délégations de service public. Ce décret modificatif vise à mettre à la disposition des acteurs de la commande publique un cadre juridique plus adapté au contexte d’insécurité et de crise humanitaire. L’adoption de ce décret permet de disposer d’un mécanisme plus flexible de gestion des différentes commandes en vue de réaliser avec efficacité et efficience les investissements nécessaires, au regard du contexte national.

Le cinquième rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement création de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire et adoption des statuts de ladite Agence. L’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire a pour mission le financement des entreprises communautaires par actionnariat populaire dans les différents secteurs d’activités, notamment l’agriculture, l’élevage, l’agro-alimentaire, le textile et les mines. L’adoption de ces décrets permet de disposer d’un instrument adéquat favorisant l’éclosion et le développement de l’entrepreneuriat communautaire au Burkina Faso.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant déclaration de la nouvelle espèce de jassides « Amrasca biguttula », comme un « fléau agricole » et autorisation d’importation et d’utilisation de pesticides non homologués pour lutter contre ce ravageur. La campagne agricole 2022-2023 a été marquée par des attaques sévères d’insectes piqueurs suceurs, notamment les jassides dans les champs de coton. Ces attaques entrainent le ralentissement voire l’arrêt de l’activité photosynthétique, ce qui provoque la baisse de la productivité du cotonnier. Toutes les actions entreprises par les producteurs, les sociétés cotonnières et leur dispositif d’appui conseil pour le contrôle de ces ravageurs se sont soldées par des échecs. Il ressort des études préliminaires que le Burkina Faso a été envahi par une nouvelle espèce de jassides appelée Amrasca biguttula ou jassides du coton indien. Cette espèce est très prolifique en raison de l’inefficacité de la plupart des insecticides homologués et utilisés pour la protection du cotonnier. L’adoption de ce décret permet l’importation et l’utilisation de pesticides non homologués pour lutter efficacement contre ces infestations élevées de jassides.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret est relatif au retrait du permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or de la Société des mines de Belahourou (SMB) SA à Inata dans la province du Soum, Région du Sahel. La société minière SMB de BALAJI Group connait des problèmes de gestion ayant entrainé des cumuls de dettes vis-à-vis de l’Etat et des travailleurs. Pour soutenir cette société, l’Etat a conclu un protocole d’accord pour la restructuration de sa dette. A travers cet accord, la société s’est engagée à payer à l’Etat burkinabè la somme de 4 285 903 102 F CFA, au titre des droits fixes et la somme de 300 880 228 F CFA, au titre des pénalités. Le premier paiement qui était prévu au plus tard le 30 juin 2021 n’a pu être honoré par cette société minière dont les installations et les équipements ont également été saisis par sa banque. L’adoption de ce décret permet le retrait du permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or de la Société des mines de Belahourou (SMB) SA à Inata dans la province du Soum, Région du Sahel.

Le second décret porte organisation du ministère de l’Energie, des mines et des carrières. L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Energie, des mines et des carrières d’assurer efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2022-0996/PRES-TRANS/PM du 02 décembre 2022 portant attributions des membres du Gouvernement et du décret n°2022-0055/PRES-TRANS/PM/SGG-CM du 20 avril 2022 portant organisation-type des départements ministériels.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil adopté trois (03) rapports.

Le premier rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement création d’emplois et nomination d’enseignants-chercheurs à l’Université de Dédougou dans l’emploi de Maître de conférences. L’adoption de ces décrets permet la création de deux (02) emplois de Maître de conférences et d’un emploi de Maître-assistant et la nomination de deux (02) Maîtres de conférences à l’Université de Dédougou. La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.

Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant création d’un emploi de Maître-assistant à l’Université Thomas SANKARA. L’adoption de ce décret permet la création d’un emploi de Maître-assistant à l’Université Thomas SANKARA.

Le troisième rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement création d’emplois et nomination d’enseignants-chercheurs dans les emplois de Professeur titulaire et de Maître de conférences à l’Université Thomas SANKARA. L’adoption de ces décrets permet la création d’un emploi de Professeur titulaire, de quatre (04) emplois de Maître de conférences et de cinq (05) emplois de Maître-assistant et la nomination d’un Professeur titulaire et de quatre (04) Maîtres de conférences à l’Université Thomas SANKARA. La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté un décret, portant organisation du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement. L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement d’assurer efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2022-0996/PRES-TRANS/PM du 02 décembre 2022 portant attributions des membres du Gouvernement et du décret n°2022-0055/PRES-TRANS/PM/SGG-CM du 20 avril 2022 portant organisation-type des départements ministériels.

  1. COMMUNICATION ORALE
  2. Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil une communication relative à la tenue de la première édition du Forum des fonctionnaires internationaux burkinabè (FFIB) du 27 au 29 décembre 2022 à Ouagadougou. Cette rencontre a réuni 650 participants en présentiel et en visioconférence autour du thème « Contribution des fonctionnaires internationaux burkinabè au développement inclusif du Burkina Faso ». A l’issue du forum, les participants ont : – pris l’engagement d’accompagner le Gouvernement burkinabè dans les efforts de développement ; – pris la résolution d’accompagner les Burkinabè dans le processus d’accession à la fonction publique internationale ; – recommandé l’institutionnalisation du forum des fonctionnaires internationaux burkinabè.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

– Monsieur Albert SANOU, Mle 91 689 G, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Comptable principal des matières du ministère des Infrastructures et du désenclavement.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

– Monsieur Marchel DIMA, Mle 130 354 Y, Magistrat, 1 er grade, 4 ème échelon, est nommé Directeur général du Fonds d’assistance judiciaire (FAJ) ;

– Monsieur Bâ Sidi Mohamed Yiniyé NESSAO, Mle 359 713 B, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1 ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de la Communication et de la presse de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) ;

– Madame Philadinne IDO/NIESSI, Mle 332 739 Z, Attaché en études et analyses, option : Droit, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommée Secrétaire générale de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL) ;

– Madame Edith Rolande W. KHOGARABOUX-NION/SANOU, Mle 514 515 N, Ingénieur informaticien, est nommée Directrice de Cabinet de la Commission de l’informatique et des libertés ;

– Monsieur Bonyamine OUARMA, Mle 278 897 S, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines de la Commission de l’informatique et des libertés ;

– Monsieur Marc Wendenso ZALLE, Mle 245 197 J, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances de la Commission de l’informatique et des libertés ;

– Madame Mamata SARE/FOFANA, Mle 272 798 D, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice de la prospective et de l’innovation de la Commission de l’informatique et des libertés ; –

– Monsieur Wanogo Malick OUATTARA, Mle 288 327 L, Ingénieur de conception en informatique, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des systèmes d’information de la Commission de l’informatique et des libertés ;

– Monsieur Kouliga Désiré YAMEOGO, Mle 304 201 N, Conseiller en Droits humains, 1ère classe, 2 ème échelon, est nommé Directeur des affaires juridiques et du contentieux de la Commission de l’informatique et des libertés.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Monsieur Hamadou DIALLO, Mle 229 840 G, Conseiller des affaires économiques, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Chef de Cabinet du ministre délégué chargé des Ressources animales ;

– Monsieur Jean SIMPORE, Mle 33 741 U, Ingénieur d’élevage, 1 ère classe, 9ème échelon, est nommé Conseiller technique du ministre délégué chargé des Ressources animales ;

– Monsieur Jean-Marie BATIEBO, Mle 74 821 L, Vétérinaire, catégorie PC, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Conseiller technique du ministre délégué chargé des Ressources animales ;

– Monsieur Philibert ZONGO, Mle 208 086 L, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

– Monsieur San Narcisse KOULIBALY, Mle 22 00 209 N, 2 ème catégorie, position 2, échelon 01 (classification ex CENATRIN), Ingénieur des travaux informatiques, est nommé Directeur des systèmes d’information.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

– Monsieur Abdoul Moumouni OUEDRAOGO, Mle 20 087 U, Ingénieur géomètre, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des prestations et de la recherche de l’Institut géographique du Burkina (IGB).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

– Monsieur Edmond LANKOUANDE, Mle 313 486 K, Enseignant[1]chercheur en sciences économiques, catégorie PD, grade initial, 3 ème échelon, est nommé Directeur général de l’Agence burkinabè de l’électrification rurale (ABER).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Luc YE, Mle 34 601 R, Inspecteur général de l’enseignement secondaire, catégorie PB, grade 3, 7ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

 – Monsieur Aly SAVADOGO, Mle 110 923 A, Enseignant-chercheur, Professeur titulaire, est nommé Directeur général de l’enseignement supérieur ;

– Monsieur Babou André BATIONO, Mle 218 389 T, Directeur de recherche, catégorie P1, classe terminale, 1 er échelon, est nommé Directeur général du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) ; –

– Monsieur Djibril YONLI, Mle 110 942 J, Maître de recherche, catégorie P, est nommé Directeur des projets et programmes du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement ; – Madame Salimata KOUAME/TRAORE, Mle 245 755 S, Enseignant[1]chercheur, catégorie P2, grade initial, 1 er échelon, est nommée Directrice de la mobilisation des ressources du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement ;

– Monsieur Noël THIOMBIANO, Mle 216 332 F, Enseignant-chercheur, Professeur titulaire, catégorie P1, est nommé Directeur général du Centre national des œuvres universitaires (CENOU) ;

– Monsieur Vincent SEDOGO, Mle 225 608 Y, Maître de recherche en histoire africaine, catégorie P2, classe exceptionnelle, 3ème échelon, est nommé Secrétaire général de la Commission nationale pour l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) ;

– Monsieur Wendkouni Judicaël DJIGUEMDE, Mle 245 747 P, Enseignant-chercheur, Maître de conférences, catégorie P2, grade initial, 1 er échelon, est nommé Directeur des affaires juridiques et de la coopération ;

– Monsieur Aldjima Matthieu NAMOUNTOUGOU, Mle 241 751 D, Enseignant-chercheur, Maître de conférences agrégé en droit public, est nommé Directeur de l’équivalence et de la reconnaissance des titres et diplômes de l’enseignement supérieur ;

– Monsieur Boonwennesom Telesphore TIENDREBEOGO, Mle 204 413 U, Enseignant-chercheur, catégorie P2, 1er grade, 2 ème échelon, est nommé Directeur des systèmes d’information.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

– Madame Batouré LAMIZANA, Mle 78 665 A, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1 ère classe, 12ème échelon, est nommée Conseiller technique ;

– Monsieur Harouna SANA, Mle 50 295 D, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1 ère classe, 15ème échelon, est nommé Chargé de missions, en remplacement de Monsieur Marius T. Diaboado LOMPO ;

– Monsieur Yemboini Pascal THIOMBIANO, Mle 49 579 H, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1 ère classe, 15ème échelon, est nommé Chargé de missions, en remplacement de Monsieur Barnabé KIEMTAREMBOUM ;

– Monsieur Valentin Hervé Sanyan KAMBIRE, Mle 35 146 T, Professeur certifié, 2 ème classe, 11ème échelon, est nommé Chargé de missions, en remplacement de Monsieur Mohamed Joël KABORE ;

– Monsieur Songré Etienne SAWADOGO, Mle 29 498 S, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 2 ème classe, 11ème échelon, est nommé Chargé de missions, en remplacement de Monsieur Bassana Jonas BAZIE ;

– Monsieur Jean Noël BONKOUNGOU, Mle 360 556 K, Attaché en études et analyses, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Boukary NITIEMA, Mle 88 786 F, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1 ère classe, 9 ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Barnabé KIEMTAREMBOUM, Mle 32 113 E, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1 ère classe, 11ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Yirmalè Frédéric SOME, Mle 98 284 G, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1 ère classe, 3 ème échelon, est nommé Directeur général adjoint de la communication et des médias ;

– Madame Boumnoma Wenddindondé Rosalie SAREMBE, Mle 200 486 H, Administrateur des services touristiques, 1 ère classe, 7 ème échelon, est nommée Chargée d’études ;

– Monsieur Mathias ZANTEA, Mle 48 101 G, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Chargé d’études.

  1. AU TITRE DU SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT ET DU CONSEIL DES MINISTRES

– Monsieur Rayangnéwendé Thierry SONGRE, Mle 110 099 V, Ingénieur de conception informatique, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Chef de département des technologies de l’information et de la communication.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de la Loterie nationale burkinabè (LONAB) au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective ; – de la société AIR Burkina SA au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière. Le Conseil a également procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de la Loterie nationale burkinabè.

  1. MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de la Loterie nationale burkinabè (LONAB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre de la Primature : – Madame Rosalie COMPAORE/NARE, Mle 111 327 D, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective : – Madame Léa, 2 ème jumelle ZAGRE/RIMTOUMDA, Mle 44 056 K, Administrateur des services financiers ;

– Madame Bêloorpuo Diane DABIRE, Mle 104 268 K, Administrateur des services financiers ;

– Monsieur Abdoulaye SENOU, Mle 96 929 M, Inspecteur du trésor. Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Monsieur Hamidou SAWADOGO, Mle 54 620 H, Conseiller en gestion des ressources humaines.

Au titre du Secrétariat général du Gouvernement et du Conseil des ministres : – Monsieur Diaboido Fulbert Désiré COMBARY, Mle 130 555 Z, Magistrat.

Le second décret nomme Madame Léa, 2 ème jumelle ZAGRE/RIMTOUMDA, Mle 44 056 K, Administrateur des services financiers, Présidente du Conseil d’administration de la Loterie nationale burkinabè (LONAB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la société AIR Burkina SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière : – Monsieur Lassiné KABORE, Mle 118 980 J, Conseiller en gestion des ressources humaines ; – Monsieur Hassane Ibrahim KONE, Mle 98 059 P, Ingénieur de l’aviation civile.

Au titre de la Primature : – Monsieur Ousmane ZONGO, Mle 247 912 F, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective : – Monsieur Félix Charles DALLA, Mle 212 272 V, Conseiller en aménagement du territoire et du développement local et régional, en remplacement de Monsieur Martial Wilfried Z. BASSOLET.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE LA SOCIETE AIR BURKINA SA

– Monsieur Paul Yves B. KABORE, Steward/Chef de cabine. Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Daouda OUEDRAOGO, Mle 32 71 P (matricule AFP-PME), Economiste gestionnaire, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises au Conseil d’administration de la société AIR Burkina SA pour une dernière période de trois (03) ans.

Le Porte-Parole du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

Ouagadougou : 8 présumés malfrats arrêtés par la Police nationale

Un pistolet automatique, des armes blanches, des vélomoteurs et divers autres matériels sont, entre autres, les objets saisis des mains d’un réseau d’individus présumés délinquants par le Commissariat de police de l’arrondissement n°07 de la ville de Ouagadougou.

Spécialisée dans les agressions, les vols à main armée et les cambriolages, cette bande forte de huit (08) membres, dont l’âge est compris entre 17 et 22 ans, écumait la ville de Ouagadougou, notamment les quartiers Wemtenga, Dassasgho, la ZAD, Zone 1 et la Zone du bois.

Relativement au mode opératoire du groupe, ses membres effectuaient leurs sorties les nuits en binôme. Armés de pistolets automatiques, d’armes blanches et autres matériels spécifiques pour leurs opérations, ils sillonnaient les artères de la capitale à la recherche d’une cible. Dès qu’ils apercevaient une personne ou un groupe de personnes isolé et dont l’intervention présente moins de risque, ils passaient à l’acte, les tenaient en respect et les dépouillaient de tous objets de valeur et de leur monture. Ils n’hésitaient pas également à s’introduire dans les domiciles et lieux de commerce dès que l’occasion se présentait.

Il est à noter que le groupe, qui a vu le jour en novembre 2022, a à son passif plusieurs cas d’agressions, de vols à main armée et de cambriolages dans les quartiers suscités.

La Police Nationale saisit encore cette occasion pour réitérer ses remerciements à la population pour sa collaboration dans l’accomplissement de ses missions régaliennes de sécurisation. Par ailleurs, elle invite les citoyens à la prudence et à toujours dénoncer les cas suspects aux numéros verts que sont les 17, 16 et 1010.

Burkinanews.info

Burkina Faso : France 24 mise en demeure

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Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a mis en demeure le média français France 24 pour avoir injustement attribué l’expression « groupes rebelles » au gouvernement burkinabè en lieu et place du terme « groupes armés terroristes », informe l’agence d’information du Burkina (AIB). L’injuste expression a été utilisée dans le traitement d’une des informations de France 24 concernant l’enlèvement de la soixantaine de femmes courant mi janvier dans le Nord du Burkina.

Dans sa décision du 7 février 2023, le CSC prévient France 24 qu’en cas de manquement similaire, elle s’exposera à des sanctions de degré supérieur, notamment la suspension de la diffusion de ses programmes au Burkina Faso, peut-on lire sur la page Facebook de l’AIB.

La raison de cet avertissement pour l’organe de contrôle de médias serait l’usage d’expression injuste attribuée au gouvernement Burkinabè. Au lieu de « groupes armés terroristes », France 24 aurait employé une expression qui ne rend pas compte de la réalité du type de guerre dans lequel le Burkina Faso est engagé. Le média français aurait utilisé le terme « rebelles islamiques » pour désigner les terroristes qui avaient enlevé une soixantaine de femmes dans la commune d’Arbinda, dans le Nord du Burkina Faso.

Après Radio France Internationale (RFI), s’est autour de l’autre média français France 24 d’être inquiété sur le sol burkinabè. Ces décisions montrent clairement la position des autorités quant à l’importance du traitement l’information pour sortir le Burkina dans cette situation sécuritaire précaire qu’il traverse depuis près de 8 ans.

Par Nafongon Moussa TRAORE (www.burkinanews.info)

Burkina : les restes de Thomas Sankara et de ses 12 compagnons seront réinhumés au Conseil de l’Entente

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Le gouvernement porte à la connaissance du peuple burkinabè et de l’opinion interafricaine et internationale que la réinhumation des restes mortels du président Thomas Sankara et de ses douze compagnons assassinés le 15 octobre 1987 se déroulera à Ouagadougou sur le site du Mémorial Thomas Sankara (ex-Conseil de l’Entente).

La présente décision est le résultat de concertations au sein des Forces Armées (notamment le Bureau de Garnison de Ouagadougou et la Justice militaire) élargies aux familles des victimes, à la Mairie de Ouagadougou, aux Autorités coutumières et religieuses ainsi qu’au Comité International du Mémorial Thomas Sankara.

Sur décision du juge d’instruction, les corps du président Thomas Sankara et de ses douze compagnons de la Révolution démocratique et populaire (RDP) que sont Paulin Bamouni, Bonaventure Compaoré, Gannoaga Frédéric Kiemdé, Sibiri Patrice Zagré, Christophe Saba, Paténéma Soré, Emmanuel Bationo, Hamado Ouédraogo, Der Somda, Noufou Sawadogo, Wallilaye Ouédraogo et Abdoulaye Gouem avaient été exhumés, le 25 mai 2015, pour les besoins de la procédure judiciaire.

Le procès ayant connu son dénouement, l’étape suivante est la réinhumation des restes mortels des martyrs de la Révolution d’août de manière honorable. Pour ce faire, le Gouvernement, après avoir pris les précautions et obtenu les garanties nécessaires de faisabilité, a déclenché le processus d’organisation des obsèques qui conduira à la réinhumation courant février 2023.

Cette réinhumation se fera selon les rites funéraires coutumiers suivi de cérémonies religieuses et militaires. Par la suite, une cérémonie nationale et internationale d’hommage aux victimes sera organisée le 15 octobre 2023, pour honorer leurs mémoires.

Le Gouvernement remercie tous les acteurs qui ont contribué à cette décision qui respecte à la fois les exigences militaires, coutumières, sécuritaires, communales et techniques. Il reste à l’écoute des familles et se tient aux côtés de l’ensemble du peuple burkinabè pour accomplir ce devoir de mémoire vis à vis du Président du Conseil national de la révolution (CNR) et des 12 autres martyrs du 15 octobre 1987.

Les détails pratiques et le chronogramme du volet organisationnel seront communiqués ultérieurement. L’officier de Garnison de Ouagadougou est à la disposition des familles des défunts pour les détails de l’organisation.

Le Gouvernement invite, les familles des martyrs, les populations vivant au Burkina Faso, les Burkinabè de la diaspora et les amis du Pays des Hommes intègres à une pleine participation aux différentes cérémonies projetées. Il formule le vœu qu’enfin les âmes des disparus reposent en paix sur la terre libre du Burkina.

Service d’information du gouvernement

Université de l’unité africaine de Ouagadougou : Bientôt l’ouverture d’une école doctorale

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L’Université de l’unité africaine (UUA) ex-Institut africain de management (IAM) a signé, jeudi 19 janvier 2023, une convention de partenariat avec l’Université Félix Houphouët Boigny de Côte d’Ivoire. Ce mariage est le point de départ de l’ouverture d’une école doctorale en sciences économique et de gestion.

Le président du Conseil d’administration de l’Université de l’unité africaine (UUA) ex-Institut africain de management (IAM), Amed Moussa Diallo, a réalisé un grand pas dans la réalisation de son rêve, celui de former des docteurs au sein de son université. « Notre ambition aujourd’hui est de former des docteurs puisque nous sommes dans le système LMD. Mais jusqu’à présent, nous n’avons pas d’école doctorale. Nous avons jugé nécessaire d’aller vers une université prestigieuse et expérimentée comme l’université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan (UFHB) qui a plus de 60 mille étudiants et des milliers d’enseignants de rang A et de rang B », a expliqué Amed Moussa Diallo.

Le PCA de l’UUA, Dr Amed Moussa Diallo, lors de la signature de convention entre son université et l’UFHB

Ainsi, à travers la signature de la convention de partenariat, jeudi 19 janvier 2023, avec la prestigieuse Université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan-Cocody, l’Université de l’unité africaine est en passe d’atteindre ses ambitions. Désormais, l’UUA et l’UFHB entretiendront des échanges de programmes de formation. Par ailleurs, la convention prévoit l’accueil des étudiants pour des périodes d’étude, de formation ou de recherche ; l’aide à la relecture des programmes existants, la définition et la mise en place conjointe de nouvelles filières de formation et une possibilité de mobilité d’étudiants entre les deux établissements ; les échanges d’enseignants, d’enseignants-chercheurs et de chercheurs ; ainsi que le développement de programmes et d’activités scientifiques communs tels que les cours, conférences, séminaires, colloques…

Dr Amed Moussa Diallo et Pr Ballo Zié échangeant les parapheurs

« Nous avons en vue l’ouverture d’une école doctorale en sciences économique et de gestion, en marketing et intelligence des affaires. Les échanges ont porté ces principaux points. Nous sommes bien avancés sur ces questions », foi du PCA de l’UUA. Quant au président de l’UFHB, Pr Ballo Zié, il a salué ce nouveau partenariat : « La bonne réputation que vous avez et les liens qui vous unissent avec d’autres universités publiques ont fini par nous convaincre que nous devons signer cette convention ».  Pour sa part, la vice-présidente de l’UFHB, Pr Véronique Yoboué, a indiqué que cette convention est très importante pour les deux universités : « Nous tenons à cette convention avec votre Université. L’UA est une très belle Université. Nous pensons qu’on fera de bonnes choses ensemble. Et que nos différents étudiants, tireront profit de ce partenariat ».

Bientôt, une école doctorale sera ouverte à l’UUA

Le PCA de l’UUA a adressé ses remerciements aux autorités universitaires et politiques de la République de Côte d’ivoire qui ont facilité la signature de la convention. Par ailleurs, il a salué ce partenariat sud-sud qui, a-t-il dit, sera profitable aux deux universités et aux milliers d’étudiants.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkiannews.info)

Meeting soutien à la Transition : « Les gens nous font la guerre par procuration à cause de nos richesses », Alouna Traoré

A l’initiative du mouvement « Les Patriotes du Nord », un meeting de remerciements et de soutien à la Transition a été organisé, samedi 28 janvier 2023, à Ouahigouya, chef-lieu de la région du Nord. Spontanément, des centaines de personnes ont répondu à cet appel.

Après un premier meeting, le 15 janvier 2023, pour interpeller les autorités de la Transition sur la gravité de la situation sécuritaire dans la région du Nord, les ressortissants de ladite région étaient à nouveau réunis à la Place de nation de Ouahigouya, ce samedi 28 janvier 2023. Mais cette fois, le motif était tout autre. Il s’agissait de remercier les autorités de la transition suite à des opérations militaires dont les résultats sont jugés satisfaisants et encourageants qui aura permis de neutraliser des groupes terroristes. Des villes telles que Titao et Sollé ont été ravitaillées en produits de première nécessité.

Les populations ont répondu à l’appel au soutien à la Transition

« Nous sommes sortis ce matin pour manifester notre reconnaissance à Ibrahim Traoré pour avoir répondu à notre cri de cœur que nous lancions en ces lieux, il y a déjà deux semaines. Les choses ont changé. Le pays a connu une mutation », confie le secrétaire général du mouvement « Les Patriotes du Nord », Ali Badra. Et d’avancer que le Burkina Faso est sur la chemin tracé par le père de la Révolution, Thomas Sankara, d’appeler au départ de l’armée française et d’inviter les populations à s’enrôler massivement au sein des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).

Alouna Traoré appelant les populations à soutenir la Transition et le capitaine Traoré

Pour sa part, Alouna Traoré, seul rescapé des événements du 15 octobre 1987, a salué la probité du peuple Yadéga. « Notre soutien au capitaine Traoré ne se marchande pas. C’est de la fermeté, c’est de la sincérité. Nous sommes engagés, nous sommes déterminés jusqu’au dernier Yadéga. Les gens nous font la guerre par procuration, à cause de nos richesses que Dieu nous a accordées. C’est une guerre de libération. L’épreuve et la difficulté appellent la victoire », a-t-il clamé.

Par Wendkouni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Burkina : 11 morts et 11 blessés dans un accident près de Léo

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Un accident de la circulation près de Léo, chef-lieu de la province de la Sissili, a causé la mort de 11 personnes et fait 11 blessés, ce samedi 28 janvier 2023. Selon nos informations, l’accident qui impliquait un camion de transport de marchandises a également causé d’énormes dégâts matériels.

Burkinanews.info

Prix africain du journalisme d’investigation : le Centre national de presse Norbert Zongo dénonce un plagiat

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Le Centre national de presse Norbert Zongo (CNPNZ) a donné des informations sur le prix qui récompense les journalistes d’investigation en Afrique, ce 26 janvier 2023 à Ouagadougou. Le Centre a dénoncé « l’imposture » de son ex-partenaire français Médias et Démocratie qui a lancé un Prix africain du journalisme d’investigation(PAJI) en lieu et place du Prix Africain du Journalisme d’Investigation Norbert Zongo (PAJI NZ).

Le Prix Norbert Zongo du journalisme d’investigation lancé en janvier 1999 est un prix qui récompense les meilleurs journalistes d’investigation sur le continent. A ses débuts, le prix était national. Il s’est ensuite ouvert à l’Afrique de l’ouest puis au continent tout entier. C’est ce qui ressort de cette conférence tenue ce 26 janvier par le Centre National de Presse Norbert Zongo(CNPNZ).

A cette rencontre avec les médias, il était question pour le CNPNZ de clarifier les choses. En effet, et selon le président du comité de pilotage du CNPNZ, en 2021, le prix a changé de dénomination à la demande de Médias et Démocratie (M&D). « Nous nous sommes mis d’accord pour co-organiser le Prix en 2021 et les trois structures (CNPNZ,M&D, CENOZO) ont convenu de ce qui suit :  renommer le prix afin d’avoir un sigle facile à prononcer (au lieu de Prix Norbert Zongo du journalisme d’investigation, ce sera désormais Prix Africain du Journalisme d’Investigation Norbert Zongo (PAJI NZ) ), rendre le prix annuel, en année impaire à Ouagadougou et en année paire, c’est une autre capitale africaine qui reçoit la remise du prix » a-t-il indiqué.

Dans cet accord, c’est Dakar qui devrait recevoir l’édition de 2022. Cette dernière n’a pas pu se tenir car l’ONG M&D ne serait pas satisfaite de l’organisation de 2021. Elle s’est retirée de l’organisation. A en croire les conférenciers, M&D n’a pas accepté participer à la réunion pour dresser un bilan de l’édition. « A la cérémonie de remise (2021), il y a eu quelques couacs liés surtout à la volonté de M&D d’imposer ses points de vue, notamment sa volonté de voir tous les prix d’or remis par la délégation française », ont-ils regretté.

Le présidium en conférence de presse

Dans ce contexte de divorce « unilatéral » de leur partenariat, M&D aurait lancé un prix africain du journalisme d’investigation(PAJI) prévu se tenir à Dakar au Sénégal avec les  partenaires CESTI et Africtivistes. Le CNPNZ dénonce « un plagiat, une imposture et un vol » et se donne les moyens d’éviter ce qu’il appelle en d’autres termes « forfaiture » de la part de l’ONG française. Le président du comité de pilotage du CNPNZ informe qu’ils ont déjà enclenché cette démarche de clarification auprès des partenaires de M&D que sont CESTI ( Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’information) et Afric Tivistes ( association qui plaident pour une meilleure démocratie par le biais des médias). Le dernier se serait déjà retiré et Inoussa et ses camarades en espèrent de même pour le CESTI.

En plus, le CNPNZ se donne les moyens juridiques pour atteindre son objectif. « Le Centre a bien entendu déjà saisi deux cabinets d’avocats, un au Burkina Faso et un autre au Sénégal afin non seulement de réclamer la suspension de ce prix qui a été lancé à Dakar mais aussi de poursuivre l’usurpateur M&D », a fait savoir Inoussa Ouedraogo. Aux autorités sénégalaises, le CNPNZ  appelle a éviter « qu’une telle imposture se déroule sur son territoire »

À l’occasion, le CNPNZ a donné des informations sur la prochaine édition du Prix Africain du Journalisme d’Investigation Norbert (PAJI NZ). En effet et comme à l’accoutumée, l’organisation du Prix se tiendra tous les deux ans. Pour l’année qui court, il sera remis à l’occasion du Festival International de la Liberté d’Expression et de Presse(FILEP) prévu en octobre 2023.

Par Nafongon Moussa TRAORE (www.burkinanews.info)

Mois de l’exemplarité fiscale : l’exemple venu de l’ALT

Ce jeudi 26 janvier 2023, le président de l’Assemblée législative de Transition (ALT), Dr Bougouma a donné l’exemple dans le cadre du mois de l’exemplarité fiscale couvrant la période du 11 janvier au 10 février 2023. Le chef du parlement a honoré ses obligations fiscales pour l’année 2023 : Taxe de Résidence (TDR) et Taxe sur les Véhicules à Moteur (TVM).

« L’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté (Jean-Jacques Rousseau). Le parlement est la fabrique des lois de notre société. C’est nous qui votons les lois qui s’imposent à toute la nation. Au nombre desquelles lois, la loi des finances qui prend en compte les recettes et les dépenses publiques. Il nous paraît donc normal voire impératif de respecter ces lois nous-mêmes avant d’attendre que les autres le fassent. Voilà pourquoi je salue cette heureuse initiative d’organiser une opération de recouvrement des impôts au sein de l’institution parlementaire. L’ensemble des députés et le personnel administratif y adhérent et c’est tout cela va participer à l’effort de guerre et au chantier de développement de notre pays. J’invite les contribuables burkinabè à en faire autant », a-t-il dit.

Source : ALT

Coopération Burkina – France : Paris rappelle son ambassadeur pour « consultations »

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Le ministre français des Affaires étrangères a annoncé ce jeudi 26 janvier le rappel de l’ambassadeur de France au Burkina Faso pour « consultations ».

La France a rappelé son ambassadeur au Burkina Faso, Luc Hallade, pour « mener des consultations ». A l’AFP, le ministre français des Affaires étrangères a justifié ce rappel : « Dans le contexte des derniers développements intervenus au Burkina Faso, nous avons décidé de rappeler notre ambassadeur à Paris pour mener des consultations sur l’état et les perspectives de notre coopération bilatérale ».

Cette annonce intervient au lendemain de l’annonce du retrait des troupes française déployées au  Burkina Faso d’ici un mois. En décembre 2022, le Burkina Faso avait demandé le remplacement de Luc Hallade.

www.burkinanews.info

COMPTE-RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 25 JANVIER 2023

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 25 janvier 2023, en séance ordinaire, de 11 H 00 mn à 15 H 15 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, mis fin à des fonctions et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté quatre (04) rapports. Le premier rapport est relatif à la location de cinq (05) bâtiments au profit de l’Administration. Le Conseil a marqué son accord pour la location des bâtiments suivants en vue d’offrir de meilleures conditions de travail aux agents publics des structures concernées :

– Immeuble de type R+8 sis à Ouagadougou, pour une superficie de 4 552,84 m2 et d’une capacité d’accueil de 67 bureaux au profit du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions ;

– Immeuble de type R+1 sis à Ouagadougou, pour une superficie de 487,41 m2 et d’une capacité d’accueil de 11 bureaux au profit du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité ;

– Immeuble de type R+1 sis à Bobo-Dioulasso, pour une superficie de 607,86 m2 et d’une capacité d’accueil de 08 bureaux au profit du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective ;

– Immeuble de type R+1 sis à Ouagadougou, pour une superficie de 907,542 m2 et d’une capacité d’accueil de 10 bureaux au profit de la Présidence du Faso ;

– Immeuble de type R+7 sis à Ouagadougou, pour une superficie de 5 042,7 m2 et d’une capacité d’accueil de 14 bureaux modulables, de 10 bureaux, de 06 magasins au profit du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale.

Le Conseil a également instruit le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective de procéder à une évaluation du taux d’occupation des bâtiments loués au profit de l’Administration et de prendre les dispositions pour lui soumettre un plan de construction de nouveaux bâtiments administratifs dans les meilleurs délais.

Le deuxième rapport est relatif à la situation économique et financière du Burkina Faso en 2022 et les perspectives sur la période 2023-2025. L’activité économique et la gestion des finances publiques en 2022 ont été marquées par la crise russo-ukrainienne, les tensions géostratégiques et la résurgence de nouvelles variantes de la COVID-19.

Au plan national, on note la persistance des attaques terroristes, le déplacement interne massif des populations et ses conséquences humanitaires et l’avènement de transitions politiques. Sur la base des dernières estimations, l’activité économique a enregistré une décélération du rythme de sa croissance pour s’établir à 2,7% en 2022 contre 6,9% en 2021. Quant aux secteurs tertiaire et primaire, ils ont affiché des progressions respectives de 6,3% et 4,9% en 2022.

La valeur ajoutée du secteur secondaire a enregistré une baisse de 4,3% en 2022 après une croissance de 8,3% en 2021. Pour l’ensemble de l’année 2022, l’inflation est ressortie en moyenne annuelle à 14,6% contre 3,9% en 2021.

Les recettes au 31 décembre 2022 se situent à 2 541,9 milliards F CFA, soit 21,1% du PIB. Comparées au niveau de réalisation de 2 189,1 milliards F CFA (19,3% du PIB) en 2021, ces recettes connaissent une progression de 16,1%.

Les dépenses ont été exécutées à hauteur de 2 601,8 milliards F CFA à fin octobre 2022 contre 2 254,7 milliards F CFA en 2021 à la même période, soit une progression de 347,1 milliards F CFA. Au total, à fin décembre 2022, l’exécution des dépenses a progressé de 8,3% pour se chiffrer à 3 140,1 milliards F CFA. A fin décembre 2022, l’encours total de la dette publique est projeté à 7 095,6 milliards F CFA contre 5 998,3 milliards F CFA à la même date en 2021.

Sous les hypothèses d’une accalmie des tensions géopolitiques au niveau international, d’une amélioration de la situation sécuritaire nationale, d’un climat socio-politique apaisé et d’une pluviométrie favorable sur la période 2023-2025, l’activité économique devrait retrouver un certain dynamisme. Pour atténuer les risques éventuels sur les perspectives de croissance, l’accent sera mis sur le renforcement de la gouvernance politique et des réformes institutionnelles ainsi qu’une mobilisation des ressources internes à travers l’accélération de la modernisation des procédures de recouvrement et la poursuite de la lutte contre la fraude, le faux et la corruption.

Le troisième rapport est relatif à l’organisation d’une opération de contrôle de présence, de service fait et des éléments de rémunération des agents de l’Etat. Cette opération qui s’inscrit dans le cadre des mesures d’assainissement du fichier de paie se fait chaque cinq (05) ans au plus, conformément à la norme Programme d’examen des dépenses publiques et d’évaluation de la responsabilité financière (PEFA). Elle vise également à s’assurer de la réalité des effectifs payés et de la régularité des éléments de rémunération perçus par chaque agent. Le Conseil a instruit les ministres chargés du dossier de prendre les dispositions nécessaires en vue de la mise en œuvre effective de cette opération.

Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant adoption du Plan d’actions pour la stabilisation et le développement. Le Plan d’actions pour la stabilisation et le développement 2023-2025 sera l’instrument central d’opérationnalisation de la Politique nationale de développement durant la Transition. Il est bâti autour des quatre (04) piliers suivants :

– la lutte contre le terrorisme et la restauration de l’intégrité territoriale ;

– la réponse à la crise humanitaire ;

– la refondation de l’Etat et l’amélioration de la gouvernance ;

– la mise en œuvre de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale.

Le Plan d’actions pour la stabilisation et le développement vise à prendre en compte les engagements du Chef de l’Etat et les nouvelles orientations de l’action gouvernementale. Le coût global du Plan d’actions pour la stabilisation et le développement s’élève à 7 654,854 milliards F CFA. Il est financé à hauteur de 40,91% (soit 3 131,737 milliards F CFA) sur ressources propres, de 32,19% (soit 2 464,359 milliards F CFA) par les autres ressources dont 13% pour les prêts et 19% pour les subventions. Le besoin de financement s’élève à 2 058,757 milliards F CFA.

L’adoption de ce décret permet de disposer d’un Plan d’actions pour la stabilisation et le développement en vue d’ouvrir les concertations avec les partenaires au développement pour son financement.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques. L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques d’assurer efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2022-0996/PRES-TRANS/PM du 02 décembre 2022 portant attributions des membres du Gouvernement et du décret n°2022-0055/PRES-TRANS/PM/SGG-CM du 20 avril 2022 portant organisation-type des départements ministériels.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SOLIDARITE, DE L’ACTION HUMANITAIRE, DE LA RECONCILIATION NATIONALE, DU GENRE ET DE LA FAMILLE

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille. L’adoption de ce décret permet au ministère de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille d’assurer efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2022-0996/PRES-TRANS/PM du 02 décembre 2022 portant attributions des membres du Gouvernement et du décret n°2022-0055/PRES-TRANS/PM/SGG[1]CM du 20 avril 2022 portant organisation-type des départements ministériels.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a fait au Conseil une communication relative à l’organisation par le Burkina Faso de la 44ème session ordinaire du Conseil d’administration du Centre régional africain d’administration du travail (CRADAT) prévue du 1 er au 03 février 2023 à Ouagadougou. Le CRADAT est une institution interafricaine chargée de la formation, du recyclage et du perfectionnement des cadres de l’administration du travail. L’organisation de la 44ème session du CRADAT réunira une cinquantaine de participants composés des ministres chargés du travail des dix-huit (18) Etats membres et d’experts. Cette session du Conseil d’administration du Centre régional africain d’administration du travail est placée sous le très haut patronage de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Chef de l’Etat.

II.2. Le ministre du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises a fait au Conseil deux (02) communications.

La première communication est relative à l’organisation de la 16ème édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) et de la 10ème conférence des ministres du Comité de coordination pour le développement et la promotion de l’artisanat africain (CODEPA). Placé sous le thème « Artisanat africain, levier de développement et facteur de résilience des populations », le SIAO se tiendra du 27 janvier au 05 février 2023. En marge du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou, il se tiendra du 26 au 28 janvier 2023 la 10ème conférence des ministres du CODEPA. Cette conférence constitue un cadre de concertation, de réflexion et d’actions pour le développement, la promotion et la coordination des programmes de l’artisanat dans les Etats africains membres.

La seconde communication est relative au bilan de la 4ème édition de la Semaine de l’industrie Burkinabè (SIB), tenue les 1 er et 2 décembre 2022 à Bobo-Dioulasso. La Semaine de l’industrie Burkinabè a pour objectif principal la promotion de la transformation des matières premières locales, gage de l’émergence d’une économie locale. La 4ème édition de la SIB s’est matérialisée par la tenue d’un panel, la remise des prix « étalon de l’industrie burkinabè » et la visite d’entreprises industrielles. Le premier prix « étalon d’or de l’industrie burkinabè » a été décerné à la société SN-CITEC, spécialisée dans la production des huiles SAVOR, SAVON CITEC, aliments pour bétail et des tourteaux de graine de coton. A l’issue des travaux, des recommandations ont été faites pour la poursuite des initiatives de promotion des produits locaux, l’instauration d’un prix en matière de recherche et innovation dédié aux jeunes entrepreneurs industriels et l’assainissement de la gestion des zones industrielles.

III. NOMINATIONS ET FIN DE FONCTIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Monsieur Amadou OUEDRAOGO, Mle 227 573 T, Commissaire de police, catégorie 1, 1er grade, 2ème échelon, est nommé Chef de Cabinet du ministre délégué ;

– Madame Masso ZOUNGRANA/OUATTARA, Mle 30 699 J, Contrôleur général de police, catégorie 1, 4ème grade, 4ème échelon, est nommée Conseiller technique du ministre délégué ;

– Monsieur Jean OUEDRAOGO, Mle 217 561 Y, Commissaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 1er échelon, est nommé Conseiller technique du ministre délégué ;

– Monsieur Wendinmanegdé Emmanuel ZONGO, Mle 227 558 S, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2 ème grade, 3ème échelon, est nommé Directeur de la coopération internationale.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

– Madame Madiara SAGNON/TOU, Mle 52 151 G, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 11ème échelon, est nommée Chargée de missions ;

– Monsieur Adama ILBOUDO, Mle 49 336 J, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie A1, grade intermédiaire, 4ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Augustin KOUELA, Mle 91 250 R, Inspecteur des impôts, 1 ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur des services fiscaux à la Direction générale des impôts ;

– Monsieur Jean YAMEOGO, Mle 53 591 J, Inspecteur des impôts, 1 ère classe, 9ème échelon, est nommé Conseiller fiscal auprès de la Société nationale Burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) ;

– Monsieur Kiswende-sida Richard YAMEOGO, Mle 257 161 F, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de la prospective, de la planification et du suivi-évaluation ;

– Monsieur Daouda Emmanuel GO, Mle 55 736 M, Inspecteur des impôts, 1 ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur régional des impôts de la Boucle du Mouhoun.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

– Madame Flore KOURAOGO/ZOUNDI, Mle 207 049 R, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, catégorie N, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice de l’administration et des finances du Centre hospitalier universitaire Yalgado OUEDRAOGO ;

– Monsieur Bertrand SAWADOGO, Mle 200 261 R, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Agence nationale de gestion des soins de santé primaires.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

– Monsieur Sâamdpawendé Constant Franck Olivier TAPSOBA, Economiste-consultant, est nommé Directeur de Cabinet.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

– Monsieur Baowendneré Tanguy KABORE, Mle 345 856 C, Informaticien, 1 ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur des systèmes d’information ;

– Monsieur Hyacinthe Wendpanga Bonnaventure ILBOUDO, Mle 104 807 H, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5 ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics ;

– Monsieur Abdel Aziz KONATE, Mle 05 075 Y, Cadre supérieur en géo information, 1 ère classe, 5 ème échelon, est nommé Directeur de la cartographie du territoire à l’Institut géographique du Burkina (IGB).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

– Monsieur Adama FOFANA, Mle 324 121 X, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CENAMAFS).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’HABITAT

– Monsieur Christian OUEDRAOGO, Mle S00 08, Juriste, catégorie 08, 19ème échelon, est nommé Directeur général du Centre de Gestion des Cités (CEGECI) ;

– Monsieur Boureima OUATTARA, Mle 235 945 J, Inspecteur des impôts, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général de la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR).

  1. AU TITRE DU SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT ET DU CONSEIL DES MINISTRES

– Monsieur Abdoul Karim OUEDRAOGO, Mle 82 926 Z, Professeur certifié des lycées et collèges, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Barké OUEDRAOGO, Mle 277 991 N, Professeur certifié des lycées et collèges, 1 ère classe, 2ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Hampouguini Jean Parfait OUOBA, Mle 304 125 H, Administrateur civil, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommé Chef de Département des études et de la planification.

III.2. FIN DE FONCTIONS

Le Conseil a mis fin aux fonctions des personnes ci-après :

AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Monsieur Placide NIKIEMA, Mle 130 181 E, Magistrat, Conseiller spécial ;

– Monsieur Bolo SANOU, Mle 516 464 Y, Cadre supérieur de banque, Conseiller spécial du Président du Faso ;

– Monsieur Simplice Honoré GUIBILA, Mle 25 773 E, Conseiller des affaires étrangères, Conseiller spécial du Président du Faso pour les questions diplomatiques ;

– Monsieur Salifou SANGARE, Mle 41 351 L, Enseignant-chercheur, Conseiller spécial en charge des questions politiques ;

– Monsieur Ousseni ILLY, Mle 241 749 J, Maître de conférences agrégé en Droit public, Conseiller spécial chargé des questions de gouvernance ;

– Monsieur Amadou Aristide OUEDRAOGO, Mle 273 429 B, Conseiller en étude et analyse, Conseiller ;

– Monsieur Sidsoré Abdoul Kader OUEDRAOGO, Officier, Chargé de Missions.

Le Porte-parole du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

Procès en appel affaire SITAB : Youssef Omaïs condamné à 12 mois fermes et près de 4 milliards FCFA de dommages et intérêts

L’ex-directeur général de la Société industrielle de transformation d’acier au Burkina (SITAB), Youssef Omaïs, a été reconnu coupable d’abus de confiance, ce 23 janvier 2023 par la Cour d’appel de Ouagadougou. En conséquence, il a été condamné à une peine de 36 mois dont 12 mois de prison ferme et 3 milliards 784 millions 3137 francs CFA de dommages et intérêts.

Après plusieurs années de procès, c’est enfin la fin du feuilleton opposant les propriétaires de la Société industrielle de transformation d’acier au Burkina (SITAB) à l’ancien directeur général de la boite, Youssef Omaïs. Après le déroulé du procès, le 28 novembre 2022, le verdict du procès en appel de l’affaire SITAB avait été renvoyé à ce 23 janvier 2023.

Dès l’ouverture, il a fallu moins d’heure à la Cour pour prononcer le verdict. Si le procureur avait requis trois ans de prison ferme pour l’ex-DG et 7,5 milliards de francs CFA de dommages et intérêts, la cour n’a pas été aussi sévère. Statuant publiquement, contradictoirement, en matière de répression des infractions économiques et financières et en dernier ressort, la Cour a déclaré l’appel de la partie civile recevable aussi bien en la forme qu’au fond.

Du verdict

Requalifiant les faits d’abus de biens sociaux reprochés à Youssef Omaïs en abus de confiance, elle l’a déclaré coupable mais prononcé la relaxe pour les co-accusés Fadwa Omaïs, Ramez Omaïs et Habib Souhel pour infraction non constituée. « En répression, la Cour condamne Omaïs Youssef à une peine d’emprisonnement de 36 mois dont 12 mois ferme et à une amende d’un million de francs CFA », a dit le président de la Cour.

Par ailleurs, il a décerné un mandat de dépôt contre Omaïs Youssef. « La Cour reçoit la constitution de partie civile de la SITAB et la déclare partiellement fondée. En conséquence, condamne Omaïs Youssef à lui payer la somme de 3 milliards 784 millions 3137 FCFA à titre de dommages et intérêts outre celle de 3 millions de FCFA au titre des frais exposés et non compris dans les dépens », a décidé la Cour. Par ailleurs, l’ex-DG de la SITAB a été condamné aux dépens.

A l’annonce du verdict, c’était le soulagement et le sentiment que justice avait été rendue dans le camp de la partie civile, même si les propriétaires de la SITAB espéraient une peine de prison et surtout une amende plus importantes.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Gestion des conflits : Le Médiateur du Faso recueille les orientations du gouvernement

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Le Médiateur du Faso, Fatimata Sanou/Touré, a rendu une visite de courtoisie au Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambéla, le 19 janvier 2023. La responsable de cet organe de médiation a saisi l’occasion pour recueillir les orientations du chef de gouvernement sur le programme d’activités 2023 de son institution.

Le médiateur du Faso est un organe très sollicité, surtout ces dernières années par les citoyens. En 2022, plusieurs centaines de dossiers ont été traités et des activités en rapport avec la cohésion sociale et les conflits communautaires ont été menées. Pour l’année 2023, les ambitions de l’institution sont encore énormes.

« Nous avons fait le point de nos activités de l’année 2022 au Premier ministre en termes de médiation et de l’implication de notre institution dans de nombreux conflits communautaires. C’est aussi l’occasion pour nous de prendre ses orientations, dans le sens d’améliorer la cohésion sociale », a indiqué Madame Sanou. Elle a aussi informé le Premier ministre que son institution a permis de désamorcer d’énormes conflits, grâce à la médiation, sans passer par la voie judiciaire. Ce qui est de l’avis de madame le médiateur, très positif pour la paix et la cohésion sociale.

Des dossiers sont toujours en traitement dans les bureaux de son institution dont les plus significatifs sont des dossiers de médiation qui concernent les enseignants du primaire, les médecins, la Mairie de Ouagadougou et les marchands de bétail, dans le cadre de l’aménagement de la nouvelle gare construite à Ouaga Inter, à en croire madame Sanou.

Le Premier ministre a salué la démarche du Médiateur du Faso qui lui a permis d’avoir une meilleure lisibilité des actions que mène cette institution. Il a souhaité que l’institution s’autosaisisse dans de nombreuses situations conflictuelles, comme c’est le cas à l’ONATEL et au ministère de l’énergie, entre autres.

Le Premier ministre a aussi souligné que l’institution manque de visibilité et c’est à eux, de travailler pour leur meilleure visibilité. « Pour amener les gens vers le médiateur, il faut que les gens sachent au préalable qui est le médiateur », a fait remarquer le chef du gouvernement. Il a aussi suggéré une meilleure décentralisation du Médiateur du Faso, afin de permettre aux citoyens de faire le choix entre la médiation et la voie judiciaire, pour résoudre les conflits.

Le Premier ministre à l’issue des échanges, a encouragé le Médiateur du Faso et sa délégation. Il les a invités à s’impliquer davantage dans la lutte contre le terrorisme et éventuellement les cas de conflits sur les sites des personnes déplacées internes, afin de restaurer la cohésion sociale dans notre pays.

DCRP/Primature

Priorités de la Transition : Le nouvel administrateur du Burkina Faso à la BAD échange avec le Premier ministre

Le Premier ministre, Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambéla, a reçu en audience, monsieur Désiré Guedon, administrateur de la Banque africaine de développement (BAD) pour 8 pays, dont le Burkina Faso. Monsieur Guedon est venu recueillir les orientations et les instructions des autorités burkinabè, dans le cadre de l’exercice de son mandat.

Le Burkina Faso est un actionnaire et investisseur à la BAD. Depuis 2022, c’est un nouvel administrateur, Monsieur Désiré Guedon qui le représente, ainsi que 7 autres pays. Afin d’assurer efficacement son mandat, l’Administrateur représentant le Burkina est venu échanger avec les autorités burkinabè.

« Je suis venu en mission de consultation au Burkina Faso. Car je représente ce pays dans les instances de décision de la BAD. Je suis venu afin de recueillir leurs orientations et instructions pour défendre les intérêts du Burkina Faso au sein de la BAD », a soutenu l’Administrateur Guedon. Il a aussi rassuré le Burkina de l’accompagnement de son institution dans les différents chantiers et défis que le pays traverse.

A l’issue de son exposé, le chef du Gouvernement a signifié que la BAD devrait fournir davantage d’efforts dans le domaine du développement. En effet, selon lui, tous les continents se développent, excepté le continent africain. « Nous nous demandons si vous êtes une institution de développement ou une structure de mystifications ». Pour Me Kyelem, la BAD, en plus des autres acteurs, doit œuvrer, afin d’impulser véritablement le développement dans le continent noir.

En ce qui concerne le Burkina Faso, les orientations sont claires, selon le Premier ministre. « L’attitude actuelle du Burkina Faso, c’est la restauration de la paix et l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Les accompagnements de la BAD dans ces domaines sont les bienvenus. Mais, nous ne souhaitons pas des prêts. Car, selon les instructions du chef de l’État Ibrahim Traoré, nous travaillons à éviter l’endettement du pays. Aussi, nous ne souhaitons pas les lourdeurs dans le traitement des dossiers, car tout est urgent pour nous », a-t-il affirmé.

Des dossiers du Burkina Faso sont en instance à la BAD, selon l’Administrateur. Il s’agit des dossiers en rapport avec la construction d’infrastructures, des projets de développement dans le cadre de l’agriculture, de la santé, de l’éducation. « Mon souhait est l’aboutissement de ces dossiers. La BAD doit être une banque pour les pauvres et non pour une catégorie donnée de personnes », a conclu le Premier ministre.

DCRP/Primature

COMPTE-RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 18 JANVIER 2023

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 18 janvier 2023, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 10 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Apollinaire Joachimson KYELEM de TAMBELA, Premier ministre, Chef du Gouvernement, par délégation du Président de la Transition. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, à des révocations et autorisé des missions à l’étranger.

I.DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.

Le premier décret porte institution de la carte d’affiliation des transporteurs routiers à la Caisse nationale de sécurité sociale. Ce décret est une relecture du décret n°98-097/PRES/PM/METSS du 18 mars 1998 portant institution de la carte d’affiliation des transporteurs routiers à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Il permet de prendre en compte tout autre agent chargé du contrôle en plus des agents de sécurité. L’adoption de ce décret permet de renforcer la protection sociale des transporteurs routiers et de se conformer aux dispositions de la loi n°004-2021/AN du 06 avril 2021 portant régime de sécurité sociale applicable aux travailleurs salariés et assimilés au Burkina Faso.

Le deuxième décret porte fixation du taux d’appel des cotisations au titre du régime de sécurité sociale applicable aux travailleurs salariés et assimilés au Burkina Faso. Ce décret est une relecture du décret n°2003-252/PRES/PM/MTEJ du 20 mai 2003 portant fixation du taux d’appel des cotisations du régime de sécurité sociale. Ce décret permet le réaménagement des taux d’appel à cotisations concernant les employeurs. L’adoption de ce décret permet de maintenir l’équilibre des branches et d’assurer la pérennité financière du régime de sécurité sociale géré par la CNSS, conformément aux dispositions de la loi n°004-2021/AN du 06 avril 2021.

Le troisième décret porte fixation de l’âge de départ à la retraite des travailleurs salariés et assimilés. Ce décret est une relecture du décret n°2005-024/PRES/PM/MTEJ/MFB du 31 janvier 2005 portant fixation de l’âge de départ à la retraite des travailleurs salariés et assimilés. L’adoption de ce décret permet de se conformer aux dispositions de la loi n°004-2021/AN du 06 avril 2021.

Le quatrième décret porte définition et sanctions des contraventions aux dispositions de la loi n°004-2021/AN du 06 avril 2021 portant régime de sécurité sociale applicable aux travailleurs salariés et assimilés au Burkina Faso. Les dispositions de cette loi stipulent que le non-versement des cotisations dans les délais, le non-respect des calendriers de paiement et du délai imparti pour l’exécution de la mise en demeure, constituent des infractions qui sont sanctionnées par une contravention. L’adoption de ce décret permet l’application de la loi n°004-2021/AN du 06 avril 2021 portant régime de sécurité sociale applicable aux travailleurs salariés et assimilés au Burkina Faso.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume-Uni auprès du Burkina Faso, avec résidence à Bamako au Mali. Le Conseil a marqué son accord pour la nomination dudit ambassadeur.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte règlementation des ouvertures de comptes auprès des institutions financières au profit des structures publiques. Ce décret vise la mise en œuvre de la principale recommandation issue du rapport des missions effectuées dans les établissements bancaires du 04 au 29 avril 2022 et relative au recours de certaines structures publiques à ces banques pour y loger des fonds publics. La nouvelle règlementation vise à privilégier la politique de la centralisation des fonds au Trésor public et à faciliter le contrôle des activités financières des organismes subordonnés. L’adoption de ce décret permet de conformer la gestion des fonds publics aux nouvelles dispositions règlementaires en vigueur dans notre pays.

Le second décret est relatif à la modification du décret n°2019- 0575/PRES/PM/MINEFID/MATDC portant régime financier et comptable des collectivités territoriales du Burkina Faso. Ce décret vise à rendre opérationnelle la directive n°01/2011/CM/UEMOA portant régime financier et comptable des collectivités territoriales au sein de l’Union économique et monétaire Ouest africaine relative à la modernisation de la gestion des finances locales. L’adoption de ce décret permet de rendre régulières les opérations financières et comptables des collectivités territoriales effectuées de 2020 à 2022 sur la base du décret n°2006-204/PRES/PM du 15 mai 2006 portant régime financier et comptable des collectivités territoriales au Burkina Faso.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

Le Conseil a adopté un décret portant règlementation de la pharmacie hospitalière au Burkina Faso. Ce décret est une relecture du décret n°2000-008/PRES/PM/MS du 26 janvier 2000 portant organisation de la pharmacie hospitalière. Il vise à adapter la pharmacie hospitalière aux nouveaux enjeux de prise en charge des malades. L’adoption de ce décret vise à améliorer l’accès aux produits de santé aux patients hospitalisés et/ou suivis en ambulatoire dans les hôpitaux publics ou privés à des coûts réduits.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or de la société BOUERE-DOHOUN GOLD OPERATION (BDGO) SA dans la commune de Houndé, province du Tuy, région des Hauts-Bassins. La durée de renouvellement du permis d’exploitation est de 5 ans dont deux (02) ans d’exploitation effective. Les trois (03) autres années seront consacrées aux travaux de préparation, de réhabilitation et de fermeture de ladite mine. Les réserves minières sont estimées à 1,75 tonne d’or brut avec une teneur moyenne de 1,8 gramme par tonne et couvrent une superficie de 5,473 km². Les recettes prévisionnelles au profit du budget de l’Etat sont estimées à trois milliards cent vingt-quatre millions six cent cinquante mille (3 124 650 000) F CFA. Pour le fonds minier de développement local, il est attendu une contribution de quatre cent cinq millions soixante-dix-huit mille neuf cent soixante (405 078 960) F CFA durant la vie du projet. Le Conseil a marqué son accord pour le renouvellement du permis d’exploitation industrielle de la mine d’or à la société BOUERE-DOHOUN GOLD OPERATION SA.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de la Santé et de l’hygiène publique a fait au Conseil une communication relative au plan de préparation et de riposte à une éventuelle épidémie de méningite en 2023 au Burkina Faso. Ce plan vise à réduire la morbidité et la mortalité dues à la méningite au Burkina Faso en 2023. Il permettra entre autres, le renforcement de la surveillance épidémiologique à tous les niveaux, le pré-positionnement des médicaments, réactifs et consommables, la constitution d’un stock de sécurité en vaccins et consommables, la prise en charge précoce des cas selon les protocoles révisés avec les médicaments pré-positionnés, la vaccination réactive de masse gratuite en cas d’épidémie, le renforcement de la communication au profit de la population et la vaccination en stratégie fixe et en stratégie avancée. La mise en œuvre de ce plan est évaluée à trois milliards trente-sept millions six cent quarante-trois mille trois cent quatre-vingt-quatorze (3 037 643 394) F CFA.

II.2. Le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière a fait au Conseil une communication relative à l’incident survenu consécutivement à l’effondrement le 30 décembre 2022, d’une dalle en cours de coulage sur un bâtiment de l’aéroport international de Ouagadougou Donsin. Dès la survenue du drame qui a causé la mort de sept (07) personnes et occasionné six (06) blessés, le Gouvernement a dépêché une équipe sur les lieux pour évaluer la situation, soutenir les familles des victimes et s’assurer de la prise en charge effective des blessés. Une cellule de crise a été mise en place pour suivre l’évolution de la situation, apporter assistance aux familles des victimes et faciliter les expertises. Le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ziniaré s’est saisi du dossier et les investigations se poursuivent pour situer les responsabilités.

II.3. Le ministre du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises a fait au Conseil une communication relative à la situation à mi-parcours de la campagne cotonnière 2022-2023 et de la préparation de la prochaine campagne 2023-2024. La campagne cotonnière 2022-2023 est marquée par une flambée exceptionnelle des prix des engrais sur les marchés. Pour pallier cette situation, la filière coton a bénéficié d’une subvention sur les prix des intrants (engrais et insecticides) à hauteur de 76,8 milliards F CFA dont 72,8 milliards F CFA de subvention accordée par l’Etat burkinabè. A l’échelle nationale, la production de coton graine conventionnel pour la campagne 2022-2023 atteindrait 482 585 tonnes, soit une baisse de 7% par rapport à la campagne précédente. Les superficies emblavées sont de 617 607 hectares, soit une hausse de 4%. Les rendements moyens connaissent une baisse de 10% et se situent à 781 kilogrammes par hectare. Faisant suite aux infestations massives de jassides observées au cours de cette campagne 2022-2023 dans les pays de la sous-région, le Programme régional de production intégrée de coton en Afrique (PR-PICA) a initié une rencontre extraordinaire des principaux acteurs de la filière coton autour de ladite problématique du 14 au 17 novembre 2022 à Lomé au Togo. Les départements ministériels concernés par la problématique des jassides engageront des concertations urgentes à l’effet d’obtenir une dérogation pour l’utilisation des produits identifiés (GRACIA 10 EC, JACOBIA et Flonicamide 050 WG) pour lutter contre les jassides pendant la prochaine campagne 2023-2024.

II.4. Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à l’organisation d’un Colloque sur « Média, Culture, Tourisme et Résilience » qui se tiendra du 20 au 21 janvier 2023 à Ouagadougou. Ce colloque a pour objectif d’instruire les acteurs sectoriels sur leurs missions en temps de crise, les édifier en tant que parties prenantes à la mise en œuvre des différentes stratégies de reconquête du territoire national, de la réconciliation nationale, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. Placé sous le thème « l’engagement des acteurs culturels et des médias pour la prévention de la stigmatisation et la radicalisation en vue de la lutte contre l’extrémisme violent », cette rencontre vise également à susciter l’engagement patriotique des acteurs et à dégager des solutions idoines au regard des enjeux et défis pour une résilience durable.

III. NOMINATIONS ET REVOCATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

  1. AU TITRE DE LA PRIMATURE

Pour le compte du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) : – Monsieur Pasteur PODA, Maître de conférences, Enseignant-chercheur, Docteur en sciences de l’ingénieur, spécialité télécommunications, est nommé Membre pour un mandat de six (06) ans, en remplacement de Monsieur Issoufou SEYNOU.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Monsieur Daouda OUEDRAOGO, Mle 279 333 A, Administrateur civil, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommé Secrétaire général de l’Office national d’identification (ONI) ;

– Monsieur Pinguedwendé Thiéry COMPAORE, Mle 59 880 R, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur administratif et financier de l’Office national d’identification ;

– Monsieur Seydou TRAORE, Mle 119 410 J, Commissaire de police, catégorie 1, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Personne responsable des marchés de l’Office national d’identification ;

– Monsieur Abdoul Karim ZONGO, Mle 54 578 B, Administrateur civil, est nommé Secrétaire général de la Région du Sahel.

Les personnes dont les noms suivent sont nommées au poste de Haut-Commissaire de province :

– Monsieur Siaka SANOU, Mle 104 425 L, Administrateur civil, est nommé Haut-Commissaire du Boulkiemdé, Région du Centre-Ouest ;

– Monsieur Koutoukou Laurent KONTOGOM, Mle 118 964 P, Administrateur civil, est nommé Haut-Commissaire du Passoré, Région du Nord ;

– Monsieur Adama KOUSSOUBE, Mle 105 190 K, Administrateur civil, est nommé Haut-Commissaire du Yagha, Région du Sahel. Les personnes dont les noms suivent sont nommées au poste de Secrétaire général de province :

– Monsieur Adama DIALLO, Mle 200 298 N, Administrateur civil, province du Nayala, Région de la Boucle du Mouhoun ;

– Monsieur Adams DAVOU, Mle 200 295 R, Administrateur civil, province du Ziro, Région du Centre-Ouest ;

– Monsieur Drissa OUEDRAOGO, Mle 278 979 V, Administrateur civil, province de la Komondjari, Région de l’Est ;

– Monsieur Bassama KO, Mle 105 187 H, Administrateur civil, province du Kénédougou, Région des Hauts-Bassins ;

– Monsieur Sibiri Boukary KABORE, Mle 247 527 Y, Administrateur civil, province du Séno, Région du Sahel.

Les personnes dont les noms suivent sont nommées au poste de Préfet de département :

– Monsieur Daouda Soungalo ZERBO, Mle 324 694 G, Administrateur civil, Département de Bana, province des Balé ;

– Monsieur A. L. Manacounou SIENOU, Mle 98 037 Y, Secrétaire administratif, Département de Mangodara, province de la Comoé ;

-Monsieur Sidiaswêdin Jean Baptiste OUEDRAOGO, Mle 229 893 N, Administrateur civil, Département de Pabré, province du Kadiogo ;

– Monsieur Sylvain ROUAMBA, Mle 74 689 A, Secrétaire administratif, Département de Zamo, province du Sanguié ;

– Monsieur Loti Alfred ZERBO, Mle 203 226 X, Secrétaire administratif, Département de Biéha, province de la Sissili ;

– Monsieur Salam MARANE, Mle 357 527 D, Secrétaire administratif, Département de Ziou, province du Nahouri ;

– Monsieur Kader Théodore Kiswendsida ZOUNGRANA, Mle 312 228 R, Secrétaire administratif, Département de Bartiébougou, province de la Komondjari ;

– Monsieur Fernand Wenceslas Yicimbalo N’DO, Mle 303 943 M, Administrateur civil, Département de Bokin, province du Passoré ;

– Monsieur Ousmane TRAORE, Mle 91 959 N, Secrétaire administratif, Département de Samba, province du Passoré ;

– Monsieur Sougrenoma Hamado BOUGMA, Mle 324 791 G, Secrétaire administratif, Département de Kaïn, province du Yatenga ;

– Madame Adigou Adissa ABOUDOU SAMADOU, Mle 304 149 M, Administrateur civil, Département de Kalsaka, province du Yatenga ;

– Monsieur Inoussa TAO, Mle 324 082 J, Secrétaire administratif, Département de Sampelga, province du Séno ;

– Monsieur Bessomba Abel KAFANDO, Mle 116 981 Z, Secrétaire administratif, Département de Pobé-Mengao, province du Soum.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

– Monsieur Léopold Tonguenoma BONKOUNGOU, Mle 59 721 U, Ministre Plénipotentiaire, 1 ère classe, 11ème échelon, est nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire près du Royaume de Belgique, Représentant permanent auprès de l’Union Européenne ;

– Monsieur Patoinmedegba Cyr Robert OUEDRAOGO, Mle 118 861 G, Conseiller des affaires étrangères, 1 ère classe, 8ème échelon, est nommé Ministre Conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à Libreville au Gabon ;

– Monsieur Antoine BADO, Mle 229 941 Y, Conseiller des affaires étrangères, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Monsieur Emmanuel COMPAORE, Mle 118 852 C, Ministre Plénipotentiaire, 1 ère classe, 8ème échelon, est nommé Chargé d’études.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

– Madame Brigitte Marie Suzanne W. COMPAORE/YONI, Mle 59 641 G, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 10ème échelon, est nommée Chargée de missions ;

– Monsieur Mamadou SERE, Mle 39 652 W, Inspecteur des impôts, 1 ère classe, 11ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur B. Saidou DIALLO, Mle 228 312 W, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Monsieur Rabaswendé Jean OUEDRAOGO, Mle 212 546 K, Conseiller en économie et développement, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Madame Minata OUATTARA, Mle 91 245 E, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 10ème échelon, est nommée Directrice de l’exécution budgétaire ;

– Monsieur Réné TASSEMBEDO, Mle 208 083 V, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur des réformes budgétaires ;

– Monsieur Ali ZONGO, Mle 245 195 T, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional du budget des Cascades ;

– Monsieur Seydou OUEDRAOGO, Mle 104 656 X, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur régional du budget du Centre ;

– Monsieur Léopold M’Wintouro HIEN, Mle 245 178 J, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional du budget des Hauts-Bassins ;

– Madame Fanta Maïmouna KAFANDO, Mle 104 809 Y, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice régionale du budget du Nord ;

– Monsieur Hansébane SON, Mle 52 158 X, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 14ème échelon, est nommé Inspecteur technique principal du Budget ;

– Monsieur Ningdou Juste YAMEOGO, Mle 46 244 V, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur du contrôle des marchés publics et des engagements financiers de l’Office national du contrôle des aménagements et des constructions (ONC-AC) ;

– Monsieur Ben Ismaël Aimé OUATTARA, Mle 212 309 M, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 7 ème échelon, est nommé Directeur de la coordination des projets et programmes et du partenariat ;

– Monsieur Boureima BARRY, Mle 00 90 116 A, Ingénieur des travaux statistiques, 1ère classe, 7 ème échelon, est nommé Directeur des statistiques sectorielles et de l’évaluation ;

– Monsieur Moumouni Amadé SORO, Mle 208 006 Y, Inspecteur des impôts, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur des affaires immobilières de l’Etat.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

– Monsieur Moussa OUEDRAOGO, Mle 130 328 X, Magistrat, catégorie P5, 1er grade, 4ème échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;

– Monsieur Honoré Grégoire KARAMBERY, Mle 92 574 D, Inspecteur de sécurité pénitentiaire divisionnaire, 1ère classe, 1 er échelon, est nommé Directeur général de l’Ecole nationale de la Garde de sécurité pénitentiaire ;

– Monsieur Etienne KANGAMBEGA, Mle 222 271 C, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, 1ère classe, 1 er échelon, est nommé Directeur régional de l’administration pénitentiaire du ressort de la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso ;

– Monsieur Etienne KAGAMBEGA, Mle 222 272 J, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, 1ère classe, 1 er échelon, est nommé Directeur régional de l’administration pénitentiaire du ressort de la Cour d’appel de Fada N’Gourma.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

– Monsieur Noé Antonéwendé TOUGOUMA, Mle 130 527 A, Magistrat, 2 ème grade, 3ème échelon, est nommé Conseiller technique, en remplacement de Monsieur Anfana TRAORE ;

– Monsieur Yaya TRAORE, Mle 241 860 R, Maître de conférences en informatique, est nommé Secrétaire permanent de l’innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SOLIDARITE, DE L’ACTION HUMANITAIRE, DE LA RECONCILIATION NATIONALE, DU GENRE ET DE LA FAMILLE

– Monsieur Soumèla SAKHO, Mle 46 405 C, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 8 ème échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;

– Monsieur Karim ZINA, Mle 51 706 J, Administrateur des affaires sociales, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Secrétaire général ;

– Madame Assétou SAWADOGO/KABORE, Mle 220 416 K, Conseiller d’éducation féminine, 1 ère classe, 8ème échelon, est nommée Conseiller technique ;

– Madame Ursule KABORE/BOUDA, Mle 27 834 G, Administrateur des affaires sociales, 1 ère classe, 16 ème échelon, est nommée Conseiller technique ;

– Madame Flavie Apolline KABRE/OUEDRAOGO, Mle 35 801 G, Administrateur des affaires sociales, 1 ère classe, 11ème échelon, est nommée Directrice générale de l’Institut national de formation en travail social (INFTS) ;

– Monsieur Paul KINDA, Mle 51 985 L, Administrateur des affaires sociales, 1 ère classe, 13ème échelon, est nommé Inspecteur général des services ;

– Monsieur Lassané DANGO, Mle 91 668 J, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics ;

– Monsieur Toro II DRABO, Mle 58 565 N, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des finances et de la comptabilité du Fonds national de solidarité et de la résilience sociale.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

– Monsieur Brice Wilfried BICABA, Mle 105 003 V, Médecin de santé publique, option épidémiologie et biostatistique, catégorie U, 1ère classe, 9 ème échelon, est nommé cumulativement Directeur général de la santé et de l’hygiène publique et Responsable du Programme budgétaire « Santé publique » ;

– Monsieur Wasso Wenceslas KOITA, Mle 212 353 V, Conseiller en économie et développement, 1 ère classe, 8 ème échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire « Pilotage et soutien » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;

– Madame Hawa KONE, Mle 49 464 F, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1 ère classe, 9 ème échelon, est nommée Directrice générale du Centre hospitalier universitaire de Tengandogo ;

– Madame Nessiné Nina KORSAGA/SOME, Mle 104 441 R, Professeur titulaire hospitalo-universitaire de dermatologie-vénérologie, catégorie P1, 1er échelon, est nommée cumulativement Directrice générale de l’offre de soins et Responsable du Programme budgétaire « Offre de soins » ;

– Monsieur Zakariya YABRE, Mle 108 954 P, Pharmacien spécialiste en gestion des approvisionnements pharmaceutiques et logistique de santé, catégorie P, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire « Accès aux produits de santé » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de l’accès aux produits de santé ;

– Monsieur Guillaume OUANDE, Mle 97 481 S, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Office de santé des travailleurs (OST).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

– Monsieur Hadi Honoré YONLI, Mle 97 521 K, Economiste, 1 ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur général du Commerce ;

– Monsieur Hamadou PARE, Communicateur, est nommé Directeur de la Communication et des relations presse.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

– Monsieur Aimé Wendpanga NONGKOUNI, Ingénieur du génie civil, est nommé Directeur général de l’Agence nationale d’encadrement des exploitations minières artisanales et semi mécanisées (ANEEMAS) ;

– Monsieur Tobouré GANDRE, Mle 208 016 M, Inspecteur du trésor, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur général de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

– Monsieur Pierre ZANGRE, Mle 39 107 T, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1 ère classe, 7 ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Madame Félicité OUEDRAOGO/ROAMBA, Mle 30 566 E, Conseiller d’éducation, 1 ère classe, 9ème échelon, est nommée Chargée d’études.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Koussao SOME, Mle 43 357 K, Maître de recherche en génétique et amélioration des plantes, catégorie P2, est nommé Conseiller technique, en remplacement de Monsieur Roger Honorat Charles NEBIE ;

– Monsieur Gnidouba Roger LANOU, Mle 271 353 F, Enseignant-chercheur, catégorie P3, 2ème échelon, est nommé Conseiller technique, en remplacement de Monsieur Tindaogo VALLEAN ;

– Monsieur Nicolas BARRO, Mle 49 403 G, Professeur titulaire, catégorie P1, classe exceptionnelle, 2ème échelon, est nommé Conseiller technique, en remplacement de Monsieur Jules André ILBOUDO ;

– Monsieur Abdoulaye OUATTARA, Mle 35 155 T, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 3ème classe, 7ème échelon, est nommé Chargé de missions.

M.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

– Monsieur Rakissaguinda Paul OUEDRAOGO, Mle 117 003 H, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Pamoussa OUEDRAOGO, Mle 46 066 U, Inspecteur principal des eaux et forêts, catégorie 1, classe A, 5ème échelon, est nommé Secrétaire permanent du Conseil national pour le développement durable (SP-CNDD) ;

– Monsieur Pascal ZONGO, Mle 334 266 Y, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’HABITAT

– Monsieur Diodama Gaston KABORE, Mle 000 026 D, Ingénieur de conception en génie civil, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général de l’Agence de conseil et de maîtrise d’ouvrage déléguée en bâtiment et aménagement urbain (ACOMOD-BURKINA).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

– Monsieur Hamed dit Patindeba Patric LEGA, Mle 117 353 Y, Economiste Planificateur, 1 ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur général du Bureau Burkinabè du droit d’auteur (BBDA) ;

– Monsieur Ousséna Abraham ABASSAGUE, Mle 212 535 N, Conseiller des affaires culturelles, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général du Centre national du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA) ;

– Monsieur Mambourou SOMA, Mle 225 862 X, Conseiller des affaires culturelles, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;

– Monsieur Raphaël KAFANDO, Mle 224 693 B, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1 ère classe, 6 ème échelon, est nommé Directeur général de la communication et des médias ;

– Monsieur Touha Maba David GANOU, Mle 88 793 H, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1 ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur général de la Société Burkinabè de télédiffusion (SBT) ;

– Monsieur Bely Hermann Abdoul-Karim NIANGAO, Mle 216 684 N, Conseiller en gestion du patrimoine culturel, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur du patrimoine culturel ;

– Madame Salamata Josée Laurence ZOUNGRANA/OUEDRAOGO, Mle 50 570 H, Conseiller des affaires culturelles, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommée Directrice du livre et de la lecture publique ; – Monsieur Iwine Alain SOME, Mle 272 935 H, Inspecteur du trésor, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des affaires administratives et financières de l’Office national du tourisme Burkinabè (ONTB) ; – Madame Rita Diane Wendbala SANWIDI, Mle 104 111 G, Administrateur du cinéma et de l’audiovisuel, 1 ère classe, 8ème échelon, est nommée Directrice du Centre national de formation en artisanat d’art Birgui Julien OUEDRAOGO (CNFAA-BJO) ;

– Monsieur Aboubacar Armand BOCOUM, Mle 225 840 L, Conseiller en gestion du patrimoine culturel, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de l’éducation et de la formation artistiques et culturelles ;

– Monsieur Boundjoa Mickael LOMPO, Mle 216 682 L, Conseiller en gestion du patrimoine culturel, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des arts de la scène, plastiques et appliqués ;

– Monsieur Wendpagnagdé Evariste KABORE, Mle 216 769 H, Conseiller en gestion du patrimoine culturel, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de la bibliothèque nationale ;

– Madame Noëlie CONGO/SALOUKA, Mle 216 714 W, Conseiller des affaires culturelles, 1 ère classe, 3 ème échelon, est nommée Directrice du développement des industries culturelles et créatives ;

– Monsieur Jean Yves BAYALA, Mle 41 570 T, Professeur de musique, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de l’Institut national de formation artistique et culturelle (INAFAC) ;

– Monsieur Fousséni MIEN, Mle 225 825 A, Ingénieur du cinéma, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur du cinéma et de l’audiovisuel.

III.2. REVOCATIONS

Le Conseil a mis fin aux fonctions des personnes ci-après et décidé de leur rappel à l’administration centrale :

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

– Monsieur Seydou SINKA, Mle 59 727 V, Ambassadeur, relevé de ses fonctions d’Ambassadeur représentant permanent du Burkina Faso auprès de l’Organisation des Nations unies à New York ;

– Madame Pulchérie TAPSOBA/LAGWARE, Mle 59 661 D, Inspecteur du trésor, relevé de ses fonctions de Trésorier auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à Ottawa (Canada) ;

– Monsieur Gnagré KOSSE, Mle 105 163 E, Conseiller des affaires étrangères, relevé de ses fonctions de Ministre Conseiller à l’Ambassade du Burkina Faso à Addis-Abeba en Ethiopie.

III.3. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF), du Fonds Burkinabè de développement économique et social (FBDES) et de l’Ecole nationale des douanes (END) au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective ;

– de la société minière ROXGOLD SANU SA au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières ;

– de l’Université virtuelle du Burkina Faso au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Le Conseil a également procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de l’Ecole nationale des régies financières.

  1. MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

– Madame Clotilde Honorine KY/NIKIEMA, Mle 34 033 R, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Monsieur Achille Augustin DIENDERE, Mle 245 743 H, Maître de conférences agrégé en Economie, en remplacement de Monsieur Mamadou TOE.

Le deuxième décret nomme Madame Clotilde Honorine KY/NIKIEMA, Mle 34 033 R, Administrateur des services financiers, Présidente du Conseil d’administration de l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Madame Céline YONABA/COULIBALY.

Le troisième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds Burkinabè de développement économique et social (FBDES) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CONSEIL NATIONAL DU PATRONAT BURKINABE (CNPB)

– Monsieur Dieu-Donne Hubert MILLOGO, Administrateur de société.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DU FBDES

– Monsieur Eric OUEDRAOGO, Mle 20 34 O, Comptable.

Le quatrième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des douanes (END) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CORPS PROFESSORAL DE L’ECOLE NATIONALE DES DOUANES

– Monsieur Emmanuel NACOULMA, Mle 49 356 F, Inspecteur principal des douanes.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’ECOLE NATIONALE DES DOUANES

– Monsieur Noufou BEBANE, Mle 49 379 R, Contrôleur des douanes.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ELEVES DE L’ECOLE NATIONALE DES DOUANES

– Monsieur Yamba François BOUDA, Mle 102 883 R, Contrôleur des douanes, pour la durée de son mandat de délégué général.

  1. MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Daouda KIRAKOYA, Mle 46 272 A, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de la société minière ROXGOLD SANU SA pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Olivier B. SAWADOGO.

  1. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Renan Ernest TRAORE, Mle 119 746 D, Enseignant-chercheur, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration de l’Université virtuelle du Burkina Faso pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Adjima THIOMBIANO.

Le Porte-parole du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

Ouaga : Le présumé assassin de la dame et de son bébé arrêté

Dans une publication en date du 17 janvier 2023, la Police nationale lançait un appel afin d’aider ses services à appréhender un individu fugitif suspecté d’être impliqué dans l’assassinat d’une dame et son bébé.

Grâce à la prompte collaboration des uns et des autres, le suspect a été localisé et arrêté par la Brigade anti-criminalité (BAC) dans un quartier à Ouagadougou. La Police nationale remercie toutes les bonnes volontés grâce auxquelles l’interpellation a été possible.

Ce résultat vient témoigner encore une fois de la bonne collaboration et du ferme engagement des populations autour des services de sécurité en général et la Police Nationale en particulier.

Ensemble, nous pouvons bouter l’insécurité hors de nos cités.

La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

Burkinanews.info

Coopération bilatérale : Ouagadougou et Ankara pour une relation diplomatique plus forte

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La ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, S.E Madame Olivia R. ROUAMBA a discuté dans la soirée du 16 janvier 2023 avec l’ambassadrice de Turquie au Burkina Faso, S.E Madame Nilgün ERDEM ARI.
« Nous avons passé en revue tous les domaines de la relation bilatérale entre nos deux Etats à savoir la formation, l’éducation, le commerce, la culture et la sécurité », a déclaré l’ambassadrice turque à sa sortie d’audience.

La diplomate turque a relevé l’excellence des relations entre le Burkina Faso et la Turquie et s’est réjouie des échanges fructueux qu’elle a eu avec la cheffe de la diplomatie burkinabè.

Les deux personnalités ont fait le tour des dossiers d’intérêts communs.
Elles ont exprimé la ferme volonté de raffermir les liens avec en perspectives des rencontres techniques afin d’évaluer et réajuster au mieux les points de la coopération entre le Burkina Faso et la Turquie.

DCRP/MAECR-BE

Lutte contre le terrorisme : le monde des affaires solidaire du gouvernement de la Transition

Le Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambèla, s’est entretenu ce 16 janvier 2023 dans l’après-midi, avec une délégation de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF), conduite par son président, Mahamadi Savadogo. La délégation est venue féliciter le Chef du Gouvernement et lui présenter ses vœux de nouvel an d’une part, et d’autre part, affirmer son engagement à accompagner les nouvelles autorités dans leurs missions, notamment la reconquête du territoire national.

Le Premier ministre, tout en rappelant l’importance du monde des affaires dans l’économie burkinabè, a reconnu que le contexte national, caractérisé par des attaques terroristes, n’est guère  favorable à son essor. Qu’à cela ne tienne, dira-t-il, la mission primordiale de la Transition est de restaurer la sécurité et la paix, condition sine qua non à tout développement.

Le monde des affaires est au Burkina Faso comme partout ailleurs au monde, un puissant moteur de développement. Cette assertion ne peut être vraie que lorsque les acteurs qui l’animent, vivent dans une atmosphère apaisée et sereine. C’est ce que la délégation de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) est venue réaffirmer ce 16 janvier 2023 au Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambèla.

Pour Mamadi Sanoh, porte-parole de la délégation de la faitière du secteur privé burkinabè, le monde des affaires contribue pour 96% à la création d’emplois au Faso et sa contribution aux recettes de l’Etat est évaluée à 90%. Ces chiffres témoignent de l’importance de ce secteur à la vie de la Nation et « mérite respect et considération ».

Tout en reconnaissant que la situation d’insécurité qui caractérise le Burkina Faso depuis sept ans maintenant n’est pas sans conséquence sur le monde des affaires, M. Sanoh dira à Me Kyelem de Tambèla que les différents acteurs sont résilients. En effet, ils œuvrent depuis lors, à l’approvisionnement régulier du pays. La CCI-BF note avec satisfaction que les nouvelles mesures prises par les autorités actuelles augurent des lendemains meilleurs, avec le retour de la sécurité et la reprise des affaires.

Photo de famille à l’issue de la rencontre

Pression fiscale, morosité économique, dégradation du climat des affaires, baisse des financements extérieurs,  telles sont quelques préoccupations de la faitière du secteur privé burkinabè. Ces acteurs restent convaincus que la nouvelle dynamique pourra contribuer à inverser la tendance. En attendant, ils ont soumis un certain nombre de doléances au Chef du Gouvernement.

Ce sont, entre autres, l’assainissement du domaine de la concurrence et du milieu des affaires, la sécurisation de certains axes routiers, la mise en place d’un Fonds de relance économique dans les zones fortement touchées par le terrorisme, la mise en place d’un guichet unique du centre des affaires, une relecture du code du travail qui fait la part belle aux travailleurs au détriment de l’employeur, l’acquisition d’un domaine à Tanghin Dassouri pour la construction d’un port sec multimodal…

A toutes ces préoccupations et attentes, le Premier a dit avoir pris bonne note et beaucoup appris. Pour Me Kyelem de Tambèla, les opérateurs économiques burkinabè jouent pleinement leur partition dans l’effort de guerre sollicité par le Président Ibrahim Traoré. Il a donné l’assurance à ses hôtes, que le nouveau dispositif mis en place, avec des équipements en cours d’acquisition, donneront des résultats. Il les a néanmoins exhortés à poursuivre sur cet élan, car sans la paix et la sécurité, point d’affaires et donc point de développement.

Le Chef du Gouvernement a aussi partagé avec les hommes d’affaires, sa vision du développement. Pour lui, les acteurs économiques devraient travailler à créer et à consolider un capitalisme national, animé par des Burkinabè patriotes, qui travaillent pour des Burkinabè  et en mettant un accent particulier sur la production et la consommation nationales.

Justement dans le slogan « produisons et consommons local », le Premier ministre a laissé entendre, qu’une politique de promotion du pagne « Faso Danfani » sera mise en œuvre, afin de valoriser le textile local. Ainsi, l’armée, les corps paramilitaires et même les élèves, pourront se vêtir avec ce pagne qui fait la fierté burkinabè.

A l’issue des échanges qualifiés de très fructueux, les deux parties ont jugé nécessaire, d’envisager d’autres rencontres, afin d’arrondir les angles.

DCRP/Primature

Roch Nagalo du SYNATCOMB : « Je n’ai pas pris 5 F, au contraire j’ai mis plus de 900 millions dedans »

Trois jours durant, les membres du bureau national et les différents responsables régionaux du Syndicat national des commerçants du Burkina (SYNATCOMB) ont fait le bilan des activités des cinq dernières années. Le moment également pour le secrétaire général national, Roch Donatien Nagalo, de répondre à « certaines rumeurs » qui ont circulé ces derniers jours sur sa personne.

Secrétaires régionaux, délégués d’arrondissements, présidents des marchés et yaars étaient tous réunis, du 11 au 13 janvier 2023, autour des membres du bureau national du Syndicat national des commerçants du Burkina (SYNATCOMB) pour éplucher le activités menées ces cinq dernières années. Pour le secrétaire général national, Roch Donatien Nagalo, malgré les difficultés du pays, le bilan n’est pas si alarmant. Aussi a-t-il annoncé une meilleure réorganisation des différentes structures du syndicat, la mise en place d’outils innovants pour le développement pour le développement de leurs activités.

Ainsi, Roch Donatien Nagalo a laissé entendre que la Société coopérative de solidarité commerciale (SOCSOCOM) mise en place a permis de financer au total 2 286 commerçants pour un montant d’un peu plus de 876 millions de francs CFA en plus des différentes sessions de formation organisées à leur profit. « Nous avons également pu accompagner 24 000 producteurs durant deux ans en vue de transformer l’agriculture ».

Réagissant aux rumeurs de détournement qui ont fait suite à sa nomination comme ministre en charge du commerce, le SG du SYNATCOMB s’est expliqué : « Nagalo n’a pas pris 5 francs de quelqu’un. Au contraire, j’ai mis plus de 900 millions. Nous avons aussi créé une brigade de veille citoyenne et de contrôle anti-fraude. Je pense qu’un syndicat qui veut voler l’argent des gens ne va pas créer une brigade pour contrôler », a-t-il poursuivi. A l’en croire, certaines personnes ayant pris des prêts n’ont pas pu rembourser leurs dettes. Il a donc fallu que le SYNATCOMB endosse cela.

Ainsi, plus de deux milliards sont attendus dans les caisses de la structure. Mais ajoute-il, les preuves de sa gestion et de tout ce qu’il avance sont disponibles. Seulement, il n’a pas voulu faire un bras de fer et préféré démissionner car, dit-il, ce n’est pas seulement en tant que ministre qu’on peut servir son pays.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Demande de départ de l’ambassadeur Luc Hallade : la voie diplomatique privilégiée pour traiter la question

La secrétaire d’Etat française, Chrysoula Zacharopoulou, en visite à Ouagadougou, a animé un point de presse ce mardi 10 janvier 2023. Plusieurs sujets comme la demande de départ de l’ambassadeur français et la supposée présence de Wagner au Burkina ont été abordés.

La secrétaire d’Etat française, Chrysoula Zacharopoulou, dit être venue à Ouagadougou pour apporter un message de la France au Burkina Faso. « La France reste engagée sur tous les plans, dans les formes que souhaite le peuple burkinabè », a-t-elle rassuré. « Aucune personne ne peut dicter son choix au Burkina », a-t-elle insisté. Chrysoula Zacharopoulou a laissé entendre que les deux parties ont convenu d’avancer ensemble.

La question de la supposée présence du groupe militaire privé russe Wagner a été abordée par la secrétaire d’Etat française, Chrysoula Zacharopoulou. D’abord, elle s’est montrée mesurée : « Je ne suis pas ici pour parler d’hypothèses ». Ensuite, elle a tenu à clarifier : « Je ne parle pas à la place des autorités du Burkina. (…) L’envie de mon pays, c’est de poursuivre et renforcer ce partenariat ». Cependant, elle a prévenu que « chaque choix a ses conséquences ».

Comme il fallait s’y attendre, la question de la lettre adressée par le Burkina Faso aux autorités françaises pour demander le remplacement de l’ambassadeur Luc Hallade a été également abordée. A cette requête, la secrétaire d’Etat a invité le président de la Transition. Elle a assuré que les deux parties ont convenu de traiter cette question de façon diplomatique. « Nous avons convenu de traiter ce sujet en bonne entente et dans les formes diplomatiques », a-t-elle assuré.

Par Franck KONATE (www.burkinanews.info)

 

Coopération Ouaga-Moscou : Vers le renforcement du partenariat

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S.E Madame Olivia ROUAMBA a échangé dans la soirée du 09 Janvier 2023 avec l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Burkina Faso, S.E Monsieur Alexey SALTYKOV.

Les deux diplomates ont abordé des sujets d’actualités et d’intérêts concernant les rapports bilatéraux entre leurs Etats. « Avec S.E Madame Olivia ROUAMBA, nous avons exploré des domaines tels que la politique, la défense, l’économie, des sujets importants et pour lesquels la Russie se tient disposée à accompagner les autorités de la Transition burkinabè », a laissé entendre S.E Monsieur Alexey SALTYKOV qui souligne également que la Fédération de Russie a toujours entretenu de bonnes relations en bilatéral avec le Burkina Faso depuis son accession à l’indépendance.

 

Les deux diplomates ont abordés plusieurs sujets d’actualité

Ouagadougou et Moscou sont résolument tournés vers le renforcement de leur partenariat et cela se fera par des actions concrètes ont convenu les parties. Elles restent unanimes que cette coopération prendra l’allure souhaitée par les deux pays avec l’installation effective des ambassades respectives dans les deux capitales.

DCRP/ MAECR -BE

Affaire « prêts véhicules » : voici la liste des députés et les montants de leurs dettes

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Ils sont au total 134 député des 7e et 8e législatures à être concernés pour le remboursement des « prêts véhicules ». Ils sont sommés de rembourser la somme globale de 1 milliard 491 millions 995 mille francs CFA conformément à l’injonction de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC). Découvrez sur les listes suivantes, les noms des députés et les montants de leurs dettes.

www.burkinanews.info

Incitation à la haine sur la toile : le gouvernement met en garde

« Le Gouvernement regrette profondément les propos haineux ou aux relents ethnicistes constatés ces derniers temps sur les réseaux. Ces dérives se sont amplifiées depuis la survenue du drame de Nouna où environ une trentaine de nos compatriotes ont perdu la vie dans la nuit du 30 au 31 décembre 2022… »

Le communiqué du gouvernement sur l’incitation à la haine et à la violence

Dans ce communiqué signé su porte-parole du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le gouvernement burkinabè dit « condamner sans détour l’apologie de la terreur » et « met en garde les personnes qui se rendront coupables d’incitation à la violence et la haine ».

Burkinanews.info

Me Hermann Yaméogo : « Le capitaine Traoré a battu tous les records du pire»

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Les militants et sympathisants de l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD) ont présenté leurs vœux à leur président le 7 janvier 2023 à Ouagadougou. En retour, Me Hermann Yaméogo a saisi l’occasion pour souhaiter que la sécurité revienne au Burkina.

Les militants et sympathisants de l’UNDD étaient au domicile de leur président pour sacrifier à la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux du nouvel an à leur président, Me Hermann Yaméogo. Prenant la parole, Me Hermann Yaméogo a remercié ses militants et sympathisants qui sont restés fidèles au parti.

Ensuite, le président de l’UNDD a dépeint une situation peu reluisante du Burkina, critiquant au passage la Transition, notamment son président, le capitaine Ibrahim Traoré. Il s’est voulu clair arguant que le capitaine Traoré n’a pas fait mieux que le lieutenant-colonel Damiba. « En trois mois, le capitaine Traoré n’a pas fait mieux que le lieutenant-colonel Damiba. Il a même battu tous les records du pire », a-t-il affirmé. Me Hermann Yaméogo a rappelé que le président Ibrahim Traoré avait donné 3 mois pour ramener la sécurité, qu’en huit mois le président Damiba n’a pu réaliser.

Pour lui, la transition est dans le divertissement, car le pays est en train d’être envahi. Selon ses propos, l’ancien président, le lieutenant-colonel Sandaogo Damiba était plus ouvert aux suggestions et aux contributions que le capitaine Traoré. Selon lui, le problème fondamental du Burkina, c’est le terrorisme et seule l’unité peut vaincre ce phénomène. Aussi, le président de l’UNDD a signifié que de plus en plus, l’on assiste à l’apparition de pseudo-révolutionnaires, de l’intégrisme religieux, du sectarisme ethnique.

Sur ce point, le président de l’UNDD a laissé entendre qu’il faut tirer sur la sonnette d’alarme sur les exactions faites contre la communauté peule. « Toutes les conditions sont en train d’être réunies pour un génocide avec le massacre des peuls », a-t-il alerté. C’est pourquoi il appelle à la cohésion, à l’unité de tous les Burkinabè pour vaincre le terrorisme.

Par Franck KONATE (www.burkinanews.info)

Côte d’Ivoire : Graciés, les 46 militaires ivoiriens de retour au bercail

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Graciés par le président de la Transition malienne, vendredi, les 46 militaires ivoiriens ont regagné Abidjan, samedi 7 janvier 2023. Ils ont été accueillis à l’aéroport international Felix Houphouët Boigny, par le président Alassane Ouattara et plusieurs membres de son gouvernement.

Après six mois passés en détention, les 46 militaires ivoiriens arrêté en juillet 2022 ont regagné leur pays. Ils ont été accueillis à leur descente d’avion par le président Alassane Ouattara et un parterre d’officiels dont vice-président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, le Premier ministre Patrick Achi, le Président de l’Assemblée nationale, Adama Bictogo, des membres du Gouvernement ainsi que la haute hiérarchie militaire.

Le président Alassane Ouattara posant avec les 49 militaires précédemment détenus au Mali

« Je garderai ce drapeau, en souvenir de votre courage et de votre patriotisme. Merci d’avoir fait honneur au drapeau », a lancé Alassane Ouattara avant de confier aux soldats qu’ils n’avaient rien à se reprocher. « La diplomatie a payé. Nous avons préféré cela. Nous avons estimé qu’avec un pays frère, il n’y a pas autre issue que celle-là. Quelles que soient les incompréhensions, les frères arrivent toujours à se comprendre et à se retrouver. Je souhaite que ce pays frère retrouve la paix. Il fallait tout faire pour maintenir ces liens séculaires. Maintenant que cette crise est derrière nous, nous pourrons reprendre nos relations normales avec le pays frère du Mali qui a besoin de nous et dont nous aussi avons besoin », a poursuivi le président ivoirien.

Il a remercié le médiateur de cette crise, le président togolais Faure Gnassingbé qui a assuré la médiation dans cette crise ainsi qu’au président en exercice de la CEDEAO, Umaro Sissoco Embaló, et au Secrétaire général de l’ONU, António Guterres.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Interdiction de la vente du carburant dans les bidons : des stations services fermées

Depuis plusieurs jours, les services de contrôle du ministère en charge du commerce sont sur le terrain pour contrôler les stations-service.
Ce samedi 7 janvier 2023 aux environs de 19h, les agents de contrôle ont scellé une station d’essence dans le quartier Nioko 2 qui vendait le carburant dans des bidons et des barriques, toute chose contraire aux termes du communiqué du ministre en charge du commerce datant du 29 décembre 2023.

DCRP MDICAPME

Nouvelle pénurie de carburant : la SONABHY dément la rumeur

Dans un communiqué publié sur sa page Facebook ce samedi 7 janvier 2022, la SONABHY dénonce une rumeur propagée sur les réseaux sociaux et annonçant une pénurie de carburant. Cette situation, regrette la nationale des hydrocarbures, a entraîné une ruée des consommateurs vers les stations services.

« Ces rumeurs pourraient être l’œuvre de citoyens mal intentionnés dans le but d’entretenir la spéculation sur le carburant », soupçonne la SONABHY. C’est pourquoi elle « invite les consommateurs à ne faire confiance qu’aux informations officielles et à rester calmes et vigilants face à ces alertes montées de toutes pièces ».

La SONABHY rassure l’ensemble des Burkinabè que l’approvisionnement des distributeurs se poursuit normalement. En tout état de cause, rassure-t-elle, « les services compétents ont été saisis afin de démasquer les auteurs de ces publications infondées et ceux qui les relaient ». « Ils se verront appliquer la rigueur de la loi », conclut-elle.

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Burkina : 679 structures éducatives fermées entre fin novembre et fin décembre 2022

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Selon le rapport statistique mensuel de données de l’éducation en situation d’urgence du 31 décembre 2022, 679 structures éducatives fermées entre fin novembre et fin décembre 2022.

Le nombre d’enseignants affectés est passé de 28 409 en fin novembre à 31 594 en fin décembre 2022.

Pour ce qui concerne le nombre d’élèves affectés par les crises sanitaire, sécuritaire et les catastrophes naturelles, il est passé de 977 187 en fin novembre à 1 076 155 en fin décembre 2022.

Selon le rapport, la réouverture des établissements fermés est en baisse, le nombre passant de  275 en fin novembre à 264 en fin décembre 2022.

Le nombre d’établissements délocalisés, lui, passe de 315 en fin novembre à 373  en fin décembre 2022.

Les établissements d’accueil des élèves déplacés internes, eux, sont passés de 6 459 en fin novembre à 6 707 en fin décembre 2022.

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Mali : Assimi Goïta gracie les 49 soldats ivoiriens

Condamnés à 20 ans de prison, les 46 soldats ivoiriens arrêtés en juillet 2022 ont été graciés, vendredi 6 janvier, par le colonel Assimi Goïta, président de la Transition malienne. Ces militaires avaient été arrêtés au Mali en juillet.

C’est la fin d’un long feuilleton qui aura duré six mois et mis sous tension les relations entre le Mali et la Côte d’Ivoire. Arrêtés en juillet 2022, les 49 militaires ivoiriens avaient été traités de mercenaires et traités de mercenaires par les autorités maliennes qui les accusaient de vouloir fomenter un coup d’Etat contre le régime de Transition.

Si les trois femmes du groupe ont été mises en liberté provisoire, les 46 autres ont été jugé et condamnés à 20 ans de réclusion criminelle pour « crimes d’attentat et de complot contre le gouvernement, atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat, détention, port et transport d’armes et de munitions de guerre ».

https://twitter.com/MaliMaeci/status/1611471046883872769

Ce 6 janvier, le colonel Assimi Goïta a décidé de gracier l’ensemble des 46 soldats puisque les trois dames avaient été condamnées à la perpétuité par contumace. Cette grâce a été accordée une semaine (22 décembre) après une visite officielle à Bamako d’une délégation ivoirienne conduite par le ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara. A cela s’ajoute la médiation menée par le président togolais Faure Gnasssingbé qui était en visite officielle au cours de laquelle il a plaidé pour une solution apaisée avec la libération via une grâce présidentielle des 46 soldats ivoiriens.

« Par décret n°2023-0002/PT-RM du 06 janvier 2023, SE le Colonel Assimi Goïta, président de la Transition, Chef de l’Etat a accordé sa grâce avec remise totale de peines aux 49 soldats ivoiriens condamnés par la justice malienne (…) »

Après leur libération, les 46 soldats ivoiriens devraient rejoindre leur pays dans les prochaines heures.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Tueries de Nouna : le MBDHP condamne des exécutions sommaires

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Dans la déclaration qui suit, le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) condamne les tueries survenues dans les secteurs 4 et 6 de Nouna, le 31 décembre 2022.

« Dans la nuit du 29 au 30 décembre 2022, le quartier-général (QG) de la confrérie des dozos de Nouna a subi une attaque terroriste. Selon les informations recueillies par le MBDHP, l’attaque n’a heureusement causé aucune perte en vie humaine mais a engendré des dégâts matériels.

A la suite de cette attaque, des personnes identifiées par des témoins comme étant des volontaires pour la défense de la patrie (VDP) de Nouna, ont mené nuitamment des opérations de représailles dans les secteurs 4 et 6 de la ville, majoritairement habités par des membres de la communauté peulh. Ces représailles ont duré plusieurs heures sans que les FDS et autres autorités locales n’interviennent pour protéger les personnes ciblées, abandonnées à leurs bourreaux. De sources officielles, ces opérations ont coûté la vie à vingt-huit (28) personnes, pour la plupart tuées par balles.

Le MBDHP condamne fermement l’attaque subie par le QG de la confrérie des Dozos, ainsi que les tueries ciblées qui s’en sont suivies. Il présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés de ces graves évènements.
Une fois de plus, notre pays et son peuple sont endeuillés par des actes effroyables, dignes de films d’horreur et qui traduisent l’inhumanité de leurs commanditaires et auteurs.

Les premiers éléments recueillis suite aux tueries de Nouna indiquent que les suppliciés ont été froidement abattus chez eux parce que soupçonnés, sans éléments de preuve tangibles, d’être de mèche avec des groupes armés terroristes.
Ces tueries rappellent celles de Yirgou, Arbinda, Kain-Ouro, Barga, Nagaré, Natiembouri, Foutouri, Kelbo, Kantari, Nadiaboanli, Dablo, Gondékoubé, Zimtenga, Salmossi, Ouragou-Boungou, Hallalé, Nagraogo, Alamou, Koumbia, Ouahigouya, Loropéni et de bien d’autres localités et qui n’ont hélas connues aucune poursuite véritable.

En réalité, ces tueries aveugles et autres exécutions sommaires et extrajudiciaires ont contribué à plonger notre pays dans un cycle infernal de violences. Au fil des années, ces violences ont pris un caractère ethnique et ont davantage fragilisé le tissu social, plongeant le Burkina dans les affres d’une guerre civile dont les ravages sont perceptibles dans nombre de localités du pays.

Le MBDHP et bien d’autres organisations de droits humains n’ont eu de cesse d’interpeller les régimes politiques successifs de notre pays (MPP, MPSR-1, MPSR-2) sur le caractère contreproductif, inutile et dangereux des exécutions sommaires et extrajudiciaires ainsi que des disparitions forcées et autres arrestations et détentions arbitraires.

Malgré les incessants appels à la mesure, au bon sens et au discernement dans la lutte contre le terrorisme, les abus évoqués plus haut ont connu une hausse inquiétante depuis le mois d’octobre 2022. Plusieurs dizaines de cas d’enlèvements suivis d’exécutions ou de disparitions forcées ont été signalés au MBDHP et notifiés aux autorités politiques et judiciaires.

Au cours de ces dernières années, plus d’une centaine de saisines et de plaintes de victimes et de leurs ayant-droits ont été déposées au pôle judiciaire spécialisé dans la répression des actes de terrorisme, au tribunal militaire de Ouagadougou et devant bon nombre de tribunaux de grande instance comme ceux de Banfora, Boromo, Dédougou, Gaoua, Ouahigouya, Fada-N’Gourma, Tenkodogo, Dori et bien d’autres.

Pour l’essentiel, les nombreuses plaintes et actions judiciaires introduites ne semblent pas avoir beaucoup évolué, renforçant ainsi le sentiment d’une garantie d’impunité tacite offerte aux commanditaires et exécutants de ces exactions et tueries.
Face à cette situation, le MBDHP interpelle les autorités sur leur obligation d’assurer la sécurité de tous les citoyens sans discriminations notamment basées sur l’origine ethnique ou l’appartenance à une confession religieuse.

Le Mouvement les appelle, une fois de plus, à agir pour mettre un terme aux exécutions sommaires et extrajudiciaires ainsi qu’aux disparitions forcées qui ont largement contribué à dégrader la situation sécuritaire dans notre pays.

Enfin, le MBDHP appelle ses militants et militantes à s’organiser aux côtés des autres couches sociales de notre pays afin de revendiquer le droit à la sécurité pour tous les Burkinabè, des villes comme des campagnes et pour dénoncer les exécutions sommaires, extrajudiciaires et les disparitions forcées qui constituent des facteurs d’aggravation de la situation sécuritaire dans notre pays. Notre Mouvement demeure convaincu que seule l’unité populaire autour du droit à la sécurité pourrait contribuer à venir à bout des forces du mal qui endeuillent quasi-quotidiennement nos populations des villes et campagnes.

Non au terrorisme !
Non aux exécutions sommaires, extrajudiciaires et aux disparitions forcées !
Ensemble, renforçons l’unité populaire contre le terrorisme !

Fait à Ouagadougou le 04 janvier 2023
Le Comité exécutif national »

Inhumation des restes de Thomas Sankara et ses compagnons : les parents des victimes choisissent le site du Monument des martyrs

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Les familles des victimes du coup d’Etat du 15 octobre 1987 ont choisi comme lieu d’inhumation des restes de Thomas Sankara et de ses 12 compagnons, le Monument des martyrs. Elles ont exprimé leur choix à travers une correspondance adressée le 2 janvier 2023 au capitaine Ibrahim Traoré.

Le Monument des martyrs comme lieu d’inhumation des restes de Thomas Sankara et de ses 12 compagnons ! Voilà le choix des familles des victimes du coup d’Etat du 15 octobre 1987. Cette décision fait suite à une rencontre avec le président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, le 28 décembre 2022. A cette rencontre, il leur était demandé de faire une proposition d’un site d’inhumation de leurs proches.

Les familles des victimes ont demandé un délai minimum de trois mois afin de mieux s’organiser pour être présentes aux inhumations. Toutefois, elles ont-elles rassuré,  si l’inhumation des restes des victimes est la condition idoine à « la grosse opération » évoquée par le capitaine Ibrahim Traoré lors de leur rencontre, elles s’y accomoderaient.

www.burkinanews.info

57e anniversaire du soulèvement populaire de janvier 1966 : « Ensemble et soudés, nous triompherons », Cpt Traoré

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A l’occasion de la commémoration du 57e anniversaire du soulèvement populaire du 3 janvier 1966 qui a vu le départ du premier président du Burkina Faso, alors Haute-Volta, Maurice Yaméogo, le capitaine Ibrahim Traoré, a livré le message ci-dessous.

Aujourd’hui 3 janvier, notre pays se souvient du soulèvement de notre peuple en 1966 contre toute forme de diktat et pour la liberté. En ce jour anniversaire de cet évènement mémorable, je rends un vibrant hommage à tous nos devanciers qui par leur combat, leur engagement et leur esprit de sacrifice, ont forgé dans la mémoire collective des Burkinabè les valeurs d’intégrité, de patriotisme, de cohésion sociale et de notre légendaire vivre-ensemble. Aujourd’hui plus que jamais, nous devons nous armer de ces valeurs fortes et intrinsèques pour ensemble nous unir face au péril terroriste qui menace les fondements de notre Nation. Je reste convaincu qu’ensemble et soudés, nous triompherons pour la paix et le développement de notre chère patrie.
Ensemble, tout est possible ! »

Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso

Mort d’une vingtaine de personnes à Nouna : le CISC dénonce des exécutions extrajudiciaires

Dans le présent communiqué de presse, le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) dénonce des exécutions extrajudiciaires, disparitions forcées de citoyens et autres pillages perpétrés par des dozo à Nouna qui aurait fait une vingtaine de morts.

Le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) informe l’opinion publique nationale et internationale qu’il est régulièrement saisi ces derniers temps pour plusieurs cas de violations flagrantes de droits humains, d’exécutions extrajudiciaires, d’enlèvements et de disparitions forcées, d’expropriation de biens de citoyens qui impliquent d’une part des terroristes, mais aussi d’autre part, des civils armés considérés comme des volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP).

L’avènement au pouvoir du MPSR II, a suscité un bel espoir chez bon nombre de citoyens qui voyaient enfin un nouvel élan patriotique dans la lutte contre l’insécurité au Burkina Faso. Le discours prononcé par le chef de l’Etat indiquait déjà cette nécessité de pouvoir réorienter toute la structure sociale du pays vers un seul objectif, celui de la reconquête du territoire national.

La reconquête du territoire national suppose le retour effectif de l’administration et des populations déplacées dans leurs localités. Elle connait ainsi ces derniers jours, un début de réalisation à Solenzo dans la province des Banwa, région de la Boucle du Mouhoun. Cette victoire d’étape symbolique est à saluer et surtout à mettre à l’actif des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) qui ont su mener avec professionnalisme cette opération de libération des populations qui étaient longtemps prises en otage.

Cependant, force est de constater qu’en dépit des efforts de nos Forces de Défense et de Sécurité (FDS), la situation sécuritaire au Burkina Faso reste toujours difficile sur une bonne partie du territoire national. Les attaques terroristes continuent toujours d’endeuiller les populations civiles dans les régions avec pour conséquence des déplacements de populations. La récente attaque terroriste du 25 décembre 2022 sur l’axe Fada N’Gourma-Kantchari, dans la région de l’Est, pour ne citer que cela, a fait au moins dix (10) victimes civiles.

Il convient de relever qu’à ces attaques criminelles terroristes, vient s’ajouter un autre type de terrorisme qui se développe dans les régions et gagne progressivement du terrain. Il s’agit des civils armés se revendiquant être des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) qui s’en donnent librement à des pillages organisés et à des exactions ciblées sur des populations civiles sur un fond de délit de faciès et de stigmatisation : c’est le cas survenu le 30 décembre 2022 dans la commune urbaine de Nouna, chef-lieu de la province de la Kossi.

En effet, suite à une attaque terroriste qu’aurait subie par le Quartier Général (QG) des dozos VDP de Nouna dans la nuit du 29 au 30 décembre 2022, des dozos armées identifiées par les victimes comme étant des VDP ont conduit en guise de représailles, des actions meurtrières dans les secteurs N°4 et N°6 de la commune de Nouna qui sont des quartiers majoritairement habités par la communauté peule. Ils ont essentiellement ciblé les personnes ressources ou influentes et les bras valides de la communauté faisant de nombreuses pertes en vie humaine. A cette heure ; le bilan s’élève à 21 personnes tuées y compris des enfants, mais il ne cesse de s’alourdir au fur et à mesure des informations qui nous arrivent du terrain. Les même dozos VDP seraient revenu dans la nuit pillés les maisons et emportés des animaux.

Cette malheureuse situation mérite une attention particulière de la part des nouvelles autorités au risque de retomber dans les mêmes erreurs commises par les pouvoirs précédents. Les groupes armés terroristes surfent sur ces types de dérives au sein des populations pour pouvoir assurer leur recrutement.

Le mode opératoire nous rappelle le cas typique de Yirgou il y’a de cela quatre (04) ans. Cette pratique est devenue courante depuis un certain temps et sous un silence complice des autorités locales. De plus en plus, des cas d’exécutions extrajudiciaires sur un fond délit de faciès et de stigmatisation, de pillages sont signalés par les populations dans certaines régions. Nous pouvons citer les cas suivants :

  • Le 22 décembre 2022 à marmisga dans la commune de Gourcy, région du Nord des VDP ont enlevé et exécuté des hommes du village et le chef coutumier de la communauté peule qui est un vieux de plus de 70 ans. Tard dans la nuit, ces VDP sont revenus piller les biens des populations en emportant les animaux et tout objet de valeur ;
  • Dans la nuit du 18 décembre 2022, des supposés VDP ont enlevé et exécuté un père de famille et son fils (étudiant) au secteur N°1 de la commune de Kongoussi, région du Centre-Nord ;
  • Le 15 décembre 2022, des personnes identifiées comme étant des Dozos ont enlevé et tué cinq (05) personnes de la commune de Lorépeni, région du Sud-Ouest. Toujours dans la même région, le 20 décembre le chef de la communauté et les membres de sa famille ont eu la vie sauve grâce à l’intervention efficace des éléments de la police de Loropéni ;
  • Dans la commune de Dédougou, plus précisément à Douroula région de la Boucle de Mouhoun, une personne identifiée comme VDP du nom de Bako Issa de Douroula a élu domicile à Massala et s’en donne régulièrement à des actes de terreur dans les villages de Massala, Soukuy, Bana, Kirikongo.

Dans le cadre des actions en cours contre l’insécurité, il faudra impérativement rectifier le tir pour plus d’efficacité. Cette nouvelle approche commande dans sa mise en œuvre, une définition discernée de la méthode de lutte dans le strict respect des droits humains. Pour ce faire, un meilleur encadrement et une surveillance permanente des actions des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) sur le terrain s’imposent à tous les niveaux.

Par ce présent communiqué, le CISC condamne avec la dernière énergie toutes les attaques lâches et barbares des groupes armés terroristes qui ne cherchent qu’à semer les graines de la division au sein de nos communautés. Il prend aussi à témoin l’opinion nationale et internationale sur ces cas graves de violations des droits humains et interpelle les autorités sur leurs responsabilités qui les obligent à :

  • Prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer la protection des personnes qui jouissent du droit au principe de la présomption d’innocence ;
  • Proscrire toute sorte de dérive des VDP dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ;
  • S’inscrire dans une démarche de renforcement permanente de la cohésion sociale.

Pour le Bureau Exécutif National

Dr Daouda DIALLO                                                                                            Lauréat du Prix Martin Ennals (Prix Nobel droits humains)                                                                                                                        Chevalier de l’Ordre de l’Etalon   

Message nouvel an capitaine Traoré : Bientôt un cadre de concertation pour la refondation de la Nation

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Réorganisation de l’armée, changement de tactique dans la lutte contre le terrorisme, acquisition d’équipements et logistique militaires, lutte contre la corruption et les biens mal acquis, refondation de la Nation. Voilà les grandes lignes du message de nouvel an du Président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, prononcé depuis Solenzo. Voici son message in extenso.

 

Chers compatriotes,

Vaillant peuple combattant du Burkina Faso,

Ce jour marquant la fin de l’année 2022 et le début de 2023 dans les heures qui suivent, nous nous retrouvons ici pour passer un message aux fils et filles combattants du Burkina Faso.

Le lieu précis, parmi ces combattants, est solennel parce qu’ailleurs pendant que les esprits sont à la fête, dans la tête de ces combattants, l’esprit est à la guerre. Et vous le savez, cette guerre qui est en train de commencer; depuis un certain temps, une opération a été menée pour pouvoir libérer ici même le chef-lieu d’une province. C’est le lieu pour moi de venir saluer la bravoure de ces hommes qui ont mené cette opération afin de reconquérir cette ville.

La reconquête est bien, certes, mais la consolidation est celle qui va commencer maintenant. C’était le lieu pour moi de venir les saluer et à travers eux donc saluer tous ces combattants qui sont engagés sur tout le territoire burkinabè : Forces armées nationales, Forces de sécurité intérieure, Volontaires pour la défense de patrie, et je n’oublierai pas les plus grands combattants qui sont les mères et les épouses de ces hommes qui sont sur le terrain.

Aujourd’hui, nous sommes ici pour partager ces moments avec nos frères d’armes et les encourager à aller de l’avant dans cette lutte. Les encourager, signifie qu’ils doivent chercher en eux du courage pour continuer. Et où chercher ce courage?

Je dirai à tous les combattants de ce pays, que le courage, ils l’auront là où ils sont implantés ; partout dans les villages où ils passeront, ils peuvent regarder dans les yeux des enfants qui les bénissent. Ces bénédictions sont une source intarissable de courage qu’ils doivent rechercher pour continuer cette guerre parce que ces populations, leur seul espoir de vie ce sont ces combattants. C’est le lieu pour moi de leur dire de ne jamais baisser les bras. Il faut protéger ces populations, il faut les défendre.

Lorsque dans la journée, ils se battent pour chercher leur pain quotidien, que nous, nous soyons dans les brousses pour leur permettre de le chercher en toute sécurité. Et la nuit, lorsqu’ils seront endormis, que nous soyons encore dans la brousse pour leur permettre de dormir tranquillement ; c’est notre mission, la mission du combattant, mission noble. Et c’est ça la gloire, c’est ça l’honneur. C’est ce que je demande donc aux braves combattants partout au Burkina Faso de redoubler d’efforts, de voir l’espoir de vie que cela suscite chez les populations en les voyant. C’est ce qui doit leur permettre de se réarmer de courage et de continuer cette lutte.

La réorganisation de l’armée a commencé depuis quelques temps et nous sommes dans une phase de changement de tactique. Je dis de tactique, pas de stratégie, pour l’instant. La tactique doit d’abord changer sur le terrain. Et pour la stratégie, le changement global de l’organisation de l’armée, nous parlerons de changement stratégique dans les jours à venir.

Mais, dans la mentalité des combattants, la tactique a déjà changé, en témoigne çà et là, les victoires sur le terrain. Cela leur donne donc du moral, cela leur prouve qu’ils sont au-dessus, qu’ils sont capables. Voilà pourquoi, je tenais à venir le leur dire en face et les amener à comprendre cet état de fait et à redoubler encore plus d’efforts.

Pour l’équipement et la logistique militaires qui peinaient, nous avons donc, depuis un certain temps, commencé un processus d’équipement. Et c’est le lieu pour moi de dire merci à certains pays voisins qui n’ont ménagé aucun effort pour nous aider à acquérir un certain nombre de moyens aériens et terrestres. Encore, merci à tous, pour tout ce qu’ils font pour le Burkina et à tous les partenaires du Burkina Faso.

Cette réorganisation logistique est en cours et va s’amplifier dans les jours à venir. Parce que le souhait pour nous, c’est que lorsque les populations demandent les forces, qu’elles soient présentes. Et cela demande de la logistique. C’est en cours de résolution et nous n’avons aucun doute que cela puisse se faire et que nous puissions dans des brefs délais, pouvoir subvenir rapidement aux besoins sécuritaires de nos populations.

C’était l’occasion pour moi aussi de voir dans ces zones, la nécessité des infrastructures routières qui posent un sérieux problème de développement de cette Nation. Ça nous interpelle et parlant de cela, nous verrons quel programme urgent d’investissement en infrastructures routières pour accompagner l’élan de cette guerre. Parce que la mobilité logistique nécessite même ces infrastructures routières.

C’est aussi le lieu pour moi de parler de gouvernance. La gouvernance a longtemps piétiné. Nous sommes dans un processus intense contre la corruption et de biens mal acquis. Il y aura un cadre de concertation que le Premier Ministre va bientôt lancer, pour la refondation de la Nation. Il faut réformer totalement notre système de gouvernance. La justice et les contrôleurs ont reçu carte blanche pour commencer à mener la lutte contre la corruption et cela peut se sentir déjà sur le terrain. Je les encourage à continuer le travail et à pouvoir nous aider à changer notre système de gouvernance.

C’est aussi le lieu pour moi de dire merci, comme je le disais, à toutes ces femmes, mères et épouses qui sont à l’arrière, ces héroïnes, qui, jours et nuits, prient, ne sachant que sont devenus leurs enfants ou que sont devenus leurs maris, souvent par manque de communication, elles peinent à avoir des informations mais elles supportent. C’est le lieu pour moi de leur dire merci, de continuer à tenir bon parce que c’est ce qui nous galvanise aussi sur le terrain. Quand nous savons qu’elles tiennent bon, ça galvanise le soldat. Merci encore et que leurs prières continuent d’accompagner tous ces combattants.

Je ne saurais terminer mes propos sans dire que cette lutte, que ce soit du côté de l’administration, ou dans le volet militaire, nous avons opté pour une modernisation, une digitalisation des institutions. Ce qui va nous permettre de mieux lutter contre la corruption, de pouvoir dématérialiser beaucoup d’aspects dans nos vies.

Chers compatriotes,

Peuple combattant,

Je vais souhaiter à tous les Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur, que 2023, dans quelques heures, nous trouve en bonne santé, que nous puissions puiser, au fond de nous, cet élan de solidarité pour pouvoir soutenir ces forces et les amener à plus de victoires, à reconquérir plus de terrains. Nous allons prier Dieu pour avoir plus de succès et pouvoir réinstaller nos populations là où il le faut et consolider ce qu’il faut.

Merci à tous ceux qui ont déjà tendu la main, des Burkinabè de l’intérieur comme de l’extérieur, merci à ceux qui sont en route, et nous sommes reconnaissant à tous ceux qui ont déjà posé des actes salutaires pour soutenir ces Forces de Défense et de Sécurité. A nos vaillants VDP, que nous avons recruté et dont le processus de formation est en cours pour les VDP nationaux, qui prendra fin d’ici là, et les VDP communaux déjà installés et une bonne partie équipée, nous les assurons que nous les équiperons, nous les formerons tous et nous les accompagnerons dans leur tâche.

Merci beaucoup à eux pour ce combat patriotique ;

Merci à eux pour cet élan patriotique ;

Nous ne saurons les saluer et je puis vous assurer que nous mettrons tout en œuvre pour qu’ils puissent pleinement jouer leur rôle dans cette guerre.

La Patrie ou la mort, nous vaincrons!

Burkinanews.info

COMPTE-RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU 30 DECEMBRE 2022

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le vendredi 30 décembre 2022, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Apollinaire Joachimson KYELEM de TAMBELA, Premier ministre, Chef du Gouvernement, par délégation du Président de la Transition. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I.DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté quatre (04) rapports. Le premier rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt n°2022042/PR BF 2022 21 00, conclu le 30 juin 2022 à Lomé entre le Burkina Faso et la Banque Ouest africaine de développement (BOAD) pour le bouclage du financement de la phase 3 du projet de renforcement du réseau d’assainissement des eaux pluviales de la ville de Ouagadougou : aménagement de l’exutoire au niveau du parc urbain Bangr-Wéogo. D’un montant d’environ 4 milliards 500 millions F CFA HT, ce financement de la Banque Ouest africaine de développement est destiné aux composantes études, travaux, contrôle et surveillance des travaux, mesures environnementales et sociales et coordination et gestion du projet. Ce projet d’aménagement d’un exutoire au niveau du parc urbain Bangr-Wéogo participe de la mise en œuvre du schéma directeur de drainage des eaux pluviales et contribue efficacement au renforcement et au bon fonctionnement du réseau d’assainissement pluvial de la ville de Ouagadougou. Le deuxième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt n°2022041/PR BF 2022 06 00, signé le 30 juin 2022 entre le Burkina Faso et la Banque Ouest africaine de développement pour le financement partiel de la troisième phase du Programme d’appui au développement des économies locales du Burkina Faso (PADEL). D’un coût d’environ 15 milliards F CFA HT, ce financement contribuera à améliorer les conditions socio-économiques des populations à la base dans les régions du Burkina Faso. Il vise à :

– développer des filières porteuses d’emplois dans les collectivités en vue de soutenir l’économie locale ;

– développer les infrastructures socio-économiques de base au profit des collectivités et des micro-entreprises ;

– renforcer la protection sociale et la résilience des ménages vulnérables et les inclure dans le circuit économique ;

– développer des services financiers adaptés, inclusifs et accessibles pour soutenir l’économie locale.

Le troisième rapport est relatif à un avant-projet de loi portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d’ordonnances la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers.

Cette loi d’habilitation vise à faciliter une mobilisation plus rapide et effective des ressources nécessaires à l’exécution des projets et programmes de développement à travers la loi de finances. Elle permettra au Gouvernement de ratifier les accords et conventions de financement par voie d’ordonnances pour la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2023.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition. Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant dématérialisation des bulletins de paie des agents publics de l’Etat. La mise en œuvre de la bancarisation intégrale des salaires des agents publics de l’Etat, intervenue en mars 2019, a mis à nu les insuffisances du système actuel de ventilation des bulletins de paie. Il s’agit de l’indisponibilité des billeteurs chargés de la remise des bulletins de paie aux agents, de l’inaccessibilité du bulletin en temps réel du fait de la mobilité des agents, de la mauvaise tenue de ces documents sur leurs lieux d’entreposage et de l’absence d’un système d’archivage sécurisé et durable. Ce décret vise à moderniser le système actuel en offrant la possibilité à tous les travailleurs de la fonction publique d’accéder à leurs bulletins de paie à partir de la connexion Internet. L’adoption de ce décret permettra d’améliorer les services offerts aux agents publics de l’Etat et de rationnaliser la dépense publique.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil a adopté cinq (05) décrets.

Le premier décret porte transfert provisoire de charge à Ouagadougou. Ce décret vise le transfert de charge d’huissier de justice créée au siège du Tribunal de Grande Instance de Kongoussi à Ouagadougou. L’adoption de ce décret permet à Maître Abdoul Aziz OUEDRAOGO d’exercer provisoirement sa profession d’huissier de justice à Ouagadougou en attendant la sécurisation du ressort de sa charge.

Le deuxième décret porte remise de peines à l’occasion du 1er janvier 2023. Ce décret est une application de l’article 54 de la Constitution du 02 juin 1991 qui accorde un droit de grâce au Chef de l’Etat. Les dispositions de la loi n°010-2017/AN du 10 avril 2017 portant régime pénitentiaire au Burkina Faso et le décret n°160 du 18 avril 1961 réglementent ce droit de grâce. Conformément à ces textes, les bénéficiaires de grâce sont choisis parmi les détenus ayant fait preuve de bonne conduite et ayant purgé la moitié de leur peine. Ils sont également choisis en raison de leur âge, de leur minorité pénale, de la précarité de leur santé, de l’intérêt porté aux travaux dans les unités de production agricole, les ateliers et chantiers des établissements pénitentiaires. Le Président de la Transition a usé de son droit de grâce au profit de 966 détenus. L’adoption de ce décret permet, pour la nouvelle année 2023, la remise totale du reliquat de leurs peines à trois cent vingt-deux (322) détenus condamnés, une remise partielle de peines allant de 3 à 12 mois à six cent trente-deux (632) autres et une commutation des peines à douze (12) condamnés à vie. La liste de ces personnes sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.

Le troisième décret est relatif à la création de l’Agence nationale de gestion et de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués (ANAGRASC). L’Agence nationale de gestion et de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués a pour mission principale d’assurer, sur l’ensemble du territoire et sur mandat de justice, au cours d’une procédure pénale, la gestion de tout bien, quelle que soit sa nature, saisi, confisqué, ou faisant l’objet d’une mesure conservatoire. L’adoption de ce décret permet à notre pays de se doter d’un dispositif en vue d’une meilleure gestion des avoirs saisis ou confisqués.

Le quatrième décret est relatif à l’approbation des Statuts particuliers de l’Agence nationale de gestion et de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués (ANAGRASC). L’adoption de ce décret permet à l’Agence nationale de gestion et de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués d’assurer efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des établissements publics de l’Etat à caractère administratif. Le cinquième décret est relatif au règlement de discipline des personnels de la Garde de sécurité pénitentiaire. L’adoption de ce décret permettra de renforcer les capacités de l’Administration pénitentiaire en vue de la rendre plus performante.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Le Conseil a adopté cinq (05) rapports. Le premier rapport est relatif à une demande d’approbation des résultats de l’appel d’offres ouvert pour les travaux d’aménagement et de bitumage de voiries dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, phase I. Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :

Lot 1 : Entreprise EKS SA, pour les travaux d’aménagement et de bitumage de la voie d’accès principale au quartier Rimkiéta (6,880 km), pour un montant de trois milliards trois cent douze millions sept cent trente mille six cent soixante-cinq (3 312 730 665) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de dix (10) mois ;

Lot 2 : Groupement ATP/MONDIAL TRANSCO SARL, pour la voie d’accès principale au quartier de Nagrin (4,950 km), pour un montant de deux milliards quatre cent vingt-huit millions deux cent quatre-vingt-neuf mille neuf cent huit (2 428 289 908) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;

Lot 3 : Groupement GLOBEX CONSTRUCTION/ALPHA SERVICE, pour la voie d’accès principale au quartier Bassinko (6,17 km), pour un montant de trois milliards quatre cent soixante-treize millions quatre cent soixante-deux mille quatre-vingt-treize (3 473 462 093) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de douze (12) mois ;

Lot 4 : Groupement SONAF SA/COSTRUZIONI ICM SARL, pour la voirie Embranchement RN22-Rues Nord et Ouest du Sanctuaire de Yagma (9,548 km), pour un montant de quatre milliards quatre cent dix-sept millions cent trois mille cinq cent soixante-dix-huit (4 417 103 578) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de douze (12) mois. Le financement est assuré par le Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B), Gestion 2022.

Le deuxième rapport est relatif à une demande d’approbation des résultats de l’appel d’offres restreint international pour les travaux de construction et de bitumage de la route régionale n°11 (RR11) Kolinka-Fara-Poura Carrefour au Burkina Faso. Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché au Groupement d’entreprises COGEB International SA/EGK, pour un montant de trente-trois milliards neuf cent trente-neuf millions deux cent quatre-vingt-quinze mille douze (33 939 295 012) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de vingt-quatre (24) mois hors saisons pluvieuses. Le financement est assuré par la Banque Ouest africaine de développement : 94% du montant HT-HD (accord de prêt de la BOAD n°2021 022/PR BF 2021 10 00 du 10 juin 2021, Burkina Faso : 6% du montant HT-HD et 100% des Droits et Taxes exigibles).

Le troisième rapport est relatif aux résultats de l’appel d’offres pour les travaux de construction et de bitumage de la route régionale n°36 (RR36) : Dandé-Kourouma (30km). Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché au Groupement d’entreprises EKS/SOBATRAP/SOBMTI, pour un montant de huit milliards quatre-vingt-douze millions trente mille cinq cent trente-deux (8 092 030 532) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de quinze (15) mois hors saisons pluvieuses. Le financement est assuré par le Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B).

Le quatrième rapport est relatif aux résultats de l’appel d’offres précédé d’une pré-qualification pour les travaux de réhabilitation des tronçons de routes : RN08 : Bobo-Orodara (76 km) et RN12 : Pâ-Dano-Diébougou (93 km). Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes : – SOGEDIM BTP SARL/SOBATRAP, pour le tronçon RN08, Bobo-Orodara (76 km), pour un montant de douze milliards quatre cent sept millions six cent trente-sept mille quatre cent dix-huit (12 407 637 418) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de dix-huit (18) mois hors saisons pluvieuses ; – EKS/SOBMTI, pour le tronçon RN12, Pâ-Dano-Diébougou (93 km), pour un montant de quinze milliards deux cent trente-sept millions cinq cent soixante-sept mille cent quatre-vingt-cinq

Le cinquième rapport est relatif aux résultats de l’appel d’offres ouvert direct de travaux d’entretien courant du réseau classé, des pistes rurales et des travaux par la méthode Haute intensité de main d’œuvre (HIMO) de l’année 2022 dans sept (07) régions du Burkina Faso.

REGION DU PLATEAU-CENTRAL

TRAVAUX A HAUTE INTENSITE DE MAIN D’ŒUVRE (HIMO)

Lot unique Association : TIBILA HAMIDOU SERVICES (THS), pour un montant de vingt-un millions sept cent quatre-vingt-dix-sept mille (21 797 000) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de quatre (04) mois.

ROUTES EN TERRE

Lot 1 : GROUPEMENT INTREPIDE SERVICE SARL/MKA SYSTEME, pour un montant de cent-quatre vingt dix-sept millions neuf cent soixante-huit mille huit cent trente-six (197 968 836) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 2 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 3 : Entreprise LPC, pour un montant de deux cent neuf millions sept cent trente-six mille trois cent cinquante-sept (209 736 357) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

ROUTES BITUMEES

Lot 1 : Entreprise EBERAF, pour un montant de soixante-six millions six cent soixante-sept mille cinquante (66 667 050) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ; (15 237 567 185) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de vingt (20) mois hors saisons pluvieuses. Le financement est assuré par le Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B), gestion 2022.

Lot 2 : Entreprise ZIDA MAHAMADI, pour un montant de cent quatre-vingt-huit millions six cent quatre-vingt-treize mille trois cent vingt-huit (188 693 328) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

PISTES RURALES Lot 1 : Groupement d’Entreprises GCI/SIFA, pour un montant de deux cent sept millions trois cent trente-deux mille cent quatre-vingt-dix-sept (207 332 197) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 2 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes.

REGION DU CENTRE-OUEST

TRAVAUX A HAUTE INTENSITE DE MAIN D’ŒUVRE (HIMO)

Lot 1 : ROUTE EN TERRE (HIMO) : ASSOCIATION POUR LA PROMOTION DU GENIE CIVIL (APGC), pour un montant de quinze millions deux cent soixante mille quatre cent dix-huit (15 260 418) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

Lot 2 : INITIATIVE JEUNESSE CITOYENNE ET SANTE DE LA REPRODUCTION IJC/SR, pour un montant de dix millions cent quatre-vingt-deux mille cinq cents (10 182 500) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de six (06) mois.

ROUTES EN TERRE

Lot 3 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 4 : Groupement EKS SA/ECIM SARL, pour un montant de cent dix-neuf millions huit cent trente-sept mille (119 837 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

Lot 5 : Entreprise SEPS INTERNATIONAL SARL, pour un montant de cent un millions cent trente-huit mille cinq cents (101 138 500) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

Lot 6 : ETABLISSEMENT BOUDA SOUMAILA (EBS), pour un montant de cent vingt-huit millions six cent dix mille deux cent soixante-trois (128 610 263) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 7 : Entreprise ACM-BTP, pour un montant de cent quatorze millions cinq cent soixante-cinq mille quatre cent neuf (114 565 409) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

Lot 8 : SOCIETE SEYDOU BUILDING, pour un montant de cent vingt-neuf millions trois cent quatre-vingt mille six cent quarante-six (129 380 646) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 9 : Groupement CHEDIA/ZIDA MAHAMADI, pour un montant de cent trente-deux millions trois cent vingt-six mille six cent quarante (132 326 640) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

Lot 10 : Entreprise ESSAF, pour un montant de deux cent huit millions cinq cent quatre-vingt-huit mille trois cent trente-huit (208 588 338) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 11 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes.

ROUTES BITUMEES

Lot 1 : Groupement d’entreprises KAMA CONCEPT SARL/SASIB-TP, pour un montant de cent trente-un millions huit cent quinze mille deux cent trente-quatre (131 815 234) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

Lot 2 : Groupement d’entreprises GROUPE SOCA SARL/FASO TEENDBA, pour un montant de cent quarante-un millions cinq cent cinquante un mille deux cent sept (141 551 207) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 3 : ENTREPRISE SGTM, pour un montant de cent soixante-onze millions deux cent soixante-quinze mille deux cent trente (171 275 230) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

PISTES RURALES

Lot 1 : Entreprise INGENIERIE-PRESTATION-COMMERCE (IPCO), pour un montant de huit millions huit cent vingt et un mille trois cents (8 821 300) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

Lot 2 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 3 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes.

REGION DU CENTRE-SUD

TRAVAUX A HAUTE INTENSITE DE MAIN D’ŒUVRE (HIMO)

LOT UNIQUE ROUTE EN TERRE : ASSOCIATION POUR LA BIENVEILLANCE POUR LA PROMOTION DE L’ISLAM, pour un montant de onze millions neuf cent cinquante-neuf mille trois cents (11 959 300) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de trois (03) mois ; LOT UNIQUE ROUTE BITUMEE : ETABLISSEMENT CONSI, pour un montant de huit millions deux cent quatre-vingt-cinq mille (8 285 000) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de trois (03) mois.

ROUTES EN TERRE-catégorie T3 ou T4

Lot 1 : E.B.T.M SARL, pour un montant de cent quatre-vingt-deux millions trente-huit mille huit cent onze (182 038 811) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 2 : Société Togolaise de travaux et Commerce STTC, pour un montant de cent trente-un millions cent soixante-dix-sept mille sept cent quatre-vingt-quinze (131 177 795) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;

Lot 3 : C.D.A SERVICES ET TRADING Sarl, pour un montant de cent soixante-six millions quatre cent soixante-quinze mille cinq cent cinquante-quatre (166 475 554) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois.

PISTES RURALES T3 ou T4

Lot 1 : GROUPEMENT D’ENTREPRISES ETS SOMKINDA ET FRERES/BUREAU ETUDES AFRIQUE EXPERTISE, pour un montant de cent quarante-trois millions deux cent dix-huit mille quatre cent vingt et un (143 218 421) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

Lot 2 : Entreprise DE TOUTES CONSTRUCTIONS SARL (ETC SARL), pour un montant de cent quatre-vingt-quatre millions cinq cent soixante-six mille sept cent six (184 566 706) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois.

ROUTE BITUMEE T3 ou T4

Lot unique : Entreprise FASO CONCEPT, pour un montant de cent soixante-quatorze millions trois cent vingt-trois mille cinq cent six (174 323 506) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois.

REGION DU CENTRE-EST

ROUTES BITUMEES HIMO

Lot unique : ENTREPRISE DE CONSTRUCTION NAABA ET FRERE, pour un montant de quarante-un millions cinq cent quarante-trois mille cent quatre-vingt-quatre (41 543 184) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois.

ROUTES EN TERRE HIMO

Lot unique : ASSOCIATION POUR LA PROMOTION POUR LA FEMME ET DE L’ENFANT AU BURKINA (APROFED), pour un montant de douze millions deux cent dix-sept mille sept cent cinquante (12 217 750) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de six (06) mois.

ROUTES EN TERRE-catégorie T3 ou T4

 Lot 1 : GROUPEMENT ELOMA Sarl/YILGA TECNOLOGIE TRAVAUX ET SERVICE, pour un montant de cent trente-huit millions cinq cent quatre mille trois cent soixante-dix-neuf (138 504 379) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 2 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ; Lot 3 : Groupement d’Entreprises EGC-BGC/SCS, pour un montant de cent quatre-vingt-deux millions six cent onze mille quatre cent seize (182 611 416) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 4 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes.

PISTES RURALES : T3 ou T4

Lot 1 : Entreprise BCS, pour un montant de cent trente-neuf millions six cent quatre-vingt-dix mille neuf cent quinze (139 690 915) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 2 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 3 : Groupement Novis Burkina/Planète technologie/BTS, pour un montant de cent onze millions deux cent trois mille six cent vingt (111 203 620) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

REGION DU CENTRE

ROUTES EN TERRE

LOT UNIQUE Lot unique : Entreprise IKUSO Sarl, pour un montant de cent quatre-vingt-six millions deux cent soixante-douze mille cinq cent quatre-vingt-trois (186 272 583) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

ROUTES BITUMEES

Lot 1 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 2 : GROUPEMENT D’ENTREPRISES EMIB SARL/MRJF SA, pour un montant de cent soixante-un millions neuf cent soixante-douze mille cent dix (161 972 110) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

PISTES RURALES

Lot 1 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 2 : SAWBAT INTERNATIONAL, pour un montant de cent millions six cent cinquante-quatre mille cinq cent soixante-huit (100 654 568) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

REGION DES HAUTS-BASSINS

ROUTES EN TERRE HIMO

Lot 1 : EUROLEC TECHNOLOGIE, pour un montant de huit millions huit cent sept mille cinq cent vingt (8 807 520) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;

Lot 2 : ECASF DADY IMMO, pour un montant de sept millions quatre cent quatre-vingt-onze mille (7 491 000) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;

Lot 3 : ENTREPRISE POULOUNGO, pour un montant de dix millions cent quatre-vingt-dix mille quatre cent quatre-vingt (10 190 480) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois.

ROUTES EN TERRE T3 ou T4

Lot 1 : ENTREPRISE ECOBA, pour un montant de cent soixante-seize millions trois cent neuf mille cent dix (176 309 110) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;

Lot 2 : MONDIAL TRANSCO, pour un montant de quatre-vingt-seize millions six cent quarante-deux mille (96 642 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 3 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 4 : GROUPEMENT ENG SARL/ECODI, pour un montant de cent quarante-cinq millions deux cent quatre-vingt-treize mille quatre cents (145 293 400) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 5 : ENTREPRISE ROADS, pour un montant de cent quatre-vingt-onze millions quatre cent vingt-quatre mille quatre cent soixante-huit (191 424 468) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 6 : ENTREPRISE MSLT SARL, pour un montant de cent millions neuf cent treize mille six cents (100 913 600) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 7 : ENTREPRISE EBC-BTP, pour un montant de cent dix-neuf millions neuf cent soixante-treize mille quatre cent trente-deux (119 973 432) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 8 : GROUPEMENT SOTRABD SARL/KANGALA SARL, pour un montant de cent trente-un millions cinquante-sept mille cent quatre-vingt-seize (131 057 196) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 9 : GROUPE GENITH/ETD, pour un montant de cent trente-neuf millions cinq cent vingt-six mille six cent quatre-vingt-trois (139 526 683) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 10 : ENTREPRISE STE, pour un montant de cent treize millions cent quarante-sept mille neuf cent quatre-vingt-deux (113 147 982) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 11 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes.

ROUTE BITUMEE HIMO

 Lot unique HIMO : METAL BUILDING SARL, pour un montant de dix-huit millions quatre cent seize mille deux cent soixante (18 416 260) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois.

ROUTE BITUMEE catégorie T3 ou T4

Lot 1 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 2 : EGTRAM/ECCKAF, pour un montant de cent soixante-quatre millions neuf cent cinquante-un mille huit cent soixante-dix (164 951 870) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 3 : ENTREPRISE ECKF, pour un montant de cent vingt-trois millions trois cent dix-huit mille deux cent soixante (123 318 260) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois.

PISTES RURALES catégorie T3 ou T4

Lot unique : GROUPEMENT ZOODNOMA BTP/EGTES, pour un montant de cent trente-un millions huit cent quarante mille quatre cent soixante-trois (131 840 463) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

REGION DU SUD-OUEST

TRAVAUX HIMO

Lot unique : ASSOCIATION VIE SECOURS, pour un montant de seize millions sept cent sept mille six cent vingt (16 707 620) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de quatre (04) mois.

PISTES RURALES-catégorie T3 ou T4

Lot 1 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 2 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes.

ROUTES EN TERRE-catégorie T3 ou T4

Lot 1 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 2 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 3 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 4 : GROUPEMENT EdPA Sarl/GROUPE SISSINOMA[1]SIKOUDOUIN, pour un montant de cent quatre-vingt-quinze millions trois cent-vingt-un mille cent quinze (195 321 115) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 5 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 6 : ENTREPRISE EOF, pour un montant de cent vingt-six millions quatre cent cinquante-un mille cinq cent deux (126 451 502) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 7 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes.

ROUTE BITUMEE-catégorie T3 ou T4

Lot 1 : ENTREPRISE DES FRERES KABORE, pour un montant de quatre-vingt-quatorze millions sept cent quatre mille quatre-vingt-six (94 704 086) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 2 : AFRIQUE CONTACT, pour un montant de cent treize millions quatre cent quatorze mille deux cent quatre-vingt-quatre (113 414 284) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 3 : ENTREPRISE NAMEBA, pour un montant de cent quatre-vingt-trois millions soixante-quinze mille huit cent vingt (183 075 820) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois.

Le montant total des attributions est de cinq milliards sept cent quatre-vingt-quatre millions quatre cent trente-six mille deux cent un (5 784 436 201) F CFA dont un montant de cinquante-six millions cinq cent soixante-seize mille huit cents (56 576 800) F CFA HTVA et de cinq milliards sept cent vingt-sept millions huit cent cinquante-neuf mille quatre cent un (5 727 859 401) F CFA TTC. Le financement des travaux est assuré par le Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B), gestion 2022.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une autorisation de conclusion de trois (03) marchés par la procédure d’entente directe pour l’achèvement des travaux de construction d’une caserne au profit du personnel paramilitaire des eaux et forêts. Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :

Lot 1 : HARMONY Sarl, pour le suivi architectural des travaux, pour un montant de soixante-six millions neuf cent quatre-vingt-quatorze mille trois cents (66 994 300) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 2 : CAFI-B Sarl, pour le suivi contrôle des travaux, pour un montant de cent dix millions neuf cent quatre-vingt-dix mille quatre cent quatre-vingt-deux (110 990 482) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 3 : Groupement INTERFACE/DELCO Sarl, pour les travaux de construction d’une caserne au profit du personnel paramilitaire des eaux et forêts, pour un montant d’un milliard cinq cent treize millions sept cent trente-six mille cent quatre-vingt-six (1 513 736 186) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

Le montant total des attributions s’élève à un milliard six cent quatre-vingt-onze millions sept cent vingt mille neuf cent soixante-huit (1 691 720 968) F CFA TTC. Le financement est assuré par le budget de l’Etat délégué à l’Agence habitat et développement (AHD).

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective a présenté au Conseil le rapport de la première réunion du Comité de pilotage régional du Schéma de développement de l’espace régional (COPIL-SDER) de l’UEMOA, tenue à Ouagadougou, le 24 novembre 2022. La réunion avait entre autres objectifs, la présentation du SDER et le portefeuille de ses projets prioritaires, la validation de ses stratégies de financement et de communication ainsi que le plan d’actions 2023-2025 de son comité de pilotage régional. A l’issue de cette réunion, il a été recommandé aux pays membres, la poursuite du processus d’adoption des textes de mise en place des comités nationaux de suivi du SDER (CN-SDER), l’appropriation du SDER à travers des lancements officiels précédés de présentation en Conseil des ministres dans leurs pays respectifs, la diversification des mécanismes de vulgarisation du SDER et la mise à disposition des ressources nécessaires au profit des CN-SDER pour l’accomplissement de leurs missions.

II.2. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a fait au Conseil une communication relative à la passation de service au Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) le 09 janvier 2023 au siège de l’institution, sise à Ouagadougou au Burkina Faso. Un renouvellement de l’équipe dirigeante de l’institution a été opéré à l’occasion de la 39ème session du Conseil des ministres. Ainsi, le nouveau Secrétaire général et deux nouveaux Directeurs Programme seront officiellement installés dans leurs fonctions. En marge de cette cérémonie de passation de service, 29 personnalités dont 22 Burkinabè seront décorées dans l’Ordre international des palmes académiques (OIPA/CAMES) pour leurs contributions au rayonnement et au progrès des systèmes africains d’éducation et de formation.

II.4. Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil deux (02) communications. La première communication est relative à la tenue de la 13ème édition du Symposium international de sculptures sur granite de Loango du 1er au 21 octobre 2022 à Loango, dans la commune de Ziniaré, région du Plateau-Central. Cette édition du Symposium a connu la participation de 16 artistes sculpteurs venus de la république de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Mali, du Benin, du Congo Brazzaville, de l’Algérie et du Burkina Faso. Ces professionnels de la sculpture ont permis par leurs créations, l’enrichissement du patrimoine sculptural de Loango avec 15 nouvelles œuvres portant ainsi à environ 365 œuvres monumentales de sculpture sur granite. La seconde communication est relative à la 25ème édition de la « Nuit des Galian » tenue le 16 décembre 2022 à Ouagadougou. A cette 25ème édition, 186 œuvres journalistiques ont été présentées par 93 candidats. A l’issue de la proclamation des palmarès, le super Galian édition 2022 a été décerné au journaliste Philippe Liradan ADA de Oméga TV pour ses grands reportages intitulés « Titao : Dernier souffle d’une ville encerclée » et « Tougan : le calvaire des suppliciés du terrorisme ».

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

  1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Monsieur Sanbé Yannick SOMDA, Economiste, est nommé Directeur exécutif du Bureau national des grands projets du Burkina.

  1. AU TITRE DE LA PRIMATURE

– Monsieur Yacouba GUIRO, Mle 359 445 F, Conseiller des affaires culturelles, 1 ère classe, 2ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Palingwendé Wilfried Faysal SAWADOGO, Officier, est nommé Aide de camp.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Il est mis fin aux fonctions des personnes nommées à la Caisse de dépôts et consignations du Burkina Faso (CDC-BF) :

– Monsieur Paul Kaba THIEBA, Directeur général ;

– Monsieur Rémy Léopold MALGOUBRI, Mle 29 799 U, Caissier général.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants ;

– de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale ;

– de l’Institut supérieur d’études et de protection civile (ISEPC) au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité ;

– de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière.

Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou et de l’Office national de la sécurité routière. Le Conseil a aussi procédé à la nomination d’Administrateurs au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière.

  1. MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Moussa LENGANE, Mle 57 169 D, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants :

– Monsieur Antoine Emmanuel KY, Intendant Colonel-Major ;

– Monsieur Issa SARRE, Officier, logisticien.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Monsieur Oumar TRAORE, Mle 59 244 R, Enseignant-chercheur, Professeur titulaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ENSEIGNANTS ET INSTRUCTEURS PERMANENTS BURKINABE DE L’INSTITUT

– Monsieur Dinkou Ousseine KARAMBIRI, Officier.

Le troisième décret renouvelle le mandat de Monsieur Antoine Emmanuel KY, Intendant Colonel-Major, Président du Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) pour une dernière période de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Monsieur Jude Yamgânagré OUEDRAOGO, Mle 105 245 P, Inspecteur du travail.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ASSUJETTIS

Au titre du personnel de la CNAMU :

– Madame Macanie OUEDRAOGO/FONDIO, Mle 249 142 M, Pharmacien.

Le second décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Monsieur Karlé ZANGO, Mle 111 128 K, Inspecteur du travail.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES STRUCTURES FAITIERES

Au titre des Ordres professionnels de la santé :

– Monsieur Alfred SANDOUIDI, Président de l’Ordre national des pharmaciens du Burkina Faso.

  1. MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut supérieur d’études et de protection civile (ISEPC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT Au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants :

– Monsieur Yves-Patrick OUEDRAOGO, Officier. Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

– Monsieur Norbert KABORE, Mle 225 090 E, Administrateur des services financiers.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CORPS DES ENSEIGNANTS PERMANENTS

– Monsieur Sidnoma Francis Abdoul Rachid OUEDRAOGO, Officier.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’INSTITUT SUPERIEUR D’ETUDES ET DE PROTECTION CIVILE (IPSEC)

– Monsieur Mahamadou TAPSOBA, Mle 105 295 U, Secrétaire administratif.

  1. MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Yacoubou SIA, Mle 104 850 D, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) en remplacement de Monsieur Mathias THIAO, dont il achève le mandat.

Le deuxième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière :

– Madame Kayi Céline Sarah KONE/DIALLO, Mle 130 477 W, Magistrat.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’ONASER

– Monsieur Ibrahim Cheick Tidiane ILLA, Mle 000 011 L, Informaticien.

Le troisième décret nomme Madame Kayi Céline Sarah KONE/DIALLO, Mle 130 477 W, Magistrat, Présidente du Conseil d’administration de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Porte-parole du Gouvernement,

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

Justice : Retour à la case MACA pour le lieutenant-colonel Zoungrana

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Après une liberté provisoire de courte durée, le lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana a été interpellé par la gendarmerie, le mardi dernier à domicile sis dans la commune rurale de Pabré. Il avait ensuite été conduit à Ouagadougou plus précisément au Tribunal militaire en vue d’être interrogé sur son implication dans une éventuelle tentative de déstabilisation comme indiqué plus tard par le Parquet militaire.

Puis il a été conduit au camp de gendarmerie de Paspanga où il a passé la nuit. Le jeudi 29 décembre, le lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana a été placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA). Pour rappel, il avait été arrêté en janvier 2022 pour tentative de coup d’État contre le régime du président Kaboré.

Burkinanews.info

Exportation illégale du carburant et du gaz butane : le ministre du Commerce met en garde les contrevenants

Le ministre en charge du Commerce, Serge Poda, à travers un communiqué daté du 29 décembre 2022, porte à la connaissance des marqueteurs et des gérants de stations-services que dans le cadre de la lutte contre l’insécurité, la vente du carburant dans les bouteilles, les bidons, les fûts, les barriques et autres ustensiles est formellement interdite.

Toutefois, précise le communiqué, « il est accordé une dérogation aux utilisateurs professionnels et aux revendeurs dans les zones dépourvues de stations-services ».

 « A cet effet, ils devront au préalable se faire délivrer une autorisation par les services compétents au niveau régional », poursuit le communiqué.

Tout contrevenant, met en garde le ministre, s’expose à des sanctions prévues par les textes en vigueur.

Dans un second communiqué, le ministre porte également à la connaissance des marqueteurs et des gérants de stations-services que l’exportation du carburant et du gaz butane est formellement interdite.

Il rappelle que « le carburant et le gaz butane distribués par la SONABHY sont des produits subventionnés par l’Etat au profit des populations du Burkina Faso et ne sauraient être commercialisés hors de nos frontières ».

En tout état de cause, prévient-il, « les services de contrôle compétents procéderont à la saisie des produits et du matériel destinés à l’exportation illégale, et les contrevenants seront sanctionnés conformément à la réglementation en vigueur ».

www.burkinanews.info

Pénurie de carburant à Ouaga : les vendeurs d’essence dans les bidons seront sanctionnés

Dans un communiqué daté du 29 décembre 2022, le président de la Délégation spéciale de Ouagadougou, Christian Charles Rouamba, met en garde les personnes qui s’adonnent à la vente de carburant dans les bouteilles ou les bidons.

Il  rappelle  en effet que cette pratique dans la commune de Ouagadougou est contraire aux dispositions de l’arrêté n°01/005 MMCE/SG/DGE du 12 janvier 2001 portant fixation des conditions d’attribution des autorisations d’installation d’un établissement de 3e classe 2e catégorie (pompes mélangeurs).

Par conséquent, avertit-il, « tout individu pris en flagrant délit de vente de carburant contrairement aux dispositions des termes dudit arrêté sera sanctionné conformément aux textes en vigueur« .

www.burkinanews.info

Dori/région du Sahel : deux policiers blessés dans l’attaque d’un poste de contrôle

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Le poste de contrôle de la police nationale, situé sur l’axe Dori-Ouaga, a été la cible d’une attaque terroriste, dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 décembre 2022.  Selon nos informations, cette attaque, perpétrée par des individus armés non identifié, aurait fait deux blessés au sein des forces de police ainsi que des dégâts matériels plus ou moins importants.

Photo d’illustration

Les infortunés ont été évacués, selon des sources concordantes, au Centre hospitalier régional (CHR) de Dori où ils ont été pris en charge. Les HANI seraient venus en nombre important sur des engins à deux roues et certains à bord de tricycles.

Burkinanews.info

Interpellation du lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana : le parquet militaire communique

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Ceci est un communiqué du Parquet militaire sur l’interpellation du lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana.

Courant mois de décembre 2022, le Parquet Militaire était saisi d’une part, de faits relatifs à un complot contre la sûreté de l’Etat suite à la dénonciation d’un membre du groupe et d’autre part, par le Commandement militaire d’allégations portant sur des détournements de fonds publics destinés aux Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), consécutivement à la publication du bimensuel « l’Évènement », dans sa parution du 10 décembre 2022 sous le N°483 d’un article intitulé, lutte contre le terrorisme:

– des soupçons de détournement d’argent des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP),

– un capitaine empoche quatre cent millions (400 000 000) de francs CFA.

Deux enquêtes circonstanciées ont été ouvertes en conséquence.

I. SUR LES ALLEGATIONS DE COMPLOT CONTRE LA SURETE DE L’ETAT

Les premiers éléments de l’enquête révèlent que des militaires en collusion avec des civils étaient en train de préparer une déstabilisation des institutions de l’Etat.

L’adjudant-chef NEBOA Charles et le Sergent TRAORE Adama sont cités comme faisant partie du groupe selon le dénonciateur. Ce groupe serait en contact avec l’Unité « Mamba vert du Lieutenant-colonel ZOUNGRANA Emmanuel », et projetait lancer des attaques simultanées sur la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB), la Maison d’Arrêt et de Correction des Armées (MACA), où était détenu préventivement cet Officier supérieur pour d’autres faits similaires, et la résidence du Chef de l’Etat.

Selon la même source, des renforts étaient attendus d’éléments d’autres unités. L’enquête diligentée a permis à ce jour d’entendre et de confronter plusieurs personnes témoins et mis en cause. Deux mis en cause sont en fuite…

Des déclarations recueillies, il ressort de façon constante que leur entreprise était planifiée par interactions physiques lors des visites ou téléphoniques, avec le Lieutenant-Colonel ZOUNGRANA Emmanuel depuis la MACA, lieu de sa détention.

Pour certains membres de ce groupe le Lieutenant-Colonel ZOUNGRANA Emmanuel serait l’homme de la situation après les évènements du 30 septembre 2022, et leur action se voulait de le porter à la tête de l’Etat. Pour d’autres c’était pour le libérer de la MACA.

Il est à noter que le 09 novembre 2022 lors de fouilles de routines dans les cellules des détenus à la MACA, un téléphone portable a été retrouvé en possession du Lieutenant-Colonel ZOUNGRANA Emmanuel. Appelé à s’expliquer sur cette violation de la règlementation pénitentiaire et de remettre le code de déverrouillage de l’appareil, il a opposé un refus catégorique.

En vue de la manifestation de la vérité, le Lieutenant-Colonel ZOUNGRANA était interpellé ce 27 décembre 2022, à son domicile à Pabré, non sans résistance et propagande sur la toile, alors même qu’il bénéficiait d’une liberté provisoire dans la première affaire.

II. SUR LES ALLEGATIONS DE DETOURNEMENT DE FONDS PUBLICS DESTINES AUX VDP

Les premiers actes ont consisté à l’audition du Directeur de publication du bimensuel « l’Évènement », le journaliste OULON Atina Serge et des autorités militaires ayant eu en charge la gestion des VDP.

Dans son audition, le directeur de publication s’est abstenu de donner plus de détails que les éléments contenus déjà dans le journal, arguant ne pas vouloir en dire plus, contrairement à l’assurance de coopération qu’il aurait donnée, ainsi que l’Administrateur Général du journal, au micro de Salif KABORE lors d’une émission le 16 décembre 2022. D’autres auditions sont en cours, sans exclusive aucune, dans le respect des règles pertinentes en la matière et avec fermeté.

En tout état de cause, le parquet militaire rassure des suites idoines qui seront données à ces enquêtes conduites dans le respect des principes d’une bonne administration de la justice, notamment le respect des droits de la défense et la présomption d’innocence.

Arrestation du lieutenant-colonel Zoungrana : Me Paul Kéré dénonce des « graves errements du Parquet Militaire »

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Ceci est une déclaration de Me Paul Kéré, avocat du lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana. Ce dernier réagit au communiqué du Parquet militaire.

En application des dispositions de l’article 8 de la Constitution Burkinabè (devant laquelle d’ailleurs les auteurs de coups d’Etat s’empressent pour prêter serment), « tous citoyens Burkinabè est libre d’exprimer son opinion politique personnelle et son avis sur le fonctionnement des Institutions Républicaines de notre pays ».  Voilà que le 27 Décembre 2022, le Parquet Militaire s’est fendu d’un communiqué en deux volets, d’une part, sur les « allégations de complot contre la sûreté de l’Etat » et, d’autre part, sur les « allégations de détournement de fonds publics destinés aux VDP »

Sans s’apésantir sur le second point selon lequel « un capitaine aurait empoché 400 Millions de francs CFA des VDP » et révélé par le Directeur de Publication de l’Evènement, Monsieur Serge Atiana HOULON à qui il conviendrait de laisser la responsabilité de ses déclarations, il conviendrait de mettre en relief les graves errements regrettables du Parquet Militaire concernant les prétendues « allégations de complot contre la sûreté de l’Etat » et reproché au Lieutenant-Colonel Emmanuel ZOUNGRANA ;

REMARQUE IMPORTANTE : La politique du double poids double mesures.

Dans l’enquête portant sur les « 400 Millions empochés par un capitaine… », le Parquet dans sa politique du deux poids deux mesures s’est contenté d’énoncer que ‘…d’autre auditions sont en cours, sans exclusive aucune, dans le respect des règles pertinentes en la matière et avec fermeté » et s’est simplement contenté de dire que « le Parquet militaire rassure des suites idoines qui seront données à ces enquêtes conduites dans le respect des principes d’une bonne administration de la justice, notamment le respect des droits de la défense et la présomption d’innocence… »

Alors que concernant le premier point, sans attendre la fin des auditions et des confrontations et devançant l’iguane dans l’eau, le Parquet Militaire a osé écrire : « les premiers éléments de l’enquête révèlent que des militaires en collusion avec des civils étaient en train de préparer une déstabilisation des institutions de l’Etat…. ».

Le Parquet Militaire ajoute : « L’Adjudant-Chef NEBOA Charles (par ailleurs moniteur de sport dans l’armée, donc…) et le sergent TRAORE Adama sont cités comme faisant partie du groupe selon le dénonciateur… » que le Parquet se garde bien de citer nommément. Le Parquet Militaire poursuit que « …ce groupe serait en contact avec l’Unité « Mamba vert du Lieutenant-Colonel ZOUNGRANA Emmanuel » et projetait lancer des attaques simultanées sur la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB), la Maison d’Arrêt et de Correction des Armées (MACA) où était détenu préventivement cet officier supérieur pour d’autres faits similaires et la résidence du Chef de l’Etat.

Le Parquet Militaire poursuit en ces termes : « l’enquête diligentée a permis à ce jour d’entendre et de confronter plusieurs personnes témoins et mis en cause. Deux mis cause sont en fuite. Des déclarations recueillies, il ressort de façon constante que leur entreprise était planifiée par interactions physiques lors des visites ou téléphoniques, avec le Lieutenant-Colonel ZOUNGRANA Emmanuel depuis la MACA, lieu de sa détention… »

Par ailleurs, avec une contradiction évidente, le Parquet Militaire s’est fourvoyé en énonçant de façon incompréhensible que « …pour certains membres de ce groupe le Lieutenant-Colonel Emmanuel serait l’homme de la situation après les évènements du 30 septembre 2022, et leur action se voulait de le porter à la tête de l’Etat. Pour d’autres c’était pour le libérer de la MACA.

Enfin, le Parquet Militaire allègue que « …le 09 Novembre 2022 lors de fouilles de routines dans les cellules des détenus à la MACA, un téléphone portable a été retrouvé en possession du Lieutenant-Colonel ZOUNGRANA Emmanuel et qu’appelé à s’expliquer sur cette violation de la réglementation pénitentiaire et de remettre le code de déverrouillage de l’appareil, il a opposé un refus catégorique… ».

C’est donc pour ces raisons que le Parquet Militaire soutient qu’en vue de la « manifestation de la vérité, le Lieutenant-Colonel ZOUNGRANA était interpellé ce 27 Décembre 2022, à son domicile à Pabré, non sans résistance et propagande sur la toile (à l’instar du Communiqué du même parquet sur la toile) alors même qu’il bénéficiait d’une liberté provisoire dans la première affaire… »

Pour les besoins de la sérénité de la procédure d’instruction, le Lieutenant-Colonel ZOUNGRANA tient fermement à informer clairement l’opinion publique nationale et internationale qu’à la date de ce jour, alors qu’il est placé en garde à vue à la Brigade de Gendarmerie de PASPANGA, il n’a jamais été notifié de ces charges purement et simplement inventées pour les besoins de la cause.

Et si le Parquet Militaire était soucieux comme il le prétend faussement d’une bonne administration de la justice, notamment le respect des droits de la défense et la présomption d’innocence, il aurait formellement attendu que ces charges soient notifiées au Lieutenant-Colonel Emmanuel ZOUNGRANA dans le cadre de cette mesure de garde à vue pour lui permettre de faire des déclarations de dénégations pour la simple raison que ce procédé grotesque n’est apparu sur la toile propagandesque que le Lieutenant-Colonel Emmanuel ZOUNGRANA a bénéficié de la liberté provisoire sous contrôle judiciaire par la Chambre de l’Instruction du Tribunal Militaire depuis le 15 Décembre 2022.

C’est donc avec une sérénité que le Lieutenant-Colonel Emmanuel ZOUNGRANA attend la manifestation de la vérité et tient à rassurer l’opinion Publique nationale et internationale qu’il n’est, en rien, impliqué dans les allégations erronées et mensongères du Parquet Militaire.

Paul KÉRÉ, docteur en Droit de l’Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne.

Avocat

Kaya : deux personnes exécutées

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Deux corps sans vie ont été découverts à Kaya, ce mercredi 28 décembre 2022, à proximité de deux grands ronds-points. Les victimes, les yeux bandés, les mains et pieds ligotés, auraient été exécutées, selon Minute.bf.

C’est une découverte macabre que les habitants de Kaya ont faite ce mercredi 28 décembre 2022, tôt le matin. Deux corps sans vie déposés aux deux grands ronds-points de la ville. L’un à côté du rond-point Cheval (carrefour grand marché) et l’autre à côté du rond-point Lion, au secteur 6, nous apprend minute.bf.

Les deux corps avaient des similitudes. Les victimes, les yeux bandés, les mains et pieds ligotés, ont été exécutées, rapporte minute.bf. Selon notre confrère, une éventuelle complicité de ces victimes avec les terroristes est la piste relevée par bon nombre d’habitants.

Ces derniers jours, rappellent nos confrères, plusieurs exécutions similaires se font dans les zones périphériques de la ville Kaya.

Burkinanews.info

Burkina : les députés des 7e et 8e législatures invités à rembourser leurs « prêts véhicule »

Faisant suite au contrôle de la gestion financière et comptable de l’Assemblée nationale, exercice 2018-2021, le contrôleur général d’Etat, Philippe Nion, à travers un communiqué en date de ce 27 décembre 2022, invite les députés de la 7e et de la 8e législature, ayant bénéficié des sommes au titre de « prêts véhicules », à bien vouloir reverser lesdites sommes, sous huitaine, dans les caisses de l’Agent comptable central du Trésor (ACCT), à compter de la publication du présent communiqué.

Passé ce délai, met-il en garde, l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) mettra en œuvre les procédures particulières prescrites en la matière.

Les copies des quittance de reversement, précise le communiqué, doivent être déposées au cabinet du contrôleur général d’Etat.

www.burkinanews.info

Distribution du Super 91 : La SONAHBHY annonce de « fortes perturbations »

Dans un communiqué que nous avons pu consulter, la Société nationale burkinabè d’hydrocarbure (SONABHY) annonce aux distributeurs « de fortes perturbations » dans la distribution du Super 91. Les raisons sont expliquées dans le communiqué ci-dessous.

La Direction Générale de la SONABHY informe les distributeurs que la distribution du Super 91 connaîtra de fortes perturbations en raison des opérations de maintenance dans certains dépôts côtiers abritant nos stocks. Ces perturbations interviennent à une période de reconstitution des stocks à l’interne suite au mouvement d’humeur des conducteurs de camions citernes.

En attendant la reprise normale des chargements dans les pays côtiers, la SONABHY procédera a un plafonnement des quantités servies à 60%. Les négociations avec les partenaires extérieurs n’ont pas permis la reprise immédiate des chargements qui n’interviendront qu’en début janvier 2023.

La Direction Générale tient à remercier ses distributeurs pour la compréhension et la bonne collaboration.

Le Service Communication et Relations Publiques

Burkinanews.info

ASCE-LC : Mort de l’ancien contrôleur général d’Etat, Luc Marius Ibriga

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La nouvelle est tombée en ce matin de Noël. Nous apprenons le décès de l’ancien contrôleur général d’Etat de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC), Pr Luc Marius Ibriga.

Il est né le 27 septembre 1956 à Korogho (Côte d’Ivoire) où il fait ses études. Après avoir décroché son baccalauréat, il rentre au Burkina Faso pour y poursuivre ses études universitaires. Il enseigne ensuite à la faculté de droit de l’université de Ouagadougou jusqu’à sa retraite en 2021. Le professeur Luc Marius Ibriga a occupé le poste de contrôleur général d’Etat de l’ASCE-LC en 2015 sous la Transition.

Il tire sa révérence ce 25 décembre 2022 des suites de maladie à l’âge de 66 ans.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Système des Nations unies : la coordonnatrice résidente priée de quitter le Burkina ce 23 décembre 2022

Le ministère en charge des Affaires étrangères, dans une note en date de ce vendredi 23 décembre 2022, porte à la connaissance de l’opinion que Barbara Manzi, coordonnatrice résidente du Système des Nations-Unies au Burkina est déclarée « persona non grata » sur le territoire du Burkina. « Elle est donc priée de quitter le Burkina Faso  aujourd’hui même 23 décembre 2022 », peut-on lire.

www.burkinanews.info

Ouagadougou : Trois présumés malfrats mis aux arrêts

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Un pistolet automatique et des minutions, des engins à deux (02) roues, des téléphones portables et du numéraire sont entre autres objets saisis des mains d’un gang fort de trois (03) membres par le Commissariat de Police de l’Arrondissement n°05 (ex-Bogodogo) de Ouagadougou. Spécialisés dans les agressions et vols à main armée, ces présumés malfrats, tous des récidivistes, arpentaient presque toutes les artères de la capitale burkinabè pour commettre leurs forfaits.

Les trois malfaiteurs et leur butin

Prenant d’assaut les ruelles de la ville, ils cambriolaient les véhicules dont les propriétaires sont absents et emportaient tout objet de valeur trouvé à l’intérieur. En outre, à l’aide d’un engin dont ils ont pris le soin de décrocher l’immatriculation pour ne pas être identifiable, ils filaient les personnes qui roulaient sur des motos de type « Original » et dès que l’opportunité se présentait, ils les tenaient en respect par des menaces et des intimidations et récupéraient tout ce qu’ils trouvaient de valeur sur elles. Et dans leurs opérations, ils n’hésitaient pas à faire usage de leur arme à feu en cas de résistance.

Des armes à feu, des munitions, des armes blanches et plusieurs téléphones portables saisis des mains des malfrats

Les engins ainsi volés étaient par la suite convoyés dans une zone frontalière pour y être écoulé à des prix dérisoires allant de 75.000 à 300.000 FCFA selon l’état et la qualité de l’engin. Il est à noter qu’entre fin septembre à novembre 2022, le gang a réussi à mener plus d’une dizaine d’opérations dans plusieurs quartiers de la seule ville de Ouagadougou.

De l’argent liquide a été retrouvé entre les mains des délinquants

La Police Nationale remercie encore une fois les populations pour leur collaboration qui a permis d’engranger ce résultat. Par ailleurs, elle tient à les rappeler l’impérieuse nécessité d’être prudentes et de demeurer toujours vigilantes, surtout à l’orée de cette période de fêtes de fin d’année où l’insécurité semble connaitre un essor. Les numéros verts que sont : les 17, 16 et 1010 sont toujours disponibles pour dénoncer tout cas suspect aux forces de sécurité.

Burkinanews.info

COMPTE-RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 21 DECEMBRE 2022

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 21 décembre 2022, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 15 H 20 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant respectivement création d’une Brigade de Volontaires pour la défense de la patrie (BVDP) et statut du Volontaire pour la défense de la patrie. L’adoption de ces décrets permet l’application des dispositions de la loi n°28-2022/ALT du 17 décembre 2022, instituant les Volontaires pour la défense de la patrie.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE Le Conseil a adopté un décret portant autorisation de recrutement par sélection sur dossier de Chercheurs au profit du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST). L’adoption de ce décret permet la régularisation de la situation administrative de quatorze (14) Chercheurs au profit du Centre national de la recherche scientifique et technologique, conformément aux dispositions de l’article 16 de la loi n°036-2016/AN du 24 novembre 2016 portant modification de la loi n°025-2010/AN du 18 mai 2010 portant régime juridique applicable aux emplois des enseignants-chercheurs, des enseignants hospitalo-universitaires et des chercheurs au Burkina Faso.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte réaménagement à titre exceptionnel des délais de dépôt des comptes de gestion des collectivités territoriales, exercice 2021 et définition de pièces justificatives. La situation sécuritaire, la dissolution des conseils de collectivités territoriales et l’installation tardive des délégations spéciales ont entraîné l’abandon de postes comptables et un retard dans la transmission des pièces justificatives des opérations d’exécution des budgets desdites collectivités à la Cour des comptes. L’adoption de ce décret permet aux receveurs des collectivités territoriales d’élaborer leurs comptes de gestion de l’exercice 2021 et de satisfaire à l’obligation de reddition de compte en les transmettant à la Cour des comptes dans les nouveaux délais. Le second décret porte nomination d’Agents judiciaires adjoints de l’Etat. L’adoption de ce décret permet la nomination de dix (10) Agents judiciaires adjoints de l’Etat, conformément à la loi n°008-2019/AN du 23 avril 2019 portant statut de l’Agent judiciaire de l’Etat.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de membres de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL). L’adoption de ce décret permet la nomination de deux (02) représentants de l’Assemblée législative de Transition (ALT) à la Commission de l’informatique et des libertés, conformément à la loi n°001-2021/AN du 30 mars 2021 portant protection des personnes à l’égard du traitement des données à caractère personnel.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil deux (02) communications. La première communication est relative à l’organisation du Forum des fonctionnaires internationaux prévu du 27 au 29 décembre 2022 à Ouagadougou. Placé sous le très haut patronage du Président de la Transition, ce forum se tiendra autour du thème : « Contribution des fonctionnaires internationaux burkinabè au développement inclusif du Burkina Faso ». Il se veut un cadre d’échanges et de dialogue pour susciter l’implication des Burkinabè de l’extérieur aux efforts de promotion d’un environnement de paix, de stabilité et de développement.

La seconde communication est relative à l’évaluation de la situation des anciennes résidences des Ambassadeurs du Burkina Faso à Washington et à Bruxelles. Compte tenu de l’état de dégradation des résidences des Ambassadeurs du Burkina Faso à Washington (Etats-Unis) et à Bruxelles (Belgique), l’Etat burkinabè a délégué une équipe technique dans ces deux villes pour procéder à une évaluation de la situation. Cette équipe technique a constaté un état de dégradation avancée de ces résidences qui nécessite des démolitions et la reconstruction de nouvelles résidences. Le Conseil a instruit les ministres chargés du dossier de prendre les dispositions nécessaires pour une étude plus détaillée de la situation.

II.2. Le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective a fait au Conseil deux (02) communications. La première communication est relative aux mesures d’allègement des procédures de passation des marchés publics, dans le cadre du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS-BF). En cinq (05) années de mise en œuvre, le PUS-BF a engrangé des résultats probants. La capitalisation progressive des bonnes pratiques et l’application des mesures d’allègement des procédures de passation de marchés ont permis aux différents acteurs d’améliorer la performance du programme. Ces mesures d’allègement prises depuis 2017 se poursuivent jusqu’en 2024 et concernent les dépenses d’investissement, notamment les marchés de travaux, d’équipements, de prestations intellectuelles et de fournitures à l’exception des biens fongibles.

La seconde communication est relative à l’évaluation du système national de passation de marchés publics à l’aide de la méthodologie MAPS-2. La méthodologie MAPS-2 (Methodology for assessing procurement systems) est un outil universel qui vise à promouvoir et à accélérer la mise en place de systèmes de passation des marchés publics modernes, efficaces, durables et plus inclusifs dans tous les pays. La présentation de cette évaluation au Burkina Faso se fera au profit des acteurs de l’administration publique, du secteur privé et de la société civile le 23 décembre 2022 à Ouagadougou.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

  1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO – Monsieur Saguindebkieta Claude KABORE, Sous-officier supérieur, est nommé Chargé de missions.
  2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Monsieur Sidi Stéphane NANA, Officier, est nommé Directeur du laboratoire et de la certification de l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

– Monsieur Modeste KABORE, Mle 111 079 X, Inspecteur des impôts, 1 ère classe, 8ème échelon, est nommé Conseiller fiscal du Centre de gestion des cités (CEGECI) ;

– Madame Timpoko Larissa OUOBA/TAPSOBA, Mle 212 362 T, Conseiller en économie et développement, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommée Chef de département de la règlementation et des contrats de l’Unité de partenariat public-privé ;

– Monsieur Alassane N’Fokoun KI, Mle 294 289 B, Administrateur des services financiers, 1 er grade, 3ème échelon, est nommé Chef de département des études et des évaluations de l’Unité de partenariat public[1]privé ;

– Monsieur Bénéfou TRAORE, Mle 47 663 L, Inspecteur du trésor, 1 ère classe, 13ème échelon, est nommé Contrôleur interne du Projet de construction de l’aéroport de Donsin, Maîtrise d’ouvrage de l’aéroport de Donsin (MOAD) ;

– Monsieur Abdoul-Momini COMPAORE, Mle 208 046 E, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Contrôleur interne du Projet d’appui à l’enseignement secondaire (PAES) ;

– Monsieur Oumar PAFADNAM, Mle 104 918 X, Administrateur des services financiers, 1 er grade, 3ème échelon, est nommé Contrôleur interne du Projet communautaire de relance et de stabilisation du Sahel (PCRSS).

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Agents judiciaires adjoints de l’Etat :

– Monsieur Ahmadou BAGAGNAN, Mle 92 013 V, Inspecteur des impôts ; – Monsieur Ciril d’Alexandri BATIONO, Mle 225 931 S, Inspecteur du travail ;

– Monsieur Sié Victor DAH, Mle 112 370 Y, Inspecteur des impôts ;

– Monsieur Hassamy KONDOMBO, Mle 59 821 C, Greffier en chef ;

– Monsieur Badaoudou OUATTARA, Mle 225 919 L, Greffier en chef ;

– Monsieur Sanouso OUEDRAOGO, Mle 212 433 G, Conseiller en gestion des ressources humaines ; – Monsieur Hatté SIMPORE, Mle 53 668 A, Greffier en chef ;

– Monsieur Séré TIEBO, Mle 57 205 Y, Inspecteur du trésor ;

– Monsieur Ningwend Gaston YAMEOGO, Mle 238 041 R, Conseiller en gestion des ressources humaines ;

– Monsieur Boniface YLLI, Mle 247 153 L, Conseiller en gestion des ressources humaines.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

– Monsieur Célestin FORGO, Mle 28 090 K, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, Major, catégorie 1, classe 64, 2ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Madame Pauline OUEDRAOGO/YABRE, Mle 130 185 X, Magistrat, grade exceptionnel, 6ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Maurice Auguste Pouikondo NIKIEMA, Mle 130 195 H, Magistrat, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Madame Alizetta KABORE, Mle 28 092 Z, Inspecteur major de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, grade 65, 1er échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Etienne SOMBIE, Mle 130 216 R, Magistrat, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Ousseni DOMBA, Mle 39 213 F, Conseiller en Droits humains, 1 ère classe, 14ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Madame Claudine MALGOUBRI/REMAIN, Mle 39 893 V, Professeur des lycées et collèges, 1ère classe, 11ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

– Madame Henriette RAMDE/NIKIEMA, Mle 92 575 M, Inspecteur divisionnaire de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, grade 64, 1er échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Al Hassan KABORE, Mle 212 333 Y, Conseiller en Droits humains, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Adama KISSANA, Mle 97 448 N, Greffier en chef, 1 ère classe, 8 ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services

– Madame Sanata TOE, Mle 97 450 B, Greffier en chef, 1ère classe, 9 ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Daniel WANGRAWA, Mle 53 663 E, Greffier en chef, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Madame Christine LOMPO, Mle 130 172 A, Magistrat, grade exceptionnel, 7ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Moustapha COMPAORE, Mle 288 347, Ingénieur des travaux informatiques, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des systèmes d’informations.

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Membres de la Commission de l’informatique et des libertés :

– Monsieur Wilfried Prosper BAKO, député à l’Assemblée législative de Transition ;

– Monsieur Yaya SANOU, député à l’Assemblée législative de Transition.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Monsieur Sekeyoba Léopold NANEMA, Mle 33 907 U, Ingénieur agronome, 1ère classe, 9 ème échelon, est nommé Inspecteur général des services ;

– Madame Mamounata BELEM/OUEDRAOGO, Mle 218 396 R, Maître de recherches, catégorie P2, classe exceptionnelle, est nommée Conseiller technique ;

– Monsieur Boukary SAVADOGO, Mle 47 770 D, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Drissa SALOU, Mle 44 040 N, Ingénieur d’élevage, 1 ère classe, 14ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Rasmané OUEDRAOGO, Mle 52 255 H, Professeur certifié des lycées et collèges, 1 ère classe, 13ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Madame Aïssata WEREME/N’DIAYE, Mle 24 003 U, Chargé de recherches, catégorie P3, classe exceptionnelle, 3 ème échelon, est nommée Chargé de missions ;

– Madame Dabou Irène TRAORE, Mle 47 685 F, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 13ème échelon, est nommée Chargé de missions ;

– Monsieur Gboromaté Ernest KAMBIRE, Mle 35 489 A, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1 ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur de la communication et des relations presse.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

– Monsieur Relwendé Hyacinthe NANEMA, Mle 97 612 P, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

– Monsieur Adama OUEDRAOGO, Mle 990 018, Gestionnaire financier et comptable, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Gomsida OUEDRAOGO, Mle 75 404 M, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur général des infrastructures routières, cumulativement Responsable du Programme Budgétaire « Développement du réseau routier classé de la voirie urbaine, des infrastructures ferroviaires, aéroportuaires, maritimes et cartographiques » ;

– Monsieur Moussa ZOMBRA, Mle 32 001 R, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES – Monsieur Mamadou SAGNON, Mle 207 637 L, Ingénieur des travaux de la géologie et des mines, 1 ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur général du cadastre minier ;

– Monsieur Zakarya SAWADOGO, Mle 225 111 A, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6 ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics ;

– Monsieur Ramodogwendé Hippolyte SAWADOGO, Mle 207 567 K, Journaliste, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de la communication et des relations presse.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

– Monsieur Thomas Hyacinthe COMPAORE, Mle 700 324, Gestionnaire des aéroports, est nommé Directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC).

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs au Conseil d’administration : – de l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF) au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective ;

– de l’Ecole nationale des travaux publics (ENTP) et de l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina Faso (AGETIB) au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement ;

– du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme.

Le Conseil a également procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de l’Ecole nationale des travaux publics.

  1. MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

– Madame Tomekün Raïssa Aimée BILA/SOMDA, Mle 212 284 H, Conseiller en aménagement du territoire et développement local.

Au titre du ministère des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur :

– Monsieur Dominique KABORE, Mle 97 446 B, Conseiller des affaires étrangères.

  1. MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets. Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des travaux publics (ENTP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement :

– Monsieur Gomsida OUEDRAOGO, Mle 75 404 M, Ingénieur en génie civil, en remplacement de Monsieur Ollo Franck Hervé KANSIE.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Monsieur Siédouba Georges YE, Mle 00 59 221 A, Maître de recherche, en remplacement de Monsieur David Yenboini Kader TOGUYENI.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ETUDIANTS DE L’ECOLE NATIONALE DES TRAVAUX PUBLICS (ENTP)

– Monsieur Ismaïla OUEDRAOGO, Elève ingénieur en génie civil, en remplacement de Monsieur Atta Séraphin SOME.

Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des travaux publics (ENTP) pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement :

– Monsieur Naba DABIRE, Mle 25 782 C, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère des Transports, de la sécurité routière et de la mobilité urbaine :

– Monsieur Joseph SAWADOGO, Mle 47 550 P, Professeur certifié des lycées et collèges.

Le troisième décret nomme Monsieur Naba DABIRE, Mle 25 782 C, Administrateur des services financiers, Président du Conseil d’administration de l’Ecole nationale des travaux publics (ENTP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le quatrième décret renouvelle le mandat de Monsieur Wend-Gomdé Abel SAWADOGO, Mle 205 543 J, Economiste, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière au Conseil d’administration de l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina Faso (AGETIB) pour une dernière période de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR PREPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

– Monsieur Nayrakba Jacques ZANGO, Mle 31 981 G, Inspecteur des impôts.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA COMMUNE DE OUAGADOUGOU – Madame Mamounata OUEDRAOGO/KIEMTORE, Mle 304 365 D, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES PROFESSIONNELS DU CINEMA ET DE L’AUDIOVISUEL

– Monsieur Pajoukounam Jean-Baptiste OUEDRAOGO, Réalisateur-producteur.

Le second décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES EXPLOITANTS DE SALLES DE CINEMA

– Monsieur Rakisyaoba Rodrigue KABORE, Gestionnaire-comptable.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES TRAVAILLEURS DU FESPAC

 – Monsieur Akohotigui Akouabou ADIANAGA, Mle 52 962 U, Conseiller d’administration scolaire et universitaire.

Le Porte-parole du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

SUNU Assurance vie : Un bureau direct ouvert à Wayalghin

Le vendredi 16 décembre 2022 s’est tenue à Ouagadougou l’inauguration du troisième bureau direct SUNU Assurance vie, renforçant ainsi sa présence dans la capitale.

C’est un bureau direct « bio », fait à base d’un container alimenté à l’énergie solaire, que SUNU Assurance vie a inauguré, vendredi dernier. A travers l’ouverture du bureau direct de Wayalguin (arrondissement 10 de Ouagadougou), SUNU Assurance vie renforce sa proximité avec la clientèle. « Ce bureau est le symbole d’une volonté forte de SUNU Assurances Vie Burkina Faso de se rapprocher de ses clients et partenaires et de mieux répondre à leurs attentes et besoins. Elle va dans le droit fil des engagements pris par les responsables de cette grande société », a déclaré Herman Sanou, le chef du bureau direct de Wayalghin.

Coupure du ruban symbolique inaugurant le bureau direct de Sunu Assurance vie

Selon lui, cette inauguration est l’aboutissement d’un processus qui a démarré en fin 2021. Il s’agira pour lui et son équipe, à travers ce nouveau bureau direct, de développer le portefeuille commercial de SUNU Assurance vie et de gérer la clientèle avec une mini-comptabilité. « En ouvrant cette représentation, nous avons souhaité que chacun trouve ici satisfaction à ses besoins. Mais plus encore, ce Bureau répond aux exigences du Groupe SUNU en termes de normes et de standards », a-t-il précisé.

Pour Jean-François Kambou, directeur général de SUNU Assurance vie, l’inauguration de ce bureau direct à Wayalghin entre en droite ligne de la volonté et de l’engagement de la structure à se rapprocher le plus de ses cibles et de la population. Cela devrait permettre à la structure de faire connaître davantage les solutions d’assurance qu’elle propose.

Le nouveau bureau direct de Sunu Assurance vie est situé à Wayalghin

Ce « Bureau Direct », en format container, a-t-il précisé, est une réponse de SUNU Assurances Vie Burkina Faso à la progression du marché des assurances au Burkina Faso en droite ligne de sa 3ème valeur qui est d’être agile et d’innover pour sans cesse oser le changement. « Il se veut être une représentation délocalisée du siège, avec pour ambition de vous offrir les mêmes services avec plus de proximité », a-t-il souligné.

Le groupe SUNU est présent dans 17 pays d’Afrique subsaharienne avec 26 sociétés d’assurances. Au Burkina Faso, il est représenté par deux sociétés : SUNU Assurance vie et SUNU Assurance IARD. SUNU Assurances Vie Burkina Faso a commencé ses activités en 2014 et occupe une place de plus en plus prépondérante sur le marché local de l’assurance vie avec sa 2e position qu’elle a conquise en moins de 5 ans d’activités et elle consolide aujourd’hui cette 2e.

Le directeur générale de Sunu Assurance vie Burkina Faso, Jean-François Kambou

« Nous avons une quinzaine d’agences, des bureaux directs à Bobo Dioulasso et Ouagadougou ainsi que des espaces-conseils que nous implantons à l’intérieur du pays », a fait savoir Jean-François Kambou. SUNU Assurance n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Elle envisage, conformément à son plan stratégique triennal, de renforcer encore plus sa présence sur le territoire burkinabè en ouvrant dans chaque province « soit une agence, soit un bureau ou un espace conseil ».

« Nous allons continuer à échanger avec les populations pour qu’elles comprennent que les assurances ce n’est pas une affaire de luxe ou de riche. Ce sont plutôt des solutions modernisées pour les aider à faire face aux conséquences financières des risques auxquels elles sont exposées », a-t-il expliqué. « La solidarité africaine est en train de s’amenuiser. Lorsque par malheur le pilier de la famille vient à être invalide ou à disparaître, on voit souvent des familles dans le désarroi », a-t-il ajouté, invitant les populations à souscrire aux assurances pour faire face à la survenue des risques. 

Les autorités présentes à la cérémonie d’inauguration

La cérémonie d’inauguration du bureau direct a connu la présence de plusieurs personnalités dont le Naaba de Wayalghin, par ailleurs 1er vice-président de l’arrondissement 10 et de Anselm Sanou, PCA de l’Association pour la Solidarité en Afrique de l’Ouest, ASAO.

Pour ce dernier, SUNU Assurance est une société en qui les clients font beaucoup plus confiance. « C’est une société sûre et qui propose quelque chose de différent. C’est une structure à féliciter pour la qualité de ses services et la politique qu’elle développe pour être plus proche des populations », a-t-il dit.

Par Daouda KINDA pour Burkinanews.info

Michel Kopia, président de Burkina remparts : « Ibrahim Traoré fera l’affaire de ce pays »

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La fédération des associations Burkina remparts a organisé son assemblée générale, ce 17 décembre, à la Maison du peuple à Ouagadougou. Sous le thème : « Unité et cohésion sociale pour un soutien indéfectible au MPSR II », Burkina remparts veut apporter sa contribution dans la lutte contre le terrorisme à travers le renseignement.

Le président de Burkina remparts Michel Kopia a soutenu que sa structure veut être une rampe de protection contre tout ennemi qui voudrait s’en prendre au  Burkina dans. Pour ce faire, il a signifié que  des comités de veille seront mis en place dans les différents villages du Burkina. Selon lui,  ces comités,  seront dans le domaine du renseignement, de l’agriculture, de l’élevage . Il n’a pas manqué de féliciter  le président de la transition, le  capitaine Traoré  pour ses réponses données à  RFI, à l’ambassadeur de France et au président ghanéen. Il a conseillé au président Traoré de rester ferme dans ses actions qui vise le retour de la paix au Faso. «  Ibrahim Traoré fera l’affaire de ce pays », est-il convaincu.

Les membres et sympathisants de Burkina remparts ont fait le plein de la Maison du peuple

Ali Ouédraogo chargé à la mobilisation de Burkina remparts a signifié que le premier objectif de la création de Burkina remparts est le renseignement qui peut aider les FDS à vaincre l’hydre terroriste. Il a précisé que des comités seront créés dans les 12 arrondissements de Ouagadougou et les 6 communes rurales du Kadiogo dont la tâche sera  le renseignement. Pour lui, tous les Burkinabè doivent soutenir le capitaine Traoré, le Premier ministre Kyelem de Tambèla et son gouvernement afin qu’ils réussissent leur mission pour le  bonheur des Burkinabè.

Il a confié que lors de la rencontre entre les forces vives et le président Traoré, il a été demandé que les fonds destinés aux femmes et aux jeunes soient dépolitisés et que cela arrive à leur ayants droit. Toute chose que le président a acceptée  et a promis que tout sera fait pour aider dorénavant les jeunes et les femmes avec des fonds à eux destinés.  Il a terminé en rassurant  que le gouvernement va aider les femmes et les jeunes au vu de la sincérité du président Traoré.

Par Souleymane OUATTARA (www.burkinanews.info)

COMPTE-RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU 16 DECEMBRE 2022

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le vendredi 16 décembre 2022, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 45 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a adopté un avant-projet de loi portant modification de la loi n°24/94/ADP du 24 mai 1994 portant Code de justice militaire modifié par la loi n°007-98/AN du 31 mars 1998 et la loi n°44-2017/AN du 04 juillet 2017. Ce projet de loi vise à prendre en compte la judiciarisation du théâtre des opérations intérieures de lutte contre le terrorisme pour une meilleure gestion et documentation des infractions commises lors des opérations sur le plan national. Il s’agit de prendre en compte le déploiement de la prévôté au sein des unités, formations ou détachements stationnant ou opérant, en tout temps, sur le territoire national, en particulier lorsque l’état de guerre n’est pas déclaré. L’institution d’une prévôté auprès des unités déployées dans les opérations intérieures permettra de renforcer leurs capacités dans la pratique des enquêtes relatives à certains types d’infractions notamment terroristes dans l’exercice des missions de police générale militaire et de police judiciaire militaire. Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte création, attributions, composition et fonctionnement de cadres de concertation des établissements de formation professionnelle de l’Etat. Ce décret est une relecture du décret n°2016- 1190/PRES/PM/MFPTPS/MINEFID du 30 décembre 2016 portant création, composition, attributions et fonctionnement de cadres de concertation des écoles et centres de formation professionnelle de l’Etat. L’adoption de ce décret permet une meilleure organisation des cadres de concertation des établissements de formation professionnelle en vue d’améliorer qualitativement leurs offres de formation.

Le second décret porte organisation à titre dérogatoire, des examens professionnels de personnels de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle. L’adoption de ce décret permet de disposer d’un cadre révisé à titre dérogatoire sur une période de trois (03) ans pour l’organisation des examens professionnels du personnel de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle du ministère en charge de l’Education nationale.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République islamique d’Iran auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou. Le Conseil a marqué son accord pour la nomination dudit Ambassadeur.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à deux (02) décrets portant respectivement nomination de Membre de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) et nomination de Chef de département des investigations stratégiques de ladite cellule. L’adoption de ces décrets permet la nomination d’un Membre et d’un Chef de département à la Cellule nationale de traitement des informations financières, conformément aux dispositions du décret n°2019- 0878/PRES/PM/MINEFID/MSECU/MJ du 12 septembre 2019 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Cellule nationale de traitement des informations financières.

Le deuxième rapport est relatif au point de diligences dans le cadre du processus de dissolution de la Caisse des dépôts et consignations du Burkina Faso (CDC-BF). En sa séance du 17 août 2022, le Conseil des ministres avait décidé de la suspension des activités de la Caisse des dépôts et consignations du Burkina Faso et de la mise en place d’une commission chargée d’analyser les procédures pour sa dissolution. Cette décision faisait suite à plusieurs difficultés qui n’ont pas permis l’opérationnalisation de la CDC-BF. Depuis la mise en place de cette commission, plusieurs actions ont été menées en vue de la dissolution de la CDC-BF. Le Conseil a instruit les ministres chargés du dossier de prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de poursuivre le processus de dissolution. Il s’agit notamment de : – mettre fin aux fonctions des personnes nommées, détachées et recrutées à la CDC-BF ; – diligenter l’audit de la gestion de la CDC-BF ; – mettre en place un groupe de réflexion pour la création d’une nouvelle structure de financement du développement national plus consensuelle, financièrement et économiquement viable.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à l’appel d’offres ouvert international n°2022-020/MSPH/SG/DMP du 01/06/2022 pour l’acquisition et la mise en service de quinze (15) unités mobiles (cliniques mobiles) équipées de soins pour les treize (13) régions sanitaires au profit du projet de renforcement des soins de santé primaires pour l’amélioration de la santé et de la nutrition (PRSS-ASN) du ministère de la Santé et de l’hygiène publique du Burkina Faso. Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’Entreprise FSE INTERNATIONAL SA, pour un montant de cinq milliards quatre cent cinquante-deux millions cinq cent dix-huit mille six cent trente-trois (5 452 518 633) F CFA hors douane-hors taxes (HD-HT), avec un délai d’exécution de 365 jours. Le financement est assuré par la Banque islamique de développement (BID).

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales. L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales d’assurer efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2022- 0996/PRES-TRANS/PM du 02 décembre 2022 portant attributions des membres du Gouvernement et du décret n°2022-0055/PRES-TRANS/PM/SGG-CM du 20 avril 2022 portant organisation-type des départements ministériels.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a fait au Conseil une communication relative au traitement du différend collectif de travail opposant SITARAIL à ses travailleurs suite au préavis de grève des comités CGT-B/SITARAIL. Suite à ce différend, le Gouvernement à travers le ministre d’Etat chargé de la Fonction publique et le ministre chargé des Transports, a initié des rencontres avec les acteurs concernés en vue de trouver une solution définitive à cette crise. Il a invité les parties à privilégier l’intérêt supérieur de la Nation et à engager les négociations en toute sérénité. Par ailleurs, l’implication du Gouvernement dans la gestion de cette crise a permis aux parties de convenir de la suspension de la grève et de négocier autour de la plateforme, objet de la grève.

II.2. Le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective a présenté au Conseil le rapport général de la première édition de la Conférence nationale des territoires (CNT) tenue à Ouagadougou les 17 et 18 novembre 2022 sur le thème « l’aménagement du territoire face à la crise sécuritaire au Burkina Faso : enjeux, défis et perspectives ». La conférence a permis d’échanger sur : – la place et le rôle de l’aménagement du territoire pour relever les défis sécuritaires auxquels le pays fait face ; – la problématique de la maîtrise des frontières pour réduire les risques sécuritaires transfrontaliers ; – la problématique de la maîtrise de l’étalement urbain tout en construisant des villes viables dans un contexte de fortes pressions foncières.

La conférence a relevé que la mise en œuvre de l’aménagement du territoire est caractérisée par un certain nombre d’insuffisances et a aussi formulé des recommandations sur la nécessité de faire de l’aménagement du territoire le pilier central de la planification au Burkina Faso.

II.3. Le ministre de la Santé et de l’hygiène publique a fait au Conseil deux (02) communications. La première communication est relative au bilan de la mise en œuvre de la campagne de vaccination contre la poliomyélite organisée du 25 au 28 novembre 2022 sur toute l’étendue du territoire national. Cette campagne a permis de vacciner 4 312 604 enfants de 0 à 5 ans, sur un objectif de 4 017 780 enfants. La seconde communication est relative au bilan de la campagne d’intensification de la vaccination contre la COVID-19 organisée du 11 au 17 novembre 2022 sur toute l’étendue du territoire national. Cette campagne a permis de vacciner 697 039 personnes portant ainsi à 3 396 483, le nombre de personnes complètement vaccinées contre la COVID-19 depuis le 02 juin 2021. La couverture vaccinale s’est ainsi améliorée en passant de 11% à 15,3%.

II.4. Le ministre du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises a informé le Conseil de la célébration en différé de la troisième édition du « Mois du consommons local » qui se déroule du 15 au 17 décembre 2022 à Ouagadougou, sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur le Premier ministre. Cette présente édition est placée sous le thème « Consommation des produits locaux, un levier d’accroissement des investissements productifs de développement et d’intégration régionale ». Le « Mois du consommons local » vise à accroître la consommation des produits locaux afin de promouvoir le développement endogène.

II.5. Le ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a fait au Conseil deux (02) communications. La première communication est relative à la distinction de Monsieur Moussa SORE, lauréat homme de la région Ouest-africaine, lors de la 4ème édition du « prix des enseignants de l’Union africaine » organisée le 30 novembre 2022 à Addis Abeba, en Ethiopie. Le prix récompense chaque année dix (10) enseignants, à raison de deux (02) enseignants par région géographique de l’Afrique. La seconde communication est relative au Projet d’appui à l’enseignement bilingue franco-arabe (PREFA). Le projet d’appui à l’enseignement bilingue Franco-arabe a été conclu le 20 mai 2014 entre le Gouvernement burkinabè et la Banque islamique de développement (BID). Son objectif global est de soutenir les politiques éducatives du Burkina Faso visant à réduire la pauvreté à travers une offre éducative inclusive et plus équitable. Le projet a engrangé d’importants acquis qui ont contribué au développement de l’enseignement franco-arabe même si de nombreux défis restent à relever. Le Conseil a instruit le ministre chargé du dossier de prendre les dispositions pour la poursuite et la consolidation des acquis du projet à travers les structures techniques du département en charge de l’Education nationale.

II.6. Le ministre de l’Urbanisme, des affaires foncières et de l’habitat a fait au Conseil une communication relative à la situation de la promotion immobilière au Burkina Faso. Pour assurer le droit au logement à chaque citoyen, l’Etat burkinabè a mis en place plusieurs instruments. Des initiatives ont été engagées par le Gouvernement pour la construction de logements en quantité dans le but de favoriser l’accès au logement décent, toute chose qui a permis l’augmentation du nombre de promoteurs immobiliers privés. A titre d’illustration, le nombre de promoteurs immobiliers agréés est passé de 9 en 2016 à 275 en 2022. Cependant, cette augmentation du nombre de promoteurs immobiliers n’a pas permis un accroissement en qualité et en quantité de l’offre de logements. Face à cette situation, le ministère en charge de l’Urbanisme a mis en place une commission en vue d’examiner les dossiers de demande d’approbation de projets immobiliers. Cette commission a dénombré 400 dossiers déposés et au terme des travaux, 105 dossiers ont été déclarés recevables. Les promoteurs concernés ont été invités à fournir la preuve de leur capacité financière mais aucun d’eux n’a pu le faire. Le Conseil a instruit le ministre chargé du dossier de prendre les dispositions nécessaires pour relancer ces promoteurs dans les meilleurs délais avant de prendre les décisions définitives de rejet ou d’approbation.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

– Monsieur Salfo OUEDRAOGO, Mle 117 269 X, Conseiller des affaires culturelles, 1 ère classe, 8ème échelon, est nommé Secrétaire général de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) ;

– Monsieur Abdoulaye TRAORE, Mle 104 857 M, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature ;

– Monsieur Moussa GANOU, Mle 212 515 S, Inspecteur du travail, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des relations professionnelles et de la promotion du Dialogue social ;

– Monsieur Jean Marie KI, Mle 117 032 N, Inspecteur du travail, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des études et de la règlementation ;

– Monsieur Tianè BORO, Mle 105 243 S, Inspecteur du travail, 1 ère classe, 5 ème échelon, est nommé Directeur des relations et des normes internationales du travail.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Monsieur Thierry Dofizouho TUINA, Mle 57 710 C, Contrôleur général de police, catégorie 1, grade 4, 2ème échelon, est nommé Directeur général adjoint de la police nationale ;

Monsieur Bonswendé SANKARA, Mle 111 493 G, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, grade 3, 3ème échelon, est nommé Directeur de la sécurité publique ;

– Monsieur Seydou OUATTARA, Mle 211 710 K, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, grade 3, 1er échelon, est nommé Directeur de la sûreté de l’Etat ;

– Monsieur Ardjouma KARAMA, Mle 111 491 M, Commissaire divisionnaire de police, 3 ème classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de la police des frontières ;

– Monsieur Noufou SALOU, Mle 217 559 D, Commissaire principal de police, catégorie 1, 3ème échelon, est nommé Directeur de la police technique et scientifique ;

– Monsieur Jean-Claude COMPAORE, Mle 260 676 Z, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 1er échelon, est nommé Directeur des transmissions et de l’informatique ;

– Monsieur Béwiligri Flavien ILBOUDO, Mle 283 339 T, Commissaire principal de police, est nommé Directeur des études, du courrier, des archives et de la documentation ;

– Monsieur Soungalo Isidore SANOU, Mle 111 438 M, Commissaire principal de police, catégorie 1, 1er grade, 4ème échelon, est nommé Directeur de la communication et des relations publiques de la police nationale ;

– Monsieur Maxime TAPSOBA, Mle 111 490 E, Commissaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur des affaires juridiques et sociales ;

– Monsieur Siyalé Moussa PALM, Mle 102 422 C, Commissaire de police, catégorie 1, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur de la formation continue ;

– Monsieur Koudougou Abel ZONGO, Officier, Sapeur-pompier militaire, est nommé Directeur de la prévention et de la règlementation ;

– Monsieur Lambert BONZI, Mle 211 704 R, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3 ème grade, 1er échelon, est nommé Directeur des sports, des arts et de la culture.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

– Monsieur Hugues Christian LINGANI, Mle 104 255 B, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 9ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Wendpanga Paterne KABORE, Mle 118 845 C, Conseiller des affaires étrangères, 1 ère classe, 8ème échelon, est nommé Ministre-Conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à Bamako au Mali ;

– Monsieur Michel SOMMA, Mle 59 728 J, Conseiller des affaires étrangères, 1 ère classe, 11ème échelon, est nommé Ambassadeur, Directeur général de la coopération bilatérale.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

 – Madame Windemi Pauline TOE/SABA, Mle 104 288 G, Administrateur des services financiers, 1er grade, 9ème échelon, est nommée Directrice de la gestion des finances ;

– Monsieur Pierre Lagoun ZALLA, Mle 111 447 J, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 1er échelon, est nommé cumulativement Membre de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) et Chef du département des investigations stratégiques de ladite cellule.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

– Monsieur Ousmane NERE, Mle 49 447 B, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, catégorie N, 1 ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur général du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo ;

– Monsieur Ounanlini THIOMBIANO, Mle 53 732 T, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, catégorie N, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur général du Centre hospitalier régional de Tenkodogo ;

– Madame Safoura YAMEOGO/SAVADOGO, Mle 95 857 X, Administrateur des services de santé, 1 ère classe, 9ème échelon, est nommée Directrice générale du Centre hospitalier régional de Kaya ;

– Monsieur Irénée Edmond ZAGRE, Mle 51 312 N, Administrateur des services de santé, 1 ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur général du Centre hospitalier régional de Fada-N’Gourma ;

– Monsieur Bruno DEMBELE, Mle 53 727 B, Administrateur des services de santé, 1 ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général du Centre hospitalier régional de Banfora ;

– Madame Habibou OUEDRAOGO/KABORE, Mle 85 764 T, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, catégorie N, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice générale du Centre hospitalier régional de Koudougou.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs au Conseil d’administration :

– de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale ;

– du Conseil du service universel des communications électroniques (CSU) au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques ;

– du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement ;

 – de l’Office national des aires protégées (OFINAP) au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement ;

– du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT) au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme.

Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents au Conseil d’administration du Service universel des communications électroniques et du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics.

  1. MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Djibrihina OUEDRAOGO, Mle 262 206 L, Enseignant-chercheur, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Conseil du service universel des communications électroniques (CSU) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille : – Monsieur Aimé Jean-Jacques DAMA, Mle 266 138 H, Informaticien.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité : – Monsieur Amadou Lamine OUEDRAOGO, Mle 260 669 B, Commissaire principal de police.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation : – Monsieur Tizane DAHO, Mle 119 749 S, Enseignant-chercheur.

Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques : – Monsieur Oumarou OUEDRAOGO, Mle 267 761 L, Ingénieur de conception en informatique.

Au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques : – Monsieur Sidi-Mohamed Galiam OUEDRAOGO, Mle 513 380 C, Ingénieur de conception en télécommunications.

Le second décret nomme Monsieur Sidi-Mohamed Galiam OUEDRAOGO, Mle 513 380 C, Ingénieur de conception en télécommunications, Président du Conseil d’administration du Conseil du service universel des communications électroniques (CSU) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Le Conseil a adopté trois (03) décrets. Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT Au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement : – Monsieur Firmin BAGORO, Mle 119 811 B, Conseiller des affaires économiques.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE SYNDICAT NATIONAL DES ENTREPRENEURS DU BATIMENT DES TRAVAUX PUBLICS – Monsieur Philippe COMPAORE, Gérant de société. Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT Au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement : – Monsieur Moumouni ILBOUDO, Mle 216 124 W, Ingénieur en génie civil. Au titre du ministère de l’Urbanisme, des affaires foncières et de l’habitat : – Madame Aïssetou Raymonde NANEMA, Mle 110 951 N, Architecte[1]urbaniste.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DU LABORATOIRE NATIONAL DU BATIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS – Monsieur Serge KIEMTORE, Mle 23 10 574 B, Technicien supérieur en génie civil.

Le troisième décret nomme Monsieur Firmin BAGORO, Mle 119 811 B, Conseiller des affaires économiques, Président du Conseil d’administration du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Office national des aires protégées (OFINAP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation : – Monsieur Amadé OUEDRAOGO, Mle 110 930 E, Professeur titulaire, en remplacement de Monsieur Adjima THIOMBIANO. Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité : – Madame Alimatou DAO/NOMBRE, Mle 200 330 J, Administrateur civil, en remplacement de Madame Justine YARA/KANZIE. Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques : – Monsieur Antoine COMPAORE, Mle 111 118 P, Administrateur des services financiers, en remplacement de Monsieur Boubacar BARRY.

Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme : – Monsieur Sibidé Géoffroy LEMAN, Mle 238 117 N, Conseiller des services touristiques et hôteliers, en remplacement de Monsieur Samuel GARANE.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’OFFICE NATIONAL DES AIRES PROTEGEES – Monsieur Ousséini OUEDRAOGO, Mle 29 647 R, Contrôleur principal des eaux et forêts, en remplacement de Monsieur Jean Roger OUEDRAOGO. Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Marou Lazare OUEDRAOGO, Mle 29 801 N, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement au Conseil d’administration de l’Office national des aires protégées (OFINAP) pour une dernière période de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Madame Wendingoudi Maïmouna SAWADOGO, Mle 511 398 S, Ingénieur de conception en informatique, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques au Conseil d’administration du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT), en remplacement de Monsieur Sidi-Mohamed Galiam OUEDRAOGO, dont elle achève le mandat

Le porte-parole du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

Prix Galian 2022 : Liradan Philippe Ada, meilleur journaliste en 2021

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L’excellence dans le monde des médias, la 25e nuit des prix Galian, a été célébrée au Burkina Faso pour la 25e fois,, ce vendredi 16 décembre 2022 à Ouagadougou. Ce sont au total 25 prix dont 13 spéciaux qui ont été remis aux journalistes et autres techniciens et professionnels de la presse. Pour cette édition, c’est Liradan Philippe Ada, journaliste à Omega TV, qui a été sacré Super Galian.

L’édition 2022 des Prix Galian a connu son Super Galian. Il s’agit de Liranda Philippe Ada, journaliste à Omega TV. Il a été sacré avec la moyenne de 17,6/20. Le journaliste, qui a postulé dans la catégorie « grand reportage en télévision », a gagné ce prix grâce à deux de ses productions : « Titao, dernier souffle d’une ville encerclée » diffusé le 19 décembre 2021 et « Tougan, le calvaire des suppliciés du terrorisme » diffusé le 26 décembre 2021.

 Liranda Philippe Ada a reçu un trophée, une attestation, un chèque de 3 millions FCFA et des gadgets. Il a également reçu un prix dans le genre Grand Reportage. En comparaison, en 2021,  aucun professionnel n’avait été sacré Super Galian car personne, selon le jury de l’époque, n’avait reçu la moyenne de 17/20.

Palmarès des prix officiels galian 2022

 Super galian : Liradan Philippe Ada Omega TV.

Catégorie Presse écrite

  • Meilleure enquête presse écrite : Mahamadi Zango, Sidwaya;
  • Meilleur grand reportage : Lévis Konfé, Observateur Paalga;
  • Meilleure maquette de presse écrite : Paul Damo, Observateur Paalga;
  • Meilleure photo de l’année : Issa Compaoré, Sidwaya.

Catégorie Télévision

  • Grand reportage : Liradan Philippe Ada, Omega TV;
  • Meilleure création en télévision (montage): Yapabou Yarga, RTB télé ;

En radio

  • Grand reportage en radio: Hervé Kaboré, RTB Radio ;
  • meilleure création en radio (montage): Roguninesida Romain Bouda, RTB Radio;
  • magazine en langues nationales : Mahamadi Ouedraogo, RTB Radio/rurale
  • Grand reportage en langues nationales : Abdoulaye Sawadogo, RTB Radio/rurale.

Catégorie presse en ligne

  • Meilleur reportage : Crispin Masneang Laoundiki.

Prix spéciaux

  • Crois Bank, grand reportage en radio: Albéric Bationo, RTB Radio ;
  • Maison de l’entreprise du Burkina, grand reportage en radio: Albéric Bationo, RTB Radio;
  • CNSS, meilleur employeur modèle des médias privés: la télévision BFI;
  • Chambre de commerce, grand reportage en radio: Albéric Bationo;
  • Conseil National de Lutte contre le Sida et les IST, grand reportage en radio: Albéric Bationo, RTB Radio ;
  • 2e prix Compassion internationale Burkina Faso, grand reportage en radio: Émeline Zougmore/ Tagnabou; RTB Radio.
  • prix <<armee-nation>> du ministère de la défense et des anciens combattants, grand reportage en presse écrite: G. Levi Constantin Konfé, Observateur Paalga;
  • ONASER, grand reportage en langues nationales et en radio:Jean Carène Kaboré, RTB Radio/rurale ;
  • Réseau éducation de qualité par le bi-plurilinguisme au Burkina, magazine en langues nationales et en radio: Ahadi Pallo, RTB2/Est;
  • Ministère de la santé et de l’hygiène publique, enquête en presse écrite : Mamady Zango, Sidwaya ;
  • Caisse autonome de retraite des fonctionnaires, magazine en langues nationales et en radio : Mahamadi Ouedraogo, RTB Radio/rurale ;
  • Ministère de l’éducation nationale de l’Alphabétisatio et de la promotion des langues nationales, grand reportage en télévision : Maïmouna Traoré/ Ouedraogo, RTB télé ;
  • 1er prix compassion internationale Burkina Faso, grand reportage en télévision : Maïmouna Traoré/ Ouedraogo ;

Par Nafongon Moussa TRAORE (Stagiaire)

www.burkinanews.info

Présence présumée de Wagner au Burkina : Le Mouvement Dounia pour la Paix exige les excuses du président ghanéen

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Ceci est un message du Mouvement Dounia pour la Paix portant sur l’appel du capitaine Traoré appelant à l’effort de guerre des Burkinabè notamment le prélèvement des 1% sur le salaire des travailleurs du public et du privé. Pour ce mouvement, il faut souscrire à cet appel pour sauver la Burkina de l’impasse. Aussi, il appelle le président ghanéen à présenter des excuses publiques au peuple burkinabè pour ses propos sur la présence de Wagner au Burkina.

Nous venons très respectueusement par ce message demander aux populations de notre pays le Burkina Faso de répondre favorablement à l’appel du Président en contribuant à l ‘effort de guerre. En effet, nous constatons que depuis l’appel de son Excellence Monsieur Ibrahim Traoré, président du Faso, des voix se lèvent pour demander aux autorités de la transition de trouver les moyens pour soutenir l’effort de guerre ailleurs (par exemple à travers les audits, l’argent de la corruption et autres) et de ne pas alourdir davantage les charges des travailleurs en leur demandant 1% de leur salaire net.

Certes nous comprenons et respectons les avis de ceux-ci, mais nous pensons que vu les difficultés que connait notre pays, nous demandons aux populations de contribuer massivement en adhérant à l ‘appel du Chef de l’Etat. Parce que les ennemis ne vont pas attendre qu’on finisse les audits et autres, mobiliser les fonds nécessaires et venir les combattre. Le temps urge et nous devons sauver notre pays. Accompagnons les autorités de la transition sans calcul aucun. Nous ne sommes aucunement contre les audits et autres, au contraire. Mais le moment ne sied pas à ouvrir plusieurs fronts. Concentrons-nous sur la lutte contre le terrorisme et évitons de disperser nos forces. Pas de distraction. Si nous sommes unis, nous allons vaincre le terrorisme.

Nous saluons la libération du lieutenant-colonel Zoungrana. Cela va contribuer à apaiser les cœurs et est un acquis à la cohésion sociale. Nous condamnons les propos du Président ghanéen tenus aux Etats-Unis et voulons qu’il nous présente des excuses publiques et officielles au nom du bon voisinage et de la solidarité africaine. Nous lançons un appel aux Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur de soutenir nos autorités et montrer au monde entier que nous sommes solidaires. Nous demandons aux activistes qui rament à contre-courant de la dynamique de s ‘aligner derrière la volonté populaire qui est la libération de notre pays. Ayons des messages réconfortants et de soutien vis à vis de autorités, nos FDS et VDP. Félicitations à eux pour les résultats engrangés actuellement.

Tous ensemble soutenons les autorités de la transition.

Vive le Burkina Faso.

Le Coordonnateur Abdoul Aziz BOUGMA

Assemblée législative de transition : le député Yves Kafando démissionne

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 En sa séance plénière de ce jour 17 décembre 2022, l’Assemblée  législative de transition (ALT) a rendu un vibrant hommage au Député Yves Kafando qui a rendu sa démission il y a quelques jours.

Dans son laïus d’hommage, le Président Bougouma a tenu à rappeler les hauts faits parlementaires du désormais ex-député. En effet, celui-ci a  conduit les travaux de la commission ad’hoc de rédaction du règlement sous la 2e et la 3e législature de transition.

Le Député Kafando a surtout été président de la Commission des Finances et du Budget (COMFIB) sous la 2e legistaure de transition (mars-septembre 2022) au sein de laquelle il a porté avec ses collègues une vingtaine de lois.

En réponse, l’ex-député s’est dit « très ému » et a réaffirmé sa disponibilité à accompagner l’ALT dans ses missions, car soutient-il: « ensemble nous menons le même combat » avant de quitter l’hémicycle sous les ovations nourries des Députés.
Son suppléant Issaka Tapsoba a été officiellement installé séance tenante.

Communiqué SONABEL : Suspension temporaire de la fourniture l’électricité ce samedi 17 décembre

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COMMUNIQUE

Ouagadougou, le 15 décembre 2022

La SONABEL informe les abonnés du Centre Régional de Consommation de Ouagadougou (CRCO) qu’elle entreprend des travaux d’entretien de son réseau de distribution.

Ces travaux vont occasionner une suspension temporaire de la fourniture de l’électricité le samedi 17 décembre 2022 dans les zones et localités suivantes :

  • de 08h à 13h à Nioko 2, Roumtenga, Loumbila, ONEA Loumbila, Ouid-Tooghin, Nioko1, Saaba, Cité Abdoul Service, Pissy, Boulmiougou, Zagtouli, Yimdi, Tinsouka
  • et de 08h à 15h à Loumbila Beach, Nomgana, Université Thomas Sankara, Donsé, Goué, Tamassa, Laongo, Nagreongo, ZIGA ainsi que sur l’axe Ziniaré-Kaya-Dori.

Pendant la période de ces travaux, les appareils et installations devront, par mesure de sécurité, être considérés comme restant sous tension.

Le Département Communication et Relations Publiques

Noël 2022 : L’AFFB veut offrir une journée inoubliable aux enfants déplacés internes

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L’Association des femmes festivalières du Burkina (AFFB) était face à la presse, vendredi 9 décembre 2022, à Ouagadougou. Cette rencontre visait à annoncer un programme caritatif au profit des enfants des déplacées internes.

Song-Taaba. C’est le projet de l’Association des femmes festivalières du Burkina (AFFB) dont l’objectif est d’offrir une journée festive et inoubliable aux enfants des personnes déplacées internes pendant la fête de Noël. Cette journée caritative sera marquée par un spectacle de magie, un atelier équitation, un arbre de Noël, des dons de repas communautaire et une sensibilisation. L’AFFB association veut offrir aux enfants des déplacés internes une journée divertissante, enrichissante tout en les plongeant dans la magie de Noël, le 23 décembre prochain. L’événement aura lieu dans le quartier Patte d’oie à Ouagadougou.

Hermann Kafando, membre du comité d’organisation et coordonnateur du projet, a fait savoir que l’AFFB a décidé de confier le recensement des enfants des Personnes déplacées internes à la mairie parce qu’elle est la seule structure compétente pour identifier les personnes déplacées internes à Ouagadougou. Esther Kiemdé, secrétaire générale de ladite association, a rappelé que le projet « Song Taaba » répond également à l’appel de solidarité lancé par le président de la Transition, Ibrahim Traoré à l’endroit des victimes des attaques terroristes.

Par Edmond YABRE pour Burkinanews.info

Lookman Sawadogo, journaliste-écrivain : « L’armée doit remettre le pouvoir aux civils »

« Burkina Faso, pouvoir, armée, ethnie et religion : comment éviter l’implosion ? ». C’est le titre du nouvel ouvrage du journaliste et écrivain Lookman Sawadogo. L’ouvrage a été présenté  au cours d’une conférence de presse, à Ouagadougou, ce samedi 10 décembre 2022. Il traite de la mal gouvernance, de la rupture au sein de l’armée, de l’ethnie et de la religion comme les causes de la situation actuelle du Burkina.

Lookman Sawadogo, journaliste et écrivain a publié un essai politique sur la situation de crise que traverse le Burkina. Devant la presse, ce samedi 10 décembre à Ouagadougou, il est revenu sur les grandes articulations de son livre intitulé « Burkina Faso, Pouvoir, armée, ethnie et religion : comment éviter l’implosion ? ». Dans l’ouvrage de 154 pages, qui coûte 7 000 F CFA,  l’auteur montre comment, selon lui, le Burkina s’est retrouvé dans une situation de crise généralisée et propose des pistes de sortie.

Le journaliste pense que le système actuel de gouvernance n’est pas favorable à « l’union sacrée » tant réclamée par les leaders politiques et d’opinion. Il appelle, dans son ouvrage, à un gouvernement d’union nationale. Aussi propose-t-il le fédéralisme pour sortir le pays de l’ornière. Il s’agit de donner le pouvoir et l’autonomie nécessaires aux grandes régions afin qu’elles puissent s’administrer librement. Ces États souverains seront coiffés par un État fédéral comme aux États Unis, au Nigeria, en Suisse et en Belgique.

Le livre, qui sera bientôt dédicacé, coûte 7000 F CFA

 Cette forme d’État s’impose, selon lui, au vu des velléités liées à la religion, à l’ethnie, à la communauté. Pour Lookman Sawadogo, le tabou n’a plus lieu d’être. Il faudrait regarder ces questions en face. « Le malaise social se caractérise par la crise générale de l’identité dont les conséquences se manifestent à travers plusieurs phénomènes sociaux dont les replis, la stigmatisation, la différenciation, ou la distanciation, sociale, les particularismes, le communautarisme, les extrémismes et les violences », s’est-il inquiété. Pour éviter « l’implosion », il faut prendre en compte ces aspects dans l’action publique et politique. Le cas du Nigeria avec une vice-présidence l’inspire dans ce sens. « On peut faire comme le Nigeria ou si le président est musulman, le vice-président est chrétien et vice-versa », a-t-il soutenu.

L’armée a échoué

L’essayiste est revenu sur la crise qui prévaut dans les rangs de l’armée burkinabè. Pour lui, «  L’armée doit remettre le pouvoir aux civils car, dit-il, elle a échoué politiquement ». Avec deux coups d’Etat en l’espace de 8 mois, l’auteur explique que l’armée ne peut pas apporter la solution. Il lui recommande de résoudre les problèmes en son sein. Il avance : « Il y a une rupture, une cassure claire dans l’armée. Elle est divisée. Il y a même des risques de vengeance. L’armée doit se réconcilier, et vite ». Dans le nouveau système de gouvernement dont il a fait cas, cette dernière devrait occuper de grands postes de responsabilité pour s’occuper des questions sécuritaires stratégiques.

En rappel, Lookman Sawadogo, journaliste et écrivain est auteur de trois livres désormais. Ce dernier vient donc s’ajouter à « Se réconcilier ou périr » et « Les clés d’une vraie réconciliation : entre vérité, catharsis et renaissance ».

 Par Nafongon Moussa TRAORE (Stagiaire)

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11-Décembre : « Nous irons jusqu’au bout de ce combat pour l’indépendance totale de notre patrie », Ibrahim Traoré

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Dans son adresse à la Nation dans le cadre du 11-Décembre 2022, date commémorative du 62e anniversaire de l’accession à l’indépendance du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a insisté sur les valeurs de probité, d’union et de solidarité. « Notre indépendance n’est pas acquise, parce que nos terres sont occupées », rappelle-t-il tout en laissant entendre que la lutte pour l’indépendance véritable a démarré. Son message in extenso.

Chers compatriotes, peuple combattant du Burkina Faso, de l’intérieur et de la Diaspora,

11 décembre 2022. Cette date marque le 62e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso. Je n’irai pas vous faire un discours cette année, parce que l’heure n’est pas à la fête. Notre indépendance n’est pas acquise, parce que nos terres sont occupées. Notre économie est balbutiante et nos mains sont liées. Voilà pourquoi, je tenais à m’adresser à vous à travers ce petit message dans ces moments précis.

Il y a quelques semaines de cela, le destin du pays changeait le 30 septembre. Nous disions que nous sommes révoltés, et aujourd’hui date anniversaire de la fête de l’indépendance, nous sommes encore plus révoltés. Le combat pour l’indépendance totale a commencé, il y a quelques semaines de cela. Et ce combat passe nécessairement par les armes, mais aussi par nos valeurs, nos comportements, le redressement de notre économie. La bataille contre l’ennemi qui occupe nos terres est en train de commencer. Cette bataille est à son préambule.

C’est le lieu pour moi donc de féliciter les unités engagées pour les premières actions terrestres et aériennes; les encourager pour le don de soi, le sacrifice, et tout ce qu’ils donnent pour cette nation. Aux unités encore engagées, il y a de cela quelques mois, sinon, plusieurs mois, qui tiennent encore bon sur le terrain, je leur réitère encore mes félicitations. Aux forces vives de la Nation, nous disons merci pour l’appel que nous avons pu faire à l’égard de toute la population. Cet appel a été entendu, et c’est le lieu pour moi de féliciter tout le monde pour l’engagement, notamment pour les VDP et aussi pour l’accompagnement de l’armée.

Les ravitaillements qui ont suivi ces derniers jours, je puis vous rassurer que nous avons été comblés par des Burkinabè qui ont accepté nous donner leurs camions pour aller ravitailler des Burkinabè. Cela témoigne que la solidarité est en train de naître. C’est tout ce que nous demandons.

Pour l’encadrement et la formation des VDP, nous avons reçu des dons de toutes natures allant des vivres aux équipements, aux travaux d’infrastructures. Nous disons merci à ce peuple qui commence à se souder, qui commence à être solidaire pour cette bataille. Nous en avons besoin et merci encore.

Aux Burkinabè de la diaspora, nous disons merci pour toutes les contributions en nature et en espèces. D’ailleurs, nous avons rencontré les partenaires sociaux dans ce sens pour encore demander plus de sacrifice aux Burkinabè afin que cette lutte soit menée par les Burkinabè pour libérer les terres du Burkina Faso. Ce message, nous tenions à le passer, pour encore dire merci à tous les peuples qui se battent, merci à tous ceux qui nous accompagnent, qu’ils soient Burkinabè ou non Burkinabè. A ce jour donc, nous n’allons pas fêter parce que le combat qui est engagé, doit contribuer à ce que notre indépendance soit totale.

Sur ce, j’appelle tous les Burkinabè à un changement de comportement, à revoir nos valeurs, parce que cette bataille pour l’indépendance totale passe par la guerre que nous menons par les armes. Mais je le disais tantôt, par l’économie également. Cette bataille du côté économique passe forcément par la lutte contre la corruption. Cette lutte également est enclenchée. Notre lutte ne s’arrêtera que lorsque tous les enfants du Burkina Faso mangeront à leur faim et dormiront tranquillement dans leur pays. Nous nous sommes engagés pour cela et ce combat, nous allons le mener. Notre espoir est encore plus grand. Nous ne doutons aucunement de ce qui va se passer et de l’avenir de cette bataille.

Restez confiants, restez soudés, restez mobilisés derrière les forces de défense et de sécurité, restez soudés et mobilisés derrière nos vaillants VDP, et l’espoir est permis, parce que nous ne lâcherons pas, nous irons jusqu’au bout de ce combat pour l’indépendance totale de notre patrie.

Merci à vous, chers compatriotes.

Je ne saurai terminer mes propos sans souhaiter prompt rétablissement à toutes les victimes, tous les blessés de cette barbarie et prier encore que les âmes des défunts reposent en paix.

Merci chers compatriotes.

La patrie ou la mort, nous vaincrons!

Crise à l’ONATEL : le SYNATEL dévoile les raisons du mouvement d’humeur

Le Syndicat national des télécommunications (SYNATEL) a animé une conférence de presse ce vendredi 9 décembre 2022, à Ouagadougou. Objectif,  décrire la situation qui prévaut au sein de l’ONATEL tout appellant le gouvernement à « prendre ses responsabilités ».

On en sait un peu plus sur le mouvement d’humeur que les travailleurs de l’ONATEL observent depuis le 17 novembre dernier. A l’occasion d’une conférence de presse ce vendredi 9 décembre 2022, le Syndicat national des télécommunications (SYNATEL) en a expliqué  les raisons. Cette situation serait liée à des changements depuis la privatisation de l’entreprise en 2006. Selon les travailleurs, depuis que Maroc Télécom a pris les commandes, l’ONATEL a perdu sa place de leader du fait d’une insuffisance d’investissements. Les Marocains auraient réduit leurs investissements dans le développement de la société autrefois purement étatique. Pour eux, l’entreprise marocaine ne respecte pas les termes du contrat. « Le cahier des charges n’est pas respecté », a déploré Kafando Bonaventure, travailleur de l’entreprise.

Le syndicat dénonce également « la sous-traitance » au sein de cette société de télécommunication qui, selon lui, ne recrute pas mais fait appel le plus souvent à des prestataires de service. Selon Kafando Bonaventure, l’entreprise « jadis pourvoyeuse d’emplois a cessé de l’être car les derniers recrutements datent de 2009 ».  En plus de ces raisons, le SYNATEL déplore un traitement disproportionné réservé aux entreprises de sous-traitance et fournisseurs nationaux. Le syndicat brandit également des appels d’offre « abandonnés » par les dirigeants qui,  pour eux, étaient de grands projets pouvant sortir l’entreprise de sa position actuelle.

Le SYNATEL appelle l’Etat burkinabè à prendre ses responsabilités

Le secrétaire général du SYNATEL, Souleymane So, a soutenu également que les Burkinabè ne sont pas traités sur le même pied que les expatriés marocains qui travaillent dans l’entreprise. « On nous traite comme des sous-hommes », a-t-il regretté. Il avance également que la direction générale a vendu une partie du patrimoine de l’onatel. Toute chose qui constitue l’un des points de désaccord entre le top management et le personnel. Il en veut pour preuve « un des terrains dans la ZACA vendu clandestinement ».

Pour le syndicat national des télécommunications, l’Etat devrait se saisir de la situation car, soutient-il, l’ONATEL reste une société étatique car l’État y est toujours actionnaire. À cet effet, le secrétaire général a invité la population à accompagner sa structure pour faire entendre la cause.  Il promet que d’autres actions sont en vue si rien ne change.

Par Nafongon Moussa TRAORE (wwwburkinanews.info)

Lu Shan, ambassadeur de Chine au Burkina : « Nous respectons la volonté et le choix du peuple burkinabè »

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré a accordé, ce vendredi 9 décembre 2022, une audience à l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina, Lu Shan.

« Nous avons eu des échanges fructueux sur notre coopération bilatérale et nous avons convenu que l’approfondissement de la coopération sino-burkinabè est d’une grande importance pour nos deux pays », a indiqué le diplomate chinois à l’issue de l’entretien avec le Chef de l’Etat.

A cette occasion, l’ambassadeur de la Chine a réaffirmé le soutien de son pays aux efforts déployés par les autorités pour la sécurisation du pays, pour la paix et le développement. « Nous sommes disposés à soutenir le Burkina Faso dans la mesure de nos moyens à lutter contre le terrorisme», a déclaré l’ambassadeur Lu Shan qui a soutenu que son pays respecte la volonté et le choix du peuple burkinabè.

Selon le diplomate chinois, son pays attache un grand prix aux relations sino-burkinabè et cette audience a été une opportunité pour réaffirmer cet attachement à l’amitié entre les deux pays et pour transmettre les félicitations du Président chinois Xi Jinping au Chef d’Etat burkinabè.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Processus électoraux en Afrique : Des présidents d’organes de gestion des élections chez le président de la Transition

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Le président de la Transition, Chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, a reçu en audience, ce vendredi 9 décembre 2022, une délégation de présidents d’organes de gestion des élections en Afrique.

Conduite par le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de notre pays, Elysé Ouédraogo, la délégation a traduit toute sa gratitude au Chef de l’Etat pour l’accompagnement dont la CENI a bénéficié pour l’organisation du séminaire sous-régional sur les processus électoraux face aux crises sécuritaires en Afrique sub-saharienne qui se tient du 7 au 9 décembre dans la capitale burkinabè.

Le séminaire qui était placé sous le patronage du Président de la Transition a permis de mener des réflexions sur les mécanismes de résilience des organes de gestion des élections dans le contexte d’insécurité que vit un certain nombre de pays africains.

« On a profité de l’audience pour faire le point de la tenue et du déroulement du séminaire et pour le remercier pour l’ensemble des dispositions qui ont été prises pour faciliter le déroulement de cette activité», a déclaré le président de la CENI à l’issue de l’audience.

Selon le président de la CENI, le président de la Transition a, à cette occasion, encouragé les participants à réfléchir et à partager leurs expériences parce que l’organisation des élections fait partie des missions de la Transition.

« Les efforts que le Chef de l’Etat et l’ensemble de son gouvernement sont en train de déployer actuellement, participent à créer les conditions pour que les élections à venir puissent se tenir dans de meilleures conditions », a soutenu Elysé Ouédraogo.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Contribution à l’effort de guerre : le Président de la Transition échange avec les partenaires sociaux

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Le Président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, a rencontré ce vendredi l’Unité d’action syndicale (UAS), le Conseil national du patronat burkinabè (CNPB) et l’ensemble des coordinations des syndicats des différents départements ministériels pour une prise de contact et de partage d’informations sur la situation nationale.

A l’issue de cette rencontre du Chef de l’Etat avec les partenaires sociaux, le gouvernement a fait un point de presse sur les différents échanges. Pour le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Bassolma Bazié, « il y a nécessité que le Chef de l’Etat rencontre les partenaires sociaux, pour faire le point de la situation que nous traversons et l’ensemble des initiatives qui sont prises pour fédérer les énergies et venir à bout de l’ensemble des maux qui nous assaillent ». Il a salué la mobilisation, la disponibilité et l’esprit d’ouverture des différents partenaires « qui ont, de façon unanime, partagé les inquiétudes qui sont les nôtres au niveau du Chef de l’Etat et de l’ensemble du gouvernement ».

Le ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospective, Aboubacar Nacanabo, a indiqué que le gouvernement propose la mise en place d’un Fonds de soutien pour l’effort de guerre. « Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le gouvernement a décidé de recruter 50 000 volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Ces VDP seront payés à 60 000 FCFA par mois et par personne; ce qui doit mobiliser 36 milliards FCFA par an pour leur prise en charge. Outre cette prise en charge, il y a des armes à payer pour les équiper, des tenues pour leur habillement, des engins et du carburant pour le déplacement. Et tout cela est évalué à 106 milliards FCFA », a précisé le ministre Nacanabo.

Le point de la situation sécuritaire et des besoins a été fait lors des échanges

Pour lui, le projet de budget exercice 2023 présente déjà un déficit de 600 milliards FCFA qui ne prend pas en compte le recrutement des VDP, d’où la nécessité de la création de ce fonds qui doit permettre de lever 100 milliards FCFA pour l’année 2023. Pour alimenter ce fonds, le gouvernement a proposé aux partenaires sociaux plusieurs sources à savoir une contribution volontaire de chaque Burkinabè, le prélèvement de 1% sur le salaire net des travailleurs du public, du privé, des membres de l’ALT, des prélèvements sur les taxes sur certains produits de grandes consommations, exceptés les produits de première nécessité. Les produits concernés sont, entre autres, la boisson, le tabac, la connexion Internet, les produits de cosmétique et la parfumerie.

Selon le ministre en charge de l’économie, le gouvernement table aussi sur la contribution de certaines sociétés disposant de fonds, comme à l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), la Loterie nationale du Burkina (LONAB), le fonds minier de développement local. « Nos estimations nous amènent à 80 milliards FCFA, mais nous pourrons faire des efforts au niveau du budget de l’Etat pour le complément », a ajouté le ministre Nacanabo.

Le Patronat burkinabè posant avec le chef de l’Etat à l’issue de l’audience

Pour assurer une transparence totale dans la gestion du fonds, le gouvernement prévoit la création d’un site Web pour la publication de toutes les informations de façon continue sur la collecte et les dépenses, et la mise en place d’un comité de gestion du fonds. Ce comité sera composé de personnes de bonne moralité, des organisations syndicales, du REN-LAC, de l’Autorité supérieure du contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE/LC).

L’ensemble des partenaires présents à cette rencontre ont apprécié l’initiative de les associer à la recherche de solutions dans la crise sécuritaire et ont promis de rendre compte à leur base avant de faire un retour au gouvernement.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Autorité du Bassin du Niger : Deux sessions couplées pour relancer l’institution

Une session extraordinaire couplée à la 41e session ordinaire du Conseil des ministres de l’autorité du Bassin du Niger (ABN) s’est tenue les 7 et 8 décembre 2022 à N’Djamena capitale du Tchad. L’ouverture des travaux a été présidée par le premier ministre tchadien en présence du ministre  burkinabè de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Dr Augustin Kaboré,  président en exercice  du Conseil des ministres de l’ABN et du secrétaire général du ministère, Dr. Bouraima Kouanda. Deux importantes sessions qui vont marquer  de façon indéniable  la vie de cet instrument commun de coopération régionale.

Ces assisses  font suite à la rencontre des experts du Comité technique qui ont  proposé au Conseil des ministres des dossiers et des recommandations  pour leur appréciation. Le Président du Conseil des ministres de l’ABN, Dr. Augustin KABORÉ a exhorté ses collègues à la prise de décisions idoines qui permettront un renforcement des capacités de l’institution et une amélioration des conditions de vie  des populations du Bassin du Niger.

Dr Augustin Kaboré, ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement

Au terme des 48 heures de travaux, les deux conseils ont permis d’adopter neufs (9) résolutions. Ces résolutions permettront d’améliorer la gouvernance au sein de l’ABN, la Gestion Transfrontalière des Ressources en Eau et par ricochet soutenir l’amélioration de la vie des populations du bassin du Niger tout en augmentant leur résilience vis-à-vis des nombreux défis sécuritaires actuels.

Ces résolutions sont entre autres en lien avec le management et la redynamisation du système d’évaluation des performances de l’ABN, les lignes directrices pour l’intégration du NEXUS (Sécurité de l’Eau, de l’Energie, de l’Alimentation et de la durabilité Environnementale) dans le développement des Projets et Programmes de l’ABN, l’adoption d’un Manuel pour la réalisation d’Ouvrages Communs (OC) et d’Ouvrages d’intérêt Commun (OIC) dans le Bassin du Niger.

Les deux conseils ont permis d’adopter neufs résolutions

Le vœu du ministre burkinabè de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, président du Conseil des ministres de l’ABN, est de doter  l’institution d’un mécanisme de financement durable, notamment endogène, lui permettant de s’offrir plus d’opportunités et de projets pour le développement économique et social pour l’intérêt d’environ 160 millions d’habitants vivants dans le bassin du Niger.

Dr. Augustin Kaboré a au nom de son excellence Ibrahim Traoré, Président de la Transition du Burkina Faso et Président en exercice du Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’autorité du Bassin du Niger (ABN), remercié ses collègues ministres de tutelle de l’ABN, pour la fraternité manifestée à l’égard du Burkina Faso en proposant le report des sessions des conseils des ministres prévues initialement les 13 et 14 octobre 2022 en guise de solidarité au peuple Burkinabè pour les événements qu’il traversait en cette période.

En rappel l’ABN est une Institution de Neuf (9) Etats membres et a en charge la gestion transfrontalière des ressources en eau dans le bassin du Niger.

DCRP/MEEA

USA-Russie : La basketteuse Brittney Griner échangée contre un marchand d’armes

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Le président américain Joe Biden a confirmé, ce jeudi, la libération de la basketteuse Brittney Griner, détenue en Russie depuis février 2022. Sa relaxe fait suite à un échange de prisonniers avec Moscou.

« Le 8 décembre 2022, à l’aéroport d’Abou Dhabi, la procédure d’échange du citoyen russe Viktor Bout contre la citoyenne américaine Brittney Griner, qui purgeaient respectivement des peines dans des établissements pénitentiaires aux États-Unis et en Russie, a été accomplie avec succès ». C’est l’annonce faite par le ministère russe des Affaires étrangères sur son compte Telegram.

Cette information a été confirmée par le président américain Joe Biden qui assure que la basketteuse de 32 ans est en route vers les États-Unis. « Il y a quelques instants, j’ai parlé avec Brittney Griner. Elle est en sécurité. Elle est à bord d’un avion. Elle est en route vers les États-Unis », a-t-il confié sur Twitter.

Pour rappel, la sportive avait été arrêtée en février dans un aéroport de Moscou avec une vapoteuse et du liquide contenant du cannabis. Elle avait été transférée en novembre vers une colonie pénitentiaire en Russie afin d’y purger sa peine de neuf ans de prison.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Affaire Ousmane Guiro : le procès encore renvoyé

Ce jeudi 8 novembre 2022, le procès Ousmane Guiro, du nom de l’ancien directeur général des douanes, a repris. Etaient présents le parquet, la partie civile, l’agent judiciaire de l’Etat et la défense. Cependant, l’autre partie civile, à savoir le RENLAC, était absente.

La cause, un courrier qu’elle était censée recevoir par « Post éclair » n’a pas été envoyé. N’ayant donc pas reçu de notification sur l’audience de ce matin, le cabinet de Me Prosper Farama était absent. L’audience a ainsi été renvoyée à la prochaine session des assises criminelles.

En rappel, ouvert le 22 septembre dernier, le procès avait été renvoyé car le ministère public avait claqué la porte.

www.burkinanews.info

Situation nationale : « Les terroristes sont des valets locaux de l’impérialisme », Saïbou Koanda

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Le collectif alternatif des OSC pour une transition réussie a organisé une conférence de presse le 7 décembre 2022 à Ouagadougou. Objectif, donner sa lecture de la situation nationale. Pour ce collectif, « Les terroristes sont des valets locaux de l’impérialisme ».

Saïbou Koanda dit le Prince a indiqué que chaque Burkinabè, selon sa capacité, doit faire le sacrifice indispensable nécessaire et apporter sa part à la construction d’une nation forte et prospère au vu de l’insécurité que vit le pays. Pour ce faire, il soutient que tous les Burkinabè doivent soutenir cette transition notamment la jeunesse burkinabè. Il a invité les mouvements populaires dans leur soutien aux autorités de la transition à respecter les règles de la république.

A l’en croire, l’anarchie ne peut résoudre un problème. Siaka Coulibaly, membre du collectif, estime qu’il faut un consensus de tous les Burkinabè pour accompagner la transition à réussir sa mission. Aux autorités de la transition, Saïbou Koanda a laissé entendre qu’elles doivent comprendre que la réussite du processus de refondation ne peut se faire que par une liaison ombilicale entre la direction et le peuple mobilisé. « Nous demandons au ministère en charge de l’administration territoriale et de la sécurité de prendre ses responsabilités pour mettre fin à l’anarchie de certaines OSC Pseudo-révolutionnaires », a-t-il signifié.

Il a informé les transporteurs et les chauffeurs par rapport aux hydrocarbures que des pistes de solutions sont en train d’être trouvées par les autorités de la transition. Saïbou Koanda n’a pas manqué d’appeler les orpailleurs, les opérateurs économiques, les commerçants à fédérer leurs efforts pour soutenir la transition. Egalement, il invite les officiers supérieurs militaires et paramilitaires à soutenir le capitaine Traoré pour une transition réussie.  Par ailleurs, le collectif exige du gouvernement la relecture de tous les accords commerciaux avec la France.

Il a confié aux    valets locaux de l’impérialisme que leurs manœuvres subversives sont connues et que le peuple va leur demander des comptes.  Pour Siaka Coulibaly, « les terroristes sont des valets locaux de l’impérialisme ». Et Saïbou Kouanda d’affirmer ceci :« 62 ans de compromissions, de trahisons, de vente de dignité, de  notre souveraineté, nous  disons trop c’est trop ».  Le collectif appelle la communauté internationale à être sincère dans son aide au Burkina et cela selon les priorités des autorités. « A la Métropole, vous avez des dettes envers notre pays et notre peuple. Revisitez l’histoire. A la Métropole, payez vos dettes maintenant et soutenez les aspirations légitimes de notre peuple et ceux d’Afrique francophone », a-t-il conclu.

Par Souleymane OUATTARA

Ouagadougou : fin de cavale pour un réseau contrebandiers

Il s’agit d’un groupe qui s’était adonné à des activités illicites, notamment la tromperie de consommateurs, la fraude, la contrefaçon et la contrebande de marchandises, et le blanchiment de capitaux dans la ville de Ouagadougou et dans les localités environnantes.

Le réseau, pour parvenir à ses fins, achetait grâce à son chef, du riz avec des fournisseurs sur place à Ouagadougou ou à l’extérieur, déjà conditionné dans des sacs de 50kg. Le riz était stocké dans des magasins dans la commune rurale de Saaba. Des sacs vides de 25kg de diverses marques étaient ensuite payés pour transvaser et reconditionner le riz dans lesdits sacs et ce, en faisant fi de la règlementation en vigueur. Pour la circonstance, il faisait recours à des balances pour la pesée, à des machines pour coudre les sacs reconditionnés et à une main d’œuvre pour le reconditionnement et le chargement.

Une fois le travail de reconditionnement terminé, la clientèle composée de vendeurs détaillants et grossistes, de personnes physiques ou morales œuvrant dans l’humanitaire, était informée par le chef du groupe de la disponibilité du riz en vente dans ses magasins.

Grâce à la collaboration des populations, le Commissariat de Police de l’Arrondissement de Nongr-Mâasom a réussi à démanteler le réseau. Les investigations ont également permis de placer sous scellé un magasin contenant plus de cent (100) tonnes de riz.

Ce résultat est le fruit de la collaboration avec les populations et la Police Nationale, qui invite par ailleurs lesdites populations à rester vigilantes et à toujours dénoncer les cas suspects aux Forces de Défense et de Sécurité via les numéros verts que sont les 17, 16 et 1010.

La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

Burkina : la page Facebook de Radio Omega piratée ?

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Depuis quelques heures maintenant, la page Facebook de nos confrères de Oméga Médias semble échapper complètement à leur contrôle.

Sur le site, ce sont des « vidéos drôles » qui sont largement diffusées. La dernière publication émanant du groupe de presse date d’il y a un peu plus de 15 heures et parle de la nomination d’un Chef d’état major particulier à la présidence du Faso.

Que ce passe-t-il très exactement ? Pour l’heure, les responsables du groupe Omega Médias n’ont pas communiqué sur le désagrément qui est en train de créer un tollé sur les réseaux sociaux.

Le Premier ministre à la diplomatie américaine : «L’Occident est la cible ultime de l’hydre terroriste »

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Le Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela, s’est entretenu, en début de soirée, ce lundi 5 décembre 2022, avec la Chargée d’affaires de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Burkina Faso, Corina Sanders. Les deux personnalités ont passé en revue, la coopération entre les deux pays.

 

Le Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela, est convaincu que les Etats-Unis d’Amérique « peuvent mieux faire », dans le cadre de la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso.

Selon lui, si le Pays de l’oncle Sam est allé sur la lune et envisage d’aller sur Mars, dans ce cas, il voit tout ce qui se passe sur la terre, à partir du ciel.

« Les Etats-Unis d’Amérique doivent nous informer du déplacement des terroristes. Nous sommes convaincus que si les Etats-Unis d’Amérique sont franchement engagés à nos côtés, le problème du terrorisme sera résolu », a-t-il martelé.

En réponse au souci sur le respect du calendrier électoral évoqué par Madame Corina Sanders, le Premier ministre a dit  que «  le changement à la tête de notre pays est lié au terrorisme.

« C’est est pourquoi, cette lutte existentielle est de loin notre priorité, bien avant les élections. Car, il faut survivre d’abord pour que, ensuite, la vie institutionnelle ait un sens ; c’est donc vain de penser qu’on peut construire des institutions dans un tel contexte, tout comme c’est le cas en Ukraine aujourd’hui, ou encore l’Allemagne pendant la seconde guerre mondiale ; l’établissement même du fichier électoral étant problématique », a  expliqué le Premier ministre.

En tout état de cause, le Docteur  Kyelem, enseignant en plus d’être avocat, n’a pas manqué de pédagogie à l’endroit des USA et de leurs alliés : «  vous devez nous aider à vous aider, in fine, car, dans ce combat contre l’hydre terroriste, nous sommes vos boucliers en ce sens que c’est l’idéologie judéo-chrétienne et le capitalisme occidentale la vraie cible de ces extrémistes qui rêvent de contrôler la navigation atlantique un jour, si on les laisse dérouler leur plan jusqu’au bout ».

Les deux personnalités lors de l’audience

Du reste, les Etats-Unis d’Amérique ne trouvent rien à redire à d’autres alliés qui pourtant ne déroulent pas le même schéma démocratique qu’eux, en l’occurrence les monarchies tant occidentales que du Moyen-Orient, a rappelé le Premier ministre, à la diplomate américaine.

En effet, ce même un poids, deux mesures qui s’observe à l’égard de l’Ukraine au détriment de notre pays en termes de soutien, doit évoluer, car le monde étant lié, le terrorisme, sans frontière, l’engagement se doit d’être totale partout, sans discrimination.

Exprimant sa déception quand à la suspension du second Compact du Millenium Challenge Corporation (MCC), le Chef du Gouvernement fait remarquer à la diplomate, américaine que cette aide ayant pour bénéficiaires les peuples, ne devrait pas constituer un objet de chantage, car les régimes passent, mais le peuple demeure.

Reprenant la parole, la Chargée d’Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Burkina Faso, Corina Sanders, a déclaré que la suspension du second Compact du MCC et  l’exclusion du Burkina Faso de l’AGOA ne signifient pas la fin des interventions des Etats-Unis d’Amérique au Burkina Faso.

Toutefois, elle a expliqué que « les lois américaines sont strictes et exigent des principes à respecter, dans le cadre de notre aide étrangère », avant d’indiquer que son pays appuie les unités d’intervention de la gendarmerie et de la police, à hauteur de 15 milliards de F CFA, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

DCRP/Primature

Ouaga : plusieurs délinquants dans les filets de la Police nationale

Suite à de multiples plaintes enregistrées de cas de vols de vélomoteurs dans la ville de Ouagadougou et environnants, et de cambriolages récurrents de boutiques et de domiciles, le Commissariat de Police de l’Arrondissement n°06 (CPA/Boulmiougou) après investigations, a appréhendé deux groupes de malfrats qui opéraient dans plusieurs quartiers de la capitale, notamment Pissy, Baonam, Kourittenga, Cissin et Zagtouli.

Les deux réseaux s’adonnaient entre autres à des vols avec effraction dans les domiciles et lieux de commerce et au recel d’engins à deux roues. Ils utilisaient plusieurs modes opératoires pour parvenir à leurs fins.
S’agissant du premier groupe, l’un des leurs prenait pour cible les lieux de culte, les établissements scolaires et les domiciles.

Profitant de l’inattention des occupants, il s’emparait de leurs engins. Les engins volés étaient automatiquement modifiés depuis les numéros de série jusqu’à la couleur avant d’être revendus entre 400.000 et 500.000 FCFA sur le marché suivant un circuit quasi-normal dont eux-mêmes ont le secret.

Plusieurs objets et biens ont été saisis avec ces délinquants

Quant au deuxième groupe, ses membres identifiaient dans la journée les boutiques et autres lieux de commerce. Une fois la nuit tombée, ils revenaient sur leurs pas munis du matériel nécessaire pour mener leur opération. Il arrivait des fois qu’ils tiennent en respect leurs victimes à l’aide d’un pistolet automatique. Après leur forfait, les objets volés étaient revendus sur place et l’argent obtenu partagé entre eux.

Il est à noter qu’au moment de l’interpellation de ces présumés malfrats, les enquêteurs ont saisi entre leurs mains un pistolet automatique, des munitions, quinze (15) motos et plusieurs autres objets.

La Police Nationale ne cessera jamais de remercier la population pour sa collaboration qui a permis d’atteindre ce résultat. Par ailleurs, elle lui réitère son invite à plus de vigilance et de prudence, et à toujours signaler les cas suspects via les numéros verts que sont les 17, 16 et 1010.

La Police Nationale, une force publique aux services des citoyens !

Mort de l’ancien président chinois : le gouvernement burkinabè présente ses condoléances

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Suite au décès de l’ancien président chinois, Jiang Zemin, le 30 novembre dernier, le Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela, s’est rendu ce mardi 06 décembre 2022 en fin de matinée, à l’ambassade de la République populaire de Chine au Burkina Faso. Il y est allé présenter ses condoléances et témoigner la compassion du Gouvernement et du Peuple burkinabè, au Peuple de ce pays, qui entretient d’excellentes relations d’amitié et de coopération avec le Burkina Faso.

« Le Burkina Faso est attristé, suite à la disparition de Son Excellence Monsieur Ziang Zemin, ancien Président de la République populaire de Chine. Ce pays avec qui nous entretenons d’excellentes relations d’amitié et de coopération, vient ainsi de perdre un de ses leaders charismatiques, qui aura profondément marqué la vie de son pays et notre coopération. Sous son leadership, le Burkina Faso a bénéficié des fruits de cette coopération, dans divers secteurs de développement.

En ces douloureux moments de deuil qui frappe la Chine, au nom du Président du Faso, du gouvernement et du Peuple burkinabè, j’adresse mes condoléances les plus attristées au Peuple chinois. Je salue la mémoire de l’illustre disparu et lui rends un vibrant hommage, pour sa contribution au développement de notre pays et l’excellence de nos relations de coopération ».

Tels sont les mots que le chef du Gouvernement a laissés dans le livre de condoléances de l’ambassade de Chine, ce mardi 06 décembre 2022.
A la Représentation diplomatique chinoise, Me Kyelem de Tambela, s’est également incliné devant la photo de l’illustre disparu. Puis, il a échangé quelques minutes avec l’ambassadeur Lu Shan.

DCRP/Primature

Corruption au Burkina : la Police municipale s’accroche à la première place

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Le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) a rendu public son rapport 2021 sur l’état de la corruption au Burkina Faso, le mardi 6 novembre 2022, à Ouagadougou. La Police municipale est en tête des services les plus corrompus.

Comme en 2020 et  ce depuis 2017, la Police municipale occupe la première place des services  les plus corrompu avec 51,3%  des personnes enquêtées. La douane est 2e (37,3%), la Police nationale 3e (31,8%) et l’enseignement post-primaire 4e (15,8%). La Direction générale des transports terrestres et maritimes est 5e (15,7) et reste dans le top 5.

Dans le top 10, on retrouve la Santé (6e), la gendarmerie nationale (7e), le service des impôts (8e), les collectivités territoriales (9e) et l’administration générale (10e).

Le rapport relève également une courbe constamment croissante de la corruption au Burkina Faso. Ainsi, selon le rapport, le phénomène de la corruption ne fait qu’augmenter depuis 2016  après une baisse en 2015 sous la Transition. La hausse globale est de 30 points entre 2016 et 2021. En effet, elle est de 41 en 2016 et de 71 en 2020. Les années 2017, 2018, 2019, 2020 ont respectivement enregistré 50, 53, 62 et 64 points.

La publication de ce rapport s’inscrit dans le cadre des Journées nationales du refus de la Corruption au Burkina Faso, organisées par le REN-LAC. Elles se tiennent du 1er au 9 décembre 2022. Le rapport fait le point de la corruption et classe par ordre les services les plus corrompus à partir d’un indice composite de mesure de la corruption développé par le REN-LAC.

Sur un effectif total de 3000 personnes enquêtées dans 41 villes du Burkina dont les 13 chefs-lieux de région et la ville de Pouytenga, la réalisation de ce document n’a pas pris en compte les zones rurales. Cela a certainement un lien avec le contexte sécuritaire que le secrétaire exécutif du RENLAC, Sagado Nacanabo, juge préoccupant.

Par Nafongo TRAORE (stagiaire)

 www.burkinanews.info

Ouagadougou : 3 réseaux de présumés délinquants démantelés

 Le Commissariat de Police de l’Arrondissement de Nongr-Mâasom, dans le cadre de ses missions de protection des personnes et de leurs biens, a mis fin aux activités de trois (03) groupes de présumés délinquants qui écumaient la ville de Ouagadougou. Ces individus dont l’âge est compris entre 21 et 39 ans s’adonnaient à plusieurs types d’activités illicites dans la capitale.

Le premier groupe s’était spécialisé dans les agressions et vols à main armée, et le trafic de stupéfiants. Les membres de ce groupe sillonnaient la ville et ses environs et s’en prenaient aux propriétaires de vélomoteurs et de téléphones de grande valeur. Les motos retirées étaient d’abord entreposées dans une cour d’habitation louée à cet effet, et ensuite transformées par un des leurs qui est mécanicien de sorte à ce qu’elles ne soient plus reconnues par les propriétaires légitimes.

Le deuxième groupe était spécialisé dans les vols et le recel de catalyseurs et la destruction volontaire de biens d’autrui. La technique consistait à opérer les pots d’échappement des véhicules pour extraire le catalyseur. A cet effet, le groupe s’était attaché les services d’un soudeur qui prenait soin de bien mener l’opération du pot moyennant un montant qui varie entre 1.000 et 3.000 FCFA selon le gabarit du pot d’échappement et du véhicule.
Le troisième groupe, quant à lui, s’adonnait aux faits d’agression et de vol avec effraction dans la ville.

Ces présumés délinquants ont été mis aux arrêts

En effet, les membres de ce réseau avaient pour cibles les domiciles, les véhicules automobiles et les personnes qui circulaient tardivement ou tôt le matin. A l’aide d’une arme à feu, ils dépouillaient leurs victimes de tous leurs biens précieux.

Grâce à la collaboration des populations, les investigations ont permis de démanteler ces réseaux qui perturbaient la quiétude des citoyens. Les enquêteurs ont également saisi plusieurs objets dont un pistolet automatique, des vélomoteurs, un véhicule automobile et plus de 2.000 kg de catalyseurs.

La Police Nationale réitère ses remerciements à la population pour sa collaboration qui a permis d’atteindre ces résultats. Par ailleurs, elle l’invite toujours à plus de vigilance et à toujours signaler les activités suspectes aux Forces de Défense et de Sécurité à travers les numéros verts que sont les 17, 16 et 1010.

La Police Nationale, une force publique aux services de citoyens !

Décisions du sommet de la CEDEAO : « Leurs motivations véritables sont douteuses », Dr Alain Zoubga

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Dans cette déclaration parvenue à notre rédaction, le président de l’Autre Burkina /PSR, Dr Alain Zoubga réagit aux décisions du dernier sommet de la CEDEAO tenu à Abuja.

A l’occasion de son dernier sommet extraordinaire la CEDEAO a pris des décisions très remarquées parmi lesquelles on retient l’ultimatum donné au Mali et celle relative à la création d’une force militaire pour « combattre le terrorisme » et aussi pour « contrer les coups d’Etat ».  A priori, les intentions paraissent bonnes ; et nous sommes de ceux-là qui soutiennent la coopération sous régionale, dès lors  qu’elle peut nous apporter un réel soutien face aux grands défis importants dans ce contexte de nos transitions en situations de guerre. Et même si ces transitions en cours, qui dans le fond se doivent davantage d’être des processus politiques inclusifs, ne sont pas exemptes de critiques notamment en matière de vision politique (l’exclusion des politiques, l’absence de directives claires pour recadrer certaines revendications certes légitimes mais parfois maladroites, un manque de fermeté par rapport aux discours négativistes et parfois dangereux,  l’insuffisance des mesures en faveur de l’Union sacré des citoyens en ces moments très difficiles.. ..) elles méritent un accompagnement franc et sincère loin des menaces et des ultimatums d’autant plus que certaines  orientations décisions  suscitent  de l’espoir au sein des couches sociales, notamment au sein de la jeunesse!

Aussi, au regard du contexte sous régional et national, et prenant en compte le fait que la CEDEAO a exclu de ce sommet le Burkina et les deux pays  à savoir le Mali voisin et la Guinée pays ami, nous ne croyons pas à la  pertinence et à  l’opportunité de ces mesures. Nous croyons sincèrement que leurs  motivations véritables sont douteuses.

Ainsi un  ultimatum sévère a été  lancé au Mali  pour libérer sans conditions  les 46 soldats Ivoiriens « au plus tard au  1er janvier 2023 ». Pour notre part, il s’agit franchement d’une gaffe diplomatique dans la recherche d’une juste solution à la crise qui oppose deux Etats frères, souverains et de surcroît voisins. Certes la crise dure depuis quelques temps mais les deux Etats, en dépit des apparences, continuent de discuter, et c’est  très significatif ! A notre avis l’organisation sous régionale fait preuve d’une impatience épidermique. Dans les faits il faut faciliter honnêtement ces discussions au lieu de brandir des menaces supplémentaires car c’est en dernière analyse une provocation à l’égard d’un Etat souverain.  Et du fait du voisinage entre ces deux Etats, la décision de la CEDEAO peut s’avérer contre-productive et même dangereuse pour la paix dans la sous-région. Du reste jusqu’à  ce jour nous n’avons aucune preuve que nos frères ivoiriens détenus au Mali étaient en mission officielle, politiquement et diplomatiquement  reconnue par les deux Etats, l’ONU et même la CEDEAO.  Evitons de tricher entre Etats voisins et peuples frères !

Quant à la décision de créer une force militaire pour contrer les Coups d’Etat et pour combattre le terrorisme elle est louable mais elle  crée plus de scepticisme que de certitude et elle est aussi grosse de danger ! Cette décision  ressemble fort, dans l’esprit et dans la lettre, à un « réchauffé » de la défunte force ECOMOG, tristement célèbre, qui a honteusement  échoué après avoir semé la division, la désolation  et la haine dans certains pays de notre sous-région.

Concernant les coups d’Etat, en tant que démocrates nous les  rejetons fermement; mais comme nous l’avons déjà dit en  octobre dernier « L’organisation  sous régionale a souvent avalisé des situations politiques fondées sur les présidences à vie, l’intronisation de père à fils, le tripatouillage des constitutions pour un 3ème mandat et la fraude électorale à grande échelle..», toutes choses qui sont  à l’origine de nombreux coups d’EtatDès lors, sur ce point, il est  difficile d’accorder un quelconque crédit à la CEDEAO !

Quant  à la volonté de  combattre  le terrorisme dans la sous-région, nous disons  enfin et bravo ! Toutefois, nous sommes d’avis que nos Etats en guerre, en tout cas au Burkina, l’on a essentiellement besoin de ressources, surtout en armes de guerre  de qualité  car s’agissant des hommes et des femmes pour le combat au front notre pays compte de nombreux fils dignes et patriotes. Messieurs les Chefs d’Etat,  envoyez-nous des armes de qualité et en quantité ! Cette démarche sera plus opérationnelle, plus efficace et d’une faisabilité moins risquée. Et c’est à ce prix que les peuples de la sous-région vous seront reconnaissants. En tout état de cause les peuples, en particulier la jeunesse,  demandent instamment  à la CEDEAO de mettre fin à toute politique d’asservissement et de soumission aux puissances prédatrices comme  la France, d’affirmer avec force  et de défendre  la souveraineté de nos  peuples et de nos Etats.

Solidarité entre les peuples de la sous-région !

Que dieu protège le  Burkina et son Peuple !

Ouagadougou, le 05 /12/2022

Dr Alain Dominique  ZOUBGA

Ancien ministre,

Président du parti l’AUTRE Burkina/PSR

Burkina : Le capitaine Traoré a échappé à un coup d’Etat

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Dans la soirée du 1er décembre 2022, le président de transition, le capitaine Ibrahim Traoré a confirmé avoir déjoué un coup d’Etat, le week-end dernier. Il dit connaitre les auteurs de ce coup de force manqué mais a refusé de les arrêter. Le capitaine Ibrahim Traoré dit prôner la concorde et le dialogue. Dans les jours à venir, on en saura davantage sur cette affaire.

Par Souleymane OUATTARA (www.burkinanews.info)

Journées nationales du refus de la corruption 2022 : 86 plaintes impliquant directement les FDS

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Le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) a procédé au lancement officiel des Journées nationales du refus de la corruption (JNRC), ce 1er décembre 2022, à Ouagadougou. Le REN-LAC s’attaque cette fois-ci à la mauvaise gestion et au manque de transparence dans les rangs de l’armée burkinabè.

Ce jeudi 1er décembre marque le début de la 17e édition des Journées nationales du refus de la corruption au Burkina Faso (JNRC), sous le thème du thème : « Corruption et terrorisme au Burkina Faso : Quelles perspectives ». Les grandes articulations de ces journées, qui se dérouleront du 1er au 9 décembre 2022, ont été dévoilées au cours d’une conférence de presse.

Le choix du thème, selon le secrétaire exécutif du REN-LAC, Sagado Nacanabo, s’explique par la situation sécuritaire préoccupante. Et de rappeler que le dernier rapport 2020 du REN-LAC sur le l’état de la corruption au Burkina Faso classait la police nationale, la gendarmerie et la Douane parmi les premiers services les plus corrompus. « Les services du REN-LAC ont enregistré un total de 86 plaintes impliquant directement les forces de défense et de sécurité au cours de la période 2020-2021 », a-t-il ajouté.

Le secrétaire exécutif du REN-LAC, Sagado Nacanabo

Par ailleurs, le secrétaire exécutif du REN-LAC a évoqué le drame d’Inata où 57 personnes dont 53 gendarmes avaient été tuées. Pour lui, les conditions qui ont suscité la mort de ces gendarmes, notamment le manque de vivres, posent la question de la nécessaire transparence et de la redevabilité dans la gestion des affaires de l’armée. L’affaire des 30 milliards de francs CFA destinés à l’acquisition de cinq hélicoptères civils intégrant un dispositif militaire au profit de l’armée burkinabè, la situation politique avec deux coups d’État en huit mois orchestrés par des militaires, sont autant de faits qui suscitent l’interrogation au sein la structure de lutte contre la corruption.

Le rapport 2021 dévoilé le 6 décembre

Le REN-LAC a annoncé également la date de la publication de son rapport 2021 sur l’état de la Corruption au Burkina Faso. Ce sera le 6 décembre 2022 à partir de 10h au Centre national de presse Norbert Zongo. « Ce rapport se veut une interpellation citoyenne pour la prise de mesures correctives appropriées contre le phénomène de la corruption », a expliqué Sagado Nacanabo. Le top 5 des services les plus corrompus du précédent rapport étaient, dans l’ordre, la police municipale, la police nationale, la douane, la DGTTM et la gendarmerie nationale.

Le REN-LAC annonce des activités à Ouaga et dans d’autres régions pour marquer les 17es JNRC

Pour rappel, les activités entrant dans le cadre des 17es JRNC se dérouleront à Ouagadougou et dans les cinq régions disposant de comités régionaux anti-corruption, à savoir les Hauts-bassins, le Nord, le Sud-ouest, et l’Est. Il est également prévu un panel, le 9 décembre ainsi que des conférences publiques dans certaines régions, des émissions débat à la télévision et à la radio.

Par Nafongon Moussa TRAORE (www.burkinanews.info)

Accusations contre EBOMAF : Les miasmes morbides de la bêtise humaine

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Ceci est une déclaration d’un enseignant sur des allégations portant sur le richissime homme d’affaire Mahamadou Bonkoungou dit Ebomaf. Pour lui, la vidéo montrant Ebomaf comme voulant déstabiliser le Burkina est une machination. Lisez la suite.

Une vidéo de mauvaise qualité montée de toute pièce par des apprentis bidouilleurs est devenue virale sur la toile, mettant en cause la réputation de l’homme d’affaires très respectable, Mahamadou Bonkoungou dit EBOMAF. Dans la vidéo, un commentaire de basse qualité, tendancieux et digne d’un inculte aux antipodes des intérêts burkinabè, présente l’homme d’affaires comme étant «  le bras financier du groupe russe Wagner au Burkina Faso et instigateur des manifestations contre les autorités françaises et pro-russes ».

Cette vidéo est l’expression d’une haine viscérale et personnelle que son commanditaire éprouve à l’égard du respectable milliardaire burkinabè, une insulte à la maturité et à la responsabilité du peuple burkinabè et une atteinte grave aux efforts de cohésion sociale au Burkina Faso. En effet,  en s’attaquant directement, sans preuve aucune et avec dessein clairement perceptible de porter atteinte à la réputation du milliardaire burkinabè, l’auteur de la vidéo ou plutôt du torchon, pour son règlement de compte personnel avec l’homme d’affaires, n’y fait vraiment pas dans les dentelles. Des affirmations lapidaires, sans aucune esquisse de preuve ou d’allusion à un indice de preuve, un tissu de mensonge rafistolé qui se laisse dégouter, un épouvantable miasme morbide servi dans un commentaire de qualité médiocre assorti d’images juxtaposées d’un symbole, d’un modèle de réussite nationale et internationale. Or, en s’en prenant lâchement au milliardaire burkinabè dont la réputation à travers les ouvrages infrastructurels réalisés avec dextérité dans la sous-région et ailleurs force l’admiration et est gage de rêve pour la jeunesse burkinabè, l’auteur de la piètre vidéo s’est clairement affiché en ennemi du peuple burkinabè. En effet, si naguère l’ego burkinabè avait tendance à mettre au rebut ce qui est une prouesse, une fierté ou un modèle national, par jalousie ou de jeu d’intérêts égoïste, force est de reconnaitre que depuis peu, dans un contexte d’affres d’insécurité et de crises diverses, le Burkinabè s’est réconcilié avec tout ce qui peut constituer un espoir, une fierté, un symbole mais aussi entretenir son droit de rêver dans une situation qui tend à annihiler les rêves. Ainsi on se demande pourquoi s’attaquer à une icône économique dans l’espoir d’inciter la haine d’une partie de la population et de la dresser contre un brave homme qui, par détermination et géni entrepreneurial, est parvenu à bâtir avec florès un empire économique, permettant ainsi au Burkina d’avoir un représentant dans le concert international des nations ? L’auteur de la vidéo n’est visiblement pas en phase avec la marche du peuple, avec la réalité anthropologique de l’homme burkinabè d’aujourd’hui, fier de revendiquer avec succès et sans complaisance ce qui constitue ses qualités mais aussi ses défauts ce, sans aucun complexe. La population Burkinabè est désormais prudente et vigilante et sais dérouter les officines du mal qui écument et qui, de l’étranger, font des mains et des pieds pour semer la graine de la division et pour la dresser contre ses propres intérêts ou contre ce qui fait sa renommée, sa fierté et sa respectabilité sur la scène internationale. Le temps où la population se laissait manipuler par des vidéos d’amateur diffamateur est révolu. L’instigateur de la vidéo apprendra donc à ses dépens que son disque est très raillé.

Une insulte à la maturité et à la responsabilité de la population burkinabè

Dans le commentaire de la vidéo, l’auteur fait montre d’une méconnaissance totale du peuple burkinabè, qui renait et résolument en lutte pour son indépendance.  En affirmant laconiquement sans aucun élément de preuve que les manifestations anti-françaises et pro-russes sont l’œuvre du milliardaire burkinabè EBOMAF, l’auteur de la vidéo porte atteinte à la dignité, à la responsabilité et à l’intelligence du peuple qui ne roulerait que pour de l’argent. Par déduction, on peut suspecter un ennemi du peuple burkinabè et de ses intérêts d’être l’auteur d’une telle vidéo qui n’a de place que dans un bac à ordure. La maturité et la responsabilité du peuple burkinabè le place loin  au-dessus des balivernes débitées dans une vidéo de bidouilleur. En présentant le milliardaire burkinabè comme non fréquentable aux yeux de certains investisseurs étrangers, notamment occidentaux est voué à l’échec tant le lien entre l’homme d’affaires et les intérêts russes est difficile à établir, en tout cas pas avec ces propos diffamatoires ou succession de logorrhées. Il faut vraiment tomber sur la tête pour, après avoir cassé les cheveux en quatre, imaginer ou monter à n’importe pièce une connivence quelconque entre le milliardaire burkinabè, fierté d’un pays et de tout un continent, et la société russe Wagner. En sus, la société russe n’est pas aussi dupe pour recourir à l’écran d’une célébrité qui est au-devant de tous les projecteurs, car par principe la société Wagner opère dans l’ombre et par conséquent, en bonne logique, miserait plus sur un point focal inconnu du grand public, capable de passer incognito dans l’ombre de tout contrôle. En tout cas, le cocktail nauséabond servi par l’auteur de la vidéo dans l’espoir d’appâter d’éventuels gloutons de l’information, a vite fait d’être boudé par la population consciente et vigilante burkinabè qui sait faire montre de perspicacité d’analyse.

Œuvre d’un ennemi de la cohésion sociale

Dans un contexte de crise sécuritaire où les appels à la cohésion sociale se multiplient et où des efforts tous azimuts sont déployés afin de créer une unité de sorte à éviter l’infection des lézards de la division et les vermines de la terreur, cette vidéo est à ranger dans les œuvres diaboliques des marchands de la déstabilisation foncièrement hostile à la paix au Burkina. En effet, en tant que modèle et figure emblématique du Burkina, célèbre chez Bloomberg, le PDG du Groupe EBOMAF comme d’autres enfants prodiges du pays sont des tremplins, des voix qu’on peut mettre à contribution pour réussir l’édification d’une unité nationale. Conscients de cet atout pour le Burkina mais réfractaire au bonheur du pays, des officines, des cyniques qui se plaisent à se délecter de la coupe de souffrance du peuple burkinabè ne tarissent pas de machinations et de manœuvres afin de semer la graine de la division, de la discorde, de l’acharnement égoïste contre les modèles du pays comme pour dire que le Burkina est un petit pays du Sahel qui ne mérite pas d’avoir un géant économique et que sa jeunesse ne doit pas avoir le droit de rêver de grands exploits. Ainsi, ces vautours étrangers se servent lâchement de certains citoyens nationaux myopes et cancres congénitaux qui, pour quelques promesses de visas étrangers ou de billets de banques, se livrent honteusement à une campagne de dénigrement qui dessert les intérêts du pays. Ces citoyens myopes finiront par payer le prix de leurs compromissions avec les ennemis du peuple burkinabè et ce, dans la douleur des regrets et de l’effet boumerang de la trahison de la patrie de leur père et de leurs aïeux.

Guy Alain Barro, Enseignant

Lutte contre le terrorisme : Le CNEI-BF collecte 200 poches de sang pour soutenir les FDS

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Le Conseil national de l’économie informelle du Burkina Faso (CNEI-BF) a organisé, mardi 29 novembre 2022, au Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) à Ouagadougou, une opération don de sang. Cette action entre dans le cadre du lancement du plan d’actions de lutte contre le VIH/SIDA et les IST auprès des travailleurs du secteur informel de la région du Centre.

Le Conseil national de l’économie informelle du Burkina Faso (CNEI-BF) veut apporter son aide dans la lutte contre le VIH/SIDA. C’est pourquoi il a décidé de faire un don de sang pour sauver les patients ayant besoin de ce liquide précieux. Pour le président du CNEI-BF, Salifou Nikiema, cette opération a lieu en collaboration avec le SP/SIDA pour sensibiliser les membres de l’économie informelle sur les dangers du VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles.

En donnant leur sang, les membres du CNEI-BF contribuent à leur manière à la lutte contre le terrorisme

« Nos membres bougent beaucoup, et bon nombre ne savent pas que le SIDA existe toujours », a-t-il fait savoir. C’est pourquoi à travers cette activité, Salifou Nikiéma est convaincu que les membres de l’économie informelle seront mieux outillés et informés sur les dangers de cette maladie. Aussi a-t-il indiqué, l’occasion a été saisie pour mener cette opération don de sang. Car, au regard de la situation sécuritaire que traverse le pays, il est bon d’avoir suffisamment de sang pour aider les forces de défense et de sécurité qui sont au front.

                                                   Les membres du CNEI-BF ont été sensibilisés

Pour ce faire, il a annoncé que 200 poches de sang seront collectées à cette occasion : « C’est notre façon de lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent ». Il a précisé que d’autres activités seront menées au profit des FDS. Il n’a pas manqué d’exhorter le SP/SIDA dans les 13 régions du Burkina pour ces genres d’activités.

Salif Ilboudo, garagiste climatisation automobile venu donner de son sang, dit avoir posé cet acte, car c’est un acte citoyen. C’est pourquoi il a appelé les uns et les autres à donner de leur sang pour sauver les patients dans le besoin. « Si chacun se mobilisait pour donner son sang, on peut sauver peut-être des milliers des gens », a-t-il fait savoir.

Par Souleymane OUATTARA (www.burkinanews.info)

Coopération Burkina Faso-France : les vérités du Premier ministre à l’ambassadeur de France

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Le Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela a reçu ce mardi 29 novembre 2022, en fin de matinée, l’ambassadeur de France au Burkina Faso, Monsieur Luc Hallade. Cette audience constitue une première depuis l’entrée en fonction du chef du Gouvernement burkinabè. Au menu des échanges entre les deux personnalités, la coopération militaire et civile franco-burkinabè et la situation sécuritaire au Burkina Faso.

C’est sans langue de bois que le Premier ministre s’est adressé au Chef de la mission diplomatique française. « Cela fait six ans que le Burkina Faso est acculé et ça n’émeut personne », s’est indigné Me Kyelem de Tambela qui a rappelé à l’ambassadeur Hallade, que son pays a fait montre d’une sollicitude différente quant il s’est agit de venir en aide à l’Ukraine dans le récent conflit qui l’oppose à la Russie.

Pour le Premier ministre, cette attitude de la France interroge sur la franchise des relations d’amitié et de coopération qui lient nos deux pays. Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela a été on ne peut plus clair : « les Burkinabè cherchent une bouée de sauvetage pour leur pays ; et si cette bouée de sauvetage doit provenir d’un autre pays autre que la France, pourquoi pas ? » a-t-il déclaré.

Le Chef du Gouvernement a aussi souligné que les efforts des partenaires doivent se focaliser sur les aspirations profondes du peuple burkinabè, un peuple engagé à se défendre pour la liberté, contre la barbarie et le terrorisme. C’est en cela que se justifie le lancement de l’opération de recrutement de 50 000 Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) a-t-il expliqué.

Le Premier ministre et l’ambassadeur ont eu des échanges francs

Sur ce dernier point, Son Excellence a indiqué que la France pourrait aider cette résistance populaire en fournissant des armes et des munitions et en prenant également  en compte la prise en charge financière des braves combattants.

L’ambassadeur de France a fait part au Chef du Gouvernement de ses inquiétudes quant à l’impossibilité pour les ONG françaises installées au Burkina Faso, de se déplacer sur le terrain pour leurs activités. Il est également revenu sur les manifestations au niveau de l’ambassade de France, demandant le départ des Forces spéciales du Burkina.

« C’est  la raison pour laquelle vous devez nous aider à avoir le matériel nécessaire pour venir à bout du terrorisme » a souligné le Premier ministre à propos de l’impossibilité pour les ONG françaises de travailler.

Pour le cas du départ ou du maintien des Forces spéciales françaises, Son Excellence a indiqué que toutes les options étaient sur la table.

Monsieur Luc Hallade a évoqué la possibilité d’organiser des missions conjointes entre Forces francaises et Forces burkinabè sous le commandement d’un officier burkinabè.

DCRP/Primature

Importation d’armes au Burkina Faso : deux Associations exposent leurs difficultés

Le Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité (MATDS), le Colonel Boukaré ZOUNGRANA, a eu une séance de travail, le mardi 29 novembre 2022, avec des délégations de l’Association des armuriers, fabricants, réparateurs et importateurs d’armes et de munitions du Burkina (AFRIMA) et de l’Association burkinabè des armuriers (ABURA), conduites par Kader TRAORÉ et Mahamadi TIEMTORÉ, respectivement, Président et Secrétaire Général desdites organisations.

Au cours de la rencontre, les échanges ont porté sur les difficultés rencontrées par les armuriers du Burkina Faso. Des difficultés qui se résument pour l’essentiel au transfert des armes, selon le président de l’Association ABURA, Mahamadi TIEMTORÉ. Les hôtes du Ministre ZOUNGRANA ont exprimé des doléances qu’il a promis d’examiner avec la plus grande attention.
Toutefois, au regard de la sensibilité de la matière et du contexte sécuritaire difficile, le Colonel Boukaré ZOUNGRANA a également rappelé à ses hôtes du jour, la nécessité de veiller au respect des textes qui encadrent l’importation et la vente d’armes au Burkina.

Le ministre a eu des échanges francs avec les deux associations

Les armuriers et importateurs, regroupés dans les associations, AFRIMA et ABOURA, par la voix de leurs responsables, se sont engagés au strict respect de la réglementation en vigueur et à se soumettre aux différents corps de contrôle compétents. Ils ont, par ailleurs, indiqué qu’ils pourraient être d’un apport utile au Burkina Faso, dans le contexte sécuritaire actuel difficile.

DCRP/MATDS

photo : illustration

Processus électoral : le MATDS et la CENI se concertent

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Le Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, Chargé de la Sécurité, le Commissaire Principal de Police, Mahamadou SANA est allé échanger avec une équipe de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), avec à sa tête son président, Monsieur Elysée OUÉDRAOGO, ce mardi 29 novembre 2022.

Le Ministère de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité s’active déjà en prélude aux prochaines échéances électorales au Burkina Faso. En effet, le Ministre Délégué, Chargé de la Sécurité, le Commissaire Principal de Police, Mahamadou, a échangé avec le président de la  Commission électorale nationale indépendante (CENI) afin d’harmoniser les points de vue sur les questions liées au processus.
« Nous nous sommes concertés sur les questions liées à la planification. Il y a un travail qui est déjà fait au niveau du Ministère de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité. Mais, il était de bon ton de requérir les avis techniques de la CENI afin de mieux préparer les prochaines élections », a confié le Ministre Délégué, à l’issue de la rencontre.

Pour le président de la CENI, Elysée OUÉDRAOGO, l’harmonisation des différentes données nécessite une planification. Et, selon lui, la rencontre avec les responsables du MATDS a permis d’apprécier les contraintes et les défis inhérents à la conduite du processus électoral. Il a indiqué que son institution joue un rôle de conseil et avant que les débats n’arrivent à un niveau plus élevé, il est opportun qu’au niveau technique, les contraintes et les défis qui se présentent puissent être examinés avant d’engager le processus. « C’est sur la base de l’ensemble de ces données que nous allons engager et stabiliser un calendrier afin que les différents acteurs puissent se mettre à l’oeuvre », a souligné Monsieur OUÉDRAOGO qui dit attendre avec impatience ce calendrier pour pouvoir effectuer les déploiements nécessaires.

DCRP/MATDS

Dépôt de carburant de Bingo : la SONABHY invite les transporteurs à une reprise des déchargements

Dans un communiqué publié récemment, la Direction générale de la SONABHY dit constater avec regret le refus de certains transporteurs de produits pétroliers de décharger le carburant au dépôt de Bingo conformément aux termes du contrat de transport qui les lient à la SONABHY.

Ce refus, déplore-t-elle, est de nature à compromettre sérieusement la disponibilité des produits pétroliers au profit des consommateurs.

Aussi la Direction générale invite-t-elle les transporteurs concernés à une reprise des déchargements des camions citernes stationnés aux abords du dépôt de Bingo conformément aux engagements contractuels.

Par ailleurs, la SONABHY dit avoir appris que certains conducteurs de camions citernes protestent contre les pénalités appliquées par la douane pour les manquants de produits constatés à l’arrivée.

Sur ce point, elle tient à rappeler la nécessité de privilégier le dialogue pour un dénouement de cette crise au profit de l’intérêt général.

En tout état de cause, la SONABHY dit se réserver le droit de résilier les contrats de transport des acteurs ne respectant pas leurs engagements.

Procès Affaire SITAB : 3 ans ferme et 7,5 milliards requis contre Youssef Omaïs et ses complices

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Après maints reports, le procès en appel opposant la Société industrielle de transformation d’acier au Burkina (SITAB) à son ancien directeur général, Youssef Omaïs, a pu enfin se dérouler, ce 28 novembre 2022, à la Cour d’appel de Ouagadougou. Après un peu plus de dix heures d’audience, le procureur a requis 3 ans de prison ferme pour l’ex-DG et 7,5 milliards de francs CFA de dommages et intérêts. Le verdict sera connu le 23 janvier 2023.

Comme à leur habitude les avocats des accusés ont tenté à nouveau d’attaquer la procédure afin d’obtenir un report de l’audience. Mais cette fois, ils se sont résolus à aller au procès qui aura duré environ dix heures d’horloge et vu défiler à la barre plusieurs témoins. Les autres chefs d’accusation n’ayant pas été retenus (voir ici), l’ancien directeur général de la Société industrielle de transformation d’acier au Burkina (SITAB), Youssef Omaïs, comparaissait pour « abus de biens sociaux » pendant sa direction entre 2000 et 2018.

En effet, le Conseil d’administration de la SITAB lui reproche d’avoir abusé de la société à titre personnel, notamment à travers la conclusion de contrats léonins avec des sociétés dont il a suscité la création, des dépenses de prestiges estimées à une centaine de millions de francs CFA l’an et la création d’une société concurrente dénommée IBAFER, ayant le même objet social que la SITAB dont il était le directeur général. Le préjudice subi par la SITAB est estimé à plus de 6 milliards FCFA.

L’étau se resserre sur l’ancien DG de la SITAB, Youssef Omaïs

Convoqué à la barre, Youssef Omaïs a balayé toutes les accusations dont il faisait l’objet mais en reconnaissant avoir créé un certain nombre d’entreprises ayant des contrats avec la SITAB. Cependant assure-t-il : « Tout a été fait dans la transparence (…) Je n’ai jamais abusé des biens de la société ». Pour lui, il s’agit plutôt d’avantages dont il a bénéficié et que le président du Conseil d’administration de la société lui a accordé de façon verbale. Une ligne de défense contestée par le PCA de la société, Mouhamed Fares qui a soutenu que l’accusé a abusé de sa confiance et des biens de la société : « Nous ne l’avons jamais autorisé à faire supporter ses charges personnelles par la SITAB ».

A la suite de Youssef Omaïs, son épouse est venue témoigner à la barre. Celle-ci a avancé qu’elle avait hérité de son père. Toute chose qui lui aurait permis de créer une société dont elle n’était pas, selon elle, la gérante. Si fait qu’elle n’avait pas de regard sur la société. De ce fait, elle ne pouvait savoir que sa société avait conclu des contrats avec la SITAB alors dirigée son mari.

A l’issue des auditions, le procureur général a requis trois ans de prison ferme pour Youssef Omaïs, un an ferme pour ses complices et 7,5 milliards de francs CFA de dommages et intérêts. Le verdict sera connu le 23 janvier 2023.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

5e édition prix de l’excellence de la CEB Ouaga 1 : Les meilleurs élèves primés

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La 5e édition du prix de l’excellence de la Circonscription d’éducation de base de Ouagadougou nº1 (CEB) a eu lieu le 23 novembre 2023 à Ouagadougou.  A cette occasion, les meilleurs élèves de la CEB Ouaga 1 ont été distingués  en présence  du président  de la délégation spéciale de l’arrondissement  2.

La Circonscription d’éducation de base de Ouagadougou nº1 a enregistré un taux de réussite de 62,87 %  au Certificat d’études primaires (CEP). La région du Centre a enregistré un taux de réussite  de 64,36%  pendant que  le taux national  est de 63,18%. C’est fort de ce résultat satisfaisant que la CEB de Ouaga 1 a décidé de magnifier  l’excellence   en primant les meilleurs élèves de l’année. Un résultat qui a réjoui Abdoul Kader Zerbo, chef de la Circonscription d’éducation de base de Ouagadougou nº1.

Pour lui, il faut inculquer la culture de l’excellence aux enfants  dès la base.  « Une base d’émulation, de stimulation, du goût de bien faire de surpassement de soi pour des résultats efficients », a-t-il indiqué. Il a précisé que  les ex-CEB Ouaga 3 et 4 relevant de l’arrondissement 2 ont eu un  taux de succès  de 63,43 % et 68, 37%. A l’en croire,  si sa circonscription est arrivée  à ce résultat, c’est grâce aux  enseignants et aux  encadreurs  qui ont fait preuve d’abnégation et de professionnalisme. Aussi, il a félicité les meilleurs élèves pour  les résultats fort  encourageants. « Je voudrais remercier du fond du cœur tous les enseignants et toutes les enseignantes qui travaillent dur pour offrir le meilleur avenir possible aux élèves », a soutenu Abdoul Kader Zerbo.

Il n’ a pas manqué de faire une mention spéciale au président de la délégation spéciale de l’arrondissement 2  pour les énormes efforts faits au profit de la CEB de Ouaga 1. Il a laissé entendre que les promesses prises par le président de  la délégation spéciale de l’arrondissement 2 sont en train de se concrétiser comme   la dotation prochaine de la CEB en carburant, la subvention prochaine pour l’organisation de l’excellence 2021-2022. Il a profité de l’occasion pour faire un plaidoyer notamment la dotation de la CEB en matériels informatiques et péri-informatiques, la réparation du grand portail de la CEB.

Le président de la délégation spéciale de l’arrondissement 2, Ouandaogo Jonas Sawadogo, a félicité et encouragé tous les acteurs qui ont permis d’avoir ce taux de succès de 62, 87% notamment les enseignants, les encadreurs et les élèves. Il s’est réjoui de ce résultat et a invité tous les acteurs à continuer dans cette dynamique pour des résultats satisfaisants.

Par Souleymane OUATTARA, collaborateur

Procès « Affaire SITAB » : les 480 employés attendent justice ce 28 novembre!

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Les protagonistes de l’affaire, opposant les propriétaires de la Société industrielle de transformation d’acier au Burkina (SITAB) à l’ancien directeur général, Youssef Omaïs, seront une nouvelle fois devant la Cour d’appel de Ouagadougou, ce lundi 28 novembre. Après plusieurs années de procédures, ce sera peut-être enfin le dénouement de cette affaire qui cristallise l’attention depuis des mois.

Peut-être s’achemine-t-on vers la fin de ce procès qui dure depuis 2018. En effet les propriétaires de la Société burkinabè de transformation d’acier au Burkina (SITAB) ont intenté un procès contre l’ancien directeur général Youssef Omaïs, accusé de blanchiment de capitaux, abus de confiance, concurrence déloyale, fautes graves de gestion… mais depuis lors, le procès en appel a été renvoyé à maintes reprises dont le dernier en juin 2022.

Les clefs pour comprendre

En première instance, Youssef Omaïs a été poursuivi pour abus de biens sociaux. Le tribunal a estimé que, quand bien même le droit Ohada prévoit que les auteurs d’abus de biens sociaux sont passibles de sanctions pénales, l’infraction n’était pas prévue par le code pénal burkinabè au moment des faits. Absence d’élément légal : infraction d’abus de biens sociaux écartée. Le tribunal a requalifié les faits en abus de confiance mais a jugé que l’infraction n’était pas constituée car il n’y aurait pas eu « remise de la chose » (les fonds de l’entreprise n’auraient pas été mis sous la responsabilité du DG).

Sur l’abus de biens sociaux : l’écarter ainsi peut s’apparenter à un déni de justice, sachant par ailleurs que la cour de cassation burkinabè (la plus haute juridiction du pays), dans les mêmes circonstances, a déjà statué sur l’infraction d’abus de biens sociaux en prononçant une peine, et que cette décision n’a pas été cassée.

Sur l’abus de confiance : il est impensable de considérer qu’il n’y avait pas eu “remise de la chose” alors même que la jurisprudence et la doctrine sont absolument unanimes pour affirmer que le mandataire social (le dirigeant de société) a bien accès aux fonds de la société (qu’il y a remise de la chose) et qu’il peut évidemment être visé par l’infraction d’abus de confiance. (La loi elle-même le prévoit ! L’ancien article 487 du code pénal (ancien mais applicable en l’espèce) fait du contrat de mandat l’un des contrats dans le cadre duquel l’abus de confiance peut se constituer).

Cet énième épisode qui s’ouvre ce lundi 28 novembre est un gage d’espoir pour les 480 employés de la SITAB qui attendent que justice soit faite. Ces victimes collatérales se sont vues servir pendant longtemps des salaires en deçà de ce qu’elles étaient censées avoir.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO

Assemblée législative de la Transition : voici la liste des personnes retenues

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Découvrez la liste des personnes désignées par les composantes et retenues par la commission pour siéger à l’Assemblée législative de la Transition.

Ministère du Commerce : Une marche de commerçantes pour exiger le départ de Nagalo

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La coalition des commerçantes des marchés et yaars a animé une conférence de presse le 1er novembre 2022 à Ouagadougou pour fustiger la nomination du ministre en charge du commerce Roch Nagalo. Ces femmes au cours de la conférence de presse ont brandi des documents qu’elles disent être les preuves de l’escroquerie subie par elles dont l’instigateur est l’actuel ministre en charge du commerce.

La coalition des commerçantes des marchés et yaars  dit avoir  appris  avec désolation la nomination de Roch Nagalo comme ministre en charge du commerce. Adama Zongo a soutenu que les commerçantes des marchés et yaars ont été plus que déçues lorsque le Premier ministre Me Kyélem de Tambela sur la chaine nationale, le 30 octobre 2022 déclarait que les allégations et accusations faites à l’endroit de Roch Nagalo et autres sont sans fondement car les investigations ne corroborent pas avec les accusations contre le ministre actuel en charge du  commerce.

Elle a assuré que les commerçantes des marchés et yaars ont été victimes «  des agissements machiavéliques de monsieur Nagalo ». Elle a laissé entendre que le SYNACOMB de Roch  Nagalo leur doit des centaines de millions de francs. «  Nous et des milliers de commerçants sur toute l’étendue du territoire  avons souscrit aux fonds de garantie proposés par le sieur Nagalo afin d’accéder aux financements. Depuis des années durant, nous les femmes sommes à la croisée des chemins parce que nous n’avons pas bénéficié de retombées jusqu’à présent », a-t-elle exposé.

C’est pourquoi elle a indiqué que les commerçantes s’insurgent contre la nomination de Roch Nagalo à la tête du ministère en charge du commerce  « car  nous refusons que notre ministère soit dirigé par quelqu’un qui a sucé le sang des commerçantes monsieur le Premier ministre du Faso ». Pour ce faire, Adama Zongo a affirmé que si  Roch Nagalo veut être ministre, qu’il paye d’abord  la dette qu’il doit aux milliers de commerçants.

Elle a rappelé qu’en 2014, les femmes sont sorties avec des spatules pour faire partir Blaise Compaoré et c’est ce qui se fera avec Roch Nagalo si le gouvernement s’entête à le maintenir ministre en charge du commerce.  Dans la salle,  les commerçantes ont brandi des carnets et des reçus qu’elles disent être les preuves  de l’escroquerie de Roch Nagalo.  Salamata Ouédraogo de Rood wooko yaar de soutenir que : «  nous avons peur que Roch Nagalo soit ministre du Commerce ».

Elle a renchéri en ces termes : « Nous ne mentons pas sur Roch Nagalo. Qu’il paye nos sommes avant d’être ministre ». Et Aminata Tall, du marché de Paspanga de s’inquiéter du sort réservé aux commerçants avec Roch Nagalo à la tête du ministère en charge du commerce. « Nous ne voulons pas d’un voleur à la tête du ministère du Commerce ». Pour elle, tant que Roch Nagalo est ministre, les femmes sortiront pour protester et iront même  dormir devant la porte du Premier ministre.

Monique Yeli Kam venue soutenir les commerçantes dit être outrée de voir que des femmes soient maltraitées de la sorte. Elle a fait savoir que les femmes ont été spoliées par sieur Nagalo. Elle a fait savoir que cette opération lancée en 2015 a été cautionnée par les autorités en son temps. C’est pourquoi elle souhaite que les autorités actuelles trouvent vite une solution à cette situation de crise.

Par Boukary BOGRE pour BurkinaNews

Kongoussi : Les FDS neutralisent cinq terroristes

Dans le présent communiqué, l’état-major général des armées annonce avoir tué cinq terroristes au cours d’une embuscade, ce jeudi 27 octobre 2022

« Dans la dynamique des actions offensives engagées contre les groupes armés terroristes, les unités militaires manoeuvrant dans la zone de KONGOUSSI (Province du Bam, région du Centre-nord) ont tendu une embuscade à un groupe de terroristes ce jeudi 27 octobre 2022 au petit matin. La brutalité des feux combinée à l’effet de surprise a créé la débandade dans les rangs ennemis.

COMMUNIQUE ETAT-MAJOR GENERAL DES ARMEES KONGOUSSI 27-10-2022

Cinq (05) terroristes ont été abattus et leur armement saisi. Des motos et des moyens de communication ont également été récupérés. Aucune perte n’a été enregistrée côté ami. Le Chef d’Etat-Major Général des Armées félicite les unités pour cette action audacieuse. Il exhorte l’ensemble des forces à s’inscrire dans une dynamique offensive pour réduire au maximum l’influence des groupes armés dans les zones à fort défi sécuritaire. »

Burkinanews.info

Décès de Noufou Ouédraogo : Communiqué de remerciements

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Sa majesté Naaba Kiiba roi de Yatenga ;

La grande Famille Ouédraogo, Sawadogo et Diallo à Gounghin, à Ouahigouya, à Bobo Dioulasso, en Côte d’Ivoire et en France, les familles alliées, les enfants et petits enfants remercient du fond du cœur tout ceux qui ont de près ou de loin compati à leur douleur lors du décès de leur père, grand père, époux, oncle et fils l’honorable Noufou Ouédraogo opérateur économique, fondateur du centre de formation NAABA KANGO de Ouahigouya, ex-président de l’ASFA YenneNga, et ex-président de l’Union nationale des des supporteurs des Etalons (UNSE).

Par ailleurs ils vous informent que la cérémonie du Doua de septième (7e) jours aura lieu le Dimanche 30 Octobre 2022 à partir de 9h00 à son domicile à Gounghin Ouagadougou

Merci !

Gouvernement Kyelem : 23 ministres dont 5 anciens, la liste complète

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Le gouvernement de transition a été annoncé ce mardi 25 octobre 2022, au 20 heures de la télévision nationale. Il est fort de 23 ministres dont 5 rescapés du gouvernement de transition sous l’ère Albert Ouédraogo. On note deux ministres d’Etat dont Bassolma Bazié qui conserve son portefeuille. Voici la liste complète.

MINISTRE D’ETAT, MINISTRE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Colonel-major Kassoum COULIBALY

MINISTRE D’ETAT, MINISTRE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Bassolma BAZIE

MINISTRE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

Colonel Boukaré ZOUNGRANA

MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Olivia Ragnaghnewendé ROUAMBA

MINISTRE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Aboubacar NACANABO

MINISTRE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS

Bibata NEBIE/OUEDRAOGO

MINISTRE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Denis OUEDRAOGO

MINISTRE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

Aminata ZERBO/SABANE

MINISTRE DE LA SOLIDARITE, DE L’ACTION HUMANITAIRE, DE LA RECONCILIATION NATIONALE, DU GENRE ET DE LA FAMILLE

Nandy SOME/DIALLO

MINISTRE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

Robert Lucien Jean Claude KARGOUGOU

MINISTRE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

Donatien NAGALO

MINISTRE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Adama Luc SORGHO

MINISTRE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Simon Pierre BOUSSIM

MINISTRE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

Joseph André OUEDRAOGO

MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Adjima THIOMBIANO

MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Colonel des Eaux et Forêts Augustin KABORE

MINISTRE DE L’URBANISME, DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’HABITAT

Yacouba DIE

MINISTRE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

Issouf SIRIMA

MINISTRE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

MINISTRE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

Anuuyirtole Roland SOMDA

MINISTRE DELEGUE CHARGE DE LA SECURITE

Commissaire Mahamoudou SANA

MINISTRE DELEGUE CHARGE DE LA COOPERATION REGIONALE

Karamoko Jean Marie TRAORE

MINISTRE DELEGUE CHARGE DU BUDGET

Fatoumata BAKO/TRAORE

Burkinanews.info

Attaque base RIA de Djibo : 10 FDS morts et 18 terroristes neutralisés

Le 14e Régiment Interarmes de Djibo a fait face, dans la matinée du 24 octobre 2022, à une attaque terroriste qui a visé sa base. Les éléments du régiment ont vaillamment riposté aux tirs directs et indirects de l’ennemi venu en nombre important. Des renforts aériens ont été déployés dans la zone pour assurer les opérations de secours et de riposte.

Le bilan provisoire établi fait état de 10 militaires tombés au cours des combats et une cinquantaine de blessés qui ont été pris en charge. Côté ennemi, au moins 18 corps de terroristes ont été dénombrés au cours des opérations de ratissage qui sont toujours en cours. Le Chef d’Etat-Major Général des Armées salue la mémoire des soldats tombés et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Il félicite les unités terrestres et aériennes pour leur réactivité et rassure l’opinion que toutes les mesures sont prises pour ramener la quiétude.

Communiqué état-major général des armées

Transition Burkina : Me Appolinaire Kyèlem nommé PM

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Le président de la Transition, capitaine Ibrahim Traoré n’a pas trainé les pas. A peine sa prestation de serment, ce vendredi 21 octobre dans la matinée, terminée que l’identité du Premier ministre chargé de conduire le gouvernement est déjà connue. Il s’agit du juriste de formation, Me Apollinaire Kyèlem de Tambéla.

Le décret de nomination de Me Appolinaire Kyèlem de Tambéla

Ce dernier, bien connu des émissions de débat, n’a pas sa langue dans la poche pour avoir critiqué à plusieurs reprises la gouvernance sous Roch Kaboré et Damiba, plus récemment. Il est aussi connu pour ses opinions allant ans le sens de la Révolution d’août 1983.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Burkina : Discours de prestation du capitaine Ibrahim Traoré

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Ceci est le discours du capitaine Ibrahim Traoré prononcé devant le Conseil constitutionnel, vendredi 21 octobre, lors de sa prestattion de serment en tant que président de la Transition.

« Je n’irai pas vous faire un discours ce matin, je vous parlerai à mes propres mots, du fond de mon cœur, en ayant pour main courante des idées du message que j’ai à vous porter.

Monsieur le Président du Conseil constitutionnel,

Mesdames et messieurs les membres du Constitutionnel constitutionnel,

Distingués invités,

Peuple combattant du Burkina Faso

Il me sied ici de rappeler les circonstances dans lesquelles la crise du 30 septembre est intervenue. Sur ce, nous voyons tous cette situation sécuritaire et humanitaire dégradante dans laquelle vivait notre Nation. Celle-ci nous a conduit en janvier dernier à poser des actes anticonstitutionnels pour redresser et redonner vie à cette Nation. L’objectif de l’avènement du Mouvement patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration était de prendre notre destin en main.

Cependant, depuis le 24 janvier jusqu’au 30 septembre, nous avons pu constater des dérives qui ont conduit encore au 30 septembre à un recadrage de cette Transition. C’est pourquoi, une fois de plus, comme nous l’a inculqué un de nos devanciers, cité par le Président par intérim du Conseil constitutionnel, le Capitaine Thomas SANKARA, il le disait, nous avons décidé en toute âme et conscience, devant l’histoire d’assumer notre révolte.

Cette révolte est celle des milliers de personnes déplacées internes, cette révolte est celle des soldats au front, qui défient donc continuellement et courageusement l’ennemi qui se cachait et qui ne se cache plus. Cette guerre, que nous avons longtemps décriée d’être une guerre non conventionnelle, mais aujourd’hui, nous pouvons nous assurer que nous avons une armée en face.

Cette révolte est aussi celle des Volontaires pour la défense de la patrie, qui payent également le lourd tribut, mais qui défendent corps et âme cette patrie. Cette révolte est celle de nos frères et sœurs des localités affligées. Elle est enfin celle de tous les Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur, qui conscients de l’abîme dans laquelle était la Nation, nous ont conduit à nous assumer.

Je ne saurais continuer sans présenter nos condoléances aux familles éplorées pour les tombées de ces événements du 30 septembre, souhaiter également prompt rétablissement aux blessés, à toute personne qui a été victime de ces évènements des 30 septembre, 1er et 2 octobre. J’aimerais aussi dire que ces évènements sont leur révolte à eux, nous leur rendons hommage.

En outre, j’aimerais bien saluer ici et devant tout le monde, les autorités coutumières, religieuses, toutes les notabilités qui n’ont ménagé aucun effort, au cours de ces évènements pour que nous évitions le pire. Je les remercie du fond du cœur pour leurs contributions à apaiser les tensions, à ce qu’il y ait un dénouement pacifique de la situation. Merci encore à toutes ces notabilités, à toutes ces autorités.

Le contexte dans lequel est notre Nation est assez difficile à décrire, l’existence même de la Nation est en péril. Sur ce peuple combattant du Burkina Faso, nous sommes confrontés à une crise sécuritaire et humanitaire sans précédent. Je souhaiterais que chacun prenne conscience de cette situation et que nous puissions sortir de là grandis et plus soudés. Au-delà du fait qu’une grande partie de notre territoire échappe à notre contrôle, des milliers de nos concitoyens se retrouvent donc refugiés dans leur propre pays, ceux que nous avons appelés pendant longtemps des PDI, Personnes déplacées internes.

Je souhaiterais donc vous rappeler là nos objectifs qui ne sont autres que la reconquête du territoire nationale occupé par ces hordes de terroristes; nos objectifs ne sont autres que de donner un souffle de vie nouveau à tous ces compatriotes affligés par ce conflit.

C’est aussi d’envisager un développement endogène. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes, en essayant de repenser profondément notre agriculture, notre élevage, notre technologie et en interrogeant le socle des actions de notre aspiration à la prospérité.

Je voudrais rassurer, une fois de plus, nos partenaires et les pays amis du Burkina Faso que nous respecterons les engagements internationaux.

Aucun sacrifice ne sera de trop pour sortir ce pays de la situation dans laquelle il se trouve. Donc notre engagement, c’est pour un retour de la paix et notre boussole sera toujours ce peuple. C’est ce qui va nous guider tout le long de ces vingt et un (21) mois.

Sur ce, j’appelle donc à une mobilisation patriotique et populaire. J’appelle tous les combattants du Burkina Faso ; jeunes, hommes, femmes, tous les notables coutumiers, religieux, tous les Burkinabè de la diaspora dans leur diversité à s’unir, à se lever et à s’engager pour une lutte, une lutte contre cette hydre terroriste qui, depuis quelques années, ne fait que déchirer le tissu social au Burkina Faso et nous empêche de vivre.

J’en appelle donc à tous, que ce soit des villes non encore affectées ou des campagnes au fin fond du Burkina, touchées. Que tous nous nous unissions. Cette guerre n’est pas uniquement une guerre des peuples hors de nos grandes villes. A l’intérieur des villes nous avons intérêt à prendre conscience de la situation, à nous lever, à nous unir avec ces peuples affligés pour qu’au Burkina Faso nous soyons un.

Enfin donc, il faut que je vous rappelle ici, pour ma part, je serai engagé à vos côtés, aux côtés de tous les Burkinabè sur les différents fronts pour la libération totale de notre territoire. Pour ma nation, je me battrai jusqu’au dernier souffle. Et je vous appelle tous à intégrer cela.

Je souhaite réitérer ici, à tous mes compatriotes, mes remerciements et, souhaiter que cet élan qui nous a guidés au cours de ces derniers jours, et que cette ferveur de la jeunesse soient encore plus grands dans la lutte contre le terrorisme.

Fédérons nos énergies, unissons-nous pour de vrai. Soyons solidaires, soutenons-nous. Que vous soyez Burkinabè de l’extérieur ou de l’intérieur, chacun a sa contribution pour que ce pays sorte de là où il est.

Ma conviction est certaine. Le Burkina a des hommes capables, le Burkina a des combattants et nous pouvons nous en sortir. Nous pouvons gagner cette bataille, nous pouvons gagner cette guerre. Je suis convaincu et je le dis, nous avons des combattants et nous le pouvons.

Enfin chères Forces de défense et de sécurité, paramilitaires, je vous invite et je nous invite à nous unir et à taire certaines querelles parce que l’ennemi en face est beaucoup uni. Que chaque porteur de tenue puisse donner du sien et qu’ensemble chacun puisse apporter sa contribution et que nous puissions vaincre dans les brefs délais. L’ennemi n’est pas au-dessus de nous. Si des Volontaires pour la défense de la patrie se sacrifient jour et nuit, nous porteurs de tenue nous n’avons aucune raison que de nous unir, de les appuyer et d’aller en rang pour vaincre.

Sur ce, vive le Burkina Faso !

La patrie ou la mort, nous vaincrons !

Je vous remercie !

Propos du chef coutumier de Zomnoogo : Le CISC entre indignation et inquiétude

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Ceci est une déclaration du Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) concernant les propos du chef coutumier de Zomnoogo.

C’est avec une grande indignation et inquiétude que nous avons suivi l’intervention d’un chef coutumier (…) du centre nord qui appelle (…) à l’extermination collective de certains burkinabè. En effet, monsieur Zidwemba Lassané, chef coutumier (…) de Zomnoogo à Boulsa, enseignant de profession, a organisé une rencontre le dimanche 16 octobre 2022 à la place de la nation au secteur 2 de Kaya au cours de laquelle le chef a prêché la haine, la violence inouïe et profère des propos stigmatisants et ethnicistes.

Nous avons visionné attentivement la vidéo de 2 minutes 28 secondes. Le chef dit clairement à partir de la 1ère mn 57 secondes : « Nous chefs coutumiers on va donner l’ordre à chacun de tuer son peul et son musulman ‘’Wahabia’’ si l’insécurité persiste».

Par ailleurs, cet appel au massacre collectif de certains burkinabés n’est pas un cas isolé. Au cours de ces derniers temps d’autres appels haineux au meurtre collectif faisant l’apologie d’un ethnicisme éculé avaient été enregistrés au Burkina.

En effet le 16 juin 2022 et le 17 aout 2022, des propos similaires ont été tenus par des individus mal intentionnés en usant du mensonge et de la propagande négative pour mettre en exécution leur sale besogne dans les régions du nord et du sud-ouest respectivement.

Les autorités burkinabè avaient clairement condamné, interpellé ces individus mal intentionnés et invité les citoyens à se démarquer des idées obscures de la division. Malgré ces efforts, des inciviques persistent toujours dans la bêtise et continuent d’inquiéter le burkinabé sincère et soucieux de l’avenir et du vivre ensemble.

Le CISC, condamne avec fermeté ces messages haineux qui, sont sans doute l’œuvre des individus criminels en panne de citoyenneté et qui visent à saper le fondement de notre vivre ensemble. Le CISC dénoncera toute manœuvre qui tentera de diviser et affaiblir les burkinabés.

Le CISC réaffirme son soutien indéfectible à toutes les personnes de valeurs, aux faitières des leaders coutumiers et religieux qui se battent nuit et jour pour la construction d’un Etat de droit véritable, uni et indivisible.

Le chef Zidwemba Lassané gagnerait à s’inspirer du comportement exemplaire et rassembleur de certains chefs coutumiers (…) comme le chef coutumier de Basnéré, de la commune de Rollo, le Ratenga Naaba, de Boulsa, et du Dima de Boussouma tous dans le nord du Burkina.

Le CISC rappelle que les terroristes sont des ennemis de tous et tuent les burkinabè sans distinction ethnique et religieuse,

Tout en félicitant les actions d’interpellations et de condamnation déjà entreprises par certains acteurs, le CISC invite les autorités judiciaires à se saisir du dossier de M. Zidwemba Lassané.

Certaines pressions l’auraient obligé à s’excuser mais ces propos ne sont pas à banaliser car certains burkinabé s’interrogent déjà si ces propos ne dévoileraient pas indirectement un plan qui serait déjà en cours surtout quand on s’intéresse du point de vue statistique au profil des villages qui sont rasés, aux identités des victimes d’exécutions extrajudiciaires sans le respect du principe de présomption d’innocence.

Le CISC invite les autorités de la transition, à s’investir dans les initiatives de dialogue et de sensibilisation des Burkinabès afin de désarmer leurs cœurs.

Aussi, il faut arrêter les exécutions extrajudiciaires commises par les civils armés afin que tout burkinabè suspecté soit arrêté et remis aux autorités compétentes. Cela permettrait d’éviter les amalgames et resserrer le ciment du vivre ensemble.

Le Secrétaire Général

Dr Daouda DIALLO

Lauréat du Prix Martin Ennals (Nobel Droits Humains)

Chevalier de l’ordre national

Insécurité à Ouaga : Deux réseaux de délinquants arrêtés par la police

Un pistolet automatique, des minutions, de la drogue à haut risque, un important lot de divers faux documents administratifs, des cachets contrefaits de plusieurs services publics et privés et de faux timbres communaux sont entre autres objets saisis des mains de deux (02) réseaux de malfrats par le Commissariat Central de Police de la ville de Ouagadougou.

La police nationale a mis un terme au parcours de ce gang

Les membres du premier groupe s’étaient spécialisés dans les vols à main armée et de trafic de drogues. Ils menaient leurs activités illicites dans plusieurs quartiers de la capitale, notamment Karpala, Katre-yaar, Rayongo, Zone 1, Tabtenga, Sinyiri et Balkuy. En effet, ils évoluaient tard la nuit en binôme motorisé. Ciblant les engins dits « originaux » et sous l’effet de la drogue, ils menaçaient leurs victimes à l’aide d’armes à feu et n’hésitaient pas à tirer à la moindre résistance. A la fin de l’opération, un receleur se chargeait de convoyer les engins ainsi récupérés dans un pays voisin par le biais de jeunes qu’il payait entre 50.000 et 75.000 FCFA pour rouler les motos jusqu’au pays frontalier. A son retour à Ouagadougou, il ramenait de la drogue destiné à être vendu sur le marché.

De la drogue saisie des mains des bandits

Les membres du deuxième réseau quant à eux, s’étaient spécialisés dans le faux et usage de faux en écriture publique et privée, contrefaçon des sceaux de l’Etat et usurpation d’identité. Leurs cibles potentielles étaient généralement les commerçants et les propriétaires de parcelles qui cherchaient des garanties pour contracter des prêts bancaires. Un des membres, évoluant dans le domaine des expertises immobilières, était chargé de trouver des copies des documents de parcelles tels que l’attestation d’attribution, le Permis Urbain d’Habiter ou des documents d’identité pour le groupe. Un second, informaticien et technicien du groupe, se chargeait de falsifier et d’établir les faux documents à l’aide d’un logiciel adapté à leur besoin. Ils arrivaient ainsi à concevoir toute sorte de documents et de cachets qu’ils voulaient.

Grâce à la collaboration des populations, les deux réseaux ont été démantelés et mis à la disposition des autorités compétentes pour les suites judiciaires.

La Police Nationale saisit l’occasion pour réitérer ses remerciements à la population pour sa collaboration. Par ailleurs elle tient à inviter l’ensemble des citoyens à plus de prudence et de vigilance, surtout pour ce qui est de l’établissement de certains documents administratifs, dans lequel cas il sied de toujours de se rendre devant les services compétents.

En rappel, pour signaler tout cas suspect, les numéros verts suivant : 17, 16 et 1010 sont mis à votre disposition.

La Police Nationale, une force publique aux services des citoyens !

Crise au CDP : La justice condamne Eddie Komboïgo aux dépens

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C’est peut-être la fin du feuilleton au Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). Après de longs moi de crises interne, la justice a tranché ce 17 octobre. Le tribunal de grande instance Ouaga I a condamné Eddie Komboïgo aux dépens. Ainsi, Achille Tapsoba assure l’intérim à la tête du parti.

Burkinanews.info

Commémoration du 15-Octobre : le flambeau de la Révolution passé à la jeunesse

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Le Président de la Transition, Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a présidé, ce samedi 15 octobre 2022, la cérémonie officielle de commémoration du 35e anniversaire de l’assassinat du Président Thomas Sankara, sur le site du Mémorial Thomas-Sankara.

A cette occasion, en plus du dépôt de gerbe de fleurs au niveau de la statue des victimes du 15 octobre 1987, le flambeau de la Révolution a été passé à la jeunesse dans une dynamique de continuer la mise en œuvre de l’idéal SANKARA et le combat pour la liberté et le développement du Burkina Faso.

Ainsi, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré a reçu le trophée symbolisant le passage du flambeau à la jeunesse pour poursuivre le combat. Douze autres jeunes ont également reçu à ses côtés des trophées dans la même symbolique, portant le nombre de trophées à treize, soit le nombre de victimes du 15-Octobre 1987 au sein du Conseil de l’Entente de Ouagadougou.

« Nous espérons que ce passage de flambeau va permettre une évolution qualitative des énergies de notre jeunesse, pour qu’elle puisse s’inspirer de la capacité inouïe et infinie d’innovation de Thomas Sankara pour poursuivre son œuvre de faire du Burkina une terre de prospérité, de fraternité et d’intégrité », a soutenu le Colonel à la retraite, Pierre Ouédrago, Président du Comité international Mémorial Thomas-Sankara.

La célébration de cet anniversaire a été ponctuée, entre autres, de discours, de récits, d’extraits de discours de Thomas Sankara. Célébrée dans le contexte de changement à la tête de l’Etat et dans un Burkina toujours sous emprise d’attaques terroristes, cette commémoration a été teintée d’une volonté ferme de soutenir les nouvelles autorités pour vaincre le terrorisme au plus vite.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Clôture des assises nationales : le Capitaine Traoré désigné Président du Faso

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Le Capitaine Ibrahim TRAORE a signé, ce vendredi 14 octobre 2022, dans la nuit la Charte de la Transition et l’acte de confirmation de sa désignation comme Chef de l’Etat, Président du Faso et Chef suprême des armées.

Les participants aux assises ont désigné à l’unanimité le capitaine Traoré comme président de la Transition

La signature de ces deux documents marque l’accord du Capitaine Ibrahim TRAORE à répondre à l’appel des forces vives de la Nation pour conduire la Transition en tant que Chef de l’Etat et l’entrée en vigueur de la Charte.
L’adoption de cette Charte de la Transition de quatre titres et de 27 articles intervient après plusieurs heures d’échanges et d’amendements sur la proposition de document soumis aux forces vives.
A l’issue des travaux des Assises nationales sur la conduite de la Transition, les participants ont retenu que les organes de la Transition seront le Président de la Transition, le Gouvernement de la Transition et l’Assemblée législative de Transition (ALT).

Le capitaine Ibrahim Traoré signant la charte de la Transition

Le gouvernement de la Transition est composé, selon la Charte, d’un Premier ministre et de maximum 25 ministres. Quant à l’organe législatif de Transition, il doit être composé de 71 membres, exerçant un mandat gratuit.
La durée de la Transition est fixée à 21 mois pour répondre aux ambitions du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR) de travailler à la restauration de l’intégrité du territoire nationale.
Cette signature de la Charte de la Transition marque la clôture des Assises nationales qui étaient prévues pour deux jours.
Direction de la communication de la Présidence du Faso

Assises nationales : Début des travaux

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Le Capitaine Marcel Méda, représentant le Président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), Chef de l’Etat, a présidé ce vendredi 14 octobre 2022, la cérémonie d’ouverture des Assises nationales sur la conduite de la Transition au Burkina Faso.

Au cours de ces assises, il sera question pour les différentes Forces vives invitées à ce rendez-vous national d’examiner et d’adopter la Charte de la Transition, de désigner un Président de la Transition conformément à la Charte et de recueillir toute proposition en vue de la bonne marche de la Transition.

Pour le représentant du Chef de l’Etat, les Assises nationales s’inscrivent dans la dynamique enclenchée les 29 et 30 septembre dernier en vue de « recadrer et recentrer les objectifs de la Transition autour des priorités, à savoir la reconquête et la sécurisation de l’intégralité du territoire national. »

Il a indiqué que le Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, souhaite que le processus qui sera entamé à la suite de ces assises soit non seulement inclusif, mais aussi et surtout conforme aux aspirations profondes du peuple burkinabè.

« Filles et fils du Burkina Faso, à travers ces Assises, nous avons encore rendez-vous avec l’histoire. Il nous faut taire nos différends, mettre en commun la richesse de notre diversité, pour préserver l’essentiel et écrire une page nouvelle de notre histoire, celle d’un peuple qui assume son destin et se donne des orientations claires pour la construction d’une Nation forte et résiliente (…) », a lancé le Capitaine Marcel Méda aux Forces vives.

Il les a invitées à apporter des contributions enrichissantes à la Charte de la Transition en mettant au centre l’intérêt supérieur de la Nation ainsi que les aspirations profondes et légitimes du peuple burkinabè.

Le président du Comité national d’organisation, le Colonel-major Célestin Simporé, a salué l’engagement des membres du Comité et a exprimé sa reconnaissance à tous les acteurs qui ont travaillé à la tenue de ces Assises en vue de doter la Transition d’une Charte qui définisse les organes et les grandes orientations.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Insécurité urbaine : Trois réseaux de présumés malfrats démantelés

Ce sont au total dix-huit (18) présumés malfrats, en majorité des récidivistes et appartenant à trois (03) groupes distincts, qui viennent d’être appréhendés par la Police Nationale à travers le Service Régional de la Police Judiciaire du Centre (SRPJ-C).

Ces trois (03) réseaux s’adonnaient à plusieurs types d’infractions, notamment les vols à main armée, les vols avec effraction, la commercialisation et la consommation de stupéfiants dans la ville de Ouagadougou et ses environnants et les arnaques via les téléphonies mobiles.

Les membres de ce gang était spécialisé dans le vol à main armée

Les deux (02) premiers groupes attaquaient les lieux de commerce et les usagers de la voie publique qui se retrouvaient le plus souvent seuls dans les zones moins éclairées et peu fréquentées la nuit. En effet, suivant un mode opératoire presqu’identique, les membres de ces deux (02) groupes prenaient le soin de planifier toutes leurs opérations avant de passer à l’acte.

Tout comme le premier réseau, ces malfrats terrorisaient les populations de Ouaga

Ils évoluaient sur des engins souvent non immatriculés ou immatriculés au nom de quelqu’un d’autre à son insu. Leurs cibles étaient potentiellement les personnes et les lieux de commerce, et ils opéraient sur les voies publiques et même dans les domiciles où ils s’introduisaient par effraction. Ils s’emparaient des objets de valeur et n’hésitaient pas à faire usage de la violence pour parvenir à leurs fins. Les engins volés étaient garés dans des parkings le temps de trouver un preneur. L’un des groupes, avec la complicité de certains bagagistes de sociétés de transport, réussissaient à convoyer leur butin dans un pays voisin pour y être écoulé et, en retour, profitait renforcer leur arsenal avant de regagner Ouagadougou.

Grâce à une stratégie bien huilée, ces deux individus ont escroqué de nombreuses personnes

Le troisième groupe quant à lui, était constitué d’un binôme et s’était donné comme activité d’arnaquer les honnêtes citoyens. Pour ce faire, l’un d’eux, ex-agent contractuel à Orange fibre Burkina, se chargeait d’identifier les puces téléphoniques aux noms de personnes ayant été victimes de vol ou de perte de leurs cartes nationales d’identité burkinabè. Le binôme, une fois les puces à leur disposition, circulait en ville pour relever les numéros de téléphone et les noms de propriétaires des ateliers de coiffure, de soudure, de couture, des boutiques de vente de motocyclettes, etc.

Les armes utilisées par les deux premiers réseaux

Après ce travail, ils contactaient leurs victimes et, se faisant passer pour des douaniers en service à Bittou, les mettaient en confiance par des manœuvres dont eux seuls ont le secret et les proposaient alors de les aider à acquérir du matériel de vente aux enchères qui serait en cours à la douane. Une fois que la victime manifeste son intérêt, le montant à payer lui est communiqué ainsi que le contact d’un supposé caissier qui doit recevoir l’argent. Dès que l’argent est encaissé, ils maintiennent la communication avec les victimes pendant un moment, juste le temps de leur soutirer encore quelques sous, avant de rompre tout contact avec celles-ci en prenant soin de détruire les puces utilisées.

Lors de la perquisition, de la drogue a été saisie…

Il est à noter que plusieurs dizaines de personnes ont été victimes des agissements de ces trois (03) gangs.

Au cours de l’interpellation de leurs membres, plusieurs objets ont également été saisis. Il s’agit de pistolets automatiques, de chargeurs et de minutions, des armes blanches, des motos, des téléphones portables, une importante quantité de drogue et divers autres objets.

… ainsi que du matériel divers

La Police Nationale réitère ses remerciements à tous les citoyens pour leur collaboration qui a permis d’atteindre ces résultats. Par ailleurs, elle invite les populations à toujours poursuivre dans la même dynamique tout en dénonçant les cas suspects aux numéros verts mis à leur disposition que sont les 17, 16 et 1010.

La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

Situation nationale : L’Autre Burkina PSR invite le MPSR à se mettre immédiatement et activement au travail

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Ceci est une déclaration de l’Autre Burkina PSR d’Alain Zoubga sur la situation nationale. Ce parti appelle le capitaine Ibrahim Traoré à prendre ses responsabilités et à assumer son coup d’Etat.

 Encore une fois de plus, les forces armées nationales se sont vues obligées d’intervenir dans la vie politique de notre pays. Et ironie du sort, comme en janvier 2022 qui a vu la chute du régime MPP, c’est encore cette même crise sécuritaire qui fait tomber l’administration Damiba. On est tenté de dire que la même cause a produit le même effet ! Suite à ce nième coup de force dans notre pays, une des leçons à tirer c’est que le mal est profond et c’est le signe d’une précarité de notre démocratie. La présente déclaration se veut à la fois une prise de position sur l’évolution actuelle de la situation nationale mais aussi une contribution au processus de transition politique.

En effet, aux yeux de nombreux citoyens l’insécurité s’est aggravée comme en témoigne l’horreur de l’embuscade de Gaskindé. L’inquiétude, voire le désarroi était chaque jour plus grand au sein des populations. La position de nombreux acteurs est passée de l’interpellation forte sur la gravité de la situation et l’absence de résultats à la critique ouverte car désormais tout va mal !

Au niveau de la direction du MPSR, tout porte à croire que les observations et critiques internes ont évolué vers des positions tendancielles très opposées exacerbant un antagonisme certain entre deux (02) camps internes, deux (02) comportements  avec en conséquences deux (02) visions différentes du combat antiterroriste. Résultat, le Président Damiba est tombé, des citoyens applaudissent, la jeunesse en particulier crie victoire. En abandonnant le pouvoir, Damiba et certains de ses proches ont choisi de s’exiler vers le Togo voisin ; terrible erreur selon nous! Dans ce contexte de guerre, un jeune officier de 41 ans doit s’assumer, en acceptant de faire face à toutes les critiques et à toutes les sanctions éventuelles de toute nature ! Le Président Kaboré, (certes, lui  il n’est pas militaire et il a un vécu politique), avait donné l’exemple en refusant de quitter son pays.

Le diagnostic sur la gouvernance de Damiba peut sembler sévère mais franchement c’est justifié. Dans leur déclaration, ses anciens compagnons dénoncent ouvertement ses manœuvres au sein de la classe politique, les tentatives de remise en cause de l’indépendance de la justice, les choix hasardeux qui ont affaibli le système sécuritaire national et les lourdeurs administratives graves. A cet effet l’on se demande où est donc passé le rapport des audits sur les institutions ?

Ainsi, tout cela porte à croire que l’ancien président n’a pas respecté la charte de la transition précisément les orientations communément acceptées au départ. Par ailleurs, dans certains milieux l’on n’hésite pas à dire qu’il a voulu ruser avec les acteurs de la vie nationale et que cela ne pardonne pas. Et fait caractéristique, Damiba a réussi à faire une large unanimité contre lui. Ainsi ceux-là mêmes  qui ont attaqué et rejeté avec une violence rare le MPSR en janvier 2022  salut le « nouveau » MPSR.  Si des voix mettent en gardent ouvertement contre ce phénomène propre aux situationnistes calculateurs, à contrario nous croyons qu’il s’agit d’une belle opportunité car ce « ralliement », s’il est sincère, pourrait  en fin créer  les conditions favorables à l’Union et à  l’Unité véritable du peuple contre l’hydre djihadiste.  Aussi, nous saluons le courage et la détermination des  FDS et des  VDP qui  se battent au front en côtoyant à chaque instant  la mort. !  Hommage à ces dignes fils de la patrie, qui perdent leurs propres vies et ce  pour protéger les nôtres. Dans ce contexte, s’engager, comme l’ont fait les hommes du capitaine Traoré, à conduire le combat libérateur contre le terrorisme représente un pari risqué et seuls des patriotes  acceptent de le faire.  Au regard de tout ce qui précède,  nous  prenons acte du changement comme nous l’avons fait en janvier 2022.

Désormais le nouveau pouvoir s’installe progressivement aux commandes de l’Etat et l’adoption de son Acte Fondamental le 05 Octobre en est une preuve tangible. La marche du MPSR se poursuivra avec la mise en place des nouveaux organes de la transition, l’adoption de la nouvelle charte et probablement la priorisation des grands axes de son programme de transition. Concernant ces organes, il n’est pas sans intérêt d’écouter ces nombreux citoyens qui doutent de leur nécessité et de leur pertinence. En effet, les procédures de désignation, le format et la qualité des membres  de ces organes, la qualité du travail  ont laissé à désirer.

En  annonçant la tenue prochaine des assises des forces vives les 14 et 15 Octobre, le Capitaine Traoré a sans doute le souci de renforcer le caractère inclusif de la transition et de rechercher une légitimité populaire. Tant mieux ! Mais comme il fallait s’y attendre, très vite  certaines personnes déclarent que seule une transition civile est acceptable, allant même jusqu’à  projeter  leur propre profil (leur propre portrait-robot simulé)  sur les réseaux sociaux  comme étant le meilleur pour présider la transition.

D’autres points de vue  appellent « l’armée à retourner urgemment dans les casernes et à s’en tenir à son rôle régalien ».  Cette idée relève des principes généraux justes. Cependant, la particularité de cette transition, celle d’un pays en guerre depuis de longues années doit nous faire réfléchir sérieusement. Par ailleurs, l’attelage de 2014 avec la paire Kafando-Zida, ne nous encourage pas à renouveler cette expérience malheureuse. Aussi, la meilleure solution du moment, serait que l’armée accepte de s’assumer et d’assumer ainsi ses responsabilités.

Depuis la nuit du 05 Octobre, un acte fondamental a été adopté. Et comme ce fut le cas en 2014, certains  avis remettent en cause sa valeur juridique relativement à la constitution. Néanmoins la question de la présidence de la transition enregistre une nouvelle donnée très importante  avec la nomination officielle du Capitaine Traoré comme  chef d’Etat à travers l’Acte fondamental et ce en attendant la tenue des assises.

En tout état de cause, nous invitons le nouveau pouvoir, la hiérarchie militaire et les acteurs (religieux et coutumiers) qui ont œuvré avec succès lors des chaudes heures des journées du  30 Septembre et 1er Octobre à éviter au  pays une catastrophe sanglante, à se mettre immédiatement et activement au travail afin de créer des conditions favorables à l’adhésion des assises autour de la nécessaire responsabilisation de l’armée pour présider la transition!

Aujourd’hui, nos attentes vis-à-vis de la transition sont à la hauteur de l’extrême gravité de la situation nationale dont les tendances d’évolution suscitent de grosses inquiétudes. A cet effet, nous retenons  deux volets importants à savoir, les  urgences de l’heure et les grandes réformes fondatrices.

Dans le domaine des urgences, parallèlement à la mise en place des organes de la transition, nous retenons entre autres, la récupération des territoires perdus, la réinstallation des personnes déplacées internes (PDI), la présence de l’Etat sur le territoire national, la réorganisation du dispositif de défense et le renforcement de ses capacités de guerre, les mesures contre les lourdeurs administratives, l’organisation des élections etc. Les réformes fondatrices quant à elles seront centrées principalement sur la construction à moyen terme d’une gouvernance nationale légitime.

La suspension de la Constitution étant levée, désormais place à l’action ;  ce à quoi le Chef de l’Etat a répondu en déclarant «  Le travail a déjà commencé sur le terrain (…)  et nous voulons aller vite » qu’il faut aller vite ».  Toutefois, entendu que la transition burkinabè se déroule dans un contexte très particulier, dans un pays  en guerre,  grandement  occupé par les forces terroristes, il faut absolument prioriser les priorités !

1-Le combat sécuritaire doit être  au centre de tout car elle conditionnera toutes les autres priorités. Le temps presse et malgré le courage des FDS et des VDP, la crise sécuritaire  continue de semer la désolation au sein de nos communautés. Comme nous l’avons souligné,  le temps a travaillé contre nous et il pourrait toujours en être ainsi, si rien n’est fait. De toues évidences pendant que nous passions notre temps à nous invectiver durant la présidence de KABORE, les terroristes tissaient leur toile meurtrière suivant une stratégie bien connue à savoir « l’encerclement des villes par la campagne ».

2-Puis  viennent  les questions en rapport avec la gouvernance nationale légitime. La mise en place d’une Gouvernance vertueuse est capitale  et pourrait concerner dans une première étape, la lutte contre la corruption et la fraude électorales,  la transparence dans l’action gouvernementale, la dépolitisation de l’administration, l’assainissement de la vie politique nationale ( sanctionner sans complaisance  les acteurs politiques et ceux de la société civile reconnus coupables d’actes répréhensibles ; limitation du nombre de mandats aux législatives et aux municipales à l’instar de la présidentielle…), la lutte  contre la  corruption en générale et la fraude fiscale ; la révision des textes liberticides notamment ceux relatifs aux grèves dites politiques, la publication sans délais du rapport des Audits institutionnels et financiers, la réduction du nombre des Institutions  actuelles de la République (suppression et /ou fusion : le CES, le Médiateur du Faso, le Conseil national pour le dialogue social…).

3-L’organisation des élections par ordre de priorités occupe une place essentielle au regard des engagements déjà pris.  Ce qui suppose une mise à jour du calendrier électoral et une réactualisation du code électoral

4-La redéfinition d’une autre politique de coopération fondée sur le respect de notre souveraineté et de nos intérêts propres, ce qui suppose une dénonciation des  accords de coopération civile et militaire avec la France en particulier ; un renforcement des relations avec les pays voisins basées sur la solidarité africaine ; une diversification des types de rapports d’amitiés  basée sur une souveraineté de choix de nos partenaires diplomatiques en mettant prioritairement l’accent sur l’amitié entre les peuples.  Ce qui est en jeu  n’est pas un duel entre la France et la Russie ! Du reste il faut s’en convaincre, c’est nous qui devons prendre l’initiative du changement en imposant le respect de nos  choix souverains. Les autorités de Paris en particulier se trompent en se focalisant sur le fameux sentiment anti français car  c’est plus sérieux que ça ! Depuis des siècles, nous avons subi l’humiliation des esclavagistes, puis la servitude  inhumaine du  colon français  suivie de  l’exploitation éhontée du   néocolonialisme. Aujourd’hui, notre  peuple, surtout la jeunesse rejette cette politique d’assujettissement dans des domaines de souveraineté. La France doit comprendre que le fameux sentiment anti français n’est pas dirigé contre le pays encore moins contre son peuple, mais c’est bel et bien un refus de la politique de l’Etat français. Ce sentiment est l’expression d’une colère légitime d’une jeunesse qui, chez nous, n’est plus seulement l’avenir du pays mais qui est déjà le présent du Burkina.

Dans le cadre de la coopération sous régionale, la CEDEAO reste un partenaire incontournable et aujourd’hui elle est omniprésente dans la vie politique du pays. Cette omniprésence semble se transformer en omnipotence. En adoptant en 2007 une décision importante pour faire de l’organisation communautaire « Une CEDEAO  des peuples » le message semblait bien clair. Mais en réalité, le  changement est resté  centré surtout sur les processus électoraux et la « gestion » des coups d’Etat et l’on  constate que  sa mission classique n’a point donné des résultats probants. Au contraire l’organisation a souvent avalisé des situations politiques fondées sur les présidences à vie, le règne des dictatures, l’intronisation de père en fils, le tripatouillage des constitutions pour un 3ème mandat et  la fraude à grande échelle en particulier. Aucune surprise si la jeunesse   rejette aujourd’hui cette CEDEAO.

 5-La question de la réconciliation reste une grande préoccupation mais franchement  les maladresses de l’administration DAMIBA  lui ont porté un coup d’arrêt.  Du reste, on l’a souvent dit la réconciliation nationale  qui  peine à convaincre chez nous est un véritable serpent de mer. Compte tenu de notre expérience et de celle d’autres pays, le processus de réconciliation nationale est un parcours de combattant.  Aujourd’hui, tout semble bloqué !

6-Le principal pilier de changement politique du MPSR  c’est la refondation. La notion de refondation renvoie  à celles de rénovation et de réhabilitation en vue d’un changement qualitatif. La refondation de l’Etat portera sur la nature et la forme de l’Etat, ses attributs, ses institutions. Au total la refondation mettra en œuvre des réformes suffisamment profondes,  des réformes fondatrices. Mais l’on se rappelle qu’en 2008, le manifeste du mouvement de refondation nationale disait « Pour obtenir la Refondation d’ensemble de la gouvernance nationale, il n’y a pas seulement à reconnaître l’état de crise, à en appeler à gorge déployée à la Refondation, à lui donner un contenu, il y a aussi à dégager les moyens d’atteindre cet objectif. C’est la question fondamentale de la démarche stratégique… ». Néanmoins, il faut tenir compte du fait que le MPSR s’est engagé officiellement dans un processus de refondation. Certes, il pourrait s’avérer très compliqué de mener ces reformes de grande portée à termes dans le cadre de la présente transition du fait des contraintes évidentes. Toutefois, il est possible d’en tracer des sillons irréversibles pour permettre à la classe politique et aux  futurs dirigeants du pays de s’en inspirer pour bâtir le Burkina de demain. Nous en retiendrons essentiellement 04 grands domaines : la politique, l’économie et le social, la sécurité et la coopération internationale :

-Dans le domaine politique, l’objectif  est  de mettre fin à l’injustice politique, à la monopolisation des pouvoirs  par des individus ou groupe d’individus qui viole  les principes constitutionnels de la concurrence politique et les droits des citoyens.

– Au plan économique et social, il  faut combattre  les  injustices dans ce  domaine, renforcer le processus de liquidation totale des monopoles économiques injustes  qui violent les principes constitutionnels de la concurrence économique et les droits des consommateurs d’une part et d’autre part, l’égalité des citoyens  en termes  de  droits Sociaux.

– Au plan de la coopération internationale, il s’agira de rejeter l’injustice internationale, dénoncer les  anciennes  relations néocoloniales en termes d’accords et les monopoles des multinationales en particulier qui compromettent  la concurrence internationale et les droits des peuples souverains.

– Enfin, sur le plan sécuritaire, il faut proscrire fermement les guerres injustes en particulier cette guerre à laquelle notre peuple fait face, par un renforcement exceptionnel des capacités de guerre des fds, la création des conditions pour une unité sacrée du peuple contre l’hydre terroriste, la reconquête de toutes les terres perdues, l’institution d’un service militaire obligatoire dans l’armée, pour toute citoyenne et tout citoyen ayant l’âge requis, le reversement d’une part importante de toutes les subventions publiques, sans exception et reversement  des fonds des grosses caisses noires   pour l’effort de guerre ; enfin le retour des communautés dans leurs localités d’origine !

In fine, la refondation pourrait être basée sur le principe de la primauté du social sur la politique et celle de la politique sur l’économie.

Ouagadougou, le 09  Octobre 2022

LE CHANGEMENT C’EST  MAINTENANT !

QUE DIEU PROTEGE  LE BURKINA FASO !

Dr  Alain Dominique ZOUBGA

Président de l’AUTRE Burkina/PSR

Portefeuilles magiques : La Police nationale met aux arrêts des présumés escrocs

Il s’agit d’un réseau composé de trois (03) individus qui s’étaient spécialisés dans les faits d’escroquerie. Et pour parvenir à leurs fins, un parmi eux était chargé de repérer les victimes qu’il arrivait à convaincre de l’existence d’un marabout capable de leur procurer des « portefeuilles magiques ». Une fois qu’il y parvenait, il jouait le rôle d’intermédiaire entre la victime et le marabout. Il évoquait même sa proximité avec des marabouts locaux les plus célèbres afin de mettre en confiance ses victimes. C’est aussi lui qui se chargeait de livrer les prétendus « portefeuilles magiques » et, au nom du marabout, encaissait du même coup l’argent versé par les victimes, allant de 300.000 à 600.000 Francs CFA.

Pendant ce temps, un de ses complices jouait le rôle de marabout en répondant aux appels téléphoniques des victimes. Dès que la victime se rendait compte de l’inefficacité du portefeuille, il faisait entrer en scène le deuxième complice. Ce dernier rejoignait la victime et procédait à un rituel en utilisant un canari magique aussi faux que le portefeuille. Celui-ci évoquera par la suite des blocages spirituels et demandera à la victime des sommes ’argent supplémentaires pour de multiples sacrifices.

Par le biais de ces manœuvres, ils ont réussi à escroquer de nombreuses personnes dans plusieurs localités du pays et le préjudice subi, selon les différentes victimes qui ont pu être enregistrées, est estimé à environ 14.000.000 Francs CFA.

Grâce à la collaboration des populations, les investigations menées par les enquêteurs du Commissariat Central de Police de la ville de Boussé ont permis d’appréhender deux des trois individus qui composaient le groupe et de saisir entre autres trois sacs et un canari magique de leurs mains.

La Police Nationale, une fois de plus, réitère ses remerciements à la population pour sa collaboration qui a permis d’atteindre ce résultat. Par ailleurs, elle l’invite à plus de vigilance et à se démarquer de telles pratiques qui ne sont en réalité que des supercheries des escrocs. Elle l’invite également à toujours poursuivre la dynamique de la dénonciation des cas suspects aux numéros verts mis à leur disposition que sont : les 17, 16 et 1010.

La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

Rentrée scolaire 2022-2023 : Les attentes du SNEA-B

Dans son message à l’orée de la rentrée scolaire 2022-2023, le Syndicat national des enseignants africains du Burkina (SNEA-B) fait le point de l’année écoulée et fixe ses attentes.

Camarades militantes et militants,  Sympathisantes et sympathisants du SNEA-B, Travailleuses et travailleurs du monde de l’éducation, Scolaires du Burkina Faso, parents d’élèves.

L’année scolaire écoulée a été marquée par la recrudescence voire la montée en degré des attaques terroristes malgré le changement de régime qui avait cependant suscité un espoir débordant au regard de la profession de foi du nouveau locataire du palais de Kosyam. A maintes reprises la nation fut endeuillée au point qu’il est permis aujourd’hui de parler de banalisation de la vie humaine au Faso. Sous d’autre cieux une vie arrachée crée un émoi profond. Chez nous des centaines de FDS et de populations civiles sont froidement abattus sans que cela ne change fondamentalement le quotidien du burkinabè. Comment en est-on arrivé là ? les infrastructures sociales (écoles, dispensaires, ponts etc.) en font également les frais. A cette rentrée, on dénombre la fermeture de plusieurs établissements scolaires. Selon le dernier rapport du Secrétariat Technique de l’Education en Situation d’Urgence, à la date du 31 mai 2022, le nombre d’établissements fermés était de 4258, privant ainsi plus de 708 341 élèves dont 339 260 filles et 369 081 garçons de leur droit à l’éducation. Cette situation, affecte également plus de 20 763 enseignants soit 6 683 femmes et 14 080 hommes et de nombreux dégâts matériels sont enregistrés. Par ailleurs le nombre de personnes déplacées internes (PDI) est en passe de franchir le seuil de deux millions. En outre, le nombre de victimes décrit une courbe ascendante car beaucoup de nos compatriotes sont tombés sous les balles assassines de ces forces de mal sans foi ni loi.

Le SNEA-B s’interroge encore sur les motivations de ses groupes terroristes car la plupart du temps, les attaques ne sont pas revendiquées. Les autorités semblent nous dire aujourd’hui que l’ennemi a un visage, il reste à connaitre ses motivations. Comment dénouer une crise dont on ne connait pas les causes profondes ? En dégageant des zones d’intérêt militaire, le peuple s’était dit enfin, les lignes vont bouger. L’éléphant annoncé nous est arrivé non pas avec une patte casée, mais sans pattes ni défenses. Le SNEA-B s’interroge également sur l’attitude de nos partenaires traditionnels qui ont toute la capacité technologique pour voir une aiguille au sol depuis leurs satellites, leurs drones, et dont la puissance de feu devrait dissuader plus d’un terroriste dans cet espace. Sommes-nous vraiment en partenariat ? Tout en dénonçant ce partenariat qui ne nous apporte rien, le SNEAB condamnant ces actes barbares, s’incline sur la mémoire des disparus, présente ses sincères condoléances aux familles éplorées et à la nation entière. Aux blessés, il leur souhaite prompt rétablissement avec le vœu que le nouveau vent du changement permettra une diversification des partenaires pour que  la paix revienne au Faso afin que les PDI retournent dans leurs localités d’origine.

Camarades, en dépit de ces dures épreuves, vous vous êtes montrés résilients, consciencieux, courageux afin d’accomplir au mieux votre devoir. Cet engagement sans cesse renouvelé a permis d’atteindre un taux de succès au Certificat d’Etude Primaire (CEP) de 63,78 % en 2022 contre 59, 34% en 2021. Le Bureau National tient à vous féliciter et à vous encourager pour le sacrifice consenti.

Camarades militante et militants,

Sympathisantes et sympathisants du SNEA-B,

L’année scolaire 2022-2023 s’effectue dans un contexte toujours marqué par la recrudescence des attaques terroristes, une bonne partie du territoire hors contrôle des autorités, le déplacement perpétuel des populations. Elle s’effectue également dans un contexte de changement politique avec l’avènement du MPSR II.

En effet la nuit du 29 au 30 septembre 2022, les populations de Ouagadougou ont une fois de plus été surprises par des tirs à l’arme lourde et légère. Plus tard, en fin de soirée du 30 septembre une déclaration lue à la télévision nationale par de jeunes officiers dirigés par le Capitaine Ibrahim TRAORE annonce la destitution du président Paul Henri Sandaogo DAMIBA de la présidence du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR) et de la présidence du Faso.

Si le SNEA-B en tant que défenseur des droits humains et de la démocratie n’apprécie pas les coups de force, il n’a pas non plus condamné ce Nième coup de force tant, tout espoir pour une restauration de l’intégrité territoriale s’était évanoui. C’est le lieu de rappeler aux nouvelles autorités que la boussole déclinée au peuple dans leur premier message sera ce que le peuple retiendra contre eux si comme l’autre, elles s’écartaient de cet idéal. Pour nous, la sécurité reste le maître mot, et aucune autre considération ne devra dévier cet objectif ; ramener la paix et la quiétude dans le pays telles sont les attentes des populations.

Camarades militantes et militants,

 Sympathisantes et sympathisants du SNEA-B,

En dépit de ce climat d’insécurité, contre vents et marrées vous joué votre partition en atteignant des taux de succès dans les différents examens qui n’envient rien à ceux des années normales. C’est le lieu de félicité chacun et chacune de vous pour votre abnégation et votre ardeur au travail. Par cet engagement, vous faites passer avant tout, « le Faso d’abord »

Mais après les enfants, il y a aussi votre carrière. L’examen professionnel de reclassement des professeurs des Ecoles en catégorie A échelle3 en lien avec le statut particulier du métier éducation et promotion de l’emploi a suscité beaucoup d’inquiétudes, de colères et d’indignations de la part des travailleurs de l’éducation quant à ses modalités de mise en œuvre effective. Les multiples interpellations des militants à la base ont amené le Bureau National, à approcher le Ministre de la Fonction Publique afin que cet examen soit ouvert le mois de juillet 2022 mais sans limitation de conditions d’âge comme cela a bien pu se faire dans d’autres départements ministériels partageant les mêmes réalités que l’éducation.

Si l’on peut se réjouir de l’ouverture de l’examen avec la prise en compte des retards cumulés en raison de l’ouverture tardive de l’examen, force est de reconnaitre que la masse de ceux qui sont frappés par la limite d’âge ont été laissés pour compte. C’est là le deux poids deux mesures que nous demandons avec force aux nouvelles autorités de se pencher sérieusement sur cette injustice.

 Camarades, notre syndicat dénonce, refuse ce traitement inégalitaire des agents publics et rappelle que depuis plus de trois ans, les ex IC sont privés de leur droit à la promotion ; trois ans durant lesquels certains sont allés à la retraite, d’autres  sont morts, et un bon nombre ira encore cette année à la  retraite sans toutefois bénéficier des fruits de leur lutte et ne pourront donc pas composer du fait de l’administration.

Un tel traitement inégalitaire a provoqué la grogne au sein des militants, ce qui a contraint le bureau national a convoqué un conseil extraordinaire le 9 septembre 2022.

 

 

A l’issue de ce conseil le bureau national a été reçu par les autorités du MENAPLN le 14 septembre 2022 afin d’exiger :

  1. La tenue de l’examen du Certificat Supérieur d’aptitude pédagogique (CSAPé) sans condition d’âge avec des mécanismes d’allègement dudit examen (épreuve d’admission directe et non écrit et pratique) ;
  2. La levée des coupures des indemnités des ex IP et CPI a l’issue de leur formation, le concours étant spécial ;
  3. La tenue des conférences pédagogiques sur 4 jours ;
  4. La tenue effective de la conférence des PAG ;
  5. La mise à disposition du trousseau pédagogique dès la rentrée administrative.

Camarade, le SNEA-B se donnera les moyens afin de contraindre le MENAPLN pour la prise en compte nos préoccupations.

Camarades militantes et militants,

L’année syndicale 2021-2022 a pris fin le 30 septembre. La nouvelle année syndicale 2022-2023 a débuté le 1er octobre 2022. En attendant que le trésorier général fasse le point de l’année syndicale écoulé et faire le nécessaire, le bureau national vous invite à vous acquitter de vos cotisations annuelles.

Nous en appelons à votre sens élevé de militantisme pour que le bureau national puisse dérouler son plan d’action 2022-2023.

Camarades, comme vous l’imaginez aisément, beaucoup de défis nous attendent et exigent de nous, mobilisation, courage et engagement syndical pour cette année 2022-2023.

Militantes, et militants, sympathisantes et sympathisants du SNEA-B, tout en vous souhaitant une bonne et heureuse année-scolaire 2022-2023, le Bureau National vous invite à rester très vigilants et mobilisés pour la résolution des vrais problèmes de notre système éducatif.

Vive le SNEA-B

Unité-Solidarité-Justice

Ouagadougou, le 05 octobre 2022

Le Secrétaire Général National

 Siaka TRAORE

Chevalier de l’Ordre du Mérite Burkinabé

Réunion de généraux pour s’emparer du pouvoir : le MPSR apporte un démenti formel

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Ouagadougou a bouillonné ce matin au rythme de nouvelles manifestations. Au niveau de la Télévision nationale et de la place de la nation, les Burkinabè sont sortis pour exprimer leur soutien au capitaine Traoré suite à des rumeurs relatives à son éviction au profit d’un général. Dans le communiqué ci-dessous, le MPSR a apporté un démenti.

« Des informations qui circulent depuis ce matin sur les réseaux sociaux, font état de généraux en réunion à l’Etat-major de l’armée et des véhicules militaires qui quitteraient Kamboinsin pour le centre-ville de Ouagadougou. Sur cette base, des appels sont lancés aux populations à descendre dans les rues pour défendre la transition. Ces informations sont infondées. Les populations sont invitées au calme, à se départir des désinformations et à se fier aux canaux officiels. Le Secrétaire Général chargé de l’expédition des affaires courantes. »

Burkinanews.info

Rentrée scolaire et académique 2022-2023 : la F-SYNTER pour une éducation de qualité et accessible à tous les enfants du peuple

A l’orée de la rentrée scolaire et académique 2022-2023, la F SYNTER revient sur les derniers événements ayant conduit au coup d’Etat du 30 septembre. Le syndicat appelle le gouvernement notamment à garantir le droit à une éducation de qualité et accessible à tous les enfants du peuple ou encore à la prise de dispositions adéquates pour assurer la continuité éducative sur l’ensemble du territoire national.

 La rentrée scolaire et académique 2022-2023 s’effectue dans un contexte extrêmement difficile marqué par la grave crise dans laquelle est empêtré le système capitaliste impérialiste désuet dont une des manifestations ces temps-ci se rapporte à la guerre en Ukraine opposant la Russie et les Etats-Unis et ses alliés de l’Union européenne. Cette situation engendre des conséquences immédiates et futures lourdes pour l’humanité entière. Le Burkina Faso, pays néocolonial paie un énorme tribut de cette crise du fait de sa domination par les puissances impérialistes particulièrement française. En outre, le pays est victime de son état d’arriération surtout économique et scientifique. Pire, ces dernières années, des groupes armés terroristes ont investi le territoire national, faisant basculer le pays dans une guerre civile réactionnaire. Ce phénomène a comme conséquences des tueries aussi bien militaires que de civiles, près de deux millions de déplacés internes créant une préoccupante crise humanitaire, l’occupation de plus de la moitié du territoire nationale, la privation d’une importante partie de la population de ses droits fondamentaux, etc. C’est dans ce contexte qu’interviendra le 24 janvier 2022, un coup d’Etat militaire, sous la houlette d’un groupe de militaires regroupés au sein d’une structure dénommée Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) avec à leur tête le Lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba. Si l’incurie du pouvoir du régime de Roch Marc Christian Kaboré a conduit certains citoyens à observer une sorte d’attentisme face à ce coup de force et que d’autres ont même espéré qu’il était la solution à la situation, nos organisations avaient indiqué clairement qu’un putsch ne saurait être la voie pour la résolution correcte des problèmes que vit notre peuple. Quelques huit mois après l’avènement de cette nébuleuse structure qu’est le MPSR, il est apparu clairement qu’il est au service d’une fraction des clans de la bourgeoisie ; une bourgeoisie réactionnaire, responsable de la situation actuelle du pays du fait de sa gestion. Son objectif principal consiste à restaurer le clan du régime de Blaise Compaoré, chassé par une insurrection populaire en octobre 2014. Le 30 septembre 2022, veille de la rentrée scolaire et universitaire prévue pour le 03 octobre 2022, un autre coup d’Etat de type d’une révolution de palais intervient. Cette fois-ci, un groupe de militaires, avec à leur tête, le Capitaine Ibrahim Traoré, évince celui qu’ils disent avoir installé aux commandes de l’Etat mais qui aurait trahi leurs idéaux de départ. Ce coup de force, met en lumière la faillite de l’armée, une institution majeure du système néocolonial qui prévaut dans le pays. De nouveau, la Constitution est suspendue, de même que les activités des partis politiques et des organisations de la société civile. Le pays entre dans une période d’incertitudes avec ses risques d’aggravation des conséquences de l’action des groupes armés terroristes, de la vie chère, de remise en cause des libertés.

Quel est l’état du secteur de l’éducation et de la recherche dans ce contexte et à cette nouvelle rentrée scolaire et universitaire ? Le secteur est durement impacté par la situation de crise sécuritaire mais aussi par l’aggravation de la cherté de la vie et une remise en cause des droits démocratiques. Ainsi, au titre de l’action des groupes armés terroristes, on dénombre à ce jour, au moins douze agents de l’éducation tués, des milliers traumatisés physiquement et psychologiquement, la fermeture de 4 258 établissements en fin mai 2022 et du Centre universitaire de Dori, plus 700 000 élèves privés de leur droit à l’éducation. La situation à cette rentrée loin de se résorber s’empire. Déjà, on enregistre la fermeture de la section internat du Lycée privé de Latodin. Le Ministère de l’éducation nationale et de la promotion des langues nationales (MENAPLN) lui-même n’a proclamé aucun résultat d’entrée en classe de 6è et de 2nd dans les provinces de la Tapoa, de la Komandjari et de la Kompienga. En clair, l’Etat indique par cet acte inédit qu’il n’entend pas offrir une possibilité d’éducation aux enfants de ces localités. L’impact de l’insécurité sert même à justifier et à fouler au pied les normes en matière d’éducation telle la limitation des effectifs dans les classes.

Le MPSR en matière d’éducation et de la recherche poursuit les mêmes politiques anti-éducatives de ses prédécesseurs dont le MPP et s’inscrivent dans la conduite des orientations édictées par les institutions financières internationales. Ceci explique qu’aucune mesure n’est prise pour arrêter les réformes anti-éducatives et impopulaires ayant touché les examens scolaires, la fermeture du lycée Philippe Zinda Kaboré, la suspension de l’opérationnalisation de la gratuité scolaire, etc. Cette optique, on la retrouve à travers la diffusion de nouveaux curricula introduisant une nouvelle approche pédagogie et la révision des volumes horaires des différentes disciplines à la veille de cette rentrée scolaire sans prendre les dispositions pour informer et former les enseignants. Cet acte qui intervient après la réforme des examens scolaires, renforcera l’arrimage avec le LMD dont les effets néfastes sur le système sont patents. Quant au respect des engagements, les autorités avancent à pas de caméléon. L’opération « casier vide » annoncée, à coup de charme communicationnel, pour solder la dette sociale est loin d’avoir tenu sa promesse. Si les actions des syndicats ont amené le gouvernement à accepter la relecture du statut des personnels de l’éducation nationale, au bilan il ressort que des préoccupations essentielles des travailleurs n’ont pas trouvé de solutions adéquates. Au supérieur et à la recherche, les attaques sont plus frontales. Il en est ainsi des projets de « réformes » portés à la connaissance des travailleurs en juillet 2022 et qui visent pour l’essentiel une remise en cause des acquis. Auparavant, les enseignants et chercheurs qui devaient bénéficier d’un voyage d’étude cette année s’étaient vu opposer une restriction en terme de bénéficiaires et de destination, prémices d’une suppression future.

Pour ce qui est de la vie chère, elle impacte durement le système éducatif à cette rentrée. Les prix des fournitures, les frais de scolarité, le coût du transport des élèves et étudiants, etc. connaissent des hausses élevées donnant des tournis aux parents. Si les autorités se sont contenté d’une prise de note invitant les promoteurs privés à ne pas augmenter les frais de scolarité, la réalité du terrain montre que ceux-ci, pour la plupart, sont passés outre et de façon insidieuse. Ainsi, le montant des frais de pré-inscription ou de réinscription a été majoré sans que cela ne donne lieu à une déduction de la scolarité globale. En conséquence, les frais de scolarité ont été augmentés dans un ordre allant de 7000f à 23 000f/CFA. Dans les établissements publics, la manœuvre consiste à recourir à des cotisations d’association de parent d’élèves (APE) avec des montants payables obligatoirement à l’inscription ou réinscription, variant d’un établissement à un autre et suivant le bon vouloir du chef d’établissement et du bureau APE en plus de l’obligation faite à tout élève d’apporter une rame de papier. Dans les librairies, le constat montre que le stylo à bille (Bic) est passé de 100f à 150f et même 200f à certains endroits, le paquet de cahiers de 100 pages petit format a connu une augmentation allant jusqu’à 600f et le sac d’écolier a connu une augmentation se situant entre 1000f et 3000f. La rame de papier est passée de 2500f à 3000f/CFA.

La situation, telle qu’elle se présente, poussera de nombreux enfants vers des voies qui les éloignent du chemin de l’éducation : prostitution, délinquance juvénile, travail forcé, recrutement par des groupes armés terroristes, etc. Elle est de ce fait très préoccupante, mais elle n’est guère fataliste ou insoluble. La tenue récente du procès de l’affaire Dabo Boukary, trente-deux (32) ans après cet ignoble assassinat de cet étudiant de 7è année de médecine, est une preuve que seule la lutte paie et que les causes justes exigent de l’engagement, de la détermination et de l’espérance.

Se fondant sur ce qui précède la F-SYNTER :

  1. interpelle le gouvernement face à :
  • la nécessité de garantir le droit à une éducation de qualité et accessible à tous les enfants du peuple ;
  • la prise de dispositions adéquates pour assurer la continuité éducative sur l’ensemble du territoire national et le retour en classe de tous les enfants mis hors des établissements du fait de l’insécurité ;
  • l’arrêt des réformes anti-éducatives et impopulaires ;
  • la dotation de l’éducation et de la recherche en budget suffisant pour le fonctionnement des établissements et services.
  1. appelle les travailleurs de l’éducation et de la recherche à :
  • une plus grande mobilisation et une meilleure organisation pour la défense âpre de leurs conditions de vie et de travail et pour un système éducatif de qualité ;
  • renforcement de l’unité d’action entre travailleurs, élèves et étudiants et au développement de la solidarité face aux maux qui minent l’éducation et la recherche.

Bonne rentrée scolaire et académique à tous !

En avant pour une école démocratique et populaire !

Pain et liberté pour le peuple !

 

Pour le Bureau national fédéral

Souleymane BADIEL

Secrétaire Général Fédéral

Burkina : le capitaine Traoré devient Chef de l’ETat, voici l’acte fondamental du MPSR II

Ceci est l’acte fondamental  du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) II.

Titre1 : disposition générale

Article 1 : En attendant l’adoption d’une charte de transition, des dispositions du présent acte fondamental fonde l’exercice du pouvoir d’État.

Titre 2 : Le Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration

Article 2 : le Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration assure la continuité de l’État en attendant la mise en place des organes de la transition. Il assure la continuité et la gestion des affaires de l’État en cas d’indisponibilité du gouvernement. Il est l’organe central de définition et d’orientation de la politique sécuritaire, économique, social, de développement et de la restauration de l’intégrité territoriale.

Article 3 : Le Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration est composé ainsi qu’il suit : un président, un premier vice-président, un deuxième vice-président, un coordonnateur, deux commissions.

Une ordonnance du président fixe l’organisation et les modalités de fonctionnement du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration

Titre 3 : du Président du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration

Article 4 : le Président du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration

Assure la fonction de chef de l’État, chef suprême des armées nationales.

Il est garant de l’indépendance de l’indépendance de la magistrature. En cas d’empêchement du président, ses pouvoirs sont exercés par le premier vice-président et le cas échéant par le deuxième vice-président.

Article 5 : le Président du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration est garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, de la permanence et de la continuité de l’État, du respect des traités et accords internationaux auxquels le Burkina Faso est parti.

Il fixe les grandes orientations de la politique de l’État, dispose du pouvoir règlementaire et peut légiférer par voie d’ordonnance. Il veille au fonctionnement régulier des pouvoirs.

Article 6 : le Président du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration nomme aux emplois de la haute administration civile et militaire ainsi que dans les sociétés et entreprises à caractères stratégiques déterminés par la loi.

Article 7 : le Président accrédite les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires auprès des puissances étrangères. Les ambassadeurs et envoyés extraordinaires étrangers sont accrédités auprès de lui.

Titre 4 : De la justice

Article 8 : la justice est indépendante.

Les juridictions conservent leurs prérogatives

Titre 5 : les traités et accords internationaux

Article 9 : le Président du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration négocie et ratifie les traités

Titre 6 :  de la révision de l’acte fondamental

Article 10 : le présent acte peut être révisé par le Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration.

La proposition de révision et la révision doivent être adoptées à la majorité absolue de ses membres.

Titre 7 : disposition finale

Article 11 : dès la signature de l’acte fondamental, la suspension de la constitution du 02 juin 1991 est levée. Celle-ci s’applique à l’exception de ses dispositions non contraires au présent acte fondamental.

Article 12 : le présent acte fondamental prend effet à compter du 30 septembre.

Article 13 : le présent acte fondamental sera publié au journal officiel du Faso.

Ouagadougou, le 05 octobre 2022

Capitaine Ibrahim TRAORÉ

Président du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration

Situation au Burkina : l’UE appelle les autorités à assurer la protection de tous et la sécurité des enceintes diplomatiques

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Dans une déclaration dont nous avons eu copie, le haut représentant de l’Union européenne, Josep Borrell, invite les nouvelles autorités au respect de la Convention de Vienne. Par ailleurs, il dit prendre note des déclarations du capitaine Ibrahim Traoré.

« L’Union européenne prend note de l’accord trouvé ce 4 octobre entre les nouvelles autorités de facto du Burkina Faso et la CEDEAO et notamment l’engagement pris par le capitaine Ibrahim Traoré de respecter l’accord conclu le 3 juillet 2022 entre le pays et l’organisation régionale, devant permettre un retour à l’ordre constitutionnel avant le 1er juillet 2024.

Elle prend également note des déclarations faites par le capitaine Ibrahim Traoré d’organiser de nouvelles assises nationales avant la fin de l’année 2022, se concluant par la nomination d’un nouveau président de Transition.

L’Union européenne rappelle les obligations qui incombent aux autorités burkinabè d’assurer la protection de tous et la sécurité des enceintes diplomatiques, selon les termes de la Convention de Vienne.

L’Union européenne restera aux côtés du peuple burkinabè, comme elle l’est dans tous les pays du Sahel pour accompagner les efforts de la région vers la paix et la prospérité. »

Burkinanews.info

Transition au Burkina : les émissaires de la CEDEAO satisfaits des échanges avec le capitaine Ibrahim Traoré

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La délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en mission d’information, mardi 4 octobre 2022 à Ouagadougou, s’est dite satisfaite des échanges qu’elle a eus avec le président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), le capitaine Ibrahim Traoré.

Dépêchée par le Président en exercice de la CEDEAO, Umaru Sissoco Embalo, à la suite du changement intervenu à la tête du Burkina Faso, le 30 septembre dernier, la délégation a eu des entretiens avec le Président du MPSR, le capitaine Ibrahim Traoré et des leaders des communautés religieuses et coutumières de notre pays.

« Nous avons eu l’occasion de saluer le rôle extrêmement positif que les autorités religieuses et coutumières ont joué pour arriver à une sortie de crise, pour renouer le fil du dialogue ; ce rôle a été important, ce rôle a été décisif », a soutenu l’ancien président du Niger, Mahamadou Issoufou dans le communiqué final à l’issue des différentes rencontres.

Le médiateur de la CEDEAO pour le Burkina Mahamadou Issoufou échangeant avec le capitaine Ibrahim Traoré

Selon le Médiateur de la CEDEAO, la délégation a eu des échanges francs et approfondis avec le Capitaine Ibrahim Traoré. A cette occasion, « j’ai rappelé l’engagement de la CEDEAO aux côtés du peuple burkinabè afin que le peuple burkinabè réussisse la Transition qui est en cours », a-t-il indiqué. A ce sujet, l’ancien Président du Niger a rappelé que le travail va se poursuivre avec le soutien et l’accompagnement de l’organisation sous-régionale.

« Je suis totalement satisfait de l’entretien que j’ai eu avec le Capitaine Traoré. Nous repartons confiants et nous allons rendre compte de notre mission au Président en exercice de la CEDEAO et aux Chefs d’État », a déclaré Mahamadou Issoufou tout en rassurant que la CEDEAO va continuer à accompagner le peuple burkinabè dans cette période difficile. Avant de repartir, le Médiateur de la CEDEAO pour le Burkina Faso a « remercié le Capitaine Ibrahim Traoré et les autorités de notre pays pour l’accueil fraternel et très chaleureux qui a été réservé à la délégation ».

Les émissaires étaient constitués du Médiateur de l’organisation communautaire pour le Burkina Faso, l’ancien Président nigérien Mahamadou Issoufou, de la ministre des Affaires étrangères de la Guinée-Bissau, par ailleurs Présidente du Conseil des ministres de la CEDEAO, Suzi Carla Barbosa et du Président de la Commission de l’organisation sous régionale, Dr Omar Alieu Touray.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Situation nationale : Mahamadi Kouanda appelle à privilégier ce qui unit plutôt que ce divise

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Dans une déclaration, El hadj Mahamadi Kouanda, coordonnateur de la Coalition centriste pour la paix des partis et formations politiques (CCP), appelle à l’union pour vaincre le terrorisme.

Peuple et amis du Burkina Faso

Femmes et hommes du pays des hommes intègres

La Coalition Centriste pour la Paix des partis et formations politiques (CCP) salue le peuple burkinabè en général et la jeunesse, en particulier pour la grandeur d’esprit et le sentiment patriotique face à la crise politico-militaire, qui a secoué le Burkina Faso du 30 septembre au 2 octobre 2022.

La Coalition Centriste pour la Paix des partis et formations politiques (CCP) suit avec beaucoup d’intérêt l’évolution de la situation nationale marquée par les mouvements au sein de l’armée, enclenchés depuis la nuit du 30 septembre 2022 et ayant occasionné le changement à la tête du MPSR et de l’Etat.

Dès le début de la crise, les membres de la coalition ont fait appel à des sages, notamment aux leaders coutumiers et religieux pour œuvrer à éviter au peuple burkinabè le pire.

Par la grâce de Dieu, Tout-puissant, les frères protagonistes ont eu une oreille attentive permettant ainsi de retrouver progressivement et surement une situation nationale apaisée et favorable à un vivre ensemble.

La Coalition centriste pour la Paix des partis et formations politiques remercie donc Allah le Tout-puissant d’avoir accepté les supplications de ses fils.

C’est le lieu de remercier surtout les leaders coutumiers et religieux, la hiérarchie militaire pour les efforts consentis pour éviter au Burkina Faso, une catastrophe dont les conséquences auraient été dramatiques pour son peuple. C’est le lieu de saluer la grandeur d’esprit du président Paul-Henri Sandaogo Damiba qui, tout comme ses prédécesseurs, a su privilégier l’intérêt supérieurs de la Nation, en acceptant de démissionner. C’est également l’occasion de féliciter et d’encourager le nouveau président, le capitaine Ibrahim Traoré pour sa grandeur d’esprit et sa sagesse malgré sa jeunesse, pour avoir accepté la médiation des coutumiers et religieux. La Coalition centriste pour la Paix souhaite que les engagement pris de part et d’autre, soient respectés, afin de renforcer le vivre-ensemble.

Peuple et amis du Burkina Faso

Hommes et femmes du pays des hommes intègres

Au regard de la situation que traverse notre Nation, il est urgent pour toutes les filles et tous les fils du Burkina Faso, d’œuvrer au retour de la paix et de la cohésion nationale, tout en se mobilisant comme un seul homme pour combattre le terrorisme sous toutes ses formes. Et pour ce faire, nous devons faire fi de ce qui nous divise et privilégier ce qui nous unit. En outre, la Coalition centriste pour la Paix encourage tous les acteurs à s’inscrire dans la dynamique de la recherche de la paix et à privilégier les actions concourant à cette paix, pourvoyeuse de bien-être et de bonheur au peuple.

La CCP appelle l’ensemble du peuple burkinabè à se mobiliser comme un seul homme dernière les Forces de défense et de sécurité.

Qu’Allah bénisse le Burkina Faso et les Burkinabè

Fait à Ouagadougou, le 03 octobre 2022

Le Coordonnateur National de la CCP

El Hadj Mohamadi Lamine KOUANDA

Commandeur de l’Ordre National           

Coup d’Etat du 30 septembre : Les 12 exigences de l’UAS

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Ceci est une déclaration de l’Unité d’actions syndicales (UAS) suite au Cpup d’Etat du capitaine Ibrahim Traoré et ses hommes de l’unité Cobra. Si la centrale se rechigne à condamner le putsch, elle exige, toutefois, le retour en caserne des militaires, la publication du rapport d’Inata ou encore le rétablissement de la Constitution.

Dans la nuit du 29 au 30 septembre 2022, les populations de Ouagadougou ont une fois de plus été surprises par des tirs d’armes lourdes et légères. Plus tard, précisément en fin de soirée du vendredi 30 septembre, une déclaration lue à la télévision nationale par de jeunes officiers dirigés par le capitaine Ibrahim Traoré annonce la destitution du président Paul-Henri Sandaogo Damiba de la Présidence du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR) et de la Présidence du Faso. Tout comme en janvier 2022, les auteurs du nouveau coup d’Etat, membres eux aussi du MPSR de Damiba, justifient leur acte par l’échec dans la lutte contre le terrorisme de leur prédécesseur, son incompétence, la déviation de leurs objectifs initiaux et la persistance de la corruption.

L’Unité d’Action syndicale (UAS) est par principe contre les coups d’Etat.

Du reste, cet énième coup d’Etat est le résultat de la déliquescence de l’armée nationale constituée aujourd’hui de clans préoccupés par les affaires et la gestion du pouvoir. Fort du constat des nombreuses interventions intempestives de l’armée dans la vie politique nationale, l’UAS estime que celle-ci doit retourner urgemment dans les casernes et s’en tenir à son rôle régalien de défense du territoire national, en un mot, être une armée républicaine.

Le coup d’Etat du 30 septembre 2022, avec l’annonce d’une implication de la France pour soutenir le président déchu, a bénéficié d’un soutien populaire. L’UAS salue au passage l’expression claire du sentiment anti-impérialiste de notre peuple, en particulier de sa jeunesse. Cependant, sur cette question de la domination impérialiste, elle estime qu’il ne s’agit pas de quitter un giron impérialiste donné pour se mettre sous la coupe d’un autre impérialisme. Cela dit, ce qui importe pour nous, c’est la diversification des partenariats, dans le respect de la souveraineté nationale.

L’UAS constate que les déclarations du capitaine Ibrahim Traoré parlant « d’aventures politiques malheureuses », de « dégradation continue de la situation sécuritaire », de « restauration au forceps d’un ordre ancien », confirment amplement ses analyses sur la gouvernance du MPSR sous le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. Il vous souviendra que ce dernier, en lieu et place du bilan de son action qu’il avait promis pour le 4 septembre 2022, s’était livré à des injures proférés contre le peuple burkinabè.

Fidèle à sa mission de veille citoyenne et de défense des intérêts des travailleurs, l’UAS exige :

  • le rétablissement de la constitution ;
  • la reprise des localités occupées par les terroristes et le retour des Personnes déplacées internes dans leurs localités d’origine ;
  • le ravitaillement urgent des localités comme Djibo ;
  • le respect des libertés individuelles et collectives ;
  • l’examen des préoccupations soumises par l’UAS le 1er mai et le 26 septembre 2022 :
  • la publication du rapport sur l’attaque d’Inata;
  • la mise en place d’une commission indépendante pour faire la lumière sur l’attaque de Gaskindé ;
  • la prise en charge des victimes de l’attaque de Gaskindé ;
  • la prise de mesures efficaces contre la vie chère ;
  • la prise de mesures concrètes contre les crimes économiques ;
  • la dénonciation des accords léonins de coopération militaire et économique qui lient notre pays à la France. Notre pays doit être libre de coopérer avec les pays de son choix ;
  • le départ des bases et troupes étrangères, notamment françaises du territoire national.

Elle appelle ses militant(e)s, les travailleuses et travailleurs :

  • à suivre l’évolution de la situation avec toute l’attention requise ;
  • à renforcer leurs organisations et à se tenir prêts pour la défense de l’intégrité de notre territoire, pour la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs et pour le maintien et l’élargissement des libertés.

Ouagadougou, le 3 octobre 2022

Pour les Secrétaires Généraux :

Ont signé :

Le Président de mois des centrales syndicales                Le Président de mois des syndicats autonomes

        El Hadj Inoussa NANA                                            Alain SOME

   Secrétaire Général / FO-UNS                                  Secrétaire Général / SYNTRAPOST

Velléité de manifestation contre le Mogho Naaba : Mise en garde du capitaine Ibrahim Traoré

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Suite aux différents appels à manifester contre le Mogho Naaba, le capitaine Ibrahim Traoré, dans un communiqué, a mis en garde. Le chef de l’Etat a affirmé que toute forme de violence sera réprimée.

Le Président du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR) dit constater « avec regret la circulation de fausses informations appelant à des actes de vandalisme contre certaines autorités coutumières et religieuses », indique le communiqué.

Aussi rappelle-t-il la contribution décisive des notabilités coutumières et religieuses dans le dénouement des événements : « Par conséquent elles méritent notre profond respect ».

Et le nouvel homme fort d’ajouter qu’aucune autorité coutumière ou religieuse n’est mêlée de près ou de loin à un quelconque acte de déstabilisation ou de sabotage du combat commun pour le vivre ensemble et la cohésion sociale.

Le capitaine Ibrahim Traoré a invité les populations à na pas céder à la manipulation avant de prévenir : « Toute forme de violence sera réprimée et leurs auteurs subiront toute la rigueur de la loi ».

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Situation nationale : l’UPC pour une Transition recentrée sur la lutte contre le terrorisme

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Dans la présente déclaration, l’Union pour le progrès et le changement (UPC) donne sa lecture de la situation nationale ayant abouti à l’arrivée du capitaine Ibrahim Traoré à la tête de l’Etat. Elle affirme par ailleurs ses attentes quant à la transition qu’elle veut inclusive et recentrée sur la lutte contre le terrorisme.

Chers compatriotes de l’intérieur et de la diaspora ;

Chers frères et sœurs des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) ;

Amis du Burkina Faso ;

Notre cher pays, le Burkina Faso, vit depuis le vendredi 30 septembre 2022, des moments très difficiles. Après des heures d’incertitude teintées de folles rumeurs, une déclaration d’un groupe de militaires en fin de matinée du 30 septembre 2022, a informé l’opinion nationale et internationale d’un changement au sein du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR), la junte militaro-civile qui avait pris le pouvoir par un coup d’Etat le 24 janvier 2022.

Ce changement se caractérise notamment par le limogeage du Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui exerçait les fonctions de Président du Faso. Depuis lors, une tension intense a régné sur notre pays, avec des informations crédibles et des communiqués officiels issus des rangs de l’Armée, laissant craindre un grand risque d’affrontements entre fractions militaires.

Ce dimanche 02 octobre 2022, nous apprenons la démission du Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, et l’accession au pouvoir du Capitaine Ibrahim Traoré, toujours au compte du MPSR. En tant que parti démocrate, profondément attaché à la règle de l’Etat de droit et aux préceptes de la démocratie pluraliste, l’UPC, par principe, ne cautionne pas les coups d’Etat ou les règlements des conflits par la force, même s’il peut lui arriver de s’accommoder d’une situation de non droit de manière temporaire, comme nous le faisons tous depuis le 24 janvier 2022. Partant de ce fait, notre parti prend acte de la nouvelle situation que vit le pays.

L’UPC a pris connaissance des premières annonces faites par les nouvelles autorités. Elle attend surtout que celles-ci précisent la direction dans laquelle elles veulent conduire la Transition. L’UPC attend de cette deuxième phase de la Transition qu’elle soit inclusive et recentrée sur la lutte contre le terrorisme et le retour à un ordre constitutionnel dans les délais déjà acceptés par le Burkina Faso et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

En ces heures difficiles et d’incertitude pour notre pays, l’UPC redit sa compassion et sa solidarité aux nombreuses familles endeuillées par le terrorisme ou par les événements en cours. Notre parti salue l’engagement et la bravoure de nos FDS qui défendent l’intégrité du territoire au péril de leurs vies.

L’UPC en appelle les uns et les autres à la responsabilité, et invite nos compatriotes à éviter la violence, à cultiver l’esprit de patriotisme et de rassemblement, pour ne pas donner des motifs de satisfaction et des opportunités de victoire à nos ennemis communs : les terroristes. L’UPC appelle aussi toutes les forces vives de la nation à conjuguer leurs efforts pour sauver la patrie.

Démocratie – Travail – Solidarité

Ouagadougou, le 02 octobre 2022

Pour le Bureau Politique National de l’UPC,

Le Président

Zéphirin Diabré

Situation au Burkina : Les Nations unies réitèrent les principes fondamentaux d’humanité, de neutralité, impartialité et d’indépendance

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Ouagadougou, le 2 octobre 2022 :

Alors que la situation évolue rapidement au Burkina Faso, le système des Nations Unies réitère que son travail est guidé uniquement par les principes fondamentaux de neutralité et d’impartialité au service des peuples. Au Burkina Faso, les agences des Nations Unies sont au service de toute la population burkinabè. « Toute attaque contre les populations civiles est strictement interdite par la Déclaration Universelle des droits de l’homme et le droit international humanitaire.

Toute action incitant à l’intolérance, à la violence et à la haine sont contraires à l’esprit de la Charte des Nations Unies » a rappelé Madame Barbara Manzi, Coordinatrice Résidente des Nations Unies au Burkina Faso et Coordinatrice Humanitaire, en invitant « à pratiquer la tolérance et le dialogue et à s’œuvrer pour un avenir de paix, d’unité, de stabilité et de progrès économique et social ».

« Le Burkina Faso a besoin de paix, de stabilité et d’unité pour assurer que les populations puissent avoir accès aux services essentiels, à la protection et aux moyens de subsistance », a dit la Coordinatrice Résidente des Nations Unies au Burkina Faso et Coordinatrice Humanitaire.

Nations Unies/Burkina Faso

Situation nationale : Le mouvement SENS appelle au maintien de la mobilisation pour le départ de Damiba

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Dans une déclaration dont nous avons eu copie, le Mouvement SENS appelle à maintenir la mobilisation jusqu’au départ effectif du lieutenant-colonel Damiba.

Chers compatriotes,

Le Mouvement SENS salue l’esprit de patriotisme, de combativité et de discipline de notre peuple qui, depuis le Vendredi 30 Septembre s’est mobilisé pour faire échec à la tentative de retour aux affaires du Lieutenant-Colonel DAMIBA et ses partisans, après leur échec cuisant sur le double front de la lutte contre le terrorisme et de la gouvernance vertueuse.

Il exprime sa profonde reconnaissance au peuple burkinabè qui, à travers tout le pays, s’est mobilisé autour des jeunes officiers patriotes pour éviter à notre armée un affrontement suicidaire au profit d’un individu et de son clan.

Il réitère enfin son appel à poursuivre la mobilisation populaire pacifique et disciplinée jusqu’à la démission effective du Lieutenant-Colonel DAMIBA suivie du retour de ses  partisans dans leurs casernes respectives et à la mise en place d’une transition civile.

Le Mouvement SENS souhaite, pour finir, que l’élan patriotique dont témoigne la mobilisation populaire actuellement en cours se poursuive et s’intensifie, aux côtés de nos forces combattantes en vue de la récupération totale de nos territoires perdus et de la réhabilitation définitive de notre dignité.

La Patrie ou la Mort, nous vaincrons !

Ouagadougou le 02 Octobre 2022

Le Mouvement SENS

Coopération : le Niger suspend le transit des produits pétroliers vers le Mali

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Le Niger a rendu publique sa décision de suspendre la délivrance des autorisations de transit de produits pétroliers accordées aux usagers sur le Mali au travers d’une note de service datée du 21 septembre 2022 et signée de la Direction générale des douanes. Seuls les produits destinés à la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma) sont exemptés de cette suspension, précise cette note.

Cette décision de suspension a été prise depuis la semaine dernière pour des raisons sécuritaires, rapportent des sources douanières qui la justifient par la menace de groupes terroristes. Les autorités nigériennes expliquent que cette décision a été prise trois jours avant le discours du Premier ministre malien par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, à la tribune des Nations Unies à l’encontre du président nigérien Mohamed Bazoum qu’il avait notamment accusé « de ne pas être Nigérien ».

Aussi, le texte annonce la suspension des autorisations déjà délivrées pour la fourniture des produits pétroliers au Mali et qui ne sont pas destinées à la mission onusienne.

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Gaskinde/Soum : Des dégâts humains et matériels dans l’attaque d’un convoi de ravitaillement

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Dans ce communiqué dont nous avons eu copie, l’état-major général des armées évoque l’attaque terroriste perpétrée ce lundi 26 septembre 2022 contre un convoi de ravitaillement de populations au niveau de la localité de Gaskindé, dans le Soum.

Le communiqué Gaskindé_26 sept 2022

« Un convoi de ravitaillement des populations, escorté par une unité du 14e RIA à destination de Djibo, a été la cible d’une attaque terroriste ce jour 26 septembre 2022 près de la localité de Gaskindé (Province du Soum, région du Sahel). L’attaque a malheureusement causé des dégâts humains et matériels. Des renforts ont été déployés dans la zone pour apporter assistance aux victimes et sécuriser la zone. Un bilan complet sera établi dès que possible. »

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Bilan d’étape de Damiba : « De gros efforts restent à faire car la situation reste préoccupante », Alain Zoubga

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Ceci est la réaction de l’Autre Burkina/PSR au bilan à mi-parcours du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo. Il estime que de gros efforts rentent à faire pour sortir le pays dans cette situation.

Le Président de la transition l’avait promis, il vient de nous livrer un message qui se veut un bilan d’étape et que l’on retrouve à la UNE dans les divers milieux. Nous avons choisi comme d’autres acteurs d’en parler. Dans le sens strict de la COM’ ce message mérite une bonne appréciation dans sa forme, sa présentation, sa structuration  et dans ce contexte. En effet présenter un tel message à Dori, l’épicentre du combat contre les djihadistes, un 04 septembre c’est tout un symbole, un signe fort du chef militaire en tenue et aussi d’un  chef d’Etat en guerre. Dans son contenu ce message se présente comme un discours sur l’Etat de la nation en mini format et ce en temps de guerre plutôt  qu’un  bilan exhaustif et chiffré. Mais en termes d’opportunité c’est surtout une nouveauté depuis cette période noire des 07 années de guerre. Un bel  exercice que nous saluons.

En réponse à la question de savoir comment nous  en sommes tombés si bas, il affiche clairement sa   volonté  de rechercher les raisons profondes et les déterminants  de cette évolution  en se référant à notre passé historique. Constat amère, c’est un pays qui semble à la dérive, marqué par notre faillite collective et commune, un peuple  sans repères ! Et c’est cet Etat-là dont a hérité le MPSR !  Fait nouveau et révélateur, il souligne avec beaucoup de conviction la responsabilité collective, historique, essentiellement politique certes mais aussi sociale y compris celle des forces armées ! Puis  le chef de l’Etat s’interroge « Qu’avons-nous fait de cet héritage » ? Dès lors de grandes annonces suivent en guise de réponse, dans certains domaines importants de notre société.

 

1- Dans le domaine de la défense du pays et de la protection de notre peuple notre pays  est  plongé dans une   crise sécuritaire grave avec  ses corolaires tout aussi graves depuis 07 années ; certaines mesures sont prises par le nouveau pouvoir sont notables :

– La création et la mise en place du Commandement du Théâtre des opérations (COTN) ;

-l’adoption d’une grande stratégie de lutte comprenant  02 piliers stratégiques, l’un militaire et l’autre politique à savoir le dialogue avec les leaders religieux, coutumiers  de ceux de l’administration. En termes d’impact on retient la  remobilisation des troupes, l’intensification des actions avec les VDP et fait inédit, le  dépôt des armes par certains terroristes ;

-L’Accroissement des capacités de l’armée par de nouveaux équipements  modernes ;

-Le renforcement du dispositif de renseignement pour plus d’efficacité dans les combats ;

-La réorganisation profonde du dispositif opérationnel de l’armée en termes de  centre de commandements militaires pour un meilleur maillage du territoire ;

 -In finé une certaine accalmie dans les attaques au Nord du pays,  au Centre nord  et à l’Est ;

– La mise en place annoncée d’un système d’encadrement des VDP.  Cette mesure mérite une attention particulière et pourrait être un facteur clé dans cette grande bataille contre la horde terroriste ; ainsi elle viendra  renforcer  le maillage du territoire avec des moyens plus modernes et  efficaces.

2-Au plan de gouvernance nationale, et face aux nombreuses attentes des citoyens, le Président note  entre autres la nécessité d’un Retour à nos racines, la définition et la mise en œuvre de nouvelles réformes administratives et surtout des  réformes  politiques

3-En matière de coopération l’annonce d’un Changement audacieux dans les  alliances  portées vers des options qui garantissent le respect de notre indépendance est très remarquable.

A  partir du  portait de notre  Etat caractérisé par  les conditions d’existence d’un  peuple sans repères, la priorité pour le nouveau pouvoir sera de travailler à bâtir  l’Etat nation stable et prospère. Aussi il lance un grand appel à l’UNION, insistant sur 03 faits majeurs,  la primauté de la nation avant  tout et en conséquence l’indispensable sursaut patriotique pour la restaurer et la sauvegarder. Enfin, l’hommage très appuyé à la mémoire collective de nos devanciers est à saluer !

Tel est l’essentiel du message du Président DAMIBA que nous avons suivi comme tous les burkinabè, un message plein d’audace selon nous, avec une dose de sagesse et une volonté inébranlable  d’aller de l’avant contre l’adversité dans l’union et l’Unité du Peuple.

Ainsi donc le Président DAMIBA a parlé ! Dès lors quelle est notre appréciation du contenu et de la portée  de ce bilan annoncé ?

1-Nous ne sommes pas des impatients qui, sous le choc des émotions remettent tout en cause  car nous devons y croire et nous y croyons pour notre peuple !

2-Nous ne sommes pas non plus de ceux-là qui,  par mauvaise fois rejettent systématiquement tout  et condamnent tout ! Nous savons que le chemin est difficile et la tâche immense face à ce mal qui nous détruit  depuis 07 ans. Et ce n’est pas en 07 mois que nous pouvions sortir totalement du trou béant, de la fosse obscure, de cet  abîme.

3-Nous nous démarquons aussi de ceux qui vivent de louanges car le MPSR n’a pas besoin  de flagorneries. Il a besoin de soutien sincère et  de solidarité agissante dans l’UNION  du peuple ! Nous sommes aux côtés de ceux-là qui chaque jour se battent pour protéger notre vie au prix de leur propre vie sous la direction politique de la transition. Toutefois si des points positifs sont à noter il y a aussi des points faibles car peu ou pas pris en compte dans le message.

4- Les insuffisances possibles portent essentiellement  sur l’action gouvernementale en rapport avec :

-le processus électoral dans ce contexte d’insécurité ;

-l’assainissement de la vie publique en terme de gestion de la chose publique comme les AUDITS annoncés, la diminution  du train  de vie de l‘Etat  entre autres ;

– La couverture de l’action humanitaire dans les zones de guerre ;

– La gestion des dossiers pendant de justice ;

-les mesures pour rendre davantage plus inclusive la transition politique ;

-L’exercice des libertés notamment politiques et associatives dans le contexte d’un pays en  guerre ;

Sur un autre plan, il aurait été utile de parler du  niveau de mise en place des nouveaux organes de la Transition comme le COST.

Il en est de même de la création des zones d’intérêt militaire quand on sait qu’il aura incontestablement des difficultés et parfois de la résistance  des communautés

 5-Au regard de tout ce qui précède nous retenons ceci : Un travail a été fait et  c’est encourageant ; malheureusement la situation sécuritaire en particulier reste  préoccupante, elle est  très  grave  toute chose  qui nous oblige à faire davantage de gros efforts car la menace d’une dislocation du pays est encore réelle, courage à tous ; nous devons garder beaucoup d’espoir parce que grâce  à sa capacité légendaire de résilience, notre peuple vaincra. Et un échec face aux terroristes sera une catastrophe plus monstrueuse. S’unir où périr tel est notre dilemme !

En tout état de cause face à  l’immensité et la  complexité de l’action contre le terrorisme il faut mettre bal à terre. Ainsi les politiciens doivent se remettre en cause, les OSC doivent faire preuve d’humilité et se démarque de la volonté « d’avant-gardisme »  politique qu’affectionnent certaines d’entre elles et en fin les intellectuel devraient jouer leur rôle  de proposition d’idées de progrès, mais loin du mépris des autres propre à « l’intellectualisme infantile ».

De toute évidence de gros efforts  restent à faire car la situation reste préoccupante. La priorité des priorités reste le défi sécuritaire ; il faut s’en convaincre !  Les questions de retour à nos racines et la tâche centrale de refondation pour une véritable transformation sociale sont complexes pour être prise conséquemment en compte par notre  transition  dans ce contexte de guerre.  Dans le cadre de l’actuel processus de transition politique  elles pourraient faire l’objet de réflexion profonde en traçant des sillons pour leur aboutissement dans  les toutes prochaines années.

 Ouagadougou le 05  Septembre  2022

 Le  Président de l’AUTRE Burkina/PSR

Dr Alain Dominique  ZOUBGA

Appel à la libération de Mathias Kambou : Massourou Guiro du MPRSCA blessé dans un affrontement

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Plusieurs membres et sympathisants du Balai citoyen se sont mobilisés devant la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) pour protester contre l’arrestation de leur camarade Ollo Mathias Kambou, dans la matinée de ce mardi 6 septembre 2022, à Ouagadougou. Ce qui était un simple rassemblement a tourné à l’affrontement avec un groupe d’individus se réclamant du mouvement Sauvons le Burkina.

Réunis devant la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) pour protester contre l’arrestation de leur camarade Ollo Mathias Kambou ce matin, des membres et sympathisants du Balai citoyen ont eu une surprise désagréable. En effet, un groupe d’individus a investi les lieux pour les empêcher de poursuivre leur manifestation. Toute chose qui a occasionné des affrontements entre les membres du Balai citoyen et ces individus qui disent soutenir le Mouvement patriotique pour la restauration et la sauvegarde (MPSR). Un membre du Balai citoyen a été blessé.

                                         Un membre du Balai citoyen blessé a été évacué par ses camarades

Ces individus, se réclamant du mouvement Sauvons e Burkina, disent s’opposer à l’appel du Balai citoyen pour la libération de Ollo Mathias Kambou, arrêté le 5 septembre dernier au sortir d’une émission spéciale à Oméga TV. Pour ces derniers, les propos tenus par Ollo Mathias Kambou sont provocateurs et irrespectueux.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Axe Djibo-Bourzanga : 35 morts et 37 blessés dans une attaque à la mine

35 morts et 37 blessés, tous des civils ! C’est le bilan d’un incident de mine survenu sur l’axe Djibo-Bourzanga, le lundi 5 septembre 2022. C’est l’information confirmée par le gouverneur de la région du Sahel à travers un communiqué.

Ce sont 35 morts et 37 blessés, tous des civils, qui ont été enregistrés dans l’attaque à la mine qui a visé le convoi de ravitaillement escorté sur l’axe Djibo-Bourzanga le lundi 5 septembre dernier, selon un communiqué du gouverneur de la région du Sahel.

Le convoi escorté, nous apprend le communiqué, était en partance pour Ouagadougou quand un des véhicules transportant des civils a explosé au contact d’un engin explosif improvisé.

Le communiqué rassure que les éléments chargés de l’escorte ont rapidement sécurisé le périmètre et porté assistance aux victimes. Toujours selon le communiqué, les blessés ont été pris en charge et les cas graves ont été évacués vers des structures sanitaires compétentes.

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Situation nationale :  » A tous les niveaux, nous avons failli », Damiba

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Le président du Faso, le lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a livré un message à la nation dans la soirée du 4 septembre 2022. Il s’est agi pour lui de faire un bilan d’étape du processus de reconquête de notre territoire national entamé au lendemain du tournant politique qu’a connu notre pays. Voici son message.

Peuple du Burkina Faso ;
Chers compatriotes ;
Burkinabè de la diaspora ;
Il y a cinq mois, je prenais date avec vous pour faire un premier bilan d’étape du processus de reconquête de notre territoire national entamé au lendemain du tournant politique qu’a connu notre pays. Mais il sied, avant d’évaluer le chemin parcouru, de vous décrire de façon explicite et sans complaisance, la situation grave dans laquelle se trouvait notre pays au moment où nous mettions en route l’œuvre de restauration et de refondation.

Le mal qui nous ronge, est la résultante de plusieurs années de compromissions politiques, de contradictions sociales et d’amalgames de tous genres, qui ont fini par porter un coup fatal à l’équilibre délicat, que nos devanciers avaient réussi à trouver, pour permettre aux différentes communautés de vivre ensemble malgré leurs différences. Incapables d’initier le moindre sursaut collectif, nous avons laissé notre pays sombrer. A tous les niveaux, nous avons failli.

A commencer par nous, Forces de défense et de sécurité, chargées de défendre notre territoire et de protéger nos populations. Les divisions internes nous ont fragilisés, au point de remettre en cause les valeurs qui faisaient la renommée du soldat Burkinabè.

Cela se ressent très logiquement sur notre engagement et notre manière de mener la guerre contre le terrorisme. Certaines actions des nôtres ont malheureusement plus contribué à attiser le feu, plutôt qu’à l’éteindre. Cette réalité concerne également les VDP qui, malgré leur bravoure, ont parfois été utilisés ou manipulés à des fins de vengeance au niveau communautaire.

La vérité est que cet état de délabrement moral, concerne toutes les composantes de notre société. Le laxisme et le clientélisme de tous genres, se sont érigés en règle, dans une administration publique prise en otage par des groupuscules. Dans les faits, le service public s’est mué en système de corruption, de clientélisme et de marchandage aux antipodes de la bonne gouvernance tant prônée. Au point où les populations ont fini par développer un sentiment de défiance envers les structures administratives publiques. Des commis de l’État, politisés et sans honte, devenus de vrais rapaces, à l’affût de la moindre opportunité pour aspirer nos maigres ressources publiques.

Le constat n’est guère plus reluisant sur le terrain de la justice en laquelle le Burkinabè a perdu grandement confiance. Une justice devenue un terrain d’affrontement politique et où les luttes intestines l’empêchent d’assumer son rôle de régulateur social. L’indépendance de la justice, saluée par tous il y a quelques années de cela, semble être mal assumée, et pose à nouveau l’épineuse question de l’homme des pouvoirs et des institutions.

Au-dessus, il y a cette classe politique. Une élite censée traduire les aspirations profondes du peuple en projets salvateurs, mais qui malheureusement, s’est engluée dans les méandres de luttes aux finalités malsaines et opportunistes. Trop préoccupée par ses intérêts personnels, insoucieuse devant la désespérance de la population, elle a pour beaucoup fait le choix de rester dans des invectives inutiles, dans l’achat des consciences par des distributions d’argent, dont on doit chercher la provenance.

La consécration de l’impunité dans la gestion des deniers publics a contribué à exacerber le sentiment d’injustice sociale au point d’alimenter de nombreuses rancœurs contre l’Etat et ses démembrements.

Et il y a enfin ce peuple. Ce pauvre peuple, laissé à lui- même, balloté de toutes parts, par les officines obscures cachées derrière certaines technologies, et gavé d’informations alarmistes par certains médias devenus de dangereux outils de subversion. Un peuple qui n’a plus de repère et qui n’arrive, ni à se mobiliser derrière son armée, ni à se révolter contre l’ennemi. Un peuple qui a troqué ses capacités de résilience contre un assistanat continu. Un peuple en quête permanente de bouc-émissaire. Un peuple qui est en train de perdre son âme mais qui ne s’en rend même pas compte. Un peuple qui semble avoir décidé de subir.

Voici, le portait de l’état dans lequel se trouvait le pays au moment où nous prenions nos responsabilités pour une meilleure gouvernance de notre pays. Qu’avons-nous fait de notre héritage ? Comment avons- nous pu tomber si bas ? Comment se réveiller enfin ?

Mes chers compatriotes ;
C’est à ces différentes questions que nous avons entrepris de trouver des réponses.
Durant ces cinq mois, nous avons essayé d’interroger notre histoire. Quand on perd son chemin, il est sage de revenir à ses racines. C’est ainsi que nous avons essayé d’impliquer davantage les dépositaires de nos traditions et de nos religions, gardiens de nos valeurs. De nombreux efforts ont été déployés. La conjugaison de tous ces efforts a été décisive pour créer un électrochoc nécessaire à notre réveil collectif. Et les premiers signes de ce réveil commencent à être perceptibles, aussi bien sur le plan de la réponse militaire, que celui du dialogue : les deux piliers majeurs de notre stratégie.

Plongées il y a quelques mois dans un état de découragement et de démoralisation avancé, nos Forces se sont remobilisées. L’intensification des actions offensives, conduites souvent en coordination avec les VDP, ont visé surtout à désorganiser le dispositif ennemi. Sur le plan purement opérationnel, cet objectif-là, est atteint.

L’acquisition de nouveaux équipements et le renforcement de nos capacités techniques, nous permettent aujourd’hui de délivrer des feux avec une précision et un effet de surprise que nous n’avions pas auparavant.

Dans une tentative désespérée de se réorganiser, les terroristes procèdent désormais par groupuscules, misant sur des actions d’éclat comme la destruction d’infrastructures, les menaces ou les attaques contre les populations, pour maintenir l’illusion qu’ils gagnent du terrain.

Les actions offensives évoquées ont été rendues possibles, grâce à l’amélioration du dispositif de renseignement, plus précis, plus réactif et plus flexible. Cela a considérablement affiné les opérations de ciblage qui ont permis la neutralisation de plusieurs chefs terroristes locaux.

Le dispositif mis en place pour assurer l’assistance aux populations déplacées et aux populations vivant dans les zones difficiles constitue également un point de satisfaction. Malgré les difficultés liées au terrain, jamais les populations n’ont été abandonnées à elles-mêmes.

En ce qui concerne la mise en œuvre du processus de dialogue, les avancées enregistrées sont très significatives. Elles sont même au-delà de ce qui était attendu. Grâce à l’engagement des autorités religieuses, coutumières et administratives, le programme de démobilisation est aujourd’hui en marche. Plusieurs dizaines de jeunes ont déjà accepté de saisir la main tendue des communautés, en déposant les armes et en s’engageant dans le processus encadré par le Gouvernement.

Tous ces efforts combinés, ont permis d’observer une relative accalmie dans plusieurs localités du Centre-nord, de l’Est et du Nord. Localités auparavant régulièrement éprouvées par les attaques terroristes. Certaines populations commencent progressivement à regagner leurs terroirs dans ces régions.

Il ne s’agit pas ici de s’autocongratuler sur les succès engrangés car, nous en sommes conscients, la dynamique est à peine entrain de s’enclencher. Il faudra tout mettre en œuvre pour la consolider et faire en sorte que le processus devienne irréversible.

Burkinabè de l’intérieur et de la diaspora ;
La gravité de la situation interpelle notre conscience sur le sacrifice individuel et collectif que nous devons consentir. Cette situation nous impose en effet, au nom de la sauvegarde de notre Nation, de prioriser nos actions, nos décisions, nos besoins, nos loisirs et même nos libertés.

C’est le prix à payer pour inverser la tendance et saisir enfin l’opportunité d’honorer notre histoire et de façonner notre devenir. C’est pourquoi, nous allons mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires, pour d’abord reprendre le contrôle total de notre territoire et ensuite remettre notre pays sur les rails du progrès. Il s’agira en effet de poursuivre et d’intensifier les actions militaires, afin de réduire au maximum les capacités de nuisance de l’ennemi. Les nouveaux équipements militaires déjà acquis ou d’autres en cours d’acquisition nous permettront de restreindre davantage et de façon décisive la liberté de manœuvre des groupes qui refusent toujours la main tendue de la Nation.

Le moral de nos troupes étant un facteur décisif de cette guerre, les mesures concernant les conditions de vie et de travail des Forces de Défense et de Sécurité, des Groupes communaux de veille et de défense patriotique, seront renforcées.

Cela s’accompagnera d’une réorganisation en profondeur de notre dispositif opérationnel afin de mettre en place un maillage territorial adapté à l’évolution de la menace. Cette nouvelle structuration est déjà en cours de déploiement. Elle permettra non seulement de répondre aux besoins sécuritaires de proximité, mais facilitera également l’appropriation par les communautés de leur propre sécurité.

Parallèlement, le dialogue initié à la base et qui produit déjà des effets concrets, va être renforcé. Des personnes ressources et particulièrement influentes au sein des communautés, se sont engagées formellement à s’impliquer pour un retour des filles et des fils égarés. Au regard des résultats auxquels nous sommes déjà parvenus, il s’avère que cette initiative de tendre la main à nos frères est très prometteuse. Je voudrais inviter tous les combattants des groupes armés qui, par peur ou par méfiance, hésitent encore à déposer les armes, à faire confiance à l’État et à suivre l’exemple de leurs camarades d’hier qui ont eu le courage de franchir le pas.

Sur le plan de la gouvernance, des réformes majeures seront mises en route pour remettre l’administration publique au service des administrés. Les réformes concerneront également l’animation de la vie politique, qui a aujourd’hui plus des allures anarchiques que d’espaces de propositions pour un meilleur devenir de notre Nation. La classe politique doit porter les espoirs de notre peuple et constituer un exemple à suivre en termes de valeurs patriotiques.

Sur le plan de la coopération, nous sommes très reconnaissants aux pays amis du Burkina Faso, des efforts faits à l’endroit de notre peuple en cette période décisive de son histoire. Notre mutation sera profonde tant au plan politique, social, économique, culturel que diplomatique afin d’asseoir définitivement les bases d’un Etat-nation stable et prospère. Dans cet élan de changement audacieux et dans l’intérêt supérieur de notre pays, nos alliances seront portées vers des options qui garantissent le respect de notre indépendance.

Chers compatriotes;
Certains d’entre vous, par émotion ou par impatience, succombent rapidement à la tentation de tout remettre en cause, lorsque survient un coup dur. D’autres par contre, par ignorance ou par mauvaise foi manifeste, préfèrent ne voir que les coups durs, jetant aux oubliettes les efforts de nos Forces et ceux de nos vaillantes populations qui ont permis à notre Nation de rester débout.

C’est le lieu pour moi, de saluer les énormes efforts consentis par l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité, ainsi que les Volontaires pour la Défense de la Patrie, qui s’inscrivent sans réserve dans la logique offensive imprimée par le Commandement des Opérations du Théâtre National dans la conduite des activités de sécurisation de notre territoire.

Je réitère une fois encore ma compassion à l’endroit de toutes les victimes, celles qui ont payé de leur vie, mais aussi celles qui souffrent dans leur chair et dans leur dignité du fait du terrorisme.

Mes chers compatriotes;
L’histoire nous fait un clin d’œil aujourd’hui. Il y a 75 ans, jour pour jour, le territoire de la Haute-Volta était reconstitué après sa dissolution de 1932. En effet, le 4 septembre 1947 sonnait déjà comme un nouveau départ pour le peuple fier de la Haute-Volta. L’espoir d’un avenir radieux qui naissait grâce à de valeureux hommes qui, à l’époque, avaient déjà compris que la Nation passait avant tout.

Des devanciers comme le Mogho Naaba Koom 2, Hamadé Bougouraoua OUEDRAOGO, Daniel Ouézzin COULIBALY, Henri GUISSOU, Nazi BONI, le Mogho Naaba Sagha 2, Gérard Kango OUEDRAOGO, Philippe Zinda KABORE et bien d’autres, ont réussi ce sursaut patriotique qui nous permet aujourd’hui d’exister en tant que Nation. Si ces hommes y sont arrivés malgré l’adversité de l’époque, j’ai la ferme conviction que nous aussi, nous pouvons y arriver.

C’est pourquoi, je voudrais vous inviter à ce même sursaut patriotique. Marchons ensemble dans les pas de ces illustres hommes. Comme eux, faisons de ce 4 septembre 2022 un nouveau départ pour notre pays. Essayons ensemble de dompter nos fragilités et de reconstruire notre vivre- ensemble. Faisons l’effort de retrouver nos valeurs. Franchissons le pas pour oser reparler à l’autre, malgré la douleur et les rancœurs. Il n’existe aucun autre chemin pour enrayer l’engrenage de violences qui nous endeuille quotidiennement. Tôt ou tard, il faudra emprunter ce chemin.

Les divergences que nous trainons depuis des années, ne nous ont causé que désolation. Il est temps de nous redonner la main pour penser ensemble notre avenir. Ce qui est en jeu, c’est notre survie. Ce qui est en jeu, c’est cette Terre que nous avons reçue en héritage. La terre de Maurice YAMEOGO, la terre de Aboubacar Sangoulé LAMIZANA, de Saye ZERBO, de Jean-Baptiste OUEDRAOGO, de Thomas SANKARA, de Blaise COMPAORE, de Yacouba Isaac ZIDA, de Michel KAFANDO, de Roch Marc Christian KABORE.
Chers compatriotes;
Pour ma part, je me ferai le devoir de vous rendre compte périodiquement de nos efforts communs de reconquête du territoire national. Sur ce, je vous donne rendez-vous en début d’année 2023, pour un autre bilan de la dynamique de reconquête de notre pays.
Que l’omnipotent et l’omniscient Dieu, nous inspire, afin que la paix soit bientôt célébrée au Pays des hommes intègres.

Pour la Patrie, nous vaincrons !

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Lutte contre le terrorisme : Le Burkina et le Mali décident de renforcer leur partenariat militaire

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Le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, en visite à Bamako au Mali, ce samedi 3 septembre 2022, a eu une longue séance de travail avec son homologue malien, le Colonel Assimi Goïta. Les deux personnalités ont échangé en tête-à-tête et ont eu une séance de travail avec leurs délégations.

« Nous avons effectué une visite d’amitié, ce jour au Mali, dans le cadre de la coopération qui existe entre le Burkina Faso et le Mali, mais il était aussi de bon ton pour nous qui sommes dans une période de transition de venir auprès des autorités de la République du Mali pour avoir un cadre de partage et d’échange autour des défis auxquels sont confrontées les transitions du côté Mali et aussi du côté du Burkina Faso », a expliqué le Président du Faso au terme de sa visite.

                                                                    Les deux délégations lors des échanges

Les deux personnalités et leurs délégations ont discuté essentiellement de la question sécuritaire. Le Burkina Faso et le Mali partagent une frontière longue de 1400 km. Et, les deux pays confrontés depuis quelques années à des attaques terroristes meurtrières et destructrices entendent désormais mutualiser leurs efforts dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

« Nous entendons, dans les jours à venir, mieux examiner et renforcer le partenariat militaire qui existe entre nous, pour davantage relever les défis sécuritaires auxquels les populations, nos peuples sont confrontés », a précisé le Chef de l’Etat burkinabè, visiblement satisfait de sa visite.

Le lieutenant-colonel Damiba accueilli sur le tarmac par le colonel Goïta

Interrogé sur les discussions autour de la question des 49 militaires ivoiriens détenus au Mali dans le cadre d’une procédure judiciaire, le Président du Faso a préféré laisser les autorités maliennes communiquer plus tard sur ce dossier.

Le Président Damiba était accompagné d’une délégation composée de Chefs militaires et de diplomate. Le Président Goïta avait, lui aussi, à ses côtés, les premiers responsables des Forces armées maliennes. La délégation burkinabè a regagné Ouagadougou au cours de la nuit.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Situation politique aux Comores : Me Saïd Larifou appelle les chefs d’Etat et de gouvernement à la TICAD8 à sauver le peuple comorien

Ceci est une lettre ouverte de Me Saïd Larifou, Président du Parti Ridja,  ancien ministre des affaires étrangères du gouvernement de Transition en exil de l’Union des Comores et ancien candidat à l’élection présidentielle de l’Union des Comores.  Dans cette lettre ouverte, il  appelle les chefs d’Etat et de gouvernements à la TICAD8 à se pencher sur la souffrance du peuple comorien qui subit la mauvaise gestion du président  Azali Assoumani. A cet effet il appelle pour la consolidation de la paix et une alternance démocratique aux Comores.

Excellence, Messieurs les Présidents , chefs de gouvernements, alors que la Communauté internationale semble sous estimer les conséquences politiques , socio-économiques , pour la paix et l’unité des Comores , de la non gouvernance démocratique du régime du Président Azali Assoumani , sachant l’importance du thème du TICAD 8, la Conférence Internationale de Tokyo sur le développement, Forum Japon-Afrique, qui se tient en Tunisie 27-28 août 2022, il me semble de mon devoir de vous prendre à témoins de la dégradation inquiétante de la situation des Comores. L’accent mis par cette conférence sur la paix et la sécurité en Afrique et l’engagement de TICAD pour le développement durable de l’Afrique dans la paix , au développement constitutionnel, à l’Etat de droit, à la crédibilité du système judiciaire , à la gouvernance démocratique des États africains et à une alternance démocratique en Afrique sont autant d’opportunité pour relayer au niveau international, le message de détresse du peuple comorien pour une alternance démocratique et apaisée. L’engagement de la TICAD en faveur de la gouvernance démocratique, pour la paix, ses actions et initiatives pour trouver des solutions durables aux conflits, à l’instabilité en Afrique justifie l’espoir légitime d’obtenir l’engagement de la Conférence Internationale de Tokyo sur le développement, TICAD 8, qui se tient en Tunisie du 27 au 28 Août 2022 , pour une alternance démocratique et apaisée aux Comores. La gouvernance non démocratique du colonel Azali Assoumani doit être dénoncée en ce qu’elle repose sur la tolérance à la corruption, aux détournements des derniers publics et des dons au profit de sa famille , ses proches et à l’arbitraire ,des faits dont la gravité est à l’origine du climat d’anarchie aux Comores. C’est pourquoi, par cette lettre, je tiens à prendre la TICAD 8 à témoins . La présence du colonel Azali Assoumani à cette importance conférence ne doit pas être assimilée à un soutien , une fatalité , voire un encouragement à un régime qui viole les obligations internationales souscrites par les Comores , méprise , en toute impunité , les recommandations des institutions internationales spécialisées , celles des Nations-Unies, de l’Union Africaine, de l’Union européenne et des organisations internationales de défense des droits de l’homme . Son régime est formellement impliqué dans des assassinats politiques commis en toute impunité par des militaires dans leurs camps .En effet , la détention depuis plus de quatre ans ( 4 ans ) sans fondement légal de l’ancien Président de l’Union des Comores , Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI illustre l’arbitraire et la terreur que le Président Azali Assoumani fait subir à la population et à ses opposants politiques .Dans ce climat de non droit , il est illusoire d’envisager une alternance politique conforme à la charte et aux exigences de la TICAD qui est engagée en faveur de la gouvernance, l’alternance démocratique , pour la paix , à la recherche des solutions durables aux conflits et à l’instabilité en Afrique . La pauvreté, l’instabilité politique et institutionnelle, les assassinats ,les emprisonnements politiques et l’anarchie aux Comores trouvent leur origine dans la manière dont le colonel Azali Assoumani exerce le pouvoir , reconnu comme autoritaire et arbitraire par le rapporteur spécial des Nations unies. Effectivement, sa gouvernance hautement personnalisée , familiale , clanique et anarchique empêche les institutions formellement indépendantes de remplir leurs fonctions constitutionnelles et entraine l’état de cessation de paiement de toutes sociétés et entreprises d’État , gérées par les membres de sa famille et ses courtisans. La présence des Comores à cette conférence internationale est une très bonne et heureuse opportunité pour notre pays pour réaffirmer, consolider et renforcer les préoccupations de convergence rappelées par la charte du TICAD notamment un point essentiel, notamment sur la question de la PAIX , L’ALTERNANCE DÉMOCRATIQUE et L’ETAT DE DROIT qui sont des objectifs fondamentaux pour la réalisation et la consolidation duquel les pays membres se sont engagés afin d’en faire une réalité encrées dans nos mentalités et déterminantes dans nos décisions quotidiennes et l’engagement d’inscrire nos sociétés comme des Etats modernes s’appuyant sur des institutions démocratiquement élues .

Excellence, Messieurs les Présidents,

Cette lettre ouverte ne doit donc pas être interprétée comme un geste d’hostilité à l’encontre du TICAD ni aux personnalités présentes à cette conférence internationale pour représenter mon pays, les Comores. Au contraire, notre pays est très reconnaissant de la considération dont il jouit au sein du TICAD . Les Comoriens aspirent s’inscrire davantage dans cette dynamique internationale qui fait la promotion et la pratique de la culture de la paix et de la démocratie, la solidarité entre les pays membres une priorité sans laquelle aucun développement économique ne serait possible. Et comme la conférence de la TICAD 8 se tient dans des circonstances particulièrement délicates, marquées par la confusion qui prévaut actuellement aux Comores, sur tous les plans et par les menaces de tous ordres qui se profilent à l’horizon immédiat , il m’à semblé important et approprié d’alerter les membres et les délégations sur cette situation qui est à l’origine du développement de pratiques et l’émergence d’événements qui risquent de sonner le glas de l’option démocratique en faveur de laquelle militent toutes les forces démocratiques, progressistes et la diaspora de notre pays.

Excellence, Messieurs les Présidents , chefs de Gouvernements

Même les observateurs les plus avertis reconnaissent que la crise que traverse notre pays contribue dangereusement à sa dislocation et je m’associe aux légitimes inquiétudes des Comoriens en faisant appel aux hautes et honorables personnalités présentes a cette conférence internationale à soutenir le peuple comorien en vue d’une solution rapide à cette crise post-électorale et pour une alternance démocratique et apaisée aux Comores. L’élément déclencheur à cette crise est la volonté avouée du colonel Azali ASSOUMANI à manipuler et violer en permanence les institutions constitutionnelles comoriennes pour rester au pouvoir au détriment de l’unité, la paix et la réconciliation nationale.Il n’a pas tiré les leçons du mouvement séparatiste qui a fait autant de victimes humaines et des conséquences tant économiques et une crise institutionnelle et politique résolue grâce à l’intervention fraternelle de votre pays sous l’égide de l’union africaine. L’accord de FOMBONI de février 2001 a ramené la paix et réconcilie les comoriens de toutes les Îles et c’est condamnable de voir LE COLONEL AZALI ASSOUMANI engager de force le peuple comorien sur le chaos. Les assises nationales, une idée et proposition de la société civile comorienne dont l’objet est de faire un bilan de la gestion de l’indépendance des Comores de ces 43 dernières années et dégager des perspectives pour l’avenir, ont été détournées et manipulées par ASSOUAMANI Azali pour engager des réformes très contestées et rejetées de la constitution en vigueur et au mépris de l’accord cadre de FOMBONI, pour se maintenir au pouvoir jusqu’à 2030, voire au-delà. Des voix se sont élevées de l’intérieur du pays, notamment des messages des notables, des ulémas, de la société civile, des mouvements des femmes, des partis de l’opposition, de la diaspora, des organisations professionnelles pour dire au colonel Assoumani Azali que son ambition personnelle et ses réformes, outre le fait qu’elles sont contre la constitution et l’accord de Fomboni, mais en plus elles compromettent la paix et l’unité de notre pays et qu’elles n’apportent que division et la haine entre les Iles de l’archipel des Comores.Plus préoccupant , son hold-up électoral du 24 mars 2019 est venu aggraver une tension politique déjà palpable qui avait déjà entraînée des pertes des vies humaines, des tortures, des humiliations et l’emprisonnement des dizaines et d’assassinats politiques commis par militaires dans leur camp.La diaspora comorienne , en France particulièrement , se montre très solidaire dans le combat pour la démocratie et contre le hold-up électoral du 24 mars 2019. Depuis le 30 mars 2019 , tous les dimanches et dans les principales villes de France et dans certaines capitales des pays africains la diaspora comorienne, pour la première fois depuis son indépendance et après le combat depuis Tanzanie pour sa libération et son indépendance, est très engagée pour le retour de la démocratie et les libertés aux Comores. La répression et le climat de terreur qui prévaut aux Comores a conduit la diaspora à prendre le relai de ceux qui sont restés et forcés au silence au pays et qui préfèrent cacher leur sentiment par peur de la répression. La preuve est la répression des forces de l’ordre qui ont tiré sur des militants le jour du scrutin à Anjouan, causant la mort d’un civil et des blessés, et sur des candidats qui manifestaient pacifiquement le 25 mars contre le coup d’État électoral, causant des blessés. Incontestablement, cette crise instaure outre l’arbitraire mais aussi d’autres formes d’insécurité et de criminalité. Dans ce contexte, les actions de la communauté Internationale et de TICAD en particulier seraient de favoriser le retour à l’état de droit, à l’ordre constitutionnel, le rétablissement de la confiance entre tous les citoyens comorien et la légalité. Un dialogue franc, sincère et inclusif sur toutes les questions liées à la crise post-électorale est la seule voie à suivre. Les partis politiques ainsi que les forces vives de la nation réunies ont jusqu’à maintenant fait preuve de sagesse et du patriotisme appelant sans cesse au dialogue en faveur des Comores et en soutien des crimes politiques et économiques et aux manifestations pacifiques, mais leur patience est mise à rude épreuve par le colonel Assoumani Azali, soutenu par une minorité d’arrivistes. L’économie de notre pays déjà en berne prend une trajectoire plus qu’inquiétante. Les alertes de notre diaspora qui assure un transfert qui dépasse deux fois le budget national a reçu une fin de non recevoir. La tendance est catastrophique quand on sait que durant quatre exercices, les Comores n’avaient pas de loi de finances, les fonds publics sont utilisés et gérés par le colonel Assoumani Azali et son équipe comme des biens familiaux sans contrôles parlementaires ni judiciaires. ASSOUMANI Azali se maintient au pouvoir à la suite d’élections contestées et qualifiées d’anticonstitutionnelles et antidémocratiques alors qu’il perd en même temps les moyens pour satisfaire les besoins fondamentaux de la population.

Il n’est jamais trop tard, alors que cette crise est une prélude des conséquences évidentes sur l’unité et la paix pour l’archipel des Comores, je lance un appel à la TICAD un appel honorable et fraternelle intervention pour rappeler au colonel Azali Assoumani la meilleur attitude à prendre pour ne pas rater l’opportunité historique que lui offre la tolérance du peuple comorien humilié et torturé par son régime autoritaire et dictatorial et qui maintient les COMORES dans l’arbitraire.Ceux qui sont emprisonnés arbitrairement, exclus et demis de leurs fonctions au service de l’Etat, intimidés ou menacés sans motifs légitimes, ceux qui ont été contraints à l’exil , ne trouveront d’autres moyens que la révolte au demeurant légitime pour répondre à son régime politique répressif et illégal.Les forces vives des Comores continuent à faire appel à une solution pacifique à cette crise et ils s’inscrivent dans la dynamique reprise par les notables et sages de toutes les Îles de l’archipel pour un dialogue sur une transition apaisée et démocratique appelant Assoumani Azali à abandonner son ambition de présidence à vie et à se conformer ,avant que ça soit tard, à la volonté du peuple souverain comorien.

Excellent, Messieurs les Présidents , chefs de gouvernements

Je vous remercie de nous aider à faire des Comores, un pays de paix , réconcilié et prêt pour l’avenir.La TICAD doit imposer à ce que la culture de la démocratie soit une réalité dans la pratique quotidienne des dirigeants des pays membres car elle est facteur de paix et de la sécurité, de justice, de respect des droits de l’homme et de développement économique.

Tunis , le 26 août 2022, Me Saïd LARIFOU, Président du Parti Ridja ,Ancien Ministre des affaires étrangères du gouvernement de Transition en Exil de l’Union des Comores, Ancien candidat à l’élection présidentielle de l’Union des Comores.

( contact WhatsApp +33605993004/ + 2693333838 / e-mail : larifou@gmail.com )

Communiqué SONABEL : Ouverture prochaine des Vannes du Barrage hydroélectrique de Bagré

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La SONABEL informe les populations riveraines du barrage hydroélectrique de Bagré que suite aux pluies enregistrées dans le bassin versant du barrage de Bagré depuis le mois de juillet 2022, le niveau d’eau de sa retenue ne cesse de monter.

En conséquence, si le rythme actuel du remplissage se maintient, la SONABEL procédera à l‘ouverture des vannes d’évacuateur de crues du barrage de Bagré dans les jours à venir.

La SONABEL invite les populations concernées à la vigilance et à la prudence compte tenu des risques d’inondations que cette opération pourrait entraîner.

Le Département Communication et Relations Publiques

Régions de l’Est et du Sahel : L’armée abat au moins 28 terroristes

Dans un communiqué publié ce 29 août 2022, l’armée burkinabè informe avoir mené une série d’opérations offensives contre des groupes armés terroristes dans les régions du Sahel et de l’Est.

Le communiqué indique que les forces spéciales, appuyées par l’armée de l’air, ont lancé un assaut sur une importante base terroriste située près de la localité de Soam, dans la province du Gourma (région de l’est), le dimanche 28 août 2022. Cet assaut a permis, selon le communiqué, de détruire complètement la base et de neutraliser au moins 10 terroristes.

Le communiqué informe, par ailleurs, que plusieurs terroristes en fuite sont traqués actuellement par les unités engagées. « De l’armement, des moyens roulants, des moyens de communication et du matériel de campement ont été récupérés », fait ressortir le communiqué.

A la même date, poursuit le communiqué, suite à des actions de harcèlement menées par des terroristes contre des postes VDP dans les environs de Sebba, le détachement militaire de Sebba a conduit une contre-offensive près de la localité de Helga, dans la province du Yagha (région du Sahel). Cette opération, à en croire le communiqué, a permis de démanteler deux bases et un plot logistique terroriste. En outre, précise le communiqué, au moins 18 terroristes ont été abattus et du matériel récupéré.

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Assassinat d’une employée de buvette à Ouaga : Le présumé auteur arrêté

OUEDRAOGO Habibou était employée dans une buvette de la place dans la ville de Ouagadougou. Elle a été assassinée dans la nuit du 25 au 26 juillet 2022, alors qu’elle revenait de son boulot. Le présumé auteur, un ex-vigile, a été arrêté par la Police Nationale, suite aux investigations de la Brigade de Recherches du Commissariat de Police de l’Arrondissement de Sig-Noghin. Il ressort de l’audition de ce dernier qu’il aurait commis les faits de façon accidentelle.

En effet et selon lui, tout a commencé suite à une rupture de leur relation. Après que la victime l’ai informé téléphoniquement de sa volonté de mettre définitivement fin à leur relation, il aurait décidé de la rencontrer sur le chemin de retour de son travail, dans le but de se réconcilier. Et face au refus catégorique de celle-ci, il lui aurait infligé un coup de poing qui a occasionné sa mort. Il affirme également avoir abandonné le corps sur place et emporté entre autres le téléphone portable de la victime.

Les enquêteurs de la Police ont réussi à appréhender le présumé meurtrier de la défunte Habibou et le conduire devant les autorités judiciaires.

Tout en remerciant la population pour la collaboration indéfectible dans la réussite de ses missions, la Police nationale lui réitère, par ailleurs, son invite à toujours signaler les cas suspects à travers les numéros verts que sont les 17, 16 et 1010.

La Police nationale, une force publique au service des citoyens !

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Comité d’orientation et de suivi de la Transition : La liste complète des 40 membres

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Dans un décret lu au cours du journal de 20 heures de la télévision nationale du Burkina, le président de transition, Paul-Henri Sandaogo Damiba, a nommé les membres du Comité d’orientation et de suivi de la transition (COST). Au nombre de 40, ces personnes sont issues d’horizons divers et notamment des civiles et des militaires. Si certains sont bien connus du grand public à l’image du lieutenant-colonel Daba Nanon, Nestorine Sangaré ou encore le journaliste Loockman Sawadogo, d’autres par contre le sont moins. Le COST est présidé par Damiba et compte deux vice-présidents ainsi qu’un secrétaire permanent.

La composition du COST

Premier vice-président : lieutenant-colonel Naon Daba

Deuxième vice-président : Ilboudo Jean-Baptiste

Secrétaire permanent : Kobyagda Issa Larba

Les Membres

Ali Boureima
Dabo Idrissa
Bagué Ali
Barro Abdoulaye
Barro Issa
Bassono Fulgence
Capitaine Darga Maurice
Capitaine Diallo Hassan
Doucouré Cheick
Lieutenant-colonel Diawari Ismaël
Inspecteur des eaux et forêts Gnanda Djibril
Ilboudo Jean-Baptiste
Illy Ousséni
Kaboré/Ouattara Agnès
Kambou/Ouédraogo Fadima
Tiendrebeogo Alain
Kobyagda Larba Issa
Liehoun Baba Noël
Nagalo Roch Donatien
Lieutenant-colonel Naon Daba
Nagré Stéphane
Ouédraogo Antoinette
Tiendrébeogo Georges Désiré
Ouédraogo/Belem Mamounata
Commandant Ouédraogo Frédéric
Poda Ulrich Georges
Commissaire de Police Palenfo Yacouba
Sangaré/Compaoré Nestorine
Sanou Doti
Sawadogo Souleymane
Sawadogo Aboubacar
Sawadogo Lookman
Commandant Sawadogo Abel Richard
Sigui Alain
Soma Emile
Tiemtoré Zacharia
Traoré Amadou
Traoré Mélégué Maurice
Sagnon Fatimata Mariam
Yaméogo Félix Marie

Inondations sur la RN1 : Le ministère de l’Eau identifie les causes

Suite aux inondations survenues dans la journée du 20 aout 2022 au pont de Pâ sur la Route Nationale 1 (RN1), le ministère de l’Environnement de l’Energie de l’Eau et de l’Assainissement (MEEEA) à travers la Direction Générale des ressources en Eau (DGRE) a dépêché deux équipes (une équipe de la DGRE et une équipe de la Direction Régionale de l’Eau et de l’Assainissement de la boucle du Mouhoun) sur le terrain.
L’objectif de cette mission est d’identifier l’origine de l’inondation, d’effectuer des mesures sur le terrain afin de déterminer le débit d’eau qui traverse la chaussée et de recenser les dégâts que cette inondation a occasionnés.

Le premier constat fait sur le terrain, est qu’à la sortie de la ville de Boromo (en allant vers Bobo), de nombreux camions remorques étaient stationnés depuis le samedi 20 août 2022 sur instructions fermes des autorités de la région de la Boucle du Mouhoun. Sur les lieux, nous avons pu constater la destruction totale de toutes les habitations et des boutiques dans un rayon de 1 km du pont.

Aussi, avons-nous constaté une inondation complète de la RN1 sur 1km de part et d’autre du pont. On a également remarqué la présence de trois véhicules (deux camions remorques et un véhicule de type RAV4) dans le plan d’eau en rive droite.

Avec l’aide des riverains nous avons inspecté ces véhicules pour nous rassurer qu’il n’eût pas de sinistrés.   Fort heureusement, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée.
Pour déterminer la quantité d’eau qui passe sous le pont et à travers la chaussée, l’équipe a procédé à une mesure de débit (à l’aide du matériel hydrométrique sophistiqué, ADCP). Cette mesure a été effectuée sur une section de largeur 867 m sur la RN1 inondée. Le débit obtenu est de 74 m3/s ). Après une analyse statistique, le débit maximum atteint aurait une période de retour de 200 ans. De plus, il ressort de l’historique des inondations que des évènements remarquables ont été observés en 1978 et 1988 mais sans toutefois avoir la même ampleur.

                                              L’inondation a causé beaucoup de dégâts dans les concessions

 

                                                         Les causes probables des inondations

Deux (2) hypothèses ont été émises au départ : rupture d’un barrage en amont du pont et forte pluviométrie enregistrée dans le bassin versant.
La première hypothèse (rupture d’un barrage) est écartée. En effet, on enregistre huit (8) barrages assez modestes dans le bassin versant et selon les informations recueillies auprès de la Direction Provinciale en charge de l’eau et les communes concernées, aucun ouvrage hydraulique n’a cédé en amont du pont. Bien au contraire la présence des barrages en amont du pont aurait permis de stocker une partie des écoulements et atténuer un tant soit peu l’ampleur des inondations constatées.

C’est la deuxième hypothèse qui est possible si on considère le cumule pluviométrique de la 2e décade du mois d’août (11 au 20 août). En effet, les données enregistrées à la station de Boromo indiquent que dans la 2e décade du mois d’août, on a enregistré 7 jours de pluies importantes (allant de 6 mm à 46 mm), dont le cumule s’élève à 142 mm. Bien que les pluies journalières enregistrées ne paraissent pas exceptionnelles, le cumule dans la décade peut être bien considéré comme exceptionnel. Les pluies successives de la décade ont donc entrainé une accumulation importante d’eau dans le bassin versant. Cette accumulation est bien possible au regard de la topographie modérément accidentée (altitude minimale ≈ 253 m et altitude maximale ≈ 561m), de la forte densité du réseau hydrographique (6km/km²) et de la taille relativement grande du bassin versant (environs 3 510 km²). Cette accumulation d’eau dans la 2ième décade du mois d’août a été difficile a évacuée par le pont qui n’est certainement pas dimensionné en tenant compte d’un tel processus hydrologique relativement complexe à prendre en compte dans le dimensionnement des ouvrages hydrauliques.

                                Plusieurs véhicules, à l’image de celui-ci, ont subi la furie des eaux

  Solutions éventuelles

Afin d’éviter de telles inondations à l’avenir, les pistes suivantes peuvent être explorées :
La construction d’un barrage important en amont du pont sur le cours d’eau principal (les autres sont réalisés sur des petits bras du cours d’eau principal). Cela permettra non seulement de faire une bonne régulation des écoulements de sorte à éviter les inondations mais aussi et surtout d’apporter de l’eau à la population locale pour leurs différentes activités socio-économiques.
La réalisation de deux ouvrages annexes de franchissement de part et d’autre du pont actuel pour augmenter la capacité d’évacuation d’eau.

DCRP / MEEEA

 

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Burkina : Le Front de libération nationale voit le jour

Le président du M21, Marcel Tankoano, et d’autres acteurs de la société civile ont lancé, ce jeudi 18 août 2022, le Front de libération nationale (FLN). Ce mouvement se veut « un regroupement salvateur ».

Un slogan qui sonne comme un cri du cœur : « Ma patrie d’abord ». Une patrie que le Front de libération nationale (FLN) entend sauver en appelant tous les Burkinabè à être « persévérants » dans la lutte contre le terrorisme. Le FLN, a fait savoir Mathias Tankoano, est conduit par « des leaders charismatiques et de grande notoriété issus d’organisations de la société civile réputées ».

Déjà sur le terrain de la lutte contre le terrorisme, Marcel Tankoano dit constater des progrès. « L’armée burkinabè travaille et monte en puissance », est-il convaincu. « Celui qui dit que l’armée ne monte pas en puissance est un soutien fort des terroristes », a-t-il fustigé. Pour le membre du FLN, les Burkinabè ont intérêt à ce que la Transition réussisse sa mission qui est de débarrasser le Burkina Faso du terrorisme.

Par ailleurs, Marcel Tankoano ne comprend pas ceux qui critiquent la Transition. « Ceux qui s’asseyent pour critiquer notre armée, retenez une chose : si notre armée échoue, c’est fini, il n’y a plus de vie », a-t-il mis en garde.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Caisse des dépôts et de consignation : Les activités suspendues

Le Conseil des ministres de ce mercredi 17 août 2022 a décidé de la suspension de la Caisse des dépôts et de consignation (CDC). Cette caisse était jusque-là dirigée par l’ancien Premier ministre, Paul Kaba Thiéba.

Au sortir du Conseil des ministres de ce 17 août, le porte-parole du gouvernement, Lionel Bilgo, a informé de la suspension de la Caisse des dépôts et de consignation (CDC). Il justifié cette suspension par des difficultés de fonctionnement. Au nombre des difficultés, le ministre a évoqué « l’absence de consensus entre la caisse de consignation et l’ensemble des partenaires financiers, notamment la CARFO la CNSS et la poste au Burkina Faso ». Toute chose qui, à l’en croire, a occasionné des difficultés de mobilisation des ressources financières.

A en croire le porte-parole du gouvernement, les partenaires financiers ont marqué leur désaccord sur la centralisation de leurs fonds au niveau de la caisse. Par ailleurs, a-t-il fait savoir, la caisse rencontre des difficultés d’ordre juridique « qui mettent la caisse de dépôt dans une situation de quasi illégalité car elle fonctionne sans commission de surveillance conformément à la loi ». Pour parer à toutes ces difficultés, il est envisagé « la mise en place d’une commission à l’effet d’interroger les montages juridiques et institutionnels » avant toute relance.

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Terrorisme : Un mouvement appelle à faire bloc autour des autorités de la transition

Le Mouvement patriotique pour le Faso de demain (MOPAFAD) a animé une conférence de presse le vendredi 29 juillet 2022 à Ouagadougou. Il s’est agi pour le mouvement de faire un décryptage des différents évènements qui ont marqué l’arène politique ces derniers temps.

Voilà plus de 5 mois que le Burkina Faso a amorcé une transition politique dont les objectifs principaux demeurent la restauration de l’intégrité du territoire national et l’organisation d’élections libres et transparentes. De la situation sécuritaire, Bachirou Tarnagda, coordonnateur national du mouvement, a laissé entendre que malgré la complexité de la lutte contre le terrorisme, les FDS appuyées par les VDP engrangent des résultats satisfaisants sur le terrain. A l’en croire, les offensives militaires opérées ces derniers temps ont mis en déroute les forces du mal qui, déplore-t-il, dans leur fuite s’attaquent « lâchement aux populations civiles ». Pour lui, la reprise de certaines zones tombées aux mains de groupes terroristes, la neutralisation de certains chefs terroristes et la sécurisation de convois de ravitaillement dans les localités à fort défi sécuritaire, constituent des motifs d’espoir pour des lendemains meilleurs.

Au regard du succès engrangé sur le théâtre des opérations, il a indiqué que son mouvement reste confiant que les FDS viendront à bout de l’hydre terroriste. Cependant, il a appelé les autorités à l’instauration de l’état d’urgence sur le territoire national afin de mieux combattre l’ennemi. Au plan humanitaire, dit-il, malgré les efforts faits par le ministère en charge de l’Action sociale, la situation reste préoccupante surtout en ces temps de pluies, vu que plusieurs acteurs du monde rural sont toujours dans l’incapacité de retrouver leurs terres pour cultiver. Face à une telle situation, Bachirou Tarnagda a appelé la population à une solidarité agissante envers ces personnes déplacées internes.

                                 Le MOPAFAD a appelé la population à soutenir les autorités de la transition

Dans la quête de la réconciliation nationale, il a encouragé le président Damiba et son gouvernement à prendre toutes les dispositions nécessaire afin de concilier tous les fils et filles du Burkina Faso. Dans la même veine, le mouvement a salué les démarches entreprises qui ont permis le bref séjour du président Blaise Compaoré au Burkina Faso. Aux autorités coutumières et religieuses qui participent déjà aux différentes rencontres pour la recherche de solutions, il les a invitées à s’impliquer davantage pour un Burkina de paix, de stabilité et de cohésion sociale. « Notre vœu le plus cher est de voir la libération des militaires emprisonnés et le retour définitif du président Blaise Compaoré et tous les exilés politiques », a-t-il laissé entendre.

Egalement il a salué la hauteur d’esprit du président Blaise Compaoré qui, dans une lettre adressée à la nation burkinabè, a demandé pardon aux Burkinabè et en particulier à la famille de Thomas Sankara. Somme toute, il a appelé les autorités de la transition à travailler à éviter toute forme de transmission du pouvoir en donnant une chance égale à tous les acteurs politiques engagés dans la conquête et l’exercice du pouvoir d’Etat. Face aux différentes critiques souvent objectives, il a invité le président Damiba à poursuivre les concertations et consultations déjà engagées afin de fédérer toutes les énergies. Pour terminer, le mouvement a appelé l’organisation sous-régionale, à savoir la CEDEAO, à avoir des positions indulgentes à l’égard du Burkina Faso afin de lui permettre de poursuivre sereinement l’œuvre de reconquête du territoire.

Par Wossonawan Gloria KERE (www.burkinanews.info)

 

Lutte contre le terrorisme : Les jeunes à l’épreuve des propositions

A la faveur de la Journée internationale de la jeunesse, les jeunes du Burkina Faso prennent part, du 12 au 13 août 2022, à Ouagadougou, à un forum national sur la résilience des jeunes face aux défis sécuritaires. L’occasion pour ces jeunes, réunis au sein du Conseil national de la jeunesse, de faire des propositions en faveur de la lutte contre le terrorisme.

Venus des 45 provinces du pays, plusieurs jeunes, à l’appel du Conseil national de la jeunesse du Burkina Faso, prennent part, à Ouagadougou, à la célébration de la Journée internationale de la jeunesse célébrée chaque 12 août. Cette année, la célébration est marquée par la tenue d’un forum national sur la résilience des jeunes face aux défis sécuritaires du 12 au 13 août 2022. D’où le thème « Promotion du sport et autonomisation des jeunes facteur de résilience face aux défis sécuritaires au Burkina Faso ».

                              Le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Abdoul Wabou Drabo

Pour le président du Conseil national de la jeunesse, Moumouni Dialla, ce forum donne l’opportunité aux jeunes de parler d’une même voix sur leur contribution à la lutte contre le terrorisme. C’est également l’occasion, a-t-il dit, d’attirer l’attention des dirigeants sur les défis auxquels la jeunesse est confrontée. Outre la situation sécuritaire, les participants au forum échangeront sur la formation et la création d’emplois au profit des jeunes ainsi que leur insertion dans les sphères de prise de décision.

                           Moumouni Dialla, président du Conseil national de la jeunesse du Burkina Faso

Pour de meilleurs résultats, le ministre des Sports de la Jeunesse et de l’emploi Abdoul Wabou Drabo, a appelé les jeunes à « un débat franc sans langue de bois sur les préoccupations réelles de la population et de la jeunesse ». Il a pris l’engagement de faciliter la mise en œuvre effective des résultats qui seront issus des échanges.

Le représentant des partenaires techniques et financier a salué le choix du thème car, dit-il, « la crise sécuritaire pousse les jeunes à la radicalisation et à l’extrémisme violent ». Pour lui, ce thème appelle à un engagement citoyen des jeunes à œuvrer pour le retour de la paix au Burkina Faso. Il a rassuré que les partenaires techniques et financiers se tiendront aux côtés des jeunes pour toute initiative visant à les rendre autonomes.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Manquements dans les établissements d’’enseignement privé : Des enseignants dénoncent la complicité du ministre

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Le Syndicat national des travailleurs de l’éducation du privé (SYNATEP) et les Enseignants non intégrés dans la Fonction publique (ENIFP) ont conjointement animé une conférence de presse ce jeudi 11 août 2022, à Ouagadougou. Objectif, interpeller le ministre en charge de l’Education nationale sur les mauvais traitements que subissent les enseignants du privé.

Les enseignants du privé souffrent ! Et cela n’est pas du goût du Syndicat national des travailleurs de l’éducation du privé (SYNATEP) et des Enseignants non intégrés dans la Fonction publique (ENIFP). A l’occasion d’une conférence de presse ce jeudi 11 août 2022, les deux structures syndicales ont égrené le chapelet des problèmes qu’ils rencontrent dans l’exercice de leur métier. Entre traitements inhumains, licenciements abusifs, salaires en dessous du SMIG, instabilité de l’emploi et retard de paiement de salaires, les enseignants du privé peinent à joindre les deux bouts, selon les deux syndicats.

C’est donc pour améliorer leurs conditions de vie et de travail, a fait savoir Jean Paul Bouda, le porte-parole des deux syndicats, que les enseignants du privé ont entrepris des démarches auprès du ministre en charge de l’Education nationale dès sa prise de fonction. Il s’est agi pour eux de demander à leur ministre de tutelle de faire respecter les textes qui encadrent le métier d’enseignant. Ces démarches, a laissé entendre Jean Paul Bouda, ont abouti à l’élaboration d’un rapport qui a été transmis au ministre et à une rencontre avec la Direction du privé. « Après la rencontre avec la Direction du privé, une correspondance nous a été envoyée et la volonté manifeste de ne pas faire respecter les textes en vue d’améliorer nos conditions de vie et de travail y est clairement déclinée », a-t-il regretté.

Face à toutes ces injustices, le SYNATEP et l’ENIFP déplorent l’attitude du ministre qui, selon eux, reste indifférent. « Malgré l’existence des textes normatifs tels que la convention collective de 1974 et les cahiers des charges monsieur le ministre garant de leur application et de leur respect se montre désintéressé voire complice de ces manquements », a dénoncé Jean Paul Bouda. Pourtant, est-il convaincu, il suffit que l’autorité interpelle les fondateurs sur le respect des textes sous peine de sanction afin que ceux-ci s’exécutent.

Les enseignants du privé pensent que leurs différentes propositions peuvent permettre d’améliorer la situation. Au nombre de celles-ci, on retient l’intégration d’un contrat d’adhésion dans les conditions de création et d’ouverture d’établissements, la régulation des frais d’inscriptions et l’harmonisation des salaires en fonction de la qualification des travailleurs. Tout en espérant que ces propositions soient prises en compte, le SYNATEP et l’ENIFP invitent tous les enseignants du privé à se tenir prêts pour un mot d’ordre que la situation commanderait dans les jours à venir.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Pascal Zaïda, coordonnateur national CNTR : « Il n’y a pas un régime qui a tué plus que celui de Sankara »

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Dans un contexte sécuritaire difficile marqué par des attaques et exactions de tous genres, le pardon et la réconciliation nationale peuvent contribuer énormément à retrouver la stabilité. C’est, du reste, la conviction du coordonnateur national de la Coordination nationale pour une transition réussie (CNTR), par ailleurs député à l’Assemblée législative de la Transition, Pascal Zaïda. Depuis plusieurs années, et aujourd’hui plus encore, il ne cesse de le clamer à chaque fois que l’occasion se présente. Dans une interview qu’il nous a accordée le vendredi 22 juillet 2022, l’homme est revenu sur plusieurs sujets d’actualités. Lisez !

BN : Le Burkina Faso traverse l’une des pires périodes de son histoire. Le nouveau pouvoir a suscité beaucoup d’espoir mais aujourd’hui, beaucoup restent sceptiques quant à sa capacité à changer la donne. Croyez-vous que ce régime peut changer la tendance ?

PZ : Depuis la nuit des temps, le Burkina Faso a toujours connu des effets de crise. Cette crise, nous l’avons vu venir, nous avons prévenu mais malheureusement nous n’avons pas été compris. Je peux d’ores et déjà dire qu’avec ce que nous vivons, voyons et entendons sur le terrain, nos jeunes camarades militaires trouveront la solution au problème sécuritaire.

BN : Qu’est-ce qui vous rend autant optimiste quand nous assistons toujours à des attaques d’envergure et à un déplacement massif des populations vers les villes ?

PZ : Tout ce qui relève de la grande muette est un peu secret. Je pense qu’il y a une évolution positive sur le terrain du combat. Les résultats sont probants et ils parlent d’eux-mêmes. Concernant la question du terrorisme, c’est un fléau qui est un peu maîtrisé au Burkina Faso. Aujourd’hui, on assiste à des actions de groupuscules, de bandits de grand chemin et des trafiquants. Au bout de six mois, le Burkina Faso pourra recouvrer les 75% de son territoire.

BN : Dans sa démarche de recherche de solution à ce fléau, le président Damiba a récemment convoqué une réunion à laquelle l’ancien chef de l’Etat, Blaise Compaoré, a pris part. Certains ont crié au scandale soutenant que ce dernier devait être remis à la Justice. Partagez-vous cet avis ?

PZ : Moi-même j’ai trouvé que la venue de Blaise Compaoré au Burkina Faso était prématurée. Mais il faut dire que nous avons besoin aujourd’hui de la paix dans ce pays. Il faut que nous arrivions à prendre l’exemple sur la Côte d’Ivoire ; il faut que nous fassions la paix des braves. Nous nous attendions à voir les présidents Compaoré et Kaboré ensemble. Malheureusement, le président Kaboré a décliné cette offre. Ce qui veut dire que le président Kaboré a désobéi à son serment avec certains chefs d’Etat de la CEDEAO. Quoiqu’on dise, ce sont certains chefs d’Etat de la CEDEAO qui avaient souhaité que le président Kaboré prenne part à cette rencontre mais il a décliné l’offre. La paix des braves aujourd’hui est importante. Vous verrez à la fête de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, les présidents Bédié, Ouattara et Gbagbo ensemble à Yamoussoukro. Nous avons besoin de ce modèle au Burkina Faso.

BN : Vous parlez de l’exemple de la Côte d’Ivoire mais dans le cas du Burkina Faso, ne pensez-vous pas que Blaise Compaoré doit être remis d’abord à la Justice ?

PZ : Rien n’est tard ! C’est vrai que l’arrivée du président Compaoré a été un peu précipitée. De toute façon, il avait été jugé et condamné dans le cadre du dossier Thomas Sankara. Or au Burkina Faso, on veut la vérité, la justice et la réconciliation. Il y a eu la vérité et la justice. Il faut que les gens soient indulgents et tolérants afin qu’on aille à la réconciliation. Pour ma part, le président Kaboré peut encore se ressaisir. En 2014, il avait fait son mea culpa. Aujourd’hui, le président Kaboré peut aussi demander pardon au peuple burkinabè pour avoir refusé de participer à une rencontre de haut niveau dans le cadre de la restauration et de la stabilité du pays. Il a pris un pays uni et sept ans après, il a remis un pays déchiré.

BN : Vous insistez sur le fait que le retour de Blaise Compaoré était prématuré. Qu’est-ce qu’il aurait fallu faire en amont, selon vous ?

PZ : Nous avons été l’un des premiers à parler de réconciliation au Burkina Faso. Après, il y a eu Ablassé Ouédraogo avec la CODER, Harouna Dicko…Tout se prépare. Il aurait fallu demander aux vrais acteurs quelles étaient leurs motivations premières à déclencher cette dynamique de réconciliation. Dans le cadre de la mise en œuvre de cette dynamique, qu’est-ce qu’on fait ? Il y a eu vice de procédure. Dans tous les cas, nous donnons l’alerte. Au Burkina Faso parfois, les gens évitent de connaître la valeur d’un homme. Une fois à l’Assemblée (Assemblée législative de la Transition, ndlr), j’en ai parlé également à Yéro Boly. S’il m’avait demandé ce qu’on devait faire pour que Blaise Compaoré vienne, j’aurais dû lui apporter la réponse pour dire : ‘’A cette étape où nous sommes, c’est prématuré’’. Par contre, il faut préparer les esprits. Nous attendons le retour définitif de Blaise Compaoré en fin décembre. Lorsque le président Damiba va s’adresser à la Nation, il va prendre une mesure conservatoire que lui confère la Constitution pour faire ce qu’on appelle une grâce présidentielle. C’est quelque chose qui peut passer par l’ALT, mais de par ses attributions, vu que ce sont des personnes qui avaient été jugées et condamnées, il peut demander à tous les anciens chefs de l’Etat de rentrer au pays. Il y a eu vice de procédure mais nous n’en voulons à personne. Nous leur demandons d’avoir dorénavant de la considération pour ceux qui ont été les premiers acteurs à demander la réconciliation.

BN : Etait-ce donc dans cette optique que lors de la dernière assemblée générale de la CNTR, vous avez demandé au gouvernement et à l’ALT d’user du droit de grâce dévolu au président du Faso pour consacrer le pardon du peuple aux condamnés pour crimes politiques ?

PZ : Le Burkina Faso vit une guerre. Personne n’a la solution à ce problème. Nous avons de côté de jeunes militaires formés et spécialisés dans ce type de combat. Si tout de suite, le président Damiba décide de libérer les prisonniers politiques, notamment de la MACA, on peut affecter le capitaine Dao à Djibo, le capitaine Zoumbri dans une autre zone et on met des hommes sur le terrain…Je ne peux pas parier mais je pense qu’ils pourront contribuer à ce que nous retrouvions la paix. Notre souci commun, c’est comment faire pour retrouver la paix et faire en sorte que les Burkinabè se parlent. Je pense qu’on est déjà dans cette logique. Au-delà des débats politiques, c’est l’intérêt supérieur de la Nation qui prime.

BN : Pour parvenir à cette réconciliation, n’est-il pas indiqué que les condamnés puissent purger leur peine ?

PZ : Il y a eu la justice et la vérité. Le reste, c’est le pardon. Personne ne peut nous dire aujourd’hui que, du moment où il y a eu la vérité et la justice sur le dossier Sankara, Blaise Compaoré et le général Diendéré qui ont été condamnés à vie doivent rester en prison durant toute leur vie. Nous ne sommes pas un peuple tolérant, un peuple de pardon. Lorsqu’on veut la paix dans un pays, il faut accepter de faire des concessions. Est-ce qu’aujourd’hui, on peut aller réveiller Sankara dans sa tombe quand bien même qu’on sait que les os même de Sankara ne sont plus au Burkina Faso. Si Sankara pouvait se lever, il allait dire : ‘’Je pardonne à ceux qui m’ont fait ça’’. C’est normal que certains en ont fait un fonds de commerce. Malheureusement, ce fonds de commerce a une limite. A partir du moment où il y a eu le verdict, c’est fini. On ne peut continuer à s’enrichir sur la mort de Thomas Sankara. Sankara aussi a fait des victimes. Il n’y a pas un régime qui a tué plus que celui de Sankara. Mais personne n’en parle. Pourtant les victimes ont des enfants et des arrière-enfants qui savent que c’est sous le régime de Sankara qu’il y a eu ceci ou cela. Nous avons intérêt à nous accorder sur un minima : la paix et la stabilité. On est en train de tourner sur le dossier mais l’insurrection sera jugée tôt ou tard. Quand on va faire sortir le dossier de l’insurrection, qu’est-ce que les gens vont dire ? Les gens veulent savoir ce qui s’est réellement passé les 30 et 31 octobre 2014.

« Nous attendons le retour définitif de Blaise en fin décembre »

BN : Pour revenir sur le plan sécuritaire, concevez-vous que dans un petit pays comme le Burkina Faso, l’on puisse parler de l’existence d’une piste d’atterrissage clandestine sans que les autorités ne soient au courant ?

PZ : J’ai lu cela à travers les réseaux sociaux, j’avoue que je n’ai pas très bien perçu le message. Mais je peux vous dire que pour les questions qui relèvent de la grande muette, il faut être prudent. Une piste d’atterrissage ? C’est un jet privé ? Un hélicoptère ? Où se trouve cette piste ? C’est dans quelle forêt ? Il ne faut pas rentrer dans ce débat.

BN : Autre chose, comment analysez-vous les récents propos polémiques de l’ambassadeur de France au Burkina Faso, Luc Hallade ?

PZ : Il faut reconnaître qu’il y a une part de vérité dans ce qu’il a dit. Ce qui a fait tomber le président Kaboré, c’est que ce sont les réseaux sociaux qui dirigeaient entre temps le Burkina Faso. Dès que les internautes disaient ceci ou cela, il prenait une décision y relative. Comme je l’ai dit, les gens pensent qu’ils vont pouvoir pousser les militaires à bout mais cela ne marchera pas. Il faut reconnaître qu’il y a une part de vérité dans ce que l’ambassadeur de France a dit. N’importe quel quidam se lève, met 1000 F de mégas et il commence à raconter des histoires.

BN : Tout de même l’ambassadeur y est allé un peu fort avec l’emploi de mots tels que ‘’idiots utiles’’…

PZ : L’ambassadeur de France s’adresse aux internautes, pas aux Burkinabè. Il y a des personnes qui ne vous connaissent pas mais qui vous agressent à travers les réseaux sociaux. Et lorsque vous les rencontrez, elles demandent pardon. Je suis entièrement d’accord avec ce que l’ambassadeur a dit. On ne peut pas gérer le pays à travers les réseaux sociaux. Des gens se cachent derrière internet et insultent à longueur de journée. C’est vrai qu’il y a ce sentiment anti-français mais cela n’a rien à voir.

BN : Pascal Zaïda porte plusieurs casquettes comme celle de la Ligue des consommateurs du Burkina. A ce niveau, on ne t’entend pas trop sur les questions de vie chère…

PZ : Les gens se trompent. Ils ne suivent pas l’actualité. Dans le cas de la vie chère, personne n’a parlé ou proposé plus que moi. J’en ai les preuves. C’est une conjecture mondiale. Il y a la guerre entre l’Ukraine et la Russie, la COVID et le terrorisme. Voilà les trois indicateurs qui font que la vie chère. Dans cinq ou six mois, les prix des produits vont encore subir une augmentation. Au regard de la situation que nous vivons là, qu’est-ce qu’il faut faire ? Voilà ce que nous avons dit : les brasseries utilisent 75% de la production de maïs. Je rappelle que la bière n’est pas une priorité. Les fermes utilisent également du maïs. Nous sommes au mois de juillet, il faut prendre des mesures conservatoires. Il faut déjà prévenir les grandes firmes comme la Brakina que dorénavant, elles doivent importer le houblon pour fabriquer la bière. Deuxièmement, il y a la question des taxes sur les importations. La mesure SYLVIE est une mesure qui n’engage que la Chambre de commerce. On a dû supprimer ces taxes pour permettre aux gens de faire entrer des produits de grande consommation. Il y a enfin la question de la subvention : demander à l’Etat de subventionner les produits de grande consommation. J’en ai parlé à tous les niveaux. C’est un combat que je mène.

BN : Pour la fin…

PZ : Je souhaite la paix et la stabilité dans notre pays. Aujourd’hui, les militaires sont en train d’abattre un travail formidable. Ils ont besoin de l’appui et des encouragements de tous les Burkinabè.

Interview réalisée par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Mali : L’armée déjoue une attaque terroriste visant le camp de Kati

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Des explosions et des tirs nourris ont été entendus à l’aube au camp militaire de Kati à 15 kilomètres de Bamako, où vit le président de la transition malienne. Une déflagration a retenti ce vendredi vers 5 heures du matin dans la ville de garnison de Kati. L’attaque a ciblé le camp militaire de Kati, siège de l’armée malienne et qui sert en même temps de résidence au président malien Assimi Goïta.

Au moment de l’attaque, le chef de l’Etat malien se trouvait dans la garnison de Kati, bien sécurisée par une unité d’élite de l’armée. Par contre, son ministre de la Défense Sadio Camara se trouvait au camp militaire où des combats violents ont opposé l’armée malienne et des jihadistes. L’armée malienne dans un communiqué, indique avoir repoussé « vigoureusement une attaque terroriste contre la caserne de Kati ».

Les Forces armées maliennes évoquent une attaque qui s’est déroulé aux environs de 5 heures du matin menée par « deux véhicules piégés bourrés d’explosifs ». Difficile d’en savoir davantage sur la nature des combats, mais l’armée malienne donne un bilan provisoire de « deux assaillants neutralisés ». L’attaque pourrait être l’œuvre du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (JNIM) qui s’est décrit comme la branche officielle d’al-Qaida au Mali. En 2017, la branche saharienne d’al-Qaida au Maghreb islamique, al-Mourabitoun, Ansar al-Dine et le Front de libération du Macina se sont réunis pour former le JNIM.

Le JNIM multiplie les attaques au Mali. En juin, les jihadistes de la katiba du Macina avait froidement tué 132 civils. Le massacre s’était produit dans plusieurs villages de la commune de Diallassagou, dans le cercle de Bankass Dans son communiqué, Le Chef d’Etat-major Général des Armées du Mali, rassure les populations de vaquer à leurs occupations habituelles. « La situation est sous contrôle et le ratissage est en cours pour débusquer les auteurs et leurs complices selon un communiqué l’armée », ajoute le document.

Source : Journal du Mali

Burkinanews

Compte-rendu du conseil des ministres du 20 juillet 2022

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 20 juillet 2022, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 15 H 40 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Paul-Henri Sandaogo DAMIBA Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ENERGIE, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret porte nomination des Membres permanents du Conseil de régulation du secteur de l’énergie. L’adoption de ce décret permet la nomination de trois (03) Membres permanents au Conseil de régulation du secteur de l’énergie, conformément aux dispositions du décret n°2020-1051/PRES/PM/MINEFID/ME/MCIA du 31 décembre 2020, modifiant le décret n°2020-0278/PRES/PM/ME/MCIA/MINEFID du 16 avril 2020 portant attributions, organisation et fonctionnement de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie.

Le second décret porte organisation du ministère de l’Environnement, de l’énergie, de l’eau et de l’assainissement. L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Environnement, de l’énergie, de l’eau et de l’assainissement d’accomplir efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2022-0026/PRES-TRANS/PM/SGG-CM du 31 mars 2022 portant attributions des membres du Gouvernement et du décret n°2022-0055/PRES-TRANS/PM/SGG-CM du 20 avril 2022 portant organisation-type des départements ministériels.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté deux (02) rapports. Le premier rapport est relatif à deux (02) projets de décrets portant respectivement création d’emplois et nomination d’enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences à l’Université Nazi BONI. L’adoption de ces décrets permet la création de deux (02) emplois de Maître de conférences agrégé et la nomination de deux (02) enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Nazi BONI pour compter du 17 novembre 2021. La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.

Le second rapport est relatif à un projet de décret portant organisation du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation d’assurer efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2022-0026/PRES-TRANS/PM/SGG-CM du 31 mars 2022 portant attributions des membres du Gouvernement et du décret n°2022-0055/PRES-TRANS/PM/SGG-CM du 20 avril 2022 portant organisation-type des départements ministériels.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Le Conseil a adopté un rapport relatif à l’état des préparatifs pour l’organisation de la 20ème édition de la Semaine nationale de la Culture « SNC BOBO 2022 ». Le Conseil a marqué son accord pour l’organisation de cette 20ème édition de la Semaine nationale de la Culture du 26 novembre au 03 décembre 2022. Le Conseil a toutefois donné des orientations pour une organisation réussie de l’événement dans la sobriété en tenant compte du contexte sécuritaire.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques. L’adoption de ce décret permet au ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques d’assurer efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2022-0026/PRES-TRANS/PM/SGG-CM du 31 mars 2022 portant attributions des membres du Gouvernement et du décret n°2022-0055/PRES-TRANS/PM/SGG-CM du 20 avril 2022 portant organisation-type des départements ministériels.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective a fait au Conseil deux (02) communications. La première communication est relative au 12ème rapport de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives au Burkina Faso (ITIE-BF) adopté le 16 février 2022 par les Nations unies. Les rapports ITIE offrent la possibilité de retracer les flux financiers entre l’Etat et les sociétés minières et de mettre à la disposition des citoyens, des informations crédibles sur le secteur extractif.

La seconde communication est relative à l’organisation de la 23ème Assemblée générale des Etablissements publics de l’Etat (AG/EPE) session 2022. Placée sous le thème : « Contrôle interne et dématérialisation des services dans les Etablissements publics de l’Etat : état des lieux et perspectives », cette 23ème session se tiendra le 21 juillet 2022 à Ouagadougou. L’Assemblée générale des EPE est une instance qui permet aux pouvoirs publics d’apprécier la gestion des établissements publics, d’échanger sur les difficultés rencontrées et de donner des orientations pour un meilleur accomplissement de leurs missions.

II.2. Le ministre de l’Environnement, de l’énergie, de l’eau et de l’assainissement a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la 4ème Journée nationale de l’Arbre (JNA) célébrée chaque premier samedi du mois d’août. Le lancement de cette 4ème édition de la JNA aura lieu dans la région du Centre-Nord le 06 août 2022 sous le thème « Arbre, facteur de solidarité et de résilience ». Placée sous le très haut patronage de Son Excellence Monsieur le Président du Faso, la cérémonie marquera le lancement officiel de la campagne nationale de reforestation 2022. Instituée en 2018, la JNA a pour vocation d’inverser les tendances à la dégradation de l’environnement et d’assurer durablement la gestion des ressources naturelles et environnementales.

II.3. Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à l’élection du Burkina Faso au Comité intergouvernemental de la Convention de 2003 de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Cette élection est intervenue lors de la 9ème session de l’Assemblée générale des Etats parties de ladite Convention, tenue du 05 au 07 juillet 2022 à Paris en France. L’élection du Burkina Faso, pour la deuxième fois au sein de ce Comité, permettra à notre pays de mettre à profit son expérience pour la mise en œuvre et la promotion des objectifs de la Convention sur la période 2022-2026.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Madame Donbeyitwor Jeanne Marie Raïssa YAMEOGO/DABIRE, Mle 96 931 G, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Directrice générale de l’Agence nationale pour le développement des collectivités territoriales (ADCT).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

– Monsieur Alfred THIOMBIANO, Mle 104 279 X, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur général du contrôle des marchés publics et des engagements financiers.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ENERGIE, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Membres permanents du Conseil de régulation du secteur de l’énergie :

– Monsieur Jean-Baptiste KY, Mle 79 68 S, Ingénieur en énergie ;

– Monsieur Sidbéwendé Ahmed Yachine OUEDRAOGO, Economiste ;

– Monsieur Léonard SANON, Juriste.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Hassan Bismarck NACRO, Mle 47 467 A, Professeur titulaire en agro-pédologie et gestion des ressources naturelles, catégorie P, classe exceptionnelle, 2ème échelon, est nommé Président de l’Université Nazi BONI ;

– Monsieur Toundé Mesmin DANDJINOU, Mle 45 763 D, Enseignant-chercheur, Maître de conférences, catégorie P3, classe terminale, 2ème échelon, est nommé Vice-Président chargé des enseignements et des innovations pédagogiques de l’Université Nazi BONI ;

– Monsieur Sanwé Médard KIENOU, Mle 257 263 Y, Enseignant-chercheur, Maître de conférences, catégorie P3, grade initial, 2ème échelon, est nommé Vice-Président chargé de la professionnalisation et des relations Université-Entreprises de l’Université Nazi BONI ;

– Monsieur Jean Louis ZERBO, Mle 110 972 S, Enseignant-chercheur, Maître de conférences, catégorie P2, 3ème échelon, est nommé Vice-Président chargé de la recherche, de la prospective et de la coopération internationale de l’Université Nazi BONI ;

– Monsieur Honoré Larba NYAMWEOGO, Mle 272 921 E, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Université Virtuelle.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES ET DES CARRIERES

– Monsieur Tousma DODBZANGA, Mle 241 638 N, Conseiller d’éducation, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de la règlementation et du suivi ;

– Monsieur Augustin SEBGO, Mle 334 082 V, Ingénieur de conception en géologie et mines, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de la cartographie des titres miniers et autorisations.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

– Monsieur Emmanuel BEMBAMBA, Mle 101 777 D, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Secrétaire général.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

– Monsieur Djibril TOE, Mle 41 592 D, Inspecteur des impôts, est nommé Directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ;

– Monsieur Moctar Seïdou GANAMA, Mle 117 000 K, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Karim PORGO, Mle 94 583 Y, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Pama SENI, Mle 212 530 N, Inspecteur du travail, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Jude Yangânegré OUEDRAOGO, Mle 105 245 P, Inspecteur du travail, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Madame Hatiko ZINSONNI/COULIBALY, Mle 100 566 D, Attaché de direction, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Chargée de missions ;

– Madame Pélagie KABRE, Mle 217 034 V, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Directrice générale des études et des statistiques sectorielles ;

– Monsieur Yiépa Jean Marie BAZIE, Mle 278 892 X, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale de l’Est.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

– Monsieur Ibrahim SABA, Mle 32 99, Inspecteur des postes et des services financiers, catégorie 9, 7ème échelon, est nommé Directeur général de LA POSTE BURKINA FASO.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

– Madame Rakiata GUIGMA/NABI, Mle 212 307 X, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Directrice générale des études et des statistiques sectorielles ;

– Monsieur Guéswendé Boubakar SORE, Expert en marketing et commerce international, est nommé Directeur général de l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina (APEX-BURKINA) ;

– Monsieur Mandiali LOMPO, Expert en management des entreprises et marketing, est nommé Directeur général de l’Agence de financement et de promotion des petites et moyennes entreprises (AFP/PME).

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de l’Université Norbert ZONGO et de l’Université de Ouahigouya au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ;

– du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises.

Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Université Norbert ZONGO, de l’Université de Ouahigouya et du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO).

  1. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Tiga Alain OUEDRAOGO, Mle 17 702 Z, Maître de recherche, Administrateur représentant les Universités publiques du Burkina Faso au Conseil d’administration de l’Université Norbert ZONGO pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le deuxième décret nomme Monsieur Tiga Alain OUEDRAOGO, Mle 17 702 Z, Maître de recherche, Président du Conseil d’administration de l’Université Norbert ZONGO pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration de l’Université de Ouahigouya pour un premier mandat de trois (03) ans :

– Monsieur Wamtinga Richard SAWADOGO, Mle 88 764 P, Directeur de recherche en biochimie, en remplacement de Monsieur Alou KEITA ;

– Madame Patricia Lucie OUEDRAOGO/ZOUNGRANA, Mle 59 245 P, Maître de conférences en mathématiques, en remplacement de Madame Olga Mélanie LOMPO.

Le quatrième décret nomme Monsieur Wamtinga Richard SAWADOGO, Mle 88 764 P, Directeur de recherche en biochimie, Président du Conseil d’administration de l’Université de Ouahigouya pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Mahamadi TASSEMBEDO, Mle 212 616 L, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises au Conseil d’administration du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Fidèle ILBOUDO.

Le deuxième décret renouvelle le mandat de Monsieur Boureima BARRY, Mle 00 90 116 A, Ingénieur statisticien, Administrateur représentant l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina Faso (APEX-Burkina) au Conseil d’administration du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur Mahamadi TASSEMBEDO, Mle 212 616 L, Conseiller des affaires économiques, Président du Conseil d’administration du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Porte-parole du Gouvernement

Wendkouni Joël Lionel BILGO

Province du Yagha : 11 terroristes neutralisés

Dans le communiqué qui suit, l’armée burkinabè informe le public que onze terroristes ont été abattus dans une opération de ratissage dans la province du Yagha (Sahel), le 17 juillet dernier.

En riposte à des actions de harcèlement perpétrées par des terroristes contre les populations de GUISSINGORI (Province du Yagha, région du Sahel), les unités militaires de Sebba, en coordination avec les VDP de la localité, ont tendu une embuscade aux terroristes lors de leur mouvement retour le 17 juillet 2022.

Le bilan établi après les opérations de ratissage fait état de 11 terroristes abattus. Une vingtaine de motos de l’armement et une importante quantité de munitions ont été récupérés. Des moyens de communication, du carburant et des vivres ont également été saisis ou détruits.

Coopération Burkina Faso-Turquie : « La Turquie est là pour accompagner le Burkina Faso », selon l’ambassadrice Nilgün Erdem Ari

Le Premier ministre, Albert Ouédraogo, a reçu en audience ce mardi 19 juillet 2022, l’ambassadrice de Turquie accréditée auprès du Burkina Faso, Madame Nilgün Erdem Ari. Avec cette diplomate, le chef du Gouvernement burkinabè a revisité l’ensemble des domaines de coopération qui lient nos deux pays.

« C’est un honneur de pouvoir rencontrer Monsieur le Premier ministre. Nous avons eu l’occasion de retracer tous les domaines de la relation bilatérale qui existe entre nos deux pays », a déclaré l’ambassadrice turque, à sa sortie d’audience.

Elle a souligné que son pays a des relations excellentes et historiques avec le Burkina Faso et que ces relations s’étendent à tous les domaines. « J’ai remarqué la volonté forte qu’il y a entre les deux pays à coopérer davantage et à aller de l’avant. Dans les domaines de l’économie, du commerce, de la culture et spécialement de l’éducation, ces relations se développent », s’est réjouie Nilgün Erdem Ari.

Elle a confié que dans le domaine de l’éducation, la Turquie octroie des bourses aux Burkinabè désireux de faire des études de longue durée dans ce pays.

L’ambassadrice Nilgün Erdem Ari a par ailleurs rappelé que son pays et le Burkina Faso entretiennent une coopération militaire depuis 2001. Selon elle, la formation constitue le domaine dans lequel les deux pays coopèrent énormément. « La Turquie est là pour accompagner le Burkina Faso qui est dans une situation sécuritaire, humanitaire et alimentaire difficile », a-t-elle confié.

DCRP/Primature

Situation nationale : Le Nonce apostolique porte le message de soutien du Pape François au Président du Faso

Le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a accordé, ce lundi 18 juillet 2022, en fin de matinée, une audience au Nonce apostolique auprès du Burkina Faso, son excellence Monseigneur Michael Francis Crotty.

Les échanges entre le Chef de l’Etat et son hôte ont porté essentiellement sur la paix et la réconciliation nationale. « Comme représentant du Saint père, j’ai porté les prières pour tout le Burkina Faso du Pape François, qui est touché par le besoin de paix et de réconciliation nationale dans le pays », a déclaré le Nonce apostolique à sa sortie d’audience.

L’audience a été une opportunité pour les deux personnalités d’aborder la contribution de l’Eglise catholique au développement de notre pays. A cette occasion, le représentant de l’Eglise catholique au Burkina Faso a réaffirmé que « l’Eglise travaille pour le bien commun de tous les Burkinabè ».

« Nous sommes dans la coopération au niveau de l’éducation, de la santé et nous avons un profond désir d’aider tous les Burkinabè », a soutenu le Nonce apostolique Son Excellence Monseigneur Michael Francis Crotty.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Propos incitatifs à la violence sur Newton Ahmed Barry : L’auteur de l’audio aux arrêts

Depuis quelques temps, la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) a constaté avec récurrence que certains internautes burkinabè s’adonnent à des publications de contenus audios contenant des propos diffamatoires, outrageants et incitatifs à la violence ou à la destruction de biens publics et privés. La BCLCC tient à rappeler que ces types de publications constituent des infractions prévues et punies par la loi.

C’est ainsi que B. I, commerçant, âgé de 35 ans, à travers un enregistrement audio en langue mooré dans un groupe WhatsApp qui a vite été relayé dans plusieurs autres groupes a tenu des propos diffamatoires et incitatifs à la violence sur la personne de Monsieur Newton Ahmed BARRY ainsi qu’à la destruction de ses biens privés.

Interpellé puis conduit dans les locaux de la BCLCC à la suite des investigations, il a été soumis à une audition au cours de laquelle, il reconnait être l’auteur de l’audio et n’a pas mesuré sa portée lors de l’enregistrement.

Ainsi, I. B a été conduit devant Monsieur le Procureur du Faso pour répondre de ses actes.

Burkinanews.info

Concours de la magistrature : Des étudiants indignés par le rejet de leurs dossiers se confient au ministre Bazié

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Des étudiants ayant postulé aux concours directs de la magistrature session 2021 ont vu leurs dossiers rejetés. La raison qui leur a été avancée, selon leur porte-parole Cyprien Sawadogo, c’est que le diplôme avec lequel ils ont postulé, la maitrise en droit, n’est plus accepté depuis l’avènement du système Licence, Master, Doctorat (LMD) dans les universités. C’est cette situation qui les a indignés. Et pour éviter que cela ne se reproduise dans les sessions à venir, ils ont cherché à exposer le problème au ministre de la Fonction publique, du Travail et de la protection sociale Bassolma Bazié, qui les a reçus ce lundi 18 juillet 2022.

                Le ministre Bassolma Bazié et ses collaborateurs ont pris bonne note des préoccupations des étudiants

« Lors des concours directs passés, nos dossiers ont été rejetés par l’administration au motif que l’université ne devrait pas nous délivrer la maitrise, car obtenue dans le système LMD. A notre connaissance, aucun texte n’empêche la délivrance de ce diplôme », a dit le porte-parole de la délégation des étudiants Cyprien Sawadogo

« Merci de nous avoir saisi sur la question, c’est une bonne démarche. D’ores et déjà, je vais m’atteler à instruire mes services techniques pour analyser minutieusement votre préoccupation et vous revenir très vite », a promis le ministre Bazié à la délégation en guise de réponse.

Il faut noter que ce concours a été organisé l’année passée par le ministère en charge de la justice.

DCRP/MFPTPS

Pouvoir du MPSR : L’UNIR/MPS veut « faire barrage à la restauration de l’ancien régime »

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Ceci est un compte-rendu du plénum ordinaire Bureau politique national (BPN) de l’Union pour la renaissance Mouvement patriotique Sankariste (UNIR-MPS) tenu le samedi 16 juillet dernier. lisez !

Le samedi 16 juillet 2022 s’est tenu au Conseil Burkinabè de Chargeurs (CBC) à Ouagadougou le plénum ordinaire du Bureau Politique National (BPN) de l’Union pour la Renaissance Mouvement patriotique Sankariste (UNIR-MPS) autour de l’ordre du jour suivant :

1- Examen et adoption de la feuille de route du parti durant la période de la Transition.

2- Adoption d’une résolution portant convocation d’un congrès extraordinaire du 28 octobre au 1er novembre 2022.

Le plénum a enregistré la présence effective des membres du Secrétariat Exécutif National (SEN), des représentants des fédérations provinciales, des présidents des Commissions spécialisées, des présidents des Coordinations spécifiques, des points focaux ainsi que des Commissaires aux comptes.

Après l’hymne national, est intervenu le mot introductif du camarade Me Bénéwendé S. SANKARA, Président du Bureau Politique National.

Les travaux du plénum ont débuté aux environs de dix(10) heures trente (30) minutes par la présentation du projet de la feuille de route du Directoire national (DN) de l’UNIR-MPS par le Camarade Alphonse Marie Ouédraogo, 6ème Vice-président chargé des questions économiques et du plan et Président du comité de pilotage de la réflexion sur la feuille de route.

Il a structuré sa communication en deux (02) axes. Le premier s’articule autour de la vision prospective du parti.

Il s’est agi de présenter le contexte sécuritaire de façon globale, c’est-à dire avant les évènements du 24 janvier 2022, puis le contexte national post 24 janvier 2022 ; l’analyse de la situation problématique de l’avancée vertigineuse de l’occupation du territoire national par les terroristes.

Ainsi, des hypothèses ont été émises sur l’évolution probable de la situation nationale et du système actuel des partis politiques. Pour ce faire, des scénarii et des perspectives ont été élaborés en fonction de chaque situation.

Le deuxième axe a concerné le projet de plan d’actions prioritaires 2022-2024. Ce volet a consacré à l’exposé de l’évolution de la structuration du parti et la préparation des élections de l’après transition, de l’animation de la vie du parti et du suivi de l’agenda de la transition.

On retiendra que les perturbations socio-économiques et politiques engendrées par les groupes armés terroristes, la corruption des élites au Burkina Faso et le chaos engendré par le coup d’Etat du Lieutenant-Colonel Paul Henri Damiba rendent difficilement prédictible l’horizon politique pour notre parti et pour le pays.

A l’unanimité, les membres du BPN ont salué la qualité du document de cinquante-deux (52) pages, de sa vision sankariste et ont adopté la feuille de route du parti durant période de la Transition par acclamations.

Par ailleurs, le BPN a encouragé le SEN et le DN à continuer ce travail de prospective, d’anticipation, de lobbying et de recherche de partenariats avec d’autres partis et formations politiques ainsi que des OSC pour défendre vaillamment les acquis de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et se mobiliser pour la reconquête de notre territoire.

Se prononçant sur la situation nationale, le BPN a adopté une recommandation, un appel à la mobilisation, une résolution et une motion de soutien aux Forces de défense et de sécurité (FDS), aux Personnes déplacées internes (PDI) et à toutes les victimes du terrorisme.

La teneur de la recommandation est la suivante : Considérant l’arrêt brutal du processus démocratique perpétré le 24/01/2022 par le Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR),Considérant l’incapacité du MPSR à trouver des solutions aux problèmes sécuritaires, et socio-économiques ainsi qu’à unir les burkinabè par une vraie et sincère réconciliation du peuple avec lui-même,

Considérant la gouvernance clanique et sectaire du MPSR visant à restaurer l’ancien régime voué aux gémonies et face à son incapacité notoire qui menace l’existence de notre Nation,

Considérant l’avancée de l’hydre terroriste,
Considérant les manipulations de tout genre du MPSR qui sapent les valeurs fondamentales de notre Nation avec en sus le mépris de notre justice et l’atteinte grave aux libertés chèrement acquises;

Nous participants au Bureau Politique National (BPN) du 16/07/2022, recommandons la mise en place d’une transition civile inclusive pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel.

Pour ce qui est de l’appel à la mobilisation, l’on peut retenir :

Considérant que la junte militaro-civile qui s’est accaparée le pouvoir le 24 janvier 2022 a justifié son coup d’Etat par l’incapacité du régime démocratiquement élu du président Roch Marc Christian KABORE à faire face à la crise sécuritaire,

Considérant que le bilan actuel de cette junte militaro-civile, ses faits et pratiques, en contradiction avec son discours mielleux, démontrent à souhait que son agenda politique prioritaire vise à restaurer non pas l’intégrité territoriale du Burkina Faso mais l’ancien régime oppresseur vomi par le peuple burkinabè à la faveur de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014,

Considérant que la junte militaro-civile s’adonne à des manœuvres sordides visant à remettre en cause les acquis de notre peuple en matière d’indépendance de la Justice, à garantir l’impunité au capitaine Blaise Compaoré et à ses hommes de main, malgré leur condamnation par la Justice burkinabè, notamment pour leur implication dans l’assassinat du camarade Thomas SANKARA et de ses compagnons d’infortune,

Considérant que l’existence de notre nation est menacée par les tergiversations et le tâtonnement du MPSR,

Nous, membres du BPN de l’UNIR-MPS, réunis ce samedi 16 juillet 2022 lançons un appel à tous les militants et sympathisants de l’UNIR-MPS, des partis et mouvements sankaristes, à l’ensemble du peuple burkinabè à :

Faire barrage à la restauration de l’ancien régime par la junte militaro-civile au pouvoir depuis le 24 janvier 2022,

Préserver les acquis de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014,

Renforcer les rangs du Front patriotique constitué par les partis et organisations de la société civile héritiers de l’insurrection populaire,

Mettre en place une transition civile et inclusive pour un retour à une vie constitutionnelle normale.

Quant à la résolution, elle fait la mention suivante :

Considérant l’arrêt brutal du processus démocratique par le Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR) le 24/01/2022,

Considérant les mutations politiques au Plan National,

Considérant les articles 172, 173, 174 et 175 du règlement intérieur de l’Union pour la Renaissance – Mouvement Patriotique Sankariste (UNIR-MPS).

Nous participants du plénum du Bureau Politique National (BPN) du 16/07/2022 prenons la décision de la convocation d’un congrès extraordinaire dans la période du 28 octobre au 1er Novembre 2022.

Instruisons le Directoire National (DN) à prendre toutes les dispositions à cet effet.

Quant à la motion de soutien aux FDS, aux PDI et à toutes victimes du terrorisme, elle dispose :

Considérant la recrudescence des attaques terroristes,

Considérant le fléau de plus en plus grandissant des Personnes Déplacées Internes (PDI) sur toute l’étendue du territoire,

Considérant l’esprit funeste de ces attaques terroriste,

Nous participants au Bureau Politique National (BPN) du 16/07/2022, inclinons-nous devant la mémoire de tous ceux qui sont tombés dans le cadre de la lutte contre l’hydre terroriste,

adressons un prompt rétablissement à tous les blessés et traduisons notre solidarité et notre soutien aux Forces des Défenses et de Sécurité (FDS), Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) et à l’ensemble des Personnes Déplacées Internes (PDI).

Débuté aux environs à dix (10) heures trente (30) minutes, le Plénum du BPN a clos ses travaux à treize (13) heures quarante-cinq mille (45) minutes, après avoir souhaité un bon retour à tous les camarades membres du bureau politique national et entonné l’hymne national.

Avec le Peuple, Victoire !

Fait à Ouagadougou, le 16 juillet 2022

Pour le Bureau Politique National
Le Secrétaire Général
Boureima THIOMBIANO

(photo burkina24)

Lutte contre le terrorisme : Les recommandations de la COPA-BF et de ‘’Les Révoltés’’

La COPA-BF et le mouvement ‘’Les Révoltés’’ co-animé une conférence de presse ce vendredi 15 juillet 2022, à Ouagadougou. Les deux organisations de la société civile ont fait des propositions pour un Burkina meilleur.

Dès l’entame, la COPA-BF et le mouvement ‘’Les Révoltés’’ ont reconnu que la situation sécuritaire du Burkina est très précaire. « Nous assistons au massacre des populations civiles sans défense occasionnant par la même épreuve des déplacés », ont constaté les deux organisations de la société civile.

Pour venir à bout du terrorisme, les conférenciers recommandent le renforcement de la capacité opérationnelle de l’armée à travers la dotation en moyens logistiques adéquats. A cela, ils ajoutent un recrutement massif des jeunes dans les rangs de l’armée, le renforcement des moyens aériens et la mobilisation patriotique qui fait de chaque jeune de plus de 18 ans, un réserviste.

Par ailleurs, les deux OSC recommandent la mise en place effective de la Brigade de veille et de défense patriotique, la promotion du dialogue et la collaboration entre les acteurs des forces de défense et de sécurité.

Actualité oblige, la COPA-BF et ‘’Les Révoltés’’ ont commenté la venue au Burkina Faso de l’ex-président du Faso, Blaise Compaoré. Pour les conférenciers, le prétexte de la réconciliation nationale ne saurait occulter les questions de justice. « Nous avons assisté à une tournée sur le sol burkinabè d’un citoyen burkinabè condamné par la Justice et cela sous la protection des plus hautes autorités de notre pays », a déploré Dr Arouna Louré du mouvement ‘’Les Révoltés’’. « Réconciliation oui ! Mais la vérité et la Justice d’abord. Car cela serait un mauvais exemple pour les générations futures si nous faisons de l’impunité une valeur culturelle au nom d’une soi-disant réconciliation », a prévenu Arouna Louré.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Répudiation de la nationalité burkinabè : Le ministère de la Justice éclaire l’opinion publique

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Dans le communiqué qui suit, le ministère en charge de la Justice apporte plus d’informations sur le décret portant autorisation de répudiation de la nationalité burkinabè adopté en Conseil des ministres du 13 juillet 2022.

Le Conseil des ministres en sa séance du 13 juillet 2022 a adopté un décret portant autorisation de répudiation de la nationalité burkinabè. Le compte rendu y relatif a suscité des interrogations dans l’opinion publique.

Le Ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions tient à rassurer l’opinion publique nationale que la prise de ce décret autorisant la répudiation de la nationalité burkinabè par vingt-sept (27) de nos compatriotes est prévue par le Code des Personnes et de la Famille en vigueur depuis le 4 août 1990. Les dispositions de ce code (articles 140, 144, 186 et 188) prévoient que l’autorisation soit accordée par décret.

La faculté de répudier la nationalité burkinabè est donc un droit reconnu par la loi dans notre pays en l’occurrence le Code des Personnes et de la Famille et est conforme aux engagements internationaux souscrits par le Burkina Faso notamment la Convention des Nations Unies sur la réduction des cas d’apatridie de 1961, ratifié par le Burkina Faso le 3 août 2017.

Certains pays qui n’admettent pas la double nationalité exigent la répudiation de la nationalité d’origine avant l’obtention de leur nationalité. Nos compatriotes résidents notamment en Allemagne, en Autriche ou en Slovénie ont souvent demandé et obtenu la répudiation de la nationalité burkinabè pour embrasser celle du pays d’adoption dans lequel ils sont épanouis tout en conservant de fortes relations historiques avec leur pays d’origine.

Au cours des années passées, des décrets sur la répudiation de la nationalité ont déjà été pris. On peut retenir à titre illustratif qu’en 2021, deux décrets portant autorisation de répudiation ont été pris par le gouvernement concernant quatorze (14) et quatre-vingt-dix-huit (98) Burkinabè. En 2019, deux décrets portant autorisation de répudiation ont été pris par le gouvernement et concernaient quarante-six (46) et douze (12) Burkinabè.

Des Burkinabè ont pu ainsi s’installer dans le pays de leur nationalité d’adoption et ont su apporter des contributions importantes au développement de leur pays d’origine. Ils sont restés fidèles à l’amour de leur patrie de naissance, le Burkina Faso.
Le Ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions reste disponible pour apporter tous éléments d’information en lien avec le sujet de la répudiation et bien d’autres questions de droit des personnes dont il a la charge.

Réconciliation nationale : « Parfois, il faut privilégier le pardon à la Justice », Pascal Zaïda de la CNTR

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La Coordination nationale pour une transition réussie (CNTR) a tenu une assemblée générale le jeudi 14 juillet 2022. Au cours de cette assemblée, Pascal Zaïda et ses camarades ont appelé les Burkinabè à privilégier la cohésion sociale et la réconciliation nationale.

« Cohésion sociale et réconciliation nationale dans un contexte sécuritaire difficile ». C’est sous ce thème que la Coordination nationale pour une transition réussie (CNTR) a tenu son assemblée générale. Ce thème est justifié par le premier responsable de la CNTR, Pascal Zaïda : « La paix dans un pays n’a pas de prix. On n’a qu’à se mettre ensemble, laisser nos divergences et construire le pays ».

Pour la CNTR, le Burkina Faso a besoin d’un nouveau contrat social « qui sera marqué par le dépassement du passé douloureux du pays ». Aussi propose-t-elle au gouvernement et à l’Assemblée législative de la transition d’user du droit de grâce dévolu au président du Faso pour consacrer le pardon  aux condamnés pour crimes politiques.

Plus précisément, Pascal Zaïda conseille « le vote d’une loi d’amnistie pour consacrer le pardon du peuple pour les condamnés de crimes politiques ». Il est convaincu que « la Justice pour la Justice est une dégoûtante machine meurtrière ». Et de poursuivre : « Parfois, il faut privilégier le pardon à la Justice. Il faut sonner le glas de cette peste qui nourrit malheureusement les clivages ».

Par ailleurs, la CNTR propose également de poursuivre l’examen de l’indemnisation des parents des victimes des crimes politiques et d’organiser une journée nationale du pardon. Sur le plan sécuritaire, la CNTR suggère d’ouvrir le « corridor de repentir » pour les Burkinabè en rupture avec la patrie et renforcer les moyens logistiques des FDS. Elle demande également d’entendre les FDS et de donner une suite favorable à leurs requêtes.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

(Photo Sidwaya)

Promotion des pôles de croissance : Le Gouvernement s’attèle à créer les bases d’une consolidation de l’économie nationale

Le Premier ministre, Albert Ouédraogo, a présidé, ce vendredi 15 juillet 2022, la session ordinaire au titre de l’année 2022 du Comité national de pilotage des pôles de croissance (CNPPC). Il s’est agi, au cours de cette session, de faire l’état des lieux de la situation sécuritaire dans les zones de pôle de croissance, en vue de prendre les mesures appropriées pour la protection des investissements et le déroulement des travaux, ainsi que pour la libération de celles déjà sous emprise.

« Promouvoir les pôles de croissance comme instrument majeur de résilience de l’économie nationale dans un contexte à fort défi sécuritaire ». C’est sous ce thème que s’est tenue la session ordinaire au titre de l’année 2022, du Comité national de pilotage des pôles de croissance (CNPPC).

L’ordre du jour de cette assise qui a connu la participation des membres et observateurs du CNPPC ainsi que de personnes ressources, a porté sur l’état de la mise en œuvre des résolutions et recommandations de la session 2021, la situation de la mise en œuvre du Plan de travail annuel 2021 de la Stratégie nationale de promotion des pôles de croissance (SNP-PC) et le point sur la préparation et la construction de pôles de croissance.

Cette rencontre a également permis de faire l’état des lieux de la situation sécuritaire dans les zones de pôle de croissance, en vue de prendre les mesures appropriées pour la protection des investissements et le déroulement des travaux, ainsi que pour la libération de celles déjà sous emprise.

Des acteurs et parties prenantes à la rencontre

A la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre, Albert Ouédraogo, par ailleurs président du CNPPC, a soutenu que les travaux de cette session interviennent à un moment où le Burkina Faso traverse une grave crise sécuritaire, doublée d’une profonde crise socio-économique et également une dégradation sans précédent de la situation humanitaire.

« A la date du 30 avril 2022, le Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation a recensé 1 902 850 personnes déplacées internes du fait des exactions des groupes armés terroristes. Sur le plan socio-économique, la situation sécuritaire a de fortes répercussions sur l’activité de production dans divers domaines. Le secteur agrosylvopastoral par exemple, qui occupe plus de 70% de la population active totale, a été fortement impacté », a-t-il expliqué.

Et le Chef du Gouvernement de préciser que « les mouvements de populations du fait de l’insécurité ont entraîné un abandon de 384 702 ha de superficies de terres cultivables et une perte de production de 323 093 tonnes durant la campagne agricole 2021/2022 ». Toute chose qui, à son avis, a provoqué une dégradation de la situation alimentaire.

Face à ce constat, a-t-il ajouté, le Gouvernement s’attèle, avec l’appui de tous ses partenaires, à trouver des solutions idoines, pour résorber les effets de la crise et créer les bases d’une consolidation de l’économie nationale, déjà confrontée aux conséquences de la crise sanitaire de la Covid-19 et à un environnement économique international fragilisé principalement par le conflit russo-ukrainien.

Selon le Premier ministre, la session a permis d’explorer les possibilités qu’offrent les pôles de croissance, en tant qu’approche holistique de développement, dans le cadre global de la lutte contre l’insécurité, structurée autour du triptyque « Paix-Sécurité-Développement ».

C’est pourquoi, il a affirmé que l’importance des investissements réalisés ainsi que l’impact attendu des pôles de croissance, en termes de création de richesses et d’emplois, imposent d’apporter des réponses appropriées et diligentes à la problématique de la sécurité.

DCRP/Primature

Situation nationale : Le président du Faso échange avec les leaders coutumiers et traditionnels

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Le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a rencontré ce jeudi 14 juillet 2022, en fin de matinée les leaders de la chefferie coutumière et traditionnelle de notre pays. Au menu des échanges du Chef de l’Etat avec les dépositaires des valeurs traditionnelles et culturelles du Burkina Faso, la recherche de solutions à la situation nationale.

Convaincu que la chefferie traditionnelle et coutumière qui a toujours été « le garant de l’unité nationale et de la cohésion » au Burkina Faso, le Président du Faso a initié cette rencontre d’échanges pour demander leur implication et leur concours pour un retour de la paix dans notre pays.

« La situation actuelle du Burkina Faso nous interpelle tous et surtout les chefs coutumiers et traditionnels en premier lieu car ils sont les dépositaires des valeurs ancestrales et culturelles de notre pays », a déclaré le Chef de l’Etat. A cet effet, le Président du Faso les a invités « à orienter leurs efforts vers la recherche de la cohésion et de l’unité nationale ».

Par ailleurs, le Président du Faso, à travers les chefs traditionnels « a invité les populations de leurs contrées à faire bloc avec les Forces de défense et de sécurité et les engagés civils dans la lutte contre les forces du mal ».

Convaincu que « c’est ensemble que nous allons réussir, c’est ensemble que nous devons réussir », le Président DAMIBA a appelé la chefferie traditionnelle à propager des messages de cohésion, d’entente et de solidarité et à œuvrer à la réconciliation des fils et des filles du Burkina Faso.

Le Chef de l’Etat a saisi l’opportunité de cette rencontre pour évoquer avec les chefs traditionnels la démarche qu’il a entreprise d’échanger avec les anciens Chefs d’Etat sur la situation nationale. Selon le Président du Faso, cette initiative ne vise ni la restauration d’un quelconque ordre ancien ni la consécration de l’impunité dans notre pays.

C’est « une concertation qui vise à fédérer les intelligences et les énergies pour lutter contre un ennemi qui met à profit nos profondes divergences pour déstabiliser le Burkina Faso », a expliqué le Président du Faso.

Il a rassuré les leaders traditionnels et coutumiers que les concertations vont se poursuivre en bilatéral avec les anciens Chefs d’Etat qui étaient absents à la rencontre pour un engagement de tous les Burkinabè pour l’intérêt supérieur de la Nation. « Nous sommes convaincus que c’est dans la mobilisation de tous que les forces engagées sur le combat contre le terrorisme engrangeront davantage de résultats sur le terrain », a soutenu le Président DAMIBA.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Transition au Burkina : Le Premier ministre présente le plan d’action aux partenaires techniques et financiers

Le Premier ministre, Albert Ouédraogo, a présidé ce jeudi 14 juillet 2022 à Ouagadougou, une rencontre de haut niveau avec les partenaires techniques et financiers (PTF) de notre pays. Il s’agissait de leur présenter le Plan d’action de la Transition et solliciter leur accompagnement.

Le Plan d’Action de la Transition est un document opérationnel qui décline les priorités du gouvernement, et qui prend en compte certains projets majeurs du PNDES-II. Evalué à 11.840 milliards de FCFA, il a été présenté ce jeudi matin, aux partenaires techniques et financiers du Burkina Faso. Pour le chef du gouvernement, l’objectif de cette rencontre de haut niveau est de présenter le document et échanger avec les PTF, afin de leur permettre de se l’approprier et d’apporter leur accompagnement à sa mise en œuvre.

Le Premier ministre Albert Ouédraogo

Le financement du Plan d’action n’étant pas couvert en totalité, notre pays attend de ses partenaires, un appui en complément à ses ressources propres. Il s’agit de 2.999 milliards FCFA, soit 25,33% du budget global du Plan. Albert Ouédraogo a précisé aux partenaires que ce Plan constitue l’instrument central de planification opérationnelle des priorités de la Transition. « Il sert de guide à l’action quotidienne du gouvernement dans la sécurisation du pays, l’assistance aux personnes déplacées internes et le relèvement des personnes affectées par le terrorisme », a-t-il expliqué.

C’est au regard de la grande importance de ce Plan pour le Burkina Faso, dans un contexte marqué par une crise sécuritaire, que le chef du Gouvernement a lancé un appel aux partenaires, pour un soutien adéquat, en vue d’assurer durablement la sécurité et l’épanouissement des populations.

Cette rencontre était aussi une occasion pour le Premier ministre, de partager avec les PTF, les principales conclusions de la dernière session ordinaire de la CEDEAO sur la transition en cours dans notre pays. Albert Ouédraogo a rappelé que notre pays et la CEDEAO sont parvenus à un compromis dynamique sur la durée de la Transition, ce qui traduit une convergence de vues sur le caractère évolutif de la situation au Burkina Faso.

Il a, par ailleurs, annoncé l’élaboration d’un Plan d’urgence de la Transition qui sera consacré aux projets prioritaires, innovants et à fort impact sur les conditions de vie des populations. Sur instruction du Président du Faso, le gouvernement est en train de travailler diligemment sur ce document qui sera exécuté sur douze (12) mois, a dit le Premier ministre.

DCRP/Primature

Réconciliation nationale : Oyou présente son projet au ministre Bassolma Bazié

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De plus en plus les Burkinabè s’impliquent dans la promotion du dialogue social. Et cela réjouit fortement le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Bassolma Bazié, ministre responsable du dialogue social au sein du gouvernement.

Il a félicité l’acteur de cinéma Eugène Bayala alias Oyou le jeudi 14 juillet 2022, pour son projet « Faso burkindri culture pour la paix ». Le projet a pour ambition de contribuer à la consolidation de la paix, de la réconciliation nationale et la cohésion sociale.

« Nous pouvons apporter notre touche pour promouvoir le vivre ensemble au Burkina Faso », a relaté Eugène Bayala.

Le ministre Bassolma Bazié a salué l’initiative du promoteur car elle s’inscrit en droite ligne avec les objectifs du gouvernement en matière de promotion de la paix et du dialogue social.

« Votre projet est noble. Je suis disposé à vous accompagner dans l’atteinte de vos objectifs » a fait savoir le ministre Bazié, à son hôte du jour.

DCRP/MFPTPS

Barsalogho : 17 terroristes neutralisés

Dans un communiqué en date de ce mercredi 13 juillet 2022, l’Etat-major général de l’armée annonce que suite à l’attaque contre le détachement militaire de Barsalogho, dans la province du Sanmatenga, région du centre-nord, le 10 juin dernier, une contre-offensive est engagée depuis plusieurs jours pour traquer et neutraliser les groupes terroristes qui sévissent dans la zone.

Selon le communiqué, cette opération a mobilisé des unités terrestres et des appuis aériens. Plusieurs raids ont été menés sur des bases terroristes identifiés grâce aux services de renseignement. Au bilan, on dénombre au moins 17 terroristes neutralisés.

Toujours selon ce communiqué, sur les bases démantelées, une importante quantité d’armes et de munitions ont été saisies. Des lots de médicaments, des vivres, des engins explosifs, des moyens roulants, des moyens de communication et divers autres matériels ont également été récupérés ou détruits.

L’Etat major de l’armée précise qu’aucune perte en vie humaine n’a été constatée dans les rangs des forces de défense et de sécurité (FDS).

(image d’illustration)

Mahamadi Kouanda, coordonnateur national CCP : « Nous devons lutter ensemble comme un seul homme pour sauver notre pays»

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Le coordonnateur de la Coalition centriste pour la paix des partis et formations politiques (CCP) estime qu’il faut taire les divergences et se concentrer sur l’essentiel : sauver le Burkina du péril sécuritaire. C’est ce qu’il évoque dans cette déclaration dont nous avons eu copie.

Peuple et amis du Burkina Faso

Femmes et hommes du pays des hommes intègres

La Coalition centriste pour la paix des partis et formations politiques (CCP) a appris par voie de presse la tenue d’une rencontre de haut niveau et de larges concertations au sommet de l’Etat, le vendredi 08 juillet 2022 afin de recueillir les propositions et suggestions des anciens chefs d’Etat du Burkina Faso, sans distinction et sans discrimination aucune.

Cette rencontre qui a mobilisé, le Président du Faso, Son Excellence le Lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo DAMIBA, les Excellences Jean Baptiste OUEDRAOGO et Blaise COMPAORE, dans un huit clos, est un signal fort pour la nouvelle génération de filles et de fils du Burkina Faso, dans le présent contexte.

En effet, notre patrie, le Burkina Faso traverse l’une des plus sombres périodes de son histoire et ce, à cause de la crise sécuritaire sans précédent à laquelle nous faisons face depuis 2016, dont les conséquences sur la cohésion sociale, le vivre-ensemble et la paix sont perceptibles et non négligeables.

Pour tous les Burkinabè et amis du Burkina Faso, dire aujourd’hui que le terrorisme menace l’existence de notre chère patrie est une lapalissade tant la récurrence des attaques terroristes le prouve à souhait.

La Coalition centriste pour la Paix des partis et formations politiques tient à féliciter et à saluer la tenue de cette rencontre de haut niveau, qui devrait contribuer à court, moyen et long terme à l’amélioration de la cohésion sociale et à l’apaisement d’une part et au déclenchement du processus de réconciliation nationale d’autre part.

Peuple et amis du Burkina Faso

Hommes et femmes du pays des hommes intègres

Au regard de la situation que traverse notre nation, il est urgent pour toutes les filles et tous les fils du Burkina Faso d’œuvrer au retour de la paix et de la cohésion nationale. Et pour ce faire, nous devons faire fi de ce qui nous divise et privilégier ce qui nous rassemble, et lutter ensemble comme un seul homme pour sauver notre pays.

C’est en cela que la Coalition centriste pour la Paix loue toute initiative fédératrice et allant dans le sens du dialogue entre les acteurs, dans le contexte où les risques de dislocation de notre pays sont de plus en plus grands. En outre, la Coalition centriste pour la Paix encourage tous les acteurs à s’inscrire dans la dynamique de la recherche de la paix et à privilégier les actions concourant à cette paix, pourvoyeuse de bien-être et de bonheur au peuple.

C’est dans le sens de la recherche de l’apaisement, que pour les prochaines étapes, la CCP invite le Président DAMIBA à aller vers toutes les familles victimes depuis 1960 de quelle que forme que ce soit et avoir un dialogue franc avec elles avant le démarrage du processus de réconciliation nationale. Du reste, la Coalition centriste pour la Paix est disposée à accompagner les nouvelles autorités pour la réussite de la réconciliation nationale.

Tout en exhortant le chef de l’Etat à poursuivre les efforts de recherche de solutions, tout en favorisant l’approche inclusive et participative, la CCP ose espérer que ses suggestions serviront à quelque chose.

En tout état de cause, la CCP se réjouit de la tenue de la rencontre de haut niveau en ce sens qu’elle s’inscrit en droite ligne de certaines de ses propositions faites il y a quelques mois, dans les colonnes de plusieurs journaux et ou diffusées sur les ondes des radios et télévisions nationales et internationales ».

Qu’Allah bénisse le Burkina Faso et les Burkinabè

Fait à Ouagadougou, le 12 juillet 2022

Le Coordonnateur national de la CCP

El Hadj Lamine Mahamadi KOUANDA,

Commandeur de l’Ordre national

Me Benewendé Sankara : « Le mandat d’arrêt contre Blaise Compaoré doit être exécuté sans tenir compte des agendas politiques »

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Le collectif des avocats des familles de Sankara et ses 12 compagnons assassinés le 15 octobre 1987 était face aux médias, vendredi 8 juillet 2022 à Ouagadougou. Au cours de cette rencontre, les hommes en robe ont critiqué la présence de l’ancien président Blaise Compaoré et exigé que le mandat d’arrêt international soit exécuté.

Présent à Ouagadougou jeudi (lire ici), l’ex-président président Blaise Compaoré prend part, ce vendredi 8 juillet, à une rencontre de haut niveau entre anciens chefs d’État à l’initiative du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba.

Le retour de l’enfant terrible de Ziniaré n’est pas du goût de tous les Burkinabè en témoigne les manifestations qui ont lieu aux alentours de l’aéroport international de Ouagadougou dans l’après-midi du 7 juillet. Parmi les personnes qui ne digère pas cette présence, le collectif des avocats des familles des victimes du 15 octobre 1987.

Pour Me Bénéwendé Stanislas Sankara, il n’existe pas de super Burkinabè aux yeux de la loi : « Blaise Compaoré est tout simplement un justiciable burkinabè contre qui un mandat d’amener a été décerné. Il n’y a absolument aucune raison pour que ce mandat ne soit pas exécuté. Le mandat d’arrêt contre Blaise Compaoré doit être exécuté sans tenir compte des agendas politiques ».

A en croire le porte-parole du collectif, les familles des victimes du 15 octobre 1987 n’entendent pas se faire complices d’une énième tentative de fouler au pied leurs droits. « Le respect des droits des familles des victimes et le repos des âmes des victimes du 15 octobre 1987 impliquent obligatoirement le respect et l’application des règles de droit, donc la mise en exécution intégrale du jugement rendu par le tribunal militaire de Ouagadougou », a-t-il clamé.

Aussi Me Sankara a-t-il déploré l’attitude des autorités qui semblent déterminées à entraver l’exécution du mandat d’arrêt international. Il va plus loin en affirmant que c’est bel et bien le lieutenant-colonel Damiba   qui bloque l’exécution du mandat car étant le premier magistrat du Burkina.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Rencontre de haut niveau Damiba-anciens présidents du Faso : Le communiqué final

Voici le communiqué final issu de la rencontre au sommet entre le président Paul-Henri Sandaogo Damiba et ses prédécesseurs notamment Jean Baptiste Ouédraogo et Blaise Compaoré tenue ce vendredi 8 juillet 2022 à Ouagadougou.

A l’invitation du président du Faso, des anciens présidents du Faso se sont réunis dans l’urgence ce jour, 8 juillet 2022, autour du président Paul-Henri Sandaogo DAMIBA compte tenu de la situation très difficile et délicate que connaît notre pays.

Vous le savez déjà, cette rencontre a eu pour unique objet une concertation sur le péril commun qui nous menace jusqu’à notre existence. Même en tant que Nation, en tant qu’Etat.

Devant les affres sécuritaires que nous vivons aujourd’hui, tous s’interrogent ou reconnaissent le niveau d’échec de notre projet républicain, voire en tant que Nation ébranlée par l’insécurité vécue par nos compatriotes avec les déplacés internes en grand nombre, la souffrance extrême, les stigmatisations et autres divisions multiples qui compromettent notre socle ancestral, précieux héritage de ceux qui nous ont devancés dans la constitution des bornes de ce pays, d’abord voltaïque et burkinabè depuis.

Quand la violence armée pousse près de deux millions de nos compatriotes à fuir de chez eux pour trouver refuge ailleurs dans le pays, quand les terroristes tuent, pillent impunément nos compatriotes et que les survivants dépendent encore aujourd’hui largement de l’assistance humanitaire, reconquérir les territoires occupés, restaurer l’autorité de l’Etat est l’urgence absolue.

Aucune région de notre pays n’est épargnée. Et nous avons appris récemment que plus de la moitié de notre territoire est hors contrôle : c’est effrayant, c’est dramatique !

Le péril commun est déjà là même si certains ne le perçoivent pas encore suffisamment ! Prenons donc garde !

Un pays, un Etat, c’est d’abord un territoire !

Dans ce contexte si tragique, lourd de drame et de douleurs multiples, la cohésion, l’unité nationale et l’union des cœurs au sein des différents groupes communautaires pour une cohabitation pacifique est une nécessité absolue : ce sont des facilitateurs qui prennent cette reconquête territoriale tant recherchée.

Et c’est au dépassement des clivages politiques, générationnels, ethniques, religieux et autres croyances traditionnelles que nous parviendrons à rebâtir ensemble les fondements du pays dans un sursaut patriotique.

Evidemment, tous les anciens présidents n’ont pu répondre aujourd’hui à l’appel du Président du Faso pour diverses raisons. Mais nous comprenons qu’avec les technologies de l’information, l’espoir demeure que ceux d’entre nous qui sont absents de la rencontre d’aujourd’hui apporteront de précieux conseils au Président du Faso.

Le Président du Faso et son gouvernement ne manqueront certainement pas de vous apporter les informations utiles sur nos échanges d’aujourd’hui.

Les anciens présidents

Coopération Burkina-Danemark : En fin de mission, l’ambassadeur Steen Sonne Andersen chez Damiba

Le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a reçu en audience en fin de matinée l’ambassadeur du Danemark au Burkina Faso, Steen Sonne Andersen, en fin de mission.

Après trois ans passés au Burkina Faso en tant qu’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Royaume du Danemark au Burkina Faso, le diplomate danois est venu faire ses adieux au Président du Faso et échanger sur des sujets d’intérêt commun.

« Nous avons échangé sur deux points. Premièrement, nous nous réjouissons de cet accord entre le Burkina Faso et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour le retour à l’ordre constitutionnel. Je dis félicitation», a indiqué l’ambassadeur Steen Sonne Andersen à sa sortie d’audience.

Le deuxième point à l’ordre du jour, selon le diplomate, est le renforcement de la coopération entre le Danemark et le Burkina Faso. Il a indiqué que les deux pays ont signé dernièrement un accord sur un grand programme de coopération de cinq ans. D’un coût global de 100 milliards de FCFA, ce programme sera plus concentré sur des activités en vue d’aider les populations pour leur développement.

Face au défi humanitaire, « le Danemark est l’un des plus grands partenaires techniques en matière d’eau et d’assainissement, et nous allons apporter presque 50 milliards de FCFA dans ce secteur ».

Selon le diplomate danois, les investissements additionnels de son pays dans le cadre de l’humanitaire ont déjà touché plus de 200 mille personnes depuis le début de la crise dans l’optique de soutenir la résilience des populations rurales qui ont accepté accueillir les personnes déplacées.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Prix Martin Ennals 2022 : Dr Daouda Diallo fait chevalier de l’Ordre de l’Etalon

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Le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, a élevé le lauréat du prix Martin Ennals 2022, Dr Daouda Diallo au rang de chevalier de l’Ordre de l’Etalon, ce 4 juillet au palais présidentiel. Au cours d’une cérémonie solennelle, Dr Diallo a reçu la reconnaissance de toute la Nation pour cette distinction internationale qui célèbre les défenseurs des droits humains.

« Ce n’est pas mon prix à moi seul, c’est le prix du Burkina Faso parce que ça honore le Burkina Faso », a déclaré Dr Daouda Diallo après sa décoration. Pour lui, l’obtention du prix Martin Ennals montre également que notre pays a « des autorités qui ont une sensibilité, une attention particulière aux questions des droits de l’homme ». Aussi, le lauréat a tenu à remercier le Chef de l’Etat et son gouvernement pour l’accompagnement dans le processus de réception du prix.

Pharmacien et responsable du laboratoire médical du Centre hospitalier régional de Dédougou, Dr Daouda Diallo est également le fondateur et le secrétaire général du Collectif contre l’Impunité et la Stigmatisation des Communautés (CISC) depuis 2019, dont l’un des objectifs est la promotion de la cohésion sociale entre les différents groupes ethniques du Burkina Faso. Il a été révélé au grand public comme défenseur des droits humains au lendemain des évènements de Yirgou.

Le ministre chargé des Droits humains, Barthélémy Kéré, témoin de cette distinction a rappelé que le prix Martin Ennals a pour but de « récompenser le courage, la persévérance des militants des droits humains qui luttent, parfois hélas au préjudice de leur vie et de leur liberté, pour le respect des droits humains dans leur pays et dans le monde ». Il a aussi précisé que le prix a été créé en 1993 et porte le nom d’une fondation en hommage à un militant britannique des droits humains, par ailleurs ancien Secrétaire général de Amnesty internationale.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Terrorisme : L’association LEAD-CS demande un gouvernement de guerre

Dans la situation sécuritaire actuelle du Burkina, il est plus que nécessaire de mettre en place un gouvernement de guerre. C’est, du reste, ce que pense l’association Leadership pour le développement et la cohésion sociale (LEAD-CS) qui a animé une conférence de presse, ce lundi 4 juillet 2022.

Le coup d’Etat de janvier 2022 a résonné chez l’Association leadership pour le développement et la cohésion sociale (LEAD-CS) comme une opportunité de sortie de la crise sécuritaire. L’association reste persuadée que le président Damiba et la génération agissante des FDS sont à même de juguler la crise s’il y a une union sacrée autour de leurs actions.

Pour l’association, « au regard de la situation, la nécessité de constituer un gouvernement de guerre s’impose ». Un gouvernement qui, selon la présidente de LEAD-CS, Azaratou Konaté, « va s’attaquer avec toutes les énergies mobilisables à cette guerre qui nous est imposée ».

                                              Azaratou Konaté, présidente de l’Association LEAD-CS

Dans cette dynamique, LEAD-CS salue l’interdiction d’importation, de commercialisation et de distribution à titre gratuit de motos Aloba, Sanili ou Fortune ainsi que les tricycles à usage de passagers dans les zones de sécurité sensibles.

Par ailleurs, l’association traduit sa reconnaissance au président Damiba pour la dynamique enclenchée d’accélérer le processus de réconciliation. Pour la présidente de l’association, « le rapprochement avec les anciens présidents augure d’un processus de réconciliation nationale ».

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Affaire de viol : Faysal Nanéma porte plainte contre la présumée victime

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Accusé de viol par une femme de 40 ans, Faysal Ousseni Nanema a décidé de porter plainte contre cette dernière. Nous vous présentons la lettre déposée à la gendarmerie de Bogodogo par ses avocats portant plainte contre la présumée victime.          

Monsieur le Commandant,

Nous avons l’honneur de vous saisir, au nom et pour le compte de Monsieur NANEMA Ousséni Faysal, d’une plainte pour dénonciation calomnieuse, contre CONDE Fanta de nationalité guinéenne.

En effet, notre client NANEMA Faysal a rencontré dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2022, CONDE Fanta dans la boîte de nuit dénommée STRESS OUT. Notre client lui fit la cour et elle marqua son accord. Les deux décidèrent de vivre l’intimité la même nuit. Ils prient la direction du domicile de Faysal où ils ont passés des moments. C’est après avoir consommé l’amour que Fanta exigea 500 000 F CFA en contre partie, ce que naturellement, Faysal a refusé. De retour en boîte, Fanta fit immobiliser Faysal par ses camarades, pour être remis à la Gendarmerie, au motif qu’elle a été violée.

L’article 341-4 du code pénal du Burkina Faso prévoit que : « Est puni d’une peine d’emprisonnement de six mois à cinq ans et d’une amende de cinq cent mille (500 000) à deux millions (2 000 000) de francs CFA, quiconque a sciemment, et par quelque moyen que ce soit, fait une dénonciation calomnieuse ou abusive des infractions prévues par le présent chapitre, aux autorités compétentes, contre une ou plusieurs personnes ».

CONDE Fanta a dénoncé, contre NANEMA Faysal, des faits de viol, à la Gendarmerie, autorité compétente au Burkina Faso pour recevoir et donner suite aux plaintes pour infractions.

Or, Fanta savait bien que sa plainte était calomnieuse, au regard, au moins des trois (03) éléments factuels que voici :

D’abord, Fanta et Faysal ont consommé l’amour au domicile de NANEMA Faysal. Il n’est pas pensable que Faysal ait pu forcer Fanta de la boîte de nuit jusqu’à son domicile pour lui imposer une liaison amoureuse. La circonstance que les faits se déroulent au domicile de Faysal alors que les deux (02) ne se connaissaient pas avant, atteste qu’il s’agit bien d’une liaison parfaitement consentie ;

Ensuite, Fanta était habillée en pantalon JEAN. Fanta n’est pas arrivée à la Gendarmerie avec un pantalon déchiré. Ce qui atteste qu’elle n’a subi aucune violence.

Enfin, au regard de la corpulence de Fanta et de Faysal, il est solidement établi que le second n’a pas de force nécessaire pour imposer à la première des rapports sexuels contre son gré.

Monsieur le Commandant

L’on comprend aisément que la dénonciation de viol de Fanta procède de représailles parce qu’elle n’a pas réussi à soutirer 500 000 à Monsieur NANEMA lequel croyait en une femme normale alors qu’il venait d’avoir à faire une ‘’commerçante de sexe’’.

C’est pourquoi, Ousséni Faysal NANEMA porte plainte contre CONDE Fanta pour dénonciation calomnieuse et se réserve de préciser ses réclamations civiles ultérieurement.

Vous en souhaitant bonne réception, veuillez agréer, Monsieur le Commandant de la Brigade Ville de Bogodogo, nos salutations distinguées.

Votre Bien dévoué.

BIRBA-GUITANGA & ASSOCIES

Maître Christophe BIRBA

Avocat Associé

   

Terrorisme : « Des stratégies permettent de garder l’espoir pour des lendemains meilleurs », M21

Le M21 salue les efforts déployés par les forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le terrorisme. Le mouvement a fait part de son optimisme à l’occasion d’une conférence de presse ce jeudi 30 juillet 2022.

Depuis la prise du pouvoir par le MPSR, beaucoup d’efforts sont fournis par les forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le terrorisme. C’est, du reste, que pense le mouvement M21. « En toute objectivité, sans complaisance aucune, il faut admettre que depuis l’avènement des nouvelles autorités, des stratégies ont été proposées et qui permettent de garder l’espoir pour des lendemains meilleurs », s’est réjoui Marcel Tankoano, président dudit mouvement.

Pour le M21, la mise en place du Commandement des opérations du théâtre national (COTN), organe de coordination des forces combattantes, a le mérite favoriser des résultats probants sur le terrain. « Ce commandement a permis aux FDS, appuyées des volontaires pour la défense de la patrie, d’engranger des résultats probants sur le terrain. Plusieurs terroristes ont péri ou ont pris la poudre d’escampette grâce à la puissance de feu de notre armée », s’est félicité Marcel Tankoano.

Le M21 relève voit une nette amélioration dans la lutte contre le terrorisme par rapport à ce que faisait l’ancien régime. « Contrairement au pouvoir déchu qui se plaisait dans un casernement de nos FDS, les autorités de la transition ont permis à notre armée d’aller au contact de l’ennemi ou de le chercher partout où il est pour le mettre hors d’état de nuire », a-t-il fait remarquer.

Autre chose qui pourrait faciliter la lutte contre le terrorisme, selon le M21, c’est la récente rencontre entre le président Damiba et les anciens chefs de l’Etat, Roch Marc Kaboré et Jean-Baptiste Ouédraogo. Le M21 y voit un acte qui « pose les jalons d’un processus de restauration des relations brisées que traine notre pays depuis son accession à l’indépendance ». Une opportunité, juge-t-il, de recoller le tissu social fortement effrité par de longues années de soubresauts politiques.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

N’dorola/Orodara : Les FDS repoussent deux attaques terroristes

Selon l’Agence d’information du Burkina (AIB), les forces de défense et de sécurité (FDS) ont fait échec à deux tentatives d’attaques des hommes armés non identifiés dans la nuit du 29 au 30 juin 2022, à N’dorola, une localité frontalière du Mali, dans la province du Kénédougou (Orodara).

Venus en nombre important pour attaquer les postes de police et de gendarmerie aux environs de 21 heures, ces individus armés ont fait face à une riposte des FDS. Laquelle riposte les a repoussés dans la dans la zone de Morolaba, à la frontière du Mali.

(Photo d’illustration)

Performance de la Primature : Des documents de planification et de suivi-évaluation en validation

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Il se tient, ce mercredi 29 juin 2022, un atelier de validation des documents de planification et de suivi-évaluation de la Primature. L’objectif général de cette activité, présidée par le Secrétaire Général, Abdou-Salam Gampéné, est d’assurer la programmation des activités et d’apprécier les performances de l’institution.

La recherche de la performance dans la mise en œuvre des politiques publiques nécessite la planification rigoureuse des actions de développement et de mécanisme de suivi-évaluation et de capitalisation. C’est pourquoi, la Direction de suivi-évaluation (DSE), a organisé un atelier de validation des documents de planification et de suivi-évaluation de la Primature.

Une cinquantaine de participants, c’est-à-dire l’ensemble des responsables des structures centrales, rattachées et de missions, vont se pencher sur l’examen et la validation des résultats des actions de l’année 2021 et l’adoption du programme de travail consolidé de l’année en cours. Pour ce faire, plusieurs documents sont soumis à l’approbation des participants. Il s’agit du rapport de performance 2021, du rapport d’activités 2021, du rapport-bilan 2021 et du programme d’activités 2022 de la Primature.

                            Le secrétaire général de la Primature Abdou-Salam Gampéné

A l’ouverture de l’atelier, le Secrétaire général de la Primature, Abdou-Salam Gampéné, a fait savoir que l’atelier se tient conformément aux dispositions réglementaires relatifs aux outils de pilotage. Selon lui, c’est une opportunité d’apprécier, en toute objectivité, la performance commune de 2021, d’examiner les difficultés rencontrées et d’approuver le plan de travail 2022.

L’occasion est aussi indiquée pour formuler des recommandations susceptibles d’améliorer la performance de la Primature. Par ailleurs, M. Gampéné a salué les efforts des uns et des autres pour les résultats atteints, en dépit du contexte sécuritaire et donc des conditions de mise en œuvre parfois hostiles. « Je vous invite à rester dévoués, afin que nous relevions, ensemble, les défis communs auxquels la Primature fait face, dans cette période de transition politique », a-t-il exhorté.

DCRP/Primature

2 morts et 1 blessé à la base aérienne : Le procureur militaire ouvre une enquête

Dans un communiqué dont nous avons obtenu copie, le procureur militaire revient sur le drame survenu à la base aérienne de Ouagadougou. Il annonce qu’une enquête a été ouverte afin de situer les circonstances exactes et les responsabilités.

Voici le contenu du communiqué : « Dans la nuit du mardi 21 juin 2022 aux alentours de 20 heures, un incident mortel s’est produit dans le périmètre de sécurité de la Base aérienne 511 et a coûté la vie à deux (02) personnes de sexe féminin. Une troisième personne a été blessée et conduite à l’hôpital pour des soins appropriés.

En effet, un véhicule de marque Toyota rav4 immatriculé 6697 E403 s’est retrouvé dans le dispositif des éléments de sécurité. A la suite des alertes à la voix et des tirs de sommations qui n’ont pas été respectés, la sentinelle a été obligée de stopper ledit véhicule par des tirs, alors que celui-ci fonçait tout droit sur le poste.

Le procureur militaire s’est rendu immédiatement sur les lieux et une enquête a été ouverte afin de situer les circonstances exactes et les responsabilités.
Le parquet militaire saisit ce malencontreux incident pour appeler la population à la coopération et au respect des périmètres de sécurité des installations sensibles. Il adresse ses profondes condoléances aux familles éplorées et souhaite prompt rétablissement au blessé ».

(www.burkinanews.info)

Ouagadougou/Gounghin : un exercice militaire programmé ce mercredi

Un exercice militaire a lieu ce mercredi 22 juin 2022 entre 8h et 15h dans les environs de l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC), à Ouagadougou. Selon l’Etat-major général des armées du Burkina Faso, cet exercice pourrait occasionner des détonations et des coups de feu dans les environs de Gounghin. Par conséquent, il invite les populations à ne pas paniquer et à vaquer paisiblement à leurs occupations.

Sécurité, conduite de la Transition : Damiba échange avec ses prédécesseurs Roch et Jean-Baptiste

Le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a reçu en audience, ce matin les anciens Chefs d’Etat, Roch Marc Christian Kaboré et Jean-Baptiste Ouédraogo.

Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba et ses deux prédécesseurs à la tête de l’État burkinabè ont échangé sur les questions sécuritaires, la conduite de la Transition et bien d’autres sujets d’intérêt national. La rencontre entre ces trois personnalités témoigne de la volonté de réconciliation du Chef de l’État, pour un Burkina uni, déterminé et solidaire dans la lutte contre l’hydre terroriste.

Elle traduit la matérialisation de l’appel à l’unité nationale et à la cohésion sociale lancé par le Président du Faso pour plus de cohésion sociale et pour un Burkina réconcilié avec lui-même et son histoire.

Cette audience est le début d’une série d’actions envisagées par le Chef de l’Etat en vue de décrisper la situation politique et favoriser la participation de toutes les filles et tous les fils du Burkina à l’œuvre de refondation nationale.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Attaques terroristes : Les militaires et policiers radiés aptes pour le front

Les militaires et policiers radiés de 2011 ont réitéré leur volonté d’aller au front pour combattre les terroristes. C’était au cours d’une conférence de presse tenue ce mardi 21 juin 2022.

Les militaires et policiers radiés de 2011 veulent apporter leur contribution à la lutte contre le terrorisme. Au nombre de 778, ils disent être aptes à aller au front. « Nous sommes jeunes et valides », ont-ils rassuré. « Nous souhaitons une réintégration des radiés au nom de la réconciliation nationale. Nous insistons pour aller au front. Si nous insistons, c’est parce que nous aimons notre pays », a plaidé Francis Kinamé, l’un des conférenciers.  « La guerre est un art. Nous avons les aptitudes et les connaissances requises en la matière », a-t-il poursuivi. Ses camarades et lui espèrent que cet énième appel sera entendu par les autorités.

Par Shady Coulibaly (www.burkinanews.info)

Recrudescence des attaques terroristes : L’ANC exige la présence du président Damiba au front

Le président du Faso et la chefferie militaire au front pour libérer le pays, la libération du général Gilbert Diendéré, le retour au pays des exilés politiques…Voilà, entre autres, les solutions proposées par l’Alliance des nouvelles consciences (ANC) pour sortir de la crise sécuritaire. Ces propositions ont été faites au cours d’une conférence de presse animée ce lundi 20 juin 2021, à Ouagadougou.

Que manque-t-il au pouvoir actuel pour mettre fin à la crise sécuritaire que vit le Burkina Faso ? A cette question fondamentale, l’Alliance des nouvelles consciences donne une réponse bien tranchée : « Un manque de volonté de s’assumer devant l’Histoire en termes de choix stratégique de partenaires et de volonté manifeste de lutter réellement contre l’hydre terroriste ». C’est en effet un bilan triste que l’ANC dresse des cinq premiers mois de gestion du pouvoir Damiba. « Aucune partie du territoire national n’a été libérée jusque-là, le nombre de déplacés internes ne fait que croitre, chaque jour rime avec une nouvelle attaque », a déploré Marc Bonogo, président de l’ANC.

Au-delà des critiques, l’ANC a bien voulu faire des propositions pour une sortie de crise sécuritaire. Face au « calvaire » donc, elle exige l’envoi de la chefferie militaire au front avec à sa tête le président Damiba, la libération du général Gilbert Diendéré et du lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana et le retour des exilés politiques. Elle exige également la mise en place d’une stratégie militaire offensive.

                                         L’ANC demande la prise de mesures pour mettre fin à la vie chère

Si la question sécuritaire a animé les débats, elle n’était pas la seule évoquée par l’ANC. Sur le plan économique, Marc Bonogo et ses camarades ont déploré la fermeture de « certaines entreprises de renom » et les attaques ciblées des mines d’or occasionnant ainsi leur fermeture. Aussi, ils ont relevé les cas de fermeture de banques dans certaines provinces du pays. Le comble, selon l’ANC, c’est que le coup d’Etat a fait perdre au Burkina Faso dès les premiers jours, la somme de 262 milliards de francs CFA du Millenium challenge account (MCC).

Comme si cela ne suffisait pas, a regretté l’ANC, « la vie chère frappe les populations burkinabè ». Pour elle, « tout ceci est la conséquence d’une gouvernance aux aptitudes très limitées ». Et Marc Bonogo de poursuivre : « La montée des prix des produits de première nécessité traduit incontestablement la non maîtrise de la politique de stabilité des prix sur le marché par les acteurs du moment ». Dans ce contexte de vie chère, l’ANC s’interroge : pourquoi les ministres ont-ils décidé de multiplier par trois ou quatre leurs salaires tout en maintenant les salaires des fonctionnaires intacts ? ».

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Mise en œuvre de la Transition : Damiba échange avec les forces vives des Hauts-Bassins

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Le Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, a rencontré ce vendredi 20 mai 2022, les forces vives de la région des Hauts-Bassins. Le chef de l’Etat a partagé avec elles la vision de la Transition et les préoccupations actuelles du pays.

« Dans cette situation difficile que traverse le Burkina Faso, il m’a semblé important de venir partager avec vous, cheville ouvrière du développement de la région, quelques réflexions sur nos défis communs », a indiqué Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, dès l’entame de son propos.

Le chef de l’Etat a affirmé que « la situation sécuritaire a toujours été et demeure la préoccupation première de toutes les instances de la Transition ». Il a également expliqué que la plupart de « ceux qui nous attaquent » sont des burkinabè, d’où la nécessité de privilégier le dialogue.

« Nous avons pris la résolution de traiter le mal à sa source en mettant en œuvre une thérapie à double action », a-t-il soutenu. La première consiste, selon lui, à aménager des cadres pour que des burkinabè puissent se parler afin d’aplanir les divergences. Cette démarche devrait permettre un retour de « ceux de nos frères qui se sont égarés et qui manifestent le désir de revenir sur le droit chemin ».

La deuxième action consiste à traquer jusqu’à leur dernier retranchement ceux qui refusent de comprendre « et s’obstinent à semer la terreur dans nos villes et nos campagnes ».

La hausse du prix des produits de grande consommation a également été abordée au cours des échanges. « Cela éprouve grandement nos populations et exige que nous fassions preuve davantage d’imagination, de résistance et de cohésion. Le gouvernement de Transition est à pied d’œuvre pour apporter des mesures pertinentes à même de contribuer à soulager les concitoyens », a ajouté le chef de l’Etat.

Les forces vives de la région ont, à l’issue de l’intervention du chef de l’Etat, exposé leurs préoccupations au Président du Faso qui, en retour, leur a donné des éléments de réponse. « Nous avons la certitude malgré l’impatience de nombre de nos compatriotes que la victoire arrivera au bout de l’effort », a affirmé Paul-Henri Sandaogo DAMIBA. Il a appelé les forces vives de la région à poursuivre leurs actions. « Chacun dans son domaine, doit continuer à faire avancer ou à faire rayonner votre commune, votre province, votre région et tout le Burkina Faso », a-t-il soutenu.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Fonds SONABEL contre la pauvreté : Attention à l’Arnaque !

Un message malveillant diffusé sur les réseaux sociaux fait état d’un prétendu « fonds SONABEL de lutte contre la pauvreté et de secours « .

La publication qui est d’origine frauduleuse et trompeuse promet en sus un gain aux éventuels lecteurs et internautes qui doivent pour ce faire, répondre à un questionnaire sur la SONABEL.

Par le présent message, la SONABEL tient à préciser à l’attention des usagers de ses différentes plateformes (Site internet et Page Facebook) et de tous ses partenaires, que cette publication est une pure anarque orchestrée par des personnes mal intentionnées.

La page affichée pour la diffusion de cette fausse information faisant croire à une publication du Site Web de la SONABEL n’est qu’une copie.  Le site Web officiel de la SONABEL www.sonabel.bf est bien fonctionnel et cette fausse information du reste, n’y figure pas.

La SONABEL recommande la plus grande vigilance à ses partenaires et au public pour barrer la route à ce type de tromperies devenues courantes sur les réseaux sociaux.

Le Département Communication et Relations Publiques

Kombissiri : Un homme assassine sa fiancée à quelques heures de leur mariage

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C’est une véritable tragédie que les habitants de Kombissiri ont vécue, jeudi 19 mai 2022. Selon nos confrères de l’Agence d’information du Burkina (AIB) rapportent qu’un homme a assassiné sa fiancée, quelques heures avant leur mariage, avant de se rendre à la gendarmerie.

Le drame se serait produit très tôt, le jeudi 19 mai 2022, au domicile de l’homme, sis au secteur n°5 de la ville de Kombissiri. Ce dernier a assassiné sa promise à coups de machettes avant de se rendre à la gendarmerie par peur d’être lui-même victime d’un lynchage.

« Suite à ses aveux, les agents se sont déportés sur les lieux du crime. Là, ils se rendent compte que c’est sa femme qu’il a tuée à coups de machette, vraisemblablement dans son sommeil, le corps toujours allongé sur le lit », rapporte l’AIB.

Interrogé sur le mobile du meurtre, l’homme aurait simplement lâché : « C’est elle qui a voulu me tuer en premier ». Ce drame intervient quelques heures seulement avant le mariage de ces deux personnes qui vivaient en concubinage avec leurs deux enfants depuis un certain temps. Le mariage était programmé, selon l’AIB, juste après la messe matinale de 5h45 mn.

Burkinanews.info

SONABEL : Suspension temporaire de l’électricité samedi dans les zones de Dapoya, Sankariaré, Nemnin et Komsilga

COMMUNIQUE

La SONABEL informe ses abonnés du Centre Régional de Consommation de Ouagadougou (CRCO) qu’elle entreprend des travaux de restructuration du réseau de distribution 15kV à Sankariaré et Komsilga.

En raison de ces travaux, la fourniture d’électricité sera temporairement suspendue dans les zones de Dapoya, Sankariaré, Nemnin et Komsilga (Médecine Nucléaire, CAMEG, Université St Augustin) le samedi 21 mai 2022 de 07h à 12h.

Pendant la période des travaux, les appareils et installations devront par mesure de sécurité, être considérés comme restant sous tension.

Le Département Communication et Relations Publiques

Lutte contre le terrorisme : Le Président Damiba prêche l’engagement et l’unité dans la garnison de Bobo

Le Président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a rencontré ce jeudi après-midi les Forces de défense et de sécurité de la garnison de Bobo-Dioulasso, dans les Hauts-Bassins. Le Chef de l’État a prêché l’engagement et l’unité au sein des différentes forces dans la lutte contre le terrorisme.

Le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA a expliqué aux éléments de la garnison les raisons qui ont conduit aux évènements du 24 janvier 2022 et la vision de la Transition dans la restauration de l’intégrité territoriale du pays. « C’est un idéal de patriotisme, c’est un idéal de restauration, c’est un idéal de sauvegarde de notre pays qui anime la Transition », a indiqué le Chef de l’État aux forces de défense et de sécurité réunies au sein du Camp Ouézzin-Coulibaly.

Le président Damiba a eu droit à un bain de foule à son arrivée à Bobo

« Nous sommes convaincus que l’élan déclenché, ce qui semble lent au niveau de la Transition à se concrétiser sur le terrain, ira à son terme au prix de nos vies, au prix de nos sacrifices, au prix de nos sueurs et de notre sang », a soutenu le Chef de l’État. La réalisation de cette vision nécessite, selon le Président du Faso, la remobilisation et l’engagement de toutes les Forces de défense et de sécurité dans la région des Hauts-Bassins.

Le lieutenant-colonel Damiba a appelé les militaires à l’unité et à l’engagement

« C’est vrai qu’il y a parfois des questions de matériels qui se posent, mais c’est l’engagement du cœur qui va nous aider à gagner cette guerre. Nous pensons qu’avant de payer des hélicoptères qui sont nécessaires à notre sens, il faut d’abord des Hommes engagés. Le point clé c’est d’abord l’Homme, ensuite le matériel vient renforcer », a affirmé le Président du Faso. Pour le Président du Faso Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, « si les gens pensent que ce sont les Chinois, les Russes, les Vietnamiens qui vont venir nous sauver, ce sont des faux débats ; si c’est notre pays, c’est nous d’abord ».

Les militaires de la garnison de Bobo attentifs au discours

Il a invité la hiérarchie et la troupe de la garnison de Bobo-Dioulasso à la cohésion dans la défense de l’intégrité territoriale dans leur zone de ressort et à éviter toute division susceptible de fragiliser l’élan engagé. Les interlocuteurs du Président du Faso ont posé des questions auxquelles des réponses ont été apportées, dans un langage de sincérité.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Le PM à l’état-major général des armées : Echanges sur le fonctionnement et les difficultés des FDS

Le Premier ministre, Albert Ouédraogo et certains membres de son Gouvernement, étaient ce jeudi 19 mai 2022 à l’Etat-major général des armées. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’un programme d’immersion du Gouvernement au sein des unités des forces de Défense et de sécurité, en vue de s’imprégner de leurs conditions de vie et de travail. A l’Etat-major général des armées, la délégation gouvernementale a félicité et encouragé le Colonel-major David Kabré et ses hommes, pour le travail abattu.

La visite à l’Etat-major général des armées est la première étape de cette immersion voulue par le Gouvernement, au sein des différentes entités des forces de défense et de sécurité. Elle s’est déroulée en présence du ministre de tutelle, le Général de Brigade Aimé Barthélémy Simporé, Ministre d’Etat, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants et de la hiérarchie militaire, mobilisée pour la circonstance.

Le ministre de la Défense, Aimé Barthélémy Simporé

La délégation gouvernementale, conduite le Premier ministre Albert Ouédraogo, s’est longuement entretenue avec la hiérarchie militaire, avant de procéder à la visite des locaux. Ces échanges étaient articulés autour d’une communication ponctuée d’échanges sur le fonctionnement de l’armée, les difficultés dans l’exercice de ses missions et les perspectives. La hiérarchie militaire a salué une initiative innovante, qui leur offre l’occasion d’exposer directement certaines préoccupations, de partager également des vues sur la meilleure manière de conjuguer les efforts avec l’ensemble des départements ministériels et les populations, pour renforcer la collaboration, favoriser une complémentarité plus accrue, afin d’optimiser les résultats sur le terrain.

Albert Ouédraogo a félicité les hommes pour leur engagement résolu à défendre la patrie, avant de leur traduire toute sa fierté et ses encouragements. Il a rendu un vibrant hommage aux devanciers, mais également aux femmes et aux hommes qui continuent d’animer la vie dans les différentes composantes de l’armée nationale. De l’avis du Premier ministre, l’immersion lui a permis de mieux comprendre certaines préoccupations qui feront l’objet d’une attention soutenue de la part du Gouvernement.

Le chef d’état-major général des armées, Colonel David Kabré

A noter que le programme d’immersion prévoit des visites de terrain, au contact des hommes, pour s’imprégner de leurs conditions de vie et de travail sur le théâtre des opérations et pour galvaniser les troupes. Ces visites concerneront toutes les entités de l’armée et des forces paramilitaires, a rassuré le Premier ministre, Albert Ouédraogo.

DCRP/Primature

Tensions entre Perkoa et le village de Sandié : Bassolma Bazié désamorce la crise

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« Avant d’être un homme d’Etat, nous appartenons à une terre, une famille et à des valeurs. Il faut les cultiver, sauvegarder et promouvoir. Faisons en sorte que quelle que soit la charge moderne qu’on met sur notre tête, qu’on comprenne que nous sommes terre et nous retournerons à la terre. Ayons donc de l’humilité ». Ce sont les mots du ministre en charge de la Fonction publique Bassolma Bazié, ce jeudi 19 mai 2022, à l’endroit des protagonistes des villages de Perkoa et de Sanguié (Sandié).

Le ministre Bazié n’a pas hésité à s’allonger au sol pour implorer la réconciliation

Avec des calebasses de cendre, de colas, de tabac et d’eau, tous les ingrédients étaient réunis pour permettre à la délégation de la cellule de crise conduite par le ministre Bazié, de parvenir à réconcilier les deux familles en crise. « Votre acte réconforte les familles directement touchées par le drame et amoindrit leur douleur », leur a-t-il signifié.

Les deux parties ont fumé le calumet de la paix ou plutôt bu l’eau du pardon

La crise désormais conjuguée au passé entre Perkoa et Sanguié (Sandié), les deux familles ont pris l’engagement d’orienter leur énergie vers la recherche de leurs fils toujours coincés dans les galeries de la mine. Le ministre les a ainsi exhortés à consolider les valeurs de cohésion, d’unité et de paix ; toute chose qui participe au développement de la région et du Burkina Faso tout entier.

DCRP/MFPTPS

Bobo : Le lieutenant-colonel Damiba veut remonter le moral des troupes

Le président du Faso est en visite de 48 heures à Bodo-Dioulasso, chef-lieu de la région des Hauts-Bassins. Arrivé dans la capitale économique ce jeudi 19 mai, le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba échangera avec les forces de défense et de sécurité en vue de « remonter le moral de la troupe dans cette guerre engagée contre le terrorisme », peut-on lire sur la page Facebook de la présidence.

Il est également prévu des rencontres d’échanges avec les forces vives de la région et des personnes ressources autour de la vision de Damiba sur la conduite de la Transition et la restauration de l’intégrité territoriale du Burkina Faso.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Conseil supérieur de la communication : Alexis Konkobo rend sa démission !

Alexis Konkobo a rendu sa démission du poste de conseiller au Conseil supérieur de la communication (CSC), mardi 17 mai 2022. L’ancien journaliste et présentateur sportif l’a annoncé lors d’une publication sur les réseaux sociaux, ce mercredi.

« C’est avec un grand plaisir que je me suis investi durant pratiquement 4 années, aux côtés de 8 autres personnalités, pour exercer au mieux notre fonction de conseiller au Conseil supérieur de la communication. La vie des individus et des institutions étant dynamique, j’ai remis, hier mardi 17mai 2022, ma démission du collège des conseillers du CSC à l’autorité, pour envisager d’autres perspectives. Je voudrais, en ces moments, remercier mes collègues et l’ensemble des travailleurs du CSC pour le travail accompli durant ces années. Bonne suite au CSC dans l’accomplissement de sa mission, certes difficile mais exaltante de régulation de la communication sociale au Burkina Faso. Que Dieu bénisse toujours notre pays et veille sur ses dirigeants. Bon vent à toutes et à tous. A bientôt sur d’autres chantiers. »

Burkinanews.info

Transition Burkina : La République populaire de Chine réaffirme son soutien

Le Président du Faso, lieutenant-colonel, Paul-Henri Sandaogo Damiba, a reçu en audience, le mardi 17 mai 2022, à Ouagadougou, le Chargé d’Affaires de l’Ambassade de la République populaire de Chine au Burkina Faso, Wang Wenzhang.

A l’issue de l’entretien, le diplomate chinois a déclaré que les échanges s’inscrivent dans la dynamique de la coopération entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine. « Je réaffirme le soutien et la solidarité du peuple chinois au peuple burkinabè sur tous les fronts de la coopération, surtout celui de la sécurité », a-t-il indiqué.

Justement sur le plan sécuritaire, selon le Chargé d’affaires chinois, l’Empire du milieu est prêt à accompagner le Pays des Hommes intègres dans son combat contre le terrorisme.

« Dans ce domaine-là, j’ai présenté à Monsieur le Président des projets en cours au niveau bilatéral et multilatéral qui se concrétisent et qui vont apporter des soutiens très concrets à l’armée burkinabè », a soutenu le diplomate chinois.

Monsieur Wang Wenzhang dit aussi avoir consulté le Chef de l’Etat sur les axes de la coopération pour une meilleure coordination « sur les priorités pour mieux accompagner le peuple burkinabè à réaliser les objectifs de la Transition ».

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Mine de Perkoa : La seconde chambre de refuge vide, déception et angoisse des familles

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32 jours après l’inondation de la mine de Perkoa, les opérations de sauvetage ont permis d’atteindre la deuxième de chambre de refuge où reposaient tous les espoirs de retrouver les 8 mineurs coincés, ce mardi 17 mai 2022. Malheureusement, celle-ci est vide. Mais, les autorités ont annoncé la poursuite des recherches jusqu’à vider « complètement la mine ».

Plus d’un mois après l’inondation de la mine de zinc de Perkoa, une course contre la montre s’était engagée dans le but de retrouver vivants les 8 mineurs surpris par les eaux et coincés dans les galeries souterraines de la mine. Dès le lendemain du drame, une équipe de sauvetage a été dépêchée afin de retrouver les huit disparus. Aussi ladite équipe s’est renforcée au fur et à mesure avec la délocalisation du comité de gestion de la crise dans la province du Sanguié et précisément au haut-commissariat à Réo, chef-lieu de ladite province.

La seconde chambre de refuge sur laquelle tout les espoirs reposaient est vide

Depuis le dimanche 15 mai dernier, les opérations de sauvetage se sont intensifiées avec la mise en place d’un dispositif d’évacuation d’urgence en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique et celui de la Défense et des Anciens combattants. Mais également d’un poste médical avancé avec une cellule psychologique. Les recherches ont permis d’atteindre la deuxième chambre de refuge, mardi 17 mai 2022 sur laquelle tous les espoirs reposaient. 

Le ministre des Mines etd es Carrières, Jean Alphonse Somé, a promis que les recherches se poursuivront

Chambre vide

Selon le ministre des Mines et des Carrières, Jean Alphonse Somé, la seconde chambre de refuge a été ouverte devant l’ensemble des acteurs engagés dans les opérations mais malheureusement elle était vide. « La chambre de refuge a été ouverte devant nous mais malgré toutes nos prières et nos incantations nous avions une chambre de refuge vide de tout être humain », à déclaré Alphonse Somé.

Le porte-parole des familles des 8 miniers disparus, Antoine Bama

Cependant, il a salué l’engagement de l’ensemble des acteurs mobilisés depuis le début de ce malheureux événement tout en les invitant à garder la même détermination car les opérations se poursuivront jusqu’au bout en vidant complètement la mine. Du côté des familles des mineurs c’est la déception totale et la douleur se fait lit sur les visages. Malgré tout, elles gardent toujours espoir de les retrouver quoiqu’il advienne selon leur porte-parole Antoine Bama. « C‘est la déception et c’est pas du tout facile mais on va continuer toujours dans la prière et espérer dans les jours à venir avoir des informations sur nos frères », a-t-il laissé entendre.

6 des 8 mineurs coincés dans la mine depuis le 16 avril sont Burkinabè

Pour rappel, une délégation de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) s’est également déportée sur le site afin de constater la situation des opérations de sauvetage. Les opérations de pompage de l’eau se poursuivent afin de vider toute la mine inondée avec toujours l’espoir de retrouver les mineurs. C’est le 16 avril 2022 que ces 8 mineurs dont 6 burkinabè, un gambien et un tanzanien ont été pris au piège par les eaux dans la mine.

Par Albert ZINABA (www.burkinanews.info)

Processus de Transition : le Canada engagé à accompagner le Burkina Faso

Le Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a reçu ce mardi 17 mai en audience, en fin de matinée, l’Ambassadeur du Canada au Burkina Faso, son Excellence madame Lee-Anne Hermann. Les échanges entre le Chef de l’Etat et la diplomate canadienne ont porté sur l’histoire de la coopération entre les deux pays.

Selon madame Lee-Anne Hermann, le Canada et le Burkina Faso commémorent cette année « 60 ans d’amitié, de coopération et de relations bilatérales ». Les deux personnalités ont donc retracé ensemble l’histoire de cette collaboration.

« Nous avons aussi parlé de l’avenir. Comment peut-on continuer à coopérer et à travailler ensemble », a expliqué l’Ambassadeur du Canada au Burkina. La diplomate canadienne a également assuré les autorités burkinabè que le Canada va accompagner le Burkina Faso dans sa période de transition.

« Nous avons un programme de coopération bilatérale ici et aussi, le Canada est le plus grand investisseur dans le pays avec les mines canadiennes et nous intervenons également dans le domaine économique », a-t-elle conclu.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Houndé/Province du Tuy : Des orpailleurs mécontents mettent la mine à feu

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Situation très tendue sur le site de la société minière Houndé Gold, depuis ce mardi matin. Alors qu’elle semblait avoir démarré de façon pacifique, la marche de protestation a dégénéré. On note plusieurs exactions au niveau de la mine notamment l’incendie de véhicules, de motos et de bâtiments sur le site de ladite mine.

En effet, les orpailleurs dénoncent, selon nos informations, une décision visant à les déguerpir des alentours du site de Houndé Gold. A les en croire, bien qu’ayant accédé à la requête et reculé de plusieurs mètres, on continue de leur en demander plus. « On n’en peut plus. On est fatigué », ont répondu certains d’entre eux.

Jusque-là, la tension est toujours palpable.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Coopération Burkina Faso-Royaume d’Arabie Saoudite : un Conseiller royal reçu par le Président du Faso

Le Président du Faso, lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a eu, ce lundi 16 mai 2022, un tête-à-tête avec le Conseiller à la Cour royale d’Arabie Saoudite, Ahmed Bin Abdulaziz Kattan, porteur d’un message du Roi.

La visite s’inscrit dans le cadre des relations historiques entre le Royaume d’Arabie Saoudite et le Burkina Faso et vise à œuvrer davantage au renforcement des liens de solidarité, d’amitié, de fraternité et de coopération entre les deux pays. « Nous avons échangé sur la situation dans la sous-région, notamment la situation sécuritaire et l’Arabie Saoudite est disposée à accompagner le Burkina Faso dans la lutte contre le terrorisme », a déclaré le Conseiller à la Cour royale, à l’issue de l’entretien avec le Chef de l’Etat.

Concernant le G5 Sahel, qui a également été abordé au cours des échanges, Ahmed Bin Abdulaziz Kattan a souligné que son pays s’est engagé à soutenir la coalition sous régionale dans son combat contre le terrorisme, avec une enveloppe de 200 millions d’euros. Ahmed Bin Abdulaziz Kattan a transmis les salutations ainsi qu’un message du Roi d’Arabie Saoudite au Président du Faso. Par cette visite, selon le Conseiller à la Cour royale, le Roi Sa Majesté Salman Bin Abdoul Aziz Al Saoud invite le Président du Faso, Paul-Henri Sandaogo Damiba, à effectuer une visite d’amitié et de travail au Royaume d’Arabie Saoudite.

A la suite du tête-à-tête entre le Chef de l’Etat et l’émissaire saoudien, la rencontre a été élargie aux délégations saoudienne et burkinabè. Elle a abouti à un communiqué final. Dans ce communiqué, lu par le ministre en charge des Affaires étrangères, Olivia Rouamba, le Royaume d’Arabie Saoudite réitère sa demande de soutien du Burkina Faso à sa candidature à un poste au sein de l’Organisation de l’Aviation civile internationale et à la candidature de Riyadh pour l’Expo Universelle 2030.

La coopération entre le Burkina Faso et le Royaume d’Arabie Saoudite est marquée par la signature d’accords dans plusieurs secteurs, des appuis multiformes, des visites de personnalités des deux pays.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Primature : Bientôt un manuel de suivi-évaluation pour l’Initiative présidentielle

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Le Secrétaire général de la Primature, Abdoul Salam Gampiné, a présidé, ce lundi 16 mai 2022 à Koudougou, la cérémonie d’ouverture de l’atelier d’élaboration du manuel de suivi-évaluation de l’Initiative présidentielle, « Assurer à chaque enfant en âge scolaire, au moins un repas équilibré par jour ». Les participants ont cinq (05) jours pour élaborer le draft de ce manuel de référence pour toutes les parties prenantes appelées à intervenir dans le cadre de cette initiative.

Pour le Secrétaire général de la Primature, Abdoul Salam Gampiné, cet important atelier vise à identifier et décrire les indicateurs-clés de performance à mesurer, les résultats intermédiaires et finaux à atteindre, décrire la méthodologie, les outils de collecte des données ainsi que le support de présentation de l’information qui seront mis en place. Il s’agit donc du dispositif qui va permettre de rendre compte des réalisations, de mesurer leurs impacts sur les bénéficiaires et s’assurer qu’elles contribuent vraiment à l’atteinte des résultats attendus.

Au regard de l’importance de ce document pour la réussite pour projet, M. Gampiné a invité l’équipe de travail, à une pleine participation, à des échanges francs et constructifs. C’est une équipe multidisciplinaire qui a été mise en place pour réfléchir sur la première mouture du projet de manuel de suivi-évaluation de l’Initiative présidentielle « Assurer à chaque enfant âge scolaire au moins un repas équilibré par jour ». Ils sont, en effet, une dizaine de participants de la Primature, des départements ministériels tels que l’Education nationale, l’Agriculture, l’Environnement et les Finances, à travailler les cinq prochains jours, pour l’élaboration de ce manuel.

Dans son mot d’ouverture des travaux, le Secrétaire général de la Primature a renouvelé ses remerciements à tous les partenaires techniques et financiers qui accompagnent l’Initiative. Il s’agit notamment de la FAO, mais aussi du PAM, de l’AGRA, de l’UNICEF, et de PLAN Burkina. Pour le représentant de la FAO à la cérémonie, Dr Sawadogo, il faut féliciter le gouvernement pour avoir fait le lien entre nutrition, santé et éducation, à travers cette initiative, et c’est naturellement que son organisation se sent impliquée.

Il faut rappeler que cette l’initiative présidentielle « Assurer à chaque enfant en âge scolaire au moins un repas équilibré par jour », a été lancée en juin 2021. Elle vise à contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des enfants en âge scolaire et des ménages ruraux vulnérables au Burkina Faso.

DCRP/Primature

Grand banditisme à Ouaga : Fin de parcours pour 5 malfrats

C’est un groupe fort de cinq (05) membres, dont l’âge est compris entre 28 et 46 ans, et quatre (04) d’entre eux sont des récidivistes. Ils évoluaient sur des motocyclettes et opéraient avec des pistolets automatiques dans la ville de Ouagadougou.

C’était un réseau bien organisé où chaque membre jouait un rôle bien déterminé. Il ressort de leur audition que le gang était structuré en trois (03) cellules :

– une cellule de renseignement et d’identification des cibles, chargée de repérer les cibles susceptibles d’être attaquées, notamment les personnes ayant sur elles de fortes sommes d’argent ou les lieux de commerce où se passent des transactions financières avec disponibilité de liquidité.

– une cellule d’intervention qui, après avoir recueilli toutes les informations fournies par la cellule précédente, est chargée de passer à l’acte. Les membres de cette cellule procédaient à la filature des personnes identifiées et les agressaient au moment propice. Dans les lieux de commerce, ils tenaient en respect tous les occupants et les dépouillaient de tout numéraire ou biens précieux trouvés en leur possession.

-une cellule d’approvisionnement en armes et munitions et d’écoulement du butin : celle-ci avait pour mission d’investir les domiciles des hommes de tenue ou de leur tendre des embuscades afin de récupérer leurs armes pour renforcer l’arsenal du groupe. C’est ainsi que le groupe détenait deux (02) pistolets automatiques de calibre 9 mm pour ses opérations. Grâce à la collaboration des populations, le Service Régional de la Police Judiciaire du Centre (SRPJ-Centre) a pu démanteler ce réseau et appréhender tous les membres. Il a été trouvé entre leurs mains deux (02) pistolets automatiques, des munitions, deux (02) vélomoteurs et divers autres objets.

La Police Nationale remercie encore une fois la population pour sa collaboration qui a permis d’atteindre ce résultat. Elle l’invite à poursuivre dans la même dynamique en dénonçant tout cas suspect aux numéros verts mis à sa disposition que sont les 17, 16 et 1010.

Source : Page Facebook Police nationale

Gestion du pouvoir par le président Damiba : Do Pascal Sessouma attribue la note de 4/10

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Le parti Vision Burkina-Parti Pacifiste de Do Pascal Séssouma a animé une conférence de presse ce samedi 14 mai 2022 à Ouagadougou. Objectif, donner sa lecture de la situation nationale.  Do Pascal Séssouma (DPS) a soutenu que le MPSR s’est fourvoyé en mettant sur le même pied d’égalité des structures non constituées à des partis légalement reconnus  dans le choix  des représentants de l’ALT.  A cet effet, Do Pascal Séssouma a appelé le   président Damiba à annuler l’Assemblée législative de la transition (ALT) et à supprimer le Premier ministère (PM) et à gouverner par ordonnance. Quant à la gestion du pouvoir par le président Damiba, Do Pascal Séssouma lui a attribué la note de 4/10.

Le président du parti politique Vision Burkina-Parti Pacifiste Do Pascal Séssouma, a d’emblée soutenu qu’au le lendemain du coup d’Etat du 24 janvier, les Burkinabè fondaient l’espoir de voir disparaitre l’insécurité, mais ceux-ci seront désenchantés plus tard. Il fera remarquer que l’on a l’impression que les militaires n’étaient pas préparés à assumer le pouvoir d’Etat. Pour lui, l’on a l’impression que le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba n’a pas perpétré le coup d’Etat mais le pouvoir lui a été donné par le président Roch Kaboré comme le pensent plusieurs Burkinabè. C’est pourquoi, il a indiqué que les Burkinabè ont droit de savoir ce qui s’est réellement passé le 24 janvier passé.

Se prononçant sur l’Assemblée législative de transition, Do Pascal Sessouma a fait savoir qu’en refusant la gratuité des mandats des députés des députés de l’ALT recommandé par le comité technique ad hoc, cela a créé les conditions de l’implosion de la classe politique.  Pour lui, son parti avait préconisé une rotation des 2 sièges alloués à l’ex-CFOP en raison d’un mandat par parti et par an. Toute chose qui allait éviter les empoignades et déchirements constatés çà et là.   Et de préciser que le MPSR s’est fourvoyé en mettant sur le même pied d’égalité des structures non constituées à des partis légalement reconnus  dans le choix  des représentants de l’ALT. C’est pourquoi le président de Vision Burkina   a martelé que     la transition burkinabè a emprunté un chemin périlleux.

Damiba appelé à gouverner par ordonnance

Et de confier que le président Paul-Henri Damiba doit gouverner par ordonnance tout en supprimant le Premier ministère. A l’en croire, il faut annuler l’Assemblée législative de la transition. A défaut, propose Do Pascal Séssouma, une révision du mode de gouvernance avec une rotation des sièges par année de législature pour avoir une plus grande représentativité de la masse et intégrer les partis politiques présents à la dernière élection présidentielle. Pour lui, il ne convient pas d’appeler les membres de l’ALT des députés, mais des mandataires de la transition et « ces derniers doivent porter leurs écharpes à leur gauche », a-t-il précisé.

Sur la question de l’insécurité, Vision Burkina-Parti Pacifiste propose une journée nationale de jeûne et de pénitence sur toute l’étendue du territoire national. Cette journée sera observée, selon le président de Vision Burkina-Parti Pacifiste, par tous les Burkinabè, toutes confessions religieuses confondues et « ferait l’objet de couvre-feu alimentaire de 5h à 18h30mn ».  Et pour y arriver Do Pascal Séssouma souhaite que ce jour-là les maquis, bars, buvettes et restaurants restent fermés. « Seuls les malades et les enfants seront exemptés de cette obligation de jeûner », a laissé entendre Do Pascal Séssouma. Mais pour lui, « Quand on est président d’un pays, on ne prie pas pour la paix mais pour la victoire », car cette tâche, selon lui, est dédiée au citoyen lambda. Quant à une question sur une note qu’i pourrait attribuer au président Damiba dans la gestion de la crise sécuritaire, le président de Vision Burkina lui a attribué la note de 4/10 avant de préciser qu’il est son président sinon « il ne mérite pas 5 ».

Par Farid OUEDRAOGO (www.burkinanews.info)

Mine de Perkoa : Les secours sont à 7 mètres de la seconde chambre de refuge

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28 jours après l’inondation de la mine de Perkoa, les hommes de médias ont effectué une descente dans la galerie, le vendredi 13 mai 2022. Une descente qui a permis aux journalistes de constater de visu la situation et le déroulement des opérations de sauvetage.

Réuni dans la matinée du 13 mai 2022 au haut-commissariat de la province du Sanguié, les hommes de médias accompagnés de l’équipe gouvernementale ont mis le cap sur Perkoa. L’équipe gouvernementale composé du ministre des Mines et des carrières Jean Adolphe Somé de celui du de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale Bassolma Bazié et de celui de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme Valérie Kaboré et de l’ancien premier ministre et député à l’Assemblée législative de la Transition Béton Luc Adolphe Tiao.

L’entrée de la mine de Perkoa

Sur place l’équipe gouvernementale a eu une réunion technique avec les responsables de la mine pour faire le point des opérations de sauvetage à ce jour avant la visite. Cette visite a permis aux journalistes de faire une descente avec les membres du gouvernement dans la mine souterraine jusqu’au niveau 580 et ceux afin toucher du doigt la situation réelle au fond de la mine et de s’imprégner des travaux des opérations de sauvetage. De l’entrée de la mine en passant par le dispositif de pompage de l’eau, les journalistes ont pu apercevoir le travail qui est abattu depuis le début l’inondation afin de pouvoir sauver les 8 mineurs.

Les autorités dans les galeries

Ainsi, ils ont pu visiter également la première chambre de refuge afin de pouvoir se faire une idée de la fameuse chambre de refuse où les 8 mineurs pourraient se trouver. Ce dispositif conçu pour servir de refuge est équipé en climatisation, en eau et en nourriture pour permettre de tenir quelques temps en cas de catastrophe. Pour le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Bassolma Bazié, cette descente avec les hommes de médias à pour objectif de leur permettre de mieux s’imprégner de la situation pour pouvoir donner à la population la bonne information.

Les autorités gouvernementales et les responsables de la mine durant la visite

« Nous voulons jouer la carte de la transparence afin que les hommes de médias puissent nous aider à surtout améliorer ce qui doit l’être et à donner l’information juste à la population », a t-il déclaré. Quant au ministre des Mines et des Carrières, Jean Adolphe Somé, il a dit que la population doit faire confiance au gouvernement dans les opérations de sauvetage : « Le peuple burkinabè doit faire confiance à ses dirigeants aujourd’hui. Depuis le 17 avril, nous avons envoyé nos représentants sur la mine et ils sont très actifs et font de bonnes propositions pour qu’ensemble avec la mine et les coutumiers de la province du Sanguié nous fassions l’effort pour que nos frères qui sont encore sous terre puissent être libérés ».

Prières et sacrifices pour retrouver les disparus

Aussi a-t-il invité l’ensemble des populations à l’union de prière afin que les prochains jours, les 8 mineurs soient retrouvés sains et saufs. La visite du site s’est conclue par des visites de courtoisie à trois chefs coutumiers de la localité qui sont également engagés dans les opérations de sauvetage à travers des rites coutumiers. A la date du 13 mai, environ 41 millions de litres d’eau ont été pompé sur une estimation de 165 millions de litres et la distance restante pour atteindre la chambre de refuge où pourrait être coincé les 8 mineurs est de 7,30 m. Selon les techniciens les opérations de sauvetage se renforcent de jours en jours avec notamment l’augmentation des systèmes de pompage.

Les secours ne sont plus qu’à 7, 30 mètres de la seconde chambre de refuge

A ce jour ce système est constitué de 2 lignes avec 7 pompes chacune et une troisième ligne également en cours d’installation. Assurance a été également donnée aux hommes de média que des mesures ont été prises pour que l’eau qui sort de la mine reste dans les périmètres pour éviter qu’elle ne se retrouve dans la nature pour occasionner des contaminations. L’équipe de sauvetage est également préparée à toute éventualité dans l’opération de sauvetage avec notamment la mise en place d’un dispositif d’évacuation d’urgence en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique et celui de la Défense et des anciens combattants mais aussi d’un poste médical avancé et d’une cellule psychologique. La chaîne de solidarité à l’endroit des familles des victimes se poursuit au haut-commissariat de la province du Sanguié où le comité de gestion de la crise est installé.

Par Albert ZINABA (www.burkinanews.info)

OAPI : Une délégation du Conseil d’Administration chez le PM Albert Ouédraogo

Le Premier ministre, Albert Ouédraogo, a reçu ce 13 mai 2022, une délégation du Conseil d’Administration de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). Présente au Burkina Faso dans le cadre d’une session extraordinaire de ladite structure, une partie des administrateurs est venue présenter leur civilité au chef du Gouvernement, avant le début de leurs travaux.

L’Organisation africaine de la propriété intellectuelle est une structure sous-régionale qui regroupe 17 pays africains francophones. Le Conseil d’Administration est composé des ministres de l’industrie des différents pays membres. Et la présidence est tournante, par ordre alphabétique des pays. Cette année, c’est le tour du Burkina Faso d’assurer la présidence du Conseil d’Administration. « A ce titre, pour faire face aux défis de l’heure, un Conseil d’administration extraordinaire a été convoqué et les administrateurs des pays membres sont au Burkina Faso dans ce cadre », a souligné le ministre du Développement Industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des Petites et Moyennes Entreprises du Burkina Faso, Monsieur Abdoulaye Tall.

Mais avant le début effectif des travaux de cette session extraordinaire, une délégation a été dépêchée chez le Premier ministre, Albert Ouédraogo. « Comme il est de coutume, lorsqu’on arrive quelque part, on va rendre une visite de courtoisie et de respect à l’autorité. C’est à ce titre que nous sommes venus pour rendre visite à son Excellence Monsieur le Premier ministre, avant d’aller commencer nos travaux », a indiqué Monsieur Abdoulaye Tall.

Le Ministre en charge de l’Industrie de la Guinée Équatoriale, chef de délégation, Anacleto Olo Mibuy a tenu à remercier le gouvernement du Burkina Faso pour l’accueil chaleureux à l’égard des administrateurs de l’OAPI. Cette session extraordinaire selon lui, vise à chercher des solutions aux problèmes internes des pays membres, afin effectuer une relance économique. « L’Afrique n’est pas seulement l’Afrique des guerres, mais doit être aussi l’Afrique de la science, de la technologie et la culture, entre autres. Ces disciplines sont les fondamentaux pour construire l’économie, l’industrie. C’est pour cela qu’au nom de tous, nous remercions le gouvernement, à travers le Premier ministre de ce pays, pour l’accueil réservé à la délégation. Nous sommes sûr qu’avec cette présence, nos travaux connaitront une réussite au Burkina Faso », a conclu Monsieur Anacleto Olo Mibuy.

DCRP/Primature

Augmentation du coût du transport en commun : Le Gouvernement appelle les compagnies fautives à la raison

Le Premier ministre, Albert Ouédraogo, a présidé ce jeudi 12 mai 2022 en fin d’après-midi, une réunion interministérielle avec les ministres sectoriels concernés par la hausse du prix des hydrocarbures et ses répercussions, notamment l’augmentation du coût du transport en commun. Tout en tapant du poing sur la table, le Gouvernement appelle les compagnies fautives à la raison et à considérer l’intérêt du peuple burkinabè, dans ce contexte de crise sécuritaire et humanitaire.

Au lendemain de la hausse du prix des hydrocarbures de l’ordre de 100 F CFA, le constat est fait que des compagnies de transport ont procédé à une augmentation du prix du ticket de voyage. Face à cette situation dommageable pour les usagers, le Gouvernement rappelle les acteurs à l’ordre.

Sur convocation du Président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba et du Premier ministre, Albert Ouédraogo, les ministres sectoriels se sont penchés sur cette actualité que le Gouvernement suit avec attention. A l’issue de la rencontre, le ministre en charge des Transports, Mahamoudou Zampaligré, a laissé entendre que c’est une « augmentation sauvage » qui s’est faite de façon non concertée. C’est pourquoi, il a invité les compagnies à revenir sur cette décision.

« Il est du devoir du Gouvernement, de rappeler ces compagnies à l’ordre. Il s’agit d’une augmentation sauvage et le Gouvernement tient pour responsable tous les acteurs qui s’adonneraient à une telle pratique. Je rassure que même la faitière des transporteurs routiers du Burkina Faso et tous les acteurs sérieux du secteur du transport ne se reconnaissent pas dans cette décision », a-t-il affirmé.

Du reste, le ministre a rappelé l’ensemble des acteurs du secteur du transport, à plus de responsabilité, dans ce contexte difficile de crise sécuritaire et de crise humanitaire que traverse notre pays. « Nous ne pouvons pas nous compromettre dans cette situation et nous ne pouvons pas admettre que des compagnies de transport sacrifient les intérêts du peuple burkinabè sous l’autel du profit », a martelé M. Zampaligré.

Par ailleurs, il a indiqué que même si de façon matérielle il n’existe pas de sanction prévue en la matière, il y a une réglementation à laquelle sont soumis les services de transport. Le Gouvernement, a-t-il déclaré, va prendre toutes les dispositions pour identifier ces sociétés qui ont procédé à ce réajustement des prix de façon non concertée, afin qu’elles reviennent à la raison.

Il a en outre informé que le Gouvernement est en concertation permanente avec les acteurs du secteur du transport depuis le 22 avril dernier. « Nous avions reçu ces acteurs et nous avions eu des échanges fructueux par rapport à ces inquiétudes qui sont liées à l’augmentation du prix des hydrocarbures au niveau international. Des propositions ont été faites et nous sommes en train de les examiner avec les ministères en charge du Commerce et des Finances. Ces propositions-là, de notre point de vue, restent encore à murir », a-t-il précisé.

Et le ministre de poursuivre : « Ces augmentations de 22% du coût du transport en commun que nous observons ces dernières heures, sont disproportionnées et au-delà des taux toujours en discussion avec la faitière des transporteurs qui, eux sont dans une proportion raisonnable de l’ordre de 12 à 15 % ».

D’ailleurs, a soutenu le ministre, une rencontre est convoquée demain matin (Ndlr : vendredi 13 mai 2022) avec les acteurs du secteur du transport, afin de poursuivre la concertation pour convenir de prix consensuels au profit de l’ensemble des bénéficiaires des services de transport.

Mahamoudou Zampaligré, a tenu également à rappeler que nonobstant cette augmentation du prix à la pompe, le Burkina Faso demeure le pays qui continue de pratiquer les prix appréciables dans la sous-région. En témoignent les prix des hydrocarbures pratiqués dans des pays comme le Bénin qui est passé de 525 F CFA à 668 F CFA, le Ghana de 680 F CFA à 840 F CFA, le Togo, dans un premier temps, de 520 F CFA à 605 F CFA et depuis hier (Ndlr mercredi 11 mai 2022) de 605 F CFA à 660 F CFA.

DCRP/Primature

Augmentation coût transport en commun : Le Gouvernement appelle les compagnies fautives à la raison

Le Premier ministre, Albert Ouédraogo, a présidé ce jeudi 12 mai 2022 en fin d’après-midi, une réunion interministérielle avec les ministres sectoriels concernés par la hausse du prix des hydrocarbures et ses répercussions, notamment l’augmentation du coût du transport en commun. Tout en tapant du poing sur la table, le Gouvernement appelle les compagnies fautives à la raison et à considérer l’intérêt du peuple burkinabè, dans ce contexte de crise sécuritaire et humanitaire.

Au lendemain de la hausse du prix des hydrocarbures de l’ordre de 100 F CFA, le constat est fait que des compagnies de transport ont procédé à une augmentation du prix du ticket de voyage. Face à cette situation dommageable pour les usagers, le Gouvernement rappelle les acteurs à l’ordre.

Sur convocation du Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba et du Premier ministre, Albert Ouédraogo, les ministres sectoriels se sont penchés sur cette actualité que le Gouvernement suit avec attention. A l’issue de la rencontre, le ministre en charge des Transports, Mahamoudou Zampaligré, a laissé entendre que c’est une « augmentation sauvage » qui s’est faite de façon non concertée. C’est pourquoi, il a invité les compagnies à revenir sur cette décision.

« Il est du devoir du Gouvernement, de rappeler ces compagnies à l’ordre. Il s’agit d’une augmentation sauvage et le Gouvernement tient pour responsable tous les acteurs qui s’adonneraient à une telle pratique. Je rassure que même la faitière des transporteurs routiers du Burkina Faso et tous les acteurs sérieux du secteur du transport ne se reconnaissent pas dans cette décision », a-t-il affirmé.

Du reste, le ministre a rappelé l’ensemble des acteurs du secteur du transport, à plus de responsabilité, dans ce contexte difficile de crise sécuritaire et de crise humanitaire que traverse notre pays. « Nous ne pouvons pas nous compromettre dans cette situation et nous ne pouvons pas admettre que des compagnies de transport sacrifient les intérêts du peuple burkinabè sous l’autel du profit », a martelé M. Zampaligré.

Par ailleurs, il a indiqué que même si de façon matérielle il n’existe pas de sanction prévue en la matière, il y a une réglementation à laquelle sont soumis les services de transport. Le Gouvernement, a-t-il déclaré, va prendre toutes les dispositions pour identifier ces sociétés qui ont procédé à ce réajustement des prix de façon non concertée, afin qu’elles reviennent à la raison.

Il a en outre informé que le Gouvernement est en concertation permanente avec les acteurs du secteur du transport depuis le 22 avril dernier. « Nous avions reçu ces acteurs et nous avions eu des échanges fructueux par rapport à ces inquiétudes qui sont liées à l’augmentation du prix des hydrocarbures au niveau international. Des propositions ont été faites et nous sommes en train de les examiner avec les ministères en charge du Commerce et des Finances. Ces propositions-là, de notre point de vue, restent encore à murir », a-t-il précisé.

Et le ministre de poursuivre : « Ces augmentations de 22% du coût du transport en commun que nous observons ces dernières heures, sont disproportionnées et au-delà des taux toujours en discussion avec la faitière des transporteurs qui, eux sont dans une proportion raisonnable de l’ordre de 12 à 15 % ».

D’ailleurs, a soutenu le ministre, une rencontre est convoquée demain matin (Ndlr : vendredi 13 mai 2022) avec les acteurs du secteur du transport, afin de poursuivre la concertation pour convenir de prix consensuels au profit de l’ensemble des bénéficiaires des services de transport.

Mahamoudou Zampaligré, a tenu également à rappeler que nonobstant cette augmentation du prix à la pompe, le Burkina Faso demeure le pays qui continue de pratiquer les prix appréciables dans la sous-région. En témoignent les prix des hydrocarbures pratiqués dans des pays comme le Bénin qui est passé de 525 F CFA à 668 F CFA, le Ghana de 680 F CFA à 840 F CFA, le Togo, dans un premier temps, de 520 F CFA à 605 F CFA et depuis hier (Ndlr mercredi 11 mai 2022) de 605 F CFA à 660 F CFA.

DCRP/Primature

Dialogue Etat-Secteur privé : La mise en œuvre des recommandations jugée satisfaisante

Le Premier ministre Albert Ouédraogo a présidé ce mardi 10 mai, la première session 2022 du Comité de pilotage du cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat-secteur privé (CODESP). Il ressort des échanges que malgré des difficultés liées à la crise sécuritaire et sanitaire, le taux de mise en œuvre des recommandations et résolutions de l’édition 2021 du cadre de dialogue Etat-secteur privé est satisfaisant. Néanmoins, les parties prenantes, se sont engagés à plus d’effort, pour que les acteurs économiques puissent jouer pleinement leur rôle, à savoir servir de moteur du développement.

Le secteur privé constitue un puissant facteur de développement à travers sa capacité à créer des emplois et de la richesse. Et pour que ce secteur joue pleinement son rôle en tandem avec le Gouvernement, il a été institué un cadre de dialogue Etat/Secteur privé qui se réunit annuellement dans la capitale économique, Bobo-Dioulasso. Pour maintenir et renforcer cette collaboration, un comité de pilotage regroupant tous les acteurs, a été mis sur pied et doit se réunir périodiquement. C’est ainsi que ce mardi 10 mai 2022, le Chef du Gouvernement Albert Ouédraogo a présidé les travaux de la première session de l’année 2022 du comité de pilotage du cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/secteur privé.

Il s’est agi pour les parties prenantes, d’évaluer la mise en œuvre des recommandations et résolutions prises au cours de l’édition 2021 de la rencontre Etat/Secteur privé d’une part, d’autre part, d’envisager les perspectives, à travers l’adoption d’un plan d’action triennal (2022-2024) pour une amélioration du climat des affaires au Burkina Faso.

A l’issue de la rencontre, Albert Ouédraogo, tout en saluant la tenue effective de cette session, s’est dit satisfait des résultats atteints, car malgré un contexte assez difficile, chaque partie a joué sa partition et mieux, il y a des perspectives. Il a dit constater avec « satisfaction, que dans une démarche inclusive, les recommandations et engagements, ont été déclinés en plan d’actions triennal (2022-2024), avec la participation des structures administratives concernées et des structures d’appui au secteur privé ».

A ces acteurs du monde des affaires, Albert Ouédraogo a réaffirmé la volonté des nouvelles autorités d’insuffler une nouvelle dynamique pour l’amélioration de la gouvernance et la lutte contre l’insécurité. En effet, selon lui, c’est à ce prix que nous pourrons favoriser un meilleur essor du secteur privé.

Pour le ministre en charge du Commerce, Abdoulaye Tall, autant le secteur privé va jouer son rôle, autant l’Etat jouera aussi sa partition, à travers les recommandations et engagements pris. Tout en saluant les efforts déjà consentis par les acteurs du monde économique dans la recherche du bien-être des populations burkinabè, le ministre les a appelés à plus d’engagement aux côtés de l’Etat, surtout dans ce contexte difficile dans lequel vit aujourd’hui le Burkina Faso.

46%, c’est le taux de réalisation des recommandations et engagements pris au cours de l’édition 2021 concertations Etat/secteur privé. Dans les perspectives et selon le représentant du secteur privé Oumar Yugo, le monde des affaires est contraint de travailler avec le Gouvernement, pour l’amélioration de ces résultats, les prochaines années.

En attendant, le Burkina Faso enregistre une inflation des prix de produits de grande consommation, liée notamment à la crise interne et à la guerre en Ukraine. Au cours de cette session du comité de pilotage, le Gouvernement a demandé aux acteurs économiques, de faire preuve d’une plus grande résilience pour pouvoir accompagner la population dans sa capacité à supporter la vie du quotidien.

DCRP/Primature

Primature : Le bureau de la CCI-BF félicite et encourage le PM Albert Ouédraogo

Le Premier ministre, Albert Ouédraogo, a échangé ce mardi 10 mai 2022 dans la matinée, avec une délégation de la Chambre de Commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF). Selon le porte-parole de la délégation, Seydou Diakité, il s’agit d’une visite de courtoisie qui a permis aux hommes d’affaires, d’évoquer avec le Gouvernement, les préoccupations du secteur privé.

« Nous parlons aujourd’hui d’une même voix, pour qu’il y ait une concertation autour des questions essentielles, de développement et d’approvisionnent de notre pays », a déclaré Seydou Diakité, par ailleurs vice-président du Conseil national du patronat burkinabè, à l’issue des échanges avec le Premier ministre. De son avis, aujourd’hui, sans le secteur privé, l’économie de notre pays va très mal. Il est donc normal et indispensable, a-t-il soutenu, qu’il y ait des concertations au plus haut niveau, pour pouvoir raccorder les violons.

Le bureau de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso lors des échanges avec le PM Albert Ouédraogo

Seydou Diakité a par ailleurs révélé que les hommes d’affaires ont encore remis au Premier ministre, le livre blanc qui contient l’ensemble des préoccupations exprimées par la Chambre de Commerce, pour remémorer le Gouvernement sur les attentes du secteur privé. Ces attentes sont liées notamment aux mesures fiscales et aux dispositions sur lesquelles l’Etat doit légiférer et créer les conditions pour que les entreprises puissent s’épanouir.

Le président de la CCI-BF Mahamadi Savadogo remettant le livre blanc de son institution au PM Albert Ouédraogo

La crise ukrainienne a été aussi évoquée au cours des échanges entre Albert Ouédraogo et ses interlocuteurs de la Chambre de Commerce. Selon le porte-parole de la délégation de la CCI-BF, il s’est agi de parler des difficultés d’approvisionnement de notre pays en engrais, en fer à béton, en farine de blé et en hydrocarbures. « La question du transport et de l’insécurité a été évoquée. Nous avons parlé de l’inflation qui est en train de monter. Si on ne fait pas attention, demain, la situation va être telle qu’il y aura une pénurie, ou bien on ne pourra même pas acheter les produits », a prévenu M. Diakité.

DCRP/Primature

Vallée de Samendéni : Le Premier ministre insatisfait de l’état d’avancement des réalisations

Le Premier ministre, Albert Ouédraogo, poursuit sa visite dans la région des Hauts-Bassins. Après la remise de matériel agricole, jeudi matin aux producteurs, Albert Ouédraogo s’est rendu dans la soirée, sur le site du barrage de Samendéni, situé à une cinquantaine de kilomètres de Bobo-Dioulasso. A l’issue de la visite, il s’est dit déçu du niveau de réalisation des activités de ce Programme, lancés depuis 2008. Cette visite s’inscrit dans le cadre de la volonté du Chef du Gouvernement, d’impulser une nouvelle dynamique à la gouvernance des projets majeurs de développement de notre pays.

Agenda chargé pour le Premier Ministre qui a poursuivi son séjour par une visite de terrain sur le site du Programme de développement intégré de la vallée de Samendéni (PDIS). Sur le place, il a fait le tour des différentes réalisations visibles pour s’enquérir du niveau d’exécution, avant de s’entretenir avec les acteurs de la mise en œuvre de ce programme qui comprend au total, sept composantes. Outre la composante construction du barrage (exécutée à 100%), on peut citer celle de la construction de la centrale hydroélectrique, l’aménagement hydroagricole, le développement de la pêche et de la pisciculture. Il y a aussi l’aménagement et la viabilisation de la zone agroindustrielle et la mise en œuvre du plan de gestion environnemental et social.

« Nous avons tenu à venir cet après-midi sur le site du PDIS, pour visiter les réalisations qui ont été faites. Nous avons également tenu à avoir sur notre insistance, une séance de travail avec l’équipe de l’unité de gestion du Programme et les premiers bénéficiaires », a déclaré le Premier ministre, à l’issue de la visite du site et des différents entretiens. Quatorze années après le lancement du Programme, le chef du Gouvernement dit retenir que seuls, le barrage et la centrale électrique ont été réalisés. « D’autres investissements devaient être faits, mais n’ont pas encore été réalisés », a-t-il déploré.

                             Le taux d’exécution des travaux du barrage de Samandéni est de 100%

Selon Albert Ouédraogo, des difficultés se posent, notamment au niveau de l’aménagement de 1500 hectares. En effet, a-t-il dit, aucun hectare n’a été aménagé à ce jour. La station aquacole qui devait voir le jour au niveau de la composante « pêche et pisciculture », est toujours au stade d’études. Il en est de même pour la viabilisation d’une zone agroindustrielle. « Je ne peux pas dire que je repars satisfait, parce que je me faisais une autre image de la réalisation de ce projet. Les seuls bénéficiaires actuellement sont les pêcheurs. Je suis un peu déçu quand même », a déclaré le Premier ministre.

Par ailleurs, il a promis de faire le point avec les différents ministères concernés par le Programme. Il s’agit de mener une réflexion profonde sur cet important programme, de trouver des solutions pour lever les goulot d’étranglement et accélérer la mise en œuvre de projets à impacts socio-économiques certains pour les Burkinabè. Au-delà du PDIS, cette réflexion doit être élargie pour toucher des investissements de même type.

DCRP/Primature

Modernisation de l’agriculture burkinabè : Le Gouvernement remet 500 tracteurs aux producteurs

Le Premier ministre, Albert Ouédraogo, a présidé ce samedi 07 mai 2022 à Bobo-Dioulasso, la cérémonie de remise d’équipements agricoles aux producteurs burkinabè. Au total, 500 tracteurs, ainsi que leurs accessoires, ont été octroyés aux paysans, dans le but de moderniser notre agriculture et accroître les rendements.

Logofourousso, village situé à une dizaine de kilomètres de Bobo-Dioulasso, sur l’axe Bobo-Orodara, était en fête ce samedi 07 mai 2022. En effet, c’est cette localité qui abrite l’usine de montage d’équipements agricoles, « Tropic Agro Chem », que le Gouvernement a choisi pour doter les producteurs de notre pays d’équipements agricoles modernes.

« Ce matin, le Gouvernement met à la disposition du monde agricole, 500 tracteurs et accessoires à prix subventionnés. Le choix de moderniser et de rendre compétitive notre agriculture vise à assurer une sécurité alimentaire durable aux populations et à créer à leur profit, des revenus substantiels », a déclaré le Premier ministre, dans son discours de remise officielle des tracteurs.

Ce sont au total 500 tracteurs qui ont été remis aux producteurs burkinabè

Plus que jamais donc, il nous faut sortir rapidement de l’ère de la houe et de la daba. Il nous faut dépasser progressivement la traction animale et parvenir à une mécanisation globale de l’agriculture. Il a salué la forte mobilisation des producteurs, « symbole de leur engagement à s’investir pleinement dans les travaux agricoles, afin d’impulser un développement durable de notre pays ».

« Votre adhésion me réconforte et me rassure que la transition que nous conduisons, sous le leadership éclairé de Son Excellence Monsieur Paul-Henri Sandaogo Damiba, Président du Faso, va marquer un nouveau départ pour notre nation, afin de renforcer les bases productives de notre pays et le hisser sur les chemins d’une croissance soutenue », s’est réjoui Albert Ouédraogo. Pour gagner ce pari, estime le Premier ministre, tous les producteurs doivent s’impliquer dans la bataille contre le terrorisme.

Selon lui, sans sécurité, il n’y a pas de production dit-il, avant de rendre un vibrant hommage aux producteurs pour le travail abattu dans la construction de notre pays. Il a aussi exprimé la reconnaissance du Gouvernement et du peuple burkinabè, à tous les partenaires techniques et financiers du Burkina Faso qui œuvrent inlassablement à l’atteinte des objectifs de la politique agricole de notre pays.

Les tracteurs et les accessoires sont remis aux producteurs qui respectent un certain nombre de critères

Enfin, le Premier ministre a invité les producteurs, bénéficiaires des tracteurs, à en prendre grandement soin pour les passer à d’autres générations. Le moment fort de la cérémonie a consisté pour le chef du Gouvernement, à mettre en marche un des 500 tracteurs, avant de remettre les clés de la machine au président de l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPC-B), Kambi Nikiébo.

Tour à tour, le représentant de la chefferie coutumière de Bobo-Dioulasso, le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, le colonel Moussa Diallo et le président de la Chambre nationale d’Agriculture (CNA), Moussa Koné, ont salué la volonté des autorités de la Transition, d’accélérer le processus de mécanisation de notre agriculture, à l’orée de la saison des pluies et au moment où sévit dans notre pays, une crise sécuritaire et humanitaire sans précédent. Le ministre en charge de l’Agriculture, Innocent Kiba, a révélé pour sa part, que le Gouvernement n’investit pas seulement dans la subvention des tracteurs. Il investit dans toute la chaine, à savoir le service après-vente et le renforcement des capacités des acteurs, pour une utilisation efficace des machines.

Pour être propriétaire d’un tracteur, il faut d’abord, selon le ministre de l’Agriculture, être un producteur. Il faut ensuite disposer de la contrepartie de la subvention, qui représente 50% du coût du tracteur. Innocent Kiba a indiqué que pour les 500 tracteurs, l’Etat a contribué à travers une subvention d’environ 4,5 milliards de F CFA.

DCRP/Primature

Attaques terroristes : Le Président du Faso rend hommage aux victimes de Sollé et de Ouanobé

ceci est un message d’hommage du président Damiba suite à la morts et sept FDS et de 4 VDP lors de deux attques survenus jeudi à Sollé et Ouanabé.

« Dans l’accomplissement de leur devoir, des soldats d’unités militaires, de gendarmerie ainsi que des VDP et des civils ont consenti le sacrifice suprême hier jeudi 05 mai 2022 à Sollé et à Ouanobé.

Je voudrais rendre un hommage appuyé à ces combattants. A Sollé, les soldats et les VDP tombés essayaient d’aider d’innocentes populations à se réinstaller dans des localités où elles pourraient reprendre leurs activités.

A Ouanobé, les gendarmes ont fait preuve d’une exemplaire bravoure qui devrait inspirer chaque Burkinabè en ces temps où la Patrie nous appelle à la défendre de toutes nos forces.

Que les âmes de ces patriotes, qui ont accepté d’assumer leur serment jusqu’au bout, reposent en paix. Aux blessés, je souhaite un prompt rétablissement.

Comme ces héros, nous assumerons toujours notre engagement en traquant sans relâche ceux qui ne comprennent que le langage de la violence.

Pour la Patrie, nous vaincrons! »

Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA

Président du Faso, Chef de l’Etat

Burkina Faso : 7 FDS et 4 VDP tués, plusieurs terroristes mis hors d’état de nuire

Selon le dernier communiqué de l’armée burkinabè, au total sept membres des Forces de défense et de sécurité (FDS) et quatre Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont été tués, jeudi 5 mai 2022.

Jeudi, à Sollé, dans la région du Nord, deux éléments du détachement de ladite zone et quatre VDP ont été tués par des terroristes à une dizaine de kilomètres de Titao, chef-lieu de la province du Loroum.

Toujours selon ledit communiqué, cinq autres soldats ont perdu la vie et neuf autres blessés le même jeudi à Ouanobé, dans une embuscade. Selon l’armée, la riposte engagée aura permis de neutraliser une vingtaine de terroristes et de récupérer du matériel dont des munitions, des moyens roulants et de communication.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

COMPTE-RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU 6 MAI 2022

Compte rendu du conseil des ministres du mercredi 6 mai 2022

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le vendredi 06 mai 2022, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 50 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS
  2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport porte adoption du Plan d’actions de la Transition (PAT). Le PAT découle des priorités définies par l’Agenda de la Transition et des actions pertinentes et structurantes des politiques publiques en vigueur notamment la Politique nationale de développement qu’est le PNDES II 2021-2025, conformément à la Loi 034/2018/AN du 27 juillet 2018 portant pilotage et gestion du développement. Instrument de programmation opérationnelle servant de guide à l’action quotidienne du Gouvernement sur la période 2022-2025, il définit les actions à mener, les produits (extrants) qui y concourent, indique leurs programmations physique et financière, ainsi que les indicateurs de résultats. L’adoption de ce rapport permet à notre pays de disposer d’un instrument central d’opérationnalisation des actions du gouvernement de la Transition.

Le second rapport est un décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du dispositif de suivi et d’évaluation de la Politique nationale de développement (PND). Ce décret définit les instances et organes du dispositif de suivi et d’évaluation de la PND, ainsi que leur fonctionnement. Son adoption permet l’entame de l’opérationnalisation du mécanisme de suivi et d’évaluation de la PND et du Plan d’actions de la Transition, particulièrement, l’accompagnement des Cadres sectoriels et régionaux de dialogue dans l’élaboration ou l’actualisation des plans d’actions sectoriels, ministériels et régionaux.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Urbanisme, des affaires foncières et de l’habitat a fait au Conseil deux (02) communications orales.

La première communication est relative à la participation du Burkina Faso à la rencontre de haut niveau de l’Assemblée générale de l’Organisation des nations unies (ONU) sur la mise en œuvre du nouveau programme pour les Villes. Cette rencontre qui s’est tenue du 25 au 28 avril 2022 à New York a été une occasion pour l’ONU-Habitat d’évaluer le niveau de mise en œuvre du Nouvel agenda pour les villes dans chaque pays membre, et de faire cas des nouveaux engagements que chacun des Etats prend pour les années à venir en vue d’accroître la résilience des villes.

La seconde communication est relative à la remise officielle du prix Nobel de l’Architecture 2022 décerné le 15 mars dernier à notre compatriote Monsieur Diébèdo Francis KERE, architecte burkinabè. La remise officielle de ce prix « Pritzker 2022 » est prévue le 27 mai 2022 à Londres.

II.2. Le ministre du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises a fait au Conseil le bilan prévisionnel de la campagne cotonnière 2021-2022 et les projections de la prochaine campagne 2022-2023. La campagne cotonnière 2021-2022 a été marquée par une hausse vertigineuse des prix des intrants sur le marché national due à la situation socio-économique et sanitaire internationale. Pour que la production cotonnière de la campagne 2022-2023 reste aussi attrayante que celle des pays de la sous-région, le Gouvernement a décidé du maintien de la subvention de la part de l’Etat.

II.3. Le ministre Porte-parole du Gouvernement a fait au Conseil un point de la situation qui prévaut sur la mine de Perkoa. Dans la gestion de cette catastrophe, le Gouvernement a décidé de la délocalisation du comité de gestion de crise composée d’une équipe gouvernementale, des responsables des structures déconcentrées, des forces vives de la localité et des familles des miniers à Réo dans la province du Sanguié. Des concertations ont permis d’apaiser la situation, de conjuguer les efforts afin de poursuivre efficacement les recherches en vue de retrouver les huit (08) mineurs piégés par l’inondation de la mine.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

  1. AU TITRE DE LA PRIMATURE

– Monsieur Blaise YODA, Mle 104 514 A, Ingénieur agronome, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Conseiller spécial chargé du foncier et du développement rural ;

– Monsieur Innocents OUEDRAOGO, Mle 47 701 K, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 15ème échelon, est nommé Conseiller spécial chargé des questions fiscales et juridiques ;

– Monsieur Moussa Poulmawendé ZIDA, Mle 118 318 Z, Ingénieur du développement rural/Agronome, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur général de BAGREPOLE ;

– Monsieur Sié Mogodègnan Jérémi KOULIBALY, Mle 88 790 F, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Coordonnateur du Service d’information du Gouvernement (SIG).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

– Monsieur Silas KEITA, Officier supérieur/Colonel-Major, est nommé Secrétaire général.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Monsieur Boubakar KEITA, Officier, Lieutenant-colonel, est nommé Directeur général de l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC);

Madame Massadalo Yvette NACOULMA/SANOU, Mle 59 773 T, Administrateur civil, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Gouverneur de la Région du Centre-Sud ;

– Madame Sy Assetou TRAORE, Mle 23 670 W, Administrateur civil, 1ère classe, 11ème échelon, est nommée Gouverneur de la Région du Plateau-Central ;

– Monsieur Abdoulaye BASSINGA, Mle 59 718 Y, Administrateur civil, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Gouverneur de la Région du Centre ;

– Monsieur Boubakar Nouhoun TRAORE, Mle 28 173 Z, Administrateur civil, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Gouverneur de la Région du Centre-Ouest.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

– Monsieur Poussi SAWADOGO, Mle 49 033 Z, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Ambassadeur, Directeur général de l’Institut des hautes études internationales (INHEI).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

– Monsieur Wanregma Modeste KONOMBO, Mle 130 226 B, Magistrat de grade exceptionnel, 4ème échelon, est nommé Secrétaire général de la Cour de Cassation ;

– Monsieur Urbain MILLOGO, Mle 52 395 K, Contrôleur d’Etat, catégorie 1, classe exceptionnelle, 1er échelon, est nommé Contrôleur général d’Etat adjoint de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) ;

Monsieur Sy Christian Innocent OUATTARA, Mle 57 296 G, Greffier en Chef, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de cabinet du Contrôleur général d’Etat de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption ;

– Monsieur Mamoudou DRABO, Mle 34 830 H, Contrôleur d’Etat, catégorie 1, 4ème classe, 2ème échelon, est nommé Chef du Département de la Stratégie nationale de la prévention de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption ;

– Monsieur Antoine ILYINGA, Mle 54 640 E, Contrôleur d’Etat, catégorie 1, 3ème classe, 2ème échelon, est nommé Chef de Département d’enquête et d’investigation de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption ;

– Monsieur Sibiri RAMDE, Mle 34 815 J, Contrôleur d’Etat, catégorie 1, classe exceptionnelle, 1er échelon, est nommé Chef de Département des déclarations d’intérêt et de patrimoine de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption ;

– Madame Aguiaratou OUANGRAOUA, Mle 52 396 W, Contrôleur d’Etat, catégorie 1 CE, grade 3, 2ème échelon, est nommé Chef de Département suivi des recommandations et des actions de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption ;

– Monsieur Adama PARE, Mle 56 709 S, Contrôleur d’Etat, catégorie 1, 3ème classe, 1er échelon, est nommé Chef de Département audit et contrôle de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption ;

– Monsieur Kalifa KONE, Mle 217 565 R, Commissaire principal de police, catégorie 1, 3ème échelon, est nommé Contrôleur d’Etat ;

– Monsieur Karim GANOU, Mle 216 190 P, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Contrôleur d’Etat ;

– Monsieur Aimé NANA, Mle 49 389 B, Inspecteur central des douanes, catégorie 1, 2ème classe, 1er échelon, est nommé Contrôleur d’Etat ;

Monsieur Delwindé Laurent YOGO, Mle 111 154 B, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur des études, de la programmation, des statistiques et du suivi-évaluation de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption ;

– Monsieur Yacouba DAO, Mle 266 150 J, Ingénieur des travaux informatiques, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des systèmes d’information, de la documentation et des archives de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption ;

– Madame Aïssétou KY/KONE, Mle 303 789 K, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice des ressources humaines de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption ;

– Monsieur Trabzanga ZOUNGRANA, Mle 23 507 V, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe,

13ème échelon, est nommé Directeur de la communication et de la presse de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ENERGIE, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

– Monsieur Barnabé KABORE, Mle 46 082 U, Inspecteur principal des eaux et forêts, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur général des eaux et forêts, Chef de corps ;

– Madame Edith Marie Sylvie DABOUE, Mle 47 623 T, Professeur certifié, 1ère classe, 13ème échelon, est nommée Directrice générale du Centre national des semences forestières (CNSF) ;

– Monsieur Wend-Kuni Josée BAMA, Mle 271 688 K, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1, grade A, 4ème échelon, est nommé Directeur général Adjoint chargé des Programmes du Centre national des semences forestières ;

Monsieur Ernest Auguste Guiwassa YELEMOU, Officier supérieur du génie militaire, Colonel, Ingénieur en sciences et techniques de l’eau, est nommé Directeur général de l’Agence d’exécution des travaux eau et équipement rural (AGETEER).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Pam ZAHONOGO, Mle 102 684 M, Professeur titulaire, catégorie P1, 2ème échelon, est nommé Président de l’Université Thomas Sankara (UTS) ;

– Monsieur Windpagnangdé Dominique KABRE, Mle 102 676 W,

Enseignant-chercheur, catégorie P2, 2ème échelon, est nommé Vice-Président chargé des Enseignements et des innovations pédagogiques de l’Université Thomas Sankara ;

– Monsieur Ousséni SO, Mle 104 532 V, Professeur titulaire, catégorie P1, grade terminal, 1er échelon, est nommé Directeur général de l’Ecole normale supérieure (ENS) ;

– Monsieur Abdoul Aziz TIEMTORE, Mle 45 332 S, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) ;

– Monsieur Sondé Dit Boureima TRAORE, Mle 245 226 B, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur financier et comptable du Fonds national pour l’éducation et la recherche (FONER) ;

– Madame Pélagie BATIONO, Mle 83 318 M, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice de l’administration des finances de l’Ecole normale supérieure ;

Monsieur Arsène Ratalignian OUEDRAOGO, Mle 91 680 H, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances du Centre national des œuvres universitaires (CENOU).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

– Madame Djélika Somborigna DRABO, Mle 244 966 G, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice de la communication et des relations presses.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

– Monsieur Ahmed Racine YAGO, Mle 84 09, Cadre supérieur de banque centrale, est nommé Directeur de Cabinet.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DU GENRE ET DE LA FAMILLE

– Monsieur Ousmane BELEM, Mle 91 964 K, Conseiller en économie et développement, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’HABITAT

– Monsieur Yacouba SIKO, Mle 75 908 M, Géographe/Planificateur Urbaniste, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur général de l’Office national du contrôle des aménagements et des constructions (ONC-AC).

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

– Monsieur Pouôr-Yerô Thierry-Fabrice PODA, Mle 119 293 F, Inspecteur du trésor.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Monsieur Potiandi Serge DIAGBOUGA, Mle 41 639 G, Directeur de recherche ;

– Monsieur Souleymane TOE, Mle 52 143 R, Maître de conférences.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES/PETITES ET MOYENNES INDUSTRIES (PME/PMI)

– Madame Raymonde Baptiste Petronille TAPSOBA, Fédération des industries de l’agro-alimentaire du Burkina (FIAB).

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES

– Monsieur Ousséni DIALLO, Green Cross Burkina Faso.

Le deuxième décret renouvelle le mandat de Monsieur Jean Noël Koungoulé LAMOUKRI, de la Confédération paysanne du Faso, Administrateur représentant les organisations de producteurs agricoles au Conseil d’administration du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur Pouôr-Yerô Thierry-Fabrice PODA, Mle 119 293 F, Inspecteur du trésor, Président du Conseil d’administration du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Porte-parole du gouvernement, Wendkouni Joël Lionel BILGO

Transition : l’Allemagne prête à accompagner le Burkina Faso

Le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a reçu en audience, ce mercredi 4 mai 2022, l’Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, Andreas Pfaffernoschke. Les deux personnalités ont échangé sur la coopération germano-burkinabè.

« J’ai rassuré le président du Faso de l’accompagnement du processus de la Transition par la République fédérale d’Allemagne », a déclaré le diplomate allemand à l’issue de l’audience. Il a ainsi abordé avec le Chef de l’Etat les possibilités d’améliorer et d’approfondir la coopération entre les deux Etats.

M. Pfaffernoschke a formulé le vœu qu’un accord soit bientôt trouvé avec la CEDEAO pour que « le Burkina Faso retrouve sa famille régionale », un accord avec la Transition et sur l’agenda de la Transition. Le diplomate allemand dit avoir insisté sur le fait que la Transition doit être menée à bien, pour, à la fin, aboutir à un retour à l’ordre constitutionnel normal.

Au cours de l’entretien entre l’Ambassadeur allemand et le président du Faso, la situation sécuritaire et les mesures prises pour le retour de la sécurité dans le pays ont été également évoquées. « On a aussi parlé du soutien de l’Allemagne pour le secteur de la sécurité », a souligné l’Ambassadeur Andreas Pfaffernoschke.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Diplomatie : l’Egypte engagé à intensifier la coopération avec le Burkina

Le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a reçu en audience, ce mercredi en fin de matinée, l’Ambassadeur de la République Arabe d’Egypte, Ibrahim El-Khouli. Les échanges entre le Chef de l’Etat et le diplomate égyptien ont porté sur l’avenir de la coopération entre les deux pays.

« On a discuté des relations historiques et privilégiées entre le Burkina Faso et l’Egypte, ainsi que de l’état de la coopération technique très intense et diversifiée qui existe entre l’Egypte et le Burkina Faso qu’on compte intensifier dans les périodes à venir », a déclaré l’Ambassadeur de la République Arabe d’Egypte à sa sortie d’audience.

Ibrahim El-Khouli, a aussi rappelé que son pays s’est engagé à appuyer et à soutenir le peuple burkinabè, et qu’il tiendra ses engagements. Dans cette perspective, il a précisé que les offres de stages et de formations diversifiées que l’Egypte met à la disposition des cadres burkinabè dans différents domaines de développement seront maintenues et se renforceront.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Diplomatie : Vers un renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et la Turquie

Le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a accordé, ce mercredi 4 mai, une audience à l’Ambassadeur de Turquie au Burkina Faso, madame Nilgün Erdem Ari. Les échanges entre le Chef de l’Etat et la Cheffe de la mission diplomatique turque au Burkina Faso ont porté sur l’état de la coopération bilatérale turco-burkinabè.

« Nous nous sommes entretenus avec le président du Faso sur tous les domaines de coopération entre nos deux pays », a déclaré l’Ambassadeur Nilgün Erdem Ari, à l’issue de son entretien avec le Président du Faso. Le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba et son hôte ont ainsi revisité les relations de coopération économique et commercial. Il se sont également intéressés au secteur des mines et au domaine de la lutte contre le terrorisme.

« Nous nous sommes mis d’accord sur le renforcement de cette coopération », a soutenu Mme Nilgün Erdem Ari qui a, par ailleurs, annoncé avoir, « exprimé au chef de l’Etat la disponibilité de la Turquie à accompagner le Burkina Faso, pays frère et ami ».

Direction de la communication de la présidence du Faso

Incident à la mine de Perkoa : Les responsables de la mine interdits de quitter le pays, selon le Premier ministre.

Une délégation gouvernementale, conduite par le Premier ministre Albert Ouédraogo, s‘est rendue ce 1er mai 2022 à Perkoa (province du Sanguié), afin de constater le niveau d’avancement des opérations de sauvetage des huit mineurs piégés dans la galerie, depuis maintenant près de deux semaines. A l’issue de la visite des installations et des entretiens avec les responsables de la mine, les représentants des travailleurs et les familles des victimes, le chef du Gouvernement a annoncé qu’une enquête judiciaire a été déclenchée. Des mesures conservatoires ont également été prises pour empêcher les premiers responsables de la mine, de quitter le territoire national.

Ce dimanche 1er mai n’a pas été de tout repos pour le Premier ministre, Albert Ouédraogo. Après une rencontre à l’immeuble de la Fonction publique où il a rencontré les organisations syndicales, à l’occasion de la commémoration de la fête du travail, le chef du Gouvernement, Albert Ouédraogo, accompagné du ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Protection Sociale, Bassolma BAZIE et du ministre des Mines et des Carrières, Jean Alphonse SOME, s’est rendu à Perkoa, où huit (mineurs sont pris au piège, dans une galerie, suite à une inondation et à plusieurs centaines de mètres de profondeur.

Le gouvernement très préoccupé par cette situation, multiplie la pression sur les responsables, pour accélérer les travaux de sauvetage, en effectuant cette seconde visite, après celle du 23 avril dernier. Malheureusement, les opérations sont restées jusque-là infructueuses. Cette visite du Premier ministre, Albert OUEDRAOGO ce 1er mai journée internationale du travail, a été ponctuée par plusieurs rencontres. Rencontre avec les responsables de la mine, avec les représentants des travailleurs, mais aussi et surtout avec les membres des familles des victimes.

Le chef du Gouvernement et sa délégation ont pu à l’occasion, visiter les différentes installations de la mine. Cette visite visait à comprendre comment cet incident est intervenu et comment les responsables, les sapeurs-pompiers et les autres équipes œuvrent, afin de retrouver les disparus. De l’entretien avec les familles, il ressort que celles-ci ont souhaité que le gouvernement mette davantage des moyens, afin de retrouver les leurs. Ils ont aussi déploré le système d’information de la mine qui ne leur permet pas d’avoir des informations sur les opérations de sauvetage et la situation, au jour le jour.

Les membres du gouvernement ont eu un langage franc avec les parents des mineurs. Ils les ont rassurés que ceux qui sont dans la galerie sont des Burkinabè et le gouvernement gère cette crise avec toute la rigueur qu’il faut. Pour le Premier ministre, Albert Ouédraogo il y a eu des tâtonnements dès les premiers moments de l’incident et il n’y a pas eu non plus un dispositif de sécurité sérieux, après avoir écouté les représentants des travailleurs et les responsables de la mine. « Ce qui s’est passé est le résultat d’une certaine irresponsabilité des responsables de la mine, parce qu’il y a eu un certain nombre d’actions qui ont été entreprises quelques jours avant l’incident, notamment des dynamitages sur la mine à ciel ouvert, qui ont fragilisé la galerie et favorisé cette inondation », a déclaré, sur un ton grave, le chef du Gouvernement, avant de souligner que cette information reste à être confirmée par les résultats de l’enquête ouverte.

Néanmoins, selon Albert Ouédraogo, « ce qui s’est passé à Perkoa pose la problématique de la sécurité au travail et sur bien d’autres sites et ça interpelle le gouvernement quant aux mesures à prendre pour renforcer le contrôle de la sécurité au travail et la prévention des risques professionnels ». Le Premier ministre a aussi indiqué qu’une enquête judiciaire a été déclenchée et que des mesures conservatoires ont été prises, pour empêcher les premiers responsables de la mine, de quitter le pays et des instructions ont été données fermement au ministre de la sécurité pour cela. Par ailleurs, le Premier ministre a exprimé la compassion et les encouragements du Chef de l’État, Son Excellence le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA aux familles des victimes.

Au terme de cette visite, le chef du Gouvernement a dit ne pas être rassuré quant à la possibilité de les retrouver vivants. Il s’est dit encore plus inquiet de la situation de ces travailleurs, même si l’espoir reste permis.

DCRP/Primature

Coopération : Les PTF de la Troïka échangent avec le Premier ministre sur les préoccupations majeures du Burkina

Le Premier ministre, Albert Ouédraogo, a reçu en audience, dans la soirée de ce jeudi 28 avril 2022, les partenaires techniques et financiers de la Troïka. Le chef du Gouvernement et ses hôtes ont échangé autour des thématiques pertinentes sur le développement du Burkina Faso.

Après une interruption due à la situation socio-politique récente du Pays, le Premier ministre, Albert Ouédraogo et les partenaires techniques et financiers (PTF) de la Troïka ont renoué le dialogue, dans la soirée de ce jeudi 28 avril 2022. En effet, ces partenaires stratégiques du Burkina Faso ont été reçus en audience et ont échangé avec le chef du gouvernement, sur les préoccupations majeures du Burkina Faso. Ces préoccupations sont relatives entre autres, à la feuille de route et à l’agenda de la transition, à la situation sécuritaire et humanitaire.

Dans son mot introductif, le Premier ministre a aussi indiqué aux PTF, qu’en plus des crises internes qui préoccupent et absorbent beaucoup d’efforts et de moyens, des crises externes impactent négativement le Pays des Hommes intègres. C’est le cas de la guerre en Ukraine qui a contribué à l’augmentation des prix au niveau international de certains produits de base comme le blé, l’engrais et les hydrocarbures, pour ne citer que cela…

Après l’évocation de cette kyrielle de difficultés auxquelles le pays est confronté, il a noté avec regret que dans ce contexte extrêmement difficile, certains partenaires et amis du Burkina Faso ont pris des mesures qui fragilisent les efforts, ramant ainsi à contre-courant des aspirations du Peuple. Il a invité ces partenaires, à s’inscrire dans une dynamique positive à l’issue de cette rencontre, pour un maintien de leurs programmes et projets de développement afin d’alléger les souffrances des populations.

La co-présidente de la Troïka, Esther LOEFFEN, ambassadeur des Pays-Bas au Burkina Faso, s’est réjoui de la reprise de ce cadre de dialogue. Pour elle, cette rencontre a porté sur des thématiques pertinentes sur le développement du Burkina Faso. Les Partenaires techniques et financiers a-t-elle dit, suivent avec beaucoup d’attention et un intérêt particulier, l’évolution de la situation socio-politique au Burkina Faso. Elle a par ailleurs relevé des avancées notables dans la conduite de la transition.

Au titre des avancées, elle a cité la poursuite du PNDES, adopté par le précédent gouvernement et qui sera complété par un plan d’action de la transition. Elle a encouragé les autorités à poursuivre les négociations avec la CEDEAO, afin d’éviter d’éventuelles sanctions et à accélérer la mise en place des délégations spéciales et la liberté totale à l’ancien président Roch Marc Christian KABORE.

DCRP/Primature

Amélioration du climat des affaires : Le Gouvernement déterminé à lever les goulots d’étranglement

Le Premier ministre, Albert Ouédraogo, a présidé ce jeudi 28 avril, la première session de l’année 2022, du Comité de pilotage et de suivi du dispositif d’amélioration du climat des affaires. Elle a réuni des membres du Gouvernement, des acteurs du secteur privé, ainsi que des partenaires techniques et financiers. Il s’est agi au cours de cette rencontre, de passer en revue, la mise en œuvre des recommandations formulées antérieurement, et d’adopter le plan d’action pour l’année 2022.

Cette session, selon le chef du Gouvernement, intervient à un moment où le peuple burkinabè est toujours confronté à des défis sécuritaires et humanitaires sans précédent. «Dans un tel contexte hostile à l’amélioration du climat des affaires, le rétablissement de la paix et la restauration du pays dans ses limites territoriales, constituent les principales priorités, comme l’a toujours indiqué, le Président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. La vision du Chef de l’Etat est fondée sur l’urgence de mobiliser toutes les forces, pour un retour rapide à la paix, sans laquelle aucune action de développement n’est possible », a soutenu Albert Ouédraogo dans son discours d’ouverture de cette première session de l’année 2022, du Comité de pilotage et de suivi du dispositif d’amélioration du climat des affaires.

Le ministre du développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des Petites et Moyennes entreprises, Abdoulaye Tall, a pour sa part déclaré à la fin de la rencontre, que les participants ont passé en revue, l’état de mise en œuvre des recommandations, et pris des engagements sur les recommandations résiduelles. « Nous avons, a-t-il souligné, adopté le plan des actions à mener pour l’année 2022 et chaque acteur s’est engagé à être diligent dans l’exécution et la mise en œuvre de ces recommandations. Nous avons bon espoir que lors de l’évaluation, on aura significativement avancé, ce qui va permettre à notre secteur privé d’être plus performant ».

De l’avis du ministre en charge du Commerce, Abdoulaye Tall, notre pays compte sur le secteur privé, qui crée des emplois, paie des salaires et des impôts. Il a révélé que le temps et les délais sont importants pour le secteur privé. De ce fait, a-t-il insisté, réduire les délais des procédures et d’obtention des documents, des autorisations et des permis, améliorer l’efficacité des administrations, est quelque chose qui encourage le développement du secteur privé et donc, la création de richesses.

En ce qui concerne le bilan de la mise en œuvre des recommandations, le ministre du Commerce a indiqué que certaines actions ont été exécutées à 100%. Par contre, d’autres ont enregistré des taux d’exécution plus faibles, et nécessitent qu’on règle certaines questions institutionnelles. Abdoulaye Tall s’est voulu cependant rassurant, en soutenant que les ministères concernées (par ces taux faibles) étaient présents, et ont pris l’engagement devant le Premier ministre, de régler ces questions-là.

Pour les actions à venir, le ministre Tall a cité la mise en œuvre des recommandations résiduelles de l’année passée, qui intègrent le partage d’informations avec des pays partenaires et frères, pour le commerce transfrontalier. Il y a aussi des actions d’amélioration au niveau du processus de décision de délivrance des documents dont ont besoin les acteurs économiques.

Mamady Sanoh, le premier vice-président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF) a salué la tenue de cette rencontre qui prouve selon lui que le Gouvernement prend à cœur les problèmes du secteur privé. « Nous avons assisté à une belle déclaration d’amour au secteur privé qui nous permet de savoir que nous sommes un maillon essentiel de développement de notre pays », s’est-il réjoui.

DCRP/Primature

Présidence du Faso : le nouveau secrétaire général installé

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Le nouveau Secrétaire général de la présidence du Faso, Mathias Traoré, a été officiellement installé ce matin par le Directeur de cabinet du président du Faso, le Chef d’escadron Serge Thierry Kiendrébéogo en remplacement de Abdoulaye Ouédraogo.

Nommé en conseil des ministres le 20 avril dernier, Mathias Traoré, administrateur civil est appelé à conduire l’administration de la Présidence du Faso en vue d’accompagner la nouvelle dynamique enclenchée par le Chef de l’Etat, Paul-Henri Sandaogo Damiba. Le nouveau Secrétaire général a remercié le président du Faso pour la confiance placée en lui et réaffirmé sa disponibilité ainsi que son engagement à contribuer pleinement à l’atteinte des objectifs de refondation de la Nation burkinabè sous le magistère du Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba.

L’ancien secrétaire général de la Présidence du Faso, Abdoulaye Ouédraogo

« Prenant appui sur cette mission commune et sur l’impérieuse nécessité de résultats, il nous faudra travailler en équipe et en famille, pour créer des effets visibles et positifs au profit de l’administration publique et partant au profit des populations », a indiqué Mathias Traoré à ses désormais collaborateurs. Pour lui, le seul grand service que le personnel de l’institution peut lui rendre et qui vaille est de servir avec engagement et exemplarité et ce, conformément aux valeurs et principes du service public.

« Nous ouvrirons ensemble de nouveaux chantiers dans le cadre de l’amélioration de la performance de notre institution pour l’accomplissement des engagements pris par son excellence le président du Faso vis-à-vis de la Communauté nationale et la Communauté internationale », a indiqué le nouveau Secrétaire général. Mathias Traoré a salué le travail abattu par son prédécesseur, qui constituera selon lui des sillons qui guideront la conduite de sa mission dans à la présidence du Faso.

Mathias Traoré est officiellement le nouveau secrétaire général de la Présidence du Faso

Le Secrétaire général sortant, Abdoulaye Ouédraogo, a remercié les plus hautes autorités et les différents collaborateurs pour leur accompagnement au cours de son passage au sein de l’institution. Le Directeur de cabinet du président du Faso a invité le Secrétaire général entrant à se mettre à la tâche pour relever les défis actuels et futurs de l’administration présidentielle, et souhaité bonne fin de carrière au Secrétaire général sortant.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Conseil des ministres du mercredi 27 avril 2022

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 27 avril 2022, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 15 H 05 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Paul-Henri Sandaogo DAMIBA Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets. Il s’agit :

  • du décret portant nomination deContrôleurs généraux de police ;
  • du décret portant nomination de Commissaires divisionnaires de police ;
  • du décret portant nomination de Commissaires principaux de police.

L’adoption de ces décrets permet la nomination de cinq (05) Contrôleurs généraux de police, de dix-huit (18) Commissaires divisionnaires de police et de cinquante-sept (57) Commissaires principaux de police.

La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté un décret portant obligation de déclaration et de tenue du registre des bénéficiaires effectifs des personnes morales et des constructions juridiques. Ce décret vise à prendre des mesures contre les défauts de conservation d’informations relatives aux bénéficiaires effectifs, en ce qui concerne l’actionnariat à prête-nom et les administrateurs de biens.

L’adoption de ce décret permet au Burkina Faso de disposer d’un registre de bénéficiaires effectifs des personnes morales et constructions juridiques et de sanctionner de façon proportionnée les manquements aux obligations de transparence, conformément aux exigences du Groupe d’action financière (GAFI).

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Le Conseil a adopté trois (03) rapports.

Le premier rapport est relatif aux résultats de l’appel d’offres ouvert pour les travaux d’aménagement de 200 km de pistes rurales dans quatre (04) régions du Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :

Région du Centre/Province du Kadiogo

Lot 1 : Entreprise GITP, pour les travaux d’aménagement de voiries et de pistes pour un montant de quatre cent quatre-vingt-dix-sept millions soixante-six mille huit cent un (497 066 801) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois.

Région du Centre-Est/Province du Boulgou

Lot 2 :Entreprise SABA Construction SARL, pour les travaux d’aménagement de pistes pour un montant de cinq cent soixante un millions trois cent quatre-vingt-cinq mille trois cent cinquante-huit (561 385 358) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois.

Région du Centre-Ouest/Province du Ziro

Lot 3 :Entreprise MULTIPREST, pour les travaux d’aménagement de pistes pour un montant de quatre cent trente-deux millions deux cent quarante-un mille deux cent trente-neuf (432 241 239) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

Région du Centre-Ouest/Province du Ziro

Lot 4 :Entreprise EOIF SA, pour les travaux d’aménagement de pistes pour un montant de sept cent cinquante-deux millions deux cent cinquante-sept mille sept cent quatre-vingt-dix-neuf (752 257 799) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

Région du Centre-Ouest/Provinces du Boulkiemdé et du Sanguié

Lot 5 :Entreprise Sabima Construction SARL, pour les travaux d’aménagement de pistes pour un montant de cinq cent treize millions neuf cent six mille trois cent dix-neuf (513 906 319) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

Région du Centre-Sud/Province du Nahouri

Lot 6 : Entreprise WELAS, pour les travaux d’aménagement de pistes pour un montant de trois cent millions sept cent cinquante-huit mille sept cent cinquante-six (300 758 756) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois.

Région du Centre-Sud/Province du Zoundwéogo

Lot 7 :Entreprise MAMOUN BTP SARL, pour les travaux d’aménagement de pistes pour un montant de six cent dix-huit millions cinq cent neuf mille cinq cent trente-deux (618 509 532) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois.

Région du Centre-Est/Province du Kouritenga

Lot 8 : Groupement d’entreprises NOVIS/BTS SARL,pour les travaux d’aménagement de pistes pour un montant de trois cent cinq millions cinq cent six mille cinq cent quatre-vingt-dix (305 506 590) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois.

Région du Centre-Est/Province du Boulgou

Lot 9 :Entreprise E.A.H.F, pour les travaux d’aménagement de pistes pour un montant de quatre cent quarante-quatre millions neuf cent treize mille six cent quatre-vingt-seize (444 913 696) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

Le montant total des attributions s’élève à quatre milliards quatre cent vingt-six millions cinq cent quarante-six mille quatre-vingt-dix (4 426 546 090) F CFA TTC.

Le financement est assuré par le budget du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B).

Le deuxième rapport est relatif à l’approbation des résultats des appels d’offres pour les travaux de construction et de bitumage de routes nationales et d’une route régionale.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :

  • Groupement d’entreprises GLOBEX CONSTRUCTION/SOROUBAT, pour les travaux de construction et de bitumage d’une route nationale pour un montant de dix-neuf milliards quatre-vingt-quinze millions neuf cent soixante-dix-huit mille neuf cent cinquante-cinq (19 095 978 955) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de vingt-quatre (24)mois hors saison pluvieuse ;
  • Groupement d’entreprises SONAF SA/ENSBTP, pour les travaux de construction et de bitumage d’une route nationale pour un montant de dix milliards cinq cent soixante-cinq millions cinq cent sept mille dix (10 565 507 010) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de vingt-quatre (24) mois hors saison pluvieuse ;
  • Travaux de construction et de bitumage d’une route régionale : Infructueux.

Le montant total des attributions s’élève à vingt-neuf milliards six cent soixante un millions quatre cent quatre-vingt-cinq mille neuf cent soixante-cinq (29 661 485 965) F CFA TTC.

Le financement est assuré par le budget du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B), exercice 2021.

Le troisième rapport est relatif à une autorisation pour la passation de marchés par la procédure d’entente directe pour l’exécution des travaux d’urgence de réparation et d’entretien ainsi que le contrôle et la surveillance des travaux sur les tronçons routiers Gounghin-Fada N’Gourma et Kaya-Dori.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :

– Entreprise SOROUBAT,pour les travaux d’urgence de réparation d’une chaussée pour un montant d’un milliard huit cent soixante-quatorze millions neuf cent trente-cinq mille six cent vingt-quatre (1 874 935 624) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de trois (03) mois ;

– Groupement de bureaux TR Engineering/ACIT Géotechnique,pour le contrôle et la surveillance des travaux d’urgence de réparation de la chaussée d’une route nationale pour un montant de soixante-six millions huit cent vingt-neuf mille trois cent (66 829 300) F CFA TTC,avec un délai d’exécution de quatre (04) mois.

– Entreprise SOBUCOP,pour les travaux d’entretien d’urgence d’une route nationale pour un montant de deux cent quarante-huit millions cent quatre-vingt-quatre mille cent soixante (248 184 160) F CFA TTC,avec un délai d’exécution de trois (03) mois ;

– Entreprise EG2S,pour les travaux d’entretien d’urgence d’une route nationale pour un montant d’un milliard cinq cent quatre-vingt-seize millions sept cent quatre-vingt mille cinq cent quatre-vingt-quatre (1 596 780 584)   F CFA TTC, avec un délai d’exécution de trois (03) mois.

Le montant total de ces attributions s’élève à trois milliards sept cent quatre-vingt-six millions sept cent vingt-neuf mille six cent soixante-huit (3 786 729 668) F CFA TTC.

Le financement est assuré par le budget du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B), gestion 2022.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le Secrétaire général du Gouvernement et du Conseil des ministres a fait au Conseil une communication relative aux actions urgentes à mener pour faire face aux enjeux sécuritaires.

Il s’agit entre autres :

  • de la suspension temporaire et la réorganisation des activités d’orpaillage ;
  • de l’interdiction d’importation de certains produits spécifiques utilisés par les Groupes armés terroristes pour mener les attaques ;
  • du renforcement des mesures de lutte contre la fraude ;
  • de l’interdiction de transport du carburant dans des futs dans les zones à forts défis sécuritaires ;
  • de l’interdiction de l’utilisation d’engrais chimiques dans les zones à forts défis sécuritaires ;
  • de la réorganisation de la vente du bétail.

Ces mesures sécuritaires urgentes visent à créer un environnement favorable permettant aux populations d’avoir accès aux services sociaux de base, et aux services administratifs de l’Etat de jouer leurs rôles régaliens.

II.2. Le ministre du Genre et de la famille a fait au Conseil une communication relative à la commémoration de la 1ère édition du Mois de la famille et de l’enfant au Burkina Faso.

Cette commémoration qui est prévue se dérouler du 15 mai au 16 juin 2022 sous le thème « Famille citoyenne » vise la promotion socio-économique des familles burkinabè.

II.3. Le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière a fait au Conseil une communication relative à l’incident survenu le 24 avril 2022 à Ouagadougou sur un moteur de l’aéronef 195 immatriculé XT-ABV de la Compagnie Air Burkina.

Il a également relevé des manquements graves dans la gestion de la Compagnie nationale Air Burkina. Ainsi, le Conseil des ministres a décidé de relever de ses fonctions le Directeur général de la Compagnie aérienne Air Burkina avec effet immédiat. En attendant la nomination d’un nouveau Directeur général l’intérim sera assuré par le Directeur technique de ladite Compagnie.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A.AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

  • Monsieur Sidsoré Abdoul Kader OUEDRAOGO, Officier,est nommé Chargé de Missions ;
  • Monsieur Pêgd-Wendé Thomas d’Aquin ILBOUDO, Officier, est nommé Directeur du Parc automobile de la Présidence du Faso.

Pour le compte du Conseil supérieur de la communication (CSC) :

  • Madame Marie Danielle BOUGAIRE/ZANGREYANOGO, Mle 27 818 X, Maître-Assistant, catégorie P3, 1èreclasse, grade initial, 4ème échelon, est nommée Conseiller pour le compte de la Présidence du Faso ;
  • Monsieur Bobar Félix KAMBIRE, Mle 109 270 T, Communicateur, 1èreclasse, 8ème échelon, est nommé Conseiller pour le compte de l’Assemblée législative de la Transition ;
  • Monsieur Mamadou Ali COMPAORE, Mle 29 429 H, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1èreclasse, 14ème échelon, est nommé Conseiller pour le compte de l’Assemblée législative de la Transition.

Le Conseil a en outre mis fin aux fonctions de Conseillers spéciaux de la Présidence du Faso. La liste de ces personnalités sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.

B.AU TITRE DE LA PRIMATURE

  • Monsieur Abdou-Salam GAMPENE, Mle 58 458 S, Inspecteur du trésor, 1èreclasse, 10ème échelon, est nommé Secrétaire général.

C.AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

  • Monsieur Toukoumnogo KIENDREBEOGO, Mle 55 746 Y, Administrateur des services financiers, 1èreclasse, 7ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances.

D.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

  • Monsieur Roger OUEDRAOGO, Mle 57 709 R, Contrôleur général de police, catégorie 1, grade 4, 3èmeéchelon, est nommé Directeur général de la Police nationale ;
  • Monsieur Oumarou SONGNE,       Mle 111 500 R, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3èmeéchelon, est nommé Directeur général de l’Ecole nationale de Police ;
  • Monsieur Patrice YEYE, Mle 111 489 T, Commandant d’unité, catégorie  1, grade 3, 1eréchelon, est nommé Directeur des Unités d’intervention de la Police nationale ;
  • Madame Marie Denise SEBGO, Mle 57 727 X, Contrôleur général de police, catégorie 1, grade 4, 2èmeéchelon, est nommée Directrice des Personnels de la Direction générale de la Police nationale ;
  • Monsieur Aboubakar COMPAORE, Mle 57 721 W, Contrôleur général de police, catégorie 1, grade 4, 2èmeéchelon, est nommé Directeur de la Police judiciaire ;
  • Monsieur Missa MILLOGO, Mle 111 492 U, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, grade 3, 1eréchelon, est nommé Directeur de la Police technique et scientifique ;
  • Monsieur Règma ZONGO, Mle 211 706 K, Commissaire principal de police, catégorie 1, 4èmeéchelon, est nommé Directeur du matériel et du budget à la Direction générale de la Police nationale ;
  • Monsieur Sak-Wend-Tongo David DAILA, Mle 277 310 D, Médecin-Commissaire principal de Police, 2èmeclasse, 1er échelon, est nommé Directeur des services de santé de la Police nationale ;
  • Monsieur Mama DAHANI, Mle 46 249 C, Administrateur des services financiers, 1èreclasse, 9ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances.

E.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

  • Monsieur Victor ILBOUDO, Mle 51 973 V, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie 1, classe terminale, 2èmeéchelon, est nommé Coordonnateur national de lutte contre la Fraude ;
  • Monsieur Tensibri Paul SAWADOGO, Mle 49 372 F, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie 1A, classe terminale, 3èmeéchelon, est nommé Inspecteur technique principal des Douanes ;
  • Monsieur Issa NANA, Mle 51 971 P, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie 1A, grade 3, 3èmeéchelon, est nommé Directeur du personnel et de la logistique ;
  • Monsieur Adama ILBOUDO, Mle 49 336 J, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie 1A, grade intermédiaire, 3èmeéchelon, est nommé Directeur des régimes économiques et particuliers à la Direction générale des Douanes ;
  • Monsieur Robert KONTOGOM, Mle 51 965 F, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie 1, classe A, grade 3, 3èmeéchelon, est nommé  Directeur de la réglementation, de la facilitation et de la coopération douanière ;
  • Monsieur Mikaïlou DIARRA, Mle 49 370 S, Inspecteur divisionnaire des douanes, classe 1, grade 3, 4èmeéchelon, est nommé Directeur de la valeur, de l’analyse du risque et du renseignement ;
  • Monsieur Oumaro OUEDRAOGO, Mle 51 967 P, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie 1A, classe intermédiaire,                          4èmeéchelon, est nommé Directeur de la Comptabilité douanière ;
  • Monsieur Songuida Valentin Marius RAYAISSE, Mle 51 969 J, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie 1A, classe terminale,                     4èmeéchelon, est nommé Directeur de l’informatique et des statistiques ;
  • Madame Pulchérie Dommèkilè DABIRE/SOMDA, Mle 51 968 R, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie 1A, grade 3, 3èmeéchelon, est nommée         Directrice de la lutte contre la fraude et de la surveillance du territoire ;
  • Monsieur Michel OUEDRAOGO, Mle 51 964 S, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie 1A, classe 3, 4èmeéchelon, est nommé Inspecteur technique des Douanes ;
  • Monsieur Moulaye Jean DEMBELE, Mle 51 974 F, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie 1A, 3èmegrade, 3ème échelon, est nommé Inspecteur technique des Douanes ;
  • Monsieur Sansan François d’Assise KAMBOU, Mle 51 972 F, Inspecteur divisionnaire des douanes, 1èreclasse, grade 3, 4ème échelon, est nommé Directeur régional des Douanes de l’Ouest ;
  • Monsieur Alidou OUEDRAOGO, Mle 51 963 F, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie 1, classe terminale, 4èmeéchelon, est nommé Directeur régional des Douanes du Centre ;
  • Monsieur Franck Eric Joël OUEDRAOGO, Mle 51 976 P, Inspecteur divisionnaire des douanes, 3èmegrade, 3ème échelon, est nommé Directeur régional des Douanes du Centre-Est ;
  • Monsieur Casimir OUEDRAOGO, Mle 51 970 D, Inspecteur Divisionnaire des douanes, catégorie 1A, grade terminal, 3èmeéchelon, est nommé Directeur régional des Douanes du Centre-Sud ;
  • Monsieur Nab Alexis DABIRE, Mle 51 975 S, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie 1, grade 3, 4èmeéchelon, est nommé Directeur régional des Douanes du Nord ;
  • Monsieur Enoch  YAMEOGO, Mle 25 262 M, Inspecteur principal des douanes, catégorie 1, 3èmegrade, 1er échelon, est nommé Directeur régional des Douanes du Sud-Ouest.

F.AU TITRE DU MINISTERE DE LA SOLIDARITE NATIONALE ET DE L’ACTION HUMANITAIRE

  • Monsieur Sami Nicolas KAMBOU, Mle 112 507 Y, Inspecteur des impôts, 1èreclasse, 3ème échelon, est nommé Directeur général du Fonds national de solidarité.
  1. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES RELIGIEUSES ET COUTUMIERES
  • Monsieur Drissa Modeste SESSOUMA, Mle 101 663 C, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1èreclasse, 14ème échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;
  • Monsieur Pingdwindé Issiaka TIENDREBEOGO, Mle 106 075 D, Enseignant-chercheur, catégorie PD, grade intermédiaire, 1eréchelon, est nommé Conseiller technique ;
  • Monsieur Bertrand SAWADOGO, Mle 200 261 R, Administrateur des services financiers, 1èreclasse, 4ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances.

H.AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

  • Monsieur Wend Kouni Joanny COMPAORE, Officier, Commandant- Ingénieur en énergie, est nommé Directeur général de la Société nationale Burkinabè des hydrocarbures (SONABHY).

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs et de Présidents aux Conseils d’administration :

– de la Société nationale de l’aménagement des terres et de l’équipement rural (SONATER) au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques ;

– de la Société Burkinabè de télédiffusion (SBT) et de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme ;

– de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale.

Le Conseil a également procédé à la nomination d’Administrateurs au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

A.MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret renouvelle le mandat de Madame Augustine Denise BADO, Mle 130 276 F, Magistrat, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques au Conseil d’administration de la Société nationale de l’aménagement des terres et de l’équipement rural (SONATER) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le second décret renouvelle le mandat de Madame Augustine Denise BADO, Mle 130 276 F, Magistrat, Présidente du Conseil d’administration de la Société nationale de l’aménagement des terres et de l’équipement rural (SONATER) pour une dernière période de trois (03) ans.

B.MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Le Conseil a adopté six (06) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Sidi-Mohamed Galiam OUEDRAOGO, Mle 513 380 C, Ingénieur télécom, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie numérique des postes et de la transformation digitale au Conseil d’administration de la Société Burkinabè de télédiffusion (SBT) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Société Burkinabè de télédiffusion (SBT) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme :

  • Monsieur Boukaré KABORE, Mle 117 367 R, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication.

Au titre de la Primature :

  • Monsieur Jean Baptiste DIPAMA, Mle 88 784 L, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES DELEGUES DU PERSONNEL DE LA SOCIETE BURKINABE DE TELEDIFFUSION (SBT)

  • Monsieur Sébastien SANON, Mle 021, Ingénieur des travaux.

Le troisième décret renouvelle le mandat de Monsieur Boukaré KABORE, Mle 117 367 R, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, Président du Conseil d’administration de la Société Burkinabè de télédiffusion (SBT) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le quatrième décret nomme Monsieur Issiaka DRABO, Mle 238 527 H, Adjoint de secrétariat, Administrateur représentant les Stagiaires au Conseil d’administration de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) pour la durée de son mandat de Délégué général.

Le cinquième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme :

  • Madame Dominique Marie Mathilde NYAMEOGO, Mle 29 434 V, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication ;
  • Monsieur Barnabé KIEMTAREMBOUM, Mle 32 113 E, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication.

Le sixième décret renouvelle le mandat de Monsieur Barnabé KIEMTAREMBOUM, Mle 32 113 E, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, Président du Conseil d’administration de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) pour une dernière période de trois (03) ans.

C.MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique :

  • Madame Hassana TRAORE, Mle 130 587 R, Magistrat.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT LES ASSUJETTIS

Au titre du Conseil national de l’Economie informelle du Burkina Faso :

  • Monsieur Harouna KABORE, Secrétaire général du Bureau du Centre ;

Au titre du Conseil national du Patronat Burkinabè :

  • Monsieur Ismael Kiswendsida BIDIGA, Pharmacien.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES STRUCTURES FAITIERES

Au titre de la Chambre des métiers de l’artisanat du Burkina :

  • Madame Fatoumata ZONGO, Consultante formatrice en esthétique coiffure.

D.MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Emmanuel SEINI, Mle 35 820 W, Médecin de santé publique, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Pépin ZABRE, Mle 260 258, Ingénieur informatique, Administrateur représentant le personnel du Syndicat unique de la météorologie, de l’aviation civile et assimilés au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) pour une dernière période de trois (03) ans pour compter du 23 mai 2021.

Le porte-parole du Gouvernement, Wendkouni Joël Lionel BILGO

Pouvoir judiciaire : Le Chef de l’Etat échange avec le Conseil supérieur de la Magistrature

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Le Président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a reçu en audience, ce mardi 26 avril 2022, en fin de matinée, une délégation du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM).

Selon le chef de la délégation, Mazobé Jean Kondé, président du Conseil supérieur de la Magistrature, il s’agit d’une rencontre de prise de contact. « C’est une audience qui est la toute première, le tout premier contact formel entre le Conseil supérieur de la Magistrature et le Président du Faso qui, selon la Constitution, est le garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire », a indiqué le Président du CSM.

Cette rencontre s’inscrit dans l’ordre normal du fonctionnement des institutions, « étant entendu que la loi fondamentale de notre pays prévoit même des rencontres périodiques avec le Président du Faso en sa qualité de garant et le Conseil supérieur de la Magistrature », a souligné Mazobé Jean Kondé. Il a également expliqué que le Président du Faso et le Conseil supérieur de la Magistrature sont appelés à coopérer sur un certain nombre de thématiques.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Régulation des médias au Burkina Faso : Le Premier ministre attentif aux préoccupations du CSC

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Le Premier ministre Albert Ouédraogo, s’est entretenu ce mardi 26 avril 2022, avec une délégation du Conseil supérieur de la Communication (CSC), conduite par son vice-président, Abdoulazize Bamogo. Les échanges entre les deux parties ont porté sur la situation de l’institution, mais également sur deux autres questions, liées notamment à la situation de la Société burkinabè de télédiffusion (SBT) et à l’activité des médias, en lien avec la crise sécuritaire.

« Nous sommes sortis satisfaits de ces échanges, parce que nous avons reçu une oreille attentive de Son Excellence Monsieur le Premier ministre. On s’est rendu compte qu’il est bien informé et qu’il suit l’actualité de notre institution. Sur les questions qui nous préoccupent, il a dit sa volonté de mettre en œuvre ce qui est possible, pour nous permettre de pouvoir résoudre les problèmes que nous avons posés ». Ces propos sont du vice-président du CSC, Abdoulazize Bamogo. Entouré d’autres membres du collège des conseillers, il a été reçu ce 26 avril 2022 par le chef du Gouvernement, Albert Ouédraogo.

Sur la situation qui prévaut au CSC, le vice-président a déclaré que son institution n’est pas en nombre complet au niveau du collège. « Avec le Premier ministre, nous avons échangé sur la nécessité de pouvoir travailler à ce que le collège soit en nombre complet, pour pouvoir mieux assurer sa mission », a-t-il expliqué.

Concernant la SBT, la délégation du CSC a dit avoir présenté au chef du Gouvernement, la situation assez difficile dans laquelle se trouve cette société d’Etat. En effet, de l’avis de Abdoulazize Bamogo, la SBT manque de moyens réels, ce qui ne lui permet pas de fonctionner normalement. A ce niveau, a-t-il révélé, un certain nombre d’orientations ont été données par son Excellence Monsieur le Premier ministre, pour que les discussions et les échanges se poursuivent, en vue de trouver avec les différents acteurs, des solutions qui garantissent un fonctionnement régulier de la SBT.

Sur la question de l’activité des médias, en lien avec la crise sécuritaire, les membres du CSC ont exposé au Premier ministre, un certain nombre de préoccupations soumis à l’instance de régulation par les acteurs des médias, dans le but de pouvoir mieux jouer leur rôle dans ce contexte d’insécurité. A ce titre, le vice-président, Abdoulazize Bamogo, a souligné qu’ils ont présenté à Albert Ouédraogo, des actions que le CSC compte organiser, dans le sens de renforcer les capacités des médias, de fluidifier les rapports entre les médias et les forces de défense et de sécurité, mais aussi d’assurer une meilleure éducation aux médias de nos populations.

DCRP/Primature

Affaire SITAB-Youssef Omaïs : Le procès renvoyé au 27 juin

Le procès en appel de l’affaire opposant la Société industrielle de transformation d’acier au Burkina (SITAB) et l’ancien DG Youssef Omaïs s’est ouvert ce lundi 25 juin matin, à la Cour d’appel de Ouagadougou. Aussitôt ouvert, le dossier a été renvoyé au 27 juin prochain.

Après deux rendez-vous manqués pour raisons différentes, le procès en appel de l’affaire SITAB-Youssef Omaïs s’ouvrait enfin, ce lundi 25 avril 2022, devant la Cour d’appel de Ouaga 2000. Mais, la joie des propriétaires de la SITAB de voir enfin la vérité triomphé dans cette affaire qui dure depuis 2018 était de courte durée.

En effet, après à peine plus d’une heure de débats, la défense a demandé le renvoi du procès aux fins de prendre connaissance des pièces fournies par la partie civile pour mieux préparer sa défense. Une requête qui a eu un écho favorable auprès des juges qui ont décidé du renvoi du dossier au 27 juin 2022. Les propriétaires de la SITAB devront encore longtemps ronger leurs freins en attendant la reprise et la fin de ce procès.

Pour rappel, l’ancien directeur général de la SITAB, Youssef Omaïs, a été licencié en 2018 suite à un audit qui avait révélé des fautes graves de gestions. Il est poursuivi pour détournement présumé de fonds, blanchiment de capitaux et concurrence déloyale notamment.

Par Anselme Wendkuni SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Lutte contre le terrorisme : Des émissaires du président Damiba chez Assimi Goïta

A l’initiative du Président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, une délégation d’officiers burkinabè s’est rendue le vendredi 22 avril 2022 à Bamako dans la capitale malienne. Les émissaires burkinabè ont été reçus par le président malien Assimi GOITA.

Conduite par le Commandant des opérations du théâtre national, le Lieutenant-colonel Yves-Didier BAMOUNI, la délégation était porteuse d’un message du Chef de l’Etat à son homologue et frère, le Président de la Transition du Mali, le Colonel Assimi GOÏTA. Le Mali et le Burkina Faso ont en partage plus de 1200 km de frontière et sont engagés dans la lutte contre des groupes armés terroristes. Le renforcement de la coopération opérationnelle entre les deux pays a été au centre des échanges entre le Chef de l’Etat malien et la délégation burkinabè qui comptait dans ses rangs, le Lieutenant-colonel Daba NAON, Commandant la Brigade nationale de Sapeurs-Pompiers et le Chef d’escadron Serge Thierry KIENDREBEOGO, Directeur de cabinet du Président du Faso.

Du côté malien, le Président du Conseil national de la Transition, le Colonel Malick DIAW, le Ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, le Colonel Sadio CAMARA, le Directeur général de l’Agence de renseignement et de la sécurité de l’Etat ainsi que le Directeur de cabinet du Président ont pris part à la rencontre. L’objectif de la mission, a expliqué le Chef d’escadron KIENDREBEOGO, était d’abord de rappeler au voisin et partenaire malien que « nous avons les mêmes problèmes de sécurité et le même ennemi », et qu’à ce titre, « nous devons donc rester solidaires pour relever les défis qui se posent à nos deux pays ».

Il s’est ensuite agi pour les autorités burkinabè de réaffirmer leur volonté de continuer la coopération militaire et sécuritaire avec le Mali et de la renforcer notamment par l’intensification des opérations sur le terrain. L’ambition est d’anticiper les problèmes sécuritaires que pourrait engendrer un repli des groupes armés terroristes sur le territoire burkinabè, en raison de la montée en puissance des Forces de défense et de sécurité maliennes dans la lutte contre le terrorisme, d’où l’intérêt de développer des synergies pour contrer ces forces du mal, estime la partie burkinabè.

Les émissaires du Président du Faso ont remercié le Président Assimi GOÏTA et le gouvernement malien pour leur appui aux opérations de sécurisation au Burkina. Le Chef de l’Etat malien leur a prodigué des conseils pour une meilleure opérationnalisation de la lutte anti-terroriste. Arrivés à Bamako, vendredi dernier, la délégation burkinabè a d’abord eu une séance de travail avec le Chef d’Etat-major général des armées maliennes, le Général de division Oumar DIARRA autour des perspectives pour le renforcement de la coopération opérationnelle malo-burkinabè dans la lutte contre les groupes armés terroristes.

A la Direction de la sécurité militaire, les échanges avec le Directeur, le Général de brigade Moussa Toumani KONÉ, ont porté sur l’environnement sécuritaire dans la zone du Sahel et en particulier sur la frontière commune.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Titraille : Burkinanews

Présidentielles France : Emmanuel Macron reconduit avec 58,54%

En France, le président sortant, Emmanuel Macron, remporte le second tour de la présidentielle, ce dimanche 24 avril 2022, avec 58,54% des voix contre 41,46% pour la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen.

En se faisant réélire dimanche à l’issue du second tour de la présidentielle française, Emmanuel Macron, 44 ans, devient le premier président à être réélu depuis l’adoption en France du vote au suffrage universel direct en 1962.

« Après cinq années de transformation, d’heures heureuses et difficiles, ce jour du 24 avril 2022, une majorité d’entre nous a fait le choix de me faire confiance pour présider notre République durant les cinq années à venir (…) Je sais que vous n’avez pas ménagé vos efforts. C’est en frappant au cœur que vient la vérité. Je sais ce que je vous dois », a déclaré Emmanuel Macron.

« Cinq années de mieux » aux Français

Et de poursuivre : « Je veux remercier l’ensemble des Françaises et des Français qui au premier puis au deuxième tour m’ont accordé leur confiance pour faire advenir une France plus indépendante, et une Europe plus forte, et grâce à des investissements, des progrès pour chacun, et faire de la France une grande nation écologique. Je sais aussi que nombre de nos compatriotes ont voté pour moi, non pas pour soutenir les idées que je porte mais pour faire barrage contre l’extrême droite. Je veux les remercier et leur dire que ce vote m’oblige, je suis dépositaire de leur engagement, de leur respect de la République et du respect des différences qui se sont exprimées ces dernières semaines. Je pense aussi à tous les compatriotes qui se sont abstenus, leur silence auquel nous devrons aussi répondre. Je pense enfin à ceux qui ont voté pour Madame Le Pen (…) Je ne suis plus le candidat d’un camp mais le président de tous ». Il promet, en définitive, « cinq années de mieux » aux Français.

Emmanuel Macron a défendu pendant la campagne électorale un projet présidentiel axé sur l’indépendance de la France, le plein-emploi, le « travailler plus », l’éducation et la santé. Il a dit souhaiter encore baisser les impôts. Il a promis d’améliorer le pouvoir d’achat des Français, de lutter contre les inégalités et d’être plus attentionner sur l’écologie.

« Je respecte le sort des urnes »

Malgré un meilleur score qu’en 2017, Marine Le Pen n’est pas parvenue à convaincre les Français au second tour de l’élection présidentielle dimanche 24 avril 2022. Pour la 3e fois, elle échoue aux portes de l’Elysée. Selon plusieurs observateurs, si Le Pen n’a pas été élue, c’est parce que les électeurs français ont choisi de contrer l’extrême droite.

Une fois de plus, l’extrême droite devra attendre. La candidate du Rassemblement national met désormais le cap sur les législatives et sa succession à la tête du parti…

« Je respecte le sort des urnes, en dépit de techniques violentes et déloyales. Des millions de nos compatriotes ont fait le choix du camp national et du changement. Mes remerciements vont aux compatriotes de province et des campagnes et d’Outre-mer qui m’ont largement placé en tête (…), cette France trop oubliée. Nous ne l’oublierons pas », a dit Marine Le Pen estimant tout de même qu’ »un grand vent de liberté aurait pu se lever sur le pays ».

Burkinanews.info

Braquage à Gombélédougou (Province du Tuy) : Plusieurs personnes dépossédées de leurs biens

Plusieurs personnes ont été braquées, dans la matinée du dimanche 24 avril 2022, sur l’axe Koumbia-Gombélédougou, dans la province du Tuy.

Les usagers de l’axe Koumbia-Gombélédougou ont passé un mauvais quart d’heure, dimanche 24 avril, jour de marché dans cette localité située à 17 km environ de Koumbia. La faute à des individus qui ont décidé de faire leurs retraits d’argent et leurs emplettes non pas dans les banques ni les supermarchés comme il est de coutume mais chez les usagers de cet axe.

Ainsi, plusieurs dizaines d’entre eux ont été simplement braqués entre 8 heures et 10 heures, abandonnant au passage, impuissants, argents et autres objets de valeur aux mains des délinquants. Selon nos confrères de l’Agence d’information du Burkina (AIB), les victimes étaient soit dans des camions, des tricycles ou encore sur des motocyclettes.

Pour rappel, il n’y a pas eu de perte en vie humaine.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Région du Sahel : 9 militaires et 6 civils tués par des terroristes

15 personnes ont perdu la vie dans des attaques terroristes visant deux détachements militaires dans la région du Sahel. Selon un communiqué de l’armée burkinabè, neuf militaires sont parmi les victimes.

Les détachements militaires de Gaskindé et Pobe-Mengao, dans la province du Soum (région du Sahel) ont fait l’objet d’attaques terroristes coordonnées, dimanche 24 Avril 2022. « On dénombre pour l’attaque de Gaskindé 9 décédés (5 militaires et 4 civils) et une quinzaine de blessés. L’attaque de Pobe-Mengao a causé la mort de 6 personnes dont 4 militaires et 2 VDP. Une quinzaine de personnes ont également été blessées », annonce le communiqué de l’armée burkinabè.

Le communiqué de l’armée indique que les Forces de défense et de sécurité et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) desdites localités « ont farouchement riposté » à ces attaques. « La situation dans ces deux localités est actuellement sous contrôle et des opérations de sécurisation sont toujours en cours », assure le communiqué

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Affaire SITAB-Omaïs : Le procès en appel ce 25 avril au TGI de Ouaga !

Reporté une nouvelle fois le 24 janvier 2022 à cause du coup d’Etat du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), le procès en appel de l’affaire opposant l’ancien directeur général de la Société industrielle de transformation d’acier au Burkina (SITAB), Youssef Omaïs, aux propriétaires de ladite boite devrait enfin s’ouvrir au palais de justice de Ouagadougou, demain lundi 25 avril 2022.

Le procès pour détournement de fonds et concurrence déloyale de l’ancien directeur général de la Société industrielle de transformation d’acier au Burkina (SITAB), Youssef Omaïs, cristallise et monopolise l’attention de bon nombre d’observateurs, depuis le début de l’affaire en novembre 2020. Après plus mois de procès, cette affaire, qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive avec des décisions aussi controversées les unes que les autres, pourrait enfin connaitre son épilogue.

En effet programmée pour le lundi 24 janvier 2022 au palais de justice de Ouagadougou, le procès avait une nouvelle fois été reporté en raison du coup d’Etat qui a vu l’avènement du Mouvement pour la sauvegarde et la restauration (MPSR). Mais, cette fois devrait être la bonne. Et les personnes qui suivent cette affaire de près depuis le début prendront certainement d’assaut la salle d’audience pour être les témoins privilégiés du verdict de ce procès.

Pour rappel, Youssef Omaïs a été embauché au début des années 2000 en qualité de directeur général de la SITAB. Le jugeant digne de confiance, les propriétaires de la société lui permettent d’en devenir actionnaire en lui ouvrant le capital. Mais ce dernier allait abuser de la confiance sans faille à lui accordée puisqu’ils se rendront compte très vite du train de vie dispendieux du DG ainsi qu’un niveau anormalement élevé des charges de l’entreprise. Ils décident alors de commanditer un audit pour en avoir le cœur net.

Des décisions de justice contestées

L’audit révèlera ensuite que Youssef Omaïs se livre, depuis plusieurs années, à une gestion opaque de la SITAB : constitution de sociétés écrans et conclusions de contrats léonins avec la SITAB dont IBAFER ayant le même objet social que la société qui l’emploie, à savoir la transformation et la commercialisation d’acier. Cela, en violation flagrante de ses devoirs de loyauté et non-concurrence envers la SITAB. Par ailleurs, Youssef Omaïs créera de nombreuses sociétés parasites, notamment de transport, usant de chacun des membres de sa famille à titre de prête-noms, afin de facturer à la SITAB des prestations de transport le tout, sans jamais informer le Conseil d’administration. Pis, l’ex DG s’est se serait permis même le luxe de mettre tous les frais d’entretien des camions, de carburant, et les salaires des chauffeurs de sa nouvelle société à la charge de la SITAB, selon l’audit.

Malgré les éléments de preuve à charge contre Youssef Omaïs, ce dernier a jusque-là pu se tirer d’affaire. Toute chose que les propriétaires de la SITAB n’arrivent toujours pas à comprendre. Par exemple, lorsque la SITAB décidait le 10 avril 2018 de révoquer son directeur général et de le licencier, ce dernier s’est lancé dans un bras de fer judiciaire avec ses anciens employeurs qui ont eux-mêmes porté plainte contre lui. Le 12 janvier 2020, Youssef Omaïs demandait le recours à un arbitrage ; lequel tranchait en sa faveur le 23 novembre 2020 enjoignant les propriétaires à lui verser la somme de 575 000 000 FCFA à titre de dommages-intérêts pour révocation et licenciement jugés abusifs. Ceci bien qu’étant informé qu’Omaïs fait face à de très graves accusations au pénal. Le recours en annulation immédiatement formé par la SITAB sera rejeté le 19 mars 2021 par la cour d’appel de Ouagadougou.

Fort des connexions haut placées dans la sphère judiciaire et exécutive dont il se vante, l’ex-directeur général espère une nouvelle fois se sortir d’affaire. Mais assistera-t-on à la même issue ? Le droit sera-t-il enfin dit ? Réponse demain lundi 25 avril !

Par Anselme Wendkuni SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Abraham Badolo, président ADP : « Sur les questions sécuritaires, je donnerais 4/10 au président Damiba »

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Question sécuritaire, vie chère… Voilà les principaux sujets ayant animé les échanges entre l’Alliance pour la défense de la patrie (ADP) et les hommes et femmes de media, samedi 23 avril 2022 à Ouagadougou.

Depuis le 24 janvier 2022, le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) est au pouvoir avec pour chef-d’orchestre le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba. Face à la situation sécuritaire délétère, le président du Faso  a demandé 5 mois pour voir des résultats tangibles sur le terrain. Mais pour l’ADP, le temps n’est pas l’allié du Burkina, car sa survie est engagée. Pour  son président, Abraham Badolo, à 3 mois de gouvernance par   le président Damiba, l’on constate une exacerbation des attaques terroristes  avec  une détérioration de la situation sécuritaire dans plusieurs zones du pays. Pis encore, Abraham Badolo a soutenu que le nombre de déplacés internes  a connu une hausse  depuis janvier 2022. Même s’il a reconnu  plusieurs acquis notamment la neutralisation de plusieurs terroristes, la destruction  de plusieurs bases terroristes, le ravitaillement de plusieurs localités avec le concours des FDS Abraham Badolo a cependant déploré que  « la situation sécuritaire ne s’est pas assez améliorée ».

Pis  « Il est constaté presque les mêmes insuffisances que sous le régime déchu », a renchéri le président  de l’ADP.  C’est pourquoi l’ADP demande aux nouvelles autorités  d’apporter des solutions appropriées  au problème sécuritaire que vit le Burkina.   Et cela doit passer selon lui par la reconquête progressive du territoire,  la réinstallation des déplacés internes. «  Si je devais attribuer une note au président Damiba sur les questions sécuritaires, je lui donnerais 4/10, car on ne voit rien sur le terrain », a lâché le président de l’ADP. Il a poursuivi  pour dire qu’on ne peut pas accorder du temps aux militaires, car en prenant le pouvoir ceux-ci  ont analysé et  étaient informés de la situation sécuritaire du pays. Il ne s’est pas arrêté là, Abraham Badolo demande aux militaires d’être francs envers  le peuple burkinabè en lui disant les vraies raisons des attaques terroristes répétées  sur le sol burkinabè et le manque de logistiques dénoncé çà et là.

Il a profité de cette occasion pour donner un conseil au président Damiba en ces termes : « si le président Damiba veut réussir son mandat, qu’il se démarque des actions politiques. Il n’est pas venu pour cela, il est venu pour la sécurité et réinstaurer l’intégrité du territoire ».  Pour cela, Abraham Badolo dit que le président Damiba doit bien s’entourer pour ne pas tomber dans les mêmes travers que le président Kaboré. Aussi  a-t-il  dénoncé tous ceux qui organisent des marches pour soutenir le MPSR, car pour lui, Damiba n’a rien fait d’abord et c’est le rendre paresseux en agissant ainsi, pourtant « le Burkina a besoin d’hommes forts ».    Egalement l’ADP a demandé à l’autorité  de rendre  public  le rapport de Inata afin de mettre fin à la polémique suscitée. Même s’il reconnait qu’il n’existe pas d’hommes providentiels pour sauver le Burkina  de l’insécurité, Abraham Badolo a soutenu néanmoins qu’il existe des personnes dotées  d’une certaine expérience pouvant  apporter leur expertise  dans l’éradication du terrorisme car ayant déjà fait leurs preuves de par le passé.

C’est pourquoi pour lui, « il serait  opportun d’accorder  la liberté au général Gilbert Diendéré et les ex-soldats du RSP détenus à la MACA pour qu’ils apportent  leur expérience au sein de l’armée dans cet élan collectif engagé contre le terrorisme ». Selon l’ADP,  l’intérêt général doit primer sur les intérêts individuels car cela y va de la survie du pays.  Répondant à une question relative à une marche interdite ce weekend, le président de l’ADP a laissé entendre qu’il s’agit d’actions politiciennes et qu’il n’appartient pas à une autorité militaire d’interdire une marche pacifique. Il a précisé que cette manière de faire risque de rendre le pouvoir de Damiba instable.

Abraham Badolo a demandé aux nouvelles autorités de ne pas commettre les mêmes erreurs que le pouvoir déchu.  Par ailleurs, sur l’installation des comités locaux de dialogue pour la restauration de la paix, l’ADP dit attendre de voir comment cela va se passer. Mais pour Abraham Badolo, l’action militaire est préférable dans cette situation afin de contraindre l’ennemi à plier l’échine au lieu d’aller négocier en position de faiblesse.

Marche contre la vie chère le 25 juin prochain

Quant à l’inflation des prix des denrées alimentaires, l’ADP craint  à court, moyen et long termes des conséquences néfastes de cette crise sur le front social si des mesures  appropriées ne sont pas trouvées pour soulager les populations. Il a indiqué  que le gouvernement  entend ouvrir 391 boutiques témoins  sur le territoire national avec le concours de la SONAGES S  afin de permettre à la population d’avoir des céréales   à des prix sociaux. Mais à l’en croire,  au vu du phénomène de la vie chère qui touche  les  produits de première nécessité et qui va grandissante, les boutiques témoins ne vont pas véritablement impacter à grande échelle cette crise. «  S’il y a une crise qui peut être aussi nocive que le terrorisme, c’est bien la crise alimentaire et la faim », a martelé Abraham Badolo. Le président de l’ADP a saisi cette occasion pour interpeller le gouvernement  sur l’éventualité  d’une grogne sociale populaire pouvant déboucher  à des émeutes de la faim  dans quelques mois au Burkina «  si des solutions meilleures ne sont pas trouvées ».  Pour ce faire, Abraham Badolo a confié que l’ADP et d’autres OSC entendent marcher le 25 juin prochain pour  interpeller le gouvernement sur la vie chère et l’inflation excessive  des prix des produits de première nécessité. Il n’a pas terminé non sans appeler le président Damiba à accorder la liberté totale à l’ex-président du Faso, Roch Kaboré afin que la cohésion nationale ait tout son sens.

Par Boukary BOGRE

Nécrologie : Programme des funérailles chrétiennes de Madame OUEDRAOGO/ SEONE Aliguetta Agathe Cécile

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Dans l’espérance de la résurrection au dernier jour, Madame OUEDRAOGO/ SEONE Aliguetta Agathe Cécile, animatrice à la retraite née le 31 décembre 1963 à Garango, est entrée dans la lumière du père céleste le 01 avril 2021 dans sa 58ème année.

Les grandes familles : OUEDRAOGO, SEONE, ILBOUDO et ZONGO à Dapélogo, Garango, Ouagadougou et Etats-Unis ;

les familles alliées : MABONE, LINGANI, MONE, OUEDRAOGO, COMPAORE, ZOURE, SANON et KABORE à Ouagadougou, Garango, Bobo-Dioulasso et Côte-d’Ivoire ;

son époux Monsieur Yamdaré Blaise OUEDRAOGO, fonctionnaire de police à la retraite ;

ses enfants, ses petits-enfants ; amis et connaissances, vous réitèrent leurs sincères remerciements pour votre compassion et vos soutiens multiformes que vous leur avez témoignés lors de son rappel à Dieu.

Ils vous prient de bien vouloir vous unir à eux dans La prière à l’occasion des funérailles chrétiennes qui seront organisées en sa mémoire à Dapélogo, Selon le programme ci-dessous :

Vendredi 29 avril 2022 à 20 heures : veillée de Prière à   l’Eglise Saint Jean Baptiste de Dapélogo ;

Samedi 30 avril 2022 à 08 heures : messe de Requiem à l’Eglise Saint Jean Baptiste de Dapélogo.

«Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, Car leurs œuvres les suivent. »

Apocalypse 14:13

Le président Damiba au corps diplomatique : « Nous souhaitons célébrer le succès de cette Transition avec vous »

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Le Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, a rencontré ce jeudi 21 avril le corps diplomatique accrédité au Burkina Faso. C’est une rencontre d’échange voulue par le Président du Faso avec les ambassadeurs et les représentants des organisations internationales et interafricaines, sur la conduite de la Transition, la perspective étant d’obtenir le soutien et l’accompagnement des partenaires bilatéraux et multilatéraux pour une mise en œuvre réussie du processus.

Face à tous ces membres du corps diplomatique, le Chef de l’Etat est d’abord revenu sur les raisons du coup d’Etat du 24 janvier 2022. Il a ensuite présenté un point d’étape des premiers mois de la Transition, puis les objectifs de cette transition et enfin, fait un plaidoyer pour un accompagnement des partenaires du Burkina Faso. Pour le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, c’est la dégradation de la situation sécuritaire due aux attaques terroristes qui a amené les Forces armées nationales à prendre le pouvoir pour éviter au Burkina Faso de tomber dans l’abîme. « Cette prise de responsabilité est diversement saluée, mais c’est une prise de responsabilité que nous assumons pleinement », a indiqué le Président de la Transition au corps diplomatique.

Présentant la situation des premiers mois de la Transition, le Président DAMIBA a expliqué que des efforts ont été consentis après le coup d’Etat pour la mise en place des mécanismes et des institutions de la Transition. Il s’agit, entre autres, des Assises nationales qui ont permis l’adoption de la Charte et de l’agenda de la Transition, assortis d’une Charte des valeurs refondatrices de la Nation, puis de la mise en place d’un gouvernement et de l’Assemblée législative de la Transition (ALT). Le Président du Faso a précisé aux diplomates qu’au stade actuel du processus, il reste la mise en place du Conseil d’orientation et de suivi de la Transition (COST).

Lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba : « Contre vents et marée nous allons réussir »

Le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA a ensuite rappelé les objectifs de la Transition en cours : lutter contre le terrorisme, restaurer l’intégrité du territoire national, apporter une réponse efficace et urgente à la crise humanitaire provoquée par l’insécurité, renforcer la gouvernance et la lutte contre la corruption, assainir et refonder la vie politique, assurer le retour à une vie constitutionnelle normale portée par une nouvelle République et œuvrer à la réconciliation nationale. Au regard de tous ces défis, le Chef de l’Etat a appelé les partenaires du Burkina Faso à accompagner le pays. « Je voudrais vous donner l’assurance que notre action vise une mise en orbite définitive de notre pays. Nous savons que c’est un processus intergénérationnel, mais notre ambition est de donner le ton », a indiqué le Président de la Transition à ses interlocuteurs.

Les préoccupations du corps diplomatique ont porté, entre autres, sur le chronogramme de la Transition, le retour à l’ordre constitutionnel, le respect des Droits humains dans la lutte contre le terrorisme. En réponse à ces préoccupations, le Chef de l’Etat a rassuré l’ensemble des partenaires, que le Burkina Faso entend bien retourner à un ordre constitutionnel normal une fois que les conditions sécuritaires seront réunies notamment pour l’organisation de scrutins électoraux. Sur la question du respect des Droits humains dans la lutte contre le terroriste, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA dit partager cette préoccupation, car les dérives du genre sont préjudiciables aux efforts de restauration de la paix et de la sécurité.

Le Président du Faso a enfin plaidé pour le renforcement du partenariat avec le Burkina. « Des relations amicales ne doivent être cloisonnées ni par des murs physiques ni par des principes intangibles. Aucun principe ne saurait nous limiter. Au nom de la coopération qui doit nous lier, nous devons éviter des barrières infranchissables qui n’aideront pas à maintenir les formes de coopération et d’amitié que nous avons », a déclaré le Chef de l’Etat qui a invité les partenaires à « développer d’autres approches ». « Nous souhaitons célébrer le succès de cette Transition avec vous. Contre vents et marée nous allons réussir », a conclu le président DAMIBA.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Titraille : Burkinanews

Solidarité nationale : Vers l’application effective de la loi portant Pupille de la Nation

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La Secrétaire générale de la Primature, Yvonne Rouamba/Guigma, a présidé ce jeudi 21 avril 2022, l’ouverture de l’atelier de validation de l’avant-projet de la loi portant statut de Pupilles de la Nation et les autres textes juridiques y relatifs. Il s’agit, au cours de cette rencontre, de permettre à tous les acteurs, de réfléchir sur les possibilités d’amélioration de ladite loi, et de proposer les textes d’application. Suite à cet atelier, il sera proposé un décret qui fixe la procédure d’adoption et les modalités de protection et de soutien aux veuves et orphelins des valeureux combattants burkinabè tombés sur le champ de bataille.

Dans le but de fournir aide et assistance aux familles, plus particulièrement aux veuves et enfants des soldats tombés sur le champ de bataille, le Gouvernement burkinabè a adopté en septembre 2015, la loi sur le statut de Pupille de la Nation. Cependant, jusqu’à ce jour, ladite loi n’a pas connu un début d’application, du fait de l’absence de textes d’application. En plus de ce constat, l’on note que cette loi comporte aussi des insuffisances que les autorités de la Transition veulent rattraper.

En organisant ce 21 avril 2022 un atelier sur le sujet, les autorités donnent un signal fort qui devrait déboucher sur l’effectivité de ladite loi. Au cours de cette rencontre qui regroupe différents acteurs œuvrant dans la recherche du bien-être des veuves et des orphelins, il est question d’examiner l’avant-projet de loi portant statut de Pupille de la Nation et son décret fixant la procédure d’adoption et les modalités de protection et de soutien du Pupille de la Nation.

                                    La secrétaire générale de la Primature, Yvonne Rouamba/Guigma

La situation socio-économique du Burkina Faso a connu depuis 2015, une évolution certaine. Pour tenir compte de cette réalité, le comité interministériel mis en place par la Primature pour réfléchir sur le décret d’application de la loi portant Pupille de la Nation y a intégré plusieurs donnes. Pour la Secrétaire générale de la Primature, Yvonne Rouamba/Guigma, les participants vont aussi se pencher sur l’avant-projet de loi portant statut de martyr et d’invalide de la Nation, un autre portant statut de héros de la Nation, ainsi que trois exposés de motifs des projets de lois proposés.

Si aujourd’hui la loi portant statut de Pupille de la Nation refait surface, c’est parce qu’il y a eu un plaidoyer mené en amont auprès des nouvelles autorités par les veuves et orphelins de l’Association des femmes unies et solidaires, qui regroupe les veuves d’agents de la police tombés sur le champ de bataille. Tout en remerciant les autorités pour cette considération, Florentine Nikiéma/Gasbéogo de ladite Association, souhaite que la loi sur les Pupilles de la Nation connaisse bientôt un début d’application, au profit de ces centaines de veuves et d’orphelins.

DCRP/Primature

Primature : Albert Ouédraogo encourage le personnel de trois structures rattachées

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Le Premier ministre, Albert Ouédraogo, s’est rendu dans les locaux de trois structures rattachées de la Primature, ce jeudi 21 avril 2022, afin de s’enquérir des conditions de travail et encourager le personnel.

Elles sont au nombre de trois, les structures rattachées qui ont reçu la visite du Premier ministre, Albert Ouédraogo, ce jeudi 21 avril 2022. Il s’agit du Secrétariat permanent du Conseil national pour la protection sociale (SP/CNPS), de l’Autorité de régulation du sous-secteur de l’électricité (ARSE) et du Secrétariat général de la défense nationale (SGDN), toutes trois logées dans les locaux de l’ancienne Primature.

Tour à tour, Albert Ouédraogo s’est d’abord rendu dans les bureaux de l’ARSE, chargée de la régulation des activités de production, d’exploitation, de transport, de distribution, de vente, d’exportation et d’importation de l’électricité sur toute l’étendue du territoire national ; ensuite, au niveau du SP/CNPS, organe administratif et technique d’animation du dispositif institutionnel de suivi évaluation de la Politique nationale de protection sociale, et enfin au SGDN qui assiste le chef du gouvernement dans l’exercice de ses responsabilités en matière de défense et de sécurité nationale.

Cette visite avait pour objectif, d’une part, de toucher les conditions de travail des agents dans ces trois structures et d’autre part, d’encourager le personnel à redoubler d’ardeur, en vue de réussir la mission de la conduite de l’action gouvernementale. Les semaines à venir, le Premier ministre compte poursuivre le même exercice dans les autres structures rattachées de la Primature.

DCRP/Primature

Situation sécuritaire : Le Président du Faso séjourne à Barsalogho et Djibo

Le Président du Faso, chef de l’Etat, chef Suprême des Armées, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA a séjourné ce dimanche 17 avril 2022 dans les localités de Barsalogho et Djibo.

Le Président DAMIBA a adressé à l’ensemble des unités des Forces de Défense et de Sécurité ses encouragements et ses félicitations pour le travail remarquable abattu quotidiennement. A Barsalogho (Région du Centre-Nord) et à Djibo (Région du Sahel), il a décliné aux Hommes sa vision de la lutte contre le terrorisme qui repose sur 02 piliers complémentaires à savoir l’offensive militaire contre les groupes radicaux et la mise en place d’un mécanisme de dialogue pour ceux qui sont dans les dispositions d’esprit à renouer le dialogue avec la Nation.

Le chef suprême des Armées est revenu sur certains fondamentaux indispensables pour atteindre les objectifs fixés. Il a invité les personnels de l’Armée de Terre, de la Gendarmerie, de la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers et de la Police nationale engagés dans les opérations de sécurisation du territoire national, à faire preuve de cohésion, de solidarité et de discipline dans cette lutte dont les enjeux dépassent largement les intérêts individuels ou corporatistes.

Accompagné du commandant des Opérations du Théâtre national, du chef d’Etat-Major de la Gendarmerie nationale et du directeur général de la Police nationale, le chef de l’Etat a pris note des préoccupations des femmes et des hommes engagés et les a rassurés que des dispositions sont déjà prises pour renforcer les capacités opérationnelles des unités combattantes.

Direction de la communication de la présidence du Faso

Fonds vert climat au Burkina Faso : Le guide de conception et d’implémentation des projets et programmes validé

La Secrétaire générale de la Primature, Yvonne Rouamba/Guigma a présidé, ce vendredi 15 avril 2022, la cérémonie officielle d’ouverture sur la validation du guide de conception et d’implémentation des projets et programmes au Burkina Faso. Ce document a été adopté à l’unanimité par les participants.

Dans la matinée de ce 15 avril 2022, la salle de réunion de la Primature a été le point de convergence des représentants des institutions, des départements ministériels, des organisations non gouvernementales et des partenaires techniques et financiers. En effet, la validation du guide de conception et d’implémentation des projets et programmes Fonds vert au Burkina Faso, surtout dans ses parties fragiles, était en ligne de mire.

De l’avis de la Secrétaire générale de la Primature, la présence effective des différents acteurs à l’atelier de validation, témoigne de leur engagement à développer le partenariat et la coopération, en vue d’accompagner le gouvernement burkinabè dans la quête d’un développement sobre en carbone et résilient aux changements climatiques. Elle a rappelé que le Burkina Faso connait ces dernières années, des phénomènes météorologiques extrêmes, dus aux changements climatiques qui constituent une menace de plus en plus pesante sur son développement socio-économique et sur la durabilité de ses ressources et écosystèmes naturels.

« A cela, s’ajoutent une forte dégradation de la situation sécuritaire et une exacerbation des risques de conflits communautaires », foi de Yvonne Rouamba. La situation peu reluisante dépeinte plus haut, entrave la planification et la mise en œuvre des projets en général et des projets d’adaptation et d’atténuation aux changements climatiques en particulier au Burkina Faso.

Pour la Secrétaire générale de la Primature, le document qui a été soumis aux acteurs pour amendement est le fruit d’un processus inclusif en vue de permettre à notre pays, de disposer d’un recueil de bonnes pratiques en matière de mobilisation des financements climatiques dans les zones fragiles. C’est pourquoi, elle a exhorté les acteurs, à examiner sans complaisance, le projet de document proposé afin qu’au sortir de l’atelier, le Burkina Faso puisse disposer d’un outil d’orientation des bonnes pratiques en matière de conception et d’implémentation des projets et programmes climat dans ses zones fragiles.

Sans langue de bois, les participants ont passé au peigne fin le projet du guide de conception et d’implémentation des projets et programmes, aussi bien dans la forme, que dans le fond. L’Autorité nationale désignée du fond vert climat au Burkina, Issaka Ouédraogo, a salué la grande mobilisation des acteurs, preuve du grand intérêt qu’ils accordent aux préoccupations climatiques dans notre pays.

Au terme des travaux, le guide de conception et d’implémentation des projets et programmes au Burkina Faso a été validé à l’unanimité, sous réserve de la prise en compte des amendements apportés par les participants.

DCRP/Primature

Lutte contre le terrorisme : Le Premier ministre galvanise les troupes dans le Sahel

Le Premier ministre, Albert Ouédraogo était ce jeudi 14 avril 2022 à Dori, à la rencontre des forces de défense et de sécurité engagées dans la lutte contre le terrorisme. Dans la capitale de la région du Sahel, il a porté un message de reconnaissance et d’encouragement du Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul- Henri Sandaogo Damiba. Sur le terrain, le Chef du Gouvernement a trouvé des hommes engagés, toute chose qui lui a fait dire qu’il y a de l’espoir, malgré des difficultés que les autorités de la Transition tentent de surmonter.

Le Sahel, tout comme d’autres régions du Burkina Faso, est confronté à des attaques terroristes depuis 2015, avec des conséquences humanitaires sans précédent. Pour apporter une réponse à cette crise sécuritaire, les forces de défense et de sécurité déploient d’énormes efforts, souvent au prix de leur sang. En chargeant le Chef de l’Exécutif à se rendre sur le théâtre des opérations, le chef de l’Etat apporte aux combattants, un message fort, celui de sa reconnaissance, sa fraternité et ses encouragements, dans la lutte qu’ils mènent au quotidien. C’est ainsi que ce 14 avril 2022, Albert Ouédraogo a effectué une sortie dans la garnison de Dori, et a échangé avec tous les corps militaires et paramilitaires.

Aux vaillants combattants et dignes fils du Faso comme il les appelle, il leur a signifié que la question sécuritaire reste la priorité majeure de tous les Burkinabè ainsi que des plus hautes autorités. Pour un retour à la quiétude d’antan, poursuivra-il, « le Président du Faso s’est engagé à apporter une réponse adéquate, avec le concours de l’ensemble des Burkinabè ». Le Premier ministre reconnait la bravoure de nos soldats qui, au prix d’un sacrifice inimaginable, permettent au pays de rester encore débout.

                                 Le PM Albert Ouédraogo a galvanisé l’ensemble des troupes dans le Sahel

La nouvelle dynamique impulsée par la Transition dans la lutte contre le terrorisme, impose des actions urgentes et vigoureuses. Le Chef du Gouvernement a rassuré ces hommes de première ligne dans la région du sahel, que des actions sont en cours, pour permettre la libération des zones occupées par les forces du mal d’une part, et d’autre part, pour assurer la continuité du service public et le développement local. Les efforts vont notamment dans le sens du renforcement de l’efficacité de l’action militaire sur le terrain ainsi que l’amélioration de la collaboration entre les FDS, les VDP et les populations. Ces efforts se verront renforcés selon Albert Ouédraogo, avec l’effectivité de la Politique de sécurité nationale et de ses instruments de mise en œuvre. En effet, dans cette nouvelle vison holistique de lutte contre le terrorisme, il est prévu d’importants projets d’équipements qui vont permettre de renforcer les moyens matériels et logistiques, ainsi que la construction de nouvelles infrastructures de sécurité.

Le Premier ministre a aussi mis à profit son séjour à Dori pour s’enquérir des conditions de vie des personnes déplacées internes. Aux forces vives de la région qu’il a aussi rencontrées, il a laissé un message d’espoir, car tout est mis en œuvre au plus haut sommet de l’Etat pour le retour de la paix au Burkina Faso.

DCRP / Primature

Situation sécuritaire : La chambre des mines expose ses préoccupations au chef de l’Etat

Le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a reçu ce 14 avril, une délégation de la chambre des mines du Burkina ainsi que l’ensemble des sociétés minières en exploitation au Burkina Faso. Conduite par le président de la chambre des mines Adama Soro, la délégation est venue exposer au chef de l’Etat les difficultés actuelles du secteur minier, avec la suspension des opérations de certaines sociétés, au regard de la situation sécuritaire du pays.

Selon le président de la chambre des mines du Burkina, « les mines qui ont fermées ne l’ont pas fait de gaité de cœur et c’est pour cela qu’il était important d’exposer ces problèmes, et nous avons eu une oreille attentive du chef suprême des armées et je pense qu’avec les assurances qui nous ont été données, il n’y a pas de raison que les mines en question ne puissent pas reprendre dans les jours à venir » a-t-il déclaré.

Adama Soro estime en effet, que la question sécuritaire est une préoccupation pour le chef de l’Etat et que des stratégies et des moyens sont déployés, pour ramener la sécurité en vue d’assurer la pérennité des activités du secteur minier. « La plupart des messages nous ont rassuré sur la bonne continuité de nos opérations d’une part et d’autre part sur la sécurité de nos personnels et c’est cela le plus important », a-t-il ajouté.

« Il était important pour nous de venir voir le chef suprême des armées, pour avoir des informations et effectivement nous avons eu des éléments qui nous confortent et nous redonnent confiance pour continuer », a conclu le président de la chambre des mines du Burkina.

Direction de la communication de la présidence du Faso

Cour des comptes : Le nouveau Premier président installé dans ses fonctions

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Le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire a assisté, ce jeudi 14 avril 2022, à l’audience solennelle de prestation de serment et d’installation du nouveau Premier président de la Cour des comptes, Latin Poda.

« Je jure de bien et fidèlement remplir ma fonction, de l’exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne prendre aucune position publique et de ne donner aucune consultation à titre privé sur des questions relevant des compétences de la Cour et de me conduire en tout comme un digne et loyal magistrat ». C’est par cette formule de serment consacrée que le nouveau Premier président de la Cour des comptes, Latin Poda a été installé dans ses fonctions.

« Au-delà de la solennité de cette audience qui est une exigence légale, c’est un moment fort d’engagement pour le premier responsable qui entre en fonction », a déclaré le nouveau Premier président de la Cour des comptes. Pour Latin Poda, cette cérémonie de prestation de serment et d’installation est « une occasion d’interpellation de toute la chaîne décisionnelle, du système d’intégrité national, sur la nécessité de prendre ou de renforcer les mesures permettant à l’administration publique nationale d’orienter ses actions dans le sens du respect des règles de la bonne gouvernance ».

                       Latin Poda, premier président de la Cour des comptes, lors de la prestation de serment

L’installation du Premier président de la Cour comptes, juridiction supérieure de contrôle des finances publiques, intervient à un moment où les plus hautes autorités de notre pays appellent à une gouvernance vertueuse et une saine gestion de l’administration publique. Pour relever ces défis Latin Poda dit compter « essentiellement sur l’accompagnement de l’exécutif et du pouvoir législatif ». Il entend placer son mandat sous le signe de la communication pour faire connaître davantage la Cour des comptes, ses missions et ses résultats.

Précédemment conseiller à la Cour des comptes, Latin Poda, magistrat de grade exceptionnel est le 4e Premier président de la juridiction supérieure de contrôle des finances publiques. La présence du chef de l’Etat, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba à son installation, a été saluée par le procureur général et le bâtonnier de l’Ordre des avocats, comme un signe d’encouragement pour le monde judiciaire et les acteurs de la Cour des comptes.

Direction de la communication de la présidence du Faso

Transition : Les Nations unies réaffirment leur disponibilité à accompagner le Burkina Faso

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Le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a accordé, ce mardi 12 avril 2022, une audience au représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Saleh Annadif.

« Notre mission de façon globale et les échanges que nous avons eus avec le président de la Transition partent du principe que depuis qu’il y a eu le changement au Burkina Faso, les Nations unies avec les autres partenaires notamment la CEDEAO se sont mis dans une logique d’accompagner la Transition », a indiqué le diplomate onusien à sa sortie d’audience.

Selon Mohamed Saleh Annadif, le séjour de son équipe au Burkina Faso s’inscrit dans la suite logique de la dernière mission de la CEDEAO qui était venue échanger avec les autorités burkinabè sur la conduite de la Transition. « Notre visite s’inscrit dans ce même cadre ; nous avons eu les mêmes échanges », a déclaré le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU. Il s’est également réjoui de la libération de l’ancien président et a déclaré avoir remercié le chef de l’Etat « pour le fait que désormais le président Kaboré est libre ; ce qui était l’une des exigences de la CEDEAO».

Les Nations unies se sont aussi félicitées de la conduite à terme du procès Thomas Sankara et ont réaffirmé leur disponibilité « d’être à côté des autorités de la Transition, à côté des Burkinabè pour que la Transition puisse se passer dans les meilleures conditions possibles ».

Direction de la Communication de la présidence du Faso

Guerre en Ukraine : Le rouble se porte bien malgré les sanctions de l’Occident

La Banque centrale de Russie a annoncé, ce vendredi 8 avril, que la vente des devises étrangères aux citoyens serait de nouveau autorisée à partir du 18 avril. L’interdiction avait été prise début mars alors que le rouble était particulièrement faible, mais, depuis les mesures prises par les autorités russes, la monnaie nationale ne cesse de se renforcer malgré les sanctions étrangères.

77 roubles pour un euro : un niveau record depuis juin 2020. Une performance qui s’explique par différents facteurs. D’abord un excédent commercial sans précédent. Si les importations ont fortement décliné, les exportations restent solides. Un surplus commercial estimé à une vingtaine de milliards de dollars pour le mois de mars.

Le prix des hydrocarbures élevés contribue également à la vigueur du rouble. Les robinets de pétrole et de gaz de la Russie restent ouverts. Les différents embargos ne concernent aujourd’hui qu’environ 5% des exportations russes évaluent certains experts.

À cela s’ajoute le rôle important de la Banque centrale russe. Face au gel des capitaux russes détenus à l’étranger (près de 300 milliards de dollars), elle a imposé des contrôles de capitaux importants. Les entreprises exportatrices ont par exemple été contraintes de vendre 80 % de leurs recettes d’exportation pour acheter des roubles. Les particuliers, limités à acheter 10 000 dollars par mois.

Cependant, cette dynamique du rouble ne cache pas les défis économiques auquel doit ou va devoir faire face la Russie. L’inflation par exemple qui s’est élevée à plus de 16% sur la dernière année. La hausse des prix s’est élevée à plus de 7% sur le dernier mois, un record depuis les années 1990.

L’agence de notation financière S&P a abaissé la note de la Russie ce samedi pour ses paiements en devise étrangère au niveau de « défaut de paiement sélectif » après que Moscou a réglé en roubles une dette en dollars en début de semaine.

Burkinanews.info avec RFI

Allemagne : Des manifestations pro-russes dans plusieurs villes

Plusieurs manifestations pro-russes ont été enregistrées, ce weekend dans plusieurs villes en Allemagne. Les manifestants dénoncent « une haine et un harcèlement » contre les populations russes mais aussi une propagande dans le conflit russo-ukrainien.

A Francfort, principale ville du Rhin-Main, un peu plus de 600 personnes ont manifesté, brandissant qui des drapeaux aux couleurs de la Russie, qui des panneaux avec des messages forts. « Contre la haine et le harcèlement », « La vérité et la liberté d’opinion plutôt que la propagande »… Dimanche près du quartier des banques de la ville, sous la surveillance d’un important dispositif de police, les manifestants ont marché en direction du principal cimetière pour y déposer des fleurs devant les grilles en mémoire des soldats soviétiques tombés durant la seconde guerre mondiale.

Même constat à Hanovre, dans le nord du pays. L’AFP indique que des manifestants tout aussi nombreux que ceux de Francfort ont organisé un convoi en voiture sous étroite surveillance policière pour dénoncer le traitement médiatique de la guerre russo-ukrainienne dans laquelle il y aurait une propagande pro-Ukraine. « La veille à Lübeck, la police avait fini par stopper un convoi similaire d’une soixantaine de véhicules en raison “d’infractions à la législation“, en particulier “le soutien affiché à la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine ainsi que l’utilisation de symboles interdits“ », rapporte l’AFP.

Des manifestations du même type se seraient produites à Stuttgart, Munich et d’autres grandes villes. Si fait que les autorités allemandes craignent une importation du conflit russo-ukrainien sur le territoire allemand qui compte 1,2 million de personnes originaires, elles ou leurs familles, de Russie et 325 000 d’Ukraine auxquelles s’ajoute l’arrivée depuis un mois de plus de 316 000 réfugiés ukrainiens.

Burkinanews.info avec AFP

Namissiguima/Centre-nord : 12 militaires et 4 VDP tués dans une attaque

Douze militaires et quatre Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont perdu la vie, ce vendredi 8 avril 2022, lors de l’attaque du détachement militaire de Namissiguima, dans le Centre-nord. L’état-major général des armées annonce également vingt-un blessés et de nombreux dégâts matériels.

Depuis quelques jours, on assiste à une recrudescence des attaques terroristes. La dernière en date est intervenue, ce vendredi 8 avril 2022. En effet, selon le communiqué de la direction de la communication et des relations publiques des armées, une attaque complexe a visé le détachement militaire de Namissiguima, dans la région du Centre-nord aux environs de cinq heures du matin.

« Le bilan provisoire établi à l’issue des combats fait état de 12 militaires et 04 VDP tombés, ainsi que 21 militaires blessés. Des dégâts matériels ont également été enregistrés. Des renforts ont été déployés pour sécuriser la zone », indique ledit communiqué.

Burkinanews.info

Présidence du Faso : le chef de l’Etat présente ses attentes et recueille les préoccupations du personnel

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Le président du Faso, lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a rencontré, ce jeudi 7 avril, le personnel des structures centrales de la présidence du Faso. Il s’est agi pour le chef de l’Etat de présenter sa vision et recueillir les préoccupations pour une meilleure réalisation des missions de l’institution.

Pour le président du Faso, il est important que le personnel puisse s’inscrire dans la dynamique de l’atteinte des objectifs de la Transition. Paul-Henri Sandaogo Damiba a alors rappelé ces objectifs inscrits dans la Charte de la Transition. Ce sont, entre autres, la restauration de l’intégrité du territoire, le retour des déplacés internes dans leurs localités respectives, la dépolitisation de l’administration publique, la réconciliation nationale.

« Nous devons tous être dans une démarche participative », a indiqué le président Damiba qui a souligné la nécessaire synergie de tous les acteurs. Selon lui, toutes les compétences doivent concourir à faciliter le travail pour atteindre les objectifs visés. Pour ce faire, des réajustements seront opérés pour créer de la cohérence dans l’action », a-t-il soutenu.

Le chef de l’Etat attend « que chacun joue son rôle de manière à accompagner le mouvement que nous sommes en train de conduire ». Puisque, rappelle-t-il, ce qui est primordial c’est « l’intérêt général ». Il y a des sacrifices à consentir par les agents qui doivent aussi travailler à préserver l’image de la présidence du Faso. Le chef de l’Etat a appelé à ce que cessent les mauvaises pratiques dénoncées de par le passé au sein de l’institution.

Des préoccupations nombreuses et variées d’ordre matériel, organisationnel, social et financier ont été posées au président Damiba par le personnel. Le chef de l’Etat a apporté des réponses à certaines préoccupations et pris l’engagement d’étudier l’ensemble en vue d’y apporter des réponses adéquates. Il a enfin appelé les agents à avoir un comportement exemplaire aussi bien au sein de la présidence qu’en dehors de l’institution.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Opérationnalisation de la Stratégie nationale de lutte contre le terrorisme : Le PM installe les membres de la Task-Force

Le Premier ministre, Albert Ouédraogo a procédé ce mardi 5 avril 2022, à l’installation des membres de la Task-Force pour l’opérationnalisation de la Stratégie nationale de lutte contre le terrorisme (SNLCT). Composée des membres ayant participé à l’élaboration de la Stratégie nationale, cette Task-Force dispose de trois (03) semaines pour finaliser ladite Stratégie, assortie d’actions concrètes qui puissent permettre une prise en charge globale des questions sécuritaires au Burkina Faso. Pour le Chef du Gouvernement, cet organe devrait permettre à notre pays, d’amorcer un nouveau virage dans la lutte contre le terrorisme.

Impulser une nouvelle dynamique dans la lutte contre le terrorisme qui menace depuis 2015 les fondements de l’Etat burkinabè, tel est l’objectif assignée à cette Task-Force dont les membres ont été officiellement installés ce 5 avril 2022 par le chef de l’Exécutif, Albert Ouédraogo. Composée de 19 membres, cette équipe pluridisciplinaire est composée d’éminentes personnalités issues des FDS et des civils spécialistes des questions sécuritaires ou ayant tous participé à l’élaboration de la Stratégie nationale de lutte contre le terrorisme en 2021. Cet organe qui va travailler sous la supervision des ministres concernés, aura pour mission, d’achever le processus d’approbation du document provisoire qui, selon le Premier ministre, a « été élaboré dans un contexte de difficultés de la gouvernance qui n’a pas permis de l’opérationnaliser ».

Dès l’avènement du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), les nouvelles autorités ont décidé de parachever cette stratégie. Ainsi, la mission confiée ce jour aux membres de la Task-Force est la finalisation du document, l’élaboration d’un plan d’action et d’une feuille de route de sa mise en œuvre, ainsi qu’une proposition de l’architecture d’une coordination nationale. Si dans le passé, l’accent était surtout mis sur l’option militaire dans la lutte contre le terrorisme, le Premier ministre reconnait que de nos jours, il faut adapter cette stratégie avec une « approche holistique permettant de prendre en compte toutes les dimensions et les réalités complexes de cette menace asymétrique, hybride, diffuse et transnationale ».

Cette nouvelle stratégie tant attendue par les autorités et les populations, devrait permettre en plus des actions militaires qui n’ont pas permis « de contrer l’avancée de la menace terroriste, d’y ajouter d’autres paramètres et non des moindres. C’est pourquoi dira le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Aimé Barthélémy Simporé, la stratégie attendue sera globale, inclusive et participative. En effet, afin de prendre en charge tous les aspects de la lutte contre le terrorisme, les différents acteurs seront consultés : « il faut s’attendre les mois à venir à ce qu’il y ait une grosse mobilisation nationale sur le thème de la prise en charge par notre société, de cette lutte contre le terrorisme pour accompagner ce que faisait déjà l’armée », a déclaré le ministre en charge de la défense. Cela permettrait à notre Nation « de trouver une nouvelle visibilité dans la lutte contre le terrorisme ».

La sécurité reste la priorité n°1 des autorités et des populations burkinabè. Et l’opérationnalisation le plus tôt possible de la Stratégie nationale est d’actualité. C’est pourquoi le Chef du Gouvernement a exhorté les membres de la Task-Force à « s’investir à fond pour la réussite de cette mission à l’issue de laquelle notre Nation fonde l’espoir de voir enfin poindre l’horizon de la paix et de la sécurité retrouvées ». Le colonel-major à la retraite, Théodore Naba Palé, est le coordonnateur de la Task-Force.

DCRP/Primature

Transition politique au Burkina : les clarifications du chef de l’Etat à l’endroit de la CEDEAO

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Le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a reçu, ce 1er avril 2022, fin d’après-midi, une délégation de la CEDEAO, avec à sa tête le président de la Commission, Jean-Claude Kassi Brou.

Les émissaires de l’organisation sous-régionale étaient porteurs d’un message du président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, Nana Akufo Addo. « Ce message a trait essentiellement aux récentes discussions qui se sont tenues lors du sommet extraordinaire de la CEDEAO du 25 mars dernier », a précisé Jean-Claude Kassi Brou.

Selon le président de la Commission de la CEDEAO, le président du Faso a aussi donné à la délégation, des clarifications relatives à la Transition. « C’était vraiment des discussions très constructives et nous en sommes très heureux », a conclu Jean-Claude Kassi Brou.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Situation humanitaire au Centre-nord : Le Premier ministre solidaire des PDI de Kongoussi

A la tête d’une délégation gouvernementale, le Premier ministre, Albert Ouédraogo, a effectué une sortie de terrain, ce mardi 29 mars 2022 à Kongoussi, dans la région du Centre-nord, pour s’enquérir des conditions de vie des Personnes déplacées internes (PDI).

La situation humanitaire dans notre pays préoccupe le Premier ministre, Albert Ouédraogo. En effet, après avoir instruit certains de ses ministres à aller toucher du doigt, la situation humanitaire à Ouahigouya (chef-lieu de la région du Nord), le vendredi 25 mars dernier, le Chef du Gouvernement a consacré sa première sortie officielle aux Personnes déplacées internes (PDI) de Kongoussi, dans la province du Bam (région du Centre-nord). Cette visite du Premier ministre à Kongoussi, avait pour objectif, de se faire une idée des conditions de vie des PDI, mais également d’instruire les services compétents à prendre toutes les mesures idoines pour leur prise en charge holistique. Le Chef du Gouvernement entendait également adresser à ces compatriotes en détresse, un message de solidarité et de réconfort du Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba.

Pour ce faire, deux sites de la ville de Kongoussi ont reçu la visite de la délégation gouvernementale. Il s’agit du site HCR Wendkouni, situé au secteur 2 qui abrite 884 PDI et du site HCR Maison d’arrêt sis au secteur 1, avec 1 005 PDI. Selon le Premier ministre, cette sortie sur le terrain lui a permis de se faire une idée des difficultés rencontrées dans la prise en charge des personnes déplacées, mais aussi de voir le « travail formidable » qui est fait par les agents humanitaires et étatiques et par les Forces de défense et de sécurité (FDS). Il a saisi cette occasion pour encourager et féliciter tous les acteurs qui interviennent sur le terrain pour accompagner le Gouvernement, dans la prise en charge des PDI. Aux personnes déplacées de Kongoussi, et à travers elles, toutes les autres sur l’ensemble du territoire, Albert Ouédraogo a adressé un message d’espoir. « Le Gouvernement travaille d’arrache-pied pour améliorer votre situation et trouver des solutions rapides pour un retour de la paix dans notre pays », a-t-il insisté.

Un déplacement bien apprécié par les PDI, qui ont exprimé leur reconnaissance au Gouvernement, pour toutes les actions entreprises pour leur prise en charge. Néanmoins, comme doléances, elles ont exhorté le Gouvernement à plus d’effort dans la mobilisation des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) afin qu’ils appuient les FDS dans la lutte contre le terrorisme. Avant de se rendre sur les sites qui accueillent les déplacés, Albert Ouédraogo a rendu une visite de courtoisie à Naaba Koubri, le Chef de canton de Kongoussi.

Lors de cette visite à Kongoussi, le Chef du Gouvernement était accompagné du Gouverneur de la région du Centre-nord, Blaise Zoewendnanega Ouédraogo, des ministres de l’Action humanitaire, Lazare Windlassida Zoungrana, de la Santé et de l’Hygiène publique, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Abdoul Wabou Drabo, de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, Dr Innocent Kiba.

DCRP/Primature

Transition politique : la Francophonie disposée à accompagner le processus

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Le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a reçu, ce 23 mars 2022, une délégation de la Francophonie, conduite par le conseiller spécial politique et diplomatique de la secrétaire générale de l’institution, Désiré Nyaruhirira. Le conseiller spécial est venu rassurer les autorités burkinabè de la disponibilité de la Francophonie à accompagner le processus de transition « pour un aboutissement réussi ».

« Le président nous a expliqué le processus tel qu’il est maintenant. On voit que c’est un processus qui se passe sans encombre, un processus consensuel et on a félicité le président du Faso pour avoir très vite mis en place un gouvernement de transition et très récemment l’organe législatif », a déclaré Désiré Nyaruhirira à sa sortie d’audience.

« Nous avons exposé au président de la République ce que nous pouvons faire en termes d’appuis techniques surtout dans le cadre des élections générales », a ajouté le conseiller spécial de la secrétaire générale de la Francophonie, qui précise également qu’il revient aux « autorités de nous indiquer dans quels domaines ils veulent que nous les accompagnions ».

C’est une mission voulue par la secrétaire générale de la Francophonie a aussi relevé Désiré Nyaruhirira qui a annoncé que la Francophonie va renforcer ses projets et programmes en cours au Burkina Faso, en collaboration avec le ministère en charge des Affaires étrangères pour le bien des populations.

Direction de la communication de la présidence du Faso

Représentant du Centre-nord à l’Assemblée législative de Transition : Issaka Kaboré, l’heureux élu

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Après un processus difficile et émaillé de tensions, les forces vives de la région du Centre-nord ont trouvé un consensus, ce mercredi 23 mars 2022, autour de Issaka Kaboré. Le candidat de la province du Namentenga défendra les intérêts de la région à l’Assemblée législative de Transition.

Comme annoncé par nos confrères de l’Agence d’information du Burkina (AIB), le processus de désignation du représentant de la région du Centre-nord à l’Assemblée nationale de Transition s’est déroulé, mercredi 23 mars, dans la salle de réunions du gouvernorat, sous la direction du gouverneur Casimir Séguéda.

Après avoir décidé du retrait de sa candidature, le chef de canton du Sanmatenga n’a pas souhaité faire le déplacement. L’AIB nous informe que deux scenarii étaient proposés, à savoir dégager un consensus autour d’un des sept candidats ou recourir au tirage au sort.

A l’issue des concertations, le consensus s’est dégagé autour de la candidature de Issaka Kaboré de la province du Namentenga. C’est lui qui représentera donc la région du Centre-nord à l’Assemblée législative de Transition. Le candidat du Sanmatenga, Mahamado Ouédraogo, est son suppléant.

Pour rappel, les autorités administratives notamment le gouverneur et les hauts-commissaires des trois provinces (Bam, Namentenga et Sanmatenga) n’ont pas pris part à la désignation.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Vente du gaz russe : Poutine n’acceptera plus les paiements en dollars et en euros

Le président Russe, Vladimir Poutine, a annoncé, mercredi 23 mars, que la Russie n’acceptera plus de paiements en dollars ou en euros pour les livraisons de gaz à l’UE, donnant une semaine aux autorités russes pour élaborer le nouveau système en roubles.

« J’ai pris la décision de mettre en œuvre un ensemble de mesures pour passer au paiement en roubles de notre gaz livré aux pays hostiles, et de renoncer dans tous les règlements aux devises qui ont été compromises », a-t-il dit lors d’une réunion gouvernementale.

Cette décision fait suite aux sanctions économiques contre de hauts dirigeants de Moscou et certains oligarques. Pour ce faire, Poutine a demandé à la banque centrale et au gouvernement d’établir dans un délai d’une semaine le nouveau système qui doit être « clair, transparent » et implique l’acquisition de roubles sur le marché russe des changes.

A noter que cette annonce a eu un effet immédiat sur la devise russe, qui s’est renforcée face à l’euro et au dollar, alors qu’elle s’était écroulée dès le 24 février et l’entrée des forces russes en Ukraine.

Philippe BATIONO pour Burkinanews.info

Barrage aller RD Congo # Maroc : Aucun membre de la FECOFA à l’accueil des Lions de l’Atlas à Kinshasa

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La délégation nationale s’est retrouvée, livrée à elle-même, à l’aéroport international de Ndjili, ce mardi 22 mars à Kinshasa. Aucun membre de la FECOFA n’était à l’accueil.

Stupéfaction à Kinshasa. Aucun membre de la Fédération congolaise de football (FECOFA) n’était présent pour accueillir la délégation nationale, ce mardi 22 mars, à son arrivée à l’aéroport international de Ndjili.

Selon nos sources, des centaines de supporters étaient même présents, à seulement quelques mètres des coéquipiers de Romain Saïss.

C’est via un avion spécial que les hommes de Vahid Halilhodzic se sont envolés pour Kinshasa en prévision de leur duel avec la République démocratique du Congo, le vendredi 25 mars, pour le match aller du tour barrages de la Coupe du Monde 2022.

La délégation nationale est, pour rappel, logée au Pullman Kinshasa Grand Hotel, luxueux hôtel 5 étoiles, qui se situe à environ 1 heure et 15 minutes du Stade des Martyrs, lieu qui doit accueillir le match.

La manche retour est attendu pour le mardi 29 mars au Complexe sportif Mohammed V de Casablanca.

Source : Le 360Sport

Situation sécuritaire : Le président tchadien solidaire du peuple burkinabè

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Le président du Faso, le lieutenant-colonel, Paul-Henri Sandaogo Damiba, a reçu en audience, ce 22 mars 2022, à Ouagadougou, une délégation tchadienne, conduite par le conseiller aux mines et géologie de la République du Tchad, Boukar Michel. Il était porteur de messages du président Mahamat Idriss Déby, au président du Faso.

« C’est dans un premier temps un message verbal suite aux évènements douloureux que le Burkina traverse », a déclaré le conseiller Boukar Michel. Le président tchadien exprime ainsi sa compassion au président Damiba et à tout le peuple burkinabè suite aux attaques que subi le pays. « C’est quelque chose qui attriste le président Mahamat Idriss Déby parce que le Tchad connait beaucoup cette souffrance et s’est aussi engagé dans la lutte contre le terrorisme », a poursuivi Boukar Michel.

Le second message remis au chef de l’Etat sous pli fermé, informe le lieutenant-colonel, Paul-Henri Sandaogo Damiba, de la candidature du tchadien, Pr Ali Souleymane Dabye, au poste de Secrétaire général du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), dont le siège se trouve à Ouagadougou.

« Le Tchad voudrait appuyer sa candidature en faisant un lien entre la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le président tchadien a donc souhaité porter le message à son frère et ami le lieutenant-colonel, Paul-Henri Sandaogo Damiba », a précisé le conseiller aux mines et géologie de la République du Tchad, Boukar Michel.

Direction de la communication de la présidence du Faso

Adama Ouédraogo Damiss : « Tous ceux qui ont démissionné du MPP n’ont jamais été avec Roch par conviction »

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Depuis quelques jours, des dizaines de membres influents du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) quittent le navire. Une décision que le journaliste et écrivain Adama Ouédraogo dit Damiss explique par un manque de conviction politique.

Moins de deux mois après la chute du président Roch Marc Christian Kaboré, des cadres de son parti, le Mouvement du peuple pour le progrès(MPP), quittent le navire. Il n’est pas exclu que d’autres grosses pointures rendent le tablier les jours, semaines et mois à venir. Aucun motif objectif n’est invoqué par les démissionnaires. On l’aura compris : cette race d’hommes de la scène politique ne peuvent pas survivre en dehors des arcanes du pouvoir.

Ils vivent sur le dos de l’Etat. Ils n’ont aucune conviction politique. Ils ne pensent qu’à eux-mêmes et ne visent que leurs intérêts personnels en utilisant une horde de suiveurs à qui ils jettent des miettes pendant qu’ils vivent dans un luxe insultant. Ils manipulent des jeunes désœuvrés, souvent des gens de bonne foi et parfois des intellectuels qui se mettent à plat ventre à leur service.

Tous ceux qui ont démissionné du MPP n’ont jamais été avec Roch par conviction. Ils l’accompagnaient juste pour faire du business politique. Demain, si les circonstances l’exigent, ils vont renier l’enfant de Tuiré. Avant-hier, ils étaient nombreux à traiter Thomas Sankara de renégat. Hier, les mêmes, après avoir profité de son pouvoir, ont qualifié Blaise Compaoré de criminel. Aujourd’hui, ils commencent à abandonner le Rocco sans même attendre qu’il soit libre de ses mouvements.

Ainsi va la politique au pays des « Hommes intègres ».

Adama Ouédraogo dit Damiss

Burkinanews.info

Secrétariat général de la défense nationale : Le Colonel-major Ousmane Traoré installé dans ses fonctions

Le colonel-major Ousmane Traoré, précédemment gouverneur de la région de l’Est, est le nouveau Secrétaire général de la défense nationale. Il a été installé à la tête de cette structure importante dans l’architecture sécuritaire de notre pays, par le Directeur de cabinet du Premier ministre, Mwin nog-ti Luc Hien, ce mardi 22 mars 2022.

Le 18 mars dernier, le Conseil des ministres, procédait à la nomination du Colonel-major Ousmane Traoré, ancien Gouverneur de la région de l’Est, au poste de Secrétaire général de la défense nationale, en remplacement du Colonel-major Omer Bationo, appelé au Gouvernement comme ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité. Il a été installé dans ses fonctions de Secrétaire général de la défense nationale, ce mardi 22 mars 2022, par le Directeur de cabinet du Premier ministre, Mwin nog-ti Luc Hien.

                                        Le nouveau SG de la défense nationale, colonel-major Ousmane Traoré

Selon le Colonel-major Ousmane Traoré, son installation se tient dans un contexte national marqué par la recrudescence des attaques terroristes dans notre pays et par la nécessité de continuellement adapter notre stratégie pour faire face à la menace. C’est pourquoi, il s’est engagé à tout mettre en œuvre, pour que le Secrétariat général de la défense nationale puisse jouer sa partition, en vue d’un retour de la paix et de la stabilité dans notre pays. Prenant la mesure des nombreux défis engendrés par la crise sécuritaire, il a promis de poursuivre la réflexion stratégique, afin de renforcer les bases de la politique nationale de défense et de la sécurité.

                                           Le SG sortant de la défense nationale, colonel-major Omer Bationo

« Je veillerai également à consolider les acquis déjà engrangés et à multiplier les initiatives pour mieux accompagner le Chef du Gouvernement dans la restauration de l’intégrité du territoire national », a-t-il juré. Quant au Secrétaire général de la défense nationale sortant, le Colonel-major Omer Bationo, il a soutenu que beaucoup d’acquis ont été engrangés, notamment l’adoption de la Politique de sécurité nationale (PSN), l’avant-projet de loi portant organisation générale de la sécurité nationale et plusieurs autres référentiels de la sécurité nationale.

DCRP/Primature

MPP : Vague de démissions

Depuis la démission de Abdoulaye Mossé dans la soirée du 21 mars dernier, on assiste à une vague de démissions au sein de l’ex-parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP).

Des têtes bien connues comme l’ancien ministre en charge de l’Eau, Ousmane Nacro, le 2e secrétaire national adjoint chargé des jeunes, Luc Arnaud Compaoré, l’ancienne député du Centre-ouest, Workya Rouamba.

A ces derniers, s’ajoutent de nombreux autres membres du bureau politique et du bureau exécutif soit une quarantaine de personnes. Ces défections devraient fragiliser davantage le MPP.

Liste des démissionnaires

DEMISSION BPN MPP 21 MARS 2022

Burkinanews.info

MPP : Abdoulaye Mossé démissionne

Abdoulaye Mossé vient d’annoncer sa démission du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), ce lundi 21 mars 2022. Le désormais ex-secrétaire chargé des relations avec les mouvements associatifs du MPP dit quitter le navire orange sans regret mais avec surtout le sentiment d’une mission accomplie. « La lutte se poursuivra dans d’autres cadres, avec la même détermination », a-t-il promis. L’homme se veut clair, « quitter le MPP ne signifie pas quitter Roch Marc Christian Kaboré ».

Voici l’intégralité du message

Chers amis du monde politique, camarades de luttes du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), Burkinabè des villes et des campagnes, merci. C’est avec grande conviction que je me suis engagé aux côtés de Roch Marc Christian Kaboré, Salifou Diallo, Simon Compaoré et bien d’autres camarades pour lancer en janvier 2014 le MPP. Je voudrais en ces instants précis de notre longue chevauchée, leur rendre un vibrant hommage et saluer les excellents résultats engrangés ensemble. Je voudrais remercier très humblement les camarades de lutte avec qui j’ai partagé des moments inoubliables, des victoires et des déceptions, des joies et des peines. Mais c’est aussi cela la vie. Je quitte aujourd’hui le MPP avec le sentiment d’une mission bien accomplie et je n’éprouve aucun regret d’avoir travaillé avec chacun de vous. La lutte se poursuivra dans d’autres cadres, avec la même détermination. Je réaffirme mon engagement et ma détermination à servir là où il le faut. Quitter le MPP ne signifie pas quitter Roch Marc Christian Kaboré. Je lui reste fidèle et loyal tout en espérant qu’il retrouve sa liberté dans les plus brefs délais.

Paix et sécurité pour le Burkina Faso!                                                                Que Dieu vous bénisse! je vous remercie.

Kosyam : En fin de mission, Li Jian notifie son départ prochain à Damiba

Lundi 21 mars 2022, l’Ambassadeur de Chine Li Jian a rendu une visite de courtoisie au Président de la Transition du Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba.

Pendant l’audience, l’Ambassadeur Li a exprimé ses profondes condoléances au Président du Faso pour les vaillants combattants burkinabè des FDS et des VDP tombés dans les récentes attaques terroristes et a réaffirmé le soutien solidaire et constant du peuple chinois au peuple burkinabè.

                              L’ambassadeur Li Jian présentant son oeuvre de calligraphie au président Damiba

Au terme de l’audience, l’Ambassadeur Li, qui est en fin de mission, est venu notifier son départ au Président Damiba, en lui présentant sa propre œuvre de calligraphie en caractères chinois comme «虎跃龙腾» qui signifient «Sauter vers le haut comme un dragon et bondir en avant comme un tigre avec la ténacité, l’énergie et la vive dynamique pour un chemin menant à la victoire».

Ambassade de Chine au Burkina Faso

Crise sécuritaire et humanitaire : Le Premier ministre attend des actions rapides et concertées

Le Premier ministre, Albert Ouédraogo, a présidé ce lundi 21 mars 2022, un conseil de cabinet regroupant tous les départements concernés par les questions sécuritaires d’une part, et d’autre part, ceux en charge de la gestion de la crise humanitaire qui en découle. Ensemble, les membres du conseil ont décidé de passer à la vitesse supérieure, avec une batterie d’actions à mener et cela, de façon transversale, en vue d’apporter des réponses diligentes aux préoccupations des populations.

Le premier Conseil des ministres de la Transition, tenu le 18 mars dernier sous la présidence du Chef de l’Etat, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, avait inscrit à son ordre du jour, la principale préoccupation de l’heure au Burkina Faso. Il s’agit de la question sécuritaire et surtout des réponses urgentes et adaptées à y apporter, pour soulager les souffrances des populations. En organisant ce 21 mars 2022 un conseil de cabinet autour du Chef de l’Exécutif, Albert Ouédraogo, il a été surtout question de renforcer le socle sur lequel doivent s’enraciner toutes les actions du Gouvernement, dans le domaine de la gestion de la crise sécuritaire et ses corollaires.
Ainsi, les membres du gouvernement concernés, ont fait le point des problèmes spécifiques à leurs départements respectifs. Et dans l’optique d’apporter des réponses globales et efficaces sur ces questions transversales, chaque département ministériel fait des propositions allant dans le sens de solutions vigoureuses qui englobent tous les aspects de cette crise sécuritaire. Le temps presse et le Premier ministre veut obtenir des résultats rapides sur le terrain. De l’avis du Chef du Chef du Gouvernement, les instructions du Président du Faso sont claires, les problèmes connus et chaque acteur doit jouer pleinement sa partition, sans attendre.
Pour le ministre d’Etat en charge de la Défense, le général Barthélemy Simporé, ce conseil de cabinet a permis de passer en revue, l’ensemble des problématiques du moment. Les opérationnels comme le chef d’Etat-major général des Armées, et le commandement des opérations de théâtre national, vont réexaminer la situation, en y apportant leur touche, selon les besoins exprimés.

                                               Dr Albert Ouédraogo (au fond) donnant les directives

Le ministre porte-parole du Gouvernement, Lionel Bilgo, a indiqué avec force que l’exécutif a pris la pleine mesure des enjeux du moment et proposera des solutions à mettre en œuvre, avec le concours de toutes les parties prenantes. Selon lui, ce conseil de cabinet constitue en lui-même un message d’unité, de réflexion, de compréhension de l’ensemble des enjeux, mais aussi un message de solutions proposées, pour faire face à cette crise.
Le Gouvernement dit-il, reste par ailleurs convaincu que cette guerre ne va pas se gagner seulement par l’action militaire et humanitaire, mais aussi par le retour de l’Etat et de ses symboles dans les zones fortement impactées par le terrorisme. La vision étant d’obtenir un mécanisme harmonieux et intégré, il sera organisé dès ce mardi 22 mars, une autre rencontre qui aura pour objectif, de mettre en place une « task-force ». C’est un groupe de travail qui aura la lourde tâche de réfléchir sur l’opérationnalisation de l’ensemble des idées qui ont été émises au cours de ce conseil de cabinet.
A noter que cette rencontre a été une occasion pour le Gouvernement, de saluer la mémoire de nos braves soldats tombés sur le champ d’honneur ces derniers jours, d’adresser des vœux de prompt rétablissement aux blessés et d’exprimer sa compassion et sa solidarité envers les familles et les frères d’armes tombés.
« Le conseil de cabinet était empreinte de douleur et d’émotion, avec les récentes attaques, mais aussi de courage et de détermination, pour arriver à juguler cette grande crise sécuritaire et humanitaire », a indiqué le porte-parole du Gouvernement, Lionel Bilgo.
DCRP/Primature

Détention du président Kaboré : Des ressortissants du Ganzourgou plaident pour sa libération

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Dans ce communiqué dont nous avons eu copie, des ressortissants de la province du Ganzourgou, se disant préoccupés par la mise en résidence surveillée de leur « frère et fils », appellent les autorités de transition à lui permettre de jouir de ses droits de citoyen et d’ancien Chef d’Etat.

Nous,

Responsables coutumiers, religieux et d’associations, anciens, Femmes, jeunes, cadres, opérateurs économiques, Fonctionnaires, Elèves et étudiants, filles et fils de la Province du Ganzourgou réunis ce jour 19 mars 2022 à Zorgho, adressons nos salutations à toutes les filles et à tous les fils de notre pays, aux nouvelles autorités, et à toutes les personnes de bonne volonté.

Le 24 janvier 2022, le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), par une déclaration, a pris le pouvoir dans notre pays. Depuis lors, un nouveau Président a été investi et a prêté serment. Un nouveau gouvernement a aussi été mis en place.

Dans la foulée, notre fils, frère, le Président Roch Marc Christian KABORE a été officiellement placé en résidence surveillée. De fait, il ne jouit plus de sa liberté d’aller et de venir, de vivre convenablement avec sa famille, ses amis et ses connaissances. Cela constitue pour les filles et les fils du Ganzourgou un motif de grande préoccupation.

Nous rappelons que c’est le peuple burkinabè qui, librement et démocratiquement, a élu Roch Marc Christian KABORE le 29 novembre 2015 puis, après un premier mandat de cinq ans, l’a réélu le 22 novembre 2020 comme Président du Faso.

Dans l’exercice de ses fonctions, le Président Roch Marc Christian KABORE a apporté sa contribution pour bâtir une nation reconciliée, en paix et prospère, à travers ses deux programmes nationaux de développement.

Depuis son accession au pouvoir, il a fait face, avec le peuple tout entier, à une adversité jamais égalée dans l’histoire de notre pays, du fait, notamment, de la fronde sociale quasi permanente et des innombrables attaques terroristes.

Relativement auxdites attaques, nous pleurons, avec la nation toute entière, la mort de valeureux filles et fils, civils et non civils. Nous compatissons à la douleur des nombreux blessés et déplacés internes. Puissent les âmes des disparus reposer en paix. Puissent les blessés recouvrer la santé, les déplacés internes retourner, un jour, chez eux.

Face à tous ces défis, notre fils et frère, le Président Roch Marc Christian Kaboré a fait ce qu’il pouvait humainement faire et nous en tirons une grande fierté. Nous sommes fiers de ce fils attaché à sa patrie, respectueux des coutumiers, des religieux, des anciens, des femmes et des jeunes, aimant tous les Burkinabè sans distinction.

C’est pourquoi, dans un élan de solidarité fraternelle, nous appelons les nouvelles autorités à libérer le Président Roch Marc Christian Kaboré et à prendre toutes les dispositions afin de lui permettre de jouir de ses droits de citoyen et d’ancien Chef d’Etat.

Notre fils et frère, le Président Roch Marc Christian Kaboré, a un cœur et un esprit dénués de toute idée de violence et de vengeance. Notre fils et frère est connu de tous pour être un homme de paix, de dialogue et de consensus.

Il a tant donné à son pays et à sa grande famille du Ganzourgou. Puisse Dieu le récompenser, par nos prières et nos bénédictions. Nous avons besoin de lui, libre.

Nous élevons des prières et des bénédictions sur les nouvelles autorités du pays, sur toutes les filles et tous les fils de la nation ainsi que sur toutes les personnes de bonne volonté qui travaillent pour la paix et la concorde dans notre pays, qui œuvrent à la libération du Président Roch Marc Christian Kaboré

Dieu bénisse le Burkina Faso !

Fait à Zorgho, le 19 mars 2022
Les filles et fils du Ganzourgou

Décès de Boubeye Maiga : « Les détournements colossaux présumés pouvaient permettre au Mali de se doter d’hôpitaux ultra-modernes », Adama Ouédraogo Damiss

Dans réflexion, le journaliste et écrivain Adama Ouédraogo dit Damiss revient sur le décès de l’ancien Premier ministre malien Soumeylou Boubeye Maiga. Il évoque un manque d’humanisme : « Il est inconcevable qu’on dénie le droit à la santé à un citoyen pour un crime qui n’a pas été prouvé ». Mais aussi le fait que les sommes colossales présumées détournées pouvaient permettre au Mali de se doter d’hôpitaux ultra-modernes.

Il a fini par rendre l’âme des suites de ses problèmes de santé qui se sont exacerbés depuis qu’il a été arrêté et incarcéré pour  » faux, escroquerie, usage de faux et favoritisme ». Ses avocats avaient introduit des recours pour demander sa libération sans succès. Même l’option de sa mise en résidence surveillée pour le sortir de ses conditions difficiles dans sa cellule avait été rejetée par les militaires au pouvoir à Bamako.

Le rapport médical établi par un médecin-militaire n’a pas non plus fait plier le président Assimi Goita afin que Boubeye Maiga puisse être évacué à l’étranger pour des soins intensifs. Les larmes et les supplications de son épouse n’ont rien changé. Finalement l’ancien PM a passé l’arme à gauche dans une clinique de la capitale malienne ce lundi 21fevrier 2022. L’année dernière, précisément le 20 février 2021, le natif de Gao perdait son fils aîné, Idrissa Boubeye Maiga dit Idi, 37 ans.

Un an après, le père rejoint son fils au Royaume des cieux. Triste fin pour un homme politique qui était considéré comme le favori de la prochaine présidentielle. Il a malheureusement été rattrapé par les nombreux soupçons d’enrichissement illicite. Cela dit, le droit à la santé est un droit fondamental. Et l’ex-Premier ministre qui n’a pas été jugé devait être considéré comme innocent jusqu’à ce qu’il soit condamné jugé par un tribunal à l’issue d’un procès équitable et après épuisement de toutes les voies de recours.

Il est inconcevable qu’on dénie le droit à la santé à un citoyen pour un crime qui n’a pas été prouvé. Quand on a le pouvoir, il faut être un homme de pardon et traiter les autres dans le respect de leur droit et de leur dignité. Aujourd’hui c’est Boubeye, demain ce sera quelqu’un d’autre et un autre jour Assimi Goita et ses proches peuvent en victime d’un tel traitement.

On ne cessera jamais de le dire: la roue tourne. Soyons humains. Et sachons que tout se paye ici-bas. Boubeye Maiga est peut-être coupable mais le laisser mourir en lui refusant des soins de qualité est un crime.

C’est aussi le lieu d’interpeller nos dirigeants à construire des infrastructures sanitaires haut de gamme. Les détournements colossaux présumés des dignitaires du régime de Ibrahim Boubacar Keita pouvaient permettre au Mali de se doter d’hôpitaux ultra-modernes. C’est donc un message à tous les dirigeants africains: demain vous pouvez vous retrouver en prison avec des pathologies qui ne peuvent pas être prises en charge efficacement dans votre propre pays parce que vous n’avez rien fait pour le développement des infrastructures sanitaires.

A bon entendeur…

Adama Ouédraogo dit Damiss

Mali : Mort de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga

L’ancien Premier ministre malien, Soumeylou Boubèye Maïga, est décédé ce lundi 21 mars aux environs de midi, dans une clinique de Bamako. Il avait de 67 ans.

Arrêté puis placé sous mandat de dépôt en août 2021, dans le cadre d’une enquête anti-corruption, liée notamment à des contrats d’équipements militaires, Soumeylou Boubeye Maiga est décédé ce lundi dans une clinique de Bamako.

L’ancien Premier ministre malien avait vu son état de santé se dégrader profondément dégradé du fait notamment de ses conditions de détention. Il avait été alors hospitalisé mais son évacuation sanitaire, en dépit des recommandations médicales, n’avait pas été autorisée.

Avant d’être le Premier ministre d’Ibrahim Boubacar Keïta entre 2017 et 2019, Boubeye Maiga a été son ministre de la Défense de 2013 à 2014. Il a également occupé le maroquin des Affaires étrangères sous la présidence d’Amadou Toumani Touré de 2011 jusqu’au coup d’État qui l’avait reversé en mars 2012.

Par Philippe BATIONO pour Burkinanews.info

Assemblée législative de Transition : Voici la liste nominative des 71 membres

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Dans le présent communiqué, le président de la Commission de réception, d’enquête et de délibération, le lieutenant-colonel Cyprien Kaboré a rendu publique la liste de 70 des 71 membres devant siéger à l’Assemblée législative de Transition. Le nom du représentant de la région du Centre-nord est toujours attendu. 21 personnes ont été désignées par le président Damiba, 13 par les forces vives des régions, 16 par les Forces de défense et de sécurité, 8 par les partis politiques et 13 par les organisations de la société civile. Voici la liste nominative.

Personnalités désignées par le chef de l’Etat

ZONGO Jacob (avocat, 31-12-1991)

KONE/KABORE Guiedou Aïda (Professeur, 21-03-1977)

SANOU Yaya  (professeur certifié, 07-05-1961)

OUEDRAOGO Séguéni Bakary Abdou (garagiste, 12-10-1976)

SORGHO Barnabé (étudiant, 12-04-1994)

GARIKO/SANOGO Korotoumou (éleveur /transformatrice de produits laitiers, 21-06-1956)

KONE Moussa (aviculteur,10-09-1977)

ZAONGO Ratoussamba (élève,11-10-1995)

YABRE Oumarou (capitaine, 31-12-1987)

ILBOUDO Anne Marie Joseph (responsable contrôle et coordination facturation, 04-05-1986)

OUEDRAOGO Edmond (enseignant, 20-111-1974)

ZAMPOU Seyibo (ingénieur ANAC à la retraite, 31-12-1961)

THIOMBIANO Y. Faïcal Harold (lieutenant, 14-02-1994)

SAWADOGO Oumarou (colonel major à la retraite, 30-08-1959)

LY Maïrama Amadou Alkadry (comptable, 17-07-1976)

ZIBA/OUEDRAOGO Fatoumata (commerçante, 25-02-1964)

KANKOUAN Karidia (agent de santé, 12-05-1990)

OUEDRAOGO Ibrahime (électricien,10-10-1961)

OUEDRAOGO Fréderic (lieutenant à la retraite, 14-04-1962)

SANOU Moussa William Sosthène (gestionnaire administratif, 23-11-1989)

TOGUYENI Aboubacar (enseignant chercheur,17-04-1964)

 Personnalités désignées par les force vives des régions

Boucle du Mouhoun : BONZY Nonyeza (agriculteur, 16-05 1970)

Cascades : KONE Diakalia (commerçant, 09-10-1976)

Centre : OUEDRAOGO P. Sosthène (artisan, 23-01-1986)

Centre Est : NOBA Seydou (consultant en management) 31-12-1987

Centre Nord : Non parvenu

Centre Ouest : Koanda Saïdou (historien/manager de projet/graphiste)  31-12-1987

Centre Sud : ILBOUDO Boniface (inspecteur de l’enseignement primaire du premier degré)  14-12-1976

Est : NASSOURI Daaga (agent social)  31-12-1987

Haut-Bassins : BEMBELE/SANOU Julienne (professeur de philosophie)  16-02-1971

Nord : BONKOUNGOU Sayouba (agronome) 15-04-1982

Plateau Central : Bougouma Ousmane (professeur d’université)  31-12-1981

Sahel : HAMA Sambara (agent technicien d’agriculture spécialisé  06-11-1961

Sud-Ouest : DAMIEN/YOUL Inkouraba(institutrice)  13-02-1964

Personnalités désignées par les partis et mouvements politiques

 Ex APMP : BAZIE Jean Hubert (conseiller de presse)  01-08-1949

OUEDRAOGO Aly Badra (juriste) 08-07-1980

Ex CFOP : OUEDRAOGO Adama (juriste)  30-07-1982

DIALLO Ousmane (administrateur d’entreprises)  1966

Ex ONA : Soma Abdoulaye (professeur titulaire es universités) 06-05-1979

YELKOUNY O. Hermann (professeur d’SVT)  25-09-1967

Autres partis : TIAO B. Adolphe Luc (expert senior en communication médias et politiques gouvernementales) 04-06-1954

SANOGO Drissa (comptable)   30-04-1976

Personnalités désignées par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS)

BENE Saïdou (capitaine) 13-05-1965

BOUDA Arouna (caporal)   31-12-1988

COULIDIATI S. Prosper (lieutenant) 27-06-1994

TASOPSOB Bassibiri Denis (adjudant) 01-01-1982

ZOURE Dominique (colonel-major) 09-10-1962

KANDOLO Linda Gwladys (capitaine) 15-09-1990

KOMBASSERE Jean Marie (lieutenant-colonel) 31-12-1964

NIGNAN Dida (adjudant-chef) 1978

COULIBALY Sibiri (colonel-major) 1964

ZIDWOUEMBA Noufou (adjudant-chef) 23-02-1973

ZOUNGRANA Daniel (contrôleur général de police) 10-12-1970

TIENDREBEOGO Félicienne Marie Pélagie (contrôleur générale de police) 09-06-1965

N’DO Sylvestre (inspecteur de police municipale) 20-06-174

KAFANDO Yves (inspecteur des douanes) 13-10-1981

GUITI Lassina (inspecteur divisionnaire de sécurité pénitentiaire) 31-12-1975

FOFNA Haoua (inspecteur principal des eaux et forêts) 07-06-1967

Personnalités désignées par les Organisations de la Société Civile(OSC)

OUEDRAOGO Lassina (journaliste) 31-12-1984

BAMAGO Gilbert (professeur de français) 04-06-1993

TIENDREBEOGO Adama (commerçant) 01-01-1975

SANFO Salif (journaliste) 17-07-1981

ZOUNGRANA Zarata (commerçante/11-09-1979)

ZAIDA Pascal (chef d’entreprise) 31-12-1979

LOURE Arouna (médecin) 21-11-1985

BAYALA Roland (professeur de français) 21-03-1982

YAMBKOUDOUGOU Valentin (journaliste) 07-01-1978

KOUMSONGO Mohamed Auguste (employé de commerce) 01-01-1986

YAMEOGO/SANKARA Edwige Ninon (conseillère d’éducation féminine) 14-12-1982

OUEDRAOGO Souleymane (juriste)  03-08-1975

DIALLA Moumouni (entrepreneur) 31-12-1993

Burkinanews.Info

Journée internationale des forêts 2022 : Message du ministre de l’Environnement, de l’Energie, de l’Eau et de l’Assainissement, Dr Maminata Traoré/Coulibaly

Ceci est la déclaration du ministre de l’Environnement, de l’Energie, de l’Eau et de l’Assainissement, Dr Maminata Traoré/Coulibaly, à l’occasion de la célébration de l’édition 2022 de la journée internationale des forêts, commémorée chaque 21 mars.

Chers compatriotes,

Mesdames et messieurs,

A l’instar des autres peuples du monde entier, le Burkina Faso, célèbre le 21 mars de cette année, la Journée Internationale des forêts. Depuis 2012, l’Organisation des Nations-Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) a institué le 21 mars de chaque année comme Journée Internationale des Forêts.

A cet effet chaque année, un thème est défini afin d’approfondir les réflexions sur les problématiques et enjeux majeurs relatifs à la gestion durable des forêts. Aussi, prenant en compte les enjeux des écosystèmes sur le plan économique, écologique, social et sécuritaire, la période 2021-2030 a-t-elle été proclamée « Décennie pour la restauration des écosystèmes » par l’Organisation des Nations Unies ».

Le thème de la Journée Internationale des Forêts de l’année 2022 est : « Les forêts et une production et une consommation durable ».  Ce thème nous rappelle, si besoin en était, l’importance des forêts dans les systèmes de production et l’impérieuse nécessité d’adopter des modes de productions et de consommation durable.

En effet, il est établi que les forêts constituent un capital primordial pour le bien-être des populations tant rurales qu’urbaines. Elles contribuent à la satisfaction des besoins en biens et services écosystémiques, notamment les services d’approvisionnement, de soutiens, de régulation et culturels etc.

Dans le contexte de lutte contre la pauvreté et de satisfaction des besoins des populations de plus en plus croissants, la gestion durable des forêts constitue un défi majeur. En effet, le développement des activités consommatrices des ressources naturelles et la conservation de ces mêmes ressources nécessaires au développement, constitue un cercle vicieux.

Pour briser ce cercle vicieux où le capital naturel est une des composantes importantes de la richesse, et son exploitation optimale, une source importante de revenus, il importe d’accorder la plus grande attention aux systèmes de production et aux modes de consommations.

MESDAMES ET MESSIEURS,

L’état actuel de dégradation de nos forêts avec pour conséquences la désertification, la perte de la diversité biologique, la baisse des productivités, les effets néfastes des changements climatiques et récemment, leur occupation par les groupes terroristes nous interpelle.

Il est plus qu’urgent que des actions conséquentes et concrètes soient engagées afin d’inverser la tendance de la dégradation des forêts. J’invite chaque Burkinabè à s’inscrire dans cette dynamique pour l’intérêt des générations présentes et futures. Le gouvernement du Burkina à travers mon département ne ménagera aucun effort pour jouer sa partition.

C’est le lieu pour moi d’adresser mes félicitations et encouragements au personnel forestier et à l’ensemble des autres acteurs qui se battent parfois au péril de leur vie pour la gestion durable des forêts.

Je m’incline devant la mémoire de tout défenseur de la nature qui est tombé pour ce combat noble de protection de la nature.

J’interpelle tous les acteurs qui rament à contrecourant par leur implication et/ou complicité dans des actes de dégradation des forêts.

Je voudrais saisir cette occasion pour exprimer toute ma gratitude aux partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent dans cette mission.

Je salue les efforts des femmes et des hommes, des ONG et associations, qui s’investissent au quotidien pour restaurer notre environnement en proie à de multiples agressions.

Bonne célébration de la Journée Internationale des Forêts.

Que Dieu Bénisse le Burkina Faso

Dr Maminata M. TRAORE/COULIBALY, Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques

Situation sécuritaire : Le Conseil de l’Entente solidaire du Burkina

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Ce 18 mars 2022, le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a reçu en audience cet après-midi, le Secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente, Marcel Amon-Tanoh, à la tête d’une délégation. A l’issue de l’entretien, il a déclaré être venu soutenir le Burkina Faso qui subit des pertes en vies humaines liées aux attaques terroristes que connaît le pays depuis quelques années.

Marcel Amon-Tanoh a souligné que la délégation a présenté les condoléances de l’organisation sous- régionale au président du Faso et au peuple burkinabè. Selon lui, la crise sécuritaire a engendré une crise humanitaire assez préoccupante. En tant que membre du Conseil de l’Entente, les difficultés que vit le Burkina Faso affectent également l’organisation. C’est le sens de la visite de la délégation, pour soutenir le pays et manifester la solidarité de l’ensemble des membres du Conseil de l’Entente au Burkina Faso.

La délégation a saisi l’occasion de cet entretien avec le président du Faso pour encourager les nouvelles autorités dans la mise en œuvre d’actions visant le retour de la paix, la résolution de la crise humanitaire, et la promotion de la cohésion sociale. Le Conseil de l’Entente regroupe le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Togo.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Mise en œuvre de la Transition : La CEDEAO disposée à accompagner le Burkina Faso

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Le président du Faso, le lieutenant-colonel, Paul-Henri Sandaogo Damiba s’est entretenu ce jeudi 17 mars 2022, au palais de Kosyam, avec une délégation ministérielle de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) conduite par la présidente du Conseil des ministres de l’organisation, Mme Shirley Ayorkor Botchwey, ministre des Affaires étrangères de la République du Ghana.

Les échanges entre le chef de l’Etat et ses hôtes, qui ont d’abord eu une séance de travail avec une délégation burkinabè conduite par le ministre en charge des Affaires étrangères, Mme Olivia Rouamba, ont porté sur la Transition et sa mise en œuvre.

« A la suite du changement intervenu à la tête de l’Etat le 24 janvier 2022, la mise en place de la Transition et l’investiture du président, les chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO nous ont mandatés de rencontrer les nouvelles autorités, même si le Burkina Faso est suspendu des instances de l’organisation», a déclaré le chef de la délégation, Shirley Ayorkor Botchwey à l’issue de la rencontre avec le président du Faso.

La CEDEAO est venue à l’écoute des nouvelles autorités du pays pour comprendre la feuille de route de la Transition. « A ce sujet, l’autorité nous a expliqué les raisons pour lesquelles la Transition devrait durer 3 ans, notamment la lutte contre le terrorisme et la résolution de la crise humanitaire », a soutenu la présidente du Conseil des ministres de la CEDEAO qui a annoncé avoir eu « des discussions franches avec le gouvernement »« Le président Damiba a donné des réponses que nous allons transmettre à la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO », a aussi indiqué la présidente du Conseil des ministres de l’organisation.

L’autre préoccupation de la CEDEAO concerne le sort de l’ex-président du Faso. Sur autorisation du président Damiba, « nous avons pu le rencontrer et échanger avec lui. Il est bien portant et dans un bon état d’esprit », a confié le chef de la délégation ministérielle. Rassurée par les nouvelles autorités du pays, la délégation de la CEDEAO a tenu à manifester la solidarité de l’organisation au Burkina Faso. « Ce qui affecte le Burkina Faso nous affecte tous. Et ce n’est pas dans ces moments difficiles que la CEDEAO va abandonner le Burkina Faso », a déclaré Mme Shirley Ayorkor Botchwey.

En outre, « les chefs d’Etat de la CEDEAO ont clairement déclaré que le Burkina Faso ne sera pas abandonné, et que la CEDEAO va accompagner le Burkina dans la mise en œuvre de la Transition», a précisé le chef de la diplomatie ghanéenne.

Selon Mme Shirley Ayorkor Botchwey, la CEDEAO va travailler de concert avec le Burkina Faso pour trouver des solutions à ces crises sécuritaire et humanitaire, car tout ce qui touche le Burkina Faso impacte l’ensemble de l’espace communautaire.

Direction de la communication de la présidence du Faso

Situation nationale : Le CISAG appelle le MPSR à éviter de se laisser embarquer dans des aventures

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Le Conseil d’information et de suivi des actions du gouvernement (CISAG) était face aux médias, jeudi 17 mars 2022 à Ouagadougou. Les échanges ont porté sur l’avènement du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) et sa gestion du pouvoir d’Etat.

« L’irruption de l’armée dans la gestion des affaires de l’Etat constitue un retour en arrière, un revers sérieux dans notre jeune processus démocratique », a déclaré d’entrée de jeu, Issiaka Ouédraogo, président du Conseil d’information et de suivi des actions du gouvernement (CISAG).

                                                             Issiaka Ouédraogo, président du CISAG

Et de clamer que les comportements du MPSR compromettent et hypothèquent les chances du Burkina Faso d’avoir des institutions fortes et stables. Même s’il estime que le président Kaboré a une part de responsabilité dans sa chute, Issiaka Ouédraogo est convaincu d’une chose : « En démocratie, les contradictions doivent se régler de manière démocratique, sous peine de donner lieu à des situations ubuesques qui ne font ni honneur au droit, ni à l’Etat de droit ». A cet effet, il a exigé une clarification du statut juridique de Roch Marc Christian Kaboré en rapport avec sa détention. Depuis le coup d’Etat, croit-il savoir, l’ancien président n’est pas libre de ses mouvements.

Situation sécuritaire peu reluisante

Concernant le gouvernement de transition, le premier responsable du CISAG a dénoncé un casting qui n’augure pas de lendemains meilleurs pour le Burkina Faso notamment au regard des différents remous observés dans la désignation des membres de l’Assemblée législative de Transition. Et de dénoncer le caractère non inclusif du processus. « Nous pensons qu’il faut ajouter les partis politiques sans inclusion », exhorte-t-il.

A en croire Issiaka Ouédraogo, depuis l’arrivée du MPSR au pouvoir, le constat est que la situation sécuritaire ne s’est pas améliorée. Pire, la situation continue, a-t-il dit, de s’aggraver.  Toute chose qui a suscité des appels à manifester contre le pouvoir en place. Somme toute, le CISAG a demandé au MPSR de « travailler à atténuer les souffrances des populations, à se départir du folklore institutionnel et éviter de se laisser embarquer dans des aventures qui seraient éloignées des préoccupations légitimes des Burkinabè ».

C’est pourquoi, le CISAG a interpellé le gouvernement de transition sur le rôle qui est le sien, à savoir la reconquête du territoire national des mains des groupes armés et le retour à brève échéance dans leurs localités respectives de tous les déplacés internes.

Par Amsétou SAWADOGO pour Burkinanews.info

Prix Pritzker d’Architecture 2022 : Le Burkinabè Francis Kéré premier Africain couronné  

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L’architecte burkinabè Diébédo Francis Kéré a remporté, ce mardi 15 mars, l’édition 2022 du prestigieux prix Pritzker, équivalent du Prix Nobel d’Architecture. A 56 ans, le natif de Gando (région du Centre-est) est le premier Africain à recevoir cette distinction. Il succède à Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal lauréats en 2021

« Par son engagement en faveur de la justice sociale et de l’engagement, et son utilisation intelligente des matériaux locaux pour se connecter et répondre au climat naturel, Francis Kéré, lauréat 2022, travaille dans des pays marginalisés chargés de contraintes et d’adversité, où architecture et infrastructure sont absentes. Construire des établissements scolaires contemporains, des établissements de santé, des logements professionnels, des bâtiments civiques et des espaces publics, souvent dans des terrains où les ressources sont fragiles et où la convivialité est vitale, l’expression de ses œuvres dépasse la valeur d’un bâtiment lui-même ». C’est l’un des messages sur l’on peut lire sur la page Facebook officielle du Prix Pritzker.

                Ce bâtiment de l’école primaire de Gando construit en 2001 est la première œuvre de Francis Kéré

Ainsi, pour la première fois de l’histoire de ce prestigieux prix, un Africain a été couronné. Et cet Africain n’est autre que le Burkinabè Diébédo Francis Kéré. Le natif de Gando, village de la région du Centre-est du Burkina Faso, est installé depuis des années à Berlin en Allemagne. Cet architecte révolutionnaire a exporté son savoir-faire aux quatre coins du continent africain notamment au Mali, au Togo, au Bénin, au Kenya, au Soudan, au Mozambique, le plus souvent avec des matériaux locaux : terre, granit, bois. Toute chose qui lui vaut d’être qualifié de pionnier de l’architecture durable.

                                                    Ce bâtiment a été réalisé au parc national du Mali

Depuis son premier bâtiment, réalisé en 2001 dans son village natal Gando, une école, construite avec l’aide des populations locales, Diébédo Francis Kéré a étendu sa palette à d’autres genre de bâtiments tels que des établissements de santé, des logements professionnels, des bâtiments civiques et des espaces publics. « Il sait, de l’intérieur, que l’architecture ne concerne pas l’objet mais l’objectif ; pas le produit, mais le processus. L’ensemble des travaux de Francis Kéré nous montre le pouvoir de la matérialité ancré en place. Ses bâtiments, pour et avec les communautés, sont directement de ces communautés – dans leur fabrication, leurs matériaux, leurs programmes et leurs caractères uniques », explique le jury Pritzker dans un communiqué.

                                                                       Le pavillon Serpentine à Iwan Baan

Parmi ses projets en cours, la construction de l’Assemblée béninoise à Porto Novo, inspirée de l’arbre à palabres. Diébédo Francis Kéré a aussi dessiné la future Assemblée burkinabè, dont la construction est pour l’instant en suspens.

Par Philippe BATIONO pour Burkinanews.info

Affaire « boulangeries en côte d’ivoire » : L’ex-ministre Kaboré blanchi, Aminata Rachow et 4 autres condamnés

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Dans l’affaire qui l’oppose à Aminata Rachow et quatre autres, l’ex-ministre Kaboré a été blanchi à la suite d’un procès dont le délibéré a été rendu, lundi 14 mars 2022 par le tribunal de grande instance de Ouagadougou.

12 mois de prison et une amende de 500 mille FCFA. C’est la peine prononcée par le juge à l’encontre de Aminata Rachow, activiste bien connue sur les réseaux sociaux, pour ses nombreuses prises de position contre le régime déchu de Roch Marc Christian Kaboré. La même peine a été retenue contre les 4 autres prévenus, à savoir  Emmanuel Kagambéga connu sous le pseudonyme Leunamme Trumpgang sur Facebook, Jean Claude Ouaro, David Paré, et Laurentine Zongo (Beauté au féminin comme profile sur Facebook). Tous les cinq ont été reconnus coupable des faits de diffamation contre Harouna Kaboré.

Le juge les a également condamnés à payer à l’ex-ministre burkinabè du Commerce un franc symbolique de dommages-intérêts et 500 000 FCFA de frais d’avocat. Ils devront chacun publier la décision de justice, sur leurs pages, pendant un mois.

En rappel, l’activiste Aminata Rachow avait publié sur sa page Facebook en juin 2021 une information accusant le ministre Kaboré d’avoir détourné la somme de 1 624 000 000 FCFA pour construire une chaîne de boulangerie en Côte d’Ivoire. Une accusation tout de suite démentie par l’ex-ministre qui avait préféré ester en justice. Les quatre autres prévenus avaient, faut-il le rappeler, fait des commentaires de cette publication pour soutenir les faits.

Burkinanews.info

Assemblée législative de Transition : Saïdou Koanda va représenter le Centre-ouest

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Au terme d’un processus qui a connu des protestations, la région du Centre-ouest a finalement désigné son représentant à l’Assemblée législative de Transition, dimanche 13 mars 2022. Il s’agit Saïdou Kouanda qui aura comme suppléante Esther Bamouni/Kantiono.

Suite à la contestation qui a suivi la désignation de Alexandre le Grand Rouamba comme représentant de la région du Centre-ouest à l’Assemblée législative de Transition, les autorités régionales ont convoqué les forces vives à une rencontre, dimanche 13 mars, au gouvernorat de ladite région.

Après des heures de débats, un consensus s’est dégagé en faveur de la reprise du processus de désignation. Ainsi, les quatre provinces de la région, à savoir le Boulkiemdé, le Sanguié, la Sissili et le Ziro ont été invitées à présenter de nouveau deux candidats.

Nouvelles contestations

Mais si le choix des candidats s’est fait à l’unanimité et sans embrouille pour les trois autres provinces, les choses ont été plus difficiles pour le Boulkiemdé. En effet, il a fallu plusieurs heures de tractations et de débats parfois houleux pour arrêter les noms des deux candidats.

Ensuite, place a été faite au processus de désignation avec le même collège mis en place le 8 mars 2022. Ledit comité a procédé à des entretiens individuels avec les huit candidats, à l’issue duquel il a délibéré. Le verdict a été en faveur de Saïdou Koanda qui occupe le poste de président du Conseil régional de la Jeunesse. Comme suppléant, le choix s’est porté sur Esther Bamouni/Kantiono du Sanguié.

La gouverneure du Centre-ouest, Irène Coulibaly, a salué le travail et le processus. Aussi a-t-elle promis de faire remonter le plus vite possible les deux noms retenus. Par ailleurs, elle a invité ceux qui auront d’éventuels recours à le faire maintenant ou directement au niveau central, à Ouagadougou.

Par Jeanne D’Arc KANZIE (www.burkinanews.info)

Impact de l’insécurité sur les activités de commerce : Le RSACDSPB demande des « résultats concrets » à Damiba

Le Réseau des syndicats et associations des commerçants pour le développement du secteur privé du Burkina Faso (RSACDSPB) a donné sa lecture de la situation sécuritaire, dimanche 13 mars 2022, au cours d’une conférence de presse. Les organisateurs ont invité le président Damiba à œuvrer pour le retour de la sécurité afin de relancer les activités commerciales.

Depuis plusieurs années, la présence des terroristes dans certaines régions du Burkina mettent à mal les activités commerciales, surtout celles basées sur le trafic inter-régions. Au regard de la persistance de l’insécurité dans ces zones, le Réseau des syndicats et associations des commerçants pour le développement du secteur privé du Burkina Faso (RSACDSPB) a jugé utile d’interpeller les nouvelles autorités sur la situation qui est la leur.

« La situation sécuritaire est toujours préoccupante. Djibo, Titao, Sollé, Namissigma et bien d’autres localités du pays sont inaccessibles. Toute chose qui entraine des difficultés pour les commerçants dans l’exercice de leur métier », a déploré le secrétaire général du réseau RSACDSPB, Issouf Sané. C’est pourquoi, le président du réseau, Moumouni Kaboré, a exhorté les le lieutenant-colonel Damiba et ses autres membres de la Transition à l’action : « L’heure est au travail. Depuis le mois de janvier 2022, le pays a enregistré plus de 2 000 déplacés internes. Nous demandons simplement au président Damiba de nous donner des résultats concrets dans les plus brefs délais car la population souffre ».

Par ailleurs, le président du Faso a été invité à respecter les engagements pris vis-à-vis du peuple burkinabè, à savoir la sécurisation des personnes et des biens, la restauration de l’intégrité du territoire national, entre autres. Enfin, le RSACDSPB a demandé à la CCI-BF de venir en aide aux commerçants durement éprouvés par la situation sécuritaire.

Par Anselme Wendkuni SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Terrorisme dans la Kompienga/Est : Des ressortissants dénoncent et appellent à une seconde opération « OTAPOUANU »

La Coalition des ressortissants de la province de la Kompienga (CRPK) a organisé une conférence de presse ce 13 mars dernier à Ouagadougou pour dénoncer la souffrance que vit la population de la Kompienga à cause des attaques terroristes. Elle n’a pas manqué de dénoncer la passivité  des FDS et le  laxisme   des autorités dans la sécurisation de la province. Les ressortissants ont saisi cette occasion pour appeler   à une opération d’envergure à l’image de « Otapouanu » pour sauver cette province.   

La Coalition des ressortissants de la province de la Kompienga (CRPK) est sous les projecteurs des attaques terroristes depuis quelque temps.  Le porte-parole de cette coalition, Bassirou Badjo la Kompienga est devenue un sanctuaire des terroristes. Pour lui, à cause des attaques terroristes, l’administration publique a quitté la province laissant le libre champ aux terroristes qui imposent leur diktat.

Par ailleurs, il a indiqué que les terroristes ont conquis plusieurs communes dans cette province et progressent vers le chef-lieu de la province, Pama situé à environ 105 km de Fada N’Gourma. Foi de Bassirou Badjo, depuis quelques semaines, l’étau se resserre sur Pama du fait du blocus de ces hommes armés, qui  après l’interruption totale de tous les réseaux de téléphonie mobile, les terroristes ont commencé à saboter des poteaux électriques, plongeant de ce fait les populations dans une obscurité totale.

Pis, il a fait savoir que Pama est sous embargo.  Et l’on assiste à des enlèvements de jeunes, des viols et des pillages de bétail et de tous biens matériels. « La scène la plus obscène et récente, est le viol de deux femmes PDI sur l’axe Nadiagou-Pama alors que ces dernières se rendaient à Pama à la recherche de vivres », a-t-il dénoncé. Il a indiqué que les ressortissants de la Kompienga sont déçus car elles ont l’impression que les FDS semblent être passives.

Aussi, il a dénoncé « le laxisme des plus hautes autorités qui laisse entrevoir un désaveu manifeste de leur part ». C’est pourquoi, la CRPK demande aux autorités actuelles de sauver le reste des populations restées sur place. Pour ce faire, « nous demandons une seconde opération ‘’ OTAPOUANU’’ ponctuelle et durable afin de nettoyer et purifier la zone pour qu’elle retrouve sa quiétude d’antan ». A côté de cela, Bassirou Badjo demande un recrutement massif de VDP afin que la sécurité revienne dans cette partie de la province.

Par ailleurs, la CRPK dit avoir a mis en place une chaine de solidarité au profit des populations restées sur place pour les aider face à ce défi sécuritaire. Il a appelé les bonnes volontés à venir en aide à cette population afin de sauver des vies humaines et que la paix et la quiétude revienne dans la Kompienga.

Par Brigitte SANOU (www.burkinanews.info)

Représentants OSC à l’assemblée législative de la transition : Une coalition d’OSC dénonce les critères

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L’état-major de Faso Lagam Taaba Zaka, une Organisation de la société civile (OSC), était face à la presse le 12 mars dernier à Ouagadougou pour dénoncer les critères de choix des représentants des OSC devant siéger à l’Assemblée législative de la transition (ALT). Aussi, elle a saisi l’occasion pour annoncer une marche-meeting le 27 mars prochain à la place de la révolution à Ouagadougou.

 Faso Lagam Taaba Zaka qui est une coalition de plus de 100 OSC n’est pas d’accord avec les critères de choix des représentants des OSC devant siéger à l’Assemblée législative de la transition. Pour Souleymane Kiemtoré secrétaire général adjoint de Faso Lagam Taaba Zaka « notre coalition malgré le nombre important des OSC venant des 45 provinces qu’elle regorge ignore jusqu’à présent les critères fondamentaux  pour le choix des représentants du peuple à l’ALT ».

Face à cela, il invite les autorités à revoir ce choix afin d’éviter au peuple des représentants qui ne seront pas à la hauteur de ses attentes. Il a fait savoir qu’il y a des zones d’ombre concernant le choix des représentants du peuple devant siéger à l’hémicycle. Pour Ousmane Ouédraogo, SG de Faso Lagam Taaba Zaka, le choix des représentants des OSC à l’ALT pose problème. Pour lui, la majorité des OSC n’ont pas été consultées pour le choix de leurs représentants devant siéger à l’hémicycle notamment Faso Lagam Taaba Zaka.

Quant à Sayouba Bélem, du Faso Kunawolo debout, il s’est, lui aussi, insurgé contre le choix de leurs représentants à l’hémicycle soutenant que le président Damiba avait soutenu qu’il écarterait les politiciens dans la gestion de la transition, mais ceux-ci s’y trouvent. Selon lui, les OSC de Bobo n’ont pas été concertées pour le choix des OSC devant siéger à l’hémicycle pendant que celles de Ouaga ont été associées.

Pour ce qui concerne la situation sécuritaire, Faso Lagam Taaba Zaka a invité les autorités de la transition à trouver des solutions idoines pour le retour de la sécurité et à se départir des 11 accords coloniaux qui continuent de maintenir le Burkina « dans l’esclavage moderne depuis des décennies ».

C’est pourquoi Faso Lagam Taaba Zaka a invité les autorités actuelles à diversifier leurs partenariats notamment avec la Russie qui a fait ses preuves de par le monde.    Souleymane Kiemtoré   et Ousmane Ouédraogo s’en sont pris à l’ambassade de France qui, pendant que le Burkina est en guerre,  est en train de festoyer afin de se « rapprocher de nos frères et sœurs ».  Pour ce faire, Faso Lagam Taaba Zaka invite tous les Burkinabè le 27 mars prochain à la place de la révolution pour une marche-meeting en vue de soutenir les FDS et les VDP et faire entendre leurs attentes.

Par Farid OUEDRAOGO (www.burkinanewsinfo)

Ministères Solidarité nationale, Action humanitaire et genre : Lazare Zoungrana et Salimata Nébié officiellement installés

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Lazare Windlassida Zoungrana, ministre de la Solidarité nationale et de l’Action humanitaire et Salimata Nebié/Conombo, ministre du Genre et de la Famille, ont été installés dans leurs fonctions, par le secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres, Jacques Sosthène Dingara. C’était le jeudi 10 mars 2022, à Ouagadougou.

La composition du gouvernement de la Transition, le 5 mars 2022 a consacré la scission du ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire en deux départements  ministériels, à savoir le ministère de la Solidarité nationale et de l’Action humanitaire d’une part et le ministère du Genre et de la Famille d’autre part.

    Lazare Windlassida Zoungrana a désormais en charge le ministère de la Solidarité nationale et de l’Action humanitaire

Ainsi, Lazare Windlassida Zoungrana prend officiellement la tête du département en charge de la Solidarité nationale et de l’Action humanitaire tandis que Salimata Nebié/Conombo est désormais chargée du Genre et de la Famille. La cérémonie d’installation a eu lieu, jeudi 10 mars 2022, sous la direction du secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres, Jacques Sosthène Dingara.

Dingara a invité les deux patrons du département en charge de la solidarité nationale et du genre à être ingénieux et à développer chacun dans son domaine de compétences les d’initiatives pour relever les défis. Et de rappeler que les tâches qui attendent les deux ministres sont énormes et méritent un traitement diligent.

Faire preuve d’initiatives et d’ingéniosité

En effet, Lazare Windlassida Zoungrana arrive à la tête du département en charge de la Solidarité nationale et de l’Action humanitaire au moment où le nombre de personnes qui ont besoin d’assistance humanitaire connait une hausse. Ainsi à la date du 31 décembre 2021, le CONASUR a recensé 1 579 976 de personnes déplacées internes, dont 61,66% d’enfants, 22,34% de femmes et 16% d’hommes.

Cependant le ministre Lazare Windlassida Zoungrana se dit confiant pour relever le défi lié à la crise humanitaire qui prévaut au pays des hommes intègres. « Nous devons réussir la mission qui nous a été confiée par les plus hautes autorités de notre pays et répondre efficacement à la crise humanitaire qui est une des actions prioritaires de la Transition », s’est-il exprimé. Il a d’ailleurs invité ces collaborateurs à plus d’ardeurs au travail afin de construire un Burkina Faso de paix, de cohésion et de justice sociale.

                                Salimata Nébié/Conombo, ministre du Genre et de la Famille de la Transition

Pour sa part, Salimata Nebié/Conombo a laissé entendre que c’est avec beaucoup d’humilité qu’elle a mesuré l’ampleur de la mission qui lui est assignée par les plus hautes autorités en l’occurrence la promotion du genre et de la famille. Consciente de l’exacerbation du vivre ensemble des Burkinabè dû à la crise sécuritaire, Mme Nebié/Conombo a rassuré qu’elle mettra des actions en œuvre pour la réussite de cette mission, notamment la culture de l’harmonie au sein des populations.

Par Jeanne D’Arc KANZIE (www.burkiannews.info)

Communication, Tourisme et Culture : Valérie Kaboré prend les commandes

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Jacques Sosthène Dingara, secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres, a procédé, jeudi 10 mars 2022, à l’installation officielle de Valérie Kaboré dans ses nouvelles fonctions de ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme.

Nommée le 5 mars dernier, Valérie Kaboré, nouvelle ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a été officiellement installée dans ses fonctions. Une cérémonie assez sombre au cours de laquelle le nouveau chef du département a exprimé sa reconnaissance au président du Faso et au Premier ministre pour la confiance placée en sa personne, à un moment aussi crucial de l’histoire du Burkina Faso.

Elle dit mesurer l’ampleur de la mission à elle confiée mais trouver le challenge tout aussi exaltant : « C’est un honneur de servir son pays à ce niveau de responsabilité. C’est pourquoi ma détermination est pleine et entière. » Aussi a-t-elle confié son engagement à assumer la responsabilité qui est désormais la sienne avec le soutien sans faille de ses collaboratrices et collaborateurs directs, ainsi que de l’ensemble des travailleuses et travailleurs du département.

A l’endroit de ces derniers, elle a souhaité que la collaboration soit basée notamment sur la conscience professionnelle, le sens de l’honneur, la responsabilité, l’amour du travail bien fait et l’abnégation.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (Burkinanews.info)

Vente de boissons alcoolisées aux abords des écoles : La police municipale fait une importante saisie à Tampouy

La Police municipale a procédé à la saisie d’une importante quantité de boissons alcoolisées de toutes les catégories. Une opération qui entre dans le cadre de ses missions de protection de l’enfance et des personnes vulnérables.

L’alcool et la drogue sont beaucoup consommés par les jeunes notamment dans le milieu scolaire. C’est pourquoi les autorités notamment communales ont pris le phénomène à bras- le-corps pour éviter que la jeunesse ne se détruise. Dans ce cadre que la police municipale s’est rendue dans une boutique jouxtant une école dans la cité Azimo de Tampouy, le mercredi 9 mars dernier, qui vendait des boissons alcoolisées aux élèves. Une opération rendue possible grâce à une dénonciation citoyenne.

Ainsi saisissant cette occasion, la police municipale rappelle aux commerçants situés à proximité des écoles que le vente des boissons alcoolisées est interdite dans leur lieu de commerce, qu’il est strictement interdit de vendre des boissons alcoolisées aux mineurs de moins 18 ans à consommer sur place ou à être emporter  et qu’il est formellement interdit d’ouvrir un débit de boissons à moins de 400 mètres à proximité  des établissements scolaires.

Aussi, la police municipale a fait savoir qu’aucune autorité administrative ne peut et ne doit délivrer une autorisation d’ouverture d’un débit de boissons en contradiction avec la législation régissant l’exploitation des débits de boissons. Cet acte administratif sera simplement frappé de nullité car ne respectant pas la constitutionnalité des actes administratifs. Egalement, elle invite la population au respect strict de la loi 09-79 régissant la police des débits de boissons. Cette loi stipule qu’aucun débit de boissons alcoolisées ne pourra s’établir à moins d’une distance de 400 mètres des écoles, hôpitaux, maternités, dispensaires, édifices de culte, cimetières, centres sociaux et organismes publics créés en vue de développement physique et moral de la jeunesse, des casernes, camps ou bâtiments occupés par les troupes.

Cette distance est calculée à vol d’oiseau à partir des limites extérieures des concessions dans lesquelles sont bâtis les édifices à protégés. A cet effet, toute personne qui désire obtenir une autorisation d’ouvrir un débit de boissons doit adresser à l’autorité communale  un dossier comprenant entre autres, une demande timbrée à 300 francs (timbre communal) précisant l’enseigne (le nom) de l’établissement, un acte de naissance ou jugement supplétif en tenant lieu, un extrait du casier judiciaire datant de moins de trois mois, un certificat de visite et contre visite délivré par un médecin, un certificat de résidence, un plan détaillé de l’établissement, un récépissé de déclaration d’activité délivré par le service des impôts.

Par Prisca BAYALA (Collaboratrice)

Insécurité à Ouaga : La police restitue 28 engins volés à leurs propriétaires

La police municipale a restitué 28 engins volés à leurs propriétaires, jeudi 10 mars 2022. Elle a également fait le point de ses missions de lutte contre l’insécurité routière dans la ville de Ouagadougou a cours de l’année 2021.

Dans le cadre de ses missions régaliennes de contrôle et de vérifications des documents des véhicules, la police municipale a détecté et récupéré plusieurs engins volés. Ce sont au total 117 engins sur 2 813 mis en fourrière au cours de l’année 2021.

                                                  Au total, 117 engins sur 2 813 mis en fourrière étaient volés

Ainsi dans la matinée du 10 mars 2022, 28 de ces engins retrouvés ont été restitués à leurs propriétaires. Les premiers responsables de la police municipale n’ont pas manqué d’exprimer leur reconnaissance à l’Agence nationale de renseignements (ANR) qui, à travers son projet IRAPOL, a procédé à l’interconnexion de la direction générale à la base de données des engins déclarés volés.

Par ailleurs, la police municipale invite la population à plus de vigilance et à la déclaration de tout cas de vol aux services compétents de sécurité intérieure notamment la ligne verte : 80.00.11.03.

Par Prisca BAYALA (Collaboratrice)

Ministère du Développement industriel et du Commerce : Abdoulaye Tall, nouveau patron

Le ministre du Développement Industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des Petites et Moyennes Entreprises, Abdoulaye Tall a été officiellement installé dans ses fonctions par le Secrétaire général du Gouvernement et du Conseil des ministres, Jacques Sosthène Dingara, ce mercredi 9 mars 2022.

Par arrêté N°2022-053/PRES du 5 mars 2022 portant composition du gouvernement de Transition, Abdoulaye Tall a été porté à la tête du ministère du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des petites et moyennes Entreprises.

D’entrée, le secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres, Jacques Sosthène Dingara, a rappelé que le nouveau ministre devra conduire ce département stratégique pour le Burkina en travaillant à satisfaire les nombreuses attentes des populations.

Pour sa part, Abdoulaye Tall dit mesurer l’ampleur de la tâche qui l’attend : « J’arrive à la tête de ce département à un moment où notre pays fait face à de nombreux défis et a besoin du soutien de tous ses fils ». Aussi, le nouveau ministre a-t-il pris l’engagement de tout mettre en œuvre pour être à la hauteur des attentes placées lui.

« Dans cette perspective, je voudrais pouvoir compter sur le soutien sans faille de l’ensemble des collègues du ministère à qui j’exprime mon profond respect et mon admiration », lance-t-il à l’endroit de l’assistance majoritairement constituée de collaborateurs.

C’est pourquoi, il a assuré de sa totale disponibilité à veiller à ce que la collaboration soit franche, sincère et empreinte de respect mutuelle. En retour, il dit attendre des collaborateurs, des partenaires techniques et financiers ainsi que des structures rattachées audit département un engagement de tous les instants pour la réussite de la mission d’élaboration, de mise en œuvre et de suivi de la politique du gouvernement.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Ministère de la Santé : Robert Lucien Kargougou officiellement aux commandes !

Robert Lucien Kargougou a officiellement pris les commandes du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, ce mercredi 9 mars 2022. Il a été installé par le secrétaire général du gouvernement. C’était le 9 mars 2022.

Nommé par décret n°2022053/PRES du 5 mars portant composition du gouvernement, celui qui était jusque-là secrétaire général du département en charge de la Santé a été promu ministre. Il a officiellement été installé, mercredi 9 mars 2022, dans ses nouvelles fonctions par le secrétaire général du gouvernement et du conseil des ministres, Jacques Sosthène Dingara.

Selon la feuille de route à lui confiée, il aura la charge de conduire la politique du gouvernent Albert Ouédraogo en matière de Santé et d’hygiène publique. « Je mesure l’ampleur de la tâche qui est désormais mienne, que dis-je, notre, car je suis certain d’une chose, ce n’est que par un travail d’équipe inclusif, cohérent et sincère que nous aurons une plus grande chance d’atteindre les objectifs à nous assignés par les plus hautes autorités du pays », confie-t-il.

Appelant les agents du département à l’union sacrée pour relever les défis, Robert Lucien Kargougou confie : « C’est avec humilité que je suis venu pour qu’ensemble nous renforcions les acquis de notre système de santé et que nous améliorions les insuffisances en poursuivant la mise en œuvre des réformes conformément à l’agenda de la Transition».

Le nouveau capitaine du navire battant pavillon Santé et Hygiène publique a félicité et remercié ses prédécesseurs pour le travail abattu et pour avoir su tracer les sillons.

Par Jeanne D’Arc KANZIE (www.burkinanews.info)

Administration territoriale, Décentralisation et Sécurité : Le colonel major Omer Bationo prend le commandement !

Le nouveau ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, le colonel-major Omer Bationo, est désormais aux commandes du ministère. Il a été officiellement installé dans ses fonctions par le secrétaire général du gouvernement et du conseil des ministres, Jacques Sosthène Dingara. C’était ce mercredi 9 mars 2022 à Ouagadougou.

C’est au cours d’une cérémonie sobre que le colonel major Omer Bationo, le ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité a pris ses fonctions en présence d’amis et collègues. Après les félicitations et les encouragements du secrétaire général du gouvernement et du conseil des ministres, Jacques Sosthène Dingara et de ses nouveaux collaborateurs, l’ancien secrétaire général a la défense nationale et ancien chef de corps de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP) a dit compter sur l’engagement de tous. Il a également saisi l’occasion pour exprimer sa reconnaissance au président du Faso, le colonel Paul-Henri Damiba, pour la confiance placée à sa modeste personne pour assurer cette noble fonction pour un département aussi important qu’est le ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité.

Dans son allocution de prise de fonction, le colonel major a par ailleurs appelé ses collaborateurs au respect des valeurs et des principes qu’ils ont reçus du gouvernement qui ne sont rien d’autres que la charte de la transition qui doit les servir de boussole. Il s’agit notamment du patriotisme, l’intégrité, l’exemplarité, la dignité, la transparence, la responsabilité, la redevabilité, du sacrifice, du respect et l’humanité. Ce sont donc ses valeurs et ses principes auxquels, ces collaborateurs doivent s’approprier afin de réussir la mission qui leur est assignée, conseille-t-il.

Pour ce faire, l’ancien secrétaire général a la défense nationale a aussi fait connaître les attentes du président de la Transition burkinabè. Et selon lui, son souhait, c’est que les forces de sécurité soient des exemples sur le terrain et surtout qu’elles travaillent à protéger les populations. C’est pourquoi, il a invité les uns et les autres à arrêter les mauvaises pratiques et cela a tous les niveaux.

Le colonel major dit en outre compter sur ses collaborateurs afin qu’ensemble, ils puissent relever les défis qui se présentent à eux pour le bien-être de tous les burkinabè. Et pour relever ses défis, ils devraient montrer aux populations qu’ils sont à leur service à travers l’exemplarité, la responsabilité et l’humilité.  Car en tant que responsables s’ils approprient ses vertus, les autres les suivront. Et c’est pourquoi, il dit exiger de ses collaborateurs directs d’être des exemples.

Par Princesse Koudougou (www.burkinanews.info)

Mali : 2 Casques bleus et 2 soldats maliens tués dans des attaques

Deux Casques bleus égyptiens de la mission des Nations unies (MINUSMA) au Mali et deux soldats maliens ont été tués lundi matin, dans deux événements distincts au Mali, ont annoncé l’ONU et l’armée malienne.

Deux Casques bleus égyptiens de la mission des Nations unies (MINUSMA) au Mali et deux soldats maliens ont été tués lundi matin, dans deux événements distincts au Mali, ont annoncé l’ONU et l’armée malienne.

« Ce matin, un convoi logistique de la MINUSMA a heurté un engin explosif improvisé au nord de Mopti (centre). Selon un premier bilan, l’explosion a causé la mort de deux Casques bleus, quatre autres ont été blessés », a écrit dans un tweet le porte-parole de la MINUSMA, Olivier Salgado. Plus tard l’ONU a précisé que les deux Casques bleus décédés étaient des soldats égyptiens.

Le chef de la MINUSMA, El-Ghassim Wane, a « condamné vigoureusement cette attaque », dans un communiqué lundi, appelant les « autorités maliennes à ne ménager aucun effort pour identifier les auteurs de ces attaques ». Le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné « dans les termes les plus forts » l’attaque perpétrée contre la MINUSMA et a présenté ses sympathies profondes aux familles des soldats maliens tués.

Les Forces armées maliennes (FAMA) ont en effet annoncé la mort de deux de leurs soldats lors de combats dans la région de Gao (nord du pays). Les FAMA annoncent y avoir « repoussé une attaque des Groupes Armés Terroristes (GAT) ». L’opération était toujours en cours lundi à la mi-journée et l’armée malienne a affirmé dans un tweet que neuf morts avaient été enregistrés « côté assaillants ».

Actes hostiles

Ces nouvelles violences ont lieu quelques jours seulement après qu’au moins 27 soldats ont été tués dans une attaque contre un camp militaire à Mondoro, dans le centre du Mali. Ces incidents interviennent au moment où le retrait de la France et de ses partenaires européens du Mali, annoncé en février, conduit la force de l’ONU à étudier l’impact de ce désengagement. Jeudi, Stockholm avait ainsi annoncé que la participation suédoise à la force onusienne s’achèvera un an plus tôt que prévu, en 2023 au lieu de 2024.

Avec ses quelque 13 000 soldats, la MINUSMA, créée en 2013 pour soutenir le processus politique malien, est la mission de maintien de paix la plus meurtrière de l’ONU. Au total, 171 Casques bleus de la MINUSMA sont morts dans des actes hostiles, selon la mission.

Le Mali, enclavé au cœur du Sahel, a été le théâtre de deux coups d’État militaires en août 2020 et en mai 2021. La crise politique va de pair avec une grave crise sécuritaire en cours depuis 2012 et le déclenchement d’insurrections indépendantistes et djihadistes dans le Nord.

Sanctions économiques

La junte militaire au pouvoir est revenue sur son engagement d’organiser des élections rapides pour le retour des civils au pouvoir et revendique sa souveraineté nationale depuis que la communauté des États ouest-africains (CEDEAO) a infligé au Mali de lourdes sanctions économiques et diplomatiques le 9 janvier.

De son côté, l’armée française a annoncé lundi avoir tué fin février dans le nord du Mali un haut cadre algérien du groupe djihadiste d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), dont il était le « coordinateur financier et logistique ». Dans la nuit du 25 au 26 février, « la force Barkhane a conduit une opération visant un haut cadre historique d’AQMI à environ 100 km au nord de Tombouctou, au Mali. Cette opération a conduit à la neutralisation du djihadiste algérien Yahia Djouadi, alias Abou Ammar al Jazairi », selon un communiqué de l’état-major.

Burkinanews avec Euronews

Journée internationale de la femme: Damiba appelle à une célébration sobre

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A l’occasion de la 165e Journée internationale de la Femme, commémorée ce 8 mars 2022, le président Paul-Henri Damiba a adressé un message aux femmes burkinabè. Il rend hommage aux femmes burkinabè et appelle à une célébration dans la sobriété.

Aujourd’hui 08 mars, la communauté internationale célèbre la Journée internationale des femmes. En ce jour commémoratif des luttes émancipatrices de la Femme, je rends un vibrant hommage aux vaillantes femmes du Burkina Faso, engagées en première ligne sur les chantiers de développement de notre pays.

J’ai une pensée particulière pour les milliers de femmes déplacées internes. Ces femmes, nos mères, nos filles, nos sœurs, obligées de fuir leurs foyers du fait des actions des groupes armés terroristes. Je voudrais appeler l’ensemble des Burkinabè à une célébration sous le sceau de la sobriété pour non seulement manifester notre solidarité à l’endroit de toutes ces femmes victimes du terrorisme, mais également pour réaffirmer notre communauté de destin avec tous nos compatriotes qui vivent des situations difficiles.

L’œuvre de refondation de notre Nation que nous avons engagée ne saurait prospérer sans la participation et l’implication des femmes qui représentent plus de la moitié de la population burkinabè.

C’est pourquoi j’appelle les femmes à jouer pleinement leur rôle dans la perspective d’un Burkina nouveau, de paix, d’intégrité retrouvée et de développement.

Bonne fête à toutes les femmes du Burkina Faso

Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba

Rentrée gouvernementale : Le président du Faso appelle à l’intégrité et à la loyauté

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Le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a présidé, ce lundi 7 mars 2022, le conseil des ministres de prise de contact du nouveau gouvernement. Le chef de l’Etat a appelé cette nouvelle équipe à travailler avec engagement et probité.

A ce premier conseil des ministres, le chef de l’Etat a donné ses orientations aux ministres sur la conduite de l’action gouvernementale, a indiqué le Premier ministre Albert Ouédraogo dans une déclaration à la presse à l’issue du conseil.

Selon le chef du gouvernement, son équipe entend travailler, conformément aux priorités définies par le chef de l’Etat ainsi que celles contenues dans la Charte et l’Agenda de la Transition. Ces priorités sont entre autres « la lutte contre le terrorisme, la restauration du territoire national, la réponse à la crise humanitaire, la refondation de l’Etat, l’amélioration de la gouvernance, la réconciliation nationale et la cohésion sociale, la prise en charge et la réinstallation des déplacés internes dans leurs localités respectives ».

Outre ces priorités, le chef de l’Etat a instruit le nouveau gouvernement de s’attaquer aux chantiers qui préoccupent les Burkinabè à l’heure actuelle. Cela passe, par « des réformes audacieuses » et la culture de valeurs comme l’intégrité, la loyauté, la rigueur, la solidarité, la collégialité et l’exemplarité dans la conduite des actions du gouvernement.

Le président Paul-Henri Sandaogo Damiba a insisté au cours de cette première rencontre du gouvernement « sur la nécessité de la réduction du train de vie de l’Etat à travers une utilisation rationnelle des ressources de l’Etat » a aussi expliqué Albert Ouédraogo.

Le Premier ministre et son équipe ont pris l’engagement devant le chef de l’Etat, de travailler avec abnégation à soulager les souffrances des populations et à œuvrer au retour de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du territoire national. « C’est pourquoi j’appelle les Burkinabè de tous bords à soutenir le nouveau gouvernement dans ces moments difficiles que traverse notre pays et dans la mise en œuvre de cette vision de rupture que le président du Faso veut impulser à la gouvernance d’ensemble », a soutenu le chef du gouvernement.

Formée le samedi 5 mars 2022, la nouvelle équipe gouvernementale du Premier ministre Albert Ouédraogo est composée de 25 membres dont six femmes. Les critères qui ont prévalu au choix de ces personnalités, ont été la compétence, la probité morale et l’engagement total à servir le pays a justifié le chef du gouvernement. « Ces membres du gouvernement sont pour la plupart des techniciens de leurs domaines et sont capables d’impulser une nouvelle dynamique dans la construction d’un Burkina nouveau que le président du Faso et le peuple burkinabè appellent de tous leurs vœux », a-t-il indiqué.

Albert Ouédraogo a saisi l’occasion de sa première déclaration publique pour rendre hommage à l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité engagées dans la lutte contre le terrorisme ainsi qu’à toutes les victimes du terrorisme. Il a terminé son propos en souhaitant une bonne fête de 8-Mars « à toutes les vaillantes femmes du Burkina Faso ».

Direction de la communication de la présidence du Faso

Petit séminaire de Bogui/Région de l’Est : un dortoir incendié et un véhicule emporté

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Le Petit séminaire Saint Kisito de Bogui, dans le diocèse de Fada N’Gourma, à l’est du Burkina Faso, a été attaqué dans la nuit du 10 au 11 février par des hommes armés, qui ont brulé un dortoir et emporté avec eux un véhicule.

«Le séminaire a été visité par les terroristes ce soir. Ils n’ont fait de mal à personne mais ils ont brulé un dortoir et emporté le véhicule d’un professeur prêtre. Il y a des séminaristes portés disparus. Nous attendons demain pour faire le point. Les FDS sont sur place pour sécuriser les lieux. Que Dieu nous vienne en aide», a déclaré l’abbé Ernest Ouoba, directeur du Petit séminaire Saint Kisito de Bougui, situé à une dizaine de kilomètres de Fada N’Gourma.

Beaucoup de dégâts matériels

L’attaqué a été menée par des hommes armés non autrement identifiés, dans la nuit du 10 au 11 février. S’il n’y a pas eu de pertes en vies humaines, il y a eu beaucoup de dégâts matériels, ont signalé des témoins sur place.

Selon l’organisation Aide à l’Église en Détresse, les assaillants sont arrivés à moto vers 20h00, ils étaient une trentaine. Ils sont venus au séminaire et y sont restés une heure. Pendant ce temps, ils ont incendié deux dortoirs, ainsi qu’une salle de classe et un véhicule, emportant un autre. Ils ont également détruit le crucifix en disant qu’ils ne veulent pas voir de croix, et ont dit aux séminaristes qu’ils devaient partir tout sur le champ. Ils ont promis de revenir et de tuer ceux qu’ils trouveront encore au séminaire. Au moment des faits, 146 petits séminaristes et 7 formateurs étaient présents.

Les habitants du village où se trouve le séminaire ont peur et certains vont chercher refuge ailleurs, indique en outre l’Aide à l’église en détresse, qui demande des prières pour tous les séminaristes, les formateurs et le peuple du Burkina Faso.

L’espoir de retrouver tous les séminaristes

L’abbé Théophile Tindano, Vicaire Général de Fada N’Gourma, a indiqué que le diocèse avait la quasi-certitude de retrouver tous les séminaristes. Il exhorte au calme et à la retenue. «L’incident a occasionné la dispersion de bon nombre de séminaristes. Nous avons cependant la quasi-certitude que la position de tous sera déterminée… Deux dortoirs et une salle de classe ont été brûlés, mais le feu s’est arrêté là. Une voiture a été emportée. Dans l’attente de nouvelles plus rassurantes je vous invite au calme et à la retenue».

Burkinanews.info avec VaticanNews.

Burkina : 40 djihadistes tués par des frappes aériennes de « Barkhane »

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Les soldats français de l’opération « Barkhane » ont tué, au Burkina Faso, quarante djihadistes impliqués dans les récentes attaques dans le nord du Bénin voisin qui avaient fait neuf morts, dont un ancien militaire français, a annoncé l’état-major, samedi 12 février.

Ces trois attaques à la bombe artisanale avaient fait également douze blessés parmi les équipes chargées de la sécurité du parc naturel W. La force militaire qui lutte contre les groupes djihadistes, « alertée par ses partenaires béninois et burkinabè », « a engagé des capacités aériennes de renseignement pour localiser ce groupe armé » responsable des attentats avant d’effectuer, jeudi, des frappes aériennes dans lesquelles quarante djihadistes ont été tués, détaille

« Dans la matinée du 10 février, après avoir localisé et identifié une première colonne de terroristes se déplaçant à moto, en accord et en coordination permanente avec les autorités burkinabè, une première frappe aérienne a été effectuée par un drone Reaper alors que la colonne venait de pénétrer sur le territoire burkinabé » et « une dizaine de terroristes ont été neutralisés », selon l’état-major.

« L’engagement d’une patrouille de chasseurs Mirage 2000 a permis de procéder à trois nouvelles frappes visant des regroupements de terroristes à proximité du lieu de la première frappe », au cours desquelles « plus d’une trentaine de terroristes ont été neutralisés, un pick-up et plus d’une dizaine de motos ont été détruits ».

Burkinanews.info avec Le Monde

Audience à Kosyam : Gouverneurs, haut-commissaires et préfets s’engagent à accompagner Damiba

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Le président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a rencontré, ce 11 février 2022, les gouverneurs, les haut-commissaires et les préfets. Les échanges ont porté essentiellement sur la continuité du service public, la mise en place des Délégations spéciales régionales et communales ainsi que sur les objectifs du Mouvement patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR).

Le chef de l’Etat a rappelé à la délégation de chefs de circonscription administrative le but du MPSR qui est de « permettre au peuple meurtri, de panser ses plaies, de reconstruire sa cohésion et de retrouver son intégrité. (…) Il nous faut donc nous mettre ensemble au travail pour l’avènement d’une nation reconquise, unie et prospère », a declaré le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. Il a ensuite invité les chefs de circonscription administrative à observer le devoir de réserve que commande leur fonction et à être des serviteurs loyaux de l’Etat. « Quelles que soient vos convictions antérieures, j’engage tout un chacun de vous à la circonspection et à une action débarrassée de toute considération politique », a-t-il soutenu.

Sur la question de la mise en place des Délégations spéciales le chef de l’Etat a insisté sur l’importance de ne plus « retrouver des politiciens connus dans la nouvelle gestion », car « le conseil de collectivité est dissout à l’effet de sortir sa gestion de l’influence politique » a précisé le président du Faso.

                    Gouverneurs, haut-commissaires et préfets lors des échanges avec Paul-Henri Damiba

Le gouverneur de la région des Cascades, porte-parole des gouverneurs pour le mois de février, Joséphine Koala Apiou Kaboré, a partagé avec le chef de l’Etat les difficultés liées à la mise en place des délégations spéciales. Il s’agit entre autres des difficultés d’application des textes sur la mise en place des délégations spéciales, en ce qui concerne le nombre de membres. Elle a aussi déploré les vacances de poste ou les absences d’agents en raison de la situation sécuritaire dans certaines circonscriptions administratives, l’inaccessibilité de certaines localités et le manque de consensus pour le choix de leurs représentants au sein de certaines composantes.

Le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a invité les chefs de circonscription administrative à poursuivre le processus en attendant des mesures prévues par le MPSR pour soutenir la mise en place de ces Délégations spéciales. Il a enfin invité les gouverneurs, les haut-commissaires et les préfets, à apporter « une contribution au mieux, depuis les départements jusqu’aux régions » afin dit-il d’« impulser la dynamique actuelle ».

Le porte-parole des gouverneurs Joséphine Koala Apiou Kaboré a exprimé « la disponibilité et l’engagement de tous les chefs de circonscription administrative à accompagner le processus de sauvegarde et de restauration de notre cher patrie ».

Direction de la communication de la présidence du Faso

Kosyam : Le président du Faso invite les OSC à une autocritique

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Le président du Faso, le Lieutenant-Colonel Paul- Henri Sandaogo Damiba a échangé, ce 9 février 2022, avec des représentants d’Organisations de la société civile (OSC) burkinabè. Une rencontre voulue par le chef de l’Etat pour expliquer la vision du Mouvement patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR) à ces acteurs et les inviter à une pleine participation à l’œuvre de construction nationale.

Selon le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, la situation que vit actuellement le Burkina Faso, « n’est pas seulement l’échec des acteurs politiques mais également l’échec de beaucoup d’institutions et de structures ». Il a donc invité les membres des OSC à une autocritique, et à être les acteurs du changement que nous voulons pour notre pays. « C’est le lieu de se critiquer dans le but de voir objectivement les pans sur lesquels on doit, ou on peut revoir sa manière d’agir », a-t-il déclaré.

                                                             Des responsables d’OSC lors des échanges

Les OCS présentes à cette rencontre ont réaffirmé leur soutien aux nouvelles autorités du pays et exposé quelques préoccupations au chef de l’Etat. Ces préoccupations se rapportent entre autres à la sécurisation du pays, au retour de tous les déplacés internes dans leurs localités et à la prise en compte des OSC et des jeunes dans la construction du Burkina nouveau entamée par le MPSR.

Le président du Faso a rassuré les membres des OSC de sa disponibilité à travailler avec toutes les filles et tous les fils du pays, dans un élan patriotique pour un Burkina de paix et de sécurité retrouvées pour tous. Seul l’intérêt supérieur de la Nation doit guider notre action a conclu le chef de l’Etat.

Direction de la communication de la présidence du Faso

Installation de la Commission technique d’élaboration de projets de textes et de l’agenda de la Transition : Le discours du lieutenant-Colonel Damiba

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Ceci est le discours prononcé lors de la cérémonie sollennelle d’installation de la commission technique d’élaboration de projets de textes et de l’agenda de la Transition, par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba.

Mesdames, Messieurs

Distinguées personnalités

Les récents événements que notre pays a vécus offrent à notre Nation la formidable opportunité de repenser ses fondements afin d’envisager l’avenir avec confiance. Il n’est point besoin de rappeler les circonstances et les raisons qui ont conduit à l’avènement du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR).

La situation sécuritaire et sociale avait en effet atteint un tel niveau de gravité qu’il était devenu un devoir pour les Forces de Défense et de Sécurité de prendre leurs responsabilités afin de redonner un nouvel espoir à nos populations.

Mesdames, Messieurs

Distingués invités

Les attentes de nos populations sont nombreuses ; et elles sont légitimes. C’est pourquoi les responsabilités qui nous incombent sont immenses. Dans l’esprit des aspirations profondes du peuple Burkinabè, le MPSR s’est fixé comme priorité absolue la restauration de l’intégrité territoriale de notre pays. A mon sens, cela constitue un préalable pour entamer la refondation de notre Nation sur les valeurs cardinales qui ont toujours constitué le ciment de notre vivre ensemble.

Nous devons par ailleurs apporter une réponse efficace et urgente à la crise humanitaire et aux drames socio-économiques engendrés par l’insécurité. Aussi, le renforcement de la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et l’assainissement de la vie politique constituent des clés pour la construction d’un Burkina nouveau.

Mesdames, Messieurs

La mise en route de tous ces chantiers nécessite une vision et une démarche claires en adéquation avec les aspirations du peuple. Elle nécessite également que des hommes et des femmes sacrifient de leur temps, de leur imagination et mettent en synergie leur intelligence. C’est à cela que répond la mise en place de la commission technique d’élaboration de projets de textes et de l’agenda de la transition.

Je voudrais rappeler à chacun des membres de cette commission le rôle historique qui est le sien. Les sillons que vous allez tracer sont les premières esquisses du portrait de notre futur Burkina. Il faut qu’il soit beau, qu’il reflète nos traits et qu’il ressemble à chaque Burkinabè.

Je n’ai aucun doute quant à vos qualités intrinsèques. Chacun dans vos domaines, vous avez fait la preuve de vos compétences techniques et de vos qualités morales. Dans la conduite de vos travaux, les seuls guides qui vaillent, c’est l’intérêt supérieur de la Nation et les aspirations du peuple Burkinabè.

Mesdames et Messieurs ;

Sans limiter votre génie créateur, je voudrais que vos réflexions portent prioritairement sur les grands axes suivants :

-La restauration de l’intégrité du territoire ;

-La consolidation de la paix par le retour des déplacés internes ;

-La bonne gouvernance et le retour à un ordre constitutionnel nouveau.

Notre souhait est que les propositions que vous ferez puissent créer une union sacrée des fils et des filles du Burkina Faso vers un horizon meilleur. Je vous invite donc à vous mettre à la tâche, à faire fi des desiderata et intérêts personnels ou particuliers pour ne penser qu’au lendemain du Burkina Faso.

Tout en vous remerciant d’avance pour votre engagement et vos sacrifices pour notre pays, je déclare installée la commission technique d’élaboration de projets de textes et de l’agenda de la transition.

Vive le Burkina Faso !

La Patrie ou la mort, nous vaincrons !

Paul-Henri Damiba : « Je serai intraitable face aux actes de trahison des aspirations de notre peuple »

Dans son adresse à la Nation ce jeudi 27 janvier, le président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), Paul-Henri Damiba, a décliné sa feuille de route. Il a notamment expliqué les raisons ayant conduit au renversement du président Kaboré.

Peuple du Burkina Faso ;

Concitoyennes, concitoyens de l’intérieur et de la diaspora ;

Amis du Burkina Faso ;

Rarement dans son histoire, notre pays a été autant confronté à l’adversité. Voilà maintenant plus de six ans que notre peuple vit sous le joug d’un ennemi qui a réussi, par ses méthodes cyniques, lâches et perfides, à faire douter notre peuple au point d’ébranler les valeurs qui ont fait son histoire et sa renommée.

Je voudrais me recueillir sur la mémoire des hommes et des femmes, civils comme militaires, dont le sang a mouillé le sol de notre Patrie dans cette lutte que nous menons de façon acharnée.

J’ai également une pensée pour tous les blessés qui luttent encore aujourd’hui pour retrouver la plénitude de leurs aptitudes. Aux familles de ces victimes, j’adresse toute ma compassion et tout mon soutien.

Au nom de leur sacrifice, j’affirme mon engagement et celui de tout le Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR), à toujours faire obstacle à toute velléité de détournement du processus de refondation de notre Nation, appelée par le peuple de tous ses vœux depuis bientôt une décennie.

Aux combattants au front, et à tous ceux qui veillent quotidiennement sur la sécurité et l’intégrité du Faso, je vous adresse mes encouragements et ma sympathie. A vous tous, agents du public, travailleurs du privé et partenaires du Burkina Faso, je salue vos efforts pour le développement de notre pays et vous adresse mes vifs encouragements.

Chers compatriotes,

L’avènement du MPSR a été imposé par le cours des évènements dans notre pays, fragilisé par tant d’évènements et assailli de toutes parts par des groupes armés radicaux. La gravité de l’heure a imposé à notre armée une attitude que lui impose son devoir. Ainsi, les différentes composantes de notre armée nationale, dans une démarche consensuelle ont décidé d’indiquer la voie pour la restauration de l’intégrité de notre Burkina Faso et la sauvegarde des acquis de notre peuple chèrement acquis. J’ai pris conscience avec toutes les franges de notre armée, de l’ampleur des responsabilités qui sont miennes et de la profondeur des exigences de notre peuple, qui ne demande qu’à vivre et s’épanouir dans la quiétude.

Peuple du Burkina Faso,

Notre ambition n’est autre que de fédérer l’ensemble des énergies de notre pays, pour jeter les bases d’un Burkina Faso nouveau, débarrassé des oripeaux d’une gestion politique aux antipodes des nouvelles aspirations de notre peuple. Notre agenda est unique et il est clair : la sauvegarde de notre peuple et la refondation de notre Nation. Les indicateurs de mesure de la réalisation de cet agenda demeureront le niveau de restauration de l’intégrité du territoire et la qualité des actions entreprises pour la refondation de notre nation.

Je vous donne la ferme assurance que notre engagement n’a aucunement pour but de rétablir un ordre quelconque, mais s’inspire de l’ensemble des exigences légitimes du peuple Burkinabè.

Chers compatriotes,

Nous tenons là, une grande opportunité pour réconcilier notre peuple avec lui-même et déclencher sa marche triomphale vers l’horizon du bonheur. C’est pourquoi je m’engage à convoquer les forces vives de la Nation pour convenir d’une feuille de route qui aura pour but de projeter et réaliser le redressement, voulu par tous les Burkinabè : un redressement dans lequel, le cultivateur qui n’a rien récolté la saison dernière, ou celui qui a assisté au vol de son bétail, ou encore les femmes chefs de ménage qui peinent à nourrir au quotidien leurs enfants seront pris en compte. Je serai à l’écoute de toutes les femmes et de tous les hommes, de tous les patriotes qui s’engageront honnêtement et de façon sincère et désintéressée à l’édification d’un Burkina Faso prospère et paisible. En prélude à cela, j’ai entamé des concertations avec certaines composantes de la Nation y compris avec les personnalités du régime sortant afin de dégager les grandes lignes qui nous conduiront, à terme, vers des décisions consensuelles et inclusives pour la refondation et la restauration d’une paix durable.

D’ores et déjà, je mets en garde tous ceux qui ne seront guidés que par leurs intérêts égoïstes, que je serai intraitable face aux actes de trahison des aspirations de notre peuple. Les fondements de notre Nation seront sauvegardés et les dossiers engagés sur le plan judiciaire seront souverainement conduits par les autorités ayant reçu compétence à cet effet.

Lorsque les conditions seront réunies selon les échéances que notre peuple aura souverainement définies, je m’engage à un retour à une vie constitutionnelle normale.

Concitoyennes,

Concitoyens,

Burkinabè de la diaspora,

Si les priorités sont nombreuses, il est clair que la priorité principale demeure la sécurité. Il nous faut en effet, réduire significativement les zones sous influence terroriste et les impacts de l’extrémisme violent en redonnant aux Forces de défense et de Sécurité ainsi qu’aux Volontaires pour la Défense de la Patrie, la volonté de combattre et d’aller encore plus à l’offensive avec des moyens adéquats. Ceci est un préalable indispensable au retour progressif de l’administration publique et à la réinstallation des Personnes Déplacées Internes dans leurs villages d’origine.

Au-delà des indispensables moyens logistiques, il nous faudra faire appel aux valeurs qui ont fait de notre peuple ce qu’il est. Aucun char, aucun avion de chasse, aucune arme ne vaut l’amour pour la Patrie. Ma conviction est faite que c’est cet amour qui fera la décision et qui nous fera gagner cette guerre. J’appelle toutes les composantes des Forces de Défense et de Sécurité et les Volontaires pour la Défense de la Patrie à se mettre en ordre de marche pour la reconquête de notre territoire. Dans l’union et la cohésion, et avec le soutien de tout le peuple Burkinabè, j’ai foi que nous relèverons ce défi.

Amis du Burkina Faso,

En ces moments particulièrement difficiles pour notre pays, le Burkina Faso a plus que jamais besoin de ses partenaires. C’est pourquoi j’appelle la communauté internationale à accompagner notre pays afin qu’il puisse sortir le plus rapidement possible de cette crise pour reprendre sa marche vers le développement.

Je sais comprendre les doutes légitimes suscités par cette rupture dans la marche normale de l’État, mais je voudrais rassurer l’ensemble des amis du Burkina Faso que le pays continuera de respecter ses engagements internationaux, notamment en ce qui concerne le respect des Droits de l’Homme. De même, le fonctionnement de la justice sera assuré dans le strict respect de son indépendance.

Peuple du Burkina Faso

La tâche qui nous attend est immense. Heureusement, elle n’est pas seulement mienne, elle est surtout nôtre. Elle nécessitera de nous de gros efforts individuels et collectifs et certainement des sacrifices. Elle exigera que chacun d’entre nous mette de côté ses intérêts personnels pour laisser place à l’intérêt de tous. Elle impliquera immanquablement une amélioration de la gouvernance sur tous les plans.

Elle demandera de chaque Burkinabè courage, désintéressement et détermination.

Courage pour faire face aux épreuves liées à ce type d’épopée.

Désintéressement pour faire du service pour la Patrie un sacerdoce.

Et détermination pour poursuivre le chemin malgré les difficultés.

Le moment que nous vivons est une opportunité pour notre peuple de se remettre debout et de regarder l’avenir droit dans les yeux. Nous devons la saisir quoi qu’il advienne parce que c’est le devenir de notre Patrie qui en dépend. C’est le défi historique de notre époque et nous n’avons pas le droit de faillir.

Chers compatriotes,

Main dans la main ; recouvrons la force, la détermination qui découlent de la fierté de chanter notre hymne national, l’hymne de la victoire dans une intégrité et une dignité retrouvées.

Vive le Burkina Faso

Que Dieu bénisse notre Nation

La Patrie ou la mort, nous vaincrons

Coup d’Etat au Burkina : Le MPSR invite les SG des ministères à « gérer les affaires courantes » !

Après l’annonce de prise de pouvoir et la fermeture des frontières terrestres et aériennes, le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) vient d’annoncer sa première grande mesure. En effet, dans un communiqué en début de soirée, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a invité les secrétaires généraux des différents ministères à « expédier les affaires courantes » ce, jusqu’à nouvel ordre ».

Une décision logique d’autant plus qu’un peu plus tôt, le porte-parole du MPSR, capitaine Sidsoré Kader Ouédraogo, avait annoncé la dissolution du gouvernement ainsi que de l’Assemblée nationale sur les antennes de la télévision nationale.

Burkinanews.info

Roch Marc Kaboré : « Dans l’intérêt supérieur de la Nation, j’ai décidé de déposer ma démission »

Dans une lettre dont nous avons reçu copie et portant la signature du président Roch Marc Christian Kaboré, ce dernier annonce avoir déposé sa démission. Voici in extenso le contenu de ladite lettre.

« Par la présente et dans l’intérêt supérieur de la Nation, suite aux événements qui s’y déroulent depuis hier, j’ai décidé de déposer ma démission de mes fonctions de Président du Faso, chef du guvernement, chef suprême des forces armées nationales. Dieu Bénisse le Burkina Faso ».

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info

Burkina : Qui est le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba, le président du MPSR ?

En début de soirée, des militaires ont fait irruption à la télévision nationale pour annoncer la démission du président Roch Marc Kaboré, la dissolution du gouvernement, de l’assemblée nationale et l’avènement du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR). Le président de ce mouvement, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, est le nouvel homme fort du Burkina Faso. Mais qui est-il au juste ?

A 41 ans révolus, il est un officier supérieur d’infanterie de l’armée burkinabè. Diplômé de l’école militaire de Paris, le nouvel homme fort du Burkina Faso est titulaire d’un master 2 en sciences criminelles du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) de Paris ainsi que d’une certification d’expert de la défense en management, commandement et stratégie.

Cet ancien élément de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) a quitté les rangs de cette garde prétorienne au service du président Blaise Compaoré suite aux mutineries de 2011. Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba est alors affecté à Dori en tant que commandant du 11e Régiment d’infanterie commando (RIC). Il rejoindra ensuite le 12e RIC basé à Ouahigouya également en tant que commandant.

Mais après le coup d’Etat de 2015, celui que ses frères d’armes surnomment « l’armée » en raison de sa rigueur militaire, effectue des stages de perfectionnement à l’extérieur du pays. De retour au Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba est nommé chef de corps du 30e Régiment de commandement d’appui et de soutien (RCAS) logé au camp général Baba Sy. Après le drame d’Inata, il prend le commandement de la 3e Région militaire qui couvre Ouagadougou, Koudougou et Fada N’Gourma.

www.burkinanews.info

Coup d’Etat au Burkina : Le MPSR prend le pouvoir !

A la télévision nationale ce lundi 24 janvier 2022, aux environs de 17 heures, le porte-parole du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), le capitaine Sidsoré Kader Ouédraogo, a annoncé la prise de pouvoir des mutins.

Dans son communiqué, il a annoncé la dissolution du gouvernement, de l’Assemblée nationale et l’instauration d’un couvre-feu de 21 heures à 5 heures. Le cerveau de ce coup d’Etat n’est autre que le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba qui préside à compter de maintenant aux destinées du Burkina Faso.

Par Philippe BATIONO pour Burkinanews.info

Discographie : La chorale Marie Reine immaculée de Dassasgho présente son 3e album « Dimpoaka »

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A l’occasion de son jubilé d’argent, la chorale Marie Reine immaculée de Dassasgho a organisé un concert de louanges qui a donné lieu à la dédicace de son 3e album baptisé « Dimpoaka », le samedi 22 janvier 2022, à la chapelle Saint Charles Lwanga de Wayalghin à Ouagadougou. Les fidèles chrétiens et les fanatiques de ladite chorale ont vibré aux rythmes des différentes chansons.

Dans une ambiance de fête, la chorale Marie Reine immaculée de Dassasgho a donné un concert à la hauteur de son jubilé d’argent, dans la soirée du samedi 22 janvier 2022, à la chapelle Saint Charles Lwanga, à Ouagadougou. Cette occasion a également été lieu pour les chantres de dédicacer leur 3e opus : « Dimpoaka ». L’album est composé de 10 titres. Le CD est vendu à 2 500 francs CFA et la clé USB à 5 000 francs CFA.

            La chorale Marie Reine immaculée de Dassasgho a tenu en haleine le public durant son concert dédicace 

Le président de la chorale, Abraham Abassagué, a affirmé que la sortie de cet album consistait non seulement à rendre gloire au Tout-Puissant pour les 25 ans d’existence de la chorale mais aussi à enrichir le patrimoine musical religieux du pays des hommes intègres. « On veut montrer à la population qu’on a également de la musique religieuse composée au Burkina Faso », a-t-il fait savoir. Et d’ajouter que ce jubilé est l’occasion pour les membres de la chorale Marie Reine immaculée de Dassasgho de faire une pause de réflexion afin de se projeter dans le futur.

             Les membres de la chorale ont posé pour la postérité à l’issue du concert dédicace

Pour ce faire, plusieurs activités étaient au programme de ce jubilé d’argent notamment un concert géant organisé au CENASA, des visites dans les orphelinats. Il y avait également une rue marchande pour permettre aux fidèles de se restaurer. En rappel, le concert dédicace a vu la participation de plusieurs chorales invitées dont la chorale moréphone de Dassasgho, la chorale francophone de Wayalghin, la chorale francophone de Saint Marc, la chorale de Bendogo, la chorale Saaba ainsi que la fanfare cœur immaculé de Marie de Dassasgho.

Par Amsétou SAWADOGO (collaboratrice)

Affaire SITAB-Omaïs : Tous les projecteurs sont braqués sur le procès qui s’ouvre ce 24 janvier!

Le procès en appel de l’affaire opposant l’ancien directeur général de la Société industrielle de transformation d’acier au Burkina (SITAB), Youssef Omaïs à ses anciens employeurs s’ouvre, ce lundi 24 janvier 2022. Après près de deux ans de procédure et de tiraillement, l’affaire est en passe de trouver son dénouement !

Depuis novembre 2020, tous les projecteurs sont braqués sur la justice burkinabè où se joue l’un des matches judiciaires les plus suivis et les plus médiatisés de ces dernières années. Accusé de détournement de fonds et de concurrence déloyale, entre autres, l’ancien directeur général de la Société industrielle de transformation d’acier au Burkina (SITAB), Youssef Omaïs, est révoqué en avril 2018 puis esté en justice par ses employeurs.

Mais malgré les preuves, somme toute, accablantes l’homme a toujours réussi à passer entre les mailles des filets de la justice burkinabè. Cette fois, les travailleurs de la SITAB, les Burkinabè et tous ceux qui suivent de près cette affaire sont tout près d’en connaitre le dénouement. En effet, le procès en appel de l’affaire SITAB-Omaïs s’ouvre ce lundi 24 janvier 2022, au palais de justice de Ouagadougou.

Et le moins que l’on puisse dire est que la décision de la justice burkinabè sera particulièrement scrutée. Car, les observateurs et autres acteurs suivant de près l’affaire ont été pris à contre-pied à plusieurs reprises par les précédents verdicts. En effet, le premier procès avait tourné à l’avantage de l’accusé puisque le tribunal arbitral présidé par Me Pierre Meyer condamnait la SITAB à verser 575 000 000 FCFA à titre de dommages-intérêts pour révocation et licenciement jugés abusifs. Et ceci, bien qu’étant informé qu’Omais fait face à de très graves accusations au pénal. Le recours en annulation immédiatement formé par la SITAB était rejeté le 19 mars 2021 par la cour d’appel de Ouagadougou. Se vantant de ses relations haut placées dans l’exécutif et le judiciaire burkinabè, Youssef Omaïs espère, et c’est un secret de polichinelle, une nouvelle fois se tirer d’affaire malgré le poids des preuves qui pèse contre lui.

Pour rappel, Youssef Omais a été embauché en qualité de directeur général de la SITAB dans les années 2000 par les propriétaires de ladite boite. Il finit par en devenir actionnaire, ses patrons, lui ayant ouvert le capital. Mais quelques années plus tard, le train de vie et les charges très élevées de l’entreprise alertent les propriétaires de la SITAB qui décident alors de commanditer un audit. Celui-ci révélera une gestion opaque, une concurrence déloyale avec des sociétés écran qu’il a créées.

Le préjudice des malversations financières est estimé à plus de deux milliards de francs CFA pour la SITAB qu’il a travaillé à mettre à genoux littéralement. Cette fois, les boss de la SITAB tout comme tous les observateurs avertis de cette affaire espèrent voir enfin la justice dire le droit, et le vrai !

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Sanctions contre le Mali : L’OPA-BF apporte son soutien au peuple malien

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L’Organisation des Peuples Africains section du Burkina Faso (OPA-BF) a appris, avec stupeur mais sans étonnement, le durcissement, par l’UEMOA, à la suite de la CEDEAO, des sanctions contre le Mali. La dernière décision en date de l’UEMOA intervient suite aux conclusions des Assises Nationales de la Refondation, reflétant la volonté du peuple malien, d’assumer en toute souveraineté sa transition politique.

L’OPA-BF attendait de la part de nos organisations sous-régionales une assistance à un pays frère en difficultés, et non qu’elles montrent le visage hideux d’instruments impérialistes qui entravent la marche des peuples africains vers la libération du joug de ceux qui les oppriment et les exploitent. Les sanctions décidées ne sont pas une solution au problème actuel du Mali. L’OPA-BF les comprend comme étant une honteuse expression de la peur de pseudo-démocrates et valets locaux de l’impérialisme, principalement français.

C’est pourquoi L’OPA-BF veut, à travers la présente déclaration, manifester sa solidarité à l’endroit du peuple malien, cible évidente des sanctions décidées. L’OPA-BF, parti du néopanafricanisme révolutionnaire, réaffirme un principe qui lui est cher : l’indépendance véritable des États africains est incompatible avec les injonctions des puissances néocoloniales et la présence de leurs forces armées sur nos territoires. Personne n’est dupe de la guerre, militaire d’abord, et maintenant politique, engagée contre le Mali.

Aujourd’hui, c’est le Mali qui est persécuté. Demain, ce sera un autre pays de la sous-région. Il nous plaît de rappeler au syndicat des chefs d’États mal élus, ou installés dans la mal-gouvernance, qui siègent à la CEDEAO et à l’UEMOA, que l’Afrique d’aujourd’hui est différente de celle qui a subi la traite négrière et la colonisation. La recolonisation du Sahel et son pillage, n’auront pas lieu. Les peuples du Sahel se dresseront contre un tel projet sordide, que l’on tente de mettre en œuvre, par des actes d’intimidation.

L’OPA-BF rappelle aux peuples africains que seule la lutte libère. L’OPA-BF appelle tous les patriotes africains à se mobiliser pour faire échec au projet d’asphyxie du Mali.

Vive la république sœur du Mali !

Le Burkina ma fierté, l’Afrique ma force !

Pour l’OPA-BF

Le Président

Me FARAMA S. Ambroise

Embargo sur Le Mali : Le Conseil national des OSC du Burkina condamne !

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Le Conseil national des organisations de la société civile du Burkina Faso a accueilli avec étonnement les sanctions prises contre le peuple frère du Mali par la CEDEAO lors du sommet des Chefs d’Etats tenu le 09 janvier 2022 à Accra, en République du Ghana.

Les raisons mises en avant pour prendre ces sanctions portent sur la durée de la transition proposée à la CEDEAO par le gouvernement de la transition au Mali. Cependant, si la durée proposée est discutable, à l’analyse, ces raisons cachent l’opposition de la France à la présence de l’Etat russe dans ce pays et avec le seul objectif d’accompagner la France dans la perpétuation de la colonisation en Afrique.

Le Conseil national des organisations de la société civile du Burkina Faso salue la désapprobation populaire, à travers le monde, contre ces sanctions qui visent directement le peuple malien. Il condamne, sans réserve ces sanctions, au regard de leurs caractères illégitimes et inhumains. Le Conseil national des OSC note également, avec étonnement, que de telles mesures soient prises contre un pays frère, membre de cette institution communautaire, en difficultés dans la lutte contre l’occupation de la presque totalité de son territoire par des groupes armés terroristes.

Le Conseil national des organisations de la société civile du Burkina Faso apporte son soutien ferme aux organisations de la société civile du Mali et au peuple malien engagés dans la lutte pour la libération, l’indépendance et la dignité.

Il exige des Chefs d’Etat de la CEDEAO, la levée de ces sanctions qui ont été rejetées par les peuples de l’ensemble des pays qui composent la CEDEAO et accompagner le processus de la transition au Mali par la concertation, le dialogue, tout en tenant compte des aspirations profondes du peuple malien.

 

Ouagadougou, le 14 janvier 2022

Le Président, Jonas HIEN

Sanctions contre le Mali : Le mouvement SENS condamne « l’attitude irresponsable » de la CEDEAO et l’UEMOA

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Le 4e sommet extraordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté Economique Ouest Africaine (CEDEAO) ainsi que la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) réunis à Accra le 9 janvier 2022 ont unanimement décidé d’infliger une série de sanctions économiques, financières et politiques au Mali, avec effet immédiat, au motif que ce pays ne montre aucune volonté ni aucun progrès « dans le processus de restauration d’un ordre constitutionnel et démocratique normal ».

Les deux organisations sous-régionales reprochent en outre aux autorités politiques de la Transition, le report des élections présidentielles initialement prévues pour le 27 Février 2022. Pour ces motifs, elles appellent l’Union Africaine (UA), l’Organisation des Nations Unies (ONU) ainsi que tous les autres partenaires du Mali à endosser et renforcer ces sanctions collectives contre le peuple du Mali.

En tant qu’organisation politique panafricaniste attachée au respect du droit des peuples à la liberté, le Mouvement SENS tient à exprimer tout d’abord sa solidarité avec le peuple frère du Mali aussi bien dans cette épreuve que dans toutes celles auxquelles il a été exposé ces dernières années, sans aucun soutien actif de ces organisations (CEDEAO, UEMOA…)

Il appelle ensuite l’ensemble des peuples d’Afrique à faire bloc pour soutenir le peuple frère du Mali et faire échec aux sanctions scélérates et irresponsables de la CEDEAO et de l’UEMOA.

Enfin, le Mouvement SENS condamne l’attitude irresponsable de ces deux organisations sous-régionales aussi bien pour leur collusion habituelle avec la mal gouvernance et les modifications constitutionnelles antidémocratiques que pour leur manque d’empathie et de solidarité avec les peuples d’Afrique.

Il réitère pour finir sa foi en une Afrique libre, véritablement indépendante et unie pour le bonheur et la prospérité de ses filles et fils.

La Coordination Nationale

Sanctions CEDEAO contre le Mali : « Inacceptables, lâches et criminelles » pour L’Autre Burkina PSR

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Dans le présent communiqué, l’Autre Burkina par la voix de son président Alain Zoubga réagi aux sanctions prises par la CEDEAO contre le Mali lors de son dernier sommet extraordinaire.

Le dimanche 09 Janvier 2022, à l’issue de son dernier  Sommet  extraordinaire d’Accra, la CEDEAO a sanctionné très lourdement le Mali et pire elle menace d’y intervenir militairement pour rétablir son ordre « constitutionnel » !

Pour de nombreux citoyens d’Afrique et à travers le monde, ces sanctions sont inacceptables dans la forme, dans le fond et dans leur esprit, du fait de leur caractère inhumain, lâche et même criminel.

En effet, tout indique que l’organisation sous régionale est dans une logique de  guerre, celle  déclenchée depuis des mois par une certaine communauté internationale contre le Mali comme l’atteste ouvertement le point 11 du communiqué relatif à la société de sécurité privée Wagner de Russie. Toute chose qui montre que dans le fond la question de la durée de la transition n’est qu’un alibi. Ainsi cette organisation complice des Etats de la fameuse communauté internationale est  interpellée vertement à renter ouvertement  en scène contre un  pays frère de notre sous-région. En réalité, il s’agit de bloquer le processus de « refondation » entamé par la transition car selon ses adversaires, il pourrait éventuellement « déstabiliser » l’ordre sociopolitique de domination et d’exploitation en cours  au Mali et dans d’autres pays.  Dès lors, la peur  de voir réapparaitre certaines velléités d’affranchissement des nations face aux  Etas vampires est réelle !  C’est pourquoi, nous sommes convaincus que  la grande divergence est loin d’être seulement un problème de la durée du chronogramme.

Et pour mieux s’en convaincre il suffit de se référer à la déclaration du Président du Faso qui considère que seul un régime « démocratiquement élu » peut conduire les réformes annoncées. Et pourtant, du fait de ses capacités d’analyse politique, et à travers l’expérience  vécue au Burkina ainsi que celle dans la quasi-totalité des Etats  de la région sous domination française,  le Président KABORE sait parfaitement que ses propos relèvent de la fiction !  Nous rappelons au Président KABORE  qu’en Août 83 nous n’avons pas eu besoin de l’avis d’un quelconque dirigeant de la région pour déclencher la Révolution car il s’agissait d’une question de souveraineté du peuple.

En outre, de nombreux régimes dits démocratiquement élus, comme c’est le cas du régime MPP,  le sont à travers la fraude électorale, la corruption et les achats de consciences et leur préoccupation première c’est de travailler à leur propre survie en préparant les prochaines élections. On pourrait du reste demander au Président où en est-il avec sa réforme constitutionnelle depuis plus de 06 ans au pouvoir et qu’en outre, le besoin de réforme profonde contre la corruption entre autres attend toujours. Il est facile de comprendre pourquoi ces régimes  ne se préoccupent guère  des  réformes fondatrices car ces réformes peuvent remettre en cause leurs  bases électoralistes et leurs intérêts souvent égoïstes !

Et si l’on s’en tient uniquement au chronogramme de fin février 2022, aujourd’hui nous sommes d’avis que dans un pays en guerre comme au Mali et au Burkina Faso, les élections ne sont pas une priorité pour le peuple. En dernière analyse disons que l’on n’impose pas la démocratie de l’extérieur, la démocratie se  construit à l’intérieur!

Dans le contexte actuel, défendre le Mali voisin c’est se défendre et nous savons que le Mali peut compter sur d’autres pays comme l’Algérie, la Russie, la Chine, la Turquie, la Guinée ce pays frère que la CEDEAO surveille comme du lait sur du feu et aussi certainement sur les peuples de la sous régions comme le nôtre. Les sanctions contre le Mali constituent une violation de l’indépendance et de la souveraineté du Pays et elles rappellent celles imposées à la Côte d’Ivoire lors de la grave crise postélectorale par ces mêmes acteurs avec leur corollaire de crimes.

Pour le cas du Mali, nous lançons un appel aux démocrates maliens à s’unir pour mener à terme ce qui peut représenter désormais le début d’un mouvement de libération du peuple à caractère social et démocratique, nonobstant la nécessité d’une réflexion profonde sur la direction du mouvement.

En outre nous interpellons le Président KABORE pour qu’il prenne contact avec ses paires de la CEDEAO afin que ces derniers lèvent les sanctions contre le peuple malien en sortant de leur logique Sanctions–négociations pour s’inscrire  dans une logique  de négociations –concessions !

Aux autorités du Mali, nous lançons un appel pour qu’elles se penchent sur un réexamen éventuel de leur chronogramme tout en maintenant les grands objectifs du processus de refondation.

Liberté et Paix pour les peuples africains !

Que dieu protège l’Afrique !

 Ouagadougou, le 10 janvier 2022

Dr Alain Dominique ZOUBGA

Président de l’AUTRE Burkina

Ancien ministre

Officier de l’Ordre national

Lutte contre le terrorisme : Près d’une centaine de terroristes neutralisés du 27 décembre et 2 janvier

Ceci est le point hebdomadaire des opérations de sécurisation de l’état-major général des armées.

Les forces armées du Burkina Faso ont mené plusieurs opérations de sécurisation du 27 décembre 2021 au 2 janvier 2022. Il s’agit notamment d’une action coordonnée avec les forces aériennes de Barkhane qui a permis « d’intercepter une colonne de terroristes dans la zone de Diguel, dans la province du Soum. » Ladite opération a permis de neutraliser une vingtaine de terroristes, de saisir de l’armement, des moyens roulants et de communications, le 28 décembre.

POINT DE SITUATION DU 03 JANVIER 2022 (le point complet à télécharger)

Le lendemain 29 décembre, de l’armement et des moyens de communication ont également été saisis lors d’une opération de ratissage conduite par les unités militaires dans les environs de Seytenga, dans le Sahel.

Le 30 décembre 2021, une action offensive conduite par des unités du groupement des forces du secteur nord a permis de mettre hors d’état de nuire une vingtaine de terroristes et de récupérer du matériel.

Le 1er et le 2 janvier, les forces de défense et de sécurité ont neutralisé 30 terroristes à Gomboro (province du Sourou) et une dizaine d’autres terroristes à Tiébata (région des Cascades).

Burkinanews.info

Gomboro/Sourou : 29 terroristes neutralisés le 1er janvier 2022

Le samedi 1er janvier 2022, des positions d’unités militaires et de gendarmerie en contrôle de zone dans la localité de Gomboro (province du Sourou, région de la Boucle du Mouhoun) ont été la cible d’une attaque menée par des individus armés. Les combats ont causé des blessures à 11 militaires qui ont été pris en charge.

La riposte et la contre-offensive des unités ont permis de neutraliser 29 terroristes et de récupérer un important lot de matériels de combat parmi lesquels de l’armement, des moyens roulants et des moyens de communication.

Vue partielle du matériel récupéré des mains des terroristes

Variants Delta et Omicron : l’OMS redoute un « tsunami de cas de COVID-19

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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) tire la sonnette d’alarme sur l’état de la pandémie de Covid-19 dans le monde. La cohabitation des variants Delta et Omicron causera un « tsunami de cas » selon l’OMS, qui note un record de contaminations dans le monde à cause du variant Omicron. En effet, les effets combinés des deux variants ont entraîné une augmentation de 11 % des cas d’infections dans le monde en l’espace d’une semaine, note l’Oms. « Je suis très inquiet à l’idée qu’Omicron, qui est plus contagieux et qui circule en même temps que Delta, mène à un tsunami de cas », a affirmé le directeur général lors d’une conférence de presse virtuelle. Cela ajouterait « une immense pression sur les travailleurs de la santé, déjà épuisés, et sur les systèmes de santé, qui sont au bord de l’effondrement », a prévenu le directeur général de l’Oms Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Avec 72% de nouveaux décès, l’Afrique est le continent le plus touché devant l’Asie avec 9% et la région des Amériques avec 7%. Par contre l’Europe et la Région de la Méditerranée orientale ont connu à l’inverse une baisse de 12 et 7% de l’incidence de décès. Selon l’Organisation mondiale de la santé, cela s’explique par le fait que 92 des 194 États membres ont raté leur cible de vacciner 40 % de leur population avant fin 2021. Une situation qui a favorisé la propagation de Delta et Omicron avec leurs lots de conséquences. Ce faisant, Tedros Adhanom Ghebreyesus exhorte tous les pays à prendre comme résolution du Nouvel An de vacciner 70 % de leur population d’ici juillet 2022. Si les cas d’infections ont explosé ces dernières jours, l’OMS rassure que le nombre de décès est en constante baisse dans le monde depuis trois semaines. Beaucoup plus contagieux mais moins virulent, Omicron détecté pour la première fois en Afrique du sud fin novembre, pourrait curieusement être un remède contre Delta et atténuer à terme la pandémie. Selon un résultat préliminaire réalisé en Afrique du Sud par l’équipe du virologue Alex Sigal, de l’Institut de recherche sur la santé de Durban, « les anticorps produits lors d’une infection par le variant Omicron du Sars-CoV-2 protégeraient ensuite contre le Delta ». L’étude publiée sur le site de l’Institut demande encore à être validée selon le New York Times qui précise que « les personnes qui se sont remises d’une infection par le variant Omicron du coronavirus pourraient être capables de se défendre contre des infections ultérieures comme le variant Delta. »

Source : Journal de Bangui

Grande Bretagne : Les gardes de la Reine Elisabeth II au cœur d’une grosse polémique

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Impassibles, les gardes de la reine sont fidèles à leurs missions. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, ce jeudi 30 décembre, l’un d’entre eux gêné par un enfant n’a pas hésité à le percuter violemment sur son passage.

La vidéo est devenue virale. Chargées de surveiller le palais de Buckingham, les Welsh Guards, gardes gallois de la reine sont au coeur d’une polémique, ce jeudi 30 décembre. Dans une vidéo devenue populaire sur TikTok, l’un d’entre eux percute violemment un enfant avec son pied. L’incident a aussitôt été relayé par Omid Scobie, rédacteur en chef britannique d’Harper Bazaar Us, sur Twitter : « un porte-parole britannique affirme qu’à la suite de cet incident, ‘le soldat est allé voir l’enfant et a été rassuré que tout aille bien' ».

Les gardes de la reine se doivent de « protéger les résidences royales » et ont « une approche assez logique lorsque les touristes gênent (ce qui arrive souvent », assure le journaliste. Toutefois, l’enfant ne représentait pas une réelle menace selon Omid Scobie : « Cet incident en particulier, et aucunement menaçant semble un peu inutile. Était-ce « si » important de rester en formation (pas cadencé)? ». Sous le post, la vidéo de ces soldats actifs de l’infanterie de la Household Division, divise les britanniques.

Source : Gala.com

Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

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Depuis 2016, notre pays est en proie à des attaques meurtrières qui s’amplifient et gangrènent différentes régions du pays. L’armée, dont le rôle est de défendre l’intégrité du territoire, a du mal à contenir ces groupes terroristes qui endeuillent régulièrement la nation. Pourquoi n’y parvient-elle pas ? Nous tenterons humblement de donner quelques éléments d’explication et des pistes de réflexion en vue de contribuer au débat sur l’insécurité qui rythme désormais le quotidien des Burkinabè.

Le bilan de la crise sécuritaire que traverse le Burkina Faso fait froid dans le dos: près de 2000 morts, des centaines de blessés et plus de 1,4 millions de déplacés internes. Ce ne sont pourtant pas des actions et des initiatives qui ont manqué pour arrêter le massacre. En six ans, on aura presque tout essayé : remaniements ou réajustements ministériels, changements de ministres de la Défense (Jean-Claude Bouda, Chérif Moumina Sy, Roch Marc Christian Kaboré), limogeages de chefs d’état-major généraux des forces armées (Pingrenoma Zagré, Oumarou Sadou, Moïse Minoungou), multiples réunions du Conseil de Défense et de Sécurité, et plus récemment le rajeunissement du commandement, et nous en oublions. L’hydre terroriste continue malgré tout de faire ses ravages et de gagner du terrain.

Les révolutionnaires ont semé la graine de la destruction de l’armée

Pour comprendre les difficultés actuelles de nos forces de défense et de sécurité face à cette menace sécuritaire sans précédent, il faut remonter aux années 1980. Oui, vous avez bien lu.  Disons-le tout de suite : ce sont les révolutionnaires du 4 août 1983 qui sont à l’origine des maux de notre armée.

Pourquoi disons-nous cela ? Les faits sont têtus.

Après les indépendances de nombre de pays africains en 1960, leurs armées se sont révélées être comme des instruments pour construire nos jeunes États. Dans certains pays, elles sont restées de simples spectatrices du jeu politique ; dans d’autres, elles étaient au cœur des enjeux.

En Haute-Volta, c’est avec le soulèvement populaire du 3 janvier 1966 que l’armée a été appelée par la foule à prendre le pouvoir. Depuis, elle n’a plus quitté les affaires politiques. Avec le général Sangoulé Lamizana, les choses se sont bien passées : les militaires n’ont pas fait couler le sang et n’ont pas régné par la terreur en utilisant les armes du peuple contre le peuple. C’est tout le contraire des capitaines pendant la période révolutionnaire.

En effet, le 4 août 1983, un groupe de jeunes gradés, qui avaient auparavant créé le Regroupement des officiers communistes (ROC), avec à leur tête Thomas Sankara, s’emparent du pouvoir et engagent notre pays dans une révolution afin de changer les mentalités et d’amener le peuple à compter d’abord sur ses propres forces. Les révolutionnaires entreprennent une politique volontariste en lançant de grands chantiers dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, de l’éducation, de la santé et des infrastructures, ainsi qu’en menant une lutte sans merci contre la corruption.

Les résultats sont positifs, concrets et visibles. Le président Thomas Sankara réussit à démontrer à la face du monde qu’il est possible de se suffire, pour peu qu’on soit ingénieux et qu’on valorise ses propres ressources humaines.

Le revers, c’est que le Conseil national de la révolution (CNR) avait une sainte horreur de la contradiction, et que le système mis en place est à l’origine de la violence politique, de l’indiscipline et de l’impunité au sein des forces armées.

En effet, hormis la mort du colonel de gendarmerie Nézien Badimbié, c’est  sous le CNR que les exécutions ont commencé à émailler véritablement la vie politique au Burkina. Auparavant, les discours étaient musclés, des arrestations étaient opérées, mais les tenants du pouvoir ne salissaient pas leurs mains avec le sang de leurs adversaires. Dès la nuit du 4 août 1983, les révolutionnaires avaient identifié le colonel Yorian Gabriel Somé – surnommé « caméléon équilibriste » ou « cube Maggi » – comme un homme à abattre, surtout que c’est lui qui avait fait embastiller Thomas Sankara le 17 mai 1983. L’homme fort du Conseil du salut du peuple (CSP II) a dû sauver sa tête en fuyant la capitale pour se réfugier dans la garnison de Ouahigouya. Il est par la suite arrêté, transféré à Ouagadougou et emprisonné au Conseil de l’Entente. Le 9 août, il est exécuté avec l’un de ses lieutenants, le commandant Fidèle Guébré. Selon plusieurs sources, une bombe aurait été jetée dans leur cellule. Cela n’a donné lieu à aucune poursuite ni sanction.

Le 28 avril 1984, le régime du CNR fit passer par les armes d’autres militaires et civils accusés de complot visant à renverser le pouvoir. Il s’agissait du colonel Didier Tiendrébéogo, des lieutenants Moussa Kaboré et Maurice Ouédraogo, ainsi que des sieurs Adama Ouédraogo, Moumouni Ouédraogo, Anatole Tiendrébéogo et Barnabé Kaboré. Et ce n’est pas tout : le 15 juillet de la même année, le commandant Amadou Sawadogo, gendre de feu Gérard Kango Ouédraogo, fut tué sur le barrage n°3 de Ouagadougou.

Aux crimes de sang restés impunis, il faut ajouter l’épuration qui a consisté à rayer de l’armée des officiers, dont certains sur la base de délation et de règlements de comptes. Les Comités de défense de la révolution (CDR) ont certes énormément contribué au développement mais ils ont été  aussi à l’origine des problèmes au sein de l’armée et la division des Burkinabè en deux camps à travers des dénonciations calomnieuses : les révolutionnaires d’un côté, les réactionnaires ou ennemis du peuple de l’autre.

Entre-temps, les leaders du CNR se sont déchirés. Thomas Sankara a été exécuté le 15 octobre 1987 par des sous-officiers et des soldats dirigés et contrôlés par Hyacinthe Kafando selon de nombreux témoignages.

À partir du moment où les sous-officiers ont accompli les sales besognes, ceux-ci faisaient la pluie et le beau temps au vu et au su de tous. La réalité du pouvoir était entre leurs mains, eux qui n’avaient aucun respect pour la hiérarchie militaire et pour les officiers. Seul le chef d’état-major général, Louis Joanny Yaméogo, a eu le courage de s’assumer en rendant sa démission tout en dénonçant l’indiscipline des éléments du Centre national d’entraînement commando (Cnec) de Pô. C’est justement face à cette indiscipline et aux clivages dans les rangs de l’armée que Blaise Compaoré, pour se mettre à l’abri d’un coup d’État, a transformé le Cnec en Régiment de sécurité présidentielle (RSP), une unité puissante qui protégeait le régime et contrôlait le reste de l’armée, peu formé et mal équipé.

Le 31 octobre 2014, une insurrection populaire contraint le locataire du palais présidentiel à rendre le tablier. Blaise Compaoré prend tout de même le soin d’indiquer et de préciser l’article de la Constitution qui organise la succession en cas de vacance du pouvoir. En l’absence de gouvernement, dissout dans la foulée, c’est la rue qui commandait et les insurgés ont demandé à l’armée d’assumer ses responsabilités.

En pareille circonstance, c’est normalement le chef d’état-major général qui occupe les fonctions de chef de l’État afin de conduire la transition. Contre toute attente, un lieutenant-colonel, Yacouba Isaac Zida, numéro 2 du RSP à l’époque, a surgi de nulle part avec des sous-officiers pour prendre le pouvoir aux mains du général Nabéré Honoré Traoré, patron des armées. Si le lieutenant-colonel Zida avait fait un coup de force classique, comme plus tard le colonel Assimi Goïta au Mali ou Mamadou Dombouya en Guinée-Conakry, damant le pion à des officiers plus gradés, on aurait pu comprendre. En acceptant qu’un ancien ange-gardien de Blaise Compaoré, de surcroît issu du RSP tant décrié à tort ou à raison par certains Burkinabè, brûle ainsi la politesse à un général, nous avons tous validé et soutenu un acte d’indiscipline caractérisé au sein des forces armées. À l’époque, seul le général Oumarou Sadou (ex-chef d’état-major des armées et actuel ambassadeur du Burkina Faso en Algérie) a eu le courage de dénoncer cette situation. La plupart des officiers ont préféré se ranger du côté du nouveau maître, soit par manque de courage, soit pour profiter des privilèges de la Transition.

L’ex-régime renversé par la rue, l’occasion était belle d’entreprendre des réformes en vue de réorganiser notre armée. Il n’en a rien été. Les ambitions et les considérations égoïstes ont eu raison de l’intérêt supérieur de la nation. À l’intérieur du RSP, les changements opérés par l’ex-numéro 2 du corps, désireux d’écarter certains leaders et ne tenant pas compte des grades, ont créé des remous. Et cette tension permanente entre Zida – devenu Premier ministre – et ses frères d’armes s’est soldée par la tentative de coup d’État du 16 septembre 2015, qui a encore davantage divisé notre armée. Tous les codes qui font la force des armées ont été cassés dans notre pays.

 Le président Kaboré hérite d’une armée en lambeaux

 Ainsi donc le président Roch Marc Christian Kaboré est arrivé au pouvoir et a trouvé une armée en lambeaux qu’il a fallu reconstruire. Il avait, à notre sens, bien perçu le problème de la présence de l’armée dans le jeu politique d’où peut-être sa décision de ne pas nommer de militaires dans son gouvernement, leur rôle étant de se soumettre au politique et de défendre l’intégrité du territoire. C’est dans ce contexte que les attaques terroristes ont commencé.

Malheureusement, dès les premiers coups de boutoir, on n’a pas su prendre le taureau par les cornes. L’opinion a été embarquée dans le débat sur les présumés parrains des terroristes. Au lieu de s’attaquer au mal, on a choisi de faire de la politique en utilisant le terrorisme.

Pire, le délit de faciès aidant, des exactions ont été commises sur le terrain de la lutte contre les assaillants. De nombreuses populations se sont retrouvées entre deux feux : d’une part, les forces de défense et de sécurité (FDS) qui les pourchassent pour des soupçons de complicité avec les terroristes ; d’autre part,  les forces du mal qui les exécutent pour leur présumée collaboration avec les FDS. Que faire ? Beaucoup d’entre elles ont rejoint les groupes armés ou sont devenues leurs complices véritables en leur donnant les positions ou les mouvements des soldats burkinabè.

Le dilemme des moyens matériels

 Autre difficulté qui mine l’armée burkinabè: les moyens matériels. Quand vous discutez avec des soldats, ils avancent systématiquement le fait qu’ils n’ont pas d’armement conséquent pour combattre efficacement sur le terrain. Des officiers quant à eux vous diront, sans nier la réalité de la question de l’armement, que les hommes abandonnent armes et munitions aux mains des terroristes, si bien que les groupes armés se ravitaillent très souvent en attaquant les positions des FDS et détalent avec tout ce qu’ils peuvent emporter. L’attaque de Yirgou le 4 octobre 2021 est symptomatique : les assaillants sont repartis avec une importante quantité d’armes et de munitions.

La question de la qualité du matériel aussi se pose. Un doigt accusateur est pointé vers un fournisseur qui règnerait en maitre incontesté dans le secteur. Il se trouve que ce même fournisseur, Rafi Dermardirossian,  puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’est pas venu au Burkina Faso à la faveur de l’arrivée de Roch Marc Christian Kaboré aux affaires. Ses amis se comptaient parmi les dignitaires de l’ancien régime, qui l’ont recommandé à l’armée pour la livraison du matériel militaire. Du reste, la question de la qualité de ce dernier ne date pas d’aujourd’hui. Sous le régime de Blaise Compaoré, la presse a dénoncé à plusieurs reprises des commandes de qualité douteuse. C’est dire qu’il faut une refonte totale du système de commande de l’équipement des forces armées.

À ces problèmes, il faut ajouter le manque criant de leadership des chefs, l’indiscipline grandissante au sein des troupes et les suspicions d’enrichissement illicite de certaines autorités.

Il faut le dire, l’atmosphère au sein de notre armée est nauséabonde. Quand vous expliquez aux soldats que l’armée c’est la discipline, ils vous répondent qu’ils ne peuvent pas donner leur vie pour la patrie pendant que leurs chefs roulent carrosse et mènent grand train.

Face à une telle situation, nous devons avoir le courage de poser le bon diagnostic, de formuler des critiques constructives, de remonter dans l’histoire pour construire une vraie armée républicaine en corrigeant les graves erreurs du passé.

Le drame de ce pays, c’est le refus de la remise en cause des vérités établies. Lorsque l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo (JBO) l’a fait en écrivant son ouvrage Ma part de vérité, des gens qui n’étaient même pas nés au moment des faits étaient nombreux à contester son livre. Personne ne détient la vérité. Comme le dit la citation (vraisemblablement apocryphe) prêtée à Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez le dire. » Nous sommes aujourd’hui prisonniers de nos convictions. Or la connaissance, comme le proclame Platon, s’acquiert par la discussion afin de dépasser nos opinions particulières.

Notre pays traverse un moment décisif de son histoire. Si nous continuons dans le déni, dans la manipulation, dans le mensonge et dans l’irresponsabilité, nous nous dirigeons tout droit vers un précipice d’où nous ne sortirons que très difficilement.

Des pistes de réflexion

Face au péril terroriste, nous devons nous poser les bonnes questions. Pourquoi des Burkinabè prennent-ils des armes contre leur pays et contre d’autres Burkinabè ? Pourquoi des populations locales collaborent-elles avec ces criminels ? Pourquoi, malgré le gros budget du ministère de la Défense et les changements opérés, les groupes armés continuent-ils leurs forfaits en toute impunité ? Pourquoi les détachements sont-ils toujours attaqués de la même façon par les terroristes ? Y a-t-il des dispositifs d’intervention rapide pour appuyer des unités victimes d’attaques ou d’embuscades ? La composition des unités combattantes est-elle cohérente ? Pourquoi les soldats ont-ils le moral dans les chaussettes ? Quels sont les différents niveaux de dysfonctionnement ? À coup sûr, on aboutira au diagnostic suivant : la mal-gouvernance, la corruption, les clivages au sein des forces armées, les problèmes d’égo, l’absence de leadership etc.  Le drame d’Inata,  bien analysé, permet déjà de se faire une idée des graves dysfonctionnements qui émaillent notre armée.

Il faut éviter de parer au plus pressé en mettant en place de véritables stratégies qui vont consister à rendre effective la présence de l’Etat sur le territoire national pour éviter que les assaillants s’y installent, comme c’est déjà le cas dans plusieurs localités. Nous devons envisager l’intervention des forces des pays de la sous-région ouest-africaine car le terrorisme dépasse les frontières nationales et tend ses tentacules en Côte d’ivoire, au Bénin et au Togo. Il ne faut pas attendre d’intervenir sur le tard.

 Aux grands maux, les grands remèdes. Une refondation totale de notre armée est nécessaire. Le travail est titanesque et demande du temps. C’est le prix à payer pour former une grande armée capable de faire face aux grandes menaces. L’Algérie (même si le contexte est différent de celui du Burkina Faso et comparaison n’est pas raison), malgré ses richesses et la puissance de son armée, a vécu la terreur des attentats terroristes pendant une dizaine d’années. Il y a eu des morts, beaucoup de morts, des blessés dont certains resteront handicapés à vie, des veuves, des orphelins et d’énormes dégâts matériels. Des attentats avaient même eu lieu régulièrement à Alger, la capitale. Mais au final, l’Algérie a triomphé et possède l’une des armées les plus expérimentées et les plus puissantes du continent africain.

Il faut dès à présent que le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, pose les jalons de la refondation de notre armée afin que son successeur puisse la poursuivre ou la consolider.

Autre problème qu’il faut examiner avec le plus grand sérieux, c’est le recours aux volontaires pour la défense de la patrie (VDP), aux kologweogo et aux dozos. L’armée burkinabè ne s’est pas suffisamment assumée dans cette lutte contre le terrorisme, si bien que le politique a été obligé de faire appel à des supplétifs. Les militaires ont ainsi sous-traités la guerre à des civils sommairement formés. Aujourd’hui, les VDP par exemple font  un travail remarquable  dans certaines localités malgré les difficultés de tous ordres auxquels ils sont confrontés. Néanmoins, nous devons réfléchir sur le long terme : si demain ils libèrent certaines zones où l’armée et l’administration publique (haut-commissaire, maires et préfets) ont déserté, de quelle légitimité ces « fuyards » peuvent-ils encore disposer pour jouer leur rôle régalien ? Que fera-t-on si tous ces supplétifs deviennent des milices armées ? C’est notre manque d’anticipation qui  explique en partie nos grandes souffrances.

Soumaila Ganamé alias Ladji Yoro, symbole de la résistance contre  les terroristes au Nord et particulièrement dans la province du Lorum, (tué le 23 décembre 2021 à la  suite d’une embuscade qui a fait 41 morts  à la date de Noêl)  et ses hommes  ont  montré qu’avec  le courage et  la détermination, on peut déplacer des montagnes. C’est ce manque criant de leadership au sein de nos armées qui fragilisent aussi  la lutte contre le terrorisme.

 Dans toute lutte (politique ou syndicale) et dans toute guerre, il y a des leaders qui émergent et entraînent les autres. Comment un civil comme Ladji Yoro, sans une véritable formation de base, peut être un héros national dans un conflit alors que nous avons une armée et des militaires qui ont été formés dans de grandes écoles militaires ?  Son  secret, c’est simplement son engagement, son courage et sa détermination  à  se battre.

Nous avons besoin d’une dizaine voire une vingtaine d’officiers réputés pour leur bravoure au combat, qui se mettent devant les soldats pour traquer les terroristes et dont la seule évocation de leurs noms force le respect et fait peur à l’ennemi : la guerre contre l’hydre terroriste prendra sans doute une autre tournure.  Ces hommes valeureux existent au sein de nos forces armées : ils sont certainement victimes de la mal gouvernance, des conflits internes, du mauvais management et des problèmes d’égo.

Adama Ouédraogo dit Damiss

Journaliste et écrivain

Ouaga : 4 présumés délinquants aux arrêts !

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Fin de cavale pour quatre présumés délinquants. La police de Saaba a mis fin aux activités criminelles de ce réseau spécialisé dans les vols à mains armées dans la ville de Ouagadougou et sa périphérie.

Dans le cadre de ses missions régaliennes de lutte contre l’insécurité sous toutes ses formes, la Police nationale à travers le Poste de Police de Saaba vient de mettre fin aux agissements d’un réseau de présumés malfrats dans la commune de Saaba.

En effet, tard dans la nuit du 12 au 13 décembre 2021, grâce à la collaboration d’une bonne volonté ayant signalé la présence suspecte de deux (02) individus dans la commune de Saaba, une équipe y a été immédiatement dépêchée. Fort heureusement, les éléments ont pu interpeller les suspects et saisir un Pistolet Automatique de calibre 09 millimètres et un chargeur garni de treize (13) munitions.

A l’issue des investigations après l’interpellation des deux (02) premiers, deux (02) autres individus ont également été mis aux arrêts, portant ainsi le nombre des membres du groupe à quatre (04). En plus de la détention illégale d’arme à feu, ces malfrats sont présumés auteurs, entre autres, d’actes d’association de malfaiteurs et de tentative de vols à main armée.

La Police Nationale tient à saluer, encore une fois de plus, la population pour sa vigilance et sa franche collaboration qui ont contribué à l’interpellation diligente de ce réseau de malfrats.

Elle l’exhorte à poursuivre dans la même dynamique et à surtout demeurer vigilante surtout en cette période de fin d’année, où les actes d’insécurité sont récurrents.

Elle l’invite par ailleurs à toujours dénoncer les cas suspects à travers les numéros verts mis à sa disposition que sont : les 17, 16 et 1010.

La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

Communication Police nationale

Sécurité pendant les fêtes : Plus de 3000 policiers et VADS seront déployés

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Le Commissaire central de police de la ville de Ouagadougou, Aimé Salvador Bougma, a annoncé le déploiement de plus de 3 000 policiers ainsi que des Volontaires adjoints de sécurité (VADS) pour la sécurité des biens et des personnes pendant les fêtes de fin d’année. L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse, vendredi 24 décembre 2021, à Ouagadougou.

Chaque année, la période des fêtes voit le nombre d’accident de la circulation exploser. Pour prévenir ceux-ci, la police nationale a annoncé un certain nombre de mesures. Ainsi, le commissaire principal de police Salvador Bougma, a indiqué que plus de 3000 policiers et des volontaires adjoints de sécurité (VASDS) seront déployés. Et de préciser que ces équipes renforceront les dispositifs qui existaient habituellement afin d’assurer la sécurité des biens et des personnes.

La mission essentielle dévolue aux équipes d’appui est notamment de sécuriser les lieux de culte, surveiller les sites sensibles, réguler la circulation, donner des alertes d’accidents, prévenir et lutter contre l’alcoolisme en circulation. « Ils seront déployés au niveau de 110 carrefours de la ville de Ouagadougou entre 6 heures et 2 heures du matin. Avec les VADS, plus de 300 intersections seront également occupées. Nous avons mis des alcotests à la disposition de nos éléments qui seront utilisés sur le terrain pour pouvoir identifier tous ceux qui conduisent en état d’ébriété », foi de Salvador Bougma.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU 22 DECEMBRE 2021

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 22 décembre 2021, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 25 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA PRIMATURE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant respectivement attributions des membres du Gouvernement et intérim des ministres. Ces décrets visent à définir le rôle et la place de chaque ministre et ministre délégué et d’offrir un référentiel précis et rationnel à l’administration de l’Etat pour son organisation. L’adoption de ces décrets permet aux membres du Gouvernement d’assurer efficacement leurs missions et d’organiser les intérims.

I.2.AU TITRE DU MINISTERE DES ARMEES ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a adopté deux (02) rapports. Le premier rapport est relatif à un décret portant approbation des statuts du Centre national d’études stratégiques (CNES).

Le Centre national d’études stratégiques est une structure d’anticipation et d’aide à la décision de la gouvernance sécuritaire. Au plan sous régional et international, il est un instrument d’appui à la coopération sécuritaire du Burkina Faso avec ses partenaires.

L’adoption de ce décret permet au Centre national d’études stratégiques de se doter de textes juridiques en vue d’accomplir efficacement ses missions, conformément au décret n°2014-609/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère scientifique, culturel et technique (EPSCT).

Le second rapport est relatif au drame d’Inata.

Le rapport de l’inspection générale des forces armées a été remis le 14 décembre 2021 à Son Excellence Monsieur le Président du Faso. Après avoir examiné les conclusions du rapport, le Chef de l’Etat a décidé de lui donner une suite judiciaire à travers la saisine du tribunal militaire.

A titre conservatoire, il a décidé de relever de leurs fonctions le Lieutenant-Colonel William COMBARY, Commandant du Groupement mobile de Ouagadougou et le Capitaine Isaac SANOU, Commandant de la Compagnie de gendarmerie de Manga, chef de l’escadron de gendarmerie qui devait relever le détachement d’Inata.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU PLAN

Le Conseil a adopté sept (07) rapports.

Le premier rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de financement composé du Crédit n°6967-BF et du Don N°D8910-BF conclu le 09 septembre 2021 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA) pour le financement du Projet régional sur le corridor économique Lomé-Ouagadougou-Niamey.

Le coût total du projet est évalué à 260 millions USD, soit environ 143 milliards F CFA. Il est financé par l’Association internationale de développement sous forme de Crédit à hauteur de 130 millions USD et de Don à 130 millions USD.

La mise en œuvre de ce projet permettra aux populations d’améliorer la connectivité régionale et les infrastructures communautaires socio-économiques le long du corridor entre les capitales du Burkina Faso, du Togo et du Niger.

Le deuxième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de la convention de crédit acheteur signée le 12 juillet 2021 entre le Burkina Faso, BNP Paribas Fortis sa/nv et exportkreditnämnden pour le financement de la phase I du projet de mobilité urbaine du Grand Ouaga (PMUGO).

Le coût global de la première phase du projet est de 80 679 982,03 Euros soit 52 906 778 596,14 F CFA, financé selon les modalités suivantes :

– 78 582 519 Euros, soit environ 51 546 753 415,68 F CFA, sous forme de prêt de BNP PARIBAS FORTIS ;

– 14 029 503,48 Euros, soit environ 9 200 000 000 F CFA, sous forme de prêt de VISTA BANK BURKINA (ex BICIA-B).

Ce projet de mobilité urbaine du Grand Ouaga (PMUGO) vise à mettre en place une nouvelle offre de transport collectif efficient et respectueux de l’environnement et à même d’asseoir une gouvernance de mobilités quotidiennes dans le Grand Ouaga.

Le troisième rapport est relatif à un décret portant désignation de l’Autorité compétente en matière de sanctions financières ciblées et création de la Commission Consultative sur le Gel Administratif (CCGA).

Ce décret permet la mise en œuvre des résolutions 1267 et 1373 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies portant sur les mesures de gel sans délai des biens et autres ressources appartenant aux terroristes et groupes terroristes ainsi que l’établissement de listes des personnes et entités, pour l’application de sanctions financières ciblées.

L’adoption de ce décret permet à notre pays d’actualiser le cadre juridique, institutionnel et organisationnel du mécanisme des sanctions financières ciblées.

Le quatrième rapport est relatif à un décret portant autorisation de perception de recettes relatives à certaines prestations du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises.

Ce décret vise la relecture du décret n°2017-1130/PRES/PM/MINEFID/MCIA du 30 novembre 2017 portant autorisation de perception de recettes relatives à certaines prestations du ministère en charge de l’Industrie et du commerce. Cette relecture permet de prendre en compte les prestations offertes en ligne grâce aux nouvelles technologies.

L’adoption de ce décret permet d’accroître la part contributive des prestations de service du ministère en charge de l’Industrie et du commerce au budget de l’Etat.

Le cinquième rapport est relatif à l’état de mise en œuvre du Plan d’actions issu de l’évaluation du dispositif national de Lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) par les experts de l’International Co-opération review group (ICRG) du Groupe d’action financière (GAFI).

L’évaluation du dispositif national de Lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme a été effectuée sur le commerce et le bétail, les personnes morales et constructions juridiques, les organismes à but non lucratif, le secteur de l’orpaillage ainsi que sur les risques de financement du terrorisme au plan national.

Il ressort de ce rapport que les départements ministériels et les acteurs concernés par les évaluations sectorielles de risques de blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme ont été impliqués à l’appropriation et à la mise en œuvre effective de leurs activités du plan d’action. Il s’agit notamment des actions menées conjointement par le département en charge de la Sécurité et celui en charge des Armées pour la conduite de l’évaluation des risques de financement du terrorisme et des initiatives en cours au niveau de l’Administration territoriale, en ce qui concerne l’évaluation des risques de LBC/FT sur les organismes à but non lucratif.

Le Conseil a instruit les ministres chargés du dossier à prendre les mesures idoines en vue de la mise en œuvre efficace du plan d’actions qui découle de la Stratégie nationale de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme 2021-2025.

En outre, la mise en œuvre réussie de ce plan d’actions permettra au Burkina Faso d’honorer ses engagements vis-à-vis de la communauté internationale.

Le sixième rapport est relatif au projet de règlementation générale des projets et programmes de développement exécutés au Burkina Faso.

Cette règlementation vise à apporter des ajustements nécessaires dans la catégorisation et le fonctionnement des projets et programmes de développement. Les innovations majeures concernent entre autres :

– l’élargissement du champ d’application de la règlementation aux projets et programmes de développement initiés et exécutés par les démembrements de l’Etat, les Organisations non gouvernementales, les Associations de développement et les Fondations ;

– la consécration de quatre (04) catégories de projets et programmes au lieu de deux.

L’adoption de ce rapport permettra d’assainir le domaine des projets et programmes de développement et d’assurer un meilleur impact sur les conditions de vie des populations.

Le septième rapport est relatif à un décret portant création, composition, attributions et fonctionnement d’une Commission interministérielle chargée du suivi de l’application de la règlementation applicable aux Etablissements publics.

L’adoption de ce décret permet de prendre en compte l’évolution du cadre juridique des établissements publics et de renforcer les capacités opérationnelles de la commission interministérielle.

Ce décret abroge toutes les dispositions antérieures contraires, notamment celles relatives à l’arrêté n°2002-87/MEF/SG/DGTCP/DAMOF du 20 mars 2002 portant création, composition, attributions et fonctionnement d’une Commission interministérielle chargée du suivi de l’application de la réglementation sur les Etablissements publics de l’Etat à caractère administratif (EPA).

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret porte modalités de gestion du repos pour allaitement.

L’adoption de ce décret permet de se conformer aux dispositions de l’article 63, alinéa 3 de la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la fonction publique d’Etat.

Le deuxième décret porte modalités de notification des actes concernant la situation administrative du fonctionnaire d’Etat.

L’adoption de ce décret permet de se conformer aux dispositions de l’article 75, alinéa 2 de la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la fonction publique d’Etat.

Le troisième décret porte création, composition, attributions et fonctionnement d’un Comité technique de la mutualité sociale (COTEMS).

L’adoption de ce décret permet à notre pays de renforcer le dispositif juridique des mutuelles sociales et de leurs faîtières et d’assurer la couverture par le Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) des populations du secteur informel et du monde rural.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a fait au Conseil une communication relative à la participation d’une délégation du Burkina Faso au sommet sur l’éducation au Sahel à Nouakchott, en Mauritanie.

Au cours de ce sommet, les Etats ont rappelé les défis des pays du G5 Sahel, présenté les efforts consentis en matière de développement des systèmes éducatifs et les reformes entreprises. Ce sommet a permis la présentation d’une synthèse du Livre blanc et la signature d’une déclaration. Les Etats membres ont affirmé leur adhésion au contenu du Livre blanc et leur engagement respectif à le mettre en œuvre à travers la déclaration de Nouakchott sur l’éducation au Sahel. Il convient de noter qu’en termes d’accès, de qualité et même de financement du secteur de l’éducation, notre pays a beaucoup contribué à améliorer les indicateurs de l’espace G5 Sahel. Ces efforts ont été reconnus dans le Livre blanc.

Le Burkina Faso a rappelé son attachement au G5 Sahel et son adhésion aux conclusions et recommandations du Livre blanc et à la déclaration de Nouakchott.

II.2. Le ministre de la Santé, de l’hygiène publique et du bien-être a fait le point de l’évolution de la COVID-19 dans notre pays.

Au regard de l’augmentation du nombre de cas de contamination et de décès, le Conseil invite les populations au respect strict des mesures barrières notamment lors des festivités de fin d’année afin de limiter la propagation de la maladie à Coronavirus. Ces mesures sont entre autres :

– le port obligatoire du masque ;

– le lavage régulier des mains au savon ;

– l’utilisation du gel hydro-alcoolique ;

– la limitation des rassemblements ;

– la vaccination contre la COVID-19.

II.3. Le ministre des Sports, de l’autonomisation des jeunes et de l’emploi a fait au Conseil une communication relative à la préparation des Etalons seniors en vue de leur participation à la 33ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN) au Cameroun.

Le Conseil encourage les acteurs dans leur préparation en vue d’une bonne participation du Burkina Faso à la CAN 2022.

Le Porte-parole du Gouvernement

Alkassoum MAIGA

Officier de l’Ordre de l’Etalon

Drame d’Inata : Le lieutenant-colonel William Combary et le capitaine Isaac Sanou relevés de leurs fonctions à titre conservatoire

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Suite au drame d’Inata et en attendant la suite, le Conseil des ministres a pris une décision à titre conservatoire.

« Le rapport de l’inspection générale des forces armées a été remis le 14 décembre 2021 à Son Excellence Monsieur le Président du Faso. Après avoir examiné les conclusions du rapport, le Chef de l’Etat a décidé de lui donner une suite judiciaire à travers la saisine du tribunal militaire.

A titre conservatoire, il a décidé de relever de leurs fonctions le Lieutenant-Colonel William COMBARY, Commandant du Groupement mobile de Ouagadougou et le Capitaine Isaac SANOU, Commandant de la Compagnie de gendarmerie de Manga, chef de l’escadron de gendarmerie qui devait relever le détachement d’Inata. »

Burkinanews.info

Offre d’emploi : la CNCC recrute un chauffeur

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Dans le cadre du renforcement de ses capacités opérationnelles, la Commission Nationale de la Concurrence et de la Consommation (CNCC) lance un avis de recrutement d’un (01) Chauffeur.

I. Information sur le poste

Titre du poste   : Chauffeur

Lieu d’affectation : Ouagadougou, Burkina Faso

Durée du contrat : indéterminée

II. Contexte et justification

La Commission Nationale de la Concurrence et de la Consommation (CNCC) est une Autorité Administrative dotée de la personnalité juridique et d’une autonomie financière et de gestion créée par la loi n°016-2017/AN du 27 avril 2017 portant organisation de la concurrence au Burkina Faso. Elle est chargée de la régulation de la concurrence et de la consommation.

Dans le cadre de la mise en œuvre de ses missions, la CNCC compte renforcer l’effectif de son personnel par le recrutement d’un chauffeur.

III. Responsabilités et tâches

Le Chauffeur sera basé à Ouagadougou, au Burkina Faso, et travaillera sous l’autorité hiérarchique du Chef de Service du Budget, de la Comptabilité et des Moyens Généraux, sous la supervision du Chef de Département de l’Administration et des Moyens Généraux. Il a pour mission de conduire les véhicules de service. A ce titre, il est responsable des tâches spécifiques suivantes :

  • conduire les véhicules de service conformément à la règlementation en vigueur ;
  • assurer le nettoyage et l’entretien quotidien des véhicules : lavage, dépoussiérage, etc.
  • assurer la surveillance des réparations des véhicules ;
  • assurer la maintenance préventive des véhicules ;
  • assurer la tenue à jour du cahier de bord d’entretien et de réparation ;
  • assurer la surveillance technique des délais de vidange, de visite technique et de renouvellement de l’assurance des véhicules ;
  • assurer toute autre tâche liée à sa compétence.

    IV. Profil des candidats

  • être titulaire du certificat d’étude primaire (CEP) ou de tout diplôme équivalent;
  • être titulaire du permis de conduire de catégorie C ;
  • savoir lire et écrire dans la langue française ;
  • avoir de bonnes connaissances en mécanique et entretien auto,
  • être âgé de dix-huit (18) ans au moins et de quarante (40) ans au plus au moment du dépôt de la candidature ;
  • être de nationalité burkinabè ;
  • jouir de ses droits civiques et n’avoir pas fait l’objet d’une condamnation à une peine d’emprisonnement ferme de trois (03) mois au moins ou avec sursis de dix-huit (18) mois au moins;
  • être de bonne moralité ;
  • être immédiatement disponible.

    V. Habilités professionnelles

  • Etre disponible et rigoureux ;
  • être prudent et discret ;
  • avoir le sens de l’anticipation ;
  • avoir des aptitudes à travailler en équipe et sous pression ;
  • avoir le sens des relations humaines ;
  • avoir le sens de l’organisation du travail et de l’intégrité ;
  • être capable de remplir les carnets de bord du véhicule ;
  • avoir le sens des responsabilités et du respect du bien public.

    VI. Composition du dossier

  • une demande manuscrite timbrée à 200 FCFA (timbre fiscal) adressé à Madame la Présidente de la Commission Nationale de la Concurrence et de la Consommation ;
  • un extrait d’acte de naissance ou du jugement supplétif d’acte de naissance ;
  • un Curriculum Vitae détaillé, daté, signé et assorti de trois (03) noms de personnes de référence ;
  • une lettre de motivation de deux (02) pages maximum, datée et signée, adressée à Madame la Présidente de la Commission Nationale de la Concurrence et de la Consommation ;
  • une copie légalisée du permis de conduire et du diplôme de CEP ;
  • une copie non légalisée des attestations de formation et des documents justifiant l’expérience

professionnelle, s’il y a lieu ;

  • une copie légalisée du certificat de nationalité burkinabè ;
  • une copie légalisée de la Carte Nationale d’Identité Burkinabè ou du passeport ;
  • un casier judiciaire datant de moins de trois (03) mois ;
  • un certificat de visite et de contre-visite mettant en exergue l’acuité visuelle.

    VII. Dépôt et clôture des candidatures

Les dossiers de candidature doivent être déposés au secrétariat de la CNCC, sis 107, rue 05-39, Koulouba, Ouagadougou, Burkina Faso, sous pli fermé avec la mention « Recrutement d’un (01) Chauffeur au profit de la CNCC ».

Les dossiers sont reçus les jours ouvrables allant du mardi 21 au lundi 27 décembre 2021 de 08h30 à 15h00.

       VIII. Processus de recrutement

Le recrutement se fera par présélection sur dossier et entretien oral.

Seuls les candidats présélectionnés seront contactés.

La CNCC se réserve le droit de ne donner aucune suite au présent avis.

 

 La Présidente

Bibata NEBIE/OUEDRAOGO

Chevalier de l’Ordre National

 

Culture, arts et tourisme : Ousseni Tamboura prend les rênes !

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La passation de charges entre le ministre de la culture, des arts et du tourisme entrant et celle sortante a eu lieu ce jeudi 16 Décembre 2021 à l’institut des sciences et technique de l’information et de la communication. La passation de charge entre Ousseni Tamboura, qui endosse en même temps le département de la communication et des relations avec le parlement et Elyse Thiombiano, a été assurée par la nouvelle secrétaire générale du gouvernement, en présence des plus proche collaborateurs et artisans du département.

        En plus du maroquin de la communication, Ousseni Tamboura récupère celui de la Culture, des Arts et du Tourisme

Reconnaissant la grandeur de la responsabilité qui lui incombe désormais, Ousseni Tamboura dit s’inscrire dans une dynamique d’écoute, d’action et de culture du résultat. Tout en reconnaissant le mérite de son prédécesseur et des acteurs du secteur, monsieur Tamboura a indiqué que le monde de la culture, des arts et du tourisme peut constituer un levier important dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l’amélioration de l’image du Burkina Faso, tout en continuant à être un secteur productif de valeurs sociales et de biens et services économiques. Une dynamique d’écoute et d’échanges avec tous les acteurs sera enclenchée dans les semaines à venir dixit le Ministre Tamboura.

        La ministre déléguée à la Culture, aux Arts et au Tourisme, Claudine Valérie Rouamba/Ouédraogo a pris fonction

Cette cérémonie de passation de charge a vu également l’installation de la ministre déléguée à la culture, Mme Bowendsom Claudine Valérie Rouamba/Ouédraogo.

DCPM/MCRPCAT

8e conférence ministérielle du FCSA : Consensus important en cinq points atteint

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Le conseiller d’État et ministre des Affaires étrangères Wang Yi et le ministre sénégalais des Affaires étrangères Mme Aïssata Tall Sall ont rencontré le 30 novembre 2021, heure locale, des journalistes après la huitième conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA).

Wang Yi a déclaré que la huitième conférence ministérielle du FCSA a été un grand succès. Le fait que le président Xi Jinping ait assisté à la cérémonie d’ouverture de la conférence par liaison vidéo et ait prononcé un discours démontre pleinement que la Chine attache une grande importance aux relations sino-africaines. Cette réunion a permis d’évaluer la mise en œuvre des réalisations de la session précédente, de discuter et de finaliser le plan de suivi de la coopération, et d’adopter avec succès quatre documents de réalisation, soit le plus grand nombre parmi toutes les sessions. Le succès de la conférence a confirmé la forte volonté de la Chine et de l’Afrique de travailler ensemble pour surmonter les difficultés et rechercher un développement commun, et a montré l’énorme potentiel et les brillantes perspectives de la coopération Chine-Afrique. Les consensus les plus importants atteints par la Chine et l’Afrique peuvent être résumés en cinq points.

Premièrement, les deux parties vont promouvoir l’esprit d’amitié et de coopération Chine-Afrique. Cette année marque le 65e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques sino-africaines. Le président Xi Jinping a résumé l’histoire des relations sino-africaines et a proposé pour la première fois « l’esprit d’amitié et de coopération sino-africaine », qui est devenu un moment fort de la conférence. « L’esprit d’amitié et de coopération sino-africaine » est un trésor précieux entretenu par les deux parties à travers les luttes pour l’indépendance et la libération nationales et constitue une éthique importante développée par les deux parties au cours de grande marche de développement et de revitalisation, de solidarité et de coopération. Cet esprit incarne les particularités de l’amitié, de l’égalité, du bénéfice mutuel et de la justice, et constitue la référence de l’époque pour un nouveau type de relations internationales. Quelle que soit l’évolution de la situation internationale, quelles que soient les difficultés et les épreuves que nous rencontrons, la Chine et l’Afrique sont déterminées à renforcer la confiance mutuelle politique, à approfondir fermement la coopération pragmatique et à faire en sorte que « l’esprit d’amitié et de coopération sino-africaine » s’épanouisse et se transmette de génération en génération.

Deuxièmement, nous allons travailler ensemble et solidairement pour vaincre l’épidémie. Nous n’oublierons pas le précieux soutien des pays africains et de l’Union africaine lorsque la Chine a connu des difficultés dans la lutte contre la pandémie. Face à la pandémie en Afrique, nous compatissons avec le peuple africain et faisons de notre mieux pour l’aider. Lors de la cérémonie d’ouverture de la conférence, le président Xi Jinping a annoncé solennellement que la Chine fournirait un milliard de doses de vaccin supplémentaires à l’Afrique afin d’atteindre l’objectif de l’UA de vacciner 60 % de la population africaine d’ici 2022. Il s’agit du plus grand plan d’aide à la vaccination entrepris par un seul pays en faveur de l’Afrique depuis l’apparition de pandémie, ce qui ne manquera pas de renforcer la confiance et la motivation de l’Afrique pour surmonter la pandémie.

Troisièmement, les deux parties s’efforceront d’enrichir la coopération sino-africaine dans la nouvelle ère. Nous ferons un bon travail de coopération entre la Chine et l’Afrique dans les domaines conventionnels, nous promouvrons la transformation et la mise à niveau de la coopération Chine-Afrique dans des domaines tels que la santé, l’amélioration du bien-être de la population, le développement écologique, l’économie numérique et le renforcement des capacités, et nous créerons davantage de nouveaux points forts de coopération. Le président Xi Jinping a annoncé que la Chine mettrait en œuvre neuf programmes conjointement avec les pays africains, ce qui constitue une déclaration forte de l’engagement de la partie chinoise envers l’Afrique et de l’élan soutenu de la coopération Chine-Afrique.

Quatrièmement, les deux parties travailleront ensemble pour pratiquer un véritable multilatéralisme. La Chine et l’Afrique sont toutes deux des forces importantes pour le maintien de la paix et du développement dans le monde. Nous continuerons à nous soutenir fermement l’un l’autre sur les questions d’intérêt fondamental et de préoccupations majeures, à sauvegarder conjointement le système international autour des Nations unies et l’ordre international fondé sur le droit international, et à renforcer la représentation et la voix des pays en développement dans les affaires internationales. Les deux parties s’opposeront résolument à toute sanction unilatérale, à toute ingérence dans les affaires intérieures des autres pays et à toute discrimination raciale, et s’engagent à promouvoir la paix, le développement, l’équité, la justice, la démocratie et la liberté en tant que valeurs communes de l’humanité tout entière, et à contribuer à la sauvegarde de la paix et de la justice dans le monde. Nous contribuerons davantage à préserver l’équité et la justice dans le monde.

Cinquièmement, la Chine et l’Afrique construiront ensemble une communauté d’avenir partagé dans la nouvelle ère. Face aux défis combinés du changement majeur inédit et de la pandémie du siècle, le président Xi Jinping a fait quatre propositions sur la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique dans la nouvelle ère, qui ont reçu des réponses enthousiastes des dirigeants africains. La Chine apprécie l’accueil et le soutien des pays africains à l’initiative mondiale pour le développement proposée par le Président Xi Jinping, et travaillera avec les pays africains pour faire coïncider étroitement cette initiative avec la mise en œuvre du Programme de développement durable de l’ONU à l’horizon 2030 et de l’Agenda 2063 de l’UA, déployer des efforts concertés pour continuer à travailler main dans la main sur la voie du développement et de la revitalisation, et construire conjointement une communauté de destin Chine-Afrique dans la nouvelle ère.

Wang Yi a souligné que le FCSA a traversé une période extraordinaire de 20 ans et se trouve à un nouveau point de départ historique. La Chine sera toujours le partenaire le plus sincère, le plus fiable et le plus durable de l’Afrique. Il est convaincu que, sous la direction stratégique des dirigeants sino-africains et grâce aux efforts conjoints de la Chine et de l’Afrique, nous serons en mesure d’entamer les deux prochaines « décennies d’or » du FCSA et parviendrons à construire une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique dans la nouvelle ère.

Développement industriel, Commerce, Artisanat : Harouna Kaboré passe le flambeau à Christophe Ilboudo

La passation de charge au ministère du Développement industriel du Commerce de l’Artisanat et des Petites et moyennes entreprises a eu lieu, ce jeudi 15 décembre 2021 au SIAO à Ouagadougou. Au cours de cette cérémonie, Harouna Kaboré a passé le témoin à Christophe Ilboudo.

Après quatre années passées à la tête du ministère du Commerce, de l’Artisanat et de l’Industrie, Harouna Kaboré a passé le flambeau à Christophe Ilboudo. « Au nom de leurs excellences messieurs le président du Faso et du Premier ministre, je vous déclare solennellement installé dans vos fonctions de ministre du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des Petites et moyennes entreprises ». C’est par ces mots que la secrétaire générale du gouvernement, Fatimata Benon/Yatassaye a installé officiellement Christophe Ilboudo dans ses nouvelles fonctions.

Pour le nouveau ministre, la mission est de dynamiser le secteur tertiaire. « Nous devons travailler à dynamiser et à soutenir le développement industriel de notre pays dans un premier temps. Ensuite nous devons également poursuivre les grandes réformes qui ont été entamées dans le domaine du commerce. L’artisanat reste le pilier de notre activité économique. Dans ce domaine aussi, nous devons poursuivre des actions qui ont déjà été menées jusque-là », fait-il savoir.  En ce qui concerne l’inflation, le nouveau ministre affirme que cela fait partie de ses préoccupations majeures.

Quant au désormais ex-ministre, Harouna Kaboré, il a laissé entendre que ces quatre dernières années ont été des moments d’apprentissage, d’école, d’interactions au plan national et international qu’il faudrait maintenant capitaliser et mettre d’avantage au service du pays. « Ce que je veux qu’on retienne comme bilan, c’est plutôt les maîtres mots qui ont guidé nos actions. On pourra maintenant les associer à des résultats ou à des imperfections. Ce sont les réformes, la transformation du système économique, le consommons local, la certification, les labélisations, la lutte contre la corruption, le renouveau et le réaménagement industriel », souligne-t-il.

Pour rappel, Christophe Ilboudo a été nommé par décret n° 2021-1297/PRES/PM du 13 décembre 2021 portant composition du gouvernement.

Par Latifatou KABORE (Stagiaire, Burkinanews.info)

Burkina Faso : Voici le gouvernement resserré du président Kaboré (En images)

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Trois jours après la nomination du géophysicien, Lassina Zerbo, comme Premier ministre, ce dernier a rendu publique la liste des membres de son gouvernement.  Ainsi, l’on enregistre au total 19 départs dont des membres influents des gouvernements précédents : Alpha Barry, Siméon Sawadogo, Pengdwendé Clément Sawadogo, Eric Bougouma… Dix nouveaux font leur entrée dans le gouvernement resserré de 25 membres avec quelques anciens ministres comme Smaïla Ouédraogo ou encore Rosine Sori-Coulibaly. 

La composition du gouvernement du Burkina Faso

1.Ministre d’Etat, ministre auprès du président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale : Zéphirin Diabré ;

2.Ministre des Armés et des Anciens Combattants : Général Aimé Barthelemy Simporé ;

3.Ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité : Maxime Koné ;

4.Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’Extérieur : Hadizatou Rosine Sori-Coulibaly ;

5.Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan : Lassané Kaboré ;

6.Ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux : Victoria Ouédraogo/Kibora ;

7.Ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales : Stanislas Ouaro ;

8.Ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et du Bien-être : Charlemagne Marie Ragnag-Newendé Ouédraogo ;

9.Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Porte-parole du Gouvernement : Alkassoum Maïga ;

10.Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale : Séni Mahamadou Ouédraogo ;

11.Ministre de la Prospective et des Réformes structurelles : Abdoulaye Bamogo ;

12.Ministre du Développement urbain, de l’Habitat et de la Ville : Bénéwendé Stanislas Sankara ;

13.Ministre du Genre, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire : Fati Ouédraogo/Zizien ;

14.Ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques : Hadja Fatimata Ouattara/Sanon ;

15.Ministre de la Transition écologique et de l’Environnement : Smaïla Ouédraogo ;

16.Ministre de la Communication, des Relations avec le Parlement, de la Culture, des Arts et du Tourisme : Ousseni Tamboura ;

17.Ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière : Vincent Timbindi Dabilgou ;

18.Ministre de l’Agriculture, des Aménagements hydro-agricoles, de la Mécanisation et des Ressources animales et halieutiques : Moussa Kaboré ;

19.Ministre de l’Eau et de l’Assainissement : Ousmane Nacro ;

20.Ministre des Infrastructures et du Désenclavement : Ollo Franck Kansié ;

21.Ministre de la Transition énergétique, des Mines et des Carrières : Bachir Ismaël Ouédraogo ;

22.Ministre du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des petites et moyennes Entreprises : Christophe Ilboudo ;

23.Ministre des Sports de l’Autonomisation des Jeunes et de l’Emploi : Mathias Tankoano ;

24.Ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, chargée du Budget : Martine Kouda/Pabeyam ;

25.Ministre déléguée auprès du ministre de la Communication, des Relations avec le Parlement, de la Culture, des Arts et du Tourisme, chargée de la Culture, des Arts et du Tourisme : Valérie Rouamba/Ouédraogo.

Par Philippe BATIONO pour Burkinanews.info

Burkina : Qui est le nouveau Premier ministre Lassina Zerbo !

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Le président du Faso, Roch Marc Christian, a nommé ce vendredi 10 décembre 2021, le géophysicien de 58 ans Lassina Zerbo comme nouveau Premier ministre en remplacement de Christophe Dabiré. Qui est-il ? Réponse à travers ce curriculum vitae détaillé.

Lassina ZERBO jouit d’une vaste expérience managériale et de leadership dans le secteur privé ainsi qu’à la Commission Préparatoire du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE). Il est depuis le 1er août 2013 Secrétaire Exécutif de la Commission préparatoire de l’OTICE. Dans ce rôle, son leadership transformationnel, innovant, et polyvalent lui a permis d’ancrer la position de l’OTICE comme centre mondial d’excellence pour la surveillance des essais nucléaires.

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Dr Zerbo est aussi reconnu pour son énergie et sa passion à promouvoir l’entrée en vigueur et l’universalité du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) et ses initiatives pour développer les synergies entre science et diplomatie pour la paix. Il est l’initiateur du cycle des conférences Science et Technologie qui attirent depuis 2011 tous les deux ans à Vienne plus de 1000 scientifiques, experts, universitaires et représentants de la société civile d’une centaine de pays afin de débattre sur les questions scientifiques et diplomatiques ayant trait à l’interdiction des essais. Le Dr Zerbo est de nationalité burkinabè. Il parle couramment l’anglais, le français et plusieurs langues africaines. Il est marié et père de trois filles.

RÉALISATIONS

Dr Zerbo a établi de solides relations de confiance avec les États membres au sein de tous les groupes régionaux et entre eux, sur la base d’une compréhension mutuelle. Sa réussite à mener une mission multiforme comprend notamment une capacité testée et prouvée à faire face aux situations de crise. Les principales réalisations sous sa direction comprennent la réponse diplomatique rapide de l’Organisation aux essais nucléaires conduits par la République populaire démocratique de Corée (RPDC), s’appuyant sur la distribution en quasi temps réel des données et des analyses des évènements aux États Membres de l’OTICE; le succès de l’exercice international intégré de terrain (IFE14) en 2014 en Jordanie, simulation d’une inspection sur place; l’incorporation de l’OTICE dans le Comité inter-agences relatif aux urgences radiologiques et nucléaires (IACRNE) suite à la réponse apportée à l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi; la création du Groupe de Personnalités Éminentes (GEM) et du Groupe des Jeunes de l’OTICE afin de revigorer les efforts pour l’entrée en vigueur du traité et engager la nouvelle génération; l’établissement d’un Centre d’appui technologique et de formation de l’OTICE permanent (TeST Centre); des avancées significatives dans le développement et la mise en place du système de surveillance et de vérification du TICE; des réformes structurelles et administratives pour assurer la parfaite adéquation de l’Organisation avec sa mission et ses objectifs et son intégration dans le système des Nations Unies, incluant la mise en place d’un Progiciel de Gestion Intégré qui a conduit à la certification des comptes de l’organisation en pleine conformité avec les Normes comptables internationales du secteur public (IPSAS); la parité hommes-femmes atteinte en 2018 pour les postes de direction.

DISTINCTIONS ET DÉCORATIONS

En reconnaissance de ses services pour l’avancement du régime de non-prolifération et de désarmement nucléaire, le Dr Zerbo a reçu de nombreuses distinctions et décorations:

  • Prix Nazarbayev pour un Monde sans Armes Nucléaires et la Sécurité Globale, 29 août 2019
  • Prix de la Diplomatie Scientifique de l’Association Américaine pour l’Avancement des Sciences (AAAS) en 2018
  • Citoyenneté honoraire spéciale de la ville d’Hiroshima en 2017
  • Médaille Présidentielle du 25ème anniversaire de la République du Kazakhstan en 2017
  • Grand-Croix de l’Ordre National du Chili Bernardo O’Higgins en 2016 · Commandeur de l’Ordre National du Burkina Faso en 2015
  • Prix Arms Control Person de l’année de l’Arms Control Association (USA) en 2013

EXPÉRIENCE

  • Expérience du leadership à la tête d’une organisation internationale dans le domaine de la non-prolifération et du désarmement forte de 184 États Membres et de plus de 300 membres du personnel
  • Engagement de haut niveau avec les fonctionnaires gouvernementaux, ministres et chefs d’États
  • Expérience des traités internationaux incluant le respect du TNP et du TICE ainsi que leurs synergies potentielles dans le domaine de la vérification, des garanties et de la sûreté
  • Expérience de l’industrie et des consortiums internationaux
  • Management de projets complexes avec une utilisation efficace et rationnelle des ressources humaines et financières (construction, exploitation et soutien du Système de Surveillance International, Progiciel de Gestion Intégrée, Infrastructure Globale de Télécommunication, établissement du TeST Centre de l’OTICE, etc.)

COMPÉTENCES

Dr Zerbo a une vaste expérience de l’exercice de la diplomatie multilatérale et du management combinée à une solide expertise scientifique et technique Diplomatie Multilatérale (Non-Prolifération et Désarmement Nucléaires, sûreté et sécurité)

  • Parfaite compréhension du contexte politique international dans le domaine de la non prolifération et du désarmement
  • Représentation de l’Organisation lors de sommets et autres conférences de haut niveau
  • Interactions avec les organisations internationales et régionales ainsi que les institutions nationales
  • Capacités de négociations sur des sujets techniques et diplomatiques multiples et variés
  • Solide expérience technique de la surveillance mondiale et des technologies propres au respect des traités de non-prolifération et de désarmement
  • Bonne compréhension des synergies, des enjeux et des défis relatifs à l’OTICE et l’AIEA. Engagement à améliorer la coopération entre les organisations internationales
  • Excellent orateur, invité comme conférencier principal à de nombreux séminaires et conférences internationales sur la non-prolifération et le désarmement, l’énergie nucléaire et la gestion des risques de catastrophes, la sécurité internationale et le contrôle des armements

Management

  • Capacité à diriger, motiver, et habiliter ses collaborateurs à se dépasser pour atteindre des objectifs ambitieux
  • Capacité de réflexion stratégique, à donner des orientations, à prendre des décisions et à mettre en œuvre une gestion axée sur les résultats
  • Grand esprit d’équipe, assurant la participation de tous les intervenants · Expérience prouvée dans la gestion efficace des ressources en affectant plus de 80% du budget de l’OTICE aux activités de vérification
  • Sens aigu de la responsabilité et de la transparence dans l’allocation des ressources

Expertise Scientifique et Technique

  • Expert international en géophysique appliquée avec une vaste expérience de recherche et d’enseignement en levés électromagnétiques aériens, gravimétrie aéroportée et radiométrie; application à l’exploration et exploitation minière (uranium, fer, etc.)
  • Auteur et co-auteur de nombreux rapports classifiés sur des études et des recherches de pointe en géophysique d’exploration (mesures électromagnétiques, capteurs à supraconducteurs à basse température SQUIDs, gravimétrie et résistivité complexe)
  • Auteur et co-auteur de nombreuses présentations et publications scientifiques sur les technologies de surveillance des essais nucléaires
  • Membre de divers groupes de réflexion sur l’énergie, la science, la technologie et le développement, la paix et la sécurité en Afrique

Promotion de la Coopération Internationale et du Développement de Capacités

  • Fervent partisan de la mise en œuvre de coopérations et de mesures de confiance
  • Adepte du multilatéralisme et de la recherche de consensus par un engagement direct avec les acteurs politiques et techniques nationaux et régionaux
  • Participation et prononciation de discours à caractères politiques et scientifiques de premier plan lors de nombreux forums internationaux et régionaux concernant le TICE et les technologies de surveillance des essais nucléaires
  • Élargissement des activités de renforcement des capacités de l’OTICE pour répondre aux besoins des pays en développement et établissement d’un cadre pour les efforts de sensibilisation et de renforcement des capacités impliquant les États signataires
  • Initiateur du programme d’échange de connaissances et de bourses du CID pour encourager les ressortissants de pays en développement à présenter leur candidature pour des postes à l’OTICE
  • Initiateur de la première expérimentation à l’OTICE d’une explosion de calibration en Méditerranée Orientale qui a permis un partage des connaissances et le développement de capacités en technologie infrason

FORMATION

Post-Doc: Radiométrie et électromagnétisme aéroportés (Geoterrex, Ottawa) 1992-1994

Post-Doc: Mesures électromagnétiques dans le domaine temporel et résistivité complexe (Zonge Engineering and Research Organization, Tucson, Arizona, USA) 1992-1994

Doctorat en Géophysique Université de Paris XI (Orsay, France) 1992

Master en Géophysique Université de Paris VI (Paris, Jussieu, France) 1989

Licence en Géologie fondamentale et appliquée, Université de Caen (Normandie, France) 1988

Diplôme: Management des projets, Development Project Management Institute (DPMI), Anglo American Training and Development Centre, Maccauvlei, Afrique du Sud (1999-2000)

Diplôme : Gestion des conflits et diplomatie, Anglo American Training and Development Centre, Maccauvlei, Afrique du Sud (2001)

HISTORIQUE DE CARRIÈRE

La carrière professionnelle du Dr Zerbo s’étend de l’industrie minière et à la Commission Préparatoire de l’OTICE. En voici un court résumé:

Secrétaire Exécutif de la Commission Préparatoire de l’Organisation du Traité d’Interdiction complète des essais nucléaires (OTICE), Vienne, Autriche, 1er août 2013 – présent;

Directeur de la Division du Centre International de Données (CID), Commission Préparatoire de l’Organisation du Traité d’Interdiction complète des essais nucléaires (OTICE), Vienne, Autriche, novembre 2004 à juillet 2013;

Directeur Divisionnaire Principal pour la Géophysique en Afrique et Conseiller Technique du Vice-Président – Exploration (Anglo American Plc, Johannesburg, Afrique du Sud) 2001- 2004

Géophysicien principal pour l’Afrique de l’Ouest puis pour l’Afrique Centrale et l’Afrique de l’Est (Anglo American Prospecting Services) 1995-2001

Géophysicien chef de projet (BHP Minerals Exploration, Herndon, Virginia, USA) 1994-1995

Géophysicien chercheur (Geoterrex and Geological Survey of Canada, Ottawa) 1992-1994

Géophysicien chercheur (Institut de Recherche et Développement – Paris VI) 1989-1993

PUBLICATIONS

Dr Zerbo est auteur et co-auteur de plus de 30 articles et publications scientifiques.

Burkinanews.info

CDP : un projet de changement d’appellation et de logo divise les militants

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Des militants du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) étaient face à la presse, ce vendredi 10 décembre 2021 à Ouagadougou. Au cours de cette rencontre avec les hommes de médias, les militants ont donné leur lecture de la situation que connaît le parti ces derniers jours. Ils ont également dénoncé la «mauvaise gestion» du parti par Eddie Komboïgo.

C’est la discorde au sein du parti du Congrès pour la démocratie et le progrès(CDP). Après une guerre judiciaire qui a eu pour conséquence l’annulation du 8e congrès ordinaire du parti initialement prévu les 4 et 5 décembre 2021, Eddie Komboïgo et ces hommes semblent ne plus avoir les mêmes visions. A cause de la mauvaise gestion qui a provoqué la démission de certains cadres du parti à la volonté de changer le nom  et le logo du parti, Eddie Komboïgo est devenu un président esseulé selon Sané Topan, 5e vice-président du CDP. Pour lui, Eddie Komboïgo n’a pas su répondre aux attentes du parti. « En Eddie, nous avons cru, mais très vite des doutes ont émergé sur notre camarade à assurer le rassemblement indispensable pour un parti qui vient de perdre le pouvoir après vingt-sept ans de règne », a-t-il avoué.

Pour le 5e vice-président du parti, Eddie Komboïgo se montrait impatient, pressé de briguer la magistrature suprême. En un temps record donc, dit-il, le président a transformé le CDP en « marche pied ». Outre cela, les militants dénoncent des sanctions abusives vis-à-vis de certains cadres du parti dont Gaston Soubeiga, Adama Ouédraogo, Abdoul Karim Baguian dit Lota et Gislain Konseiga. A cela s’ajoute, selon les militants, la défiance larvée et la défiance ouverte au président fondateur du parti. « Le président Eddie Komboïgo a conçu la défiance au président Blaise Compaoré avec minutie. Il refuse de faire référence au président Blaise Compaoré à travers ses déclarations, discours et interviews. Dernièrement, il a jeté un discrédit sur l’authenticité des lettres signées par le fondateur du parti. Il instrumentalise des militants à tenir des propos orduriers et inacceptables qui sont couverts par son silence coupable », a expliqué Sané Topan.

De la guerre judiciaire

La voie de la saisine de la justice s’imposait au regard du comportement du président Eddie Komboïgo selon Sané Topan. En effet, au séminaire du BEN, les militants du parti demandent au président de respecter certains préalables à savoir la transmission en toute urgence du projet du budget du congrès, la lecture au BEN de la 3e lettre du président d’honneur qui recommandait de rester pour quelques temps au moins en partage d’union de peine avec les nombreuses familles endeuillées suite au drame d’Inata. Selon Sané Topan, le président Eddie Komboïgo n’a accordé aucune considération à ces préalables préférant poursuivre le séminaire. Toute chose qui a contraint certains vices présidents et membre du BEN à quitter le séminaire. Devant une telle forfaiture la commission contrôle et vérification a adressé une correspondance à Eddie Komboïgo selon Sané Topan, l’invitant à respecter les textes fondamentaux du parti et à reporter le congrès et la tenue des instances y afférentes à une date ultérieure par respect des prérogatives du président d’honneur contenues dans les textes fondamentaux du parti pour l’intérêt supérieur.

Suite donc à ces différentes interpellations, le président Eddie Komboïgo a tenu à organiser le congrès. « Dans ce cas de figure, la voie judiciaire s’imposait. Ainsi, nous les signataires de la correspondance au président du parti avons testé le parti en justice par un référé. C’est ainsi que le 3 décembre, le procès s’est tenu et le juge dans son ordonnance a suspendu le 8e congrès des 4 et 5 décembre », a conclu Sané Topan. Les militants interpellent donc Eddie Komboïgo à savoir raison gardée et ne compte pas se taire face aux  » manigances  » politiciennes.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Inata et Arbinda : Le général Simporé galvanise les troupes au front

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Inata et Arbinda: telles sont les localités qui ont reçu la visite du Général Simporé accompagné du CEMGA ce lundi 6 décembre 2021. Objectif, galvaniser les unités et les encourager dans leur mission de défense et de sécurisation du territoire.

A l’occasion, les deux hauts responsables militaires ont échangé avec les hommes et ont évalué la situation opérationnelle. Ils ont, à Arbinda, rencontré les autorités administratives, coutumières et religieuses, pour leur transmettre un message d’espoir et leur dire combien leur combativité auprès des unités est fortement appréciée.

Des sujets relatifs aux conditions des VDP, des déplacés internes et bien d’autres relatifs aux conséquences du terrorisme ont été abordés. Cette sortie a permis de voir des hommes engagés et déterminés, dans des conditions trés exigeantes, à défendre vigoureusement la Patrie à Inata et Arbinda.

« 𝐽𝑒 𝑟𝑒𝑡𝑖𝑒𝑛𝑑𝑟𝑎𝑖 𝑠𝑢𝑟𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑓𝑎𝑖𝑡𝑒 𝑠𝑦𝑚𝑏𝑖𝑜𝑠𝑒 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑉𝐷𝑃 𝑔𝑒𝑛𝑑𝑎𝑟𝑚𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑚𝑖𝑙𝑖𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑑’𝑢𝑛𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑡, 𝑒𝑡 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝐹𝑜𝑟𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝐷𝑒́𝑓𝑒𝑛𝑠𝑒 𝑒𝑡 𝑝𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑’𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑡 𝑎̀ 𝐴𝑟𝑏𝑖𝑛𝑑𝑎. 𝐶𝑒𝑡 𝑒𝑥𝑒𝑚𝑝𝑙𝑒 𝑚𝑒́𝑟𝑖𝑡𝑒 𝑑’𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑑𝑢𝑝𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒́ 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑑’𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑙𝑜𝑐𝑎𝑙𝑖𝑡𝑒́𝑠  » dira le MDNAC. Pour le représentant des notables de Arbinda, cette visite, au-delà de la considération à eux faite, met du baume dans leurs cœurs. Il en a profité pour magnifier la parfaite entente entre populations et FDS avant de conclure que Arbinda restera debout.

Il faut noter que c’est une population sortie nombreuse qui a accueilli le MDNAC et sa suite à Arbinda.

Source : Etat-major général des armées

Mali : Le gouvernement suspend l’exportation de plusieurs produits dont le riz et la graine de coton

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 Le gouvernement malien a décidé, lundi, dans un arrêté interministériel consulté par l’Agence Anadolu, de suspendre l’exportation du maïs, du mil, du riz local, des tourteaux de coton, du sorgho et de la graine de coton, jusqu’à nouvel ordre. Dans l’arrêté, le gouvernement indique vouloir «sécuriser le ravitaillement des marchés nationaux en produits issus de l’agriculture ».

« L’exportation de la graine de coton, des tourteaux de coton, du mil, du sorgho, du maïs et du riz local est suspendue jusqu’à nouvel ordre », précise le document signé par le ministre de l’Economie et des Finances, Alousseini Sanou, ainsi que du ministre de l’Industrie et du commerce, Mohamoud Ould Mohamed.

Le document explique que « le directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence, le directeur général des douanes, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’application du présent arrêté qui sera publié partout où besoin sera ».

Des économistes expliquent que cette décision du gouvernement de la transition vise à protéger l’économie et prévenir contre un éventuel embargo des chefs d’Etats de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui se réuniront en session ordinaire le 12 décembre pour examiner les sanctions supplémentaires de la CEDEAO contre le Mali et la Guinée.

« Cette mesure vise à protéger l’économie locale. C’est ce qu’on appelle le modèle de protectionnisme de l’économie. Non seulement ça va encourager la consommation locale mais vise également à réduire le prix des produits et à prévenir contre tout embargo de la CEDEAO », a noté Ibrahim Mariko économiste au Centre Sènè d’Études Stratégiques, dans une déclaration à l’Agence Anadolu.

Les responsables de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest vont se réunir le 12 décembre courant en session ordinaire. Les chefs d’États de la CEDEAO ont chargé le président de la Commission d’examiner et de proposer des sanctions supplémentaires contre le Mali et la Guinée, si la situation persiste.

Source: Agence Anadolu

Projet « Giving for change » dans le Sahel : Dori a accueilli le lancement officiel

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Présidée par le haut-commissaire de la province du Séno, Maurice Konaté, représentant le gouverneur de la région du Sahel, le lancement officiel du projet « Giving for change » a eu lieu le samedi 4 décembre 2021, dans la salle polyvalente de Dori. Celle-ci avait comme parrain, Alkhassoum Maïga, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, représenté par Ibrahim Maïga.

« Giving for change », est un projet novateur qui se veut, « une forme et une force pour un développement uniquement piloté localement qui renforce la capacité et la voix de la communauté dans la revendication, l’opérationnalisation et l’expansion des droits de l’homme, renforce la compréhension et la confiance, nourrit la solidarité et, plus important encore, exploite et s’appuie sur les ressources locales qui sont regroupées pour bâtir et maintenir une communauté forte ». C’est ce qui ressort en substance de la présentation du projet lors de son lancement officiel le 4 décembre dernier à Dori. Et l’objectif est de renforcer la liberté d’expression en amplifiant les voix des communautés revendiquant leurs droits envers les détenteurs du pouvoir.

                                         Les autorités lors du lancement officiel du projet « Giving for change »

D’un coût de plus d’un milliard de FCFA pour une période de cinq ans et sur un financement du ministère néerlandais des Affaires étrangères comme l’une des vingt alliances partenaires dans le cadre du programme « Power of voices », le projet « Giving for change » va être mis en œuvre dans six régions du Burkina. Il s’agit des régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Est, du Centre-Nord, de l’Est, du Nord et du Sahel et va se lancer dans le renforcement des capacités des structures associatives de base avec comme public cible, les jeunes et les femmes.

Dans la région du Sahel où le projet a été lancé, l’Association Dagnal Roobè (ADR) et l’Association Beno OSegui (ABOS) se sont mises ensemble sous la supervision de l’Association burkinabè de Fund Raising. Il faut relever que c’est un projet né suite à la confiance acquise après la mise en œuvre d’un projet antérieur qui avait travaillé avec 41 organisations à base communautaire sur une période de quatre ans.

                                     Les populations du Sahel s’engagent pour le changement 

Tout en saluant la naissance de ce projet, le président de l’ADR et leader des associations pour le Sahel, Hassane Idarè Cissé dit Fadoul a fait savoir que c’est « un projet venu pour nous ». Ibrahim Maïga a traduit la disponibilité du parrain, le Pr Alkhassoum Maïga, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, à accompagner de telles initiatives. C’est dans le même sens qu’est intervenu le haut-commissaire du Séno, Maurice Konaté, représentant le gouverneur de la région du Sahel, pour ce projet novateur qui entend engranger des résultats en milieu rural et lutter contre la pauvreté.

Par Charles FELIX (www.burkinanews.info)

Grande muraille verte : 4e rencontre au sommet sur le financement du programme

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a pris part, le 3 décembre 2021 par visioconférence, à la 4e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte (APGMV).

La conférence a réaffirmé l’importance de la Grande muraille verte qui s’étend de Dakar à Djibouti, avec comme ambition la restauration des terres dégradées, la protection de l’environnement, et la consolidation du processus de développement.

Cette rencontre a été une occasion pour les participants d’échanger sur le fonctionnement du secrétariat exécutif, le financement de l’organisation et la mise en œuvre des décisions issues du sommet des chefs d’Etat.

A l’issue de la conférence, le ministre burkinabè de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, Siméon Sawadogo a fait un point à la presse. Selon lui, l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte est un instrument que l’Union africaine a mis à la disposition des Etats dans le cadre de la lutte contre la déforestation et pour la restauration des écosystèmes. Elle est considérée comme un instrument de mise en œuvre des activités et les agences nationales, comme des structures d’exécution.

La réalisation de la Grande muraille verte nécessite environ 17,7 milliards de dollars US et permettra de créer 10 millions d’emplois verts, de restaurer 100 millions d’hectares de terres dégradées et de séquestrer 250 millions de tonnes de carbone.

« La Conférence des chefs d’Etat a préconisé que l’apport au niveau international soit fait sur la base des subventions et des dons afin de ne pas alourdir les dettes des Etats africains », a souligné le ministre Siméon Sawadogo.

Le président du Nigéria, Muhammadu Buhari a été élu président de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement et Dr Sayid de la République du Tchad nouveau Secrétaire exécutif de l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte.

Le président du Faso a traduit l’engagement du Burkina Faso dans la mise en œuvre de toutes les recommandations de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement et des projets de la Grande muraille verte.

Direction de la communication de la présidence du Faso

Réseau des organismes de gestion des financements aux médias de la CEDEAO : Ag Ibrahim Mohamed prend les rênes !

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Un Réseau des organismes de gestion des financements et aides aux médias de l’espace Cedeao (ROGAM CEDEAO), a été créé mardi à Abidjan, avec pour président le Burkinabè Ag Ibrahim Mohamed.

Ibrahim Mohamed, le directeur général du Fonds d’appui à la presse privée du Burkina Faso, a été porté à la tête du Réseau des organes de financement et d’aide publique aux médias de l’espace CEDEAO.

Élu pour un « mandat de deux ans non renouvelable », M. Ibrahim Mohamed a exprimé un sentiment de fierté et un honneur pour son pays qui assure la présidence de ce réseau. Il s’est félicité de ce que « les choses se sont passées dans la transparence et l’esprit de consensus ».

« Je place ma mandature sous le sceau de la cohésion, de la fraternité et de la solidarité », a-t-il déclaré, en marge de la cérémonie de clôture de ce Colloque international sur l’aide publique aux médias qui a réuni les organes de gestion des fonds d’appui aux médias privés de la CEDEAO.

Déclinant sa vision, M. Ibrahim Mohamed a dit que ces organes de financement doivent « aller capter des fonds auprès de partenaires étrangers » pour venir soutenir l’aide publique dans la prospective d’appuyer les médias privés.

Toutefois, fera-t-il observer, « les médias, autant ils sont jaloux de leur indépendance, autant ils doivent être indépendants économiquement ». Cette assistance publique vise notamment la viabilité des médias.

  1. Jean Martial Adou, le directeur de cabinet du ministre ivoirien de la Communication, des médias et de la Francophonie, a apprécié la qualité des travaux de ce Colloque international sur l’aide publique aux médias, qui a duré deux jours.

« Pour le gouvernement ivoirien, tous les efforts seront faits afin d’appliquer vos recommandations, et cela le plutôt possible », a dit M. Adou, indiquant que l’Etat ivoirien envisage de plaidoyer afin qu’elles soient implémentées dans chaque pays, selon ses réalités.

« J’adresse mes félicitations au président élu du Réseau des organes de gestion de l’aide publique au développement des médias privés dans l’espace Cedeao et j’espère que votre mise en synergie contribuera au bonheur des médias dans notre espace », a-t-il dit.

L’Assemblée des membres fondateurs a choisi la Côte d’Ivoire pour abriter le siège du réseau. Le Sénégalais Ali Ndiaye a été désigné vice-président, l’Ivoirienne Bernise Nguessan (directeur général du FSDP) secrétaire permanent, et le Cabinet Deloitte comme commissaire aux comptes.

Le Colloque international sur l’aide publique aux médias a été organisé, du 29 au 30 novembre 2021, par le Fonds de soutien et de développement de la presse (FSDP) de Côte d’Ivoire autour du thème « Quelles stratégies d’appui durable au développement des médias dans l’espace ? ».

APA

Burkina: Les boulangers annoncent une augmentation du prix du pain

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Le prix de la miche de pain pourrait passer de 150 FCFA à 200 F CFA d’ici le 15 décembre, selon la Fédération burkinabè des patrons de boulangeries, pâtisseries, confiseries.

Dans une correspondance datée du 25 novembre adressée au ministre du commerce, la Fédération burkinabè des patrons de boulangeries, pâtisseries, confiseries annonce que la miche de pain coûtera 200 francs CFA à compter du 15 décembre si rien n’est fait. « Par la présente, nous portons à votre connaissance que si aucune solution ou mesure d’atténuation n’ont pu être trouvées afin de soulager le secteur de la boulangerie d’ici mi-décembre 2021, la fédération sera dans l’obligation de procéder à une augmentation du prix du pain qui passera de 150 FCFA à 200 F CFA», a indiqué la Fédération dans sa lettre.

Elle explique cette éventuelle hausse par l’augmentation du prix de la farine qui est passé de 350 000 FCFA à 420 000 Francs CFA. Outre le prix de la farine, les patrons de boulangeries dénoncent une concurrence déloyale d’un de leurs confrères : «Plusieurs rencontres ont été tenues afin de dénoncer la concurrence déloyale imposée par un de nos confrères »,  ont-ils précisé.  La fédération souligne également que la situation a déjà entraîné la fermeture de plusieurs boulangeries.

Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Message du président du Faso a la nation : Les Burkinabè veulent désormais plus de pragmatisme !

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Ceci est la réflexion d’un citoyen burkinabè sur le message à la nation du président du Faso prononcé dans la nuit du jeudi 25 novembre dernier.

L’attaque menée par des djihadistes dans la matinée du 14 novembre 2021 à Inata, dans la région du Sahel, et qui a fait 57 victimes dont 53 gendarmes, est la plus meurtrière qu’ont subi les Forces de défense et de sécurité (FDS) du Burkina depuis l’accession à la magistrature suprême de Roch Marc Christian Kaboré. Une situation difficilement digérable par les Burkinabè qui ne savent plus où donner de la tête désormais. Et près de deux semaines après, le président du Faso s’est adressé à la Nation. Un discours très attendu surtout dans le fond et à ce niveau, ils sont nombreux, les Burkinabè qui semblent avoir trouvé une certaine satisfaction. En effet, il s’est montré un peu plus pragmatique dans ses propos que lors de ses précédents messages. Des suites de l’enquête sur l’attaque d’Inata, il affirme que le rapport lui sera remis le mardi 30 novembre 2021 avant de souligner qu’il en tirera toutes les conséquences à travers des sanctions disciplinaires et surtout judiciaires appropriées. Et d’ordonner la présence active et effective des chefs militaires sur le théâtre des opérations aux côtés de leurs soldats. Donc fini la bureaucratie critiquée depuis belle lurette de bon nombre d’officiers pendant que les soldats sont abandonnés à eux-mêmes sur le terrain. Pour accompagner cette nouvelle démarche, le président du Faso a évoqué des changements au sein des FDS où il se rend finalement de nombreux dysfonctionnements. Certes, il a fait cas d’une équipe gouvernementale beaucoup plus soudée et resserrée mais, là où le premier magistrat burkinabè fait un pas de plus, c’est le fait d’annoncer qu’il aura, dans quelques jours, une concertation avec les autorités judiciaires et l’Autorité supérieure du contrôle de l’Etat et de la lutte contre la corruption (ASCE-LC) pour une opération mains propres contre la corruption.

Pourquoi ne pas croire une fois à la bonne foi et la sincérité

De belles annonces mieux qu’auparavant mais dont l’opinion n’est pas étrangère puisque ce sont des faits connus depuis toujours du commun des mortels burkinabè. Mais là, il est plus que rassurant et il s’agit désormais de passer aux actes pour montrer sa bonne foi d’aborder un nouveau virage et faire renaitre le crédit de confiance qui semble avoir pris un coup. Cette fois-ci, on peut l’affirmer, le chef de l’Etat a plus que fait preuve de bonne foi dans son adresse. Au-delà d’un homme qui a visiblement pris un coup au moral, c’est un président du Faso qui prend la ferme décision d’assumer en montant au front pour mettre fin à ces dysfonctionnements inexplicables, inacceptables, incompréhensibles et intolérables à tous les niveaux de la gouvernance du pays. Une conviction à traduire dans les faits et ne pas hésiter à sanctionner même ses plus proches collaborateurs et amis qui auront failli dans leurs gestions ou auteurs de crimes économiques. Face à cette sincérité du chef de l’Etat dans ses propos et dans l’attente de la matérialisation de ceux-ci, on aurait pu faire ce petit effort de patriotisme et en faisant l’économie des manifestations de ces derniers jours pour donner de la sérénité au président du Faso dans ses prochaines prises de décisions annoncées. Une façon de l’attendre au prochain virage s’il ne fait pas preuve de réalisme politique face au peuple. Roch Marc Christian Kaboré est à son deuxième et dernier mandat et donc, rien et absolument rien ne devrait l’empêcher de frapper dans la fourmilière pour plus d’espérance dans la gouvernance du Burkina.

J.C.O

Accusation contre le Maroc : L’incroyable CSC de Abdelmadjid Tebboune !

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Dans sa « guerre ouverte » contre le Maroc, le président de la République algérienne Abdelmadjid Tebboune a formulé une nouvelle accusation abracadabrantesque qui prête à sourire : le Maroc tenterait de saper le moral du coach de l’équipe d’Algérie.

 Le président algérien a accusé, dans une interview accordée ce vendredi 26 novembre à la presse de son pays, « des éléments de l’intérieur et des parties étrangères en provenance de cette direction (l’ouest, pour signifier le Maroc, ndlr) de saper le moral de Djamel Belmadi». « Ils ont mobilisé leur sites électroniques » contre l’entraineur de l’équipe de football de l’Algérie. Pour eux « l’essentiel est de créer, par tous les moyens, des problèmes à l’Algérie », a renchérit Tebboune

Cette accusation fallacieuse, sortit tout droit de l’imagination d’individus manquant de créativité, prête à sourire mais surtout mérite une analyse. Si le Maroc tentait des manœuvres contre l’équipe nationale d’Algérie comme le déclare le chef de l’Etat de l’Algérie, pourquoi la Fédération algérienne de Football (FAF) n’a pas déclaré cela officiellement et notifié les instances du football continental et mondial que sont la FIFA et la CAF ?

On peut aisément s’imaginer que si l’Algérie avait des preuves de tentatives de déstabilisation de la part du Maroc, l’instance faîtière du football algérien aurait été prompte à réagir.  Comment peut-on décemment expliquer que le chef de l’Etat algérien se plaigne de soi-disant actes hostiles alors même que les instances du football algérien n’ont jamais communiqué sur ce sujet ?

Aussi, il faut se souvenir qu’il y a quelques semaines, l’équipe d’Algérie de football s’est rendue au Maroc à Marrakech en septembre dernier pour affronter le Burkina Faso dans un match des éliminatoires pour les qualifications à la Coupe du Monde. Le match devait se jouer au Maroc en raison de la non-conformité du stade burkinabè aux normes de la Fédération internationale de football (FIFA).

Dans ce contexte, Fouzi Lekjaa Président de la FRMF avait déclaré que « Le peuple marocain, la Fédération marocaine, et l’ensemble des installations sportives marocaines sont à la disposition de l’entraîneur de la sélection algérienne Djamel Belmadi et ses joueurs ». D’ailleurs, les déclarations des Algériens lors de leur séjour au Maroc montrent qu’ils étaient très heureux de venir y disputer un match. Belmadi, le sélectionneur algérien, avait vanté la qualité de la pelouse sur laquelle sont équipe avait joué, et ce alors qu’il critique régulièrement le terrain Mustapha Tchaker (qui sert de stade pour les matches de l’équipe nationale de l’Algérie à domicile).

Plus récemment, sur le plateau de télévision d’une émission sportive algérienne, l’un des invités avait déclaré, concernant l’idée d’un pays organisateur de la CAN en cas de non organisation du Cameroun : « Le Maroc. Regardez leurs terrains. Ils sont bons, bien entretenus. Et même en cas de pluies, leurs pelouses sont praticables ».

Il semble donc qu’au niveau algérien seul le chef de l’État réussit à trouver des griefs au niveau du football contre le Maroc : bienvenue à El Mouradia Comedy Club.

Correspondance particulière

Présence chefs militaires au front, opération mains propres, gouvernement resserré : Les grandes décision de Roch Kaboré

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Dans son message à la nation dans la nuit du jeudi 25 novembre, le président Roch Marc Kaboré a annoncé de grandes décisions liées au fonctionnement de l’armée, notamment avec la présence effective et active des chefs militaires sur les théâtres des opérations, la réduction du nombre de ministres ainsi qu’une opération « mains propres » pour lutter contre la corruption. Voici l’intégralité de son message.

Peuple du Burkina Faso

Compatriotes de la diaspora

Il y a des moments dans la vie des hommes ou des Etats, où devant les épreuves, le silence est plus éloquent que la parole, tellement la douleur ressentie est vive et insoutenable. L’histoire du Burkina Faso, pleine d’enseignements et la responsabilité qui m’incombe, m’amènent cependant à m’adresser à vous ce soir.

En effet, l’onde de choc consécutive au drame d’Inata survenu le 14 novembre et la multiplication des attaques contre les positions de nos Forces de Défense et de Sécurité à Foubé et à Thiou, nous interpellent tous sur l’urgence d’améliorer nos capacités d’adaptation à la situation.

Nous devons mettre fin aux dysfonctionnements inacceptables qui sapent le moral de nos troupes combattantes et entravent leur efficacité dans la lutte contre les groupes armés terroristes. Tout en saluant l’héroïsme et la bravoure de nos Forces de Défense et de Sécurité, ainsi que l’engagement déterminé de nos Volontaires pour la Défense de la Patrie, je tiens à leur rendre l’hommage mérité de la Nation reconnaissante.

J’associe à cet hommage, toutes les victimes civiles et militaires du terrorisme et je réitère mes vœux de prompt rétablissement aux blessés. Aux familles endeuillées et meurtries dans leurs chairs, aux veuves et orphelins de cette guerre injuste, je renouvelle ma solidarité et celle du peuple entier.

Peuple du Burkina Faso

Chers compatriotes de la diaspora

Autant, nous devons faire corps avec nos Forces de Défense et de Sécurité pour les soutenir et les encourager dans le combat héroïque qu’elles mènent, autant nous devons être intransigeants avec tous les éléments dont le comportement n’est pas acceptable. Nos soldats ne doivent pas être abandonnés à eux-mêmes, du fait de la bureaucratie ou de négligences manifestement coupables.

C’est pourquoi, de l’enquête administrative que j’ai instruite sur Inata, qui sera achevée le mardi prochain, nous tirerons toutes les conséquences disciplinaires et engagerons les poursuites judiciaires appropriées. Il en sera désormais ainsi, dans l’intérêt supérieur de la Nation et pour le succès et la gloire de nos Armes.

La fermeté dont nous ferons preuve afin de mettre chacun devant ses responsabilités sera le ciment de la cohésion, de la discipline et de l’efficacité de nos Forces de Défense et de Sécurité et du lien sacré Armée-Nation que j’appelle de tous mes vœux. La faute d’une poignée d’éléments, ne doit pas servir de prétexte pour jeter l’anathème sur toute l’Armée nationale. Elle demeure notre fierté et mérite amplement notre soutien.

Peuple du Burkina Faso

Compatriotes de la diaspora

Depuis quelques jours, le drame d’Inata a engendré des réactions diverses, somme toute, compréhensibles, du fait des circonstances dans lesquelles il s’est produit. Oui, j’ai compris votre message qui nous invite à un changement de paradigme.

Individuellement et collectivement, nous devons être porteurs de ce changement de comportement pour mettre fin à l’incivisme, à la défiance de l’autorité et à toutes les autres attitudes qui ne font pas de nous de dignes Burkinabè. Il nous faut donc nous engager ensemble à poursuivre l’œuvre de construction de notre Nation dans le respect de la Constitution, des lois et des règlements de la République.

J’attends de chacune et de chacun de mes compatriotes, qu’il cultive toutes les valeurs qui font la dignité du Burkinabè, dans un esprit de solidarité et de grande compassion à l’égard de toutes les personnes affectées par le terrorisme et de celles qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.

En ma qualité de Président du Faso, je voudrais inviter les uns et les autres à savoir raison garder et à ne surtout pas croire que c’est en cassant le thermomètre qu’on guérit de la fièvre. Le peuple burkinabè a le droit et le devoir de s’exprimer librement sur la conduite des affaires publiques. Et j’y tiens particulièrement. C’est pourquoi, j’invite notre vaillante jeunesse à faire preuve de discernement, de vigilance et de retenue, en se démarquant de tous les vendeurs d’illusions qui veulent saper les fondements de notre Nation.

Peuple du Burkina Faso

Compatriotes de la diaspora

Dans le prolongement de la réorganisation de nos Forces armées nationales, j’ai entamé la prise de décisions pour opérer des changements qui seront connus incessamment. Je veillerai scrupuleusement, plus que par le passé, sur les questions de logistique, de primes et de renforcement des capacités opérationnelles de nos forces combattantes. Pour atteindre l’efficacité maximale, la solidarité de toutes les composantes de nos Forces armées nationales est indispensable et exige la présence effective et active des chefs militaires sur le théâtre des opérations, aux côtés de la troupe.

Au plan gouvernemental, la poursuite des investissements dans le secteur de la sécurité et la mise en œuvre des engagements du PNDES appellent à un recentrage et une plus grande rationalisation dans le fonctionnement de nos administrations et institutions. Les circonstances actuelles m’interpellent sur la nécessité de constituer une équipe resserrée et plus soudée pour nous maintenir sur la trajectoire de la croissance économique, et de la poursuite de la lutte contre le terrorisme. Je m’y emploierai dans les jours à venir.

Je lancerai dès la semaine prochaine, après concertation avec les autorités judiciaires et l’Autorité Supérieure de Contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption, une opération mains propres, pour vider tous les dossiers pendants de corruption et éclaircir toutes les affaires qui polluent le quotidien des Burkinabè épris de bonne gouvernance et de démocratie.

Aujourd’hui plus que jamais, j’ai confiance en nos Forces de Défense et de Sécurité, en nos Volontaires pour la Défense de la Patrie et en nos laborieuses populations résilientes pour venir à bout de l’ennemi.

Le Burkina Faso ne pliera pas devant les forces du mal, grâce à la cohésion et à l’unité de toutes ses filles et de tous ses fils.

Vive le Burkina Faso !

Je vous remercie !

COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU JEUDI 25 NOVEMBRE 2021

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 25 novembre 2021, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

Le Conseil a adopté un rapport relatif à la commémoration du 11 décembre 2021 à Ziniaré.

Au regard du contexte national marqué par l’insécurité aggravée ces dernières semaines et à la nécessité d’un recueillement en mémoire des victimes des attaques terroristes, le Conseil a décidé du report en 2022 des festivités du 11 décembre 2021 à Ziniaré dans le Plateau-Central.

Toutefois, la commémoration du 11 décembre 2021 sera marquée symboliquement par une prise d’armes suivie de décorations dans les treize (13) régions du Burkina Faso.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

Le Conseil a adopté un rapport relatif à des propositions de mesures pour une réouverture du Lycée Philippe Zinda KABORE à la rentrée scolaire 2022-2023.

Le Conseil a décidé de la transformation du Lycée Philippe Zinda KABORE en lycée scientifique d’excellence et sa réouverture à la rentrée scolaire 2022-2023.

Cette décision est une matérialisation de la vision du Président du Faso de promouvoir l’excellence dans le système éducatif de notre pays.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret est relatif aux modalités et critères d’évaluation des fonctionnaires d’Etat.

Ce décret vise l’application des dispositions de l’article 4 de la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la fonction publique d’Etat.

L’adoption de ce décret permet de disposer de nouveaux textes règlementaires pour renforcer le dispositif de gestion des évaluations des fonctionnaires d’Etat.

Le second décret porte conditions et modalités d’organisation et de déroulement des stages de formation, de spécialisation et de perfectionnement des fonctionnaires d’Etat.

L’adoption de ce décret permet l’application des dispositions de la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la fonction publique d’Etat en vue de l’amélioration des conditions, des modalités d’organisation et de déroulement des stages des fonctionnaires d’Etat.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE, DES POSTES ET DE LA TRANSFORMATION DIGITALE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret porte définition des modalités de prise en compte des besoins des réseaux de communications électroniques en fibre optique dans la réalisation des autres infrastructures d’utilité publique.

Ce décret vise à prendre en compte les besoins des réseaux de communications électroniques en fibre optique dans la réalisation de nouvelles infrastructures d’utilité publique.

L’adoption de ce décret permet de doter le Burkina Faso d’un cadre juridique pour rationaliser le déploiement des réseaux en fibre optique.

Le deuxième décret porte définition des conditions et modalités générales de partage des infrastructures de communications électroniques.

Ce décret vise à compléter le dispositif juridique en vigueur en y intégrant comme recommandé par le Schéma directeur de l’aménagement numérique (SDAN), le partage d’infrastructures et la promotion de l’aménagement numérique du territoire.

Il impose à chaque opérateur d’établir un schéma de déploiement annuel prévisionnel indiquant le tracé des déploiements de réseaux filaires et les projets d’implantation et de modification de sites radioélectriques.

Le troisième décret porte création, attributions, organisation et fonctionnement du Comité d’orientation stratégique, de suivi et de mise en cohérence des initiatives d’identifiant unique au Burkina Faso.

Ce Comité d’orientation stratégique réunit les départements ministériels porteurs d’identifiant unique. Il permet d’assurer de manière stratégique une synergie d’actions et une interopérabilité entre les systèmes d’identification sectoriels existants ou à venir.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES AMENAGEMENTS HYDRO-AGRICOLES ET DE LA MECANISATION

Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts de l’Ecole nationale de formation agricole de Matourkou.

L’adoption de ce décret permet à l’Ecole nationale de formation agricole de Matourkou de disposer d’un cadre juridique et institutionnel cohérent en vue d’assurer efficacement ses missions.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT ET DE LA VILLE

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de l’Urbanisme, de l’habitat et de la ville.

L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Urbanisme, de l’habitat et de la ville de mettre en cohérence son organisation avec sa nouvelle dénomination et ses nouvelles attributions, conformément au décret n°2021-0002/PRES/PM du 10 janvier 2021 portant composition du Gouvernement et au décret n°2021-0023/PRES/PM/SGG-CM du 1er février 2021 portant attributions des membres du Gouvernement.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants a informé le Conseil de l’ouverture de l’enquête sur les dysfonctionnements constatés à propos du détachement de Inata et a annoncé que les résultats de cette enquête seront disponibles au cours de la semaine du 29 novembre au 03 décembre 2021.

En outre, le ministre de la Défense a informé le Conseil des attaques des détachements de Foubé dans la province du Sanmatenga et de Thiou dans la province du Yatenga respectivement les 21 et 24 novembre 2021.

Le Conseil réitère ses condoléances aux familles éplorées et un prompt rétablissement aux blessés.

II.2. Le ministre de l’Economie, des finances et du développement a informé le Conseil de l’état d’avancement des travaux préparatoires de la Conférence internationale des partenaires pour le financement du PNDES II.

A quelques jours de la tenue de la Conférence prévue pour se tenir les 02 et 03 décembre 2021 à Bruxelles, l’état d’avancement des travaux préparatoires de ladite conférence indique une bonne dynamique quant à la participation des partenaires institutionnels internationaux et des acteurs du secteur privé burkinabè. Le Premier ministre Son Excellence Monsieur Christophe Joseph Marie DABIRE conduira la délégation ministérielle à cette conférence internationale.

II.3. Le ministre de l’Eau et de l’assainissement a informé le Conseil de la tenue de la 40ème session ordinaire du Conseil des ministres de l’Autorité du Bassin du Niger, le 26 novembre 2021 à Ouagadougou.

Cette réunion du Conseil des ministres présidée par le Burkina Faso est précédée du 22 au 25 novembre 2021 par la réunion du comité technique des experts (CTE).

II.4. Le ministre de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi a fait au Conseil le compte-rendu des travaux du 4ème Congrès de l’Union panafricaine de la jeunesse tenu les 15 et 16 novembre 2021 à Niamey, République du Niger.

A l’issue des travaux du Congrès, notre compatriote Moumouni DIALLA, Président du Conseil national de la jeunesse du Burkina Faso, a été élu Président de l’Union panafricaine de la jeunesse (UPJ) pour un mandat de trois (03) ans.

Le Conseil a félicité Monsieur DIALLA ainsi que le Conseil national de la jeunesse du Burkina Faso pour cette confiance de l’Union panafricaine de la jeunesse.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

  1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Monsieur Jean BENGALY, Mle 59 725 L, Ministre plénipotentiaire, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la République de l’Inde.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION, DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

– Monsieur Bakary KONE, Mle 117 403 C, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Madame Sidonie Denise H. BAGUE BADOUN, Mle 105 150 S, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Ambassadeur, Conseiller technique du ministre délégué ;

– Madame Inès BAKIO, Mle 104 407 Y, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Ministre conseiller à l’Ambassade du Burkina Faso à Tokyo (Japon) ;

– Monsieur Jean Claude BAKIONO, Mle 105 153 U, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Ministre conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à Paris.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

– Monsieur Gueswendé Isaac OUEDRAOGO, Mle 96 909 R, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Inspecteur technique du budget ;

– Monsieur Joseph Sidviguinda BOUGMA, Mle 59 917 B, Administrateur des services financiers, est nommé Inspecteur technique du budget ;

– Monsieur Ousmane SANON, Mle 91 242 U, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Inspecteur technique du budget ;

– Monsieur Ismaël OUEDRAOGO, Mle 58 419 Z, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Inspecteur technique du budget ;

– Monsieur Issaka BELEMSIGRI, Mle 53 576 R, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Inspecteur technique du budget ;

– Monsieur Sidiki DRABO, Mle 59 925 D, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de l’ordonnancement et de la comptabilité ;

– Monsieur Salifou OUEDRAOGO, Mle 245 188 V, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur régional du budget du Centre-Ouest.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE

– Madame Aïssa SOUABO/YE, Mle 283 189 W, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice des affaires administratives et financières de la Commission nationale des droits humains (CNDH) ;

– Monsieur Kouané Charlemagne BORO, Mle 210 821 N, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des affaires administratives et financières de la Cour de cassation.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Touridomon Issa SOME, Mle 51 003 P, Professeur hospitalo-universitaire, catégorie P1, 4ème grade, 1er échelon, est nommé Directeur général de l’Enseignement supérieur ;

– Monsieur Wendlassida Olivier YAMEOGO, Mle 12 93, Ingénieur de conception en chimie, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Chef de Département de la formation et l’éducation du Secrétariat permanent de l’Autorité nationale pour la mise en œuvre de la convention sur les armes chimiques (SP/ANCAC) ;

– Monsieur Haidara Moctar TABORE, Officier, Lieutenant-Colonel, est nommé Chef de Département de la Sécurité chimique, de l’assistance et de la protection du Secrétariat permanent de l’Autorité nationale pour la mise en œuvre de la convention sur les armes chimiques ;

– Monsieur Roger BARO, Mle 202 561 P, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chef de Département de la législation et des déclarations du Secrétariat permanent de l’Autorité nationale pour la mise en œuvre de la convention sur les armes chimiques ;

– Monsieur Sébastien KIEMA, Mle 40 983 D, Maître de recherche, catégorie P3, échelle 2, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation des Cascades ;

– Monsieur Gomdaogo Pierre NAKOULIMA, Mle 32 167 P, Professeur titulaire, catégorie P1, 4ème grade, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation du Centre ;

– Monsieur Georges ZOMBOUDRE, Mle 96 00 337 C, Chargé de recherche, catégorie 1, échelle A, 13ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation de l’Est ;

– Monsieur Clément DABONE, Mle 358 597 D, Enseignant-chercheur, catégorie PD, 1er grade, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation du Centre-Est ;

– Monsieur Antarou LY, Mle 250 425 C, Chargé de recherche, catégorie P3, grade initial, 1er échelon, est nommé Directeur régional de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation du Centre-Nord ;

– Monsieur Jonas KOALA, Mle 99 00 411 C, Chargé de recherche, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation du Centre-Ouest ;

– Monsieur Pawendkisgou Isidore YANOGO, Mle 231 936 A, Enseignant-chercheur, Maître de conférences, catégorie P2, grade initial, 1er échelon, est nommé Directeur régional de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation du Centre-Sud ;

– Monsieur Nabèrè OUATTARA, Mle 257 237 D, Maître de conférences, catégorie P1, 1er échelon, est nommé Directeur régional de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation de la Boucle du Mouhoun ;

– Monsieur Steve Léonce ZOUNGRANA, Mle 249 136 B, Maître-assistant hospitalo-universitaire, catégorie P3, 1er grade, 1er échelon, est nommé Directeur régional de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation du Nord ;

– Monsieur Aristide TRAORE, Mle 77 996 H, Maître de recherche, catégorie P2, grade initial, 2ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation du Plateau-Central ;

– Monsieur Ali GARANE, Mle 216 569 R, Maître de recherche, catégorie P2, grade initial, 2ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation du Sahel ;

– Monsieur Raogo Noël GANSAONRE, Mle 348 127 X, Enseignant-chercheur, Maître-assistant, est nommé Directeur régional de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation du Sud-Ouest.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE, DE LA FAMILLE ET DE L’ACTION HUMANITAIRE

– Monsieur Moussa OUATTARA, Mle 53 482 W, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Secrétaire technique du Registre social unique des ménages et personnes en situation de pauvreté et de vulnérabilité au Burkina Faso ;

– Madame Kadidiata DEMBELE/BICKO, Mle 92 518 V, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Directrice générale de la Solidarité nationale et de l’assistance humanitaire ;

– Monsieur Bruno BAYE, Mle 53 491 A, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur régional de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire de la Boucle du Mouhoun ;

– Madame Martine TOPAN/BANCE, Mle 81 993 F, Inspectrice d’éducation spécialisée, 1ère classe, 2ème échelon, est nommée Directrice provinciale de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire du Bam ;

– Monsieur Sansan Edgard Silvère POODA, Mle 41 090 W, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de la Maison de l’enfance André Dupont de Orodara ;

– Madame Salimata ROMBA/CONOMBO, Mle 108 582 V, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice du suivi, de l’évaluation et de la capitalisation ;

– Monsieur Ousseini SORO, Mle 108 486 H, Inspecteur de l’éducation de jeunes enfants, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de la planification opérationnelle ;

– Monsieur Isaac Alassane OUATTARA, Mle 220 406 Z, Conseiller d’éducation féminine, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de la formulation des politiques ;

– Monsieur Gaétan GOROU, Mle 116 730 K, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire du Boulgou ;

– Monsieur Moussa GALBANE, Mle 92 533 W, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire de la Kompienga ;

– Monsieur Oscar DEMBELE, Mle 85 579 U, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Chef de Département des études, de la planification et du suivi-évaluation au Secrétariat permanent du Conseil national pour l’enfance ;

– Monsieur Amidou OUEDRAOGO, Mle 108 592 F, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Chef de Département formation, plaidoyer et de la communication.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES AMENAGEMENTS HYDRO-AGRICOLES ET DE LA MECANISATION

– Monsieur Gaoussou SIDIBE, Mle 207 928 Y, Ingénieur d’agriculture option vulgarisation agricole, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Chef de Département d’appui à la valorisation et à la promotion du riz du Secrétariat technique de l’Initiative présidentielle pour le développement de la riziculture ;

– Madame Wendyam Francine Alida ILBOUDO, Mle 261 074 Z, Conseiller en études et analyses, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Chef de Département du partenariat et des investissements privés rizicoles du Secrétariat technique de l’Initiative présidentielle pour le développement de la riziculture ;

– Monsieur Rigobert GUENGANE, Mle 00 31 885 R, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Chef de Département de l’appui à la production rizicole du Secrétariat technique de l’Initiative présidentielle pour le développement de la riziculture ;

– Monsieur Pascal ZONGO, Mle 24 164 G, Ingénieur agronome, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur général des productions végétales cumulativement Responsable du Programme budgétaire 078 « Développement durable des productions agricoles » ;

– Madame Ebou Charlotte BADO, Mle 304 112 E, Administrateur civil, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Conseiller technique ;

– Monsieur Boureima OUEDRAOGO, Mle 91 221 R, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances ;

– Monsieur Kalifa Wend-Doléa ZIDA, Mle 214 367 K, Ingénieur pédologue, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Chef de Département de la planification et du suivi-évaluation au Secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire ;

– Monsieur Mohamed PORGO, Mle 334 010 K, Maître-assistant, catégorie P3, 1er échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 077 « Economie agricole » cumulativement Directeur général de la promotion de l’économie rurale.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

– Madame Lâmou Emma Chantal NIKIEMA/KI, Mle 111 048 N, Attachée de direction, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Conseiller technique ;

– Monsieur Ibrahim BELEM, Mle 514 747 X, Economiste gestionnaire, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Kuilga Emmanuel YAMEOGO, Mle 49 147 A, Ingénieur des mines, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Secrétaire permanent de la Commission de l’énergie et des mines ;

– Monsieur Yacouba KARAMBIRY, Mle 228 750 K, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Auditeur interne de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE) ;

– Monsieur Patoingnimi Arsène TIENDREBEOGO, Mle 358 753 W, Ingénieur de la géologie et des mines, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de la promotion des substances de carrières ;

– Monsieur Aristide BELEMSOBGO, Mle 315 004 J, Ingénieur des travaux de la géologie et des mines, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de la géologie ;

– Monsieur Athanase BOUDA, Mle 104 686 E, Ingénieur des mines, 1ère classe, 8ème échelon est nommé Directeur des exploitations minières, artisanales et semi-mécanisées.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE, DE LA PROMOTION DE L’ENTREPRENEURIAT ET DE L’EMPLOI

– Monsieur Mathias BAGA, Mle 279 048 V, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi du Zoundwéogo ;

– Monsieur Bakary TRAORE, Mle 238 577 M, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi du Sanmatenga.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT ET DE LA VILLE

– Monsieur Martin BAKO, Mle 118 960 F, Administrateur civil, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Chargé de missions en remplacement de Monsieur Blaise SOME ;

– Monsieur Hubert KABORE, Mle 97 606 A, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon est nommé Directeur de l’administration des finances.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

– Monsieur Hamidou BELEM, Mle 117 264 P, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, est nommé Chargé de missions en remplacement de Monsieur Boubacar K. DAO ;

– Monsieur Moussa DICKO, Mle 216 762 Y, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Alassane WAONGO, Mle 49 913 F, Professeur certifié, 1ère classe, 15ème échelon, est nommé Directeur de la promotion des industries culturelles et créatives ;

– Monsieur Sanou DEMBELE, Mle 282 364 U, Conseiller d’éducation, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Mouhoun ;

– Monsieur Moudou GNANOU, Mle 38 210 E, Instituteur certifié, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme de la Kossi.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs et de Présidents aux Conseils d’administration :

– du Service national pour le développement (SND) au titre de la Primature ;

– de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO) et du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation ;

– de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) au titre du ministère de l’Agriculture, des aménagements hydro-agricoles et de la mécanisation ;

– de la Société minière IAMGOLD ESSAKANE SA au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières ;

– de la société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B) au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière ;

– de la Minoterie du Faso (MINOFA) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;

– de l’Ecole nationale de l’élevage et de la santé animale (ENESA) au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques.

  1. PRIMATURE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Madame Aguiratou TOU/NANA, Mle 216 748 K, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, Administrateur représentant l’Etat, au titre de la Primature au Conseil d’administration du Service national pour le développement (SND) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Madame Aguiratou TOU/NANA, Mle 216 748 K, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, Présidente du Conseil d’administration du Service national pour le développement (SND) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– Monsieur Antoine BERE, Mle 59 229 S, Professeur titulaire ;

– Monsieur Adama OUEDRAOGO, Mle 110 969 Y, Maître de conférences ;

– Monsieur Emmanuel NANEMA, Mle 49 129 U, Maître de recherche.

Au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières :

– Monsieur Wend Dolean Arsène ILBOUDO, Mle 333 944 V, Ingénieur de recherche ;

– Monsieur Daniel SERME, Mle 22 07 933 Y, Ingénieur électromécanicien.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT LE CORPS ENSEIGNANT

– Monsieur Mohamed BEIDARI, Mle 358 605 F, Assistant ;

– Monsieur Bernard LAMIEN, Mle 358 609 E, Assistant.

Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Monsieur Dima Noaga Salifou DOLLE, Mle 111 124 U, Administrateur des services financiers.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT LE SECTEUR PRIVE

Au titre de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso :

– Monsieur Harouna TOGOYENI, Manager d’établissements d’enseignement secondaire et supérieur.

Au titre du Conseil national du patronat burkinabè :

– Madame Clarisse ZONGO, Gestionnaire des ressources humaines.

Au titre des Organisations professionnelles bénéficiaires des produits de la formation dans les filières enseignées à l’Ecole polytechnique de Ouagadougou :

– Monsieur Guy SANOU, Architecte ;

– Madame Payidwendé Priscille ZONGO, Gestionnaire.

Le troisième décret nomme Monsieur Antoine BERE, Mle 59 229 S, Professeur titulaire, Président du Conseil d’administration de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le quatrième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’INSTITUT DES SCIENCES DES SOCIETES (INSS)

– Madame Sylvie ZONGO, Mle 249 855 W, Chargée de recherche.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’INSTITUT DE RECHERCHE EN SCIENCES DE SANTE (IRSS)

– Monsieur Kounbobr Roch DABIRE, Mle 57 092 T, Directeur de recherche.

  1. MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES AMENAGEMENTS HYDRO-AGRICOLES ET DE LA MECANISATION

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Gomsida OUEDRAOGO, Mle 75 404 M, Ingénieur du génie civil, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement au Conseil d’administration de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Mahamadou BOKOUM, Mle 58 429 K, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) pour une dernière période de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Timbpidian Fidèle NAGANDA, Mle 225 038 X, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration de la société minière IAMGOLD ESSAKANE SA pour une dernière période de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Pindabamba NABALOUM, Mle 55 749 L, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Siaka SORY, Mle 208 037 T, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la Minoterie du Faso (MINOFA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Somtigméda Lambert ZONGO.

  1. MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Kaongo Roger MANE, Mle 209 871 U, Elève technicien supérieur d’élevage, Administrateur représentant les élèves au Conseil d’administration de l’Ecole nationale de l’élevage et de la santé animale (ENESA) pour la durée de son mandat de délégué général.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement

Ousséni TAMBOURA, Officier de l’Ordre de l’Etalon

Marche du 27 novembre : « Nous refusons d’être utilisés comme des cow-boys », coalition des délégués des élèves du Kadiogo

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Des élèves de la ville de Ouagadougou réunis sous la bannière de la coalition des délégués des élèves du Kadiogo ont appelé ce jeudi 25 novembre 2021 leurs camarades à se démarquer de la marche annoncée pour le 27 novembre prochain par des organisations de la société civile.

L’actualité nationale est marquée ces derniers jours par une recrudescence des attaques terroristes. Les récentes attaques à Inata et Foubé qui ont enregistrées de très lourds bilans ont suscité de vives réactions au sein de l’opinion nationale. Des organisations de la société civile appuyées par certains partis politiques ont même annoncé la tenue d’une grande marche le 27 novembre 2021 pour dénoncer la situation sécuritaire délétère et demander du même coup la démission du président du Faso. Pour la Coalition des délégués des élèves du Kadiogo, « cette marche est inopportune ». « Des esprits malins font le tour des établissements pour proposer des sommes d’argent et demander l’accompagnement des élèves pour les marches », a révélé Remi Kaboré, porte-parole de la Coalition. Et d’ajouter : « Nous, élèves nous refusons d’être utilisés comme des cow-boys dans cette situation. Il faut que les gens sachent que le fait que nous soyons des élèves ne font pas de nous des êtres qui ne savent pas ce qu’ils font ».

                                                   Des élèves lors de la conférence de presse de la coalition 

Selon la Coalition, lorsque les élèves battent le pavé à travers leurs grèves, c’est pour réclamer de meilleures conditions de vies et d’études. Elle trouve donc « malsain » que certaines personnes veuillent utiliser les élèves pour atteindre leur objectif. « Les élèves ne sont mêlés aucunement à ces marches de soutient ou de demande de démission », a martelé Rémi Kaboré.

La Coalition lance, par ailleurs, un appel au gouvernement afin qu’il trouve urgemment des solutions pour endiguer le terrorisme qui depuis plus de 5 ans met en mal la paix dans le pays.

 « Nous lançons un appel aux plus hautes autorités de ce pays au dialogue inclusif de tous les acteurs afin de sauver notre système éducatif sinon à cette allure on risque de fermer toutes nos écoles, chose qui est très mauvaise pour un pays », ont déclaré en sus les conférenciers.

Par Ismaël Sawadogo pour Burkinanews.info

Marche du 27 novembre : La jeunesse du CFOP donne son quitus !

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La marche du 27 novembre 2021 vient d’avoir un soutien de poids. Il s’agit des jeunes des partis membres du cadre de concertation du Chef de file de l’opposition politique du Burkina Faso. Ces derniers ont indiqué soutenir le mouvement lors d’une conférence de presse animée ce jeudi à Ouagadougou.

Ces derniers jours sont décisifs pour la marche annoncée du 27 novembre prochain. Si certaines organisations de la société civiles et certains partis politiques appellent les Burkinabè à se démarquer, d’autres par contre ne cache pas leur soutien. C’est le cas de la jeunesse des partis politiques membres du cadre de concertation du Chef de file de l’opposition politique du Burkina Faso (CFOP).

En effet, lors d’une conférence de presse animée, jeudi 25 novembre, les jeunes de l’opposition politique burkinabè ont fustigé la gestion de la crise sécuritaire par le pouvoir. « Le Burkina Faso a mal à sa gouvernance dans tous les secteurs de la vie nationale. Tous les indicateurs sont au rouge vif. La corruption n’a jamais été à son paroxysme qu’avec le pouvoir du président Kaboré », dénonce Modeste Ouédraogo, président de la jeunesse du CFOP/BF.

Il a laissé entendre que l’ultimatum de leur champion Eddie Komboïgo se justifiait au regard de la situation nationale. « Comment peut-on abandonner des hommes sur le théâtre des opérations sans provisions alimentaires malgré les cris de détresse ? Que dire des primes de motivation, des prises en charge sanitaires ? Dans ces circonstances, comment nos FDS peuvent-elles avoir le moral au beau fixe pour combattre l’ennemi alors que la représentation nationale a voté un budget de plus de 700 milliards de FCFA au profit des FDS dans la lutte contre le terrorisme ? », s’interroge Modeste Ouédraogo.

La jeunesse du CFOP a invité le président Kaboré à tirer toutes les conséquences de sa gestion.

Par Brigitte Kollo SANOU (www.burkinanews.info)

Situation nationale : « Demander la démission du chef de l’Etat est légitime pour tout Burkinabè », Action concorde

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Action concorde, mouvement de la société civile était face à la presse nationale, ce jeudi 25 novembre 2021 pour donner sa lecture sur la situation nationale marquée par la crise sécuritaire et les marches tous azimuts.

L’attaque contre le détachement de gendarmerie de Inata ayant causé la mort d’une cinquantaine de gendarme a mis le feu aux poudres. Depuis, les marches se sont multipliées demandant parfois la démission du président Roch Marc Kaboré. Sont de ceux-là, le mouvement Action concorde qui était face à la presse ce jeudi.

Le coordonnateur Lassina Ouédraogo a dénoncé l’immobilisme du pouvoir qui passait son à minimiser le phénomène terrorisme en 2015 lors des premiers actes terroristes. « Six ans après, on n’a ni homme fort ni institutions fortes. A la place, on a un pays exsangue, qui à en croire certains spécialistes, mettra du temps pour retrouver la quiétude d’antan », constate-t-il. Il a également chargé le chef de file de l’opposition politique pour collusion avec le pouvoir à travers « son silence coupable ».

« Le président Roch Kaboré doit en tirer toutes les conséquences et mettre fin aux souffrances de notre pays », exige-t-il. Lassina Ouédraogo a également invité les autorités coutumières et religieuses à faire entendre raison au président du Faso afin qu’il rende le tablier car le sang a trop coulé. Concernant la marche du 27 novembre prochain, Action concorde a invité les Burkinabè et particulièrement la jeunesse à sortir massivement pour se faire entendre : « Demander la démission du chef de l’Etat est légitime pour tout Burkinabè. »

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Sanaba/Province des Banwa: Des hommes armés endommagent le commissariat de police

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Des individus armés non identifiés ont saccagé le commissariat de police de Sanaba, dans la province des Banwa, dans la nuit du lundi 22 au mardi 23 novembre 2021, affirment nos confrères de l’Agence d’information du Burkina (AIB).

Ainsi, les populations, informées de l’imminence d’une attaque terroriste, avaient décidé de ne pas pointer le nez dehors dès 19 heures. C’est un peu plus tard dans la nuit, rapportent l’AIB, que ces hommes armés, venus en grand nombre, ont fortement endommagé le poste de police. Heureusement, aucune perte en vie humaine n’est à déplorer.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Suspension internet mobile : Le gouvernement s’explique !

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On en sait désormais un peu plus sur les perturbations de la connexion internet constatées depuis la nuit du samedi 20 novembre 2021, dans plusieurs villes du pays. En effet, c’est en application des dispositions des articles 44 à 46 de la loi N°061-2008/AN du 28 novembre, que le gouvernement a procédé à « une suspension de l’internet mobile pour une durée de 96 heures à compter du samedi 20 novembre 2021 à vingt heures sur toute l’étendue du territoire national ». Cependant, l’internet fixe n’est pas concerné par cette décision comme l’explique le communiqué ci-dessous.

Voilà qui met définitivement fin aux rumeurs.

Suspension d’internet mobile : Eddie Komboïgo dénonce une « mesure arbitraire, abusive et injuste »

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Ceci est la déclaration du Chef de file de l’opposition politique du Burkina Faso (CFOP-B), Eddie Komboïgo, relative à la suspension de la connexion internet sur mobile.

Dans la nuit du 20 novembre 2021, aux environs de 22heures 30mn, la connexion internet mobile a été brutalement interrompue au Burkina Faso. Ainsi, le pays se retrouve privé de la connexion internet mobile devenue un moyen privilégié de travail et de communication pour la majorité des citoyens sans la moindre explication ni du gouvernement ni des trois compagnies de téléphonie mobile.

Elle intervient dans un contexte marqué par les réactions légitimes des citoyens face aux mauvaises réponses apportées au plan sécuritaire ainsi qu’à une grave crise de gouvernance.

Cette mesure arbitraire, abusive et injuste qui apparait comme une forme de musèlement de la liberté d’expression est inacceptable.

Par conséquent, l’opposition politique réunie autour du chef de file de l’opposition, exige le rétablissement immédiat de la connexion internet mobile, et met en garde le Gouvernement contre toutes les conséquences que cette mesure aux antipodes de l’Etat de droit pourrait engendrer.

Le Chef de File de l’Opposition

Wend-Venem Eddie Constance Hyacinthe KOMBOIGO

Burkina : La connexion mobile perturbée

Depuis hier samedi 20 novembre 2021, la connexion mobile connait des difficultés. Nombreux sont les Burkinabè qui n’arrivent plus à avoir accès, malgré leurs mégabits, à avoir accès à leurs différents comptes faute de connexion.

Malgré la persistance du phénomène, aucun communiqué officiel n’a été publié de la part des trois opérateurs qui exercent au Burkina Faso, à savoir Orange Burkina, Moov Africa et Telecel Faso.

Par Brigitte Sanou (www.burkinanews.info)

Reconstitution du Fonds mondial VIH/SIDA, tuberculose, paludisme : Le président du Faso échange avec le directeur exécutif

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a eu des échanges, ce 19 novembre 2021, par visioconférence avec le Directeur exécutif du Fonds mondial pour la lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme, Peter Sands. Les échanges ont porté sur la reconstitution des ressources du Fonds.

Le Directeur exécutif a félicité le président du Faso pour son leadership dans la mobilisation des ressources, lors de la dernière conférence de reconstitution du Fonds mondial. Il a encore sollicité l’appui du chef de l’Etat pour mener un plaidoyer auprès des donateurs, pour une meilleure mobilisation dans le cadre de la prochaine conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial.

Le chef de l’Etat a marqué son accord pour jouer le rôle de champion dans la mobilisation des acteurs. « Le Burkina Faso est très conscient de ce que le Fonds mondial a eu à faire pour notre pays, aussi bien dans la lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, et également dans la lutte contre la pandémie de la Covid-19 », a indiqué le président du Faso.

Dans le cadre de la lutte contre le paludisme, le chef de l’Etat a souhaité la prise en compte des réalités locales de chaque pays dans la prochaine campagne de distribution de moustiquaires imprégnées, surtout dans un contexte de crise sécuritaire et sanitaire.

« Nous souhaitons regarder les possibilités africaines voire locales, sous réserve de brevets certifiés, les possibilités à termes de fabriquer localement ces moustiquaires imprégnées aux normes internationales, qui feront l’objet d’accords entre le Fonds mondial et notre pays », a affirmé le président du Faso.

Selon le ministre de la Santé, Charlemagne Ouédraogo, qui s’est exprimé à l’issue des échanges, toutes ces questions feront l’objet de discussions approfondies lors d’une mission du Fonds mondial dans les jours à venir au Burkina Faso.

Direction de la communication de la présidence du Faso

Conseil supérieur de la magistrature : Prendre des décisions pour accroître la crédibilité de la justice

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a présidé, vendredi 19 novembre 2021 à Ouagadougou, la rencontre statutaire du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM).

Garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire, le chef de l’Etat a salué la tenue à bonne date de ce rendez-vous annuel en dépit des contraintes de toutes sortes.

« Cette rencontre se tient dans un contexte particulier, un contexte où nous avons le drame d’Inata qui a entraîné beaucoup de morts au niveau de nos Forces de défense et de sécurité. Je voudrais souhaiter que nous puissions avoir, tous, une pensée pieuse pour ces hommes qui se sont battus pour la sauvegarde du Burkina Faso et qui ont payé de leur vie pour cela », a souligné le président du Faso.

Il a rappelé que chaque année, un point est fait sur le fonctionnement, sur les performances des juridictions de l’année écoulée. « Comme cela est d’actualité, le thème qui a été choisi qui est “la place et le rôle de la justice dans la répression des actes terroristes“ est un thème à point nommé (…). C’est une opportunité de voir quel est le rôle et quels sont les moyens nécessaires pour permettre de faire avancer la justice dans ce chantier nouveau ».

Le chef de l’Etat a souhaité que la rencontre participe à la prise de décisions permettant d’accroître la célérité dans le traitement des dossiers et la crédibilité de la justice, pilier essentiel de l’Etat de droit. Au cours de cette rencontre, les travaux vont porter sur la lecture suivie d’échanges sur la synthèse de deux rapports relatifs aux performances des juridictions, et à l’apport de la justice dans la lutte contre les actes terroristes.

Selon le Premier président de la Cour de cassation, président du Conseil supérieur de la Magistrature, Mazobé Jean Kondé, la tenue dans les délais statutaires de cette rencontre entre le président du Faso, garant de l’indépendance de la justice et le CSM en dépit du « sentiment de très vive préoccupation » suscité par la situation sécuritaire liée au terrorisme témoigne de l’attachement du chef de l’État au « respect de la constitution ».

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Criminalité à Ouaga : Un groupe de présumés délinquants dans les filets de la police nationale

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Composé de trois (03) individus dont l’âge est compris entre 32 et 48 ans, ce groupe de présumés délinquants s’était spécialisé dans les vols avec agressions à main armée et les cambriolages. Le réseau commettait ses forfaits dans certains quartiers de la ville de Ouagadougou, notamment dans les quartiers Nagrin, Bonheur-ville, Sandogo, Kourittenga, Patte d’Oie et Ouaga 2000.

En effet, à l’instar de plusieurs autres gangs déjà démantelés, ils procédaient au ciblage et à la reconnaissance de leurs lieux d’opération dans la journée, qui sont généralement les domiciles, les lieux de commerce surtout les points d’entreposage de carburant et les aires de stationnement des véhicules de transports d’hydrocarbures et de marchandises. Ayant au préalable déterminé le rôle de chaque membre du gang, tous les membres se déployaient nuitamment sur les lieux et y tenaient en respect, à l’aide de leurs armes, toutes personnes rencontrées. Ainsi, un vigile d’une société de gardiennage a perdu la vie en mi-octobre 2021 à Nagrin, alors qu’il gardait le groupe électrogène et l’entrepôt de carburant pour le fonctionnement des antennes des compagnies de téléphonie mobiles Telecel Faso et Moov Burkina.

Ils emportaient tout objet de valeur qu’ils trouvaient. Dans les entrepôts de carburant, ils siphonnaient le produit qu’ils transportaient dans des bidons à l’aide d’un véhicule spécialement aménagé à cet effet. Et le carburant ainsi obtenu était stocké dans une station d’essence de la place pour être revendu.

Grâce à la collaboration de la population, le Commissariat de Police de l’Arrondissement de Boulmiougou a pu mettre fin aux activités de ce groupe de malfaiteurs. Au moment de leur interpellation, il a été trouvé en leur possession un (01) véhicule à quatre (04) roues, un (01) tricycle, cinq (05) engins à deux (02) roues, des bidons de 25 litres remplis de Gasoil et divers autres objets.

La Police Nationale renouvelle ses remerciements à la population pour sa perpétuelle collaboration qui a permis l’atteinte de ce résultat. Par ailleurs, elle l’invite à toujours dénoncer les cas suspects aux numéros verts mis à sa disposition que sont : les 17, 16 et 1010.

La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

Financement du PNDES II : La BOAD exprime son intérêt

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, ce 18 novembre 2021 au palais de Kosyam, le président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), Sergé Ekué à la tête d’une délégation.

Le président de la BOAD a fait le point de dossiers techniques au chef de l’Etat. Il s’agit de l’augmentation du capital de la banque, « un moyen qui va permettre à la BOAD d’augmenter largement sa capacité de financement dans la zone et singulièrement sa capacité de financement du Plan national de développement économique et social » du Burkina Faso, selon le président de l’institution financière. M. Ekué dit avoir confirmé au président du Faso, l’intérêt de l’institution qu’il dirige à financer ce plan.

Les autres points abordés avec le chef de l’Etat sont les engagements de la BOAD sur l’aéroport de Donsin et l’amélioration de la notation internationale de la banque par l’agence Fitch. Cette amélioration témoigne, selon lui, du soutien de la banque par ses actionnaires et ses partenaires régionaux et, de la bonne santé financière de la zone. La notation passe ainsi de perspective négative à perspective stable.

La délégation a saisi l’occasion pour marquer la solidarité de l’institution à l’endroit du président du Faso et du peuple burkinabè qui traverse des moments difficiles.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Burkina : Des manifestants bloquent un convoi de l’armée française dans plusieurs villes

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Depuis mercredi, des Burkinabè ont manifesté et barricader la voie pour empêcher un convoi de l’armée française de traverser le territoire national. En effet, informé du passage dudit convoi en provenance du port sec de Bobo-Dioulasso, des manifestants ont spontanément barricadé la voie principale au quartier Boulmiougou, le mercredi 17 novembre 2021 avec des pneus usagés empilés sur le bas-côté et le terre-plein central du bitume, après le pont en allant au centre-ville.

Malgré la présence de la Compagnie républicaine de sécurité qui a parfois fait usage de gaz lacrymogène, ceux-ci ont résisté plusieurs heures. Hier jeudi, le convoi a subi le même sort dans la ville Kaya. Plusieurs dizaines de manifestants ont dénoncé le convoyage de plusieurs centaines de kilogrammes de munitions et des véhicules de guerre alors que le Burkina continue de subir des attaques plus meurtrières les unes que les autres.

Pour eux, cet acte vise à éviter que ce matériel de guerre soit livré aux ennemis du Burkina Faso ou encore acheminé au Niger alors que leur pays en a aussi besoin.

Burkinanews.info

Drame d’Inata : « L’ensemble des personnes concernées feront l’objet de sanctions disciplinaires sans exception », Roch Kaboré

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Au sortir du Conseil des ministres du jour, le président du Faso, Roch Marc Kaboré s’est exprimé sur le drame d’Inata. Il trouve inadmissible les « dysfonctionnements concernant les questions de l’alimentation, de logistiques…» Il a annoncé des décisions fortes et la prise de sanctions disciplinaires contre les personnes concernées.

« C’est avec beaucoup d’affliction que je prends la parole au sortir du Conseil des Ministres au sujet du drame d’Inata. Drame dont l’onde de choc a été importante au niveau des différentes couches sociales de notre pays. Cette situation a amené des réactions diverses que je comprends fort bien. Car il faut le dire. Il ne peut pas être normal en ce moment, que l’Armée qui doit être la structure la mieux organisée, que dans cette armée, nous ayions des dysfonctionnements à un niveau si important ; des dysfonctionnements concernant les questions de l’alimentation, des dysfonctionnements concernant les questions logistiques et autres. Cela est inacceptable et c’est pourquoi je comprends fort bien les différentes réactions de colère qui sont exprimées çà et là.

Je voudrais d’ores et déjà dire que les instructions ont été données pour qu’une enquête administrative soit faite sur l’ensemble de cette question. Nous ne devons plus entendre parler des questions d’alimentation dans notre Armée. Nous ne devons plus entendre parler des questions de primes dans cette Armée. Nous devons mettre nos hommes dans toutes les conditions qui leur permettent d’affronter le terrorisme avec l’ensemble du courage et de la détermination qu’il faut.

Je voudrais par ailleurs, et surtout, présenter mes condoléances et celles du gouvernement à toutes les familles qui ont été touchées par ce drame, et souhaiter un prompt rétablissement aux blessés.

Autant je comprends les réactions de colère qui sont exprimées çà et là, autant je voudrais appeler l’ensemble des Burkinabè à ce que à la mémoire de l’ensemble de ces personnes qui sont tombées au combat pour le Burkina Faso, nous observions une certaine compassion, une certaine dignité pour accompagner les familles éplorées dans leur dure épreuve. C’est une nécessité, c’est un devoir des autres, parce que ceux qui sont partis sont partis dans le combat qu’ils mènent pour défendre le territoire du Burkina Faso. Et nous devons leur donner cet honneur de rester sereins, de pouvoir les accompagner, de pouvoir soutenir leurs familles, afin que nous puissions prendre l’ensemble des mesures que requiert la situation.

Je voudrais également préciser qu’un Conseil supérieur de la Défense nationale sera convoqué incessamment, pour faire le point de l’ensemble de ces dysfonctionnements et prendre les dispositions qui s’imposent. D’ores et déjà, nous avons pris un certain nombre de mesures, et je dis et je répète, qu’au terme de l’enquête, l’ensemble des personnes qui seront concernées dans cette question relative à Inata feront l’objet de sanctions disciplinaires sans exception. Je le précise très bien, sans exception ».

Président du Faso, Roch Marc Kaboré

COMPTE-RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU 17 NOVEMBRE 2021

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 17 novembre 2021, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 15 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Pour le compte du ministre d’Etat, ministre auprès du Président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la cohésion sociale : Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte création, attributions, composition et fonctionnement du Comité national d’organisation du Forum national de la réconciliation. Ce Comité a pour mission l’organisation pratique et la coordination de toutes les activités entrant dans le cadre de la tenue effective du Forum national de la réconciliation prévu du 17 au 23 janvier 2022 à Ouagadougou. L’adoption de ce décret permet la mise en place du Comité national d’organisation du Forum national de la réconciliation.

Le second décret porte nomination des membres du Conseil National d’Orientation et de Suivi (CNOS) de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale. Le Conseil National d’Orientation et de Suivi de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale est un organe consultatif et un cadre de concertation chargé d’orienter et de suivre la politique du Gouvernement en matière de réconciliation nationale et de cohésion sociale. Le CNOS regroupe les représentants des secteurs public et privé, les organisations de la société civile et les autorités coutumières et religieuses.

L’adoption de ce décret permet la nomination des membres du Conseil National d’Orientation et de Suivi (CNOS) de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale. La liste des membres sera publiée dans le Journal officiel du Burkina Faso.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif au programme officiel de la commémoration du 11 décembre 2021 à Ziniaré.

Ce programme présente les manifestations et activités majeures prévues dans le cadre de la commémoration du 61ème anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso dans la Région du Plateau-Central. Cette commémoration du 11 décembre 2021 est placée sous le thème « Réconciliation nationale et cohésion sociale : devoir et responsabilité de tous pour un développement durable du Burkina Faso ».

Le second rapport est relatif à un décret portant abrogation du décret n°2021-0994/PRES/PM/MATD/MINEFID du 13 octobre 2021 portant révision des listes électorales biométriques.

Au regard du défi sécuritaire du moment, il apparait nécessaire de réorienter les impératifs et les priorités de l’heure autour d’une concentration des forces armées nationales sur la lutte exclusive contre les actions destructrices des hommes armés non identifiés.

L’abrogation de ce décret vise l’annulation du processus d’enrôlement des électeurs qui devait se tenir du 14 novembre 2021 au 31 janvier 2022.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

Le Conseil a examiné un rapport circonstancié sur les évènements tragiques suite à l’attaque d’un détachement de la gendarmerie à Inata dans la province du Soum, Région du Sahel.

Au regard des informations relatives d’une part, à la situation du ravitaillement du détachement et d’autre part, aux conditions de la relève des effectifs du détachement de Inata, le Conseil a décidé :

– du relèvement de ses fonctions du commandant du Groupement des forces du secteur Nord ;

– du relèvement de ses fonctions du commandant de la 1ère Région de gendarmerie.

Le Conseil a instruit une enquête administrative à l’issue de laquelle d’autres mesures éventuelles pourraient être prises.

Le Conseil salue la mémoire des hommes tombés, réitère ses condoléances aux familles éplorées et à la famille des Forces de défense et de sécurité (FDS) et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

Le Président du Faso a instruit les ministres chargés de la Défense et de la Sécurité à s’assurer du bon fonctionnement des dispositifs opérationnels au profit des soldats.

Le Conseil invite notre peuple, nos Forces de défense et de sécurité et cela au regard des efforts et des moyens importants déployés depuis 2016 dans la lutte contre le terrorisme, à un génie créateur inclusif pour vaincre le terrorisme.

Le Conseil félicite les FDS, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et les populations pour leur sacrifice et leur engagement dans le combat contre les groupes armés terroristes.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté un décret portant réouverture des frontières terrestres et ferroviaires du Burkina Faso.

Pour compter du 1er décembre 2021, les frontières terrestres et ferroviaires du Burkina Faso seront ouvertes. Toutefois, l’accès ou la sortie du territoire burkinabè est subordonné au respect de l’une des conditions suivantes pour toute personne âgée d’au moins 11 ans :

– la fourniture d’une carte de vaccination contre la COVID-19 ou tout document attestant le schéma complet de vaccination contre la COVID-19 datant d’au moins 14 jours ;

– la présentation d’un document attestant un test PCR négatif datant d’au plus 5 jours à compter de la date du prélèvement ;

– la présentation d’un document attestant un test de diagnostic rapide négatif d’au plus 5 jours à compter de la date du prélèvement.

Le présent décret maintient les conditions sanitaires de voyage par voie aérienne, conformément aux directives communautaires de l’UEMOA relatives à la gestion de la pandémie de la maladie à coronavirus.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Eau et de l’assainissement a informé le Conseil de la commémoration de la Journée mondiale du lavage des mains le 15 octobre et de la Journée mondiale des toilettes le 19 novembre de chaque année.

Instituées par l’Organisation des Nations Unies respectivement en 2008 et en 2001, ces deux journées seront commémorées conjointement le 19 novembre 2021 à Dédougou dans la Région de la Boucle du Mouhoun.

II.2. Le ministre de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique a informé le Conseil de la participation du Burkina Faso à la 26ème Conférence des parties à la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP26) qui s’est tenue à Glasgow en Ecosse, du 31 octobre au 12 novembre 2021.

La délégation du Burkina Faso a présenté à cette conférence les efforts et les politiques publiques de notre pays en matière d’environnement et de changements climatiques et a réaffirmé l’engagement du gouvernement à l’initiative internationale sur la préservation de l’environnement.

III. NOMINATIONS

III. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) au titre du ministère de l’Agriculture, des aménagements hydro-agricoles et de la mécanisation ;

– de la société minière NETIANA MINING COMPANY SA au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières.

  1. MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES AMENAGEMENTS HYDRO-AGRICOLES ET DE LA MECANISATION

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement de mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation :

– Monsieur Ambroise SOME, Mle 28 127 B, Administrateur civil.

Au titre du ministère de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire :

– Monsieur Aboubakar Sidiki BORO, Mle 78 900 L, Sociologue.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA SOCIETE NATIONALE DE GESTION DU STOCK DE SECURITE ALIMENTAIRE

– Monsieur Vincent BAMOGO, Mle 425 900, Gestionnaire des stocks.

  1. MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Yacouba Zabré GOUBA, Mle 59 225 T, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration de la société minière NETIANA MINING COMPANY SA pour une dernière période de trois (03) ans.

Le ministre de communication et des relations avec le Parlement,

Porte-parole du Gouvernement

Ousséni TAMBOURA

Drame d’Inata : le commandant du Groupement des forces du secteur Nord et celui de la 1re Région de gendarmerie relevés de leurs fonctions !

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Drame d’Inata : le commandant du Groupement des forces du secteur Nord et celui de la 1re Région de gendarmerie relevés de leurs fonctions !

Le Conseil a examiné un rapport circonstancié sur les évènements tragiques suite à l’attaque d’un détachement de la gendarmerie à Inata dans la province du Soum, Région du Sahel.

Au regard des informations relatives d’une part, à la situation du ravitaillement du détachement et d’autre part, aux conditions de la relève des effectifs du détachement de Inata, le Conseil a décidé :

– du relèvement de ses fonctions du commandant du Groupement des forces du secteur Nord ;

– du relèvement de ses fonctions du commandant de la 1ère Région de gendarmerie.

Le Conseil a instruit une enquête administrative à l’issue de laquelle d’autres mesures éventuelles pourraient être prises.

Le Conseil salue la mémoire des hommes tombés, réitère ses condoléances aux familles éplorées et à la famille des Forces de défense et de sécurité (FDS) et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

Le Président du Faso a instruit les ministres chargés de la Défense et de la Sécurité à s’assurer du bon fonctionnement des dispositifs opérationnels au profit des soldats.

Source : Conseil des ministres

Burkina : Réouverture des frontières le 1er décembre, voici les conditions !

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Le Conseil, en sa séance du mercredi 17 novembre 2021, a adopté un décret portant réouverture des frontières terrestres et ferroviaires du Burkina Faso. Pour compter du 1er décembre 2021, les frontières terrestres et ferroviaires du Burkina Faso seront ouvertes. Toutefois, l’accès ou la sortie du territoire burkinabè est subordonné au respect de l’une des conditions suivantes pour toute personne âgée d’au moins 11 ans :

– la fourniture d’une carte de vaccination contre la COVID-19 ou tout document attestant le schéma complet de vaccination contre la COVID-19 datant d’au moins 14 jours ;

– la présentation d’un document attestant un test PCR négatif datant d’au plus 5 jours à compter de la date du prélèvement ;

– la présentation d’un document attestant un test de diagnostic rapide négatif d’au plus 5 jours à compter de la date du prélèvement.

Le présent décret maintient les conditions sanitaires de voyage par voie aérienne, conformément aux directives communautaires de l’UEMOA relatives à la gestion de la pandémie de la maladie à coronavirus.

Burkinanews.info

Attaque détachement gendarmerie Inata : le bilan revu à la hausse !

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Le premier bilan provisoire de l’attaque perpétrée contre le détachement de gendarmerie d’Inata, dans la province du Soum faisait état de 20 personnes tuées dont 19 gendarmes et un civil. Sur les antennes de la radiodiffusion télévision du Burkina Faso (RTB), ce lundi 15 novembre, le ministre de la Sécurité, Maxime Koné, a communiqué un nouveau bilan officiel.

Ainsi, ce sont au moins 28 gendarmes et quatre civils soit au total 32 personnes qui ont été tuées lors de cette attaque. Le ministre de la Sécurité indique que 27 gendarmes ont été retrouvés sains et saufs.

Pour rappel, le détachement de gendarmerie d’Inata comprenait entre 100 et 150 hommes.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Attaque meurtrière à Inata : Un deuil national de 72h décrété !

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Suite à l’attaque meurtrière du détachement de gendarmerie d’Inata (province du Soum) ayant occasionné 32 morts, le président du Faso a décrété un deuil national de 72 heures à compter de ce mardi 16 novembre à 00 heure. Voici le communiqué :

Un deuil national de soixante-douze (72) heures, allant du mardi 16 novembre 2021 à zéro (00) heure au jeudi 18 novembre 2021 à vingt-quatre (24) heures est observé sur toute l’étendue du territoire national en mémoire des victimes de l’attaque perpétrée par des individus armés non identifiés le dimanche 14 novembre 2021, contre le détachement de Gendarmerie de Inata dans la Province du Soum, Région du Sahel.

Durant cette période, les drapeaux sont mis en berne sur tous les édifices publics et dans les représentations du Burkina Faso à l’étranger. Les réjouissances populaires, les manifestations à caractère récréatif sont interdites.

Le présent décret sera publié au Journal officiel du Faso.

Burkinanews.info

Banfora : 4 blessés dans un accident à Nofona

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Les riverains du quartier Nofona, à Banfora, ont vécu une scène des plus insolites. Ce dimanche 14 novembre dans l’après-midi, le conseiller dudit quartier en visite dans son fief est descendu de son véhicule pour saluer les habitants et bénéficier d’un bain de foule. Mais ce dernier a omis d’éteindre le moteur et d’enlever la clef. C’est alors qu’un jeune homme s’est introduit dans l’automobile et a mis la radio en marche. Ce dernier a ensuite démarré la voiture sans savoir que celle-ci se mettrait directement en branle. Surpris, il n’a pas eu le temps de réagir que celle-ci alla s’immobiliser sur une dalle après avoir heurté des personnes qui étaient alignées au niveau d’une fontaine dans l’espoir de recueillir de l’eau. Alertée, la police est arrivée sur les lieux pour tenter de comprendre et procéder aux constatations d’usage. Pour rappel, l’accident a fait quatre blessés.

Par Bintou SOMBIE pour Burkinanews.info

Détachement de gendarmerie d’Inata (Soum) : une vingtaine de personnes tuées

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Le détachement de gendarmerie d’Inata dans la province du Soum (région du Sahel) a été la cible d’une attaque terroriste, tôt ce dimanche 14 novembre. Selon les premières informations recueillies, une vingtaine de personnes, notamment 20 gendarmes et un civil, seraient tombées sous les balles de plusieurs dizaines d’individus, armées non identifiés.

Ces derniers avaient pour mission la sécurité de la mine d’or industrielle d’Inata (fermée depuis 4 ans), dans la commune de Tongomayel.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Union panafricaine de la jeunesse : Le siège central bientôt transféré au Maroc

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Communiqué de presse

Considérant les efforts déployés par le Maroc aux niveaux national, régional et international au profit de la jeunesse africaine, comme étant l’un des éléments essentiels garantissant la voie du développement durable du continent africain, et conscient du fait que la sécurité et la prospérité des nations et des peuples nécessitent un investissement optimal dans l’avenir des générations futures en œuvrant à la valorisation du corpus de connaissances dont regorge la jeunesse du continent africain, le Royaume du Maroc se félicite de la décision du Conseil exécutif de l’Union panafricaine de la Jeunesse amendée le 10 novembre 2020, prévoyant le  transfert de son siège central au Maroc.

                                   Le ministre marocain de la Jeunesse et de la Communication, Mohammed Mehdi Bensaid,

Dans ce sens, et conformément aux missions de l’Union panafricaine de la jeunesse visant à promouvoir ses valeurs et ses principes, notamment ceux liés à la paix, à la démocratie et au développement durable en vue de réaliser l’intégration africaine, le siège du Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication a abrité le jeudi 11 novembre 2021, la cérémonie de signature de l’Accord de Siège de l’Union panafricaine de la jeunesse, en présence de M. Mohammed Mehdi Bensaid, Ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, de M. Aliou Oumarou, Président de l’Union panafricaine de la jeunesse, et de M. Souleyman Satigui Sidibé, Secrétaire général de l’Union panafricaine de la jeunesse.

Correspondance particulière

Procès assassinat  Sankara : Passe d’armes entre Gilbert Diendéré et Me Farama

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Le défilé des accusés se poursuit à la barre ce mercredi dans le procès de l’assassinat du président Thomas Sankara. Ce matin, l’on a assisté à une véritable passe d’armes entre le général Gilbert Diendéré et Me Prosper Farama, avocat de la partie civile.

S’adressant à l’accusé, Me Farama a lancé : « Avec tout le respect que je vous dois, quelqu’un qui vous écoute toute une année ne vous comprendra pas », faisant allusion au récit de celui qui était lieutenant au moment des faits. L’avocat laissait ainsi entendre qu’il trouvait ambigüe la chronologie telle que rapportée sur le retour de l’ENAM, où il faisait le sport, au Conseil de l’entente où les tirs étaient en cours.

La réponse du général Diendéré a été toute aussi cash : « Si vous n’avez rien compris, j’ai envie de vous dire que vous êtes bouché ». Et Me Farama de répliquer : « Si moi je suis bouché, je dirai que vous êtes taré ». Le président du tribunal a vite fait de rappeler les deux protagonistes à l’ordre pour calmer la tension.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Lutte contre le terrorisme : Des acteurs économiques sollicitent les détenteurs de pouvoirs mystiques

Les attaques terroristes que vit le Burkina Faso sont l’œuvre d’ennemis qui veulent mettre en échec la démocratie. C’est la conviction de l’Alternative de veille citoyenne des acteurs économiques pour le développement de la patrie qui, au cours d’une conférence de presse ce mardi 9 novembre 2021, propose la création d’une brigade fantôme composée de détenteurs de pouvoirs mystiques et d’anciens combattants expérimentés pour épauler les FDS dans cette guerre.

Meurtrie par la souffrance des populations, l’Alternative de veille citoyenne des acteurs économiques pour le développement de la patrie veut proposer des pistes de solution pour mettre fin aux attaques terroristes. Ce mouvement d’acteurs économiques, qui appelle à un sursaut patriotique de tous les Burkinabè, a retenu un certain nombre de propositions pour une sortie de crise. Dans cette guerre asymétrique, l’Alternative propose la création d’une brigade fantôme composée de détenteurs de pouvoirs mystiques et d’anciens combattants expérimentés pour épauler nos FDS dans cette guerre. Elle propose également la création d’une unité populaire de protection du territoire qui sera composée de FDS en activité ou à la retraite sous le commandement des officiers réservistes et l’instauration d’un service de renseignement populaire rattaché à l’ANR.

Convaincue que la guerre contre le terrorisme ne peut se gagner seule, l’alternative appelle les acteurs économiques, à savoir les opérateurs de téléphonie mobile, les sociétés minières, les transporteurs et le secteur informel à contribuer à l’effort de guerre afin que l’Etat puisse équiper convenablement les FDS et VDP. Elle appelle à un sursaut patriotique pour vaincre le terrorisme. Cependant, le président de l’Alternative, Saibou Koanda, estime que tout cela ne peut se faire que si le président du Faso prend un certain nombre de mesures pour soulager les populations qui souffrent également de la vie chère. Sur ce point, il a appelé le président du Faso « à placer une personne qui a une bonne vision à la tête du département du Commerce afin de mettre fin à la vie chère »  et à s’impliquer personnellement dans la résolution du problème foncier.

Les membres de l’alternative appellent à un sursaut d’orgueil

Aux hommes politiques et aux leaders religieux et coutumiers, Saibou Koanda et ses camarades demandent de jouer leur partition. D’ailleurs, ils disent ne pas comprendre pourquoi « certains Burkinabè tirent à boulets rouges sur le président du Faso ». « A tous ceux qui insultent nos forces morales, coutumières et même notre président, nous les appelons à la retenue. Même dans les livres sacrés, il est demandé de respecter le chef. Nous rappelons que lorsque nous critiquons nos premiers responsables et nos FDS, nous donnons un avantage psychologique aux ennemis », a déploré Saibou Koanda. Pour l’alternative, c’est en restant unis que les Burkinabè pourront sortir de cette crise sécuritaire.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Commune de Pensa : Des femmes battues par des HANI

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La situation sécuritaire continue de se détériorer dans la commune rurale de Pensa (Centre-nord), notamment dans les villages de Nahi et Guindeguema. En effet, de source très fiable, des hommes armés non identifiés (HANI) auraient pris refuge dans les écoles des deux villages depuis le 14 juillet dernier. Ils dicteraient leur loi aux populations de ces villages situés à seulement une vingtaine de kilomètres de Pensa. « Malgré la présence de FDS à Pensa, ils ne sont pas inquiets. Les HANI dictent leur loi dans cette partie de Pensa. Il ne se passe pas une semaine sans que les femmes ne soient bastonnées. Hier soir (le samedi 6 novembre, ndlr), des femmes ont été bastonnées entre Nahi et Pensa. Elles étaient en partance pour Foubé », rapporte la source de www.burkinanews.info. Faut-il le rappeler, depuis un moment, c’est la commune de Pensa qui ravitaillerait Foubé en vivres. Et tout ne se passe pas toujours bien, selon la source. A l’en croire, « les HANI interceptent les charrettes, fouettent les femmes, récupèrent les vivres, endommagent les charrettes et chassent les ânes ». « Si rien n’est fait, ce sera dangereux », s’inquiète la source.

« Truth Social » : Le réseau social de Donald Trump sera lancé début 2022

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L’ancien président américain Donald Trump a annoncé, mercredi, qu’il va lancer son réseau social « Truth Social » au premier trimestre 2022 pour « résister face à la tyrannie des géants des technologies » qui l’ont exclu de leurs plateformes.

Banni en janvier de Twitter, Facebook et YouTube, Donald Trump a décidé de riposter en créant son propre réseau social. Il a annoncé, mercredi 20 octobre, le lancement de « Truth Social » au premier trimestre 2022. Il sera d’abord accessible en version bêta sur invitation dès novembre 2021, précise un communiqué qui indique que l’application est déjà disponible en précommande sur l’App Store.

Par ce biais, l’ancien président veut « résister face à la tyrannie des géants des technologies », qui ont « utilisé leur pouvoir unilatéral pour réduire au silence les voix dissidentes en Amérique », déclare-t-il dans le communiqué. « Je suis enthousiaste à l’idée de partager mes pensées sur Truth Social et de reprendre le combat contre les Big Tech. »

« Nous vivons dans un monde où les Taliban ont une énorme présence sur Twitter alors que votre président américain préféré a été réduit au silence. C’est inacceptable », poursuit Donald Trump.

Une annonce qui a déjà été saluée dans un communiqué par Jason Miller, un ancien conseiller de Donald Trump, désormais patron d’un autre réseau social conservateur baptisé « Gettr ». « Maintenant, Facebook et Twitter perdront encore plus de parts de marché. »

Un blog brièvement lancé

Le milliardaire républicain avait été évincé de Facebook, Twitter et YouTube après le violent assaut mené contre le Capitole par ses partisans, lors de la cérémonie de certification de la victoire du démocrate Joe Biden à l’élection présidentielle, le 6 janvier.

Twitter avait alors exclu Donald Trump « indéfiniment à cause du risque de nouvelles incitations à la violence », le coupant de ses près de 89 millions d’abonnés.

L’ostracisation soudaine du chef de l’État avait largement été qualifiée de « censure » par les républicains, et globalement saluée par les élus démocrates, et la société civile américaine. Mais en Europe, elle avait suscité des critiques d’associations et de dirigeants, dont la chancelière allemande Angela Merkel, inquiets du pouvoir des sociétés technologiques sur la liberté d’expression.

Furieux de ne plus avoir accès à son porte-voix favori, où il tweetait quotidiennement et avait annoncé nombre de grandes décisions présidentielles ainsi que des limogeages tonitruants, l’ex-président avait promis la création d’un réseau social.

Il avait brièvement lancé en mai un blog, qui n’était en fait qu’un onglet sur son site où étaient rassemblés ses communiqués, avant d’y mettre un terme sous les moqueries d’observateurs convaincus qu’il s’agissait du réseau social promis.

Une opération financière

L’ancien président voit grand avec la plateforme Truth Social. Elle appartiendra au groupe nouvellement créé Trump Media & Technology (TMTG), une structure qui fournira également un service de vidéo à la demande et des podcasts « non-woke », précise le communiqué. Le groupe Trump Media & Technology va fusionner avec Digital World Acquisition Corp (DWAC) afin d’être cotée, précise le communiqué.

L’entreprise DWAC est un Spac (« Special Purpose Acquisition Company ») : une société sans activité commerciale et dont le but est de lever des fonds en entrant sur une place boursière, puis de fusionner avec une société cible qui souhaite se faire coter, le nouveau groupe de Donald Trump en l’occurrence. DWAC est cotée à l’indice Nasdaq et, toujours selon le communiqué, le nouveau groupe de Donald Trump serait ainsi valorisé à 875 millions de dollars.

Avec AFP et Reuters

Concurrence déloyale et détournement de fonds à la SITAB : L’ex-DG Omaïs attendu à la barre ce 25 octobre

Appelé à la barre le 26 juillet dernier pour répondre des faits de détournement de fonds, concurrence déloyale et blanchiment de capitaux, le procès de l’ex-Directeur général de la Société industrielle de transformation d’acier au Burkina (SITAB), Youssef Omaïs, a été renvoyée au 25 octobre 2021. A une semaine de ce procès, les attentes sont toujours aussi nombreuses.

L’un des procès les plus attendus de cette année 2021 connaitra-t-il enfin son dénouement ? C’est la question que se pose un grand nombre de Burkinabè et plus précisément ceux du monde des BTP ou encore des finances. Car, c’est en principe dans une semaine soit le lundi 25 octobre 2021 que devrait enfin s’ouvrir le procès en appel de l’affaire opposant la Société industrielle de transformation d’acier au Burkina (SITAB) et son ancien directeur général, Youssef Omaïs.

En effet, si le procès devait s’ouvrir à la date du 26 juillet 2021, celui-ci a été renvoyé au 25 octobre 2021. Un report qui faisait suite à l’absence de l’accusé pour « raisons familiales » mais aussi à « la composition irrégulière du parquet », selon les avocats de l’ex-DG. La  partie  plaignante estimait, quant à elle, qu’il était inconcevable de permettre un tel laxisme en laissant l’accusé se déplacer à sa guise alors qu’il fait l’objet d’accusations. Si les conseils de la SITAB y avait vu un subterfuge pour retarder le procès, ceux-ci espèrent enfin que le procès aura lieu afin de faire la lumière sur cette affaire qui défraie la chronique depuis plusieurs années maintenant.

En rappel, Youssef Omaïs avait été recruté dans les années 2000. Il gère ainsi l’entreprise en qualité de directeur général jusqu’en 2012. Alors satisfaits de sa gestion, les différents actionnaires de la société décident, dans le but de récompenser ses efforts et pour le motiver à faire encore mieux, de lui offrir la possibilité de racheter 15% des actions à un coût moindre. Mais en 2015, constant que le niveau de charges est devenu anormalement élevé et n’arrêtait plus d’augmenter, les propriétaires de la SITAB décidèrent de commanditer un audit fin 2017. Celui-ci mettait en évidence un certain nombre de preuves accablantes contre le DG : constitution d’une société dénommée IBAFER ayant le même objet social que la SITAB (transformation et commercialisation d’acier) en violation flagrante de ses devoirs de loyauté et de non-concurrence envers la SITAB en tant qu’actionnaire et directeur général. Pire, l’audit révélait que la société IBAFER a été constituée sur la base de données, les informations et les stratégies commerciales de la SITAB auxquelles Omaïs a eues accès en sa qualité de directeur général. Le préjudice subi par la SITAB s’élevait ainsi à plus de deux milliards de francs CFA (2 000 000 000 FCFA). Ainsi, le DG indélicat était révoqué et licencié en 2018. Mais le 23 novembre 2020, le Tribunal arbitral rendait une sentence arbitrale largement favorable à Youssef Omaïs à qui la SITAB a été condamnée à verser 575 000 000 de francs CFA à titre de dommages-intérêts « pour révocation et licenciement jugés abusifs », ceci bien qu’étant informé que l’accusé faisait face à de très graves accusations au pénal.

Le 19 mars 2021, le recours en annulation immédiatement formé par la SITAB était rejeté par la Cour d’appel de Ouagadougou. En sus, bien que le Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou, siégeant en matière correctionnelle, n’a pu que formellement reconnaître les malversations, escroqueries et autres arnaques commises par Youssef Omais, ce dernier a quand même été relaxé malgré les lourdes accusations d’abus de biens sociaux et d’abus de confiance qui pèsent contre lui.

Se sentant lésés, les propriétaires de la SITAB espèrent enfin que la justice burkinabè dira le droit afin que la lumière sur cette affaire soit faite. Pour cela, il faudra espérer que le procès prévu dans une semaine ne soit pas une nouvelle fois renvoyé.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Saga Den, artiste chanteur burkinabè : « Nous n’avons pas d’identité musicale »

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Né en 1986 dans le Nahouri, Saga Den, Dénis Apouri à l’état civil, est un chanteur burkinabè. Fan inconditionnel de l’artiste ivoirien Douk Saga de qui il tient le nom Saga, le natif du Nahouri pratique cependant un autre genre musical : le Djongo mixte. Partageant sa vie entre la musique et l’armée, le gendarme de profession revient avec un nouveau single « Danser pour les mariés », trois ans après son premier album. Dans l’entretien qui suit, il nous parle de ses premiers pas dans la musique, de sa double vie, de sa carrière et de ses défis. Lisez !

 

Comment es-tu venu à la musique?

Je suis venu à la musique après ma victoire au karaoké sur la radio FM. Après cette victoire, j’ai senti que je pouvais faire carrière dans la musique. C’est là que j’ai mûri cette possibilité de faire la musique. En 2013, quand l’album ‘’Rama’’ est sorti, ma chanson ‘’Tan soua’’ a été imposée sur la même radio et au karaoké en quart de finale. En son temps, Fleur et Lady Shine étaient des candidates. Faso academy l’avait aussi utilisée. Et même à l’extérieur, il y a des chorégraphes qui utilisaient la chanson en pensant que c’était un Tanzanien. Les vidéos me revenaient et ça me faisait beaucoup plaisir. ‘’Tan soua’’  a été vraiment un succès. C’est pour dire qu’on est dans la musique depuis longtemps mais avec ma carrière de gendarme, je n’ai pas trop le temps à consacrer à ma carrière musicale comme les autres artistes.

Comment arrives-tu à concilier la musique et ta profession ?

Ce sont mes temps de repos que je sacrifie pour faire de la musique. Nous avons une autorisation de pouvoir nous adresser à la presse pour faire de la musique et médiatiser nos œuvres. Sinon il y a eu beaucoup de prestations que je n’ai pas pu faire parce qu’on avait besoin de moi au travail. C’est pourquoi on demande aux gens de prévenir à l’avance pour que j’essaie de voir mon programme pour cette période. Et je ne suis pas souvent disponible, beaucoup de promoteurs préfèrent ne pas m’appeler parce qu’ils trouvent que c’est compliqué. Même pour les plateaux télé, il faut coordonner plusieurs fois avant de trouver le bon timing.

Combien de trophées détiens-tu ?

C’est mon plus grand trophée, celui de 2009. Le second, je l’ai manqué car j’ai été juste nominé au Kundé comme meilleur featuring avec Barack la voix d’or.

Où te situes-tu dans ta carrière ?

Je dirais au milieu. Parce que je n’ai pas encore atteint mon objectif. C’est vrai qu’aujourd’hui si on dit Saga Den dans le milieu culturel, la plupart me connait mais il me manque le ‘’boom’’ national. Je veux que lorsqu’on dit Saga Den, on ne demande plus c’est qui ou qu’on ne soit pas obligé d’écouter la chanson pour me reconnaître. On travaille, on fait de notre mieux mais ce n’est pas facile.

Pourquoi cette longue absence avant de revenir sur la scène musicale ?

J’ai fait une très longue absence parce que j’étais à l’extérieur pour le travail. Il y a quelque chose qu’on doit bien marquer, entre la gendarmerie et la musique, la gendarmerie prime. Et lorsque qu’il y a le besoin, je suis obligé de m’éclipser de la scène musicale. Cela fait trois ans que je me suis absenté alors qu’on avait déjà commencé à être appelé partout pour des scènes en live. ‘’Tan soua’’ m’a permis de faire du live comme à la Fête de la musique, la Nuit Djongo qui est un festival de Bil Aka Kora dans le Nahouri et à la SNC. Et c’est pendant ce temps que je suis allé pour le service à l’extérieur.

La musique burkinabè a-t-elle un bel avenir, selon toi ?

C’est vrai il n’y pas mal de soucis mais la musique burkinabè avance. Déjà, au niveau de la réalisation des clips vidéos, nous ne sommes pas derrière. Nous arrivons maintenant à faire sortir des clips de belle facture avec le peu de moyens que nous avons. Musicalement parlant, nous produisons des musiques beaucoup plus sensées, les gens travaillent dur et s’améliorent. Le public commence à aimer ce qu’on fait de plus en plus. Seulement que nous n’avons pas d’identité musicale et c’est un sérieux problème. En Côte d’Ivoire, c’est le coupé-décalé. Le Sénégal, le Cameroun et le Nigeria ont tous leurs identités. Mais nous, nous prenons tout et nous sommes perdus. Quand c’est le coupé décalé qui suit la tendance, on est dedans. Il faudrait qu’on trouve aussi un style. On ne dit pas de ne pas importer la musique d’ailleurs, mais il faut savoir puiser ce dont on a juste besoin. C’est ça qui nous manque et je ne sais pas si c’est ce qui fait qu’on n’arrive pas à s’imposer. On ne peut pas être là et dire qu’on peut faire du coupé-décalé plus qu’un Ivoirien.l

                                                                                   L’artiste Saga Den

La donne peut-elle changer ?

Il y a de l’espoir parce que de plus en plus, les gens commencent à utiliser les musiques du terroir et là tu peux tu défendre. Si je fais mon Djongo, un Ariel sheney ne peut pas me montrer comment on fait le Djongo. Ça commence à venir. Amzy avec le tube ‘’Pa sék dé’’ s’en sort bien. Il faut que les gens exploitent davantage les chants du terroir.

Quels sont tes défis ?

Mon plus gros défi, c’est le manque de temps. Je ne suis pas libre comme les autres. On nous a appelés en Côte d’Ivoire pour des évènements mais nous n’avons pas pu honorer. Au Mali également, j’avais une collaboration avec un artiste de mon choix. Le producteur m’a appelé pour la collaboration, mais je n’ai pas pu honorer. J’aime la musique, j’aime la gendarmerie. Dieu merci, je peux faire les deux.

Egalement, le manque de moyens qui est un véritable problème pour Saga Den. Saga Den s’autoproduit. J’avance à mon rythme. Pas de moyens pour faire la promotion. Les gens pensent que la promotion est gratuitee. Mais c’est un vrai budget pour faire un clip. Quand tu regardes les clips de Saga Den, c’est vrai que je n’ai pas les moyens mais je fais tout pour que mon clip respecte les normes et qu’on ne me reproche pas grand chose. On peut bien rester au Burkina Faso et faire des clips incroyables. Je pense que tout est une question de moyens. Donc les fans, soutenez les artistes burkinabè. Un artiste qui est bien soutenu, qui a de bons cachets, va bien payer ses arrangeurs. Ses arrangeurs auront assez d’argent pour payer des matériels performants au profit des fans.

Parle-nous de ton dernier single?

Saga Den a voulu marquer ce retour avec une nouvelle sortie intitulé « Danser pour les mariés ». Je l’ai lancé il y a trois semaines. Une chanson d’amour qui célèbre l’union. Elle est déjà en rotation sur les chaines télés qui l’ont adoptée très facilement. Nous sommes en promotion en attendant de faire sortir le maxi que je prépare.

Le bilan est positif vu aussi que je ne suis pas un artiste libre comme les autres. Je suis appelé à reprendre ma carrière car j’ai fait 3 années d’absence, je dois m’adapter surtout avec cette nouvelle génération montante pour pouvoir m’imposer. Ce n’est pas aisé mais ce n’est pas ma première fois. Déjà avec mon premier album, j’étais absent. L’album avait fait son chemin et je suis revenu me faire une place avec mes singles et quand ça prenait encore, je suis reparti. Je suis de retour et là encore je commence à reconquérir le terrain.

La musique burkinabè fait-elle vivre ?

Sur ce plan, ce sont les fans qui doivent nous soutenir. On a remarqué que les gens aiment ce qui vient d’ailleurs. Voilà pourquoi on a tendance à le faire ainsi. Si nos mélomanes disent qu’ils n’aiment pas ça, nous allons repartir à la source.

Depuis le retour de nos parents de Côte d’Ivoire, ceux-ci ont occupé les maquis. Donc avec la culture importée, naturellement ils y font la promotion de ces musiques et cela a un effet sur nous. Quand j’entends au Burkina ‘’Soirée spéciale variété burkinabè’’, ça me fait mal. Comment au Burkina on peut choisir un jour seulement pour dédier à la musique du terroir ? Cela devrait être tous les jours sans relâche au lieu de choisir un ou deux seulement. Vous allez voir qu’à la sortie d’un album, vous pouvez être 7 artistes invités à prester. Mais lorsque vous êtes assis en attendant l’heure de la prestation, durant tout ce temps, c’est la musique d’ailleurs qui joue. C’est un problème à résoudre.

 

Quel appel à l’endroit de vos fans ?

Je leur demande de vraiment continuer à me soutenir. J’en ai besoin. Sans eux, je ne peux rien. Qu’ils agissent vraiment dans l’achat de mes œuvres. Je leur demande de partager les œuvres. Quand tu travailles et tu sens qu’il y a un retour, cela motive. Lorsque j’ai signé avec Keyzit pour qu’on puisse avoir mes œuvres sur toutes les plateformes de téléchargement, les fans sont allés envahir la page et la directrice m’a même contacté pour me féliciter. Cela m’a fait chaud au cœur. Je l’ai demande d’être honnête. C’est une question d’inspiration et ce n’est pas à tout moment que la chanson peut plaire. Voilà pourquoi on s’entoure de personnes qui ne sont pas là pour nous caresser dans le sens du poil. Quand la chanson n’est pas bonne, il faut le dire. Si elle est bonne, il faut la jouer et la partager. Même Arafat, lorsque ce n’était pas bon, les ivoiriens le disaient clairement.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (wwwburkinanews.info)

27e FESPACO 20 : Le président du Faso donnera le clap

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, assistera ce samedi 16 octobre au palais des sports de Ouaga 2000, à la cérémonie d’ouverture de la 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), qui se déroulera du 16 au 23 octobre 2021.

239 films seront en compétition dans 4 grandes catégories que sont : « Fiction long métrage », « Long métrage documentaire », « Court métrage (Fiction/Documentaire) et une nouvelle catégorie nommée « Burkina »

Le thème retenu pour cette édition 2021 est : « cinéma africain et de la diaspora : nouveaux regards nouveaux défis », et le pays invité d’honneur est le Sénégal.

Direction de la communication de la présidence du Faso

Région de l’Est : Les agents de santé enlevés libérés

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Les deux agents de santé et leur chauffeur, enlevés le dimanche 10 octobre 2021 sur l’axe Diapaga-Fada par des individus armés, ont été libérés. C’est ce qu’ont annoncé nos confrères de radio Oméga, citant des sources locales. « Nous sommes dans la joie d’apprendre cette nouvelle, nous rendons grâce à Dieu », rapportent nos confrères.

Pour rappel, ces derniers à savoir un infirmier, son collègue nutritionniste et leur chauffeur ont été capturés alors qu’ils se rendaient en mission.

Source : Radio Oméga

Coopération sino-burkinabè : La Chine offre plus de 711 000 000 FCFA de matériel aux déplacés internes

L’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso, Li Jian, a remis du matériel aux déplacés internes, ce jeudi 14 octobre 2021 à Ouagadougou. D’une valeur de plus 711 millions de francs CFA, ce don vient soulager un tant soit peu les difficultés des déplacés.

Après un précédent don de 5 331 tonnes de riz, la république populaire de Chine vole encore une fois au secours des déplacés internes du pays des hommes intègres. D’une valeur de 8 300 000 yuans, soit plus de 711 millions de francs CFA, le don remis ce jeudi 14 octobre 2021 est composé de réservoirs d’eau, de tentes, de savons, de serviettes, de moustiquaires et bien d’autres matériels nécessaire à la vie quotidienne.

Perçu comme un geste solidaire envers un pays ami, l’ambassadeur chinois Li Jian a indiqué que le peuple chinois sera toujours aux côtés du Burkina Faso pour lui prêter main forte afin qu’il puisse dépasser sa zone de turbulences. Pour le diplomate, bien que ce geste réside dans la reprise diplomatique entre les deux pays, l’objectif principal est de travailler à ce que les déplacés internes puissent retourner chez eux et mener à bien leurs vies. « Ce sont des engagements du gouvernement chinois à l’égard du gouvernement burkinabè depuis la reprise des relations diplomatiques. Ces dons sont des moyens pour soulager les  difficultés des déplacés internes. Notre objectif final c’est justement d’aider toutes les personnes vulnérables à regagner leurs localités et reprendre leurs vies normalement », indique-t-il.

La ministre en charge de l’action humanitaire, Laurence Marshall Ilboudo, a remercié les donateurs et salué la coopération chinoise tout en promettant que ce don arrivera à qui de droit. « Ces dons sont des besoins que nous avons exprimés auprès de son excellence. On ne peut que dire merci à notre pays frère la Chine. Nous allons à la fin de l’opération rendre des comptes au donateur pour  montrer que le don a atteint qui de droit », assure-t-elle.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Assurances au Burkina : AfricInvest s’associe à Raynal Assurances

Une opération importante a eu lieu dans le marché des assurances au Burkina suite à une annonce faite le mardi 12 octobre 2021 par la société de gestion d’actifs pour le Private Equity qu’est AfricInvest. Celle-ci a fait savoir avoir investi dans Raynal Assurances.

Le monde des assurances au Burkina prend une nouvelle dimension. En effet, l’un des leaders et des plus dynamiques assureurs non-vie sur le marché à savoir Raynal Assurances (une société d’assurance burkinabè, Raynal Assurances IARD Burkina) vient de recevoir un soutien important. Il s’agit d’AfricInvest qui, à travers un communiqué en date du 12 octobre dernier, dit avoir investi dans cette société d’assurance burkinabè. AfricInvest, il faut le relever, est une des principales sociétés de gestion d’actifs pour le Private Equity, le capital-risque et le crédit privé en Afrique.

Au sortir de l’accord qui a scellé ces deux institutions, le fondateur et président de Raynal Assurances, Seydou Diakité n’a pas manqué de confier que la connaissance approfondie d’AfricInvest du secteur financier va permettre à Raynal Assurances d’accélérer son programme de transformation numérique pour davantage servir ses clients. Ajoutant, que cela fera en sorte que Raynal Assurances devienne une institution de premier plan au Burkina. Et Omar Bekkali, Partner chez AfricInvest, s’est dit enchanté que AfricInvest s’allie à Raynal Assurances dans sa méthode de transformation. Ce qui, dit-il, va faire de Raynal Assurances, un acteur clé de l’écosystème de l’assurance au Burkina.

Cet investissement d’AfricInvest met l’accent sur l’inclusion financière avec une visibilité claire sur les rendements solides pour les parties prenantes. Il faut souligner que Raynal Assurances a vu le jour en 2005 et a mis sur le marché de l’assurance, une gamme complète de produits et services innovants. Ce qui fait de cette société d’assurance, le troisième assureur non-vie au Burkina.

Par Charles FELIX (www.burkinanews.info)

Région de l’Est : Les agents de santé enlevés libérés

Les deux agents de santé et leur chauffeur, enlevés le dimanche 10 octobre 2021 sur l’axe Diapaga-Fada par des individus armés, ont été libérés. C’est ce qu’ont annoncé nos confrères de radio Oméga, citant des sources locales. « Nous sommes dans la joie d’apprendre cette nouvelle, nous rendons grâce à Dieu », rapportent nos confrères.

Pour rappel, ces derniers à savoir un infirmier, son collègue nutritionniste et leur chauffeur ont été capturés alors qu’ils se rendaient en mission.

Source : Radio Oméga

Ouaga : Plusieurs foyers de présumés délinquants démantelés

Afin de permettre aux populations de se sentir mieux en sécurité et de vaquer librement à leurs occupations, la Police Nationale, toujours fidèle à son sacerdoce de protection des personnes et des biens, a mené plusieurs activités de sécurisation dans certaines zones de la ville de Ouagadougou dont Rimkièta, Gounghin, Kamboinsin, Dapoya, Bonheur-Ville, Karpala, Ragnongo, Zone 1, 1200 logements, Katr-yaar, Benogo, Wayalghin, Kossodo et Tanghin. En effet, il s’est agi pour les Brigades de Recherches des services de Police, du Commissariat Central de Police de la ville Ouagadougou (CCPO), le Service Régional de la Police Judiciaire du Centre (SRPJ), et la Brigade Anti-Criminalité (BAC), de mener des opérations de bouclage et de recherche, de personnes suspectes dans ces zones réputées criminogènes.

A l’issue des opérations, plus d’une dizaine d’individus appartenant à cinq (05) réseaux différents ont été interpellés. Ces présumés suspects s’adonnaient à des activités illicites telles les vols à main armée et à l’arrachée, les vols avec effraction et le trafic et la consommation de stupéfiants. Leurs modes opératoires étaient presqu’identiques. Ils filaient leurs victimes, souvent même jusque dans leurs domiciles, les dépouillaient de leurs objets de valeur dans des endroits où ils les savent vulnérables et n’hésitaient pas à faire usage de leurs armes en cas de résistance.

                                                       Aperçu du butin saisi des mains des délinquants

S’agissant des trafiquants de stupéfiants, ceux-ci faisaient venir leurs marchandises de certains pays voisins pour ensuite les écouler sur le marché. Au moment de leur interpellation, plusieurs objets ont été saisis entre leurs mains parmi lesquels (01) une kalachnikov, trois (03) pistolets automatiques, des armes blanches, des engins à deux roues, des téléphones portables, des stupéfiants et divers autres matériels.

La Police Nationale tient à renouveler ses remerciements à tous ceux qui ont contribué à l’atteinte de ces résultats. Elle invite l’ensemble des citoyens à redoubler de vigilance et à toujours collaborer avec les forces de sécurité en dénonçant tout cas suspect aux numéros verts mis à leur disposition que sont : les 17, 16 et 1010.

La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

FESPACO : L’Ambassade de Chine offre du matériel cinématographique

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Le mardi 12 octobre 2021, l’ambassadeur de Chine au Burkina Faso, S.E.M. LI Jian a procédé à la remise officielle de matériel cinématographique au comité d’organisation du Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou (FESPACO) représenté par une délégation conduite par le délégué général du FESPACO, Moussa Alex Sawadogo à l’occasion de sa 27e édition. Ce don, offert par la municipalité chinoise de Shanghai, d’une valeur de près de 25 000 000 FCFA est composé de deux vidéoprojecteurs professionnels et de deux écrans de 6.600 mm sur 3.700 mm.

L’ambassadeur a expliqué qu’à la demande du DG du FESPACO, la partie chinoise est mobilisée pour l’arrivée de ce don qui montre l’engagement de son pays de continuer dans l’élan d’accompagner le développement du cinéma burkinabè et africain, faire sa contribution pour que la nouvelle édition du FESPACO sera « une grande fête professionnelle et populaire ». Ce don témoigne encore une fois la vitalité de la coopération sino-bukinabè, en particulier la coopération dans le domaine de la culture, a-t-il souligné.

Quant au DG du FESPACO, il a remercié le donateur. Pour lui, recevoir un tel matériel à quelques jours de l’ouverture du FESPACO est une grande joie. Il a confié que « la situation de nos salles de cinéma, de nos lieux de projection sur le continent et plus précisément au Burkina Faso est très difficile », ce don permettra de projeter les films dans de meilleures conditions non seulement dans les salles de cinéma qui ne disposent pas de tels matériels mais va « permettre au FESPACO aussi de pouvoir projeter les films dans les provinces du Burkina juste après le FESPACO » pour le grand profit de la population.

Page Facebook Ambassade de Chine au Burkina Faso

Procès Thomas Sankara : « L’absence de Blaise Compaoré n’est pas un problème », Balai citoyen

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Le mouvement Balai citoyen s’est prononcé, ce jeudi 07 octobre 2021, sur les questions liées à la situation nationale et internationale à l’occasion de sa première conférence de presse du mois d’octobre. Pour le mouvement, l’absence de l’ancien président Blaise Compaoré n’est pas un problème fondamentale à la tenue du procès de l’assassinat de Thomas Sankara.

Quatre questions majeures ont été abordées par le Balai citoyen au cours de cette conférence de presse. Sur le plan sécuritaire, le mouvement a dénoncé le silence du régime actuel face aux attaques terroristes. D’ailleurs, les responsables du Balai citoyen disent avoir au déposé une plainte contre le gouvernement pour non assistance aux populations dans les zones d’insécurité depuis le 28 juin 2021. Malheureusement, regrettent-ils, le dossier ne connaît aucune avancée.

Sur le plan judiciaire, avec l’ouverture du procès de l’assassinat de l’ancien président Thomas Sankara et de ses 12compagnons, le mouvement voit là une occasion de comprendre les motivations de cette tragédie. Pour les responsables du mouvement, ce procès permettra connaître la vérité en vue d’une réconciliation véritable. « Nous attendons la vérité car le peuple en a soif. Cela fait des décennies qu’un certain mensonge est entretenu. Nous attendons des condamnations. S’il est établi que Blaise Compaoré est responsable dans ce qui s’est passé en 1987, qu’il soit condamné. Le procès aura bel et bien lieu à partir du lundi. Qu’il soit là où pas, ce n’est pas un problème fondamental », explique Ismaël Éric Kindole, porte-parole du Balai citoyen. Pour lui, le plus important est qu’il y ait des acteurs clés de ce massacre du 15 octobre 1987 qui sont toujours vivants.

                      Le porte-parole du Balai citoyen se dit satisfait de l’ouverture du procès

Sur la question de la fermeture des voies terrestres, le mouvement indique que le maintien de cette décision est hors contexte et va à l’encontre des textes communautaires relatifs à la libre circulation des biens et des personnes. Le Balai citoyen reste convaincu que la flambée des prix de première nécessité est une conséquence directe du maintien de cette fermeture. Pour ce faire, il exige la réouverture sans délai des frontières terrestres et ferroviaires. « C’est une fermeture insensée, une fermeture dangereuse qui condamne la population à la mendicité et à la vie chère. Il y a des produits de consommation de première nécessité qui inondent les marchés et sont hors de contrôle des autorités. Donc il faut ouvrir les frontières pour mieux avoir le contrôle », a soutenu le porte-parole. Concernant la fermeture du lycée Philippe Zinda Kaboré, le Balai citoyen a invité les acteurs de l’éducation à une profonde réflexion et à se concentrer sur les vrais défis du secteur. Sur la situation au Mali, il a rappelé qu’il appartient au peuple malien d’assumer ses responsabilités.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Tour du Faso 2021 : La LONAB offre 150 millions FCFA

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Dans le cadre de l’organisation du 33e tour cycliste international du Faso, le ministère des Sports et des Loisirs a signé un accord de sponsoring avec la Loterie nationale burkinabè (LONAB)   ce jeudi 7 octobre 2021, à Ouagadougou. Un accord qui permet à la nationale des jeux de hasard de contribuer à l’organisation du tour à hauteur de 150 millions de F CFA.

La loterie nationale burkinabè ( LONAB) s’est engagée depuis des décennies à associer son image au Tour du Faso. Cette année,   elle a encore respecté son engagement à accompagner cet événement sportif d’envergure et de renommée internationale qui contribue grandement au développement socio-économique et au rayonnement du pays. En effet,   la Nationale des jeux de hasard a décidé de parrainer le maillot jaune du Tour et l’équipe nationale B du Burkina Faso en mettant à la disposition du ministère des Sports et des Loisirs une enveloppe financière de 150 millions F CFA. En retour, elle bénéficiera d’une contrepartie commerciale et publicitaire, lui permettant de promouvoir ses produits et d’accroître sa visibilité également. «L’acte solennel que nous posons ce matin est une haute manifestation de la volonté toujours plus affirmée de la LONAB de soutenir une des plus belles vitrines du Burkina Faso sur l’extérieur», a confié le DG de la LONAB, Patindèba Naza.

                                   Photo de famille à l’issue de la cérémonie

Pour le directeur général, l’accompagnement de la LONAB s’inscrit en droite ligne de son plan stratégique 2016-2025 qui fait de l’accroissement de sa responsabilité sociétale un axe majeur. « Notre souhait est donc que l’accord de sponsoring que nous signons aujourd’hui soit très bénéfique pour nos structures , pour la réussite de la compétition et enfin pour le rayonnement de notre chère patrie le Burkina Faso», a-t-il renchéri. Le ministre des Sports et des Loisirs, Dominique Nana, a manifesté son envie de voir la présente édition du tour connaître un rayonnement particulier dans le gotha du cyclisme africain et international. «Notre ambition est non seulement de réussir un très bon tour,   mais de réussir un tour sans fuite. Nous tenons à vous dire le budget, en totalité avant le tour, de manière à ce qu’on puisse faire le bilan à la fin. C’est avec une grande joie que nous apprenons le soutien de la LONAB qui nous permet de remplir une partie du budget que nous avons concocté et qui tourne autour de 500 millions F CFA», a-t-il laissé entendre.

De son avis,   le président du comité d’organisation doit être très ravi parce que son budget est en train d’être bouclé. «Nous avons bon espoir que d’ici la semaine prochaine, on va vous confirmer que la totalité du budget est déposée à la Banque commerciale du Burkina qui est la banque partenaire du tour», a-t-il Dominique Nana. A l’en croire,   l’Etat a couvert le budget prévisionnel du tour qui est de 500 millions, à hauteur de 145 millions F CFA. Pour rappel, le 33e Tour du Faso se tiendra du 29 octobre au 7 novembre 2021. Le top de départ de cette édition sera donné à Banfora.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Partis sankaristes : Le parti de la justice et du développement rejoint le navire

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Le Parti de la justice et du développement (PJD) est désormais membre du groupe des forces sankaristes et progressistes. Le président dudit parti Dieudonné Bakouan et ses camarades militants ont déposé leurs valises à la grande famille sankariste au cours d’une cérémonie de signature de protocole de fusion tenue ce jeudi 7 novembre 2021 à Ouagadougou.

Le  4 août 2021, les premiers responsables de l’UNIR/PS lançait un appel adressé aux progressistes, aux sankaristes et  aux démocrates du Burkina Faso à mutualiser leurs force pour la lutte politique.  Plusieurs partis  ont répondu favorablement à cet appel. Après le MPS, l’URD/MS, le CPP/FB et Faso Kooz, c’est au tour du Parti de la justice et du  développement (PJD) de rejoindre la désormais grande famille sankaristes et progressistes. Selon le président de l’UNIR/PS Bénéwendé Stanislas Sankara, l’objectif est de se donner la main  dans une dynamique unitaire afin de travailler à une véritable alternative dans la gouvernance du Burkina Faso. « Nous accueillons le camarade Bakouan  avec joie, et nous espérons que cela va également servir d’exemple à d’autres forces progressistes et sankaristes pour qu’ils puissent nous  rejoindre», a-t-il confié. Pour lui, la famille sankariste  dans sa politique a choisi de faire la culture des valeurs «Chez nous sankaristes progressistes,  nous ne connaissons pas le mensonge.  Nous n’allons jamais enseigner le mensonge. Ni à l’opinion,  ni à nos militants.  Nous voulons avancer ensemble sur ces valeurs», a déclaré Me Bénéwendé Sankara.

 Pour le nouveau membre de la famille sankariste Dieudonné Bakouan, c’est après une mûre réflexion que le PJD a décidé de rejoindre cette famille. Même si le PJD n’a pas été représenté aux élections présidentielles de 2020,  son président estime qu’il demeure un grand parti. « Lors des élections de 2020,  mon parti était dans 18 provinces. Ça veut dire que nous avons quand même une base. La famille sankaristes n’a pas besoin de portillons mais le PJD est un grand parti.  Si nous avons décidé de rejoindre cette famille,  c’est après mûre réflexion», a-t-il insisté. Convaincre les militants du PJD à faire cette fusion n’a pas été chose aisée selon Dieudonné Bakouan. «Nous avons tenu deux ou trois réunions et ça n’a pas été facile.  Mais par la suite,  les uns et les autres ont compris l’intérêt et la nécessité pour notre parti de rejoindre la famille sankariste. Vu le discours que les premiers responsables ont tenu, ça nous va droit au cœur. Nous sommes là pour l’intérêt du peuple», a-t-il déclaré

Un congrès est prévu pour le 30 octobre 2021 selon Bénéwendé Sankara, pour  marquer cette nouvelle marche politique dont l’objectif fondamental selon lui est d’apporter au peuple burkinabè, plus de bonheur, plus de démocratie et surtout plus de progrès dans un développement endogène et participatif.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Assassinat Thomas Sankara : Blaise Compaoré ne viendra pas au procès

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Dans un communiqué dont nous avons eu copie, les avocats de l’ancien président Blaise Compaoré annoncent que leur client « ne se rendra au procès politique organisé à son encontre ». Me Pierre-Olivier Sur et Me Abdoul Ouédraogo estiment que le Tribunal militaire de Ouagadougou est une « juridiction d’exception ».

Pour les avocats, cette décision s’inscrit dans une logique au regard de plusieurs manquements en rapport avec la procédure, l’immunité de Blaise Compaoré…

 Voici le communiqué

Burkinanews.info

Afrique : L’OMS approuve l’utilisation du Mosquirix, le tout premier vaccin antipaludique

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L’Organisation mondiale de la santé a recommandé le déploiement à grande échelle du tout premier vaccin contre le paludisme, dans un mouvement dont les experts espèrent pouvoir sauver des dizaines de milliers d’enfants chaque année à travers l’Afrique.

Tedros Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, a donné l’information lors d’une conférence de presse mercredi, 6 octobre. La recommandation faisait suite à un programme de vaccination de deux ans impliquant des enfants au Ghana, au Kenya et au Malawi.

« J’ai commencé ma carrière en tant que chercheur sur le paludisme, et j’attendais avec impatience le jour où nous aurions un vaccin efficace contre cette maladie ancienne et terrible. Et aujourd’hui ce jour est arrivé, un jour historique. Aujourd’hui, l’OMS recommande l’utilisation généralisée du  premier vaccin contre le paludisme au monde », a déclaré le Dr Tedros lors d’une conférence de presse à Genève.

S’exprimant sur la recommandation, Ghebreyesus a exprimé son optimisme quant au fait que le vaccin améliorera les efforts de prévention du paludisme en Afrique.

Il a poursuivi: « C’est un moment historique. Le vaccin antipaludique tant attendu pour les enfants est une percée pour la science, la santé des enfants et la lutte contre le paludisme. « L’utilisation de ce vaccin en plus des outils existants pour prévenir le paludisme pourrait sauver des dizaines de milliers de jeunes vies  chaque année.  C’est sûr. Il réduit considérablement le paludisme grave et potentiellement mortel, et nous estimons qu’il est très rentable. »

Le vaccin également connu sous le nom de Mosquirix, a été développé par le géant pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) et a été administré à plus de 800 000 enfants au Ghana, au Kenya et au Malawi depuis le début du programme pilote en 2019.

Le vaccin, qui a fait l’objet de longs essais cliniques, a une efficacité limitée, prévenant 39 % des cas de paludisme et 29 % des cas de paludisme grave chez les jeunes enfants en Afrique sur quatre ans d’essais.

Cependant, en août, une étude menée par la London School of Hygiene & Tropical Medicine (LSHTM) a révélé que lorsque les jeunes enfants recevaient à la fois le RTS,S et des médicaments antipaludiques, il y avait une réduction de 70 % des hospitalisations ou des décès.

Source : AfrikMag

Burkina : Le général Gilbert Ouédraogo nouveau chef d’état-major général des armées

Le président du Faso a procédé à des nominations au sein de la hiérarchie militaire. En effet, lors du conseil des ministres de ce mercredi, Roch Marc Kaboré a décidé, par décret, de remplacer le chef d’état-major général des armées, le général Moïse Minoungou, par le colonel-major Gilbert Ouédraogo. Ce dernier a été immédiatement bombardé général de brigade conformément aux usages. Le colonel-major Vinta Somé est désormais son adjoint.

Les choses ont également bougé dans les autres corps. En effet, le colonel-major Marie Omer Hermann Bambara devient le chef d’état-major de la gendarmerie nationale tandis que le colonel Souleymane Ouédraogo prend les commandes de l’armée de l’air.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Burkina : Et si on célébrait nos héros tombés autrement que par un deuil national?

Ceci est une réflexion d’un citoyen burkinabè, Prosper Bassono sur le deuil national. Ce dernier estime qu’il faudrait revoir la manière de célébrer ou de rendre hommage aux Burkinabè qui périssent dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

« Un deuil national… à quoi cela sert encore dans notre contexte ??? », c’est la première question que nous avons posée à Salif Tiendrébéogo lorsque nous l’interrogions sur la nécessité ou pas de décréter un deuil national suite à la mort de 14 militaires dans une attaque terroriste au petit matin du 04 Octobre 2021. La question mérite pourtant d’être posée, lorsque l’on considère le chiffre des victimes. Et il est tout à fait légitime de considérer que chaque Burkinabè qui tombe pour la défense de la patrie mérite une attention à la hauteur de son sacrifice. Mais le deuil est-il toujours l’expression majeure, voire suprême de notre attention et ou de notre reconnaissance au sacrifice ? Au regard de l’évolution progressive de la situation, nous sommes tentés de répondre par la négative.

En effet, le dernier deuil en date (suite à l’attaque du convoi sur l’axe Dori-Arbinda) nous renseigne que cette formule tend à perdre sa teneur et son respect laisse à désirer. 10 ans en arrière, un deuil avait tout son sens rien qu’au regard de son caractère inhabituel et de la solennité. Mais la situation sécuritaire qui a été imposée au Burkina Faso depuis 6 ans maintenant, en plus de son corolaire de conséquences connues et manifestes, semble avoir eu raison aussi de certaines prescriptions légales du fonctionnement de notre nation. « Je crois qu’il faut que les autorités voient comment mieux célébrer nos héros, au lieu de passer leur temps à décréter des deuils » ; c’est la suite de la pensée de M. Tiendrébéogo. Pour approfondir sa réflexion, l’on peut se poser la question de savoir quel message nous envoyons aux terroristes si notre quotidien c’est de faire des deuils ? Un peuple faible, pleurnichard ? Pourtant nous savons tous que ce n’est pas le cas. Chaque Burkinabè qui s’engage dans le combat contre le terrorisme, corps habillé ou pas, est d’office un héros et nous devons tous l’intégrer. Et lorsqu’il tombe pour la patrie, il apparait plus logique de le célébrer que de le pleurer. La nation doit célébrer désormais ses héros.

Le Burkina Faso est en guerre, et des Burkinabè tomberont peut-être encore pour la Patrie. Mais le plus important, c’est que les terroristes seront combattus et poursuivis jusque dans leur dernier retranchement. L’initiative des récentes frappes aériennes aux alentours de Mansila nous donne de réels espoirs de croire en la montée en puissance de notre armée et de nos forces de sécurité intérieure. Mais ce qui encore plus important, c’est de retenir que nous gagnerons cette guerre rapidement lorsque chaque Burkinabè comprendra que ce n’est pas la guerre d’une armée, des forces de sécurités ou d’un gouvernement. C’est notre guerre et nous devons oser lutter ensemble, pour savoir vaincre ensemble et célébrer nos héros ensemble !

 Prosper Bassono, citoyen burkinabè

Insécurité : Un braquage fait un mort et des blessés

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Un mini car de transport en commun a été l’objet de braquage d’un groupe d’individus non identifiés, ce mardi 5 août 2021, à la sortie du village de Bouna, sur l’axe Yaho-Bagassi, occasionnant un mort et des blessés.

Selon l’Agence d’information du Burkina (AIB), un mini car de transport en commun en partance pour Boromo a été immobilisé par des tirs à bout portant de quatre individus non identifiés. Cet acte a coûté la vie à un enfant sur le coup et fait cinq blessés dont l’un a été évacué au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Boromo.

Des riverains, selon les informations, ont confirmé que les bandits, au nombre de quatre, ont pris la fuite à moto après leur forfait en direction de la forêt de Mina. Ils auraient également été aperçus par plusieurs personnes. Des enquêtes seraient en vue de mettre fin au parcours de ces malfrats.

Burkinanews.info

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MPP : Les mots forts du nouveau président Sakandé

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Le nouveau président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a été officiellement installé dans ses fonctions. La cérémonie de passation de charges a eu lieu ce lundi 4 octobre 2021 au siège national du parti à Ouagadougou.

Elu président de Mouvement du peuple pour le progrès à l’issue du deuxième congrès extraordinaire du parti tenu du 24 au 26 septembre 2021 au palais des sports de Ouaga 2000, Alassane Bala Sakandé a officiellement pris fonction ce lundi 4 octobre 2021. Il devient ainsi le quatrième président du parti du Soleil levant après Roch Marc Christian Kaboré, Salifou Diallo et Simon Compaoré. Ce dernier a d’ailleurs été élevé au rang de président d’honneur du parti présidentiel.

Simon Compaoré (g) et Alassane Bala Sakandé signant les actes de passation

Mobilisés pour l’occasion, les militants du MPP ont donné une allure d’assemblée générale à cette cérémonie de passation de charges. Toute chose qui a ravi le président sortant. «Nous laissons un parti bien portant en état de livrer bataille et de continuer de conjuguer avec les victoires. Vous conviendrez avec nous que ce n’est pas à la passation de charges de tous les partis qu’il y a autant de monde.  Nous sommes heureux. En tant que président sortant,  je suis heureux d’être ici à côté de mon jeune frère Bala Sakandé sans qu’il n’y ait d’empoignade. Je suis détendu et lui aussi», a confié Simon Compaoré.

Par cet acte, Alassane Bala Sakandé prend officiellement le gouvernail du parti présidentiel

Quant au nouveau commandant du parti, il a laissé entendre que l’assistance de Simon Compaoré en tant que président d’honneur du parti est très rassurante. « Il a plu à Dieu et à l’ensemble des congressistes de me porter à la tête de ce parti.  Je voudrais rendre hommage à mon prédécesseur immédiat le camarade président d’honneur et le féliciter pour le choix qui a été porté sur lui.  Et de lui dire également qu’il m’a passé le flambeau,  mais il ne passe pas parce que je serai toujours à côté de lui pour m’abreuver à sa source et puiser dans son expérience afin de bien conduire la destinée de ce parti», a-t-il déclaré.  Pour Alassane Bala Sakandé, il n’y a pas eu de vainqueur ni de vaincu au MPP à l’issue du 2e congrès extraordinaire. «Sakandé n’a pas gagné,  X n’a pas perdu.  C’est le MPP qui a gagné, c’est le parti qui a gagné, c’est l’ensemble des militants qui a gagné», a-t-il assuré.

Le nouveau président du MPP veut diriger dans l’union et la solidarité

 Le nouveau président invite tous les membres du parti à rester dans une union sacrée,  pour mener les luttes à venir : « Comme je l’ai dit,  nous devons nous pardonner entre nous et travailler dans l’unité, le rassemblement, la cohésion et l’ouverture aux autres.  C’est ensemble que nous allons construire notre cher Faso.  C’est ensemble que nous allons mener la bataille contre l’insécurité, le Covid-19 et les autres maux du pays», a-t-il conclu.

Pour rappel, cette cérémonie de passation de charges a réuni les différents cadres du parti qui veulent resserrer les rangs autour de leur champion Roch Marc Kaboré.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info) 

Insécurité routière : Sept véhicules en fourrière

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La police municipale de Ouagadougou, dans le cadre de sa lutte contre l’insécurité routière, a effectué un contrôle de stationnement dans les arrondissements n°12, 06, 03, 04, et 05 de la ville de Ouagadougou le vendredi 1er octobre 2021. Cette opération  a permis d’envoyer sept véhicules en fourrière et de saisir 78  documents.

La police nationale a rappelé une fois de plus les conducteurs au respect du décret n°2003-418/PRES/PM/MITH/SECU/MJ/DEF/MATDS du 12 août 2003 portant définition et répression des contraventions en matière de circulation routière.

Communication police municipale

Environnement : des journalistes se familiarisent avec l’écofiscalité

Le ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique (MEEVCC) a organisé un séminaire d’information au profit des hommes de média ce jeudi 30 septembre 2021, à Ouagadougou. Dirigée par le consultant international en finance publique, Martin Houle, et le secrétaire exécutif du Groupe de recherche et d’analyse appliquées pour le développement (GRAAD), Damien Lankoandé, cette session a pour objectif de familiariser les journalistes avec la fiscalité environnementale.

Dans l’objectif d’assurer la transition du Burkina Faso vers une économie verte inclusive, le ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique ( MEEVCC) a entrepris depuis 2019, l’élaboration d’un projet de réforme de la fiscalité environnementale. A l’issue d’un exercice mené et dénommé étude sur la fiscalité environnementale du Burkina Faso, un scénario dit réaliste et adapté au contexte du Burkina Faso de manière à protéger les citoyens et leur environnement et à optimiser l’impact de la fiscalité sur les recettes publiques a été validé par un comité technique interministériel. C’est dans l’objectif de diffuser les résultats de cette étude et de donner plus d’informations aux journalistes sur la fiscalité environnementale ou l’écofiscalité, que ce séminaire a été initié. Contrairement à la fiscalité classique, dont le seul objectif est de procurer des recettes à l’Etat, l’écofiscalité utilise des instruments dissuasifs et incitatifs avec le but d’influencer le comportement des populations notamment les agents économiques. Cette fiscalité, lorsqu’elle sera complètement déployée, selon le secrétaire général du ministère en charge de l’Environnement, Augustin Kaboré, parviendra à décourager les activités nuisibles à l’environnement tout en encouragent celles qui lui sont favorables. Elle amène, de son avis, les contribuables à adopter un comportement plus responsable.   

           50 mesures écofiscales

Au Burkina Faso, il y a 50 mesures écofiscales dont 35 sur les ressources naturelles, 8 sur le transport, 5 sur l’énergie et 2 sur la chasse et la pêche. En 2019, selon Augustin Kaboré, elles généraient des recettes de 345 milliards de F CFA, soit 4,4% du PIB. « A elle seule, la fiscalité liée au secteur minier représentait 48% des recettes écofiscales. Les écotaxes sur l’énergie, quant à elles, représentent 45 % du total avec en tête de liste les produits pétroliers applicables sur l’essence super et le gasoil », peut-on entendre. A en croire le ministère en charge de l’Environnement, l’analyse de l’efficacité de ces écotaxes, c’est-à-dire leur capacité à inciter les individus et les sociétés burkinabè à adopter des comportements plus responsables a révélé des lacunes. 24 recommandations ont été alors formulées pour optimiser l’impact de l’écofiscalité sur la santé humaine et sur l’environnement. Toutefois selon le ministère, leur mise en œuvre dégagerait 250 milliards de recettes additionnelles pour l’Etat à terme.

Pour rappel, le présent séminaire s’inscrit dans une série d’activités visant à informer et à sensibiliser la population en général sur les résultats de l’étude d’une part, et sur les enjeux de la mise en oeuvre de la fiscalité environnementale d’autre part. L’objectif étant, selon le ministère, d’aider à protéger la population et à assurer la pérennité des ressources. Bien avant, les hommes de média, les décideurs publics et les acteurs de la société civile ont été outillés sur la question. Selon le secrétaire général du ministère en charge de l’Environnement Augustin Kaboré, un séminaire gouvernemental sera organisé dans les jours à venir pour donner l’information au niveau du gouvernement. A l’en croire, un séminaire parlementaire est aussi envisagé.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Education : le SYNAFEB dénonce un crime économique contre les carrières des enseignants

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Le Syndicat national des fonctionnaires de l’éducation du Burkina Faso (SYNAFEB) était face à la presse ce mercredi 29 septembre 2021 à Ouagadougou. Les syndicalistes au cours de cette rencontre avec les hommes de média ont dénoncé l’application de la loi 081. Ils se sont également prononcés sur la fermeture du lycée Philippe Zinda Kaboré.

Koudougou Robert Kaboré et ses camarades  du Syndicat national des fonctionnaires de l’éducation du Burkina (SYNAFEB) interpellent l’exécutif à l’application diligente de la loi 081 qui selon eux ne répond pas à ses dispositions essentielles et fondamentales.  Pour les syndicalistes,  cette loi a engendré le bouleversement des carrières des agents et récemment leur blocage avec l’adoption d’un statut particulier  » discriminatoire « . Pour le secrétaire général du SYNAFEB  Koudougou Robert Kaboré,  cette situation a connu la complicité d’organisations syndicales avec le gouvernement pour des intérêts personnels.  Pour lui,  même si l’Unité d’action syndicale (UAS)  lors de la commémoration de la fête du travail a laissé entendre qu’elle n’a pas été associée  à l’élaboration de textes d’application de ladite loi,  son silence demeure inquiétant. «Quant aux malfaiteurs associés de la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE) qui sont les vrais bourreaux de nos carrières,  ils se sont illustrés très négativement à travers un protocole d’accord dans lequel ils se sont entendus avec le gouvernement pour ne pas parler de nos carrières.  Il auraient contribué à détruire nos carrières», a déclaré le SG.

Les syndicalistes ont également manifesté leur amertume suite à la suspension de salaires de certains enseignants avec la lutte de la coalition.  Pour Robert Kaboré,  cette suspension est sans base légale.  « Ce qu’il faut retenir pour fait de grève,  c’est le précompte du nombre de jours d’arrêt de travail et non une suspension de salaire», a-t-il signalé. Les actions de certains responsables administratifs de son avis ont pour objectif de saper la lutte syndicale et le moral des travailleurs. « Nous n’allons plus continuer à laisser des individus qui n’ont pas d’autorités personnelles salir l’autorité fonctionnelle donc,  l’autorité de l’Etat sans faire recours aux juridictions compétentes », a-t-il prévenu.

Pour ce qui est de la fermeture du lycée Philippe Zinda Kaboré, les membres du syndicat national des fonctionnaires de l’éducation du Burkina (SYNAFEB) exigent sa réouverture sans conditions. Pour le secrétaire général du syndicat Robert Kaboré, les autorités sont responsables de ce qui s’est passé au sein de l’établissement. « Des élèves ont été trimballés à la justice et ont été par la suite blanchis. C’est peut-être eux-mêmes qui ont organisé ce saccage pour pouvoir fermer l’établissement.  Les terroristes ferment des écoles et les autorités aussi ferment. Entre les deux, on ne sait pas qui vaut mieux que qui », a laissé entendre le secrétaire général du syndicat Koudougou Robert Kaboré. Il invite par ailleurs les travailleurs en activité ou à la retraite à s’associer au SYNAFEB pour poursuivre la lutte pour le recouvrement de leurs droits reconnus par la loi.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Conseil régional du Centre : Le président Éric Tiemtoré appelle les conseillers à se faire vacciner

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Le Conseil régional du Centre a tenu sa 3e session ordinaire, ce mercredi 29 septembre 2021, à Ouagadougou. Cette rencontre consistait à s’imprégner des situations qui prévalent dans la région.

Le Conseil régional du centre s’est réunit pour sa 3e session ordinaire au titre de l’année 2021 en vue de mieux comprendre la situation qui prévaut dans la région. De cette réunion, qui se tient toute la journée, il sera question d’analyser des délibérations pour des conventions avec les associations des chansonniers traditionnels du Burkina Faso, améliorer la mise en place d’un programme de développement de la filière maraîchère, et  faire des communications sur la pandémie et  sur les réformes entreprises par le ministre de la Santé.

Les membres du Conseil régional du Centre durant la session

A entendre Éric Tiemtoré, le président du Conseil régional du Centre, il était important que les conseils régionaux sachent exactement comment évolue la  situation au niveau de leur région et d’en savoir davantage sur les réformes du côté du département de la santé.

Eric Tiemtoré a encouragé les conseillers à se faire vacciner

« Monsieur le ministre de la Santé a entrepris des réformes et souhaiterais l’implication des conseils régionaux», indique-t-il. Mais au-delà de cette session ordinaire, il était aussi de bon ton, pour  Éric Tiemtoré, d’appeler les membres du conseil à se faire vacciner afin de se protéger du Covid-19. « En ma qualité de champion régional de vaccination, nous avons associés une équipe du ministère pour ceux qui sont intéressés pour la vaccination contre la pandémie à Covid-19 avec les vaccins Johnson et Astra Zeneca », confie-t-il.

Le nouveau car du Conseil régional du Centre

Pour rappel, les journées portes ouvertes du Conseil régional du Centre se tiendront du 28 au 30 octobre 2021. Il y aura des expositions et des décorations des partenaires qui accompagnent l’institution. Le PCR du Centre a également profité de la rencontre pour présenter le nouveau car de l’institution.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Incidents à Titao : le CISC demande la dissolution « de toutes milices armées »

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Dans le présent communiqué dont nous avons eu copie, le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) revient sur le drame de Sillia et les événements qui s’en sont suivis.

Le dimanche 26 septembre 2021, autour de 9h, une femme avec son enfant ont été victimes d’un engin explosif dans le village de Sillia situé à environ 5 kilomètres (Km) de Titao. La femme est décédée sur place et son enfant gravement blessé a été conduit en urgence dans un service de santé pour bénéficier de soins.

Vers 10h, des civils armés et motorisés, notamment des VDP et des koglweogos, sont allés enlever deux personnes appartenant à la communauté peule du village de Hargo situé à près de 2 Km du lieu d’explosion, pour aller les auditionner au niveau de leur siège basé à Titao. La distance entre Hargo et titao est estimée à 6 Km. Après les interrogatoires, le chef de la milice armée aurait ordonné à ses éléments de ramener les deux personnes à leurs domiciles, à Hargo.

Peu après le départ de ceux qui sont venus déposer les deux personnes, comme s’il y avait une complicité et une synchronisation, une colonne de civils dont certains étaient armés, s’est dirigée vers les concessions peules du village de Hargo, détruisant tout sur leur passage : maisons, greniers et autres biens matériels ont été brûlés ou emportés…

Obligés de se refugier dans les champs ou en brousse, ces populations ont appelé les FDS au secours. L’intervention rapide de ces dernières a permis, non seulement d’éviter des pertes en vie humaine, mais également de retrouver le bétail que les ‘’assaillants’’ étaient sur le point d’emporter. C’est l’occasion pour le CISC de saluer cette prompte réaction des éléments des FDS.

Ces faits interviennent 33 mois après le massacre de Yirgou et 18 mois après celui de Barga qui avaient fait plusieurs morts. Comme lors de ces précédents drames, certains auteurs des évènements de Hargo ont été parfaitement identifiés par les victimes.

Le CISC continue à collecter les informations aux fins d’engager toute action pertinente devant les juridictions nationales, et internationales, le cas échéant.

Profondément attaché aux valeurs républicaines et soucieux de la consolidation de la cohésion sociale et du vivre ensemble, le CISC :

  • présente ses condoléances à la famille de la victime de l’explosion ;
  • exige que toute la lumière soit faite sur l’ensemble de ces faits et que les commanditaires et exécutants soient identifiés et poursuivis conformément à la loi en vigueur ;
  • interpelle tous les Burkinabè et les invite à s’opposer activement à tout comportement stigmatisant ou discriminant ; il y va de l’intérêt de la nation ;
  • prend à témoin et interpelle toutes les chancelleries présentes à Ouagadougou et les invite à apporter tous leurs concours à la résolution de ce problème de discrimination contre certaines communautés du Burkina ;
  • réitère sa demande de dissolution de toutes milices armées. Car, celles-ci, loin d’être une solution, sont un facteur d’aggravation de la crise sécuritaire que traverse notre pays ;
  • salue la prompte réaction et l’attitude républicaine des forces de défense et de sécurité dans la gestion de la situation à Hargo ;

Pour le Bureau Exécutif, Dr Daouda Diallo

Dialogue politique : Les travaux ont repris ce lundi 27 septembre

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Suspendu le 17 juin 2021, le dialogue politique vient de reprendre son cours ce lundi 27 septembre 2021 à Ouagadougou. Pour cette reprise, les acteurs de la classe politique vont aborder les points qui n’avaient pas encore été élucidés.

Le Dialogue politique reprend après une rupture depuis juin dernier. En effet,  les membres de l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) et ceux de l’opposition politique se sont retrouvés ce lundi 27 septembre pour poursuivre les travaux dudit dialogue. Les points qui seront  abordés ce jour sont, entre autres, la question sécuritaire et la relecture à minima du code électoral afin de prendre des dispositions consensuelles pour les élections municipales et régionales de mai 2022. Les deux parties se sont réjouies de la reprise effective des travaux.  « Ce dialogue politique reprend sous de meilleurs auspices.  Les deux parties vont reprendre les discussions où elles s’étaient arrêtées la dernière fois», a confié Clément Sawadogo,  ministre en charge de l’Administration territoriale. Le chef de file de l’opposition politique, Eddie Komboïgo, s’est  d’ores et déjà montré satisfait des échanges survenus dans le domaine sécuritaire.

                        Eddie Komboigo de l’opposition et Vincent Dabilgou de la majorité ont dirigé les débats

Le délégué des représentants de l’APMP, Vincent Dabilgou, a salué le retour de l’opposition dans la quête de réponses aux préoccupations qui sont celles de tous les Burkinabè.  « Les intérêts du Burkina Faso sont au-dessus de toute considération personnelle ou politique. Les réponses apportées aux revendications vont dans le sens de la résolution des points qui étaient en discussion.  Nous devons donc nous réjouir que dans notre pays, les capacités de dialoguer et de travailler reviennent pour que nous puissions construire le pays », a ajouté le délégué des membres de l’APMP.

Les travaux se dérouleront jusqu’au 28 septembre 2021 sous la co-présidence du chef de file de l’opposition politique Eddie Komboïgo et du délégué des membres de l’APMP Vincent Dabilgou.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Mouvement du peuple pour le progrès :  Voici la composition du bureau exécutif national

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Le deuxième congrès extraordinaire du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), tenu du 24 au 26 septembre 2021 au palais des sports de Ouaga 2000, a vu le renouvellement du bureau exécutif national (BEN) du parti au pouvoir. Président du parti du Soleil levant depuis le décès de Salifou Diallo en 2017, Simon Compaoré a passé, comme prévu, la main à Alassane Bala Sakandé.

Ainsi, le nouveau président du MPP va diriger un bureau exécutif composé de 95 membres avec l’aide de 5 vice-présidents à savoir, Clément Sawadogo,  Salifo Tiemtoré, Marie Laurence Ilboudo, Stanislas Ouaro et Moussa Boly.

Par ailleurs, on note l’entrée dans le BEN de Toussaint Abel Coulibaly, président de la défunte Union pour la république (UPR), ou encore de Bruno S. Dipama, ancien directeur de cabinet de Salifou Diallo et directeur général de l’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales.

Voici la composition du bureau

BUREAU EXECUTIF NATIONAL ISSU DU 2e CONGRES EXTRAORDINAIRE DU MPP

Présidence du MPP : Simon Compaoré passe le témoin à Alassane Bala Sakandé

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Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a un nouveau président.  Alassane Bala Sakandé puisque c’est de lui qu’il s’agit a été élu premier responsable du parti du Soleil levant à l’issue du 2e congrès extraordinaire tenu du 24 au 26 septembre 2021 au palais des sports de Ouaga 2000.

Président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) depuis le décès du docteur Salif Diallo,  Simon Compaoré passe le témoin à Alassane Bala Sakandé. Elu ce 26 septembre 2021 lors du 2e congrès extraordinaire du parti,  le président de l’Assemblée Nationale aura la lourde tâche de conduire le bureau exécutif du parti fort de 95 membres. Il est accompagné par cinq vice-présidents à savoir Clément Sawadogo, Salifo Tiemtoré,  Marie Laurence Ilboudo Stanislas Ouaro et Moussa Boly. Cependant, le président sortant Simon Compaoré est élevé au rang de président d’honneur du parti : « C’est en toute humilité que j’assumerai la charge des responsabilités qui m’incombent désormais. Conscient que sans l’engagement, le courage et la détermination de tous, je ne pourrai pas réussir ma mission. Les batailles sont décidées par les généraux mais gagnées par les soldats. Je n’aurai pas d’autre ambition que de mériter cette confiance. Cette confiance qui m’honore mais dont je redoute la grandeur, la rigueur, l’exigence et la gravité», a confié le tout nouveau président du MPP.

      Le nouveau président du MPP, Alassane Bala Sakandé, veut travailler avec tout le monde pour réussir sa mission

 Pour lui, cette nouvelle mission qui lui est confiée n’est point sans difficultés. «Il y a un cap à maintenir, des obstacles à franchir, des batailles à décider, des choix à opérer, des défaites à assumer, des attentes à combler, des incompréhensions à lever, des colères à apaiser, des déceptions à supporter. Voici la réalité de la charge qui vient de m’être confiée», a souligné Alassane Bala Sakandé. Il dit avoir pour objectif principal, d’assurer la continuité de l’action de ses prédécesseurs.  «Ce serment, je le tiens en comptant sur toutes les femmes, tous les hommes, tous les jeunes et tous les anciens dont l’engagement, au sein des comités de base, des sous-sections, des sections, des fédérations, du bureau politique national, des structures spécifiques et des structures à l’étranger, à faire de notre parti, un parti de combat pour la République, un parti de combat pour le progrès, un parti de combat pour la justice sociale, un parti de combat pour l’émancipation réelle de la femme, un parti de combat pour la responsabilisation des jeunes», a-t-il promis.

Les adieux de Simon Compaoré

 Après 46 ans de vie politique dont sept ans au parti du Soleil levant,  Simon Compaoré  quitte l’arène avec le grade de président d’honneur du MPP. «Il y a des moments charnières dans la vie de chaque homme, sont de ces moments, ceux que je vis depuis l’ouverture de notre congrès, instance du parti chargée de porter la réflexion, sur les fondamentaux de notre action politique, et les questions essentielles de la vie de notre nation. Dans le déroulé de ma carrière politique, ces moments constituent assurément un des épisodes marquants», a déclaré le désormais président d’honneur du MPP.

              Le désormais président d’honneur du MPP, Simon Compaoré, dit être heureux de passer le flambeau

L’homme dit être confiant quant à la capacité de la jeunesse à protéger le fruit de l’arbre qu’il a planté avec Roch Marc Christian Kaboré et feu Salifou Diallo. Simon Compaoré affirme prendre sa retraite au moment où son parti connais une véritable ascension. « Je pars à un moment ou des hommes et des femmes continuent de rejoindre le MPP, quelle joie ! Il nous appartient de faire en sorte, que cette tendance se poursuive, que la base du parti s’élargisse, et que de cette masse de militants, s’élèvent des camarades déterminés et convaincus, éléments indispensables pour arroser notre parcours de combattant, par des victoires encore plus éclatantes», a-t-il laissé entendre. En effet, il n’a pas manqué de  donner des instructions à la nouvelle direction politique du parti. Il invite Bala Sankandé et son équipe à œuvrer sans relâche à  développer davantage le parti et cela dans l’unité« A vous de poursuivre la lutte en accompagnant comme il se doit,  le président Roch dans la mise en œuvre de son programme », a-t-il ajouté. Pour terminer Simon Compaoré s’adressant au Militants du parti à paraphraser l’Apôtre Paul « j’ai combattu le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé mes convictions politiques ».

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Province du Soum : Le ministre Ousseni Tamboura fait don d’ordinateurs au CILDES

Le Cadre d’initiatives locales pour le développement économique et social (CILDES) de la province du Soum a bénéficié d’un don d’ordinateurs le vendredi 24 septembre 2021. C’est l’œuvre d’un fils de la région, Ousseni Tamboura, ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement.

Neuf ordinateurs portables au bénéfice des jeunes membres du Cadre d’initiatives locales pour le développement économique et social (CILDES) de la province du Soum. C’est un don offert le 24 septembre dernier par le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement, Ousseni Tamboura. Et il a été réceptionné, au nom de ladite structure, par le directeur provincial de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi du Soum, Boukari Dicko, qui est aussi le secrétaire général adjoint du CILDES. Cela fait suite à un projet de création d’un centre multimédia à Djibo dans la province du Soum par la CILDES afin d’offrir des chances aux jeunes du Soum de pouvoir se connecter au reste du monde de même que se former et s’informer. Une structure qui assurait déjà chaque année, des formations en informatique au profit des jeunes de la province et des cours d’appui dans la perspective des concours de la fonction publique. Des initiatives que le ministre Ousseni Tamboura ne manque pas de saluer et d’encourager et il l’a toujours fait savoir aux membres du CILDES pour avoir suivi leurs premiers pas. Des encouragements rénouvélés à leur secrétaire général adjoint, Boukari Dicko.

En tant que fils de la province, il a estimé que c’est de son devoir de leur offrir des ordinateurs puisque, dit-il, lorsqu’on parle de centre multimédia, il est question d’ordinateurs. Tout cela a été possible, fait savoir le ministre Ousseni Tamboura, grâce à des personnes de bonne volonté. Ainsi, souligne-t-il, ces ordinateurs doivent leur permettre de continuer à réaliser leurs projets et pour lesquels, son soutien va se poursuivre. A terme, il s’agit d’atteindre les compartiments prévus. Et que la jeunesse du Soum soit toujours optimiste, bien outillée et pouvoir s’autonomiser dans les différents secteurs de la vie professionnelle. Ces ordinateurs viennent véritablement comme un ouf de soulagement puisque Boukari Dicko, directeur provincial de la Jeunesse du Soum et secrétaire adjoint du CILDES, de relever que leur structure était en manque. Avant de souligner que le CILDES, qui regroupe des jeunes de la province et vivant hors de celle-ci, en fera très bon usage. Il a saisi l’occasion pour rappeler que c’est en 2004 que le CILDES, créé quelques années auparavant, a véritablement élargi ses activités dans toute la province à travers des formations en informatique, dans le domaine de la bonne gouvernance, la paix et la cohésion sociale, des cours d’appui aux élèves au vu de la situation sécuritaire, la sensibilisation des femmes en santé de la reproduction.

Burkinanews.info

PMUB : André Tassembédo reçoit son chèque de plus de 91 millions FCFA.

La  Loterie nationale burkinabè (LONAB) a remis officiellement à André Tassembédo son chèque de 91 millions 127 milles francs CFA ce vendredi 24 septembre 2021 à Ouagadougou.

André Tassembédo, le nouveau millionnaire est rentré officiellement en possession de son chèque. Cultivateur, il avait tenté sa chance avec 600 francs CFA  au 4+1 du vendredi 17 septembre 2021 dans un club de la place de Ouagadougou. Aujourd’hui, c’est un nouveau tournant dans sa vie qui se dessine grâce à ce coup de chance. « C’était pénible pour moi. Mais grâce à Dieu, j’ai eu ce gain. Je vais utiliser cette somme pour travailler et devenir un homme de demain. Aux côté de mon frère avec qui je travaille, nous échangerons sur l’utilisation de cette somme pour l’évolution de notre travail », a confié l’heureux millionnaire.

                          Avec son gain de plus de 91 millions, la vie de André Tassembédo a changé

La représentante du directeur général de la Loterie nationale burkinabè (LONAB), Thérèse Nabaloum/Bonané,  a assuré que ce résultat résulte d’une confiance en la nationale des jeux du hasard. « Il a fait confiance en la LONAB et aujourd’hui, il reçoit son gain.  Le chèque va aller directement à la banque et c’est le jour qu’il décidera, qu’il ira à la banque. Donc ce n’est pas la peine que les gens le suive », a-t-elle fait savoir. Son souhait est que le lauréat puisse murir un projet qui lui permettra de mieux gérer son argent au profit de sa famille et du pays conformément au slogan : « Les lots aux gagnants, les bénéfices à la Nation ». Et de préciser que la LONAB apportera des conseils et orientera le super gagnant vers des structures agrées pour l’aider à mieux gérer et mieux investir son argent.

                              La remise officielle du gros lot du 4+1 du 17 septembre dernier

Selon André Tassembédo, son entrée dans ce jeu date de 2006. Mais, depuis, il n’avait jamais eu de somme atteignant plus de 100 mille francs CFA. C’est donc un grand jour pour lui. C’est pourquoi, il a invité tous les Burkinabè à tenter leur chance. Une invite réitérée par Thérèse Nabaloum/Bonané qui a également appelé les parieurs à  toujours faire confiance en la LONAB car le coup de chance pourrait sourire à tout parieur.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

2e congrès extraordinaire MPP : le renouvellement de la direction politique nationale comme plat de résistance

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 Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) tient son deuxième congrès extraordinaire du 24 au 26 septembre 2021 au Palais des sports de Ouaga 2000 sous le thème « Poursuivre le renforcement du MPP dans un Burkina Faso réconcilié, résilient et prospère ». Au cours de ces trois jours de travaux, la direction politique nationale avant de connaître son renouvellement, va dresser avec les congressistes, le bilan du mandat du président Simon Compaoré à la tête du parti depuis la disparition Salif Diallo. 

               Le président du MPP, Simon Compaoré, fera le bilan de sa gestion au cours de ce congrès extraordinaire

 Le congrès ordinaire du mouvement du peuple pour le progrès (MPP) du 7 mars 2020 avait pour principal objectif, le renouvellement de la direction politique nationale du parti. Cependant, suite aux problèmes rencontrés par le parti, notamment le décès de son président Dr Salif Diallo et l’imminence des élections présidentielles et législatives, les membres du parti ont préféré faire de très légers aménagements et remettre le renouvellement définitif à une session ultérieure.

Ainsi, un congrès extraordinaire avait été prévu après les élections pour cette tâche. Chose dite, chose faite. La cérémonie d’ouverture du congrès extraordinaire est intervenue ce vendredi 24 septembre 2021 à Ouagadougou. Outre le renouvellement de la direction politique nationale,  les congressistes vont dresser le bilan du mandat du président Simon Compaoré. «Les résultats des travaux des quatre commissions préparatoires du présent congrès sont riches, denses et permettront aux congressistes d’étudier avec perspicacité les voies et moyens d’organisation, de restructuration de notre parti à même de renforcer son leadership sur l’échiquier politique national», a assuré le président du MPP.

                      Les trois jours de travaux aboutiront à la mise en place d’un nouveau bureau exécutif

Ce congrès de la maturité, selon Simon Compaoré, tout en se tenant  dans un contexte national difficile au plan sécuritaire et sanitaire, reste chargé d’espoir pour le renforcement du leadership du MPP.  « S’agissant de la crise sécuritaire, je voudrais traduire notre profonde compassion aux familles des victimes de l’hydre terroriste et saisir l’occasion pour saluer et féliciter l’ensemble des FDS et des VDP », a-t-il ajouté. En plus du problème sécuritaire et sanitaire, Simon Compaoré a abordé la problématique de l’emploi des jeunes. « Notre parti doit contribuer à la résolution de ce problème social que constitue le drame d’une jeunesse oisive,  errante,  sans but ni espérance et qui,  forcément, est  balloté comme un navire ivre en haute mer et à la merci du tout-venant», a-t-il déploré. Pour lui,  le MPP s’est résolument engagé à créer les conditions idoines pour la prise en compte de la jeunesse à tous les échelons du parti.  « Relativement à la vie chère,  je voudrais me réjouir des instructions du Chef de l’Etat données au Premier ministre et à l’ensemble de l’équipe gouvernementale pour la prise des mesures idoines  pour non seulement rendre accessibles les produits de premières nécessité mais également que les prix soient contenus pour soulager les ménages », s’est-il réjoui.

   Ce congrès réunit environ 3500 délégués venus des 45 provinces et des sections à l’étranger des mouvements associatifs

Pour la marche vers un Burkina Faso prospère,  plusieurs défis se présentent au MPP. « Nous devons relever le défis d’une politique économique patriotique et nationaliste, mais intégrée dans la communauté africaine, d’un rôle stratégique de l’Etat dans le développement économique, d’ une bonne production des richesses afin d’opérer une juste répartition des fruits de la croissance, d’ une culture de la bonne gouvernance et enfin d’une réussite de la réforme politique », a décliné Simon Compaoré.  Ainsi, il invite la prochaine direction politique nationale qui sortira de ce congrès à travailler à relever ces défis.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Le philosophe Bilal Ramadan : « Refuser de négocier avec les terroristes, c’est refuser la paix »

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Le Centre Valère Somé pour l’innovation politique (VSIP), a organisé une conférence publique ce jeudi 23 septembre 2021 à Ouagadougou sur le thème « Quelles contributions des imams et intellectuels musulmans ». Animé par le philosophe et formateur Bilal Ramadan, cette session d’échange a permis d’éclaircir les participants sur le terrorisme. 

Le Burkina Faso est confronté au phénomène du terrorisme depuis pratiquement 2016. Pour la lutte contre ce phénomène,  certains ont trouvé pour solution,  le principe de la violence contre la violence. Si au Burkina Faso cette logique est soutenue par certains,  d’autres par contre propose la négociation. Le philosophe Bilal Ramadan, animateur de la conférence publique organisé par le Centre Valère Somé pour l’innovation politique ce jeudi à Ouagadougou, appuie l’idée du dialogue.  Pour lui,  il faut reconnaître que l’insécurité que connaît le Burkina Faso n’a aucun lien avec le jihad musulman.  Selon le philosophe,   les causes du terrorisme au Burkina Faso  sont d’ordres socio-économique et politique.  « Ne prenez pas le terrorisme comme un mouvement musulman. Ce qui pousse les gens au terrorisme,  c’est la misère  », a-t-il insisté.

Pour lui,  l’autre cause de l’insécurité dans les pays africains, c’est le fait de copier la France. « Le système français n’est pas bon. On doit avoir des systèmes propres à nous», a-t-il proposé. Bilal Ramadan a estimé que les imams et intellectuels musulmans doivent toujours travailler à cadrer et recadrer les fidèles.  Ils doivent  de son avis veiller à ce que les fidèles soient conscients que ce qui se passe au Burkina Faso est loin d’être du djihad. « L’islam est une religion de liberté, de grandeur et de justice. Les imams doivent avoir des discours de sensibilisation.  Quand un imam se tait, s’il ne rappelle pas les principes de l’islam aux fidèles, il est complice», a-t-il déclaré. Pour le philosophe Bilal Ramadan, l’usage de la violence n’est point une solution au terrorisme. « Il faut négocier. Macron, Trump et Biden disent qu’il ne faut pas négocier. Pourtant, ils négocient avec les terroristes. Refuser de négocier, c’est refuser la paix. C’est donc dangereux de dire qu’on ne négocie pas», a-t-il ajouté.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Brésil : Un fût de bière tue un homme le jour de son anniversaire

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Un Brésilien s’est tué en voulant réparer un baril de bière lors de sa fête d’anniversaire. Le fût a explosé alors qu’il tentait d’en faire sortir le précieux jus pour étancher la soif de ses invités.

Gilson do Nascimento, un Brésilien de 43 ans, s’est tué après avoir été touché à la tête par des fragments de métal issus de l’explosion d’un baril de bière qu’il tentait de réparer. C’est ce qu’ont écrit nos confrères d’AfrikMag citant des médias brésiliens. Les faits se seraient déroulés, le 17 septembre dernier, lors de la fête d’anniversaire de l’infortuné.

Selon la nièce du défunt, ayant constaté la défaillance du fût de bière à pression qui crachait de la mousse ai lieu de la bière, Gilson do Nascimento a appelé la société de location de fûts pour savoir ce qu’il y avait lieu de faire. Des instructions lui ont donc été données afin qu’il essaie de réparer ledit fût en attendant l’arrivée de dépanneur.

L’avocat de la société de location de fûts, Jose Adelmo de Oliveira, a déclaré que le client avait reçu l’ordre de ne pas toucher à l’équipement car un technicien se rendait à la maison pour résoudre le problème. Selon l’avocat, lorsque le technicien est arrivé, le baril avait déjà explosé et la victime était morte sur les lieux. Quant au porte-parole de la police, Clovis Nei da Silva, il a déclaré que l’affaire était actuellement traitée comme un accident. « Nous interrogeons des témoins sur les lieux au moment de l’incident. Pour l’instant, l’incident a été enregistré et une autopsie a été demandée », a-t-il poursuivi.

L’épouse, la sœur et le fils de 15 ans de Gilson qui étaient présents à la fête d’anniversaire sont toujours sous le choc, selon les confessions de la nièce du malheureux. Cela d’autant plus que le défunt avait remporté un combat de six ans contre le cancer.

Pour rappel, l’autopsie de Gilson a eu lieu le 18 septembre, le lendemain de sa mort, et il a été enterré le surlendemain au cimetière Jardim da Memoria à Novo Hamburgo.

Burkinanews.info

Trafic ce carburant dans la région de l’Est : 72 personnes en garde à vue

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Dans un communiqué, le procureur du Faso près le tribunal de grande instance Ouaga I annonce l’interpellation et la garde à vue de 72 personnes impliqués dans un vaste réseau de trafic de carburant.

Le 06 août 2019, l’Autorité Supérieure du Contrôle d’Etat et de Lutte contre la Corruption (ASCE-LC) recevait une dénonciation faisant cas de la commission sur le territoire burkinabè, de faits de contrebande de carburant à grande échelle. Le carburant en question proviendrait du Nigéria en passant par le Bénin pour être stocké à Koualou, localité située à une dizaine de kilomètres de Nadiagou à l’Est du Burkina Faso. Selon cette source, les trafiquants se ravitailleraient à Koualou et les produits seraient transportés dans des fûts à l’intérieur de camions appelés « 10 tonnes » à destination de Fada N’Gourma, Koupéla, Pouytenga, Zorgho, Mogtedo, Minassem (Koulbila) et Ouagadougou. Le dénonciateur ajoutait que d’un point de vue organisationnel, les contrebandiers se livrant à ce trafic se seraient repartis les axes routiers suivants dans la commission de leur forfait :

– l’axe Nadiagou-Fada N’Gourma ;

– l’axe Nadiagou-Koupéla ;

– l’axe Nadiagou-Mogtedo ;

– l’axe Nadiagou-Minassem.

Suite à cette dénonciation mentionnant des faits aussi graves, une mission exploratoire de l’ASCE-LC dans la région de l’Est, en février 2020, a permis de recueillir des indices concordants tendant à la confirmation des faits évoqués dans la dénonciation.

Nantis des informations recueillies par la mission, l’Autorité Supérieure du Contrôle d’Etat et de Lutte contre la Corruption, conformément à l’article 241-8 du Code de Procédure Pénale, informait mon parquet des faits ci-dessus évoqués.

L’enquête ouverte des chefs de contrebande aggravée, blanchiment de capitaux, corruption, à l’effet d’élucider les faits mentionnés par le dénonciateur permettait d’identifier des dépôts illicites des produits d’hydrocarbures de contrebande dans les localités de Ouagadougou, Komsilaga, Mogtédo, minasom-nagréongo, Zorgho, Kombissiri, Kaya, Tenkodogo, Fada N’Gourma …

Aussi, des stations-services bénéficiaires de ce carburant de contrebande étaient identifiées à Ouagadougou, Kombissiri, Kaya…

Enfin, les principaux auteurs des faits de contrebande étaient identifiés dans les régions de l’Est, du Centre-est, du Centre-nord, du Plateau central, du Centre-sud et du Centre ;

En plus, il résultait des investigations menées par l’ASCE-LC, que les contrebandiers commettent leur forfait principalement en temps de nuit, soit par le transport de l’hydrocarbure liquide à l’aide de camions spécialement aménagés à l’intérieur desquels ils rangent cent quatre-vingt (180) à deux cent (200) fûts industriels en caoutchouc ou en fer de 200 litres chacun remplis de carburant en les superposant souvent par deux ou trois, mais pas conformément aux normes de transport d’hydrocarbures, soit à l’aide de citernes qui n’ont aucun document délivré par la SONABHY pour le chargement du carburant.

Ces faits ont été constatés sur les axes routiers bitumés suivants :

-Ouagadougou-Nagréongo (Minassem ou Koulbila)-Mogtedo-Zorgho-Koupéla-Fada N’Gourma- Pama-Nadiagou- Koualou (RN04 et RN18) ;

– Ouagadougou – Koupéla-Fada N’gourma- Kantchari (RN 05) ;

Relativement à l’axe routier Ouagadougou-Kombissiri- Toécé- Nobéré-Po- Dakola (RN 05), les contrebandiers utilisent des véhicules berlines pour la commission de leur forfait. En effet, lesdits véhicules sont démunis de leur siège arrière afin d’agrandir leur capacité à contenir les bidons de carburant de contrebande.

Il convient d’indiquer qu’un constat de terrain a permis de relever que ces véhicules se rendent à Koualou souvent dans la matinée en vue du ravitaillement pour ensuite durant la nuit, entre 22 heures et 03 heures du matin, repasser dans le sens contraire. De la sorte, au lever du jour ils ne sont plus aperçus sur les routes nationales.

A l’aller comme au retour, les contrebandiers passent les différents types de contrôles routiers précisément les postes de douane, de police et de gendarmerie sans aucune difficulté comme s’ils accomplissaient des activités licites.

Au regard de ces éléments, mon parquet en synergie d’action avec le ministère de la sécurité et l’Autorité Supérieure du Contrôle d’Etat et de la lutte contre la Corruption a lancé, du 17 septembre 2021 au 20 septembre 2021, une vaste opération à l’effet d’interpeller les personnes impliquées dans les faits infractionnels en cause, de procéder aux saisies des moyens servant à la commission des faits et à la mise sous scellés des différents dépôts d’hydrocarbure de contrebande.

Cette opération a permis :

– d’interpeller soixante-douze personnes actuellement en garde à vue pour les besoins de l’enquête ;

– de saisir des pièces documentaires et des numéraires en lien avec les activités illicites des mis en cause et une importante quantité de produits de contrebande, des moyens roulants et autres biens servant à la commission des faits ;

– de sceller des stations-service et dépôts ;

Toutes ces actions ont été accomplies dans un environnement sécurisé grâce à l’encadrement sécuritaire des éléments de la gendarmerie nationale qu’il convient de saluer.

L’enquête ouverte des chefs de contrebande, blanchiment de capitaux, de corruption conformément aux articles 261, 262, 263 du Code des douanes , les articles 2, 7, 113, 114,115, 117 118 de la loi 016-2016 du 03 mai 2016, relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, l’article 42 de la loi n°004-2015/CNT du 03 mars 2015 portant prévention et répression de la corruption au Burkina-Faso et les articles 331-1 et 331-2 du Code Pénal de 2018 suit toujours son cours et les auditions et interpellations nécessaires se poursuivront afin de mettre fin à ces infractions qui non seulement paralysent l’économie nationale mais également sont constitutives de sources de financement du terrorisme.

Je lance un appel à toute personne qui aurait des renseignements de nature à mettre en exergue des faits de contrebande de carburant à faire une dénonciation anonyme au parquet le plus proche et à toute unité de police judiciaire.

Par la présente occasion, je tiens à remercier Monsieur le ministre de la sécurité qui, par son engagement, a fourni les moyens multiformes pour la mise en œuvre de l’opération.

Je remercie également le Contrôleur Général d’Etat qui, par son ferme engagement, a mis tout en œuvre pour la préparation et l’exécution de l’opération.

Mes remerciements vont également aux éléments de la Gendarmerie Nationale, de la Police Nationale et aux officiers de police judiciaire qui se sont pleinement investis pour la réussite de l’opération.

Ouagadougou le 23 septembre 2021

Le Procureur du Faso

YODA Harouna

Energies renouvelables : Les acteurs sensibilisés sur les énergies africaines

Sensibiliser les acteurs de l’énergie renouvelable sur les initiatives africaines pour des ressources en énergie renouvelable de qualité. Voilà l’objectif du forum national des Organisations de la société civile en énergie renouvelable (OSC ER) qui se tient du 23 au 24 septembre 2021.

Dans le cadre de la mise en place d’une synergie d’actions en vue d’une implication harmonieuse dans les actions de promotion et de suivi des structures du domaine de l’énergie renouvelable, un forum national des Organisations de la société civile en énergie renouvelable (OSCER) se tient du 23 au 24 septembre 2021, à Ouagadougou. Il sera question au cours de ce forum de sensibiliser les acteurs de l’énergie renouvelable sur les initiatives africaines pour des ressources en énergie renouvelable de qualité. A cet effet, il s’agira de partager les résultats de la mise en œuvre des initiatives au Burkina Faso, de favoriser un cadre de réflexion sur le renforcement  des acteurs de la société civile pour le plaidoyer et enfin d’élaborer un plan d’actions du plaidoyer partagé par le réseau. Les résultats qui découleront de ce forum devraient permettre au Burkina Faso de mieux respecter ses engagements vis-à-vis de l’initiative de l’Afrique sur les énergies renouvelables. Aussi, ils permettront aux populations burkinabè d’avoir un confort et de mener des activités pour booster l’économie nationale.

Pour Henri Ilboudo, le directeur de l’Association centre écologique Albert Schweitzer du Burkina Faso, il faut faire en sorte que ces initiatives des énergies renouvelables quittent  le domaine des intentions pour être une réalité. « Mettre ensemble les différents acteurs de cette initiative en vue de jeter  et de consolider les bases visant à assurer est salutaire. Si les OSCER sont suffisamment impliqués, ils apporteront aux populations l’énergie nécessaire », a-t-il assuré. Selon Dramane Coulibaly, le coordonnateur régional du CESAO-AI, à travers cette initiative, le souhait est de faire en sorte que tous les pays de la sous région puissent travailler à ce que l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables soit pleinement un succès. « Le leadership du Burkina est connu en matière d’énergie renouvelable et nous devons travailler à continuer ce rôle », a-t-il soutenu.

A en croire Idrissa Konditamde, le représentant du ministre chargé des Mines, dans l’espace CEDEAO, seulement 54% de la demande en énergie est recouverte alors que l’Afrique de l’Ouest dispose d’un important ensoleillement évalué entre 5 et 7 kw/h par mètre carré qui pourrait réduire ce déficit en matière d’énergie. Toujours selon lui, le taux d’électrification au niveau national est de 45% en 2020,  dont 17% est occupé par celui des énergies renouvelables. Pour lui, ces initiatives viennent appuyer le gouvernement dans l’atteinte de ses objectifs de fourniture d’une énergie propre, moins chère et accessible à tous. «  Nous avons pris la ferme résolution de trouver une nouvelle orientation à la politique   énergétique en vue d’accroître l’offre énergétique tout en corrigeant les disparités entre les milieux urbains et ruraux. Nous voulons atteindre   les ambitions du programme du président du Faso sur ce plan qui est d’atteindre 30% d’ici 2025 », a-t-il fait savoir.

En rappel, placé sous le thème « Etat des lieux de la mise en œuvre des initiatives Africaines sur les énergies renouvelables au Burkina Faso », ce forum fait suite à un ensemble d’activités menées par la CNPDER -BF et ses partenaires.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Brad Pit et Angelina Jolie : Cinq ans après la séparation, le couple se déchire pour un château

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L’ex-couple, toujours propriétaire du château de Miraval, se dispute aujourd’hui ce bien d’exception.

C’est un divorce qui dure, et qui ne manque pas de rebondissements. Voilà cinq ans, depuis l’annonce de leur séparation en 2016, que Brad Pitt et Angelina Jolie se déchirent par avocats et documents légaux interposés. Après une longue brouille autour de leurs enfants, c’est désormais leur propriété du Sud de la France, le château de Miraval, qui est au cœur de tous les débats. Ce domaine, doté d’un vignoble et estimé à 140 millions d’euros par Page Six, avait accueilli le mariage du couple en 2014, chaque star en possédant la moitié. Brad Pitt accuse désormais son ex-femme d’avoir tenté de revendre sa part sans la lui proposer avant.

Des documents, déposés par l’acteur au Luxembourg et dévoilés par le tabloïd américain, précisent en effet que les deux époux s’étaient mis d’accord pour demander la permission à son partenaire en cas de revente des parts du domaine. Avant cet accord, Pitt possédait 60% de Miraval, et avait accepté d’en céder 10% afin qu’Angelina Jolie ait une part égale. Ces 10% auraient été cédés pour un euro par l’actrice, que son ex-époux met en cause aujourd’hui. À en croire les avocats de Brad Pitt, l’actrice a également « fait obstruction » à de nombreux éléments, en particulier en « retardant la validation des comptes annuels et le renouvellement du gestionnaire ».

Source : Vanity Fair

COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU 22 SEPTEMBRE 2021

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 22 septembre 2021, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 45 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté sept (07) rapports.

Le premier rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de Don n°TF0B6183 conclu le 14 juillet 2021 entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA) pour le financement du Projet d’appui à l’inclusion financière et à l’accès au financement des petites et moyennes entreprises (PAIF-PME).

D’un coût global de 10 millions USD, soit environ 5,5 milliards F CFA, le financement du projet est assuré par l’Association internationale de développement (IDA) sous forme de don.

Le PAIF-PME permettra d’accroître l’utilisation des comptes de transaction, de renforcer la capacité institutionnelle pour consolider l’inclusion financière et d’améliorer l’accès des exploitants agricoles et des PME au crédit.

Le deuxième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’Accord de Don n°D872-BF et de Crédit n°6959-BF conclu le 14 juillet 2021 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA) pour le financement du Projet d’appui au renforcement de la gestion du foncier et des mines (PARGFM).

Le coût total du projet est évalué à 150 millions USD, soit environ 80,400 milliards F CFA, financé par l’Association internationale de développement sous forme de Crédit à 75 millions USD et de Don à 75 millions USD.

Le Projet d’appui au renforcement de la gestion du foncier et des mines vise à améliorer l’efficacité des services du foncier et des mines, à renforcer la sécurité foncière dans les communes cibles et à favoriser un partage inclusif des avantages de l’exploitation minière.

La mise en œuvre du PARGFM couvre soixante-onze (71) communes des régions du Centre, du Centre-Ouest, de la Boucle du Mouhoun et des Hauts-Bassins en son volet foncier et tout le territoire national en son volet mine.

Le troisième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification des accords de Crédit n°6919-BF, Crédit n°TF0B5740, Don GIF n°TF0B5740 et Don n°TF0B5738 conclus le 14 juillet 2021 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA) pour le financement du Projet de déploiement du solaire à large échelle et électrification rurale (SOLEER).

Le financement de ces accords est composé ainsi qu’il suit :

– Accord de Don n°TF0B57382 : Fonds pour les technologies propres à hauteur de 2 millions USD, soit environ 1,100 milliards F CFA ;

– Accord de Don GIF n°TF0B5740 : Mécanisme mondial de financement des infrastructures, à hauteur de 700 000 USD, soit environ 413 millions F CFA ;

– Accord de Crédit n°6919-BF : Association internationale de développement, à hauteur de 75 millions USD, soit environ 41,250 milliards F CFA ;

– Accord de Crédit n°TF0B5740 : Fonds pour les technologies propres, à hauteur de 91 millions USD, soit environ 50,050 milliards F CFA.

Ce projet a pour objectif d’accroître l’accès aux services d’électricité dans certaines zones rurales et la disponibilité de l’énergie solaire au Burkina Faso par la mobilisation des financements privés.

La mise en œuvre de ce projet permettra de soutenir l’électrification d’environ 300 nouvelles localités dans les zones rurales, le raccordement de 120 000 ménages, micro, petites et moyennes entreprises et infrastructures communautaires (écoles, centres de santé, entre autres).

Le quatrième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de Crédit n°6905-BF et de Don n°D833-BF conclu le 14 juillet 2021 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA) pour le financement du Projet communautaire de relance et de stabilisation au Sahel (PCRSS).

D’un montant global de 150 millions USD, soit environ 75 milliards F CFA, sous forme de Crédit et de Don, ce financement a pour objectif de contribuer au relèvement et à la résilience des communautés dans les zones cibles de la région du Liptako-Gourma au Burkina Faso, au Mali et au Niger à travers une approche régionale soutenant des services et infrastructures socio-économiques intégrés, des moyens de subsistance et du développement territorial, des données et de la coordination régionale.

Pour notre pays, le projet couvrira des communes dans les régions du Sahel, du Centre-Nord et du Nord et concernera 2 366 000 personnes issues de différentes catégories socio-professionnelles. Le financement vise à appuyer le Gouvernement dans sa réponse aux crises sécuritaire, humanitaire et sanitaire en améliorant la participation et l’accès inclusif des communautés aux services sociaux de base et aux infrastructures socio-économiques.

Le cinquième rapport est relatif à un projet de loi portant modification de la loi n°021-2015/CNT du 11 juin 2015 portant création, organisation et fonctionnement de l’Académie nationale des sciences, des arts et des lettres du Burkina Faso (ANSAL-BF).

Ce projet de loi vise à améliorer la gestion de l’Académie nationale des sciences, des arts et des lettres du Burkina Faso en vue d’un fonctionnement efficient.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

Le sixième rapport est relatif à un décret portant érection de la Direction générale du contrôle des opérations d’aménagement et de construction (DGC-OAC) en Etablissement public de l’Etat à caractère administratif (EPA).

La Direction générale du contrôle des opérations d’aménagement et de construction (DGC-OAC) devient l’Office national du contrôle des aménagements et des constructions (ONC-AC).

L’ONC-AC a pour rôle de contrôler toutes les formes d’aménagement urbain et de construction réalisées sur le territoire national et de faire respecter la règlementation en la matière.

L’adoption de ce décret permet à l’Office national du contrôle des aménagements et des constructions d’assurer efficacement ses missions.

Le septième rapport est relatif à un décret portant création, attributions, composition et fonctionnement du dispositif national de pilotage de l’Agenda de développement du capital humain (DCH).

Le capital humain est l’ensemble des connaissances, compétences et données d’expérience que possèdent les individus et qui les rendent aptes à participer à la création de la richesse nationale. Selon un indice d’appréciation, le Burkina Faso n’exploite que 40% du potentiel de son capital humain.

Ce décret permettra d’accroître la qualité des investissements en matière d’éducation et de santé par la mise en place d’un comité national de pilotage, d’un conseil d’orientation stratégique ainsi qu’un comité d’experts. Il contribuera à la mise en œuvre du Programme du Président du Faso décliné dans le PNDES II.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION, ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales.

Aux termes de l’article 9 du décret n°2021-023/PRES/PM/SGG-CM du 1er février 2021 portant attributions des membres du Gouvernement, l’organisation du Baccalauréat a été attribuée au ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales.

Cette réorganisation administrative de l’examen du Baccalauréat intervient suite au rattachement de l’enseignement secondaire au MENAPLN.

L’adoption d’un nouveau décret portant organisation du ministère vise à prendre en compte l’organisation de l’examen du Baccalauréat par le MENAPLN et à désigner la structure de tutelle.

Ce décret permet également de prendre en compte le fonctionnement de la Commission nationale des langues nationales et le Secrétariat permanent du Plan de développement de l’éducation de base et de l’enseignement secondaire (SP-PDEBS), en remplacement du Secrétariat permanent du Programme de développement stratégique de l’éducation de base (PDSEB).

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à deux (02) décrets portant respectivement création d’un emploi de Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire à l’Université de Ouahigouya et nomination dans ledit emploi.

L’adoption de ces décrets permet la création de cet emploi à l’Université de Ouahigouya et la nomination d’un Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire.

Le second rapport est relatif à deux (02) décrets portant respectivement création d’un emploi de Professeur titulaire à l’Université Thomas SANKARA et nomination dans ledit emploi.

L’adoption de ces décrets permet la création de cet emploi à l’Université Thomas SANKARA et la nomination d’un Professeur titulaire.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a examiné un projet de loi portant Code du travail au Burkina Faso.

Ce projet de loi vise une relecture de la loi n°028-2008/AN du 13 mai 2008 portant Code du travail au Burkina Faso. Ce projet de loi, fruit d’un processus participatif avec les partenaires sociaux, prend en compte les normes internationales du travail et les points d’accord des acteurs du monde du travail.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant fixation des conditions de la fourniture locale dans le secteur minier.

Ce décret vise l’application de l’article 101 de la loi n°036-2015/CNT du 26 juin 2015 portant Code minier au Burkina Faso qui dispose que « les titulaires de titre minier ou d’autorisation ainsi que leurs sous-traitants accordent la préférence aux entreprises burkinabè pour tout contrat de prestations de services ou de fournitures de biens à des conditions équivalentes de prix, de qualité et de délais ».

L’adoption de ce décret permet de promouvoir la fourniture locale des biens et services miniers, de faciliter le transfert de compétences et de technologie au profit des nationaux.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière.

L’adoption de ce décret permet audit ministère d’assurer efficacement ses missions et de se conformer aux dispositions des décrets n°2021-0023/PRES/PM/SGG-CM du 1er février 2021 portant attributions des membres du Gouvernement et n°2016-027/PRES/PM/SGG-CM du 23 février 2016 portant organisation type des départements ministériels.

I.7. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE, DE LA PROMOTION DE L’ENTREPRENEURIAT ET DE L’EMPLOI

Le Conseil a examiné un projet de loi portant règlementation et promotion du volontariat au Burkina Faso.

Ce projet de loi permettra à notre pays de renforcer la participation des jeunes à l’effort national de développement, d’améliorer leur employabilité et leur insertion professionnelle et de corriger les insuffisances de la loi n°031-2007/AN du 29 novembre 2007 portant institution d’un corps de volontaires nationaux au Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.8. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS ET DES LOISIRS

Le Conseil a adopté un rapport relatif à la conclusion d’un marché par la procédure d’entente directe pour les travaux de réhabilitation et de mise aux normes du stade du 4 août de Ouagadougou.

Le Conseil a marqué son accord pour la conclusion du marché avec le Groupement TRUVA INSAAT-SIFA et ALMOUNIA SARL, pour un montant de quatorze milliards sept cent quatre-vingt-douze millions six cent soixante-cinq mille six cent soixante un (14 792 665 661) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de onze (11) mois.

Le suivi contrôle des travaux est attribué au Bureau d’études GRETECH et CACI-C pour un montant de cinq cent soixante-quatre millions cent vingt-deux mille neuf cent quarante-cinq (564 122 945) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de douze (12) mois.

Le coût total des travaux et du suivi contrôle s’élève à quinze milliards trois cent cinquante-six millions sept cent quatre-vingt-huit mille six cent six (15 356 788 606) F CFA TTC.

Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercices 2021, 2022 et 2023.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Economie, des finances et du développement a fait au Conseil une communication relative à la tenue des ateliers d’informations sur le PNDES II dans les treize (13) régions du Burkina Faso pour compter du 04 octobre 2021.

II.2. Le ministre de la Communication et des relations avec le Parlement a informé le Conseil de la tenue de la 12ème édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) du 25 au 27 novembre 2021, sous le thème « les responsabilités des acteurs de l’information et de la communication en contexte de défis sécuritaires et sanitaires en Afrique ».

Cette édition se tiendra sous la présidence de Son Excellence Monsieur Christophe Joseph Marie DABIRE, Premier ministre.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS DES GRADES SUPERIEURS

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Souleymane OUEDRAOGO, Mle 231 437 T, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Chirurgie générale, est nommé Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Chirurgie générale à l’Université de Ouahigouya (UFR/SS), pour compter du 11 novembre 2020 ;

– Monsieur Balibié Serge Auguste BAYALA, Mle 111 051 S, Maître de conférences en Sciences de gestion à l’Unité de formation et de recherche en Sciences économiques et de gestion (UFR/SEG), est nommé Professeur titulaire en Gestion financière et comptabilité à l’Université Thomas SANKARA, pour compter du 09 octobre 2020.

III.2. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

  1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Monsieur Ollo Anicet POODA, est nommé Conseiller spécial chargé des questions politiques.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

– Monsieur Kanfido ONADJA, Mle 37 241 W, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Secrétaire permanent de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (SP-ITIE) ;

– Monsieur Soabou DIALLO, Mle 104 265 M, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Chef de département du contrôle des projets et programmes, des Etablissements publics et des sociétés d’Etat au sein de l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Bruno SANWIDI, Mle 39 690 A, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 16ème échelon, est nommé Chef de département du contrôle des services fiscaux au sein de l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Issouf LOUE, Mle 58 459 T, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Chef de département du contrôle interne des services au sein de l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Léonard Badelson BADO, Mle 54 628 F, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur du Centre des impôts Ouaga I ;

– Monsieur Achille KI, Mle 46 271 U, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Conseiller fiscal à la Loterie nationale burkinabè (LONAB) ;

– Monsieur Daniel SOUSSANGO, Mle 39 691 H, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 16ème échelon, est nommé Conseiller technique des impôts ;

– Monsieur François d’Assise BANDRE, Mle 29 713 K, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Inspecteur technique des impôts ;

– Madame Marguerite Marie OUEDRAOGO, Mle 47 700 C, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 12ème échelon, est nommée Inspecteur technique des impôts ;

– Monsieur Lassané ZABRE, Mle 91 249 D, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts du Kourweogo ;

– Monsieur Dieudonné LANKOANDE, Mle 112 375 Y, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts du Namentenga ;

– Monsieur Inoussa OUEDRAOGO, Mle 59 861 W, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts du Ziro.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

– Monsieur Soumaïla OUEDRAOGO, Mle 36 332 B, Enseignant, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Salifou SAKANDE, Mle 27 253 M, Inspecteur enseignant du 1er degré, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Chargé de missions en remplacement de Monsieur ZONGO Mathieu ;

– Madame Rose Marie YEREMGANGA/BALIMA, Mle 35 195 L, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 17ème échelon, est nommée Directrice de l’édition et de la production des manuels et fournitures scolaires du CENAMAFS ;

– Monsieur Bourèma OUEDRAOGO, Mle 46 461 A, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur des activités sportives, culturelles et des loisirs de l’éducation ;

– Madame Marie Clarice SEINI/TIENDREBEOGO, Mle 47 713 R, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 13ème échelon, est nommée Directrice de la gestion et du suivi des manuels et fournitures scolaires ;

– Monsieur R. Alain Désiré ZOUNGRANA, Mle 38 499 H, Inspecteur de l’enseignement du 1er degré, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Sanguié.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Roger Honorat Charles NEBIE, Mle 46 544 W, Chercheur, catégorie P1, grade classe exceptionnelle, 2ème échelon, est nommé Conseiller technique, en remplacement du Dr Dieudonné ILBOUDO ;

– Monsieur Jean Célestin KY, Mle 78 121 W, Professeur titulaire, catégorie P1, grade intermédiaire, 2ème échelon, est nommé Conseiller technique en remplacement du Dr Claver HIEN ;

– Monsieur Wendpanga Laurent SAWADOGO, Mle 202 747 L, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) ;

– Madame Nafissatou OUEDRAOGO, Mle 333 995 G, Maître-assistant, catégorie P3, grade initial, 1er échelon, est nommée Directrice du Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT) ;

– Monsieur Sougalo SOULAMA, Mle 49 957 F, Chargé de recherche, catégorie P3, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Secrétaire permanent de la Commission nationale de gestion des ressources phytogénétiques (SP/CONAGREP) ;

– Monsieur Wenemi François KAGAMBEGA, Mle 250 421 K, Maître de recherche, catégorie P2, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la valorisation des résultats de recherche et de promotion des innovations à l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et des innovations (ANVAR).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

– Madame Hièdiala Sylvie MEDA/SONTIE, Mle 96 511 A, Juriste, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Chargée de missions ;

– Monsieur Mambila BANSE, Mle 96 516 D, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Madame Eveline Watinoma Aïcha Sidwaoga OUATTARA/KABORE, Mle 202 617 V, Economiste, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Conseiller technique ;

– Monsieur Aboubakar SANGO, Mle 110 922 M, Enseignant-chercheur, catégorie P3, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Boubié Séraphin BADOLO, Mle 11 308 W, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur général de l’Artisanat ;

– Madame Roukiata DAO/OUEDRAOGO, Mle 247 516 P, Conservateur des archives, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice des archives et de la documentation ;

– Monsieur Yacouba DIE, Mle 119 828 C, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général de l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina (APEX-Burkina) ;

– Monsieur Noufou PITROIPA, Mle 217 044 J, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines ;

– Monsieur Paulin YOAGA, Mle 220 692 P, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Chef de département des Etudes, de la coopération et de la formation ;

– Monsieur Idjesse DIAPA, Mle 280 593 G, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Chef de département du suivi-évaluation au Secrétariat permanent chargé du suivi des réformes des Licences d’affaires ;

– Monsieur Halidou OUEDRAOGO, Mle 345 074 R, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chef de département de la documentation et de la communication au Secrétariat permanent chargé du suivi des réformes des Licences d’affaires ;

– Monsieur Djiswéné Roger RAMDE, Mle 343 473 H, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la promotion et de la viabilisation des infrastructures industrielles ;

– Monsieur Gaoussou KOBE, Mle 247 183 D, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’information et de la règlementation industrielles ;

– Monsieur Jean Romaric OUATTARA, Mle 235 917 K, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Agence burkinabè de normalisation, de métrologie et de la qualité (ABNORM).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Monsieur Hervé ZOUNGRANA, Mle 52 108, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Secrétaire général ;

– Monsieur Zakaria KIEMTORE, Mle 290 251 G, Infirmier diplômé d’Etat, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Moussa KOURAOGO, Expert en management de la qualité et des risques, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Soumaïla BITIBALE, Mle 118 940 C, Enseignant-chercheur, catégorie P, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Bachir BOINA, Mle 104 466 R, Docteur vétérinaire, catégorie PC, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur régional des Ressources animales et halieutiques du Sahel ;

– Monsieur Oumarou GNODOGO, Mle 91 579 M, Conseiller d’élevage, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial des Ressources animales et halieutiques du Loroum ;

– Monsieur Oumar OUEDRAOGO, Mle 102 773 W, Conseiller d’élevage, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial des Ressources animales et halieutiques du Nayala.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE, DE LA PROMOTION DE L’ENTREPRENEURIAT ET DE L’EMPLOI

– Madame Fatimata Bintou COLGO/OUEDRAOGO, Mle 94 431 R, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Emmanuel SONDO, Mle 272 794 X, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Comptable principal des matières ;

– Monsieur Seydou HIE, Mle 220 345 Y, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi du Kénédougou ;

– Monsieur Zoumana TRAORE, Mle 259 736 R, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi du Tuy.

III.3. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION ET D’ORIENTATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs et de Présidents aux Conseils d’administration :

– de l’Ecole nationale des douanes (END) et de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement ;

– de l’Université Thomas SANKARA (UTS) et de l’Université Norbert ZONGO (UNZ) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation ;

– de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale ;

– de la Société d’exploitation des phosphates du Burkina (SEPB) et de la Société nationale de l’aménagement des terres et de l’équipement rural (SONATER) au titre du ministère de l’Agriculture, des aménagements hydro-agricoles et de la mécanisation ;

– du Bureau des mines et de la géologie du Burkina Faso (BUMIGEB) et de la Chambre des mines du Burkina (CMB) au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières ;

– du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière ;

– du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) et de l’Agence burkinabè des investissements (ABI) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;

– de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et de l’Agence nationale de la formation professionnelle (ANFP) au titre du ministère de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi ;

– du Centre de gestion des cités (CEGECI), de l’Agence de conseil et de maîtrise d’ouvrage délégué en bâtiment et aménagement urbain (ACOMOD-BURKINA) et de la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) au titre du ministère de l’Urbanisme, de l’habitat et de la ville.

Le Conseil a également procédé à la nomination d’un Administrateur au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière.

  1. MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Robert KONTOGOM, Mle 51 965 F, Inspecteur divisionnaire des douanes, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des douanes (END) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le deuxième décret nomme Monsieur Robert KONTOGOM, Mle 51 965 F, Inspecteur divisionnaire des douanes, Président du Conseil d’administration de l’Ecole nationale des douanes (END) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur Issa SOKONDOU, Mle 43 145 Y, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Marcel OUEDRAOGO, Mle 217 041 T, Conseiller en gestion des ressources humaines, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale au Conseil d’administration de l’Université Thomas SANKARA (UTS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Thomas SANKARA (UTS) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi :

– Monsieur Jean Pierre Lamoussa KOUDOUGOU, Mle 208 055 E, Administrateur des services financiers.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE (CNRST)

– Monsieur Roger Honorat Charles NEBIE, Mle 46 544 W, Directeur de recherche.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES STRUCTURES EN CHARGE DES ALLOCATIONS DES ETUDIANTS

– Madame Paligwendé Inès Zoé Lydia ROUAMBA, Mle 241 739 Y, Chargé de recherche.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE NATIONAL DES ŒUVRES UNIVERSITAIRES (CENOU)

– Monsieur Issa OUEDRAOGO, Mle 40 972 T, Professeur certifié des lycées et collèges.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES AUTRES STRUCTURES ET INSTITUTIONS

Au titre de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) :

– Monsieur Camille Nongassida KABORE, Pharmacien.

Le troisième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Norbert ZONGO (UNZ) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– Monsieur Coré Dieudonné Tafarona BENON, Mle 26 404 R, Conseiller en gestion des ressources humaines ;

– Monsieur Hervé YAOGO, Mle 216 159 V, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Madame Hawa OUEDRAOGO/SIRIMA, Mle 96 904 H, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi :

– Monsieur Nebema Paul BADO, Mle 0001 C, Ingénieur conseil formation.

Au titre du ministère des Sports et des loisirs :

– Monsieur Alexandre ZONO, Mle 208 174 T, Professeur d’éducation physique et sportive.

Au titre du ministère de la Culture, des arts et du tourisme :

– Monsieur Léonce KI, Mle 241 851 M, Enseignant-chercheur.

Au titre du ministère de la Santé :

– Monsieur Adama OUATTARA, Mle 231 441 C, Médecin gynécologue-obstétricien, Enseignant-chercheur.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES UNIVERSITES PUBLIQUES

– Monsieur Adjima THIOMBIANO, Mle 49 402 N, Professeur titulaire en biologie végétale.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE

– Monsieur Adama KABORE, Mle 24 823 K, Directeur de recherche.

Le quatrième décret nomme Monsieur Adjima THIOMBIANO, Mle 49 402 N, Professeur titulaire en biologie végétale, Président du Conseil d’administration de l’Université Norbert ZONGO (UNZ) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Boukary SAVADOGO, Mle 35 921 M, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Madame Marie QUENUM/KANGAMBEGA, Mle 22 10 400 A, Enseignant permanent, Administrateur représentant le personnel enseignant au Conseil d’administration de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES AMENANGEMENTS HYDRO-AGRICOLES ET DE LA MECANISATION

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Dasmané BAMBARA, Mle 00 44 032 S, Chargé de recherche, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation au Conseil d’administration de la Société d’exploitation des phosphates du Burkina (SEPB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Monsieur Tegawindé Florent NIKIEMA, Mle 201 203, Gestionnaire financier, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de la Société nationale de l’aménagement des terres et de l’équipement rural (SONATER) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Drissa DRABO, Mle 238 581 X, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique au Conseil d’administration du Bureau des mines et de la géologie du Burkina Faso (BUMIGEB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Monsieur Bernard OUEDRAOGO, Mle 54 651 Y, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la Chambre des mines du Burkina (CMB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Moussa KONVOLBO, Mle 39 646 G, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Monsieur Seydou GOUO, Mle 113 253 U, Economiste, Administrateur représentant la faîtière unique des transporteurs routiers du Burkina au Conseil d’administration du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Paulin KABORE, Technicien supérieur en génie mécanique et industriel, Administrateur représentant les Artisans producteurs au Conseil d’administration du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le deuxième décret renouvelle le mandat de Monsieur Fidèle ILBOUDO, Mle 111 312 Y, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) pour une dernière période de trois (03) ans, à compter de la date de fin de son premier mandat.

Le troisième décret renouvelle le mandat de Monsieur Fidèle ILBOUDO, Mle 111 312 Y, Conseiller des affaires économiques, Président du Conseil d’administration du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) pour une dernière période de trois (03) ans, à compter de la date de fin de son premier mandat.

Le quatrième décret nomme Madame Mariame FOFANA, Mle 79 531 E, Conseiller des affaires étrangères, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Affaires étrangères, de la coopération, de l’intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur au Conseil d’administration de l’Agence burkinabè des investissements (ABI) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE LA JEUNESSE, DE LA PROMOTION DE L’ENTREPRENEURIAT ET DE L’EMPLOI

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Mamadou Lamine TRAORE, Mle 074 ANPE, Contrôleur du travail et des lois sociales, Administrateur représentant le personnel, au Conseil d’administration de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence nationale de la formation professionnelle (ANFP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ASSOCIATION DES REGIONS DU BURKINA FASO

– Monsieur Gnonka TOUBRE, Mle 50 652 J, Instituteur certifié.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’AGENCE NATIONALE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE (ANFP)

– Monsieur Jacques Pedwendé KABORE, Mle 278 310 C, Professeur certifié des lycées et collèges.

  1. MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT ET DE LA VILLE

Le Conseil a adopté six (06) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre de gestion des cités (CEGECI) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Urbanisme, de l’habitat et de la ville :

– Monsieur Koï Didier Calixte SOU, Mle 208 038 D, Inspecteur du trésor.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

– Monsieur Dramane TOU, Mle 111 321 C, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Monsieur Abdoul Karim OUEDRAOGO, Mle 118 975 U, Inspecteur du travail.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DU CENTRE DE GESTION DES CITES (CEGECI)

– Madame Zalissa TIENON/CONGO, Mle 279 021 105 052 P, Comptable.

Le deuxième décret renouvelle le mandat de Madame Mamounata IGO/OUEDRAOGO, Mle 118 771 J, Ingénieur en génie civil, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Urbanisme, de l’habitat et de la ville au Conseil d’administration du Centre de gestion des cités (CEGECI) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur Koï Didier Calixte SOU, Mle 208 038 D, Inspecteur du trésor, Président du Conseil d’administration du Centre de gestion des cités (CEGECI) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le quatrième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence de conseil et de maîtrise d’ouvrage délégué en bâtiment et aménagement urbain (ACOMOD-BURKINA) pour un premier mandat de trois (03) ans pour compter du 30 juin 2021.

– Monsieur Christian KABORE, Mle 212 304 E, Conseiller des affaires économiques ;

– Madame Kâ Josseline Sonia KABORE/OUEDRAOGO, Mle 205 537 E, Ingénieur en génie civil ;

– Monsieur Eric Nakaossebgandin TOUGOUMA, Mle 51 326 W, Administrateur des hôpitaux et des services de santé.

Le cinquième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation :

– Monsieur Idrissa BARRY, Mle 212 177 V, Administrateur civil.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

– Madame P. Pélagie NABA/BONKOUNGOU, Mle 247 182 S, Conseiller des affaires économiques.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement 

Ousséni TAMBOURA, Officier de l’Ordre de l’Etalon

Ambassadeurs de paix awards : Bilan satisfaisant pour une première édition

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Le Mouvement pour la culture de la paix et l’amour de la patrie (MPAP) a fait le bilan de la première édition des Ambassadeurs de paix awards, ce mardi 21 septembre 2021, à Ouagadougou.

Le Mouvement pour la culture de la paix et l’amour de la patrie (MPAP) dresse un bilan satisfaisant de la première édition des Ambassadeurs de paix awards, une cérémonie de reconnaissance aux personnes qui œuvrent pour le bien-être des familles des FDS et VDP tombés au front. Pour les membres du mouvement, le bilan est largement positif malgré les difficultés organisationnelles. Ils sont d’autant plus satisfaits que l’appel à contribution a permis de collecter la somme de 809 650 francs CFA. Toute chose qui a permis, selon Samuel Kalkoumdo, président du mouvement, de faire un don aux familles des VDP dans les 5 régions les plus touchées par le terrorisme. « Ce sont 10 familles qui sont représentées. D’abord, chaque famille est repartie avec 2 sacs de riz de 50 kg », a-t-il fait savoir.

La première édition des Ambassadeurs de paix awards n’était pas sans difficultés. Celles-ci étaient matérielles, techniques et surtout financières. Aussi cette première édition a-t-elle enregistré un déficit de 9 millions 654 mille francs CFA. Pour Samuel Kalkoundo, président du mouvement, l’heure est venue d’encourager ceux qui, par un sursaut patriotique, défendent le pays contre le terrorisme. « Nous allons voir comment les accompagner avec les moyens qu’on a pour qu’ils ne se sentent pas abandonnés », a-t-il fait savoir. Le MPAP rappelle que les contributions sont toujours ouvertes au numéro 76033572.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www burkinanews.info)

Secteur minier : Enfin un décret favorisant le Burkina Faso

Le Conseil des ministres de ce mercredi 22 septembre 2021 a adopté un décret favorable au développement du secteur minier avec de larges profits pour les entrepreneurs burkinabè désirant y investir. Il s’agit du contenu local ou  » local content  » dont la réalisation était l’un des plus grands souhaits du ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Ismaël Bachir Ouédraogo.

Attendu depuis 2003 par le secteur privé burkinabè, le « local content  » est enfin une réalité. En effet avec ce décret qui vient d’être adopté en Conseil de ministres, les entreprises minières doivent attribuer un certain pourcentage de la commande aux entreprises burkinabè avec des obligations précises et un suivi strict, sous peine de sanctions lourdes.  Pour le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Ismaël Bachir Ouédraogo, ce texte viendra favoriser la création de champions locaux dans le secteur des mines et asseoir une expertise burkinabè dont la valorisation se verra fortement renforcée au delà de nos frontières. «Mais il ne fait pas la part belle uniquement aux entreprises. En termes de perspectives, les ressources minières étant épuisables, le contenu local nous permettra de préparer les générations futures à l’ « après-mines», a-t-il ajouté.

Pour le ministre, les réflexions seront désormais rivées sur lelocal ownership qui permettra aux entrepreneurs burkinabè d’être propriétaires miniers, et à tout Burkinabè qui le souhaite, de posséder des actions dans les mines. « Nous continuons de travailler pour le bien de notre cher Burkina et pour son développement durable, avec comme levier le secteur minier. Il ne fait aucun doute que nous y arriverons, ensemble et main dans la main», a-t-il rassuré. Il salue par ailleurs le travail abattu par l’ensemble des collaborateurs avec en premier lieu, le ministre délégué et les travailleurs du ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières pour la réalisation de ce projet.

Par Théophile Oliélé BAYALA ( www.burkinanews.info)

FAIB : Le président de la CENI recueille les attentes

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Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) Elisé Ouédraogo connaît désormais les attentes de la Fédération des associations islamiques du Burkina (AIB) vis-à-vis de son équipe. A l’occasion d’une visite au siège de la FAIB ce jeudi 21 septembre 2021,   il a recueilli les attentes et les prières des premiers responsables de ladite association.

Dans  la dynamique de présentation de son équipe, Elisé Ouédraogo est allé à la rencontre des membres de la Fédération des associations islamique du Burkina Faso (FAIB). Mais au-delà de cette la présentation de son équipe, il est venu recueillir les attentes de la FAIB dans l’objectif de conduire les prochains scrutins dans le respect des règles qui garantiront l’acceptation des résultats. « Nous sommes aussi venus pour recueillir leurs attentes et leurs conseils vis-à-vis de la nouvelle équipe et traduire notre engagement à travailler dans l’exercice de nos fonctions afin que nous puissions conduire l’ensemble des processus électoraux que nous allons engager avec beaucoup de professionnalisme », a-t-il confié.

Dans sa quête de demande de soutien, le président de la CENI peut compter sur la FAIB qui s’est engagée à soutenir l’équipe de la CENI par des prières, des invocations, des conseils et des interpellations. «  À certaines étapes, lorsqu’ils pensent que leur contribution est essentielle  pour que nous ne prenions pas des virages qui mettent en péril l’ensemble des processus, ils ne manqueront pas de nous interpeller», a-t-il laissé entendre.

Selon El Hadj Souleymane Compaoré, le représentant de la FAIB, les attentes de la faitière vis-à-vis de la CENI sont, entre autres, la transparence dans la gestion. « 24 heures sur 24, les musulmans prieront pour que la matière électorale ne soit pas un sujet de tension pour les Burkinabè », a-t-il  fait savoir. Il est convaincu que les compétences des commissaires et leurs capacités à effectuer le travail collectif au profit de la communauté faciliteront un climat de paix.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Ouaga : Il simule son propre enlèvement pour soutirer 5 000 000 FCFA à ses parents

Un jeune homme d’une vingtaine d’années a organisé son propre enlèvement dans le but de soutirer la coquette somme de cinq millions de francs CFA à ses parents. Appréhendé, ce dernier et ses complices ont été mis aux arrêts.

Il s’agit d’un fait digne d’une œuvre cinématique hollywoodienne. Un jeune homme d’une vingtaine d’années a mis en place un scénario d’enlèvement dans le but de soutirer une importante somme d’argent, cinq millions de francs CFA, à ses propres parents. Pour parvenir à ses fins, il s’attache les services de quelques acolytes à qui il promet un montant de 500 000 FCFA chacun avec un rôle bien précis à jouer. S’appuyant sur le statut social de ses parents et ne se doutant point de l’attachement que ceux-ci ont pour sa propre personne, la scène de l’enlèvement est montée avec le concours de ses complices qui, ont fourni, entre autres le local, les armes à feu dont un pistolet automatique et un fusil de chasse, les cartes SIM sur lesquelles l’argent devrait être déposé, et le tout est filmé à l’aide de son propre téléphone portable.

                       La Brigade de recherches du Commissariat de police de Ouaga 2000 a joué un rôle dans l’arrestation 

La vidéo réalisée est envoyée à son frère aîné qui, dès réception, a déposé plainte auprès de la Brigade de recherches du Commissariat de police de Ouaga 2000. Pour inquiéter davantage les siens, il se déporte à Kaya puis à Dori, tout en envoyant régulièrement des messages à son frère, l’informant qu’il est entre les mains de ses ravisseurs qui ont même placé une bombe sur lui. En collaboration avec la Brigade spéciale d’investigation et de lutte anti-terroriste (BSIAT), la gendarmerie nationale et le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance Ouaga II, il a été interpellé avec trois de ses acolytes. Plusieurs objets ont également été saisis notamment un pistolet automatique, un fusil de chasse, des téléphones portables, du cannabis et des blousons.

La Police Nationale traduit ses remerciements à tous ceux qui ont œuvré à l’atteinte de ce résultat. Elle invite par ailleurs les parents à plus de vigilance, d’attention et à être regardants sur les attitudes de leurs enfants.

La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

Source : Service communication Police nationale

Assemblée nationale : 100 étudiants en stage

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Le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, a procédé à l’ouverture du séminaire de formation des volontaires de l’Assemblée nationale, ce 20 septembre 2021, à Ouagadougou. Cette année, 100 étudiants ont été retenus pour prendre part à ce séminaire à l’issue duquel ils effectueront un stage rémunéré de 3 mois au Parlement.

 Ils sont 100 étudiants qui prennent par au séminaire de formation des volontaires de l’Assemblée nationale, lancé ce lundi 20 septembre 2021 par le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé. On dénombre 52 filles et 48 hommes qui ont été retenus à l’issue des différentes phases de sélection qui ont vu plus de 4000 dossiers examinés. Agés de moins de 35 ans, ces jeunes Burkinabè prennent part à ce séminaire avant de commencer leur volontariat au sein du Parlement.

                       Le prsident de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé (micro)a prodigué des conseils

Les 100 jeunes bénéficieront  d’un  stage rémunéré de 3 mois à raison de 100 mille francs CFA le mois.  Au cours de leur stage, ils auront à accomplir plusieurs tâches, comme l’a signifié le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé. « Ils auront  à travailler avec les commissions générales et les présidents des groupes parlementaires. Ils auront à participer aux plénières au niveau de l’Assemblée nationale. Ça va faire d’eux des ambassadeurs », a-t-il fait savoir.

Le responsable du projet Volontaires de l’Assemblée nationale (VAN), Mikail Baguian, a rappelé les objectifs de la formation qui est de contribuer à renforcer la bonne gouvernance. Il a appelé les bénéficiaires à être des exemples de modèle. « Vous devriez être des modèles de civisme et de patriotisme, travailler en parfaite harmonie avec les responsables qui seront vos guides », a-t-il recommandé.

                                                 Environ 100 volontaires bénéficient de la formation

Du côté des bénéficiaires, l’on mesure toute la valeur d’une telle expérience. « Ce stage pour un étudiant est l’occasion de renforcer ses connaissances et surtout de connaitre les réalités professionnelles auxquelles, il fera face après ses études. C’est une opportunité de se faire valoir, d’apprendre et d’être de véritables ambassadeurs de l’Assemblée Nationale», a fait savoir le représentant des volontaires, Porte-parole des .

En rappel, la formation et le stage des jeunes volontaires a pour objectif de permettre aux étudiants d’acquérir des compétences d’une part et de trouver un cadre idéal pour la sélection des thèmes de  soutenance.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www burkinanews.info)

Simon Compaoré, président du MPP : « Roch ne peut jamais tenter un troisième mandat »

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Le président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) Simon Compaoré, était face aux hommes de médias ce lundi 20 septembre 2021, à Ouagadougou. Les échanges ont porté sur le 2e congrès extraordinaire qui se tiendra du 24 au 26 septembre 2021 au palais des sports de Ouaga 2000. Un congrès qui connaîtra le renouvellement de la direction politique nationale. 

Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) tiendra son 2e congrès extraordinaire du 24 au 26 septembre 2021, au Palais des sports de Ouaga 2000. Ce congrès est placé sous le thème « Poursuivre le renforcement du MPP dans un Burkina Faso résilient, réconcilié et prospère ».  Un congrès dont les travaux devront réaffirmer la nécessité de la cohésion et de l’unité du parti selon le président Simon Compaoré.  Le point d’orgue de ce 2e congrès extraordinaire, c’est le renouvellement de la direction politique nationale du parti.  « Ce renouvellement devait se tenir lors du congrès ordinaire que nous tenons chaque 3 ans.  Cependant,  le dernier congrès coïncidait avec les élections de 2020. Les militants ont donc voulu garder la direction et la renouveler après les élections lors d’un congrès extraordinaire.  Et c’est ce que nous nous apprêtons à faire», a expliqué le président du parti. Il s’agira également pour la direction du parti, de dresser le bilan du mandat de Simon Compaoré lors de ce congrès.  « Sur ce sujet comme sur tout autre relatif au bilan du mandat de Simon Compaoré à la tête du MPP,  je n’esquiverai aucune question », a rassuré Simon Compaoré lui-même.

La question de la sécurité étant très préoccupante ces dernières années, la direction fera également l’objet d’échanges lors du congrès extraordinaire. « Nous sommes de ceux qui pensent que l’heure n’est pas à des invectives.  Parce que quand on écoute les autres de l’autre côté,  c’est comme s’il y a quelqu’un qui détient aujourd’hui une solution magique et qui refuse de la mettre en œuvre.  Il y a des gens qui proposent de faire sortir un tel,  qui semble meilleur et qui a une connaissance dans la lutte contre le terrorisme. Si c’était ça,  depuis longtemps,  le problème serait résolu », a fait remarquer Simon Compaoré. Et de poursuivre : « Le seul sauveur dans la lutte contre le terrorisme,  c’est le peuple.  Nous avons des gens qui ont la science,  qui ont les moyens,  qui ont tout et qui continuent aujourd’hui de lutter contre le terrorisme.  Qui au monde aujourd’hui a plus de moyens que les Américains », a-t-il interrogé. Par ailleurs, Simon Compaoré  s’est penché sur la situation politique récente survenue en Guinée Conakry.  Pour lui,  il n’y pas question d’établir une comparaison entre le Burkina Faso et la Guinée ou de penser que la même chose pourrait arriver au Burkina Faso. « Nous connaissons Alpha Condé. C’est un ami du Burkina Faso depuis la Révolution. On l’a vu à l’œuvre,  mais sa décision de faire un 3e mandat nous a surpris.  Roch ne  peut jamais tenter un 3e mandat.  Sauf s’il veut se suicider.  Or il veut vivre.  Il ne peut pas tenter cela.  Pas de 3e mandat pour Roch.   Le pouvoir ira dans les mains d’une autre personne lorsqu’il finira son mandat », a confié le président Simon Compaoré.

L’autre point de l’actualité que le président du MPP a abordé,  c’est la fermeture du lycée Philippe Zinda Kaboré.  Pour lui, les syndicats qui s’indignent semblent passer à côté de leurs objectifs. De son avis,  même si le ministère en charge de l’Education a donné toutes les explications objectives  qui ont conduit le gouvernement à la décision de non réouverture provisoire,  les travaux de réhabilitation du lycée sont très importants et convaincants. En effet,  Simon Compaoré estime que tous les bâtiments du lycée avaient besoin d’être revus.  « En tout état de cause,  le calendrier annoncé par les Assises nationales sur l’éducation offre aux acteurs de bonne foi,  l’opportunité de se préparer à apporter leurs contributions, à travers des propositions concrètes et constructives, à la réhabilitation de notre système éducatif national», a-t-il ajouté.  A la question de savoir si Simon Compaoré compte rester à la tête de la direction politique nationale du MPP, il a préféré donner rendez-vous le dimanche 26 septembre 2021 à la clôture du congrès extraordinaire.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Assemblée générale de l’AJSB  : Les journalistes sportifs font le bilan de leurs activités

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L’Association des journalistes sportifs du Burkina (AJSB) a tenu son assemblée générale ordinaire, samedi 18 septembre 2021, dans la salle de conférences du Comité national olympique et des sports burkinabè (CNOSB) à Ouagadougou. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Eric Tiemtoré, président du Conseil régional du Centre.

Formation sur les nouvelles  dispositions  du football, bilan moral et financier, désignation des meilleurs sportifs de la saison écoulée. C’était le menu de l’assemblée générale de l’Association des journalistes sportifs du Burkina (AJSB), tenue le samedi 18 septembre 2021, dans la salle de conférences du Comité national olympique et des sports burkinabè (CNOSB) à Ouagadougou.

Pour permettre à ses membres d’être en phase avec l’évolution des lois du jeu et mieux appréhender la nouvelle saison, l’AJSB a initié une formation. Celle-ci a été assurée par Jean-Baptiste Bassono, instructeur d’arbitres CAF/FIFA. La soixantaine de journalistes sportifs présents a pu ainsi bénéficier des lumières du formateur : « Il n’y a pas de loi complète. Toujours dans son application on se rend compte, à un certain moment, qu’il y a des limites, des non-dits. Au niveau de l’IFAB, ils se réunissent chaque mois de mars pour prendre en compte les nouvelles orientations afin de mieux spécifier certaines directives et certaines lois », a-t-il expliqué. Pour cette saison qui démarre, Jean-Baptiste Bassono a révélé que les lois 1, 6, 7, 11 et 12 ont subies de « petites modifications » avant de les décortiquer avec des vidéos pour mieux faire comprendre à ses « élèves ».

Concernant le bilan moral, le président de l’AJSB, Jérôme Tiendrébéogo, a remercié les différents partenaires et sponsors qui ont permis, malgré les difficultés liées à la pandémie de COVID-19, à l’association de tenir ses différentes activités. « Je félicite les membres pour leur mobilisation exceptionnelle qui a permis la réussite de la Super Coupe AJSB à Banfora. Je félicite également les membres qui ont pris part à la formation initiée par l’Association internationale de la presse sportive (AIPS) », a-t-il dit. Jérôme Tiendrébéogo a également invité les autres membres à s’intéresser aux activités et aux sessions de formation de l’AIPS.

Le rapport financier présenté par la trésorière, Christelle Dabré/Paré, a fait ressortir que les dépenses pour l’organisation de la Super Coupe s’élèvent à 22 632 300 de francs CFA et que le solde actuel dans les comptes de l’AJSB est de 9 500 000 francs CFA. Afin de faire face aux différentes dépenses à venir, elle a invité les membres à se mettre à jour en ce qui concerne les cotisations annuelles.

Place a ensuite été faite à la commission de désignation pour présenter le fruit de ses travaux. S’en sont suivi des débats et des votes pour l’élection des meilleurs sportifs de la saison 2020-2021 dans chacune des 28 disciplines sportives ayant bouclé leur championnat ainsi que 4 personnalités.

Pour rappel, tous ces sportifs et les personnalités seront récompensés lors de la grande Nuit des champions prévue le 22 octobre prochain, à Ouagadougou.

Meilleurs sportifs AJSB 2021

1.Athlétisme : Fatoumata Zoungrana (RCB )

2.Badmilton : Kadiatou Diallo

3.Baseball : Youssouf Kafando ( Delwendé Baseball club de Gounghin)

4.Boxe : Mathias Napaongo ( catégorie super léger 64 kg / USFA)

5.Basket-ball : Franck Aymar Ouédraogo ( Archers d’or de Ouagadougou)

  1. Cyclisme : Paul Daumont (AS Bessel)
  2. Escrime : Jacques simporé (Ziniaré )
  3. Football : Mohamed Lamine Ouattara ( AS SONABEL)
  4. Gymnastique : Véronique Nado Sanou (Bobo-Dioulasso )
  5. Handball : Soudré Kevin (AS SOANBEL)
  6. Haltérophilie : Abdoul Razack Ouandago (Bobo)
  7. Handisport : Victorine Guisssou (Koudougou )
  8. Hockey sur gazon : Jean Philippe Bakala (Gounghin Hockey club)
  9. Judo : Matinigué Fofana ( AS Douanes)
  10. Karaté DO : Allan Sanou ( Benkadi club)
  11. Kung FU Wushu : Cheick Abass Bonkoungou ( Association Dragon blanc de Saaba )
  12. Lutte : Eloi Zerbo ( Nayala)
  13. Tennis : Joël Médah (Diaspora CI)
  14. Natation : Naparé Souleymane
  15. Pentathlon moderne : Axelle Bayala (Réo)
  16. Sport Équestre : Diallo Zidane
  17. Taekwendo : Trésor Kaboré

 23-Volley-ball : Gaoussou Sidibé ( AS Douanes)

  1. Vovinam Viet Vo Dao : Bruce Conombo ( Académie)
  2. Vo Viet Nam : Amadou Traoré ( UCO)

 Loisirs

  1. Jeu de dames : Dah Sansan
  2. Pétanque : Moustapha Baguian ( Soutong- Nooma)
  3. Scrabble : Issoufou Lougué (Les gladiateurs )

Personnalités AJSB

  1. Rolande Boro ( Présidente de la fédération burkinabè de rugby)
  2. Frédéric Sidibé ( président de la Fédération burkinabè d’athlétisme)

3 Christo IVANOV ( rugby)

  1. Manwa Soulama ( AS MAKAFA)

Les invités d’honneur

1.Hugues Fabrice Zango

2.Iron Biby

3.Laetitia Bambara

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO 

Pr Stanislas Ouaro : « On m’a instruit  de rouvrir le lycée Zinda pour la rentrée scolaire 2022-2023 »

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En marge de la cérémonie de remise des documents de bases des assises de l’éducation aux gouvernements des régions ce jeudi 16 septembre 2021, le ministre en charge de l’Education nationale s’est exprimé à nouveau sur la fermeture du lycée Philippe Zinda Kaboré. Lisez en intégralité ses propos que nous avons recueillis.

« Concernant les choix d’établissement que les personnels devraient faire, tout le monde a fait son choix. Sauf un qui est souffrant d’une maladie chronique et donc hospitalisé. On va gérer sa situation après. Je me  suis engagé auprès des partenaires sociaux quand ils sont venus me voir. Je les ai rassurés. Ils ont dit que c’était gênant qu’on puisse déplacer des personnes à deux jours de la rentrée dans d’autres régions. On va travailler à les redéployer dans la région du Centre en tenant compte au maximum des choix qu’ils ont faits. A ce niveau, je pense qu’il n’y a plus de soucis. Ça se passe très bien.

Pour les élèves, nous avons 1979 élèves qui ont fait des choix  accompagnés de leurs parents. Il y a 222 qui n’ont pas répondu à l’appel. Mais il y a certains promoteurs privés qui nous ont dit qu’il y a des élèves qui sont venus s’inscrire. On a achevé la répartition des élèves dans les établissements et demain au plus tard (vendredi 17 septembre, ndlr), les résultats seront connus aussi bien sur les réseaux sociaux que  nos sites. Et on pourra dès lundi lever la mesure de suspension des recrutements pour complément d’effectif parce qu’il y a beaucoup d’établissements qui ont encore des possibilités pour recruter des élèves.

On m’a donné des instructions  fermes de relever le défi de la réouverture du lycée Philippe Zinda Kaboré pour la rentrée scolaire 2022-2023 entièrement rénové avec extension pour qu’il devienne un lycée d’excellence. On va faire le travail. Jai déposé un dossier en Conseil des ministres  pour qu’on choisisse entre lycée scientifique d’excellence et lycée technique et professionnel. D’ici deux semaines, je pense qu’on le saura et on va commencer le travail. Nous avons rencontré  les autorités morales, la FAIB et le Clergé, et nous rencontrons la communauté coutumière demain (vendredi 17 septembre, ndlr). Nous avons rencontré les syndicats, l’association des anciens élèves du lycée Philipe Zinda Kaboré qui ont demandé à adhérer véritablement et qu’ils souhaiteraient être associés à la mise en œuvre du projet. Il y a eu une rencontre hier avec des soit disant parents d’élèves. Et, c’est la première fois depuis la fermeture du Zinda que j’ai reçu le président de l’Association des parents d’élèves du Zinda en charge de voir le président régional, l’UNAPES-B et d’autres structures. On s’est très bien compris et je pense que les choses vont aller dans le très bon sens.

Pour ce qui est du lycée départemental Pissiga dans la région du Centre-est, il restera fermé pour l’année 2021-2022. Le gouverneur du Centre-est sait très bien ce qui s’est passé. Il s’agit de niveaux de violences inacceptables. Donc, nous allons le maintenir fermé. Tant que les parents d’élèves ne vont pas faire une démarche sincère, nous n’allons pas ouvrir cet établissement. Nous avons déjà redéployé nos professionnels jusqu’à ce que l’endroit nous garantisse une bonne sécurité. Les élèves ont demandé premièrement la suppression du sujet unique,  le retrait de l’organisation du baccalauréat par le ministère actuel et exigé que les vacataires qui ont été affectés soient révoqué en souhaitant qu’on reprenne leurs enseignants qui ont refusé de faire les cours parce qu’ils ont trouvé que le taux des heures calculées et celui des heures n’était pas bon. Et enfin ils ont exigés 1000 francs de perdiems par session de Conseil de gestion parce qu’ils y prennent part. Quand ils commencent à demander des perdiems, il faut très vite arrêter ça et c’est ce que nous avons fait avec l’accompagnement des  gouverneurs. Nous allons leur demander de maintenir cette fermeté pour la rentrée qui vient. S’il y a des élèves qui déconnent, on va les recadrer.  Si ça ne marche pas, on les met de côté et on avance. Personne ne va prendre en otage notre système éducatif ou profiter de sa position pour déstabiliser le système. On ne sait jamais de quoi demain sera fait mais nous, en tout cas, nous croyons  et nous préparons tranquillement la rentrée ».

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Présidentielle 2022 aux Philippines : Le boxeur Manny Pacquiao se déclare candidat

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Le boxeur Manny Pacquiao a annoncé, dimanche, sa candidature à l’élection présidentielle de 2022 aux Philippines, mettant fin à des mois de spéculations. Il est entré en politique en 2010, quand il a été élu député, avant de devenir sénateur en 2016.

Le boxeur Manny Pacquiao a annoncé, dimanche 19 septembre, sa candidature à l’élection présidentielle de 2022 aux Philippines, mettant fin à des mois de spéculations.

« Le moment est venu, nous sommes prêts à relever le défi de la présidence », a déclaré la star de la boxe philippine, âgée de 42 ans, qui a accepté d’être candidat pour une faction dissidente du parti du président Rodrigo Duterte. Le boxeur a pris sa décision quelques semaines après son dernier combat professionnel, une défaite, le 22 août à Las Vegas face au Cubain Yordenis Ugas. Seul boxeur a avoir été champion du monde dans huit catégories de poids différentes, « Pac Man » est une immense source de fierté pour les Philippins.

Entré en politique en 2010

Enfant, il a vécu dans la rue avant de se lancer dans la boxe professionnelle en janvier 1995 pour une bourse de 1 000 pesos (19 euros) et d’amasser par la suite une fortune estimée à plus de 500 millions de dollars. Manny Pacquiao est entré en politique en 2010, quand il a été élu député, avant de devenir sénateur en 2016. Il a parfois déclenché des controverses avec ses déclarations favorables à la peine de mort ou hostiles à l’homosexualité.

Mais il est profondément populaire dans l’archipel, où sa générosité et son chemin vers la réussite alors qu’il est né dans une extrême pauvreté, sont profondément admirés. Manny Pacquiao a déjà promis de ne pas ménager ses efforts, en commençant par envoyer « des centaines ou milliers » de politiciens véreux dans une « méga prison » construite à cet effet.

« À tous ceux qui me demandant quelles sont mes compétences et aptitudes, est-ce que vous avez déjà souffert de la faim ? », a-t-il déclaré dimanche devant ses partisans. « Savez-vous ce que c’est de n’avoir rien à manger, de devoir emprunter de l’argent à vos voisins ou d’attendre pour récupérer les restes d’un restaurant ? Le Manny Pacquiao qui est en face de vous a été façonné par la pauvreté. »

Jusqu’à récemment, Manny Pacquiao était un partisan en vue du président Duterte et de sa guerre controversée contre la drogue, sur laquelle les procureurs de la Cour pénale internationale veulent enquêter pour le meurtre illégal présumé de dizaines de milliers de personnes.

Burkinanews avec France24 et AFP

Covid-19 : Le Burkina reçoit 400 mille doses du vaccin Sinopharm

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La ministre déléguée chargée de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Clarisse Mérindol/Ouoba, a réceptionné un lot de 400 mille doses de vaccin anti-COVID-19 Sinopharma, le samedi 18 septembre 2021. Il s’agit d’un don de la Chine.

L’ambassadeur de Chine au Burkina, Li Jian, a officiellement remis une quantité importante de vaccins anti-Covid 19 à la ministre déléguée chargée des Burkinabè de l’extérieur, Clarisse Mérindol. Composé de 400 milles doses de vaccin Sinopharm et de seringues assorties, ce don de la Chine se chiffre à  plus d’un  milliard de francs CFA. Selon les représentants des deux pays, ce vaccin a été validé le 7 mai 2021 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour une utilisation d’urgence contre le COVID-19. A en croire l’ambassadeur chinois, le vaccin compte plus de 2,1 milliards  d’injections lors de la campagne de vaccination contre le nouveau coronavirus.

                                                             Remise symbolique de vaccins Sinopharm

Pour l’ambassadeur Li Jian, ce don contribuera à éviter le pire et à construire une immunité collective humanitaire. « Depuis le début de la pandémie jusqu’à maintenant, la Chine et le Burkina Faso ont fait preuve d’une solidarité exemplaire. Nous nous sommes soutenus mutuellement pendant les moments les plus sombres et nous continuons de resserrer les rangs pour vaincre définitivement la maladie. Je reste convaincu que si nous demeurons unis et que nous restons focalisés sur la lutte, nous nous retrouverons encore très bientôt, mais cette fois-ci pour proclamer l’éradication complète du virus de nos territoires », a-t-il confié.

La ministre délégué chargée de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Clarisse Mérindol/Ouoba, s’est félicité de l’aboutissement du geste visant à protéger la population. «  C’est l’occasion pour le gouverneur du Burkina Faso de donner le ton en  matière de renforcement de la stratégie de lutte contre le covid-19. 400 mille doses qui s’ajoutent déjà  à un peu plus de 400 mille doses que nous avons déjà. Il ne nous reste plus qu’à aller sur le terrain », a fait savoir Clarisse Mérindol/Ouoba.

                                        Ce sont au total 400 mille doses de vaccins qui ont été offertes

Fatoumata Nama, représentante de l’OMS, a appelé les populations à profiter au maximum de ce bien. « Nous regrettons que jusqu’à présent, à peine 1% de la population se trouve vacciné. L’OMS avait souhaité que 10% des populations soient vaccinées d’ici fin septembre et  30% jusqu’à la fin de l’année 2021 », a-t-elle déploré. Il est à préciser que ce don intervient au moment où le pays compte encore 172 cas actifs, sur un total de 14 041 contaminés et 172 décès.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Journées de concertation Etat-ONG: Le chômage des jeunes au cœur des échanges

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La 9e édition des journées de concertations nationales entre l’Etat? les ONG, associations de développement et fondations au Burkina Faso s’est tenue les 16 au 17 septembre 2021 à Ouagadougou, sous la présidence du Premier ministre, Christophe Marie Joseph Dabiré.

« La problématique du chômage et de l’insertion socio-professionnelle des jeunes au Burkina Faso : quelles stratégie et synergie d’actions entre l’Etat, les organisations non gouvernementales, les associations de développement et des fondations pour l’accès des jeunes à des emplois décents». C’est sous ce thème que le gouvernement, les ONG, les associations de développement et des Fondations ont discuté au cours des journées nationales de concertations (JNC), les 16 et 17 septembre derniers.

 Christophe Dabiré a demandé aux ONG et associations de s’investir dans la recherche de solutions au chômage des jeunes

Pour la représentante des ONG, Christelle Kalhoulé, ce thème permet de toucher du doigt une réalité et une préoccupation actuelle des jeunes du Burkina Faso. A l’en croire, plus de 60% des emplois des jeunes sont vulnérables. Pour y faire face, les ONG et associations de développement apportent régulièrement leurs contributions parfois à travers des recommandations. « Nous avons parlé de l’éducation et nous avons demandé à ce que les parents d’élèves soient associés. Les ONG ont également demandé la capitalisation de leur prise en compte dans les actions du gouvernement. Aussi, nous avons parlé de civisme et de citoyenneté dans notre pays », a décliné la représentante des ONG.

        La représentante des ONG, Christelle Kalhoulé, souhaite leur prise en compte dans les actions du gouvernement

Pour le Premier ministre Christophe Marie Joseph Dabiré, ces différentes préoccupations sont exacerbées par les situations difficiles que le pays traverse : « Les ONG et associations font un excellent travail d’accompagnement du gouvernement. Elles contribuent à faire en sorte que la mise en œuvre de nos politiques publiques de développement puisse être complétée par les approches particulières qu’elles font sur le terrain». C’est pourquoi, le chef du gouvernement a invité les ONG et les associations de développement à travailler davantage en coordination avec le gouvernement. « La coordination consiste à faire en sorte que toutes les actions qui sont menées viennent en complémentarité avec les choix opérés par le  gouvernement. On ne doit pas avoir de la compétition sur le terrain », a -t-il assuré.

Les représentants d’ONG, associations et fondations lors des concertations

Toujours dans le cadre de la résolution du problème du chômage, Christophe Dabiré a rappelé que le président du Faso a lancé l’’initiative présidentielle en vue de créer 600 000 emplois à l’horizon 2025 au profit des jeunes et femmes. « Elle s’inscrit dans la mise en œuvre de l’axe7 de son programme de société qui est de gagner le pari de l’emploi »,  a -t-il confié.  Une initiative qui selon lui pourrait prendre en compte les ONG et les associations de développement, notamment dans la mobilisation des ressources.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Communes de Ouaga et de Bobo : Les conseillers plaident pour des arrondissements autonomes

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Les conseillers des arrondissements des villes de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso ont échangé sur la question de l’autonomisation des arrondissements, ce vendredi 17 septembre 2021, à Ouagadougou, à l’occasion d’une assemblée générale.

La relecture du code général des collectivités territoriales est inscrite au titre des sujets à débattre lors du prochain dialogue politique, prévu le 28 septembre 2021. Pour mieux préparer leur participation à ce rendez-vous, les conseillers des arrondissements de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso ont tenu une assemblée générale ce vendredi 17 septembre 2021, à Ouagadougou. Objectif, débattre sur la question de l’autonomisation des arrondissements dans les communes à statut particulier en vue de faire des propositions concrètes sur la relecture du Code électoral.

Le maire de l’arrondissement 2 de Ouaga, Pierre Yanogo (micro), milite pour une décentralisation au niveau des communes

Selon les conseillers des deux villes,  de nombreuses insuffisances existent dans la règlementation des communes à statut particulier. « Cette réglementation contient des législations inachevées sur le statut des arrondissements  parce qu’elle contient une source de conflit de compétence entre maires de commune et maires d’arrondissement. Elle est source d’une inefficacité des actions communales sur le terrain », a fait remarquer Pierre Lassané Yanogo, président régional de l’Association des municipalités du Burkina (AMBF) du Centre et maire de la commune de l’arrondissement 2 de la commune de Ouagadougou.

A en croire Pierre Lassané Yanogo, le code actuel génère beaucoup de difficultés. « La très grande centralisation ne facilite même pas la gestion des service à la base. Il faudrait donc une certaine décentralisation au niveau des communes à statut particulier pour que les maires d’arrondissements puissent prendre en charge certaines préoccupations, notamment les questions de voirie et d’hygiène qui sont des questions de proximité », a-t-il expliqué.

                           Les conseillers municipaux des communes de Bobo et Ouaga lors de la rencontre

Vu les difficultés que rencontre les arrondissements, les conseillers entendent faire un plaidoyer auprès des autorités pour une amélioration des services dans les communes à statut particulier. « Nous avons déjà fait des demandes d’audience et nous allons terminer par un document de plaidoyer que nous allons communiquer, que ce soit au gouvernement ou à l’Assemblée nationale afin qu’ils sachent ce que nous avons comme préoccupations et ce qui pourrait être meilleur pour les arrondissements du pays », a laissé entendre Pierre Lassané Yanogo. Selon lui, les conseillers ont beaucoup de propositions « concrètes » qui pourraient, si elles sont prises en compte, améliorer l’efficacité des services communaux dans les communes à statuts particuliers.

Par Latifatou KABORE (Stagiaire, www.burkinanews.info)

Sécurité des patients : Des réflexions pour favoriser des soins maternels et néonatals sans risque

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Les acteurs du domaine de la santé ont commémoré ce vendredi 17 septembre 2021 la Journée mondiale de la sécurité des patients. Cette année, l’objectif est de renforcer la participation du grand public à la sécurité des soins de santé.

La Journée mondiale de la sécurité des patients a été commémorée, ce vendredi 17 septembre 2021, sous le thème : « Soins maternels et néonatals sans risque ». Cette journée a également servi de cadre pour rappeler à l’ensemble de la communauté nationale et internationale l’importance de s’investir dans la santé de la mère et de l’enfant afin que ceux-ci soient protégés. Pour y parvenir, a insisté le ministre de la Santé, Pr Charlemagne Ouédraogo, il convient de combler les insuffisances liées au plateau technique, les insuffisances en énergie avec des pannes d’électricité et l’absence des agents de santé. Dans cette logique, a-t-il dit, le ministère s’est inscrit dans une dynamique d’amélioration continue des soins de santé.

A entendre Charlemagne Ouédraogo, cette célébration interpelle les acteurs sur la mise en œuvre de politiques fortes en matière de sécurité des patients. « Cette commémoration vise à mieux faire comprendre le sujet à l’échelle mondiale et à renforcer la participation du grand public à la sécurité des soins de santé. Elle est une opportunité de promotion des mesures d’amélioration de la sécurité des patients et de la conséquence néfaste pour eux », a-t-il démontré.

Pour Dr Germaine Dabiré,  représentante de la marraine Sika Kaboré, il est possible d’inverser la tendance  de cette mortalité. «  La bonne nouvelle est qu’il est possible d’éviter la plupart des décès maternels et néonatals  qui  sont enregistrés par notre système de santé. Cela passe par une prestation des soins sûrs  et de qualité assurés par des professionnels qualifiés », a-t-elle laissé entendre. Fatoumata Nama, la représentante de l’OMS, a exhorté les acteurs de la santé à agir pour un accouchement sûr et respectueux.  Elle s’est engagée à accompagner les acteurs de la santé afin qu’ils puissent obtenir des progrès significatifs  au bénéfice du couple  mère-enfant et de la population.

Faut-il le rappeler, chaque année, selon l’OMS, 134 millions de manifestations indésirables dues  à des soins dangereux surviennent dans les pays à faible revenu et contribuent à 2,6 millions de décès.  Cette situation a conduit depuis 2018 à dédier la date du  17 septembre de chaque année  une  journée de la sécurité des patients. L’ambition de cette journée est de prévenir et de réduire les risques, les erreurs et les préjudices  subis par les patients à l’occasion des soins.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Décès d’une vieille à Kaya : Les responsables au CHR ont présenté leurs condoléances

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Suite à notre publication du 1er septembre faisant état du décès d’une veille femme au Centre hospitalier régional (CHR) de Kaya pour non-assistance (lire ici), une délégation de l’hôpital  s’est rendue dans la famille éplorée pour présenter ses condoléances.

Le directeur général du CHR a regretté le malheureux évènement et rassuré la famille que des mesures sont prises pour améliorer la qualité de la communication entre les acteurs hospitaliers et ses usagers. Pour sa part, le chef de famille a remercié les visiteurs pour leur démarche : « Ce qui devrait arriver est arrivé. Remettons tous dans les mains de Dieu car nul ne peut contre la volonté de Dieu. Seulement, il faut toujours s’efforcer à ne pas décourager les patients et leurs accompagnants, une fois dans vos services ».

www.burkinanews.info

Pollution de l’environnement : Un cross populaire pour sensibiliser et interpeller les populations

Dans le cadre des activités de la 9e édition des Journées à faibles émissions de carbone (JFEC),  le ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique a organisé un cross populaire, ce jeudi 16 septembre 2021, à Ouagadougou. Une course qui a pour objectif d’inviter les Burkinabè à s’engager d’avantage pour la protection de l’environnement. 

Officiellement lancée le lundi 13 septembre 2021,  la 9e édition des JFEC a connu plusieurs activités dont des séances de sensibilisations et de contrôle de gaz des pots d’échappement. L’activité phare de ces journées demeure le cross populaire qui a réuni plusieurs composantes de la société, ce jeudi 16 septembre 2021, à Ouagadougou. Les participants y sont allés selon leur préférence. Si Certains ont fait le trajet à pieds,  d’autres ont préféré les patins. L’essentiel, c’est d’atteindre le même objectif comme l’a expliqué le ministre Siméon Sawadogo.   « Nous faisons cette course avec les transporteurs et les agents de la Direction générale de la préservation de l’environnement pour montrer aux Burkinabè qu’on peut vivre avec de l’air plus sain en polluant  moins». Pour lui, le déplacement à pieds ou à vélo est une pratique à adopter.  « La marche,  c’est toujours bon.  Il y a également le fait qu’on peut prendre le bus. Au lieu que chacun prenne une moto ou une voiture à lui seul,  on peut prendre le bus », a-t-il recommandé.

                               Le ministre Siméon Sawadogo (premier plan) a donné l’exemple

Pour le directeur général de la préservation de l’environnement, Désiré Ouédraogo, l’organisation de la 9e édition des JFEC a été une réussite. « Nous avons réussi le pari de l’organisation de cette édition.  Cette année,  les JFEC ont eu l’implication effective de deux ministères. Celui de l’Environnement et celui du Transport.  Les deux ministres se sont donné les mains et les moyens pour accompagner les activités et depuis le début de la semaine,  nous ne faisons qu’enchainer de belles initiatives », a-t-il ajouté.

Le ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique invite donc l’ensemble de la population à minimiser l’utilisation des engins à deux ou à quatre roues et adopter l’utilisation des transports en commun.   Toute chose qui, selon lui, permettra d’éviter un certain nombre de maladies et contribuer au bien-être de l’univers.  Selon le directeur général de la préservation de l’environnement, c’est ce message qu’il a voulu transmettre en début de semaine lors du lancement des activités en prenant le bus  avec le ministre en charge du transport, Vincent Dabilgou pour se rendre au service.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Assises nationales de l’éducation : Voici les 12 thématiques retenues

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Les assises nationales de l’éducation sont prévues pour se tenir du 13 au 15 octobre 2021. En prélude à ces assises, le ministre chargé de l’Education nationale a remis aux différents gouverneurs les documents de base, ce jeudi 16 septembre 2021, à Ouagadougou. Voici les 12 thématiques qui y seront discutées.

-Bilan de la mise en œuvre du protocole d’accord CNSE et perspectives

-Question enseignante : bilan et Perspectives

-Réformes curriculaires, des examens et concours scolaires : bilan et perspectives

-Stratégies de relance et de dynamisation du sous-secteur de l’EFTP

-Gratuité de l’éducation : Bilan et perspectives

-Bilan du transfert des ressources de l’éducation aux collectivités des conventions avec les ONG, associations et des subventions et perspectives

-Gouvernance du secteur de l’Education et participation communautaires

-Mécanisme d’encadrement de l’enseignement privé

-Mécanisme de la résilience  du système éducatif face aux crises

-Mécanisme de prévention et de résolution des crises et des violences en milieu scolaire

-Stratégies de relance et de dynamisation du sous-secteur de l’ENF

-Stratégies de  promotion  des langues nationales  pour renforcer la pertinence et l’efficacité  du SE et pour la cohésion sociale et la  réconciliation nationale

Burkinanews.info

Lutte contre la COVID 19 : Bientôt des centres de vaccination au sein des entreprises privées

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Le comité de pilotage du Cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat-secteur privé (CODESP) a tenu sa deuxième session ordinaire de l’année 2021, ce jeudi 16 septembre 2021, à Ouagadougou. Au sortir de cette concertation, il est annoncé l’ouverture prochaine de centres de vaccination dans les entreprises privées.

Dans les jours à venir, le ministère de la Santé procédera à l’ouverture de centres de vaccination contre la Covid19 au sein des entreprises privées. L’annonce a été faite par le ministre de la Santé, Pr Charlemagne Ouédraogo, en marge de la deuxième session de l’année 2021 du comité de pilotage du Cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/secteur privé (CODESP), tenue ce jeudi 16 septembre 2021. C’est, du moins, ce qu’a confié Mamady Sanoh, le porte-parole du secteur privé, au sortir des échanges. « Le ministre de la Santé vient de nous annoncer que dans les entreprises, il y aurait des centres de vaccination. Il vient de nous annoncer que même en marge de la rencontre secteur privé/gouvernement à Bobo Dioulasso, il y aura une tente destinée à la vaccination », a-t-il livré. Il a également souligné qu’une ligne a été dédiée à la COVID-19 avec le concours des entreprises. « Il y a près de 16 milliards qui sont aujourd’hui débloqués et les dossiers sont en étude », a-t-il révélé.

Par ailleurs, présidée par le Premier ministre, Christophe Marie Joseph Dabiré, la deuxième session ordinaire de l’année 2021 du comité de pilotage du CODESP a permis d’apprécier  l’état de mise en œuvre des recommandations prises lors de la rencontre de 2020. Elle a également permis d’évaluer l’ensemble des engagements qui ont été pris par le gouvernement, les structures publiques et les structures d’appui au secteur privé. Ces derniers sont engagés pour l’amélioration du climat des affaires et pour apporter des réponses aux questions soulevées lors des différents échanges.

Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, s’est dit satisfait des échanges. « Nous pensons que le cheminement est bon parce que nous avons réussi à faire des avancées significatives en matière de mise en œuvre des recommandations », a-t-il déclaré. La prochaine rencontre se tiendra les 1er et 2 octobre 2021 à Bobo Dioulasso, sous le thème : « Accord de zone de libre échange et continentale africaine : les opportunités et les défis à relever ».

Par Latifatou Kaboré (Stagiaire, www.burkinanews.info)

Protection de la couche d’ozone : Un projet pour refroidir la planète

Le monde entier commémore aujourd’hui 16 septembre 2021, la 36e Journée internationale de la protection de la couche d’ozone (JIPCO). Au Burkina Faso, cette célébration qui coïncide avec les journées à faibles émissions de carbone (JFEC) est marquée par des activités de sensibilisation, de contrôle des produits réfrigérants et le lancement des activités du projet « Refroidissement respectueux de l’Ozone et du climat en Afrique de l’Ouest et Centrale (ROCA) ».

Dans le cadre de la lutte pour la protection de la couche d’ozone, un projet dénommé  ‘’Refroidissement respectueux de l’Ozone et du climat en Afrique de l’Ouest et centrale’’ (ROCA ) a été mis en place. Dévoilé à l’occasion de la Journée internationale de la protection de la couche d’ozone (JIPCO) célébrée ce jeudi 16 septembre 2021, ce projet est financé par l’Union européenne et le ministère allemand de la Coopération économique et du Développement et exécuté par la GIZ. D’un coût global de 6,360 millions euros, ce projet privilégiera, selon le représentant de la directrice de la GIZ, Ronald Redeker,  une approche à la fois globale,  inclusive et innovante pour faire développer des micro-projets dans une dynamique de croissance économique soutenue et plus productive.  « De façon spécifique,  il s’agira d’utiliser des informations sectorielles complètes pour le développement des politiques de protection de l’ozone et promouvoir et utiliser des technologies renforcées de refroidissement respectueux du climat,  avec des performances énergétiques améliorées et des réfrigérants naturels au niveau local  », a-t-il indiqué. Pour lui,  les résultats du projet, qui prend également en compte le Sénégal,  le Mali et le Cameroun, soutiendront les objectifs de développement durable et aideront à définir des mesures appropriées pour répondre aux besoins nationaux de refroidissement d’une manière durable et rentable.

              Le ministre Siméon Sawadogo est pleinement engagé dans la lutte contre le réchauffement climatique

Cette année,  la journée est célébrée sous le thème : « Protocole de Montréal : pour que nous,  nos aliments et nos vaccins restions au frais ». Un thème qui, selon le ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, Siméon Sawadogo, interpelle sur la nécessité d’adopter des comportements responsables et des modes de consommation durables, qu’il s’agisse de la climatisation,  du froid pour la conservation des  aliments, des  vaccins ou de la consommation économe d’énergie.  Pour lui, la mise en œuvre du protocole de Montréal, relatif à la gestion des substances appauvrissant la couche d’ozone, a permis d’éviter des millions de cas de cancers de la peau causée par les rayons ultraviolet B du soleil. Le protocole a permis également, selon le ministre,  d’éviter le rejet d’une importante quantité de gaz à effet de serre dans l’environnement.  « Ce faisant,  plus de 135 milliards de tonnes d’équivalent de CO² ont été éliminés  et cela a contribué à atténuer,  de façons significative, les effets des changements climatiques », a-t-il ajouté.

                      Le représentant de la GIZ, Ronald Redeker, aux côtés du ministère en charge de l’Environnement

Selon le ministre Siméon Sawadogo, la mise en œuvre du protocole de Montréal a permis également d’éliminer progressivement  les substances appauvrissant la couche d’ozone,  contribuant de ce fait à la protection de la santé humaine,  des économies  et des écosystèmes. « En sus de cet aspect,  la journée de l’ozone de cette année indique que le protocole de Montréal fait bien plus encore,  notamment en aident à renforcer l’efficacité énergétique dans le secteur du froid et de la climatisation,  ce qui contribue à la sécurité alimentaire », a-t-il poursuivi. Outre cela, l’amendement de Kigali au protocole de Montréal,  adopté en 2016 et ratifié par le Burkina Faso en 2018,  engage selon le ministre, les Nations à la réduction de la production et de la consommation des Hydrofluorocarbures (HFC). Toute chose qui, selon lui,  permet d’avoir des effets encore plus bénéfiques sur le climat.  «En effet,  si les HFC n’endommagent pas la couche d’ozone,  ces réfrigérants sont de puissants gaz à effet de serre. La réduction de leur utilisation,  comme convenu,  devrait permettre d’éviter jusqu’à 0,4° C d’augmentation de la température mondiale d’ici là fin du siècle, tout en continuant à protéger la couche d’ozone», a-t-il expliqué.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Incident à la gare de l’Est : « En aucun cas, il y a eu usage d’arme à feu », la Police municipale

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La Police municipale a démenti, via un communiqué ce mercredi 15 septembre 2021, les informations selon lesquelles un policier aurait tiré à balle réelle sur un usager de la circulation sur la RN4, à la gare de l’Est, dans la soirée du 14 septembre dernier.

Dans la soirée du 14 septembre 2021, des informations avaient circulé sur les réseaux sociaux faisant état de ce qu’un usager de la circulation aurait succombé à ses blessures après avoir essuyé un tir à l’arme à feu d’un policier sur la route nationale. Cette information devenue virale sur les réseaux sociaux a poussé la Police municipale à apporter un démenti. Voici ce qui s’est passé, selon le communiqué de la Police municipale : « Des éléments de police municipale en service à la gare de l’Est étaient en contrôle routier lorsqu’un usager a manqué au respect de la piste cyclable. Le policier  a voulu l’interpeller, mais celui-ci refusa d’obtempéré et a pris la fuite. C’est dans cette tentative que l’usager fut malheureusement percuté par un véhicule en circulation. Il fut immédiatement conduit à  l’hôpital par les sapeurs pompiers et d’un des éléments de la Police municipale. Une fracture à la cuisse a été diagnostiquée. Le service hospitalier insiste sur le pronostic vital de l’intérieur qui ne serait pas endommagé. Nous rappelons qu’en aucun cas, il y a eu usage d’arme à de feu par les éléments de la police municipale », indique le communiqué de  la police municipale.

Tout en souhaitant un prompt rétablissement au blessé, la Police municipale a appelé au strict respect du Code de la route. Elle a également attiré l’attention sur le fait que de telles publications mensongères seront poursuivies conformément au Code pénal.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (wwwburkinanews.info)

Approvisionnement en eau : La CEDEAO outille les pays membres sur la collecte des données

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La commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) organise, du 14 au 16 septembre 2021, à Ouagadougou, un atelier de renforcement des capacités des Etats membres pour la collecte des données et le renseignement de la plateforme WASSMO de l’Observatoire régional de l’eau.

Initié en 2014 par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), le système de suivi-évaluation de l’eau et de l’assainissement (WASSMO) est un outil mis en place pour la collecte des données sur l’eau et l’environnement. Son objectif est de permettre à la CEDEAO d’avoir des informations sur la qualité et la quantité en matière d’eau et d’assainissement afin de mieux orienter les décideurs pour les prises de décisions au niveau régional.

Pour mieux collecter ces données dans les 15 pays membres, la CEDEAO organise un atelier du 14 au 16 septembre 2021, à Ouagadougou. 72 heures durant, les participants mèneront des échanges sur le système WASSMO. Ils auront pour tâche de  faire le point de la mise en place des plateformes nationales de coordination dans les Etats membres pour le renseignement, en discutant des synergies d’action et s’accordant sur les modalités du lancement de la campagne 2020  pour la collecte et le renseignement du système.

L’atelier, selon Ludovic Tapsoba,  coordinateur régional du partenariat régional sur l’eau et l’environnement en Afrique centrale et occidentale, vise à mieux connaître les ressources en eau de la CEDEAO afin de mieux les gérer de manière durable. Il s’agira d’harmoniser toutes les données qui ne sont pas forcément compatibles afin que l’outil réponde aux attentes de la CEDEAO vu qu’il existe des méthodes de collecte dans tous les pays membres. «  Il s’agira de perfectionner ces données pour que tous les pays puissent avoir les mêmes bases de collecte d’informations. Imaginez vous que nous n’ayons pas de données sur la quantité d’eau disponible en Guinée et au Burkina Faso qui sont les premier et deuxième châteaux d’eau de l’Afrique de l’ouest. Nous n’allons pas pouvoir orienter les décideurs », a-t-il expliqué.

Tièna Coulibaly, représentant résident de la CEDEAO au Burkina Faso, a rappelé que les centres de gestion en eau ont été créés pour permettre à l’ensemble des pays  membres de la CEDEAO de couvrir l’ensemble des questions d’approvisionnement en eau de tous ordres au profit de l’alimentation et de l’agriculture. Il espère que tous les organismes en charge des bassins pourront enrichir l’atelier en partageant les réoccupations en matière de renseignement de la plateforme.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Sécurité : Les 21 policiers licenciés vont reprendre service

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Dans le communiqué qui suit, publié ce mercredi 15 septembre 2021, le ministère de la Sécurité annonce que les  21 fonctionnaires de police qui avaient été licenciés vont désormais, reprendre service dans leurs postes d’affectation. Lisez !

Le ministre de la Sécurité, Maxime Lomboza Koné,  a tenu, le mercredi 15 septembre 2021 en fin de soirée, une réunion informative avec une délégation des personnels de police licenciés par arrêté en date du 18 octobre 2019, pour abandon de postes.

Après plusieurs séances d’échanges avec le syndicat des personnels de police et après le quitus du président du Faso et du Premier ministre, le premier responsable du département de la Sécurité a porté à la connaissance des policiers licenciés qu’ils sont, désormais, autorisés à rejoindre, illico presto, leurs postes d’affectation et à reprendre service. Au vu de la présentation du certificat de prise de service, ils seront mandatés.

Cette décision du gouvernement a été prise dans le souci de la préservation d’un climat socio-professionnel apaisé et de donner suite à l’arrêt du Conseil d’État en attendant le dénouement final de la procédure judiciaire ».

www.burkinanews.info

Musique : Amity Meria revient avec Yankaw

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Après une  période de silence,  la star burkinabè de la musique mandingue, Amity Meria ,redonne du plaisir aux mélomanes. Elle vient de mettre à la disposition des amoureux de la musique, un nouvel album intitulé  « Yankaw ».  L’abum a été officiellement présenté ce mercredi 15 septembre 2021 à Ouagadougou au cours d’une conférence de presse.

« Yankaw », qui signifie en dioula ou bambara « Gens d’ici », est le titre du nouvel album de l’icône de la musique burkinabè, Amity Meria.  Il comporte dix titres : ‘’Yééléén’’,  ‘’bara’’,  ‘’Viens dans mes bras’’,  ‘’Barika’’,’’ N’Dogo’’,  ‘’binbinbin’’,  ‘’Miri’’, ‘’Yankaw’’, ‘’ Dris ni James’’ et ‘’Si Wonota’’. La Diva de la musique burkinabè évoque des thèmes tels que la paix,  la cohésion, l’entente, la fraternité et l’amour. « Nous avons aussi rendu hommage à nos personnes âgées et à la diaspora», a confié Amity Meria lors de la conférence dédicace, ce mercredi.

«Depuis le début, j’ai adopté ma langue maternelle. Et je me sens mieux dans cette langue. Ma chance est que ce dialecte est partagé par la quasi-totalité des pays d’Afrique de l’Ouest. Ça fait que j’ai la chance d’avoir de l’audience également. C’est ma manière de m’exprimer artistiquement», explique-t-elle. A l’écouter, cet album s’intéresse essentiellement à la jeunesse et appelle au travail. Par ailleurs, « Yankaw » marque le 30e anniversaire de la carrière d’Amity Meria : « C’est l’album des 30 ans et nous nous sommes donné le temps de travailler et de mettre chaque son à sa place. Je pense que c’est un album qui peut être écouté mais toujours est-il que c’est le public qui est juge».

Plusieurs fois Kundé du meilleur artiste féminin du Burkina Faso et Kundé d’or 2004, décorée chevalier de l’ordre du mérite burkinabè avec agrafe Arts et Cultutre en 2005, Amity Meria veut séduire à nouveau l’Afrique et le monde avec ce 8e album.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Lutte contre la vie chère : Plus d’une tonne de produits alimentaires saisie

La Brigade mobile de contrôle économique et de répression des fraudes a fait le bilan de ses opérations du mois d’août. Il ressort que sur plus de 504 personnes contrôlées, 307 ont été verbalisées pour infraction à la réglementation économique. Ces infractions concernent, entre autres, la publicité des prix, la non-observation des règles de la facturation et l’atteinte à la sécurité du consommateur. Par ailleurs, les opérations ont permis aux bureaux régionaux de saisir 1, 022 tonne de produits alimentaires.

www.burkinanews.info

 

 

Filière anacarde : Les acteurs reçoivent des équipements d’une valeur de 270 millions F CFA

Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a remis du matériel et des équipements aux acteurs de la filière anacarde, lors d’une cérémonie ce mardi 14 septembre 2021, à Bobo Dioulasso.

Considérée comme le troisième produit d’exportation au Burkina Faso, l’anacarde a bénéficié d’un coup de pouce de la part du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat. En effet, le premier responsable du Harouna Kaboré, a remis du matériel et des équipements aux acteurs de ladite filière  anacarde, le mardi 14 septembre 2021. D’une valeur de 272 millions 85 mille 720 francs CFA, le don est composé de  50 tronçonneuses, 28 pulvérisateurs motorisés, 24 motos tout terrain, 172 tonnes de fumure organique, 8 bascules certifiées et un important lot d’équipements bureautiques  et informatiques. Ce don, selon le ministre, devrait combler un certain nombre de besoins exprimés par les acteurs de la filière. Aussi, les acteurs de la filière ont reçu la promesse  d’un terrain  d’une superficie de 2442 mètres carrés pour l’édification de la maison du cajou et  de  22 900 plants d’anacardiers qui seront livrés en mai 2022.

Par ailleurs, la somme de 552 millions 140 mille francs CFA  a été débloquée et mise à la disposition de l’Agence de financement et de promotion des petites et moyennes entreprises pour financer les fonds de roulement des commerçants, des transformateurs, des subventions et l’achat d’équipements de production au profit  des unités artisanales de transformation.

Le ministre Harouna Kaboré a invité les acteurs de la filière à créer des initiatives pour une bonne utilisation du matériel acquis. Il a tout de même rassuré que d’autres matériels et équipements sont en attente dont 5 véhicules pick-up, 16 000 sacs en jute d’ici la fin de l’année. Le coût total des appuis se chiffre à plus de 1 milliard de franc CFA.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (wwwburkinanews.info)

Abdoulaye Diop, président commission UEMOA : « Les gens doivent pouvoir circuler librement dans l’union »

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Le Premier ministre, Christophe Dabiré, a reçu en audience, ce mardi 14 septembre 2021, à Ouagadougou, le nouveau président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop. Les deux hommes ont discuté, entre autres, des questions liées à la crise sécuritaire et à la libre circulation des personnes dans l’espace UEMOA dans ce contexte marqué par la Covid19.

Le nouveau président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Abdoulaye Diop, a rendu visite au Premier ministre, Christophe Dabiré, ce mardi 14 septembre 2021. Plusieurs questions étaient au menu des échanges. Mais la question qui a retenu l’attention du président de l’UEMOA reste celle de la libre circulation des personnes dans l’espace. « Les gens doivent pouvoir circuler librement dans l’union. C’est cela le fondement de l’UEMOA», a-t-il fait remarquer.

     Le président de la commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop, est venu prendre des conseils chez Christophe Dabiré

Abdoulaye Diop assure avoir discuté de la même question avec le président du Faso. « Le travail est déjà engagé et nous allons très prochainement essayer de trouver les voies et moyens avec tous les Etats concernés pour assurer cette libre circulation des personnes, bien sûr dans des conditions particulières pour gérer les contraintes liées à cela », rassure-t-il.

Le président de la commission de l’UEMOA a également renouvelé le soutien de son institution aux autorités et au peuple burkinabè dans la crise sécuritaire que le pays traverse. Il a marqué la disponibilité de la commission à accompagner tous les pays de l’Union dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Pour finir, il a sollicité les conseils du Premier ministre afin de réussir sa mission.

Par Latifatou Kaboré (stagiaire, www.burkinanews.info)

Economie, sécurité, agriculture : Bientôt des projets entre l’Arabie Saoudite et le Burkina

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Le Premier ministre, Christophe Marie Joseph Dabiré, a reçu ce mardi 14 septembre 2021, à Ouagadougou, l’ambassadeur d’Arabie Saoudite au Burkina Faso, Fahad A. Aldosari. Les échanges ont porté sur le renforcement des relations entre les deux pays.

Dans le cadre du renforcement des relations entre l’Arabie Saoudite et le Burkina Faso, le Premier ministre, Christophe Marie Joseph Dabiré, a reçu en audience, ce mardi 14 septembre 2021, l’ambassadeur d’Arabie Saoudite au Burkina Faso, Fahad A. Aldosari. Au sortir des échanges, le diplomate s’est confié au micro des journalistes : « On a passé un très bon moment à discuter des sujets pour renforcer les relations entre l’Arabie Saoudite et le Burkina dans beaucoup de domaines. On va beaucoup travailler ensemble avec le Premier ministre et avec tous les départements au Burkina Faso pour renforcer les relations entre l’Arabie Saoudite et le Burkina Faso ».

                                L’ambassadeur Fahad A. Aldosari échangeant avec Christophe Dabiré

Les sujets en lien notamment avec l’économie, la sécurité et l’agriculture ont animé les échanges entre les deux personnalités. « On va beaucoup renforcer ces relations pour l’intérêt des peuples burkinabè et saoudien. Pour l’instant, on a discuté sur beaucoup de projets. On n’a encore rien signé  mais après, inchallah, on va lancer des projets entre les deux pays », a-t-il laissé entendre.

Par Latifatou KABORE (stagiaire, www.burkinanews.info)

3e dialogue national sur le fonds vert : La mobilisation des ressources au cœur des échanges

Le secrétariat exécutif du Fonds vert pour le climat  au Burkina Faso ( SE-FVC/ BF) tient son 3e dialogue structuré national sur le fonds vert pour le climat du 14 au 16 septembre 2021 à Ouagadougou. Cette session se veut un cadre d’échange pour une mobilisation plus rapide et importante afin de faire face au réchauffement climatique.

Le changement climatique touche déjà des régions de la terre depuis des décennies. Selon les experts internationaux, ses effets risquent de s’accentuer avec des impacts de plus en plus exacerbés sur les communautés et sur les territoires. C’est pour faire face à ces éventuels impacts et lutter contre le réchauffement climatique  que le secrétariat exécutif du fonds vert pour le climat  au Burkina Faso (SE-FVC/BF), mis en place depuis 2018, s’est engagé.  Après deux premiers dialogues nationaux tenus en 2019 et en 2020, le Fonds vert pour le climat tient un troisième dialogue du 14 au 16 septembre 2021, à Ouagadougou.

        Pour Siméon Sawadogo, ce dialogue permettra d’harmoniser les points de vue pour l’atteinte des objectifs fixés

Cette année, le dialogue est placé sous thème : « Financement du fonds vert pour le climat : quelle synergie d’actions pour une mobilisation plus accrue des ressources au profit du Burkina Faso». Les échanges porteront plus sur la mobilisation des ressources au profit du Burkina Faso. Pour le ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, Siméon Sawadogo,, ce dialogue permettra à l’ensemble des acteurs d’harmoniser leurs points de vue pour l’atteinte des objectifs fixés.  Il espère que le thème interpelle tous les Burkinabè sur les effets du changement climatique.  « C’est dans le partage des compétences et des leçons apprises que nous réussirons à inverser la tendance de la dégradation des ressources naturelles en allant véritablement vers un développement socio-économique inclusif,  résilient et sobre en carbone», a-t-il confié.

A en croire le ministre, le Burkina Faso a un certain nombre de défis à relever pour éviter les difficultés dans les années à venir. « Les experts internationaux nous ont dit que le changement climatique va s’intensifier.  Ça veut dire que si nous arrivons à une augmentation de 1,5 ou 2° C,  nous aurons un changement au niveau de nos saisons.  Il y aura beaucoup de pluies,  des tornades et des inondations. Paradoxalement,  on aura aussi des sécheresses. Nous avons donc le devoir de travailler à réduire cela»,  a-t-il prévenu.

Trois programmes pour une lutte efficace

En matière de lutte contre les changements climatiques, il y a selon l’autorité désignée du Fonds verts pour le climat Issaka Ouédraogo,  8 projets et 3 programmes en écriture. Ces projets sont, de son avis, approuvés et d’autres sont déjà au niveau des arrangements juridiques.  «Au fonds vert, lorsque les projets sont approuvés, il y a ce qu’on appelle les arrangements juridiques qui permettent de signer les accords parce que les entités accréditées qui soumettent les projets vont recevoir les ressources et les  débloquer au fur et à mesure pour permettre aux ministères, ONG et collectivités de travailler», a-t-il précisé.

                                     Les échanges porteront essentiellement sur la mobilisation des ressources

De l’avis de Siméon Sawadogo, il sied de préciser que le Burkina Faso ne disposait pas d’entités accréditées depuis son appartenance à la convention cadre des Nations Unies.  « On a mobilisé un programme préparatoire en 2019 de près de 400  000 $ qui a permis  effectivement de remettre le fonds d’intervention pour l’environnement à Coris Bank sur des standards internationaux. Aujourd’hui, les dossiers de ces structures ont été soumis au fonds vert et ils ont passé les premières étapes de vérification qui ont été satisfaisantes et le processus continue », a-t-il expliqué. Pour rappel,  dans le processus de mobilisation des ressources du fonds vert pour le climat,  le SE-FVC/BF travaille en étroite collaboration avec le ministère en  charge de l’environnement à travers le Comité technique d’examen des projets /programmes. Le troisième dialogue est placé sous le patronage du Premier ministre, Christophe Marie Joseph Dabiré, et la présidence du ministre en charge de l’Environnement, Siméon Sawadogo.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Hygiène et assainissement : Des hommes de média outillés

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Le ministère en charge de l’Eau a organisé un atelier de formation et d’information sur la problématique de l’assainissement au profit  des  hommes de média, le lundi 13 septembre 2021. Cet atelier avait pour but d’amener  les hommes de média à s’approprier les questions d’hygiène afin d’en faire la promotion.

            Le ministère en charge de l’Assainissement a outillé des journalistes sur la problématique de l’assainissement

 Conscient que le manque d’hygiène peut avoir des conséquences énormes sur la santé de la population,  le ministère de l’Eau et de l’Assainissement veut prendre le taureau par les cornes. Le ministère entend impliquer davantage les hommes de média dans la lutte pour une meilleure hygiène dans les foyers. L’objectif, à terme, est d’atteindre 100% d’hygiène dans le pays d’ici  l’année 2030, le ministère. Et pour mieux outiller les hommes de média, il a initié à leur profit un atelier de formation sur la problématique d’hygiène  et l’assainissement, le lundi 13 septembre 2021.

Considérés comme des canaux  efficaces de sensibilisation, ces hommes de média  ont été outillés en matière de promotion et d’adoption des comportements hygiéniques autour d’eux. Aussi ont-ils été appelés à produire des contenus éducatifs et explicatifs qui permettront d’améliorer  les connaissances des populations sur la question d’hygiène et assainissement  afin d’éradiquer la défécation à l’air.

    Pour Alassoum Sori, SG du ministère de l’Eau, un bon accès à l’assainissement contribue au bien-être de la population

Selon Alassoum Sori, secrétaire général du ministère de l’Eau et de l’Assainissement, un bon accès à l’assainissement contribue au bien-être de la population. Il a également souligné que le manque d’hygiène peut  contribuer à la prolifération des maladies diarrhéiques et des dangers  environnementaux.

Faut-il le rappeler, l’OMS  et la Banque mondiale, 70%  de la population burkinabè défèque à l’air libre ou dans les latrines qui ne sont pas adéquats et 70% des lits d’hôpitaux sont occupés par des malades victimes de leur manque d’hygiène.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (wwwburkinanews.info)

Eddie Komboïgo : « Alpha Condé est la honte de l’opposition dans le monde »

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Les partis politiques affiliés au Chef de file de l’opposition politique (CFOP) ont effectué leur rentrée politique ce mardi 14 septembre 2021, à travers une conférence de presse. Une aubaine pour le CFOP de faire une lecture sur plusieurs sujets comme la situation sécuritaire, la gestion foncière et le coup d’Etat en Guinée.

« Trop, c’est trop » ! C’est en ces termes que les partis politiques de l’opposition, par la voix du chef de file de l’opposition politique (CFOP), Eddie Komboïgo, ont exprimé leur ras-le-bol sur la situation sécuritaire. Ils dénoncent la récurrence des attaques terroristes avec leurs lots de morts et de blessés malgré le récent remaniement ministériels. « Nous sommes impatients de voir les résultats de la stratégie annoncée par le gouvernement pour mettre fin à cette tragédie », s’impatiente Eddie Komboïgo. A cette situation sécuritaire difficile, craint l’opposition, vient s’ajouter le une autre catastrophe qui se profile à l’horizon : le spectre d’une famine dans plusieurs localités. La raison de cette menace s’explique, selon l’opposition, par le nombre élevé de déplacés internes et les interdictions posées par les terroristes dans certaines zones du pays. Le CFOP dit craindre le pire avec le blocus imposé par les terroristes  aux populations de Mansila (Sahel) et de Tankoalou (l’Est).

Le CFOP dénonce également la vie chère marquée par l’augmentation des prix des produits de première nécessité. Aussi demande-t-il au gouvernement de procéder à la baisse des prix de ces produits et surtout à la réouverture des frontières. Sur le plan de la gestion foncière, Eddie Komboïgo et ses camarades disent constater avec regret la suspension des opérations de lotissements dans les grandes et moyennes villes depuis 2016. Mais ce qui intrigue les membres du CFOP, c’est le paradoxe qui entoure cette mesure de suspension de lotissements. « Paradoxalement, ces mêmes villes, en 5 ans, ont connu des parcellements irréguliers trois fois supérieurs au nombre de lotissements que le Burkina a connu depuis 1919 », s’inquiète Eddie Komboïgo. Il accuse le gouvernement d’avoir laissé créer plus de 215 sociétés immobilières en seulement 5 ans.

Au plan des libertés, le CFOP dit condamner les tentatives du gouvernement de réduire au silence les opposants et les activistes de la société civile par des arrestations arbitraires et des menaces multiformes. Cette pratique, de l’avis du CFOP, n’est pas de nature à favoriser la réconciliation nationale. D’ailleurs, Eddie Komboïgo a profité de l’occasion pour égratigner le ministre d’Etat, ministre chargé de la Réconciliation nationale, Zéphirin Diabré. « On a nommé un super ministre de la Réconciliation nationale qui court dans toutes les communes rurales. Qu’est-ce qu’il fait concrètement ? », a-t-il ironisé.

Sur le plan de l’éducation, le CFOP a rejeté la fermeture du lycée Philippe Zinda de Ouagadougou, le plus grand lycée du pays. Il dit ne pas comprendre la position du ministre en charge de l’Education d’autant plus que plus de 2500 écoles sont déjà fermées du fait du terrorisme. Par conséquent, tout en condamnant les actes d’incivisme des élèves, le CFOP appelle le gouvernement à revoir sa position.

Enfin, sur le plan régional, le CFOP a appelé les putschistes guinéens à mettre en avant les intérêts du peuple guinéen. Cela passe, selon lui, par des élections inclusives, transparentes et crédibles. S’il n’applaudit par le coup d’Etat, le CFOP n’est toutefois pas tendre avec le désormais ex-président guinéen. « Alpha Condé est la honte de l’opposition dans le monde. Il n’est pas un président exemplaire. C’est un mauvais président, un dictateur. Nous ne nous félicitons pas de ce qui est arrivé mais nous prenons acte », a conclu Eddie Komboïgo.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

 Journées à faibles émissions de carbone : La 9e édition officiellement lancée

Le ministère de l’Environnement de l’Economie verte et du Changement climatique, Siméon Sawadogo, a officiellement lancé la 9e édition des Journées à faibles émissions de carbone (JFEC) sous le thème «Transports durables, facteur de réduction des polluants atmosphériques ».  C’était  le lundi 13 septembre 2021 à Ouagadougou sous le parrainage du ministre en charge des Transports, Vincent Dabilgou.

L’urbanisation accélérée, la croissance démographique et le niveau de l’activité économique qui caractérisent les villes du Burkina Faso à l’instar de celles de l’Afrique ont pour corollaire, selon le ministre de l’Environnement,  de l’Economie verte et du Changement climatique, Siméon Sawadogo, l’apparition de problèmes environnementaux majeurs, notamment la pollution de l’air. Pour coordonner les actions de lutte contre cette pollution,  le ministère a initié depuis 2008,  les journées à faibles émissions de carbone (JFEC). Cette année, l’engagement a bel et bien été honoré.  C’est  en mesurant le taux des gaz d’échappement des  engins à moteur que le ministre Siméon Sawadogo a lancé les activités ce lundi 13 septembre.

     Les ministres Siméon Sawadogo et Vincent Dabilgou ont encouragé les Burkinabè à utiliser les transports en commun

Ainsi,  des engins à deux roues,  des tricycles et des véhicules ont été soumis à un contrôle à Ouagadougou. « Faites les vidanges régulièrement,  contrôlez les moteurs de vos engins aussi.  Vous pourrez ainsi contribuer à la protection de l’environnement», a recommandé le ministre en charge de l’Environnement aux citadins.  Pour lui,  les gaz polluants contribuent à l’apparition de problèmes sanitaires graves dont les maladies respiratoires,  oculaires et cardio-vasculaires «   Quant aux gaz à effet de serre,  ils participent indéniablement à la destruction de la couche d’ozone et jouent un grand rôle dans le dérèglement climatique », a -il ajouté.

Les transports en commun pour limiter la pollution

Dans le cadre de cette lutte,  l’utilisation des transports en commun  est également recommandée par le ministère. Pour inviter les populations à s’y habituer,  le ministre en charge de l’Environnement et celui en charge du Transport ont emprunté le bus pour se rendre au service.   Pour le ministre en charge du Transport, Vincent Dabilgou,  le bus est un transport de masse et les Burkinabè doivent apprendre à l’utiliser.

                                  Des agents mesurant le taux des gaz d’échappement d’une moto

« Nous sommes engagés au niveau gouvernemental,  à livrer des bus de qualité   aux villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso.  Des bus climatisés, rapides et qui vont arriver à l’heure, parce que les populations sont trop mobiles et ont besoin d’un système de transport durable et performant. Mais il faut promouvoir l’acte citoyen d’abord en disant aux gens qu’il faut déjà commencer à prendre les bus», a-t-il préconisé.  Pour le ministre,  les quatre roues,  constituées en grande majorité des véhicules de second usage importés d’Europe et d’Amérique sont de grands émetteurs de gaz polluants. « C’est pourquoi mon département,  de concert avec celui de l’environnement, travaillent à une limitation de l’âge d’importation à 10 ans des véhicules,  conformément à la directive de la CEDEAO à partir du 1er janvier 2025 », a-t-il ajouté.

En plus de la mesure des gaz d’échappement des engins à moteur,  plusieurs autres activités vont ponctuer les JFEC 2021. « Il y a l’organisation d’un panel, d’un cross populaire, des émissions télé et radio ainsi que des jeux concours. Il y aura également la commémoration de la 36e journée internationale de protection de la couche d’ozone», a décliné Désiré Ouédraogo, directeur général de la préservation de l’environnement.

 Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

MPP : Les grandes décisions de la 4e session ordinaire du bureau politique national

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Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a tenu la 4e session ordinaire de l’année 2021 de son Bureau politique national (BPN), samedi 11 septembre 2021, à Ouagadougou. Le communiqué de presse ci-dessous en fait le point détaillé.

L’an 2021 et le 11 septembre 2021, à partir de 9 heures 00, s’est tenue dans la salle des spectacles du Palais de la jeunesse et de la Culture Jean-Pierre Guingané, la quatrième Session ordinaire de l’année 2021 du Bureau Politique National du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), sous la présidence du camarade Simon Compaoré, Président du Parti, Président du Bureau Politique National.

Dès l’entame de son propos, le Président du Parti a souhaité la bienvenue à tous les camarades qui ont effectué le déplacement pour participer à cette 4ème session ordinaire de l’année 2021 du Bureau Politique National du MPP. Il a rappelé que la présente session se tient à moins de deux semaines du deuxième (IIe) Congrès extraordinaire des 24, 25 et 26 septembre 2021, dans un contexte national marqué par deux faits majeurs que sont : la persistance de la crise sécuritaire et de la pandémie du covid-19.

Il a décliné l’ordre du jour de la présente session qui s’est articulé autour des points suivants :

  1. La situation nationale ;
  2. Préparation du IIe Congrès Extraordinaire des 24, 25 et 26 septembre 2021 ;
  3. Des demandes de fusion ;
  4. Divers

L’ordre du jour, soumis aux membres du BPN, a été adopté à l’unanimité et par acclamation.

DE LA SITUATION NATIONALE

 Abordant la question sécuritaire, le Président du Parti est revenu sur les récentes attaques meurtrières, inqualifiables et inhumaines qui ont occasionné plusieurs victimes civiles et militaires. Il a condamné avec force ces tueries ignobles, présenté les sincères condoléances du BPN aux familles des victimes, souhaité prompt rétablissement aux blessés et salué la bravoure et le courage des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) pour leur engagement à défendre le Burkina Faso et pour leur grande capacité de résilience.

Le Camarade Simon Compaoré a rendu compte au BPN qu’une collecte de fonds a été initiée pour soutenir nos vaillants Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP).

Poursuivant sur la crise sécuritaire, le Président du parti a salué les pertinentes initiatives annoncées par le Gouvernement pour rehausser le moral des troupes et améliorer les conditions de travail et de vie des Forces Armées nationales.

Il a dans ce sens, informé qu’une série de mesures est en cours dans le cadre du renforcement des équipements des Forces de Défenses de Sécurité. Aussi a-t-il rendu compte au BPN qu’une commission ad hoc a été mise en place au niveau du Parti en vue de proposer des actions urgentes et concrètes dans la dynamique d’un accompagnement du gouvernement.

Sur la crise sanitaire, le Camarade Simon Compaoré a invité l’ensemble des membres du Bureau Politique National (BPN) à s’investir dans la sensibilisation des populations face à la Pandémie du Convid-19 pour le respect strict des mesures barrières et inviter les camarades à se faire vacciner dans les différents centres de santé.

Après une série d’informations, le camarade Président du Parti a invité certains camarades ministres à donner des informations en lien avec les préoccupations majeures de leurs départements respectifs.

Le camarade Stanislas Ouaro, Ministre de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, a indiqué dans son exposé que la crise sécuritaire a conduit à la fermeture de certains établissements et le déplacement du personnel enseignant. Il a rappelé que la rentrée administrative a eu lieu le 01 septembre 2021 dans la Région du Plateau central. La rentrée pédagogique quant à elle est fixée pour le 15 septembre 2021. Pour les autres Régions, la rentrée administrative est fixée pour le 15 septembre 2021, tandis que la rentrée pédagogique est prévue pour le 1er octobre 2021.

A la suite du ministre Ouaro, le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, le camarade Alkassoum Maïga, a donné des informations relatives aux réalisations des infrastructures qui rencontrent des difficultés. Il est revenu sur l’incident de l’Université Norbert Zongo à Koudougou qui a occasionné quatre morts et a profité de l’occasion pour saluer l’esprit des familles endeuillées qui ont été d’une dignité extraordinaire. Il a en outre souligné que des rapports circonstanciés seront produits pour situer les responsabilités. Il a rappelé aux membres du Bureau Politique National que le chantier est suivi avec beaucoup d’intérêt. Il a également fait le point sur la situation de l’université de Gaoua. Le ministre Alkassoum Maïga a terminé son intervention en indiquant que pour une meilleure soutenabilité du FONER, il a engagé des réflexions pour la reforme dudit fond.

Le camarade Eric Bougouma, Ministre des Infrastructures, pour sa part, a fait le point des différents chantiers de son département en souffrance lié au contexte sécuritaire (Tougan-Lanfiéra, Dori-Gorom et Fada-Bogandé). Il a indiqué que toutes les dispositions seront prises au niveau de son département pour l’exécution efficiente des grands chantiers entrant dans le cadre du Programme présidentiel.

Le camarade Clément Sawagogo, Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, 1er vice-président de parti, a souligné que le processus de réconciliation se poursuit normalement. Il est revenu sur l’avant-projet de loi relative à l’organisation du territoire et a informé que le changement majeur opéré est la suppression du département et le niveau de déconcentration qui pourrait concerner la région et la province. Poursuivant son intervention et abordant la question de la vie chère il a précisé qu’elle est une préoccupation majeure du gouvernement et des mesures d’atténuation ont été prises pour soulager les populations. Il s’agit notamment :

  • la multiplication des boutiques témoins ;
  • la reconstitution du stock de sécurité ;
  • la levée des mesures douanes sur certains produits de grande consommation.

Il a rappelé que la vie chère est un phénomène international consécutive à la crise du COVID-19 qui a provoqué une rupture globale de la production tant au niveau national qu’international.

Enfin et pour terminer la série des interventions, la camarade Marie Laurence Ilboudo, Ministre de l’Action sociale, de la Femme et de l’action humanitaire, a fait le point sur la prise en charge des personnes déplacées internes.

Le BPN a invité le gouvernement à prendre toutes les dispositions idoines pour un suivi rigoureux de l’exécution des marchés publics. Il exhorte l’exécutif à donner des réponses administratives et judiciaires aux situations de dégradation constatées sur les infrastructures afin de situer les responsabilités et prononcer les sanctions qui découlent des règles de bonne gouvernance.

Le Bureau Politique National (BPN) a félicité a félicité le Premier Ministre, le camarade Christophe Marie Dabiré et tout son Gouvernement pour les efforts consentis dans le cadre de la mise en œuvre du programme quinquennal 2021-2025 de son Excellence Roch Marc Christian Kaboré.

POINT SUR LA PREPARATION DU IIe CONGRES EXTRAORDINAIRE

Relativement aux documents du congrès, le camarade Simon Compaoré a rappelé que les documents ci-après seront examinés lors du deuxième congrès extraordinaire des 14, 25 et 26 septembre 2021. Il s’agit :

  • du rapport sur le Thème ;
  • du rapport Moral du BPN au Congrès ;
  • du rapport du BPN au Congrès portant sur le « Manifeste et le Programme du Parti » ;
  • du rapport du BPN au Congrès portant sur les « Statuts et Règlement Intérieur ;

Il a rappelé, au titre des conditions de participation, que les camarades membres du BPN doivent être à jour de leur cotisation pour prendre part à ce congrès et les kits y relatifs sont disponibles au siège National du Parti. Il a cependant informé que les membres du BPN qui ne sont pas à jour de leur cotisation peuvent retirer leur kit à la seule condition de signer un engagement à régulariser leur situation cotisante.

Concernant la composition du Bureau Politique National, le Président du Parti a souligné que conforment aux délibérations du BPN du 12 juin 2021, une commission ad hoc chargée du toilettage de la liste des membres du Bureau Politique National (BPN) a été mise en place.

Le Camarade Simon COMPAORE a salué la qualité du travail abattu par ledit comité et a indiqué que les travaux ont permis de dresser la liste des camarades décédés, les membres démissionnaires, les membres qui se sont autoexclus et les membres inactifs.

Il a en outre informé que les résultats des travaux ont permis de dégager deux types de (02) listes : une liste orange comportant les camarades actifs et une liste rouge où figure le nom des camarades inactifs. La configuration du Bureau Politique National (BPN) sera la suivante : les membres élus au congrès et les membres es-qualité.

Les membres es-qualité du BPN sont :

  • les secrétaires généraux des sections au niveau provincial et au niveau des structures du Parti à l’Etranger ;
  • les membres du Gouvernement, militants du Parti ; les Députés du Parti ;
  • les Maires, militants du Parti ;
  • les Présidents des Conseils Régionaux, militants du Parti.

Le camarade Simon Compaoré a précisé que cette liste sera soumise à la sanction du IIe Congrès Extraordinaire des 24, 25 et 26 septembre 2021.

Le BPN, au cours des échanges, a décidé du retrait des débats au congrès des 24,25 et 26 septembre 2021 de deux points que sont l’âge de jeunesse et la création du Conseil National.

DES DEMANDES DE FUSION DES PARTIS ALLIES

Relativement aux fusions, le camarade Issa Dominique Konaté, 2è vice-président du parti, a livré au BPN, le rapport du Bureau Exécutif National (BEN) relatif aux demandes de fusion de quatre (04) partis politiques que sont :

  • L’Union Pour la République (UPR) de Toussaint Abel Coulibaly,
  • le Parti Social du Burkina (PS-Burkina) de Boubacar Balima,
  • la Convergence Patriotique pour la Renaissance/ Mouvement Progressiste (CPR-MP) de Evariste Yogo,
  • et l’Alliance des Jeunes pour la République (AJIR) de Aboubacar Gansonré.

Après examen dudit rapport à travers de pertinents échanges, le BPN a marqué son accord pour la fusion absorption des quatre partis politiques ci-dessus cités et a instruit le Bureau Exécutif National (BEN) à prendre toutes les dispositions idoines pour la finalisation du processus qui sera soumis au prochain congrès.

Le Camarade Président du parti a, par la suite, informé le BPN de la reprise du dialogue politique les 27 et 28 septembre 2021. Les membres du BPN se sont félicité de cette reprise du dialogue politique et ont souhaité que toutes les parties prenantes s’investissent véritablement pour que sortent de ce dialogue, de pertinentes résolutions dans l’optique de la consolidation de notre démocratie et de l’Etat de droit.

Le Président du Parti a clos les travaux en invitant les membres du BPN à se mobiliser pour faire de ce IIe Congres extraordinaire une réussite totale et les a félicités pour leurs pertinentes contributions aux échanges au cours de cette session d’une part, et d’autre part, pour leur engagement constant à la consolidation de la paix sociale et le développement durable du Burkina Faso à travers la mise en œuvre du programme quinquennal de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian Kabore, Président du Faso.

Démocratie – Egalité -Progrès

 Le Président du Parti,

Président du Bureau Politique

 Simon COMPAORE

 Foubé ou la croisade des femmes : Un ouvrage sur la vie des personnes déplacées internes

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« Foubé ou la croisade des femmes ». C’est le titre du premier ouvrage du jeune journaliste, Hamidou Zonga officiellement présenté, ce samedi 11 septembre 2021 à Ouagadougou.

 La souffrance des populations victimes des attaques terroristes du village de Foubé en particulier et du Burkina Faso en général!  C’est ce que raconte le premier livre de l’écrivain Hamidou Zonga.  Très touché par la souffrance que ces Burkinabè vivent  au quotidien,  le jeune écrivain décide de mettre sa plume au service de ceux-ci, afin qu’ils obtiennent soulagement. Edité par Plum’Afrik, ce livre de 82 pages divisé en 6 chapitres sonne comme une alarme pour l’éveil des consciences sur le terrorisme.

                                                           Hamidou Zonga (micro) est l’auteur du livre

L’écrivain, selon le président de la Société des auteurs, des gens de l’écrit et des savoirs (SAGES), Aboubacar Dao, se pose huit questions majeures dans l’ouvrage, qu’il va tenter de répondre lui-même. « Comment comprendre les attaques terroristes au Burkina Faso ?  Quel est le mode opératoire des terroristes ?  Quelles sont les vraies réalités des personnes déplacées internes ? Comment comprendre l’avenir sacrifié des enfants déplacés internes au Burkina Faso ?  Quelles sont les dates majeurs des attaques terroristes au Burkina Faso ?  Comment comprendre le silence des grandes puissances dans ce combat,  comment comprendre l’échec de l’Union Africaine, la CEDEAO et le G5 sahel ?  Et à qui profite réellement le terrorisme dans la bande Sahelo-saharienne   », a résumé le président de la SAGES.

‘’Foubé ou la croisade des femmes »,  selon Hamidou Zonga, est un récit réel qui dépeint les tristes réalités que vivent les personnes déplacées internes au Burkina Faso, notamment celles de Foubé,  un petit village situé dans la province du Sanematenga,  dans la région du Centre-Nord. «  A Foubé,  Ils ont massacré des FDS,  tué des civiles, violenté et violé des femmes sans oublier les enfants affamés, maigrichons et malades.  C’est aussi une œuvre qui parle des attaques terroristes au Burkina Faso depuis 2015.  A travers cette œuvre,  c’est un message que je voudrais lancer au monde entier,  à doubler le regard sur les PDI du Burkina Faso», a-t-il ajouté. Pour lui,  ce livre n’est que la face visible des réalités. Il y a, de son avis,  d’énormes informations  qu’il a préféré laisser sous couverture pour l’instant. «Que ce livre soit comme la Bible ou le Coran de chaque jeune Africain qui aspire à un changement réel et profond», a-t-il souhaité.

                                                                Le livre est vendu à 3000 francs CFA

Au prix unitaire de 3000 F CFA,  le livre est disponible dans les librairies et à la maison d’édition Plum’Afrik selon l’auteur.  Il invite par ailleurs tous le Burkinabè à s’offrir cet ouvrage qui, selon lui, est écrit dans un style accessible à presque tout le monde.  Pour soulager les victimes des attaques terroristes,  le jeune écrivain ne compte pas se limiter à l’usage de sa plume.  De concert avec son staff,  il compte offrir dans les jours à venir,  10 tonnes de vivre aux personnes déplacées internes des 5 régions les plus touchées par ce phénomène.

Par Théophile Oliélé BAYALA ( www.burkinanews.info)

Vaccin contre la COVID-19 : Un site internet pour alléger le processus

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Le directeur du système d’information de la santé, Boukary Ouédraogo, présenté le processus de paiement électronique et de vaccination contre la COVID 19 aux hommes des médias, le vendredi 10 septembre 2020, à Ouagadougou.

Désormais en un clic, il est possible pour le voyageur de prendre rendez-vous, de télécharger son résultat Covid PSR, de télécharger sa carte sanitaire. Il suffit de se rendre sur le site https://covidinfo.santé.gov.bf/rendezvous/. Sur ce site, a rassuré le directeur du Système d’information de la santé, Boukary Ouédraogo, le voyageur a la possibilité d’accéder à toutes les plateformes disponibles pour pouvoir réaliser ses opérations. « Un voyageur qui  désire prendre rendez-vous et faire son paiement à distance avant de se présenter sur le site de prélèvement PSR, il lui suffit de venir sur ce lien https://covidinfo.santé.gov.bf/rendezvous/. Ensuite, il appuie sur le bouton ‘’prendre-rendez’’ et il tombe sur une page où il doit renseigner quelques informations », a expliqué Dr Brice Silla. Le rendez-vous, a-t-il précisé, est facturé à 25 000 franc CFA et s’effectue via mobile money.

                                   Le site web lancé par le ministère de la Santé va faciliter la vie aux usagers

Concernant le processus de vaccination, l’intéressé doit d’abord identifier le site de vaccination le plus proche et choisir le jour. « Une fois sur le site, vous avez le choix pour le moment entre deux vaccins. Il y a  Astra Zeneca et Johnson and Johnson », a précisé Issa Ouédraogo, directeur de la prévention par la vaccination. La phase d’identification du site de vaccination passée, le voyageur devra se rassurer que toutes les informations fournies ont été bien enregistrées. « Quand les gens vont partir pour faire la vaccination, Ils doivent être sûrs que tout a été vraiment saisi : nom et prénom, numéro de téléphone. C’est le numéro de téléphone qu’ils vont donner qui va servir à télécharger leur carte sanitaire », a fait savoir Boukary Ouédraogo.

               En moins de temps qu’il le faut, le voyageur peut prendre rendez-vous et avoir ses résultats

Selon le directeur du système d’information de la santé, dans les jours à venir, chaque direction régionale pourra imprimer gratuitement des cartes physiques au profit des populations qui souhaitent acquérir leur carte. Pour le moment, a-t-il dit, la direction produit des cartes physiques uniquement au profit de ceux qui veulent voyager pour avoir accès à des pays comme la France dont l’accès est impossible sans la carte sanitaire.

Par Latifatou KABORE (stagiaire, www.burkinanews.info)

Région des Cascades : Ousseni Tamboura échange avec les hommes de média

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Le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Ousseni Tamboura, a rencontré  les hommes de média de la région des Cascades, le vendredi 10 septembre 2021, à Banfora. Objectif, échanger avec ces derniers sur les difficultés qu’ils rencontrent.

Face au ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, les hommes de média de la région des Cascades ont égrené leurs difficultés. Ils ont plaidé  pour le renforcement des capacités en termes de ressources humaines et en équipements adéquats. Ils ont également plaidé pour la facilitation des relations de travail entre les journalistes et les forces de défense et de sécurité.

A noter que la région des Cascades dispose, depuis le mois de mai 2021, d’une direction régionale de la communication et des relations avec le parlement. La structure est dirigée par Ousmane Traoré avec la mission d’accompagner les médias de la région.

Par YoumanliJoël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Bureau burkinabè du droit d’auteur : Plus d’un milliard FCFA à distribuer en 2021

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Le Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) procédera à la répartition des droits à partir du lundi 13 septembre prochain. L’information a été donnée par le directeur général du BBDA, Samuel Garané, au cours d’une rencontre avec les acteurs du théâtre, ce vendredi 10 septembre 2021.

770 millions 670 mille 682 francs CFA ! Voilà le montant global net des droits que le Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) devra payer en 2021. Pour les droits en instance (2017, 2018, 2019, 2020, janvier, février et mai 2021), ce sont 266 millions 721 mille 135 francs CFA qui seront repartis entre plusieurs artistes. Au total, c’est plus de 1 milliard de francs CFA qui sera mis en répartition au profit de 8000 membres. L’information a été donnée par le directeur général du BBDA, ce vendredi 10 septembre 2021, en marge de la rencontre avec les acteurs de théâtre. Et dès le lundi 13 septembre 2021, à partir de 8h, les artistes peuvent rentrer en possession de leur dû. Les paiements, a confié le directeur général du BBDA, Samuel Garané, se feront par virement bancaire, paiement électronique, chèques pour les montants supérieurs ou égal à 100 000 F CFA et en espèces dans les guichets de à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso.

                                 Le directeur général du BB, Samuel Garané, annonce un milliard à repartir

Cette année, le montant global net des droits à payer enregistre un taux d’accroissement de 6.87% par rapport à celui de 2020 qui s’élevait à 721 millions 195 mille 676 francs CFA. Toutefois, le DG du BBDA a signalé que cet accroissement n’est pas synonyme d’augmentation des droits chez tous les membres bénéficiaires. En effet, a-t-il noté, le nombre de membres, d’œuvres exploitées et d’albums a augmenté sans compter la mise en œuvre des droits voisins du théâtre. « On a également des non sociétaires qui vont également bénéficier. Ce sont ceux qui ne sont pas membres du BBDA mais qui ont été déclarés sur des œuvres. Le souhait du BBDA est qu’ils soient des membres effectifs de l’institution », a-t-il poursuivi.

                         Des acteurs du monde de la culture attentifs aux explications du DG du BBDA

Par ailleurs, le DG du BBDA et son équipe ont échangé avec les acteurs du théâtre, récemment pris en compte dans la répartition des droits. C’était l’occasion de les sensibiliser davantage afin qu’ils adhèrent au BBDA. « Pendant longtemps, les acteurs du théâtre n’ont pas été pris en compte. C’est l’occasion pour nous d’améliorer les conditions socio-économiques de cette catégorie d’acteurs », a justifié Samuel Garané. Une démarche qui a vraisemblablement touché le président de la Fédération nationale du théâtre du Burkina, Jean Paul Zoungrana. « Nous disons merci au BBDA pour cette volonté manifeste de prendre en compte les hommes et les femmes du théâtre parce que c’est aussi important que cette catégorie d’acteurs qui œuvrent pour la culture puissent aussi bénéficier de droits par rapport à l’exploitation de leurs œuvres », s’est-il réjoui. Il a rassuré que « la grande famille du théâtre va travailler pour que ses membres puissent adhérer au BBDA afin de bénéficier d’une meilleure professionnalisation ». Cela tombe bien puisque l’objectif du BBDA est de poursuivre ses efforts afin que tous les acteurs qui contribuent à la création artistique et littéraire puissent bénéficier des droits d’auteur.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Formation professionnelle des artisans : Un accord de partenariat entre la Chambre des métiers et le ministère de l’Emploi

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La Chambre des métiers et de l’artisanat du Burkina Faso (CMA-BF) a signé, ce jeudi 9 septembre 2021, à Ouagadougou, un protocole d’accord de partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de  la Promotion de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi. Ce partenariat devrait renforcer les compétences des artisans afin qu’ils puissent mettre sur le marché des produits de qualités.

Moderniser le secteur de l’artisanat burkinabè ! C’est l’objectif visé par le protocole d’accord de convention entre la Chambre des métiers et de l’artisanat de Burkina Faso et  le ministère de la Jeunesse, de  la Promotion de l’entrepreneuriat et de l’Emploi. Par cet acte, le ministère s’engage à accompagner la chambre des métiers en terme de renforcement des capacités des responsables des formateurs des centres et des maîtres artisans en vue de mieux encadrer les dispositifs et d’assurer leurs responsabilités en tant que garant de la qualité de l’apprentissage. Le ministère s’engage également à accompagner la chambre en terme d’application du code communautaire de l’artisanat, en matière d’apprentissage et de formation professionnelle des artisans et en élaboration des référentiels et curricula dans les métiers porteurs de l’artisanat. En retour, la chambre permettra au ministère d’exécuter ce qu’il a commencé comme mission sur le terrain.

          La ministre déléguée chargée de l’artisanat, Louise Anne Go (g), et le ministre Salifo Tiemtoré lors de la cérémonie

Selon Salifo Tiemtoré, le ministre en charge de la Jeunesse, cette signature de convention va consister à travailler en synergie pour le développement de la formation professionnelle par apprentissage de type dual.  « Ces artisans, pour aller de l’avant, ont besoin de renforcement de compétences de leurs employabilités. La formation va refléter la réalité des artisans eux-mêmes. Il ne s’agit pas de faire une formation théorique mais pratique pour permettre à ces acteurs de s’insérer, de s’améliorer et de donner de bons produits sur le terrain », précise le ministre.

    Le ministre Salifo Tiemtoré et la présidente de la Chambre des métiers, Germaine Compaoré brandissant les parapheurs

Pour Louise Anne Go, ministre déléguée chargée de l’artisanat, l’ambition est de former le maximum de jeunes possibles et de créer de l’emploi au niveau des jeunes. Et c’est dans ce sens que la Chambre de métier et de l’artisanat du Burkina Faso a servi d’interface pour les structures de l’Etat et du privé en vue d’accompagner les artisans en terme de renforcement de capacités, de mobilisation de financements et d’équipements mais aussi en terme de commercialisation de leurs produits. « La signature de cette convention va dans le sens d’un accord gagnant-gagnant du fait que le ministère de la Jeunesse va accompagner la CMABF à mettre en œuvre ses tâches et la CMA-BF va accompagner le ministère à exécuter ce qu’il a commencé comme mission sur le terrain », a-t-elle fait savoir. Faut-il le rappeler, la CMA-BF regroupe  plus de 2 millions d’artisans exerçant dans plus de 200 métiers au Burkina Faso.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

FESPACO 2021: 239 films sélectionnés

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La liste des films sélectionnés pour la 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) a été rendue publique ce jeudi 9 septembre 2021, à Ouagadougou, lors d’une conférence de presse.

Ce sont au total 239 œuvres cinématographiques qui ont été sélectionnées sur 1132 reçues pour la 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Avec une prévision attendue de 800 inscriptions, ce sont 1132 œuvres cinématographiques qui ont été reçus de 50 pays d’Afrique et de la diaspora et de 27 autres pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique.

Exclusivement réservée aux films africains et ceux de la diaspora africaine, la 27e  édition se tiendra du 16 au 23 octobre 2021 sous le thème  « Cinéma d’Afrique et de la Diaspora : nouveaux regards, nouveaux défis ». Huit catégories de films seront en compétition officielle. Il s’agit des catégories ‘’longs et courts métrages de fiction’’, ‘’documentaire long et court métrage’’, ‘’séries télé’’, ‘’films d’animation’’, ‘’films d’école’’, ‘’section perspective’’, ‘’section Burkina’’, ‘’Yennenga post production’’

La part belle sera faite au Burkina Faso à travers la section « Burkina », réservée aux meilleures productions nationales de films de fictions, de documentaires et de séries télévisuelles, produites entre deux éditions du FESPACO. Une section dotée du prix du président du Faso. Les films sélectionnés dans cette section sont : ‘’Le chant des fusils’’ de EIliot Ilboudo, ‘’Graine’’de Alima Ouédraogo, « Massiiba, le mal d’un peuple » de Seidou Samba Touré, ‘’Tamadja, l’odyssée’’ de Traoré de Brahima Issa, ‘’Après ta révolte, ton vote’’ de Kiswendsida Parfait Kaboré, ‘’L’odyssée d’Omar’’ de Mamounata Nikièma, ‘’Thomas Sankara, l’humain’’ de Boubié Richard Tiéné et ‘’Les traces d’un migrant’’ de Delphine Yerbanga. Dans la catégorie Série télé , 17 films ont été sélectionnés dont 4 du Burkina Faso.

Ce sont huit éminentes personnalités, compétentes dans le domaine du cinéma et de l’audiovisuel, qui ont été choisies pour participer à la sélection des films. Parmi elles, deux Burkinabè que sont Boubacar Sangaré, réalisateur-chercheur en cinéma et Guy Désiré Yaméogo, réalisateur-scénariste. En rappel, le pays invité d’honneur à la 27e édition du FESPACO est le Sénégal.

Par Latifatou KABORE (Stagiaire, Burkinanews.info)

Issaka Ouédraogo, président du CISAG: « Le président du Faso doit se débarrasser de certains ministres»

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Le Conseil d’information et de suivi des actions du gouvernement (CISAG) était face à la presse, ce jeudi 9 septembre 2021, à Ouagadougou. Au cours de cette rencontre, les échanges ont porté sur les grandes questions qui ont animé les débats durant ces dernières semaines au Burkina Faso.

Déjà dans une situation sécuritaire très inquiétante depuis des années,  le Burkina Faso connaît selon le Conseil d’information et de suivi des actions du gouvernement (CISAG), plusieurs autres difficultés qui doivent être traitées avec une grande sérénité.  Pour le président du CISAG Issiaka Ouédraogo,  le pays a de plus en plus mal à sa cohésion. « C’est pourquoi après avoir longtemps interpellé les autorités sur cette question,  nous saluons les annonces relatives à la mise en branle d’une stratégie nationale de sécurité, et nous espérons que cette première pierre posée ne sera pas la dernière », a -t-il confié.  Cependant,  il dit être surpris  de constater qu’en même temps que le gouvernement prône l’apaisement sur le front social,  il met en œuvre une idée aussi « impopulaire  » que surprenante comme la mise entre parenthèses du lycée Zinda Kaboré.  Pour lui,  il y a eu des violences dans cet établissement en lien avec les contestations contre le projet de réforme,  mais force est de reconnaître que ce lycée est un grand symbole pour le pays. Cette décision de fermer l’école est de son avis à la fois grave et surprenante car, dit-il,  elle est entérinée à la veille d’un forum censé remettre la sérénité dans le monde éducatif .

 Pour le président,  certaines élites ont des défaillances dans l’exercice de leur fonctions. « Quand on regarde que le ministre de l’Education affirmait que les réformes seront appliquées en 2022 et qu’on les applique cette année,  c’est très grave. Je pense que le président doit se débarasser de certains ministres», a-t-il ajouté.  Le CISAG s’est egalement réjoui de la tournure prise par les événements spectaculaires récents dans l’espace économique du pays, avec notamment la mise hors de cause du président du patronat burkinabè, Apollinaire Compaoré et le PDG de CIMFASO, Inoussa Kanazoé.  Selon Issiaka Ouédraogo, le Burkina Faso n’a pas la culture de magnifier l’image de ses grands entrepreneurs. Pour lui,  ces chefs d’entreprises, conquérants et faiseurs d’emplois pour le pays ne sont pas honorés à leur juste valeur. « En cela,  nous demandons au gouvernement d’y veiller ardemment,  en donnant à ces entrepreneurs les moyens nécessaires en terme de statut, mais également en termes de soutien institutionnel,  en vue d’un rayonnement encore plus grand que celui qu’ils ont en ce moment,  au plan sous régionale et international », a-t-il lancé.

Se penchant sur les récents débats autour de la désignation des commissaires de la CENI, le CISAG estime qu’une réforme s’impose afin de rendre cette institution totalement technique, professionnelle et indépendante du système politique partisan.  « Cette réforme peut s’opérer de différentes manières.  « Primo,  bâtir une CENI au sein de laquelle ne siègeront que les représentants des communautés religieuses et des organisations de défense des droits humains.  Secundo,  bâtir une administration électorale professionnelle et permanente. Tertio,  regrouper les deux précédentes formules en une seule», a-t-il proposé tout en précisant que les composantes politiques peuvent participer en qualité d’observateurs. Pour Issiaka Ouédraogo, les dépenses électorales pèsent lourdement dans le budget de l’Etat alors qu’il est possible d’organiser des élections à moindre coût. « Pour cela,  le CISAG recommande que le fichier de l’ONI soit à la fois celui qui est utilisé pour les opérations électorales. Dans ce cas,  la CNIB deviendra le seul document de votation », a proposé le président tout en invitant le gouvernement à revoir les modalités de financement des campagnes électorales toujours dans le but de minimiser le coût des élections.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Coup d’Etat en Guinée Conakry : Le président bissau-guinéen s’insurge contre les sanctions de la CEDEAO

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Le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Mbalo, met en garde la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contre toute sanction contre les putschistes qui ont renversé le régime d’Alpha Condé.

Connu pour son opposition à la CEDEAO, la politique étrangère et aux 3e mandats, le président bissau-guinéen s’est démarqué déjà de la décision de sanction tout en étant hors de son pays. Pour lui, ces sanctions fragiliseraient le pays qui est déjà en difficulté.

Burkinanews.info

France 24 : Amobé Mévégué est mort

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Figure incontournable de la culture sur Radio France international (RFI) et France 24, Amobé Mévégué est mort ce 8 septembre des suites d’une courte maladie. Le Camerounais avait 52 ans.

Le journaliste et producteur radio Amobé Mévégué, figure du monde de la culture africaine, est décédé ce 8 septembre 2021, selon France 24. Le présentateur de l’émission « A l’affiche » a succombé à une courte maladie contractée quelques semaines après son retour du Cameroun.

C’est en 2010 qu’il a commencé à présenter l’émission culturelle sur France 24. Amobé Mévégué avait également présenté l’émission « Plein Sud » sur RFI et avait auparavant collaboré avec TV5 Monde, MCM Africa, France Ô et fondé la chaîne panafricaine Ubiznewstv-OM.

Burkinanews avec France 24

Monnaie électronique : Faso money entre en scène !

Le Burkina Faso a une nouvelle plate-forme de monnaie électronique. Mis en place par Cluster Holdings et MICROFI SA, Faso money est une nouvelle plate-forme qui vient renforcer la tendance vers la monnaie digitale. La plate-forme a été officiellement lancée ce mardi 7 septembre 2021 à Ouagadougou.

Cluster Holdings en partenariat avec MICROFI SA a décidé de prendre part à la production des richesses des pays africains et plus particulièrement du Burkina Faso dans les domaines de la monnaie électronique,  le e-commerce,  le e-learning et les transports. Pour cela, les deux institutions ont mis en place Faso money. Une nouvelle plate-forme financière qui suit toutes les fonctionnalités bancaires avec des dépôts et des retraits mais qui tendent plus vers le digital.  « La société que nous voulons mettre en place se veut totalement citoyenne et déterminée à promouvoir l’expertise africaine. Elle se fera le devoir de procurer le maximum possible d’emplois aux jeunes qui en feront un tremplin pour leur développement futur», a confié le directeur général, Ali Kassamba. Pour lui, l’objectif majeur est de favoriser la rétention des ressources au Burkina Faso,  pour la construction nationale.  En plus de faciliter davantage le transfert d’argent, Faso money est une plate-forme sur laquelle les Burkinabè peuvent effectuer divers types d’achats.

Une plateforme multi-tâches

Outre l’économie, Faso money intervient également dans le domaine de l’éducation à travers des cours en ligne. « Nous allons nous intéresser à des établissements d’enseignement,  surtout supérieurs, pour que les étudiants puissent s’inscrire et suivre les cours via la plate-forme», affirme le directeur général,  tout en précisant que l’enseignement maternel et primaire sera pris en compte.  «Qu’il s’agisse d’une pandémie,  d’une guerre, d’attaque ou d’enlèvement,  nous encourageons les parents et autres parties prenantes à utiliser la technologie pour éduquer les enfants», a-t-il ajouté .  A l’en croire,  le programme académique 2021-2022 sera proposé par Faso money à partir du 15 septembre 2021.

La nouvelle plate-forme financière a déjà près de 200 sites à Ouagadougou et plus de 700 partout au Burkina Faso selon son concepteur principal, Wilfried Asah.  « La plate-forme, en plus de casser les prix des transferts, est très rassurante et sécurisée. En plus,  nous cassons les barrières transfrontalières afin d’ouvrir la porte au libre-échange», a-t-il rassuré.  Il invite par ailleurs l’ensemble des Burkinabè à s’intéresser à Faso money pour un développement économique du pays.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Recherche et innovation : Le FONRID commémore ses noces d’étain

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Le Fonds national de la recherche  et de l’innovation (FORID) commémorera du 13 au 15 octobre 2021 son 10e anniversaire. L’annonce a été faite ce mardi 7 septembre 2021 à Ouagadougou, à l’occasion d’une conférence de presse.

Créé  le 27 octobre 2007, le Fonds national de la recherche  et de l’innovation (FONRID)  continue d’offrir à toutes les couches de la population burkinabè un cadre de sécurité et de financement de recherche  et d’innovation sur l’ensemble du territoire.  Bientôt, le fonds soufflera sa 10e bougie. Une décennie d’existence que le fonds entend marquer d’une pierre blanche à travers une série d’activités du 13 au 15 octobre 2021.

« L’objectif de cette rencontre, c’est juste informer les communicateurs d’un évènement qui va se dérouler du 13 au 15 octobre 2021. Il s’agit tout simplement du 10e anniversaire du FONRID», annonce le Pr Mahamadou Sawadogo, le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

La célébration se fera sur le thème : « FONRID : 10 ans de financement de la recherche et de l’innovation ; bilan et perspectives ». A cet effet, la cérémonie officielle sera ponctuée par la présentation du bilan des actions sur le terrain et la restitution des résultats de recherche atteints grâce aux différents financements accordés par l’Etat burkinabè et ses partenaires. Les trois jours de célébration seront marqués par des conférences  publiques, des panels et une soirée gala. La soirée gala, quant à elle, marquera l’apothéose avec des remises d’attestations et de trophées aux différents lauréats.

La célébration des 10 ans d’existence sera surtout l’occasion de présenter le FONRID à la Nation. Mieux, elle devrait permettre, selon le Pr Mahamadou Sawadogo, secrétaire général du ministère en charge de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, de clarifier le mécanisme de financement des projets « Il y a plus de 151 projets qui ont été financés sur la base de l’appui du gouvernement pour permettre à des chercheurs de valoriser les résultats de leurs. Aujourd’hui, tout le monde doit savoir que le ministère de la Recherche a le mandat mais les recherches se font dans tous les ministères et à tous les niveaux. Et tous ces niveaux-là peuvent être financés. Il suffit tout simplement de remplir les conditions d’appel d’offre », a-t-il expliqué.

En rappel, chaque année, le fonds lance des appels dans de nombreux domaines pour financer des projets sans remboursement. Depuis sa mise en place, le FONRID cumule à peu près 11 milliards de francs CFA comme financement, dont 98% provient de l’Etat et  2 à 5% des appuis non étatiques. Le fonds a permis de financer plus de 151 projets qui ont une durée de 3 ans maximum en raison de 50 millions de francs CFA maximum. Le FONRID prévoit des  efforts d’intégration des secteurs privés industriels et les organisations sous régionales.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (wwwburkinanews.info)

Dr Alain Zoubga : « Rien ne permet d’espérer une amélioration réelle de la situation sécuritaire dans les semaines voire les mois à venir »

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Ceci est une déclaration de l’Autre Burkina/PSR sur la situation nationale. Son président Dr Alain Zoubga, rappelle les différents maux qui minent le pays des hommes intègres et dit ne pas comprendre la fermeture du lycée Philippe Zinda Kaboré.

Le Burkina  un pays en crise, un peuple martyrisé, une patrie en danger ! Ce titre évocateur de la déclaration de l’AUTRE Burkina/PSR reflète largement la réalité dans notre pays.  C’est un diagnostic grave qui ne laisse place qu’à une seule véritable préoccupation à savoir comment y faire face. Aujourd’hui, plus qu’hier l’urgence est sécuritaire, sociale et sanitaire.

1-Dans le domaine de la santé, l’état sanitaire du pays relativement au Covid 19 n’est pas dramatique mais il reste préoccupant. Et si la propagation de la maladie semble contenue, en pareille situation et dans ce domaine de la santé, restons tous vigilants  en considérant l’apparition de variants qui rôdent autour de nous dans quelques pays voisins. Deux aspects dans cette lutte contre la pandémie nous préoccupent :

-La vaccination ne progresse pas suffisamment et depuis le début, environ 118 000 personnes auraient été vaccinées avec un bond intéressant au mois d’Août,  ce qui est peu. Certes, le département de la santé déploie des efforts sur le terrain, mais certaines personnes annoncent déjà  un échec vaccinal.

 -Sur le plan des  statistique sanitaires en analysant les chiffres l’on peut se poser quelques questions car au-delà  de la faiblesse de  la valeur absolue de ces indicateurs l’on constate une tendance, même légère, à l’augmentation continue des nouveaux cas durant la période juillet-Août et début Septembre de cette année. Cette tendance porte à la fois sur le total des chiffres de juillet comparé à celui du mois d’Août d’une part et d’autre part sur les données quotidiennes du mois d’Août avec  des données  plus élevées durant la dernière semaine jusqu’au 02 Septembre. Toute chose qui peut inquiéter de nombreuses personnes quand on sait par ailleurs que ces chiffres sont généralement sous évalués par rapport à  la réalité au sein des populations.

Au regard de ce qui précède même si la vaccination est sans conteste l’un des moyens les plus efficaces contre la propagation de la maladie, dans le contexte actuel (disponibilité et accessibilité des vaccins, faiblesse des résultats..) nous estimons que ce ne serait pas une bonne idée de faire du « passe sanitaire » une obsession. C’est pourquoi, tout en poursuivant les efforts de vaccination, nous recommandons une reprise sérieuse des mesures barrières bien connues et acceptées par la population (port du masque, distanciation sociale, lavage des mains..).

2-La situation sécuritaire de notre pays, est catastrophique et rien ne permet d’espérer une amélioration réelle dans les semaines voire les mois à venir. Pire l’on constate que l’insécurité prend d’autres formes très dangereuses. A la guerre djihadiste barbare et cruelle viennent s’ajouter de nouvelles formes de d’insécurité liées directement à la mal gouvernance de l’Etat.

-Ainsi, les morts atroces des jeunes de l’Université de Koudougou sous les décombres d’un bâtiment en construction est la conséquence directe de la cupidité de quelques  criminels à qui l’on a octroyé des marchés PPP très mal exécutés, des ouvrages de mauvaise qualité devenus dangereux pour les citoyens. L’on se rappelle que l’opposition politique avait qualifié le PPP de « tumeur économique » il y a quelques années. Et les exemples sont nombreux dans les domaines des routes, des ponts, des édifices, infrastructures de sports, d’universités et de santé, des cas sont connus depuis des années et des responsables de l’Etat  s’y retrouvent.

Pour toutes ces raisons nous demandons à l’Assemblée nationale de mettre en place une commission d’enquête qui s’associera des experts indépendants du domaine pour faire un audit institutionnel sur la politique du PPP (attribution des marchés, qualité des bénéficiaires, exécution, qualité des travaux  entre autres).

-Puis c’est au BAM où l’on a vécu la catastrophe des mines. Pour nous, l’absence de mesures et le manque de volonté réelle de protéger les travailleurs et la population dans les zones des sites miniers contre la rapacité des grands financiers, patron des sociétés minières, sont la cause réelle des morts dans cette localité. Ce drame des mines n’a pas encore livré tous ses secrets mais il y a  des indices qui montrent beaucoup « d’obscurité » tendant à masquer la lumière sur les faits, plus spécialement les causes réelles de cette hécatombe.   Nous demandons  instamment au procurer du Faso d’approfondir l’enquête pour situer et préciser toutes les responsabilités car l’impunité a trop fait de mal dans notre pays. En outre il est recommandé de procéder à une révision conséquente des accords signés avec les sociétés minières en portant une attention particulière sur la protection (sociale, sécuritaire, économique..) des travailleurs et des populations de ces zones.

-Le lynchage atroce, cruel et motel des travailleurs du CCVA à Bouroum-Bouroum est aussi une conséquence directe de la montée violente de l’incivisme depuis  2015 face à laquelle nos gouvernants peinent à trouver une réponse efficace, donnant l’occasion à certaines personnes de pointer d’un doigt accusateur des communautés entières. Et pourtant, il est du devoir de l’Etat d’apporter une solution juste et efficace à ce genre de questions dites communautaires voire de société. Concernant ce drame nous saluons la dernière marche des forces vives de la région et demandons la mise place d’un comité de crise issue de ces forces vives afin de réfléchir et proposer des « idées » de solutions durables.

Dans un tel contexte d’insécurité généralisée, nous devons agir au-delà du « tout militaire ». Et si l’unité sacrée est fortement évoquée il faut cependant que les tenants du pouvoir comprennent que cette unité dite sacrée n’est pas une simple déclaration mais un fait, une  pratique et ce sont eux qui en tiennent les principaux leviers (réconciliation par un dialogue inclusif, respect des engagements du dialogue social …) pour agir efficacement. Mais, en attendant la nouvelle stratégie annoncée, face à la situation exceptionnelle, des mesures exceptionnelles. Ainsi nous sommes pour le « tout agent fds  au front », ce qui passe par le retrait  des ¾ de nos contingents militaires à l’étranger et le retour au pays de tous nos  officiers et sous-officiers qui sont dans des ambassades et organismes internationaux.

3-La crise sociale ne date pas d’aujourd’hui, mais elle est devenue affreusement  inhumaine avec le calvaire des populations déplacées, la faim et la misère. La vie chère traque davantage beaucoup d’hommes et de femmes avec les dernières mesures des augmentations sauvages des prix des produits de consommation courante. Concernant le front social proprement dit, il est qualifié de  calme en ce moment par de nombreux citoyens et c’est paradoxalement ce qui « dérange » certains décideurs du régime en place. Ils se nourrissent des crises !

 Ainsi, le département de l’Education vient d’allumer une  mèche provocatrice en décidant de fermer le plus grand lycée du pays, un établissement emblématique, historique qui fait la fierté de la Nation. Une décision inique grosse de dangers pour la rentrée qui s’annonce, mais le « super » ministre Ouaro, « l’homme au destin national » comme le clament haut et fort ses partisans, reste imperturbable. Dans la tourmente des premières réactions, il  annonce avec mépris d’un ton provocateur de « bonnes  perspectives » pour le grand ZINDA. Cependant s’il s’agit d’un projet de bonnes réformes, alors présentez-le avant de détruire le lycée. Dès lors comme dirait le voisin il faut « quitter dans ça », dans cette démarche  qui s’apparente à une logique de « délinquance » politique. Personne ne doit oublier  ce boulet de feu qui plombe à jamais notre université suite à la décision d’une année blanche prise sous le ministre DABIRE, l’actuel Premier Ministre.

Dans ce contexte où tous les secteurs sont en crise, notre parti comprend difficilement que le pouvoir MPP lui-même décide d’en rajouter, alors qu’il a besoin de paix sociale pour mettre en œuvre son programme de gouvernement. L’histoire peut « bégayer » mais elle peut se répéter chez nous aussi et comme le montrent les grandes luttes des nations, les catastrophes  sociales sont souvent l’œuvre d’hommes médiocres mais les grandes catastrophes révèlent souvent de grands hommes au service des peuples !

 Aujourd’hui, notre conviction est que la fermeture du lycée ne se justifie pas et ne peut se justifier. Les arguments avancés par le ministre, notamment le vandalisme, s’apparentent à du mensonge. Et c’est du reste ce qui justifie la décision du tribunal de relaxer les élèves pour « infraction non constituée », le 31 mai dernier. Cette fermeture est quant au fond une décision politique  et l’objectif c’est de « casser » un foyer de lutte de la jeunesse scolaire et estudiantine. Toutefois elle va engendrer rapidement la naissance d’autres foyers qui vont grandir, murir et s’unir contre toute volonté des pouvoirs politiques dans notre pays tendant à étouffer les libertés de la jeunesse scolaire.  En tout état de cause ce qui  pourrait être reproché aux élèves du Zinda existe, à des degrés différents, dans la quasi-totalité de nos écoles et cela fait partie des insuffisances nées des politiques successives des différents régimes. En effet ce sont les décideurs  politiques à travers leurs programmes de gouvernement qui sont responsables des graves insuffisances de notre système national d’Education et ils ne devraient s’en prendre qu’à eux-mêmes. Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes. Dès lors rendez-vous aux assises pour identifier et formuler les problèmes à résoudre afin de rendre plus performant notre système national d‘Education. Actuellement, fermer  le lycée ZINDA c’est fermer le dialogue social ce qui pourrait provoquer tôt ou tard une réaction brutale mais  légitime du mouvement démocratique dans ce pays en guerre. Ce serait un sérieux handicap pour les prochaines assises en préparation sur l’Education. Et sur un plan plus général, chers compatriotes préservons nos forces pour faire face à cette guerre terroriste qui nous étrangle.

En attendant nous voulons demander aux  « sages » qui ont rédigé le document de base des prochaines assisses de bien vouloir intercéder auprès  du gouvernement pour qu’il reconsidère sa  décision. Quant aux parents d’élèves, nous leur demandons de jouer leur partition car  leur silence inquiétant pourrait être considéré comme un silence coupable.

Mais quoi qu’il advienne il y a encore de l’espoir car nous avons encore un dernier recours, c’est le Président KABORE. Nous l’interpellons avec respect, sur cette crise du lycée afin qu’il prenne la bonne décision, à l’instar de celle qui a permis de résoudre en partie la crise à la CENI.  Alors, ainsi soit-il !

Ouagadougou, le 05 Septembre 2021

Dr Alain Dominique ZOUBGA

CENI : Les recommandations de la communauté catholique au nouveau président

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La nouvelle équipe dirigeante de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) était au siège de la conférence épiscopale Burkina-Niger à Ouagadougou ce lundi 6  septembre 2021. Objectif,  se présenter aux prêtres religieux, recueillir leurs attentes et surtout demander leur soutien pour la conduite de la mission. 

Désigné pour représenter la communauté catholique dans la composante OSC à la CENI, Elysé Ouédraogo sera élu président de ladite commission en remplacement de Newton Ahmed Barry.  Officiellement installé dans ses fonctions le lundi 2 juin 2021,  le nouveau président entamera une tournée de visite aux différentes composantes.  Après le gouvernement le mardi 31 août dernier,  le président est reparti à sa source ce lundi 6 août, pour présenter son équipe et recueillir les attentes quant à la manière dont il doit conduire sa mission.   « Ils nous l’ont rappelé,  c’est une grande responsabilité et aussi très importante pour la paix et la cohésion sociale dans notre pays.  Pour cette raison,  ils nous ont appelé à travailler dans l’unité, dans la communion,  pour d’abord mieux exercer nos fonctions et ensuite rassurer l’ensemble du peuple qui nous suit, que nous sommes en capacité d’aborder l’ensemble des défis qui se présentent à nous», a confié le président Elysée Ouédraogo à l’issue de l’audience.  Pour lui, la mission est délicate, mais  avec les conseils des prêtres de la conférence, leur appui en terme d’interpellations et aussi leur prière,  elle sera accomplie dans l’intérêt général.

Pour le président de la conférence épiscopale Burkina-Niger, Mgr Laurent Dabiré, les attentes de la communauté catholique vis-à-vis de la CENI sont celles du peuple burkinabè. « Que nous ayons une institution forte,  une institution unie,  des commissaires qui vivent en collaboration, en communication, en unité et en cohésion entre eux,  aussi avec  professionnalisme afin que leur travail puisse être bien fait et profiter à l’ensemble de la Nation», a-t-il  souhaité.  La communauté catholique espère  voir,  selon Mgr Dabiré, des hommes sûrs qui rassurent la population : «le rôle de la CENI est un peu comme celui d’un arbitre,  qui doit prendre en charge le jeu démocratique à un moment donné».

Après la conférence épiscopale, l’équipe dirigeante de la CENI compte poursuivre sa tournée afin de rentrer en contact avec les autres composantes,  notamment la communauté musulmane et surtout la composante opposition qu’elle n’a pas encore rencontrée.   « Nous ne faisons pas que ça.  Nous travaillons en interne,  nous sommes à la tâche depuis près d’un mois maintenant pour nous préparer pour les prochaines échéances. Au plan technique,  nous travaillons pour avancer en ce qui concerne la planification par rapport aux différentes opérations électorales», a précisé Elysée Ouédraogo.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Politique : Le PS-Burkina officiellement dissout

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Débuté le 3 septembre dernier, le premier congrès extraordinaire du Parti socialiste du Burkina (PS-Burkina) a pris fin ce dimanche 5 septembre 2021, à Ouagadougou. Avec pour objectif premier de réorienter la vision du parti, ce congrès a finalement conduit à sa dissolution.

Le premier congrès extraordinaire du PS-Burkina qui avait pour but de réorienter la vision du parti a finalement conduit sa dissolution. Cette dissolution demeure la suite logique de l’analyse de la vie du parti faite par deux commissions : la commission 1 et la commission 2. Pour sa part, la commission 1 était chargée de l’analyse de la vie du parti à travers ses forces, ses faiblesses et les menaces qui planent sur le parti. Au terme de ses travaux, la commission 1 est parvenue aux conclusions suivantes : la dissolution du parti socialiste du Burkina et de ses instances sur toute l’étendue du territoire national et au niveau international à compter du 5 septembre 2021 et l’organisation prochaine d’une conférence de presse pour informer l’opinion nationale et internationale de cette nouvelle orientation.

La commission 2, elle, était chargée de la contribution de PS-Burkina à la consolidation de la paix et de la démocratie au Burkina Faso. Elle aussi est parvenue à des conclusions qui tirent leur logique des premières conclusions : la liquidation des biens matériels et immatériels de PS-Burkina à un parti politique poursuivant les mêmes objectifs, à savoir « la sociale démocratie », l’accompagnement des militants et militantes vers un parti répondant à leur choix idéologique.

A en croire Aboubacar Rimnongdo Balima, président du PS-Burkina, la raison de la dissolution du parti est d’aller vers un regroupement de partis politiques partageant la même idéologie. « Nous pensons qu’il était important pour nous de nous unir parce que tout simplement nous avons un bon nombre de partis au Burkina Faso qui aspirent aux mêmes idéologies. Nous invitons tous ces partis qui ont les mêmes idéologies de se rejoindre afin d’être plus forts et avoir des résultats positifs lors des échéances électorales à venir », a-t-il justifié.

Par Latifatou KABORE (Stagiaire, Burkinanews.info)

Guinée : Des tirs nourris aux alentours de la présidence

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Ce dimanche matin, des tirs nourris ont été entendus aux alentours de la présidence de la république et le centre ville. Selon le correspondant de France 24, les voies principales qui mènent au centre de la capitale Conakry sont complètement bloquées. Les forces de l’ordre y sont déjà. Pas de sortie, ni d’entrée. Depuis une demi-heure des tirs de sommation, on été entendu au centre ville. Les populations sont terrorisés chez eux. La situation reste confus car les militaires cadre les rues, on ne sait pas si c’est exactement un coup d’État ou pas.
Trois bérets rouges auraient déjà perdu la vie à la rentrée de Kaloum selon les confrères de Guinée paranoma.

Burkinanews.info

Boinga/Centre-nord : Des présumés terroristes incendies une centaine de boutiques

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Une cinquantaine de présumés terroristes ont attaqué, ce samedi matin, le village de Boinga, et ont incendiés des boutiques. Selon les sources de l’AIB, c’est aux environs de 10 heures que  l’attaque de l’attaque a été perpétrée dans la localité. Il est ressorti que dans leur progression, ces présumés terroristes ont traversé la RN3, à proximité du village de Naré Yarcé, commune Tougouri, perturbant momentanément la circulation routière. Ils auraient aussi procédé à des contrôles d’identités des passagers ou usagers (à motos ou à véhicules), à hauteur du village de Firka, dans la localité.

Après leur passage, des témoins ont indiqué que ces individus armés portaient un drapeau de couleur noire.

Burkinanews.info

Burkina : Nana Thibault appelle à une réconciliation nationale juste et rapide pour le développement du pays

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L’association Thomas Sankara et les chefs coutumiers ont donné leur lecture de la situation nationale, au cours d’une conférence de presse tenue le 4 septembre 2021 à Ouagadougou.

Le pays des Hommes intègres  vit une situation difficile marquée, entre autres, par les attaques terroristes. Face à cette situation, les chefs coutumiers et l’association Thomas Sankara veulent apporter leur contribution. C’est dans cette optique qu’ils ont animé une conférence de presse pour donner leur lecture de la situation nationale. Pour eux, l’entourage du président est  rempli de personnes qui ne sont pas venues pour la construction du pays mais pour leurs propres intérêts. Se prononçant sur le foncier, Thibault Nana, porte-parole du collectif, a marqué son opposition face à la politique de retrait des terres aux mains des vrais propriétaires terriens. Il dit être contre cette politique parce que par le passé, dénonce-t-il, une politique similaire avait aux maires qui s’étaient accaparé les terres qu’ils ont vendues aux plus offrants. « Cela ne doit pas se passer comme cela parce que nous avons vu cela de par le passé.   Si maitre Sankara dit que même s’il y aura tremblement de terre, eux, ils ne vont pas reculer, je dis non. Ils doivent s’abstenir. Nous avons vu des gens qui ont pris des décisions plus rudes que ça mais qui sont revenus en arrière.  S’il persiste, nous allons ensemble avec les chefs de terres marcher », a mis en garde Thibault Nana.

Par ailleurs, Thibault Nana a démontré que le retrait des parcelles des sociétés immobilières pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l’économie du pays. « Elles prennent des crédits en banque pour leurs business de parcelles. Comment feront les sociétés pour rembourser les banques et la clientèle ? Si les banques tombent, l’économie sombrera et le pays aura du mal à se redresser», a-t-il analysé.

Les conférenciers ont souhaité la réouverture rapide des frontières terrestres pour  faciliter les échanges et lutter contre la vie chère. « Fermer les frontières, c’est pénaliser le peuple. Aujourd’hui, ceux qui veulent aller à Abidjan pour nous apporter du gari ou du manioc ne peuvent plus y  aller. Ceux qui doivent venir ici chercher des poulets ne peuvent pas aussi. Si la vie est chère, c’est justement par rapport  à la fermeture des frontières », a fait remarquer Thibault Nana. Concernant la lutte contre le terrorisme, les conférenciers ont regretté le fait que l’on envoie des jeunes sur les champs de bataille. «  Ils envoient des jeunes sur le terrain de bataille alors que les  hauts gradés sont dans leurs véhicules et maisons de luxe et qui passent leur temps à dire qu’on ne cédera pas même un seul mètre du territoire », s’est insurgé Thibault Nana.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Congrès extraordinaire du Parti socialiste du Burkina : une nouvelle vision pour le développement du Burkina

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Le parti socialiste du Burkina Faso organise son congrès extraordinaire les 3 et 5 septembre 2021 sous le thème « Donner une nouvelle orientation dans la vie du PS-Burkina pour la consolidation de la paix et de la démocratie au Burkina Faso ». Ledit congrès s’est ouvert ce vendredi 3 septembre 2021.

Le parti socialiste du Burkina a décidé ce vendredi 3 septembre 2021 de réorienter sa vision, au cours d’un congrès extraordinaire qui se tient les 3 et 5 septembre 2021 à Ouagadougou, sous le thème « Donner une nouvelle orientation dans la vie de PS-Burkina pour la consolidation de la paix et de la démocratie au Burkina Faso ». Pour le président du parti, Aboubacar Rimnongdo Balma, la nouvelle version que le PS-Burkina entend écrire est fondée sur l’idéologie sociale-démocrate. Pour ce faire, elle doit partir de l’idée de base que faire la politique, c’est apporter des solutions efficaces et durables aux problèmes des populations.

A l’en croire, les préoccupations des jeunes et des femmes sont également au centre des défis que le PS-Burkina entend toujours relever pour garantir un avenir serein à la population burkinabè. Par ailleurs, Aboubacar Rimnongdo Balma indique que les travaux du présent congrès vont permettre au parti de disposer de nouvelles orientations et documents fondamentaux que sont le manifeste et les motions. « Ces questions sont traitées par deux commissions que sont la commission chargée de la vie du parti à travers l’analyse des forces, des faiblesses et des menaces et celle relative à la stratégie de consolidation de la paix et de la démocratie au Burkina Faso », précise-t-il.

Par Latifatou KABORE (Stagiaire, www.burkinanews.info)

Côte d’Ivoire : L’animateur Yves de Mbella condamné à 12 mois de prison avec sursis et 2 millions d’amende

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Côte d’Ivoire : L’animateur Yves de Mbella condamné à 12 mois de prison avec sursis et 2 millions d’amende

L’animateur à la Nouvelle chaîne ivoirienne (NCI), Yves de Mbella, a été condamné à 12 mois de prison avec sursis et 2 millions d’amende. Quant à son invité, il écope de deux ans de prison ferme et d’une amende de 500 mille francs CFA.

L’animateur Yves de Mbella avait touché la sensibilité plusieurs internautes après avoir demandé à son invité, lors de l’émission « La Télé d’ici Vacances , de reconstituer une scène de viol en direct et à une heure de grande écoute, le 30 août dernier, sur la Nouvelle chaîne ivoirienne (NCI). En quelques heures, une pétition en ligne exigeant des sanctions exemplaires a recueilli plusieurs dizaines de milliers de signatures.  Cette condamnation est assortie d’une interdiction de paraître sur le reste du territoire ivoirien, à l’exception de son lieu de résidence, à savoir Abidjan. L’invité lui, sera  conduit à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

CHR de Kaya : Une vieille dame meurt pour non assistance

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De source digne de foi, une vieille femme, ressortissante du secteur n°2 de Kaya, serait décédée pour non-assistance après son admission au CHR, le 26 août 2021. C’est suite à une crise qu’elle aurait été conduite à l’hôpital de Kaya par un homme de tenue. Sur place, aux urgences médicales, la malade et son accompagnant aurait trouvé l’infirmier de service en train de faire ses ablutions pour la prière.

Devant les supplications de l’accompagnant pour assister la vieille femme, l’infirmier aurait marqué un refus catégorique tenant fermement à sa prière avant toute prise en charge. Malheureusement, la femme aurait rendu l’âme dans le véhicule qui l’avait conduite. La pauvre dame aurait été enterrée le 27 août 2021.

Burkinanews.info

Crise sécuritaire dans l’Est : Les graves révélations d’Adolphe Lankoandé, maire de Bogandé 

De passage à Ouagadougou, Max Adolphe Lankoandé, maire de la commune urbaine de Bogandé, a accordé un entretien à Burkinanews. Dans les échanges, l’homme évoque la situation sécuritaire qui prévaut dans la région de l’Est et ses nombreuses conséquences sur l’économie, l’Education, la santé. Il a fait de graves révélations sur la situation qui prévaut dans la zone. Lecture !

Burkinanews : La région de l’Est fait partie des deux régions les plus touchées par les attaques terroristes. Quelle est la situation à Bogandé ? 

Adolphe Lankoandé : La commune de Bogandé n’a pas été directement touchée par les attaques terroristes. Mais, nous avons subi les influences de ces attaques. Ces influences sont dues au fait que les hommes armés non identifiés traversent des zones. Ce qui fait qu’il y a des enseignants qui abandonnent les salles de classe. Il y a aussi des éléments des agents et fonctionnaires de l’Etat qui ont abandonné la zone parce que tout simplement ils ont été menacés. Cela est devenu très récurrent, sinon nous n’avons jamais subi une attaque en tant que tel.

Burkinanews : Vous évoquiez tantôt des influences des attaques sur votre commune. De quoi s’agit-il exactement ?

Adolphe Lankoandé : L’influence est négative parce que tout simplement,  les gens n’arrivent plus à se mettre au travail pour attaquer les chantiers de développement. Les gens sont beaucoup dans la peur. Beaucoup ont abandonné leurs activités et se sont retrouvés au centre de la commune qui est Bogandé. Cela fait qu’on n’arrive plus à gérer un certain nombre d’activités. Par exemple, au niveau de l’éducation,  on a un surpeuplement d’élèves dans la salle et ça devient très difficile à gérer. Si on prend l’exemple de l’année scolaire 2020-2021, on s’attendait à un effectif au primaire d’environ 2000 élèves pour le certificat d’étude primaire (CEP) et on se retrouve à près de 3500 élèves. Vous voyez que c’est un surpeuplement. C’est des situations auxquelles on ne s’attendait pas. Et quand on les a sous la main, on est obligé de les gérer.

Burkinanews : Peut-on avoir une idée du nombre d’écoles fermées dans votre commune ?

Adolphe Lankoandé : Je vais vous dire que quand on prend Bogandé à partir de Leora,  jusqu’à la frontière qui est la commune de Liptogo, un peu vers la province du Yagha,  les enseignants ont complètement abandonné les écoles, les seuls services étatiques qui sont toujours présents, c’est les infirmiers parce qu’on ne les menace pas. Les enseignants ont abandonné la zone.

Burkinanews : Quels sont les défis actuels de votre commune ?

Adolphe Lankoandé : Les défis actuels sont d’ordre divers. Dans le domaine de l’éducation où réellement,  on a une situation très cruciale. Nous nous demandons comment la rentrée à venir sera opérationnalisée. Nous sentons qu’il y a un abandon de toutes les écoles qui sont complètement à l’Est de la commune ;  ça pose un certain problème d’abstraction des effectifs que nous avons.  C’est un gros problème. Jusqu’à l’heure où nous parlons,  la situation sécuritaire ne nous donne pas garantie que nous ayons une rentrée scolaire vraiment paisible.

Burkinanews : Comment arrivez-vous à faire face à ces défis ? Bénéficiez-vous d’un appui ?

Adolphe Lankoandé : L’appui conséquent auquel on a pu bénéficier,  c’est l’accompagnement des partenaires à savoir le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’OCADES qui nous accompagnent ainsi que certains partenaires privés et techniques pour que nous puissions sortir de cette situation.

Burkinanews : Avez-vous un appel à lancer ?

Adolphe Lankoandé : L’appel est que les différents groupes puissent s’asseoir autour d’une même table,  échanger et mieux se comprendre.  Car si nous échouons dans le domaine de l’éducation, nous aurons perdu beaucoup. Par conséquent,  nous sommes en train d’aller dans une situation où on risque de ne plus trop maîtriser ce domaine, et ça ne sera pas intéressant pour tout le pays.

Entretien réalisé par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Processus électoral :  Le président de la CENI demande le soutien du Premier ministre

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Le Premier ministre, Christophe Dabiré, a reçu en audience le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Élysé Ouédraogo, et les autres commissaires à la Primature ce mardi 31 août 2021.

                     Le président de la CENI, Elysé Ouédraogo, échangeant avec le Premier ministre, Christophe Dabiré

 Le feuilleton de présentation des membres la Commission électorale nationale indépendante (CENI) poursuit son cours. Ce mardi 31 août 2021, c’est le Premier ministe que le président de la CENI, Élysé Ouédraogo, et les 12 autres commissaires ont rencontré. Le président de la CENI a présenté ses nouveaux commissaires et demandé le soutien et l’accompagnement de Christophe Dabiré dans le cadre de la mise en place du processus électoral. Selon Élysé Ouédraogo, la CENI a besoin d’un certain nombre d’outils importants pour travailler. Il s’agit, entre autres, d’un budget et d’un cadre légal dont la modification à travers les différentes révisions sont du ressort du Parlement et du gouvernement.

                   Les commissaires de la CENI ont demandé le soutien du Premier ministre pour réussir leur mission

C’est pourquoi, son équipe et lui ont besoin du soutien du PM pour pouvoir s’engager pleinement dans la mise en œuvre des opérations électorales à venir. « Le Premier ministre nous a rassuré de l’engagement du gouvernement à mettre tout en œuvre pour que nos besoins sur ces aspects puissent être satisfaits au mieux afin que nous puissions mener au mieux les opérations électorales à court terme ou celles que nous engagerons par la suite », a déclaré le président de la CENI à sa sortie d’audience.

Par ailleurs, Elysé Ouédraogo a soumis au Premier ministre quelques points qui tiennent  à cœur à l’ensemble des commissaires qui viennent de prendre fonction. Ceux-ci concernent notamment la révision du Code électoral qui avait été ébauchée avant l’arrivée de son équipe. « Nous souhaitons que ces discussions puissent aboutir le plus rapidement possible afin que nous puissions disposer de ce qui est l’une des bases essentielles de notre travail », a-t-il souhaité.

Par Latifatou KABORE (Burkinanews.info)

Protocole de fusion UNIR/PS-MPS : Trois nouveaux partis rejoignent le navire

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Trois nouveaux partis ont rejoint le protocole de fusion de l’Union pour la renaissance / Parti sankariste (UNIR/PS) et  le Mouvement patriotique pour le salut (MPS). La signature de leur protocole de fusion  a eu lieu le mardi 31 août 2021, à Ouagadougou.

Liés par un protocole de fusion datant du 4 août dernier, le parti de l’œuf et celui de la colombe n’avaient pas caché leur ambition de voir la famille sankariste s’agrandir. Ledit protocole, en son article 2 alinéa 2 indique clairement la tendance : «  La dynamique amorcée reste ouverte à toute formation politique et a tout militant progressiste et/ou d’obéissance sankariste souscrivant aux objectifs du présent protocole ». Fort de cet article, trois nouveaux adhérents ont rejoint la « famille sankariste » en signant à leur tour le protocole de fusion.

Les partis concernés sont la Convention des patriotes et progressistes, Faso Baara (CPP/FB), le Mouvement pour la cause du Faso (FASOKOOZ) et l’Union pour la renaissance démocratique/mouvement sankariste (URD/MS). Cette adhésion ouvre la voie à la participation de ces partis au congrès de fusion prévu les 30, 31 octobre et 1er  novembre 2021, à la Maison du peuple.

Pour Alphonse Ouédraogo, président de l’URD/MS, cette signature de protocole d’adhésion résulte des leçons que son parti a tirées des expériences passées. «  Il y a 10 ans, nous étions tous à l’UNIR/PS. Pour des raisons diverses,  nous avons cheminé en tant que URD/MS  jusqu’aujourd’hui. Le temps aussi a fait son œuvre et nous avons tiré leçon de cette pratique sankariste fractionnée », s’explique-t-il.

Quant à Siaka Barro, président  de la Convention des patriotes et progressistes/Faso Baara,  il justifie ce retour par une volonté manifeste d’unir les Sankaristes autour d’un même objectif. « Aujourd’hui, c’était nécessaire qu’on se retrouve. La plupart du temps, les sankaristes sont dispersés. Il faut tirer leçon de ce qu’il s’est passé et bien sûr regarder et aller ensemble dans la même direction et  pouvoir constituer une force alternative.», a-t-il soutenu

Selon Serge Tao du Mouvement pour la cause du Faso, la fusion des deux partis sankaristes a motivé son parti à se rallier. «  Nous avons entendu un appel auquel nous répondons fièrement aujourd’hui. Ils auraient pu faire la fusion entre eux, mais ils ont ouvert, ils ont appelé les citoyens qui partagent l’idéal sankariste à se joindre à eux », a-t-il apprécié.

Quant à maitre Bénéwendé Sankara, président de l’UNIR/PS, c’est un combat qui repose sur des valeurs défendues par Thomas Sankara. « Cet idéal est un et indivisible. C’est à nous de susciter l’espoir pour cette jeunesse particulièrement qui est  héritière de toutes les luttes qui ont été menées pour préserver la mémoire du président Sankara et de perpétuer son combat », a-t-il laissé entendre. Il a appelé les citoyens partageant le même idéal à rejoindre ce mouvement.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Université de Koudougou : 4 morts suite à l’effondrement d’un bâtiment en construction

Quatre personnes ont perdu la vie dans l’effondrement de la dalle d’un bâtiment en construction à l’Université Norbert Zongo de Koudougou, ce mardi 31 août.

4 morts et un blessé. C’est le bilan du drame qui s’est produit, dans la matinée de ce mardi 31 août 2021, aux environs de 9h, à l’Université Norbert Zongo de Koudougou, chef-lieu dedans la région du Centre-ouest. C’est à 19h que le dernier corps a été retrouvé par les sapeurs-pompiers.  Ce drame, faut-il le rappeler, est consécutif à l’effondrement de la dalle d’un bâtiment en construction.

Dès les premiers instants, les secours ont pu ‘’repêcher’’ un rescapé transporté d’urgence au CHR de Koudougou. Malheureusement,  4 autres  personnes ont trouvé la mort dans cet accident.

Que s’est-il réellement passé ?

Selon les informations que nous avons eues, une rencontre entre des travailleurs a eu lieu au niveau du bâtiment en construction. Cinq minutes après la réunion, l’un d’eux  a constaté que la dalle était en état de s’effondrer. Aussitôt, il a averti  les 4 autres qui n’ont pas pu quitter les lieux à temps. Le procureur du Faso près le tribunal de Grande instance de Koudougou s’est déplacé sur les lieux pour les constatations d’usage.

Par Jérémie Sidwaya YAMEOGO (www.burkinanews.info)

Subvention à la presse privée : Des responsables de médias à l’école de la bonne conduite

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Le Fonds d’appui à la presse privée (FAPP) a renforcé les capacités des responsables des entreprises de presse privée, ce mardi 31 août 2021, à Ouagadougou, en matière de production des justificatifs et en montage de pièces justificatives de l’utilisation de la subvention  de l’Etat.

Depuis plusieurs années, l’Etat apporte son accompagnement aux entreprises de presse privée à travers des subventions. Pour  la période 2020-2021, l’Etat a apporté une subvention de 2 milliards de francs CFA à la presse dont 400 millions de francs CFA au profit d’une centaine d’entreprises de presse privée. La part de la presse privée est gérée par le Fonds d’appui à la presse privée (FAPP) mise en place depuis 2016. Cette structure a pour ambition d’apporter plus de clarté dans la gestion de ces fonds. Pour ce faire, conformément à l’article 43 du code régissant ledit fonds, les entreprises de presse privée doivent fournir des pièces justificatives des dépenses conformément à la règlementation en vigueur.

                         Le Directeur général du Fonds d’appui à la presse privée (FAPP), Ag Ibrahim Mohamed

Cependant, force est de constater que les pièces justificatives délivrées par les entreprises bénéficiaires ne sont pas très souvent en conformité avec la réglementation en vigueur. C’est dans ce sens qu’une formation a été initiée au profit des responsables des entreprises de presse privée afin qu’ils puissent se conformer à la règle. Cette formation sera donc axée sur le mode d’utilisation de la subvention (dépenses éligibles et dépenses inéligibles),  la présentation de canevas du rapport détaillé de l’utilisation de la subvention  aux bénéficiaires (parties narratives et annexes ) et la production des pièces justificatives conformément à la réglementation.

Selon Ag Ibrahim Mohamed, directeur général du FAPP, l’objectif de cette rencontre est de former les promoteurs des entreprises  privées afin qu’ils  s’approprient les outils qui leur permettront de respecter le processus de règlementation en vigueur. « Il y a des délais impartis. Nous avons jusqu’au 31 décembre pour justifier la subvention. La subvention de l’année dernière, nous avons mis du retard  à la  justifier, donc le ministère des Finances prend du temps pour débloquer. Pour faciliter les décaissements, il faut que nous arrivions à justifier dans le temps les sommes que nous avons octroyées aux entreprises de presse privées », a-t-il fait savoir. C’est pourquoi il a appelé les promoteurs des entreprises de presse privée à suivre ce canevas afin que le Fonds puisse  être dans les délais et bénéficier des subventions  dans les délais.

   Les représentants des médias privés ont été outillés sur les bonnes pratiques en matière de justification de la subvention

Pour Yakouba Bonkoungou, le chargé de mission du ministre en charge de la communication, l’heure n’est pas encore aux sanctions. « Nous sommes dans une démarche méthodologique et pédagogique. Il ne s’agit pas de sanctionner, il s’agit surtout d’amener chaque acteur à être performant dans  l‘utilisation de deniers publics vu que les fonds publics obéissent à une certaine règlementation dans leur utilisation », a-t-il expliqué. En rappel, cette session de formation a réuni 74 responsables de presse venus de  la région du Centre, du Centre-ouest, du Centre-nord, du Nord, du Plateau central et du Sahel.

Par Youmanli  Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Assises nationales de l’éducation : Le ministre Ouaro reçoit le document de base

Le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MENAPLN) a reçu le document de base des assises nationales de l’éducation, le lundi 30 août 2021. Un document qui va alimenter les débats lors desdites assises dans les jours à venir.

Mandaté pour rédiger le document de base devant alimenter les échanges lors des assises régionales et nationales sur l’éducation, le comité de rédaction a bouclé ledit document après 21 jours de travaux.  Il l’a officiellement remis au ministre en charge de l’Education nationale ce lundi 30  août 2021, donnant ainsi,  le top de départ des débats sur l’éducation et la réinvention de l’école burkinabè. « Dans ce document,  nous y avons mis toutes nos ardeurs,  nos expériences et nos aspirations pour changer fondamentalement  l’école burkinabè.  Et nous l’avons tous ressenti comme un immense privilège d’avoir l’opportunité de participer à cette entreprise qui porte les ambitions d’une école nouvelle plus en phase avec nos réalités et avec un monde en constante évolution », a déclaré Mélégué Traoré,  représentant du comité de rédaction du document.

                    Mélégué Traoré remettant le document de base des assises nationales au ministre Stanislas Ouaro

Pour le ministre en charge de l’Education, Stanislas Ouaro,  le document est bien rédigé et il sera sans doute un document de référence sur le système éducatif burkinabè. « Comment en aurait-il été autrement ?  Ce document porte la force de votre engagement, les lumières de votre expertise et le souffle de votre patriotisme», a-t-il confié au comité de rédaction. Pour lui,  le document est élaboré sur la base de 12 thématiques qui abordent toutes les problématiques du système éducatif burkinabè. « Ce document propose des pistes de solutions qui vont être justement appréciées et discutées par tous ceux qui vont participer aux assises. Tout le monde doit participer afin qu’à l’issue,  nous ayons un document encore plus élaboré et qui tient compte des recommandations, des suggestions et des amendements qui ont été faits lors des discussions», a-t-il déclaré.

                                     Les membres du comité de rédaction heureux du travail abattu

Un rapport a été introduit en Conseil des ministres pour proposer les dates des assises régionales et nationales. « Lorsque le Conseil aura adopté ces dates,  nous mettrons à la disposition des personnes concernées  ces documents pour qu’elles puissent avoir du temps pour les examiner  avant de venir aux discussions», a laissé entendre le ministre. Il a par ailleurs appelé les membres dudit comité officiellement dissout à rester disponibles pour accompagner les assises nationales de l’éducation.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Menaces terroristes et liberté de presse : Les problèmes des journalistes passés en revue

La Fondation des médias pour l’Afrique de l’ouest et le Centre national de presse Norbert Zongo ont initié un forum sur la sécurité des journalistes au Burkina Faso, ce lundi 30 août 2021 à Ouagadougou. L’objectif est de parvenir à l’adoption de stratégies visant à améliorer la sécurité des journalistes au Burkina Faso.

Face aux nombreuses atteintes à la liberté de presse au Burkina Faso, la Fondation des médias pour l’Afrique de l’Ouest et le Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ) ont  initié un forum sur la situation sécuritaire des hommes de médias. Il s’agit, à travers ce forum, de mettre en évidence les problèmes de sécurité des journalistes face aux menaces terroristes et lois répressives dans le pays,  de sensibiliser les parties prenantes à la sécurité et à la protection des journalistes,  d’améliorer la coopération entre les acteurs des médias dans leurs efforts pour promouvoir la sécurité des journalistes.  Ce forum devrait également contribuer à lutter contre l’impunité et les violations des libertés de presse.

Ce forum d’une journée s’articule sur plusieurs communications entrant en lien avec le thème principal : « Média et contexte sécuritaire : ce qu’il faut savoir de la situation sécuritaire et comment se comporter  », «  Menaces contres les journalistes » et « Comment le journaliste doit-il se protéger sur le terrain de collecte de l’information ? ».

Les ministres de la Communication Ousseni Tamboura et de la Sécurité Maxime Koné au centre

Selon Boureima Ouédraogo, membre du comité d’organisation, ces communications ont pour objectif de réunir les deux faîtières, à savoir la communication et la sécurité, afin de trouver par des concertations des solutions visant à mettre le journaliste dans de bonnes conditions pour la bonne marche de la liberté de la presse. Pour le ministre en charge de la Communication, Ousseni Tamboura, cette rencontre vient renforcer les capacités des acteurs monde de la presse. « Il faut dire que la situation de sécurité de notre pays a changé et concerne tous les citoyens burkinabè et même les journalistes. Avec ce changement, le cadre juridique doit aussi se conformer. Nous devons tout faire pour ne pas désarmer cette liberté de presse et ce forum doit proposer des solutions pour cela », a-t-il laissé entendre.

Le ministre en charge de la Sécurité, Maxime Koné, souhaite que des solutions découlent de ce forum pour mieux promouvoir la liberté de la presse. En attendant, il  exhorte les journalistes à respecter la déontologie et à s’éloigner des zones proscrites afin d’éviter d’éventuels désagréments.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

SOS : Appel à la solidarité pour la petite Léo Kadi

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C’est une histoire assez triste  de la  maladie d’une orpheline de 12 ans  qui nous a été rapportée par son oncle le 27 août dernier. Léo Kadi Baponé vient du village Nagarpoulou   dans  la commune de Kyon, dans le Sanguié  et souffre  d’une maladie pour l’instant  difficile à diagnostiquer. C’est pourquoi grâce à l’aide d’un bienfaiteur, elle a fait ce jour au sein de l’hôpital Saint Camille de Ouagadougou un scanner véritablement le mal dont elle souffre depuis maintenant 5 ans.

Mathias Bama, oncle maternel de Léo Kadi Baponé, nous a raconté que sa nièce souffre de cette maladie depuis sa classe de CP1, lorsqu’elle a avait 5 ans. Aujourd’hui Léo Kadi Baponé a presque 12 ans  et est une élève brillante qui  passe au CM2. Malheureusement son oncle  a confié que sa nièce risque d’abandonner ses études du fait des moqueries de ses camarades. Il a fait savoir qu’elle  a la joue enflée   qui prend du volume chaque jour que Dieu fait laissant ressortir du  pus.  « Sa joue est enflée et un pus coulait de celle-ci. Ses camarades refusent de s’assoir à ses côtés  en classe, à cause de cela, elle ne vient plus à l’école », a-t-il expliqué.  Par fautes de moyens a-t-il fait savoir, la famille s’est tournée vers l’action sociale de la localité qui elle aussi a laissé entendre qu’elle éprouvait des difficultés pour venir en aide à cette orpheline de père.

                 La petite Léo Kadi Baponé a besoin d’aide pour faire des examens afin de connaitre l’origine de son mal

Néanmoins, elle a pu  entrer en contact avec Ange Djéli administrateur de la page « Facebook entraide mutuelle » qui lance des SOS pour aider  les  enfants démunis.  C’est suite à cette alerte lancée par celui-ci  a-t-il confié,  qu’une personne de bonne volonté a répondu à leur cri du cœur. Quant au nom de la maladie, il dit n’avoir aucune information et attend les résultats du  scanner fait ce jour pour  en connaitre les détails. Il a confié que l’on lui a dit de disponibiliser  au moins  150 000 FCFA pour les premiers soins. C’est pourquoi il a appelé les uns et les autres à  leur venir en aide afin que  Léo Kadi Baponé reprenne le chemin de l’école afin de réaliser son rêve. Quant à Ange Djéli administrateur de la page « Facebook entraide mutuelle », il a indiqué que sa page a été créée pour  venir en aide aux personnes démunies.

              La petite orpheline de 12 ans a une infection à la joue droite dont on ignore l’origine 

 Il a signifié  qu’il n’a  pas hésité un seul instant à répondre  à la sollicitation du responsable de l’action sociale de la mairie de Kyon afin de venir en aide à la jeune fille. Il a soutenu que grâce   au paiement de sponsoring de Facebook  pour une meilleure médiatisation  sur 15 jours, cela a permis  à Chiaka Diallo de faire parler son cœur. En effet, ce dernier a accepté  de permettre à la jeune fille de faire un scanner afin de déterminer la nature de la maladie pour  éventuellement l’opérer. Notre généreux donateur, Chiaka Diallo  a fait le déplacement  à Saint Camille pour  assister au  scanner  de Léo Kadi Baponé et a soutenu  qu’il donnera les 150 000 FCFA indiqués  par le tuteur de la jeune fille et voir la suite  des choses.  Il a fait savoir  que le  président  Christian Kaboré a appelé  à la cohésion sociale, à l’entraide, c’est pourquoi il a suivi les conseils du chef de l’Etat.  Ceci est le numéro de l’oncle de Léo Kadi Baponé pour d’éventuelles aides :77 858567.   

Lynchage des trois agents du CCVA : Les corps retrouvés dans un champ de maïs, deux interpellations

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Dans le présent communiqué, le procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Gaoua donne des détails sur la mort des trois agents du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA). Selon lui, les corps des victimes du lynchage ont été dans un champ de maïs à environ un kilomètre du lieu de l’accident. Pour l’heure, deux personnes ont été interpellées.

« Le 27 août 2021, aux environs de 15 heures, nous étions informé par un de nos contacts de ce qu’un accident mortel de la circulation routière, impliquant un véhicule de marque Toyota RAV4 et un enfant, serait survenu dans le village de Banlo, localité située dans la commune rurale de Broum-Broum, province du Poni, région du Sud-Ouest. La même source précisait que l’accident aurait causé la mort de l’enfant et que les occupants du véhicule auraient été lynchés par les riverains. Quelques temps après, l’information sur la survenance de l’accident mortel nous était donnée par le Commissaire de Police de District de Broum-Broum qui, toutefois, ne confirmait pas le lynchage des occupants du véhicule impliqué dans l’accident. S’étant déportés sur les lieux, les éléments de police procédaient aux constatations d’usage de l’accident et le corps sans vie de l’enfant KAMBOU Sami Ambroise, âgé d’environ dix (10) ans, qui gisait sur place.

La circulation était bloquée par une foule en furie qui avait déjà endommagé le véhicule. Des téléphones portables étaient retrouvés dans le véhicule, mais personne n’était en mesure de donner des nouvelles de ses occupants. Le ratissage, fait par les éléments de la police après les constatations, ne permettait pas non plus de retrouver les traces des occupants du véhicule. Des chaussures seront trouvées dans une zone marécageuse, mais cela ne laissait point présager que le lynchage dont il est fait cas était avéré. En pareille circonstance, en général, l’auteur de l’accident prend la fuite dans le but de se réfugier au poste de commissariat ou de gendarmerie le plus proche.

Nous avons donc instruit le commissaire de police de faire tracter le véhicule impliqué dans l’accident en vue de le déposer au commissariat en attendant que le propriétaire se manifeste.Pendant ce temps, malgré la persistance des rumeurs sur le lynchage des occupants du véhicule, nos différents contacts dans la localité n’étaient pas en mesure de nous fournir des informations précises sur la question.Finalement, c’est aux environs de 3 heures du matin du 28 août 2021 que le Commissaire de Police de District de Broum-Broum nous informait qu’il avait été contacté par le Conseiller Villageois de Développement (CVD) de Banlo qui l’informait que, dès les premiers instants de l’accident, les trois (03) occupants du véhicule avaient été lynchés, tués et leurs corps sans vie cachés dans un champ de maïs à environ un (01) kilomètre du lieu de l’accident.

L’officier de police ajoutait qu’il s’était rendu sur les lieux, accompagné de l’oncle de l’enfant victime de l’accident et du CVD et avait effectivement constaté la présence de trois (03) corps dans le champ de maïs. C’est ainsi qu’une équipe du parquet de Gaoua, dépêchée sur les lieux aux environs de 6 heures, en présence des officiers de police judiciaire et de deux (02) agents de santé, faisait le constat de trois (03) corps sans vie, présentant des blessures causées par des objets contondants et tranchants. L’un des corps présentait des traces de projectiles, probablement causées par une arme à feu dont on ignore la nature pour l’instant.

Idenfiées, les victimes répondaient aux nom de OUEDRAOGO Harouna, de NABA Yentema Edmond et de NARE Jacques, tous agents du Centre de Contrôle des Véhicules Automobiles (CCVA) de Gaoua, allant à Ouagadougou après une cérémonie de passation de service.A ce stade, une enquête a été ouverte, aussi bien sur les circonstances de l’accident que sur celles du lynchage des trois (03) occupants du véhicule en vue de situer les responsabilités.

D’ores et déjà, l’enquête a permis d’identifier et d’interpeller deux (02) personnes soupçonnées d’avoir participé aux actes de lynchage.

C’est le lieu pour nous de rappeler qu’en toutes circonstances, le pardon et la tolérance doivent prédominer sur tous autres sentiments de vengeance et de justice privée qui sont de nature à remettre en cause les valeurs du vivre ensemble et les principes de cohésion sociale.

En ces circonstances douloureuses, le Procureur du Faso, en son nom propre et au nom des membres du Tribunal de Grande Instance de Gaoua, présente ses sincères condoléances à toutes les familles éplorées et les assure que chacun des cas relevés sera traité conformément à la loi.

Fait à Gaoua, le 28 août 2021

Le Procureur du Faso »

Lynchage de trois agents du CCVA : Deux personnes interpellées

Ceci est le communiqué du procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Gaoua sur l’accident et le lynchage des trois agents du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA) à Banlo.

« Le 27 août 2021, aux environs de 15 heures, nous étions informé par un de nos contacts de ce qu’un accident mortel de la circulation routière, impliquant un véhicule de marque Toyota RAV4 et un enfant, serait survenu dans le village de Banlo, localité située dans la commune rurale de Broum-Broum, province du Poni, région du Sud-ouest. La même source précisait que l’accident aurait causé la mort de l’enfant et que les occupants du véhicule auraient été lynchés par les riverains. Quelques temps après, l’information sur la survenance de l’accident mortel nous était donnée par le commissaire de police de district de Broum-Broum qui, toutefois, ne confirmait pas le  lynchage des occupants du véhicule impliqué dans l’accident.

S’étant déportés sur les lieux, les éléments de police procédaient aux constatations d’usage de l’accident et le corps sans vie de l’enfant Kambou Sami Ambroise, âgé d’environ dix (10) ans,  qui gisait sur place. La circulation  était bloquée par une foule en furie qui avait déjà endommagé le véhicule. Des téléphones portables étaient retrouvés dans le véhicule, mais personne n’était en mesure de donner des nouvelles de ses occupants. Le ratissage, fait par les éléments de la police après les constatations, ne permettait pas non plus de retrouver les traces des occupants du véhicule. Des chaussures seront trouvées dans une zone marécageuse, mais cela ne laissait point présager que le lynchage dont il est fait cas était avéré.

En pareille circonstance, en général, l’auteur de l’accident prend la fuite dans le but de se réfugier au poste de commissariat ou de gendarmerie le plus proche. Nous avons donc instruit le commissaire de police de faire tracter le véhicule impliqué dans l’accident en vue de le déposer au commissariat en attendant que le propriétaire se manifeste.

Pendant ce temps, malgré la persistance des rumeurs sur le lynchage des occupants du véhicule, nos différents contacts dans la localité n’étaient pas en mesure de nous fournir des informations précises sur la question.

Finalement, c’est aux environs de 3 heures du matin du 28 août 2021 que le commissaire de police de district  de Broum-Broum nous informait qu’il avait été contacté par le Conseiller villageois de développement (CVD) de Banlo qui l’informait que, dès les premiers instants de l’accident, les trois (03) occupants du véhicule avaient été lynchés, tués et leurs corps sans vie cachés dans un champ de maïs à environ un (01) kilomètre du lieu de l’accident. L’officier de police ajoutait qu’il s’était rendu sur les lieux, accompagné de l’oncle de l’enfant victime de l’accident et du CVD et avait effectivement constaté la présence de trois (03) corps dans le champ de maïs.

C’est ainsi qu’une équipe du parquet de Gaoua, dépêchée sur les lieux aux environs de 6 heures, en présence des officiers de police judiciaire et de deux (02) agents de santé, faisait le constat de trois (03) corps sans vie, présentant des blessures causées par des objets contondants et tranchants. L’un des corps présentait des traces de projectiles, probablement causées par une arme à feu dont on ignore la nature pour l’instant.

Idenfiées, les victimes répondaient aux nom de Ouédraogo Harouna, de Naba Yentema Edmond et de Naré Jacques, tous agents du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA) de Gaoua, allant à Ouagadougou après une cérémonie de passation de service.

A ce stade, une enquête a été ouverte, aussi bien sur les circonstances de l’accident que sur celles du lynchage des trois (03) occupants du véhicule en vue de situer les responsabilités. D’ores et déjà, l’enquête a permis d’identifier et d’interpeller deux (02) personnes soupçonnées d’avoir participé aux actes de lynchage.

C’est le lieu pour nous de rappeler qu’en toutes circonstances,  le pardon et la tolérance doivent prédominer sur tous autres sentiments de vengeance et de justice privée qui sont de nature à remettre en cause les valeurs du vivre ensemble et les principes de cohésion sociale.

En ces circonstances douloureuses, le Procureur du Faso, en son nom propre et au nom des membres du Tribunal de grande instance de Gaoua, présente ses sincères condoléances à toutes les familles éplorées et les assure que chacun des cas relevés sera traité conformément à la loi.

Fait à Gaoua, le 28 août 2021

Le Procureur du Faso

Banlo /Sud-Ouest : 3 personnes lynchées  après avoir percuté à mort un enfant

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Trois agents du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA), selon nos confrères de Bafujiinfos.com, ont été lynchés vendredi 28 août 2021 à Banlo, commune de Bouroum Bouroum, région du Sud-ouest.  

De retour d’une mission dans le Sud-ouest  du Burkina Faso,  trois agents du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA) vont percuter à mort un enfant. Pris de colère,  les habitants de Banlo ne trouveront autre justice que d’ôter la vie aux missionnaires «Ces agents en partance pour Ouagadougou étaient à Gaoua pour une passation de service le jeudi 26 août», confient nos confrères. Selon eux, les corps des trois agents ont été retrouvés à un km de la voie sur laquelle l’enfant a été percuté.

Ce samedi dans la matinée, le procureur près le tribunal de grande instance de Gaoua a envoyé une équipe pour le constat d’usage. Un constat à l’issue duquel, le présumé auteur soupçonné de l’acte est mis aux arrêts et déféré à la maison d’arrêt et de correction de Gaoua.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Lutte contre le terrorisme : 151 GARSI prêts à servir

151 éléments du deuxième Groupe d’action rapide et d’intervention du Sahel (GARSI II) recyclés ont effectué leur sortie le vendredi 27 août 2020, à Laongo. Ils se disent prêts à servir dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Le Groupe d’action rapide de surveillance et d’intervention du Sahel (GARSI) enregistre en son sein 151 nouveaux éléments. Ceux-ci ont été formés en intervention spéciale et en intervention professionnelle durant deux mois et une semaine de stage. Ces 151 éléments du GARSI II devraient contribuer à rendre plus efficace l’action préventive et réactive des forces de sécurité nationale afin de garantir un contrôle accru du territoire et des zones frontalières éloignées.

Le ministre de la Sécurité, Maxime Koné, a laissé entendre que les premiers GARSI ont engrangé des résultats probants sur le terrain plus précisément dans les localités de Toéni et Barani. A l’en croire, ces actions ont permis le retour des populations dans ces localités. « Nous avons pu avec cette force spéciale engranger des victoires. Plusieurs terroristes ont été arrêtés, plusieurs d’autres ont été neutralisés. Et surtout le plus important c’est que les espaces qui avaient été libérés par nos populations sous la ferrure des terroristes ont été réoccupés par nos populations. C’est dire que l’action des GARSI I a permis aux populations de revenir à Toéni et à Barani » , a-t-il soutenu. Selon lui, ce retour à la paix à Toéni et à Barani démontre que le travail abattu au niveau de ces deux localités a été formidable.

                        Les 151 éléments du GARSI II sont attendus sur le théâtre des opérations

Le ministre de la Sécurité a indiqué que le déploiement des GARSI II à Iolonioro s’inscrit dans la volonté du gouvernement d’anticiper pour  contrer déjà les troubles que connaît cette zone du pays. Il a, à cette occasion, appelé les éléments du GARSI II à plus de solidarité sur le terrain. Il les a exhortés aussi à collaborer avec les populations pour avoir leur soutien.

Prosper Yamboueba, représentant des éléments sortants, a laissé entendre que la formation reçue trouve sa pertinence en cette période où le Burkina Faso et les autres pays de la sous-région ouest-africaine font face à la menace terroriste. « Nous sommes prêts aujourd’hui à relever le défi sécuritaire que la sous-région subit depuis une décennie », a-t-il rassuré.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Ministère de l’Environnement : Le budget du programme BKF/023 en adoption

La première session du comité de revue du programme budgétaire « pilotage et soutien » du ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique (MEEVCC) s’est tenue, vendredi 27 aout 2021 à Ouagadougou. Il s’est agi de d’examiner et à d’adopter le rapport final du plan travail du bilan annuel 2021 ainsi que le budget 2021 réaménagé du programme BKF/023 AGREF.

Le programme 090 « pilotage et soutien » est piloté par la Direction générale des études et des statistiques sectorielles (DGESS) du ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique (MEEVCC). Selon le secrétaire général du dudit ministère, Augustin Kaboré, ce programme accompagne la mise en œuvre des programmes opérationnels en vue d’améliorer l’efficience et l’efficacité des interventions du département en charge de l’Environnement, conformément aux principes de la gestion axée sur les résultats.

A l’en croire, tous les efforts possibles seront employés pour la bonne marche des activités du programme. «  Le ministère de tutelle technique de ce programme ne ménagera aucun effort pour la mise en œuvre diligente des activités de l’AGREF et des recommandations qui sortiront de cette session », a-t-il promis.

En rappel, c’est dans le cadre de la protection des ressources forestières que le Programme BKF/023, Appui à la gestion durable des ressources forestières (AGREF), est né. Il est le fruit du partenariat entre le Burkina Faso et le Luxembourg.

Par Latifatou KABORE, stagiaire (www.burkinanews.info)

 ADCT : Les administrateurs prennent fonction

Le secrétaire général du ministère en charge de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD), Pierre Bicaba, a officiellement installé les administrateurs de l’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales (ADCT), ce vendredi 27 août 2021. Ces derniers auront pour tâche, entre autres, de contrôler et évaluer l’action de la direction générale dans la mise en œuvre des missions.

Les administrateurs de l’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales (ADCT) ont été officiellement installés dans leurs fonctions ce vendredi 27 août 2021 par le secrétaire général du ministère en charge de l’Administration territoriale, Pierre Bicaba. Ils ont la lourde tâche de contrôler et évaluer l’action de la direction générale dans la mise en œuvre des missions et de définir les grandes orientations stratégiques de mise en œuvre desdites missions.

Le secrétaire général du MATD a installé les nouveaux membres du Conseil d’administration de l’ADCT

L’ADCT étant une nouvelle structure issue de la transformation du Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT), plusieurs défis attendent les administrateurs. Au nombre des défis, l’opérationnalisation de l’ADCT à travers la mise en place de nouveaux guichets (les guichets prêts et garantie) et les guichets liés à l’appui technique et au renforcement des capacités opérationnelles des collectivités territoriales. « Nous devons élaborer les documents officiels liés à l’ouverture de ces nouveaux guichets à savoir les sources de financements et les manuels de procédure. En plus, nous devons élaborer un plan stratégique et institutionnel de la nouvelle structure », a laissé entendre le nouveau président du Conseil d’administration de l’ADCT, Jean Noël Savadogo.

Le PCA de l’ADCT, Jean Noël Savadogo est conscient des grands défis qui les attendent

En accomplissant leurs missions, les administrateurs de l’ADCT permettront un élargissement en termes de financements des collectivités territoriales. La nouvelle structure pourrait ainsi mieux accompagner  les collectivités territoriales dans le financement de leur développement. Autre avantage, a confié Jean Noël Savadogo, la possibilité d’avoir de nouvelles sources de financements qui peuvent accompagner les collectivités territoriales à avoir des prêts  – ce qui n’était pas possible – et leur offrir des garanties.

Le DG de l’ADCT a suivi de bout en bout la cérémonie d’installation du Conseil d’administration

En rappel, c’est en 2019 que le processus de réforme du FPDCT a été engagé afin d’aboutir à l’ADCT. Cette structure a pour missions, entre autres, de faciliter l’accès des collectivités territoriales aux subventions, prêts, financements et partenariat public-privé.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

La liste des administrateurs de l’ADCT

Jean Noël Savadogo (MINEFID, PCA)

Adama Victor Kabré (maire de Komki-Ipala)

Bertin Ouiya (maire de Siglé)

Max Adolphe Lankoandé (maire de Bogandé)

Adama Sawadogo (président conseil régional Centre-nord)

Yacouba Siko (ministère Habitat)

Paripouguini Lompo (président conseil régional Est)

Idrissa Savadogo (MATD)

Prévention des crises électorales : Elysé Ouédraogo et son équipe en quête de conseils chez le Mogho

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Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Elysé Ouédraogo, a été reçu en audience, le vendredi 27 août 2021, par le Mogho Naba Baongho. Cette visite visait à présenter la nouvelle équipe et recueillir des conseils pour la réussite de la mission.

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Elysé Ouédraogo, chez le Mogho Naaba ! Tout un symbole mais avant tout une reconnaissance à un homme qui a travaillé à  taire les récentes divergences qui régnaient au sein de la structure. Du reste, à travers cette visite, l’objectif du président de la CENI était de saluer le geste et l’action du Mogho Naaba Baongho durant cette période difficile. Mieux, a-t-il dit, il était important pour lui de rencontrer l’empereur des Mossé, par ailleurs président du conseil supérieur de la chefferie coutumière, qui a bien voulu voter.

Le président de la CENI, Elysé Ouédraogo, a promis de mettre en application les conseils du Mogho

L’occasion a été belle pour le président de la CENI pour présenter la nouvelle équipe de la boîte, mais également recueillir des conseils : « Sa majesté a toujours travaillé pour la préservation de la paix dans notre pays. C’est un acteur important de la vie  nationale. Donc, il était de bon ton que nous puissions demander son accompagnement. Nous souhaitons qu’il nous accompagne afin que nous puissions travailler aussi à préserver la paix à travers ses conseils et ses interpellations », a-t-il confié.

Les commissaires ont demandé l’accompagnement du Mogho Naaba Baongho

Conscient que des élections mal organisées  peuvent conduire parfois à des situations de violence, le Mogho Naaba a marqué sa disponibilité à accompagner la CENI en vue d’une cohésion sociale. « Il nous a demandé de travailler dans la cohésion, de se départir de nos origines qu’elles soient politiques, religieuses ou de la société civile tout court. Chacun devrait quitter cette peau et entrer pleinement dans les fonctions du commissaire, le commissaire devant être au service de la Nation à travers l’organisation des élections», a fait savoir Élisée Ouédraogo qui entend respecter cette volonté de l’empereur.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Sécurité routière : Les conducteurs de tricycles se familiarisent avec le code de la route

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Les conducteurs de tricycle ont renforcé leurs compétences à travers des modules sur le civisme, le code de la route et de la sécurité routière. Tenue ce jeudi 26 août 2021, la formation permettra de prendre de bonnes résolutions qui leur permettront d’accompagner les forces de sécurité. 

Devenu un gagne-pain quotidien, le tricycle est de plus en plus encré dans les habitudes  des Burkinabè. Avec plus de 42 000 tricycles immatriculés, ce domaine crée plus de 84 000 emplois directs. Mais, force est de constater que ces engins sont souvent à la base de nombreux accidents de la circulation. D’où la formation initiée au profit des conducteurs de tricycle avec pour objectif de les sensibiliser et de renforcer leurs capacités en matière de sécurité routière.  « A travers  cette journée, ces auteurs du transport urbain vont bénéficier des formations avec la police municipale et nationale sur des modules en lien avec le civisme, le code de la route et la sécurité routière », a laissé entendre Armand Béouindé, maire de la commune de Ouagadougou.

                       Le maire Armand Béouindé (2e à d) a insisté sur la nécessité de cette formation

Pour le bourgmestre, cette initiative contribuera à aider les agents de sécurité intérieure à mieux assurer la sécurité routière : « Ensemble ils vont engager  les réflexions et adopter de bonnes résolutions qui vont permettre d’accompagner les forces de  sécurité intérieure à assurer la sécurité routière », a justifié le maire. C’est pourquoi, il a salué l’initiative et a invité l’ensemble des conducteurs de tricycles à plus de responsabilité et au respect de la règlementation.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Armée burkinabè en 2031 : Le rêve de Jérémie Yisso Bationo

Les terroristes ont fait de nombreuses victimes au Burkina Faso depuis 2015. Pour inverser la courbe mortifère, les actions stratégiques doivent se poursuivre dans une parfaite coordination entre politiques et militaires. Quel sera le visage de l’armée burkinabè dans 10 ans ? Faisons le rêve ensemble.

Nous sommes en 2031. Les nombreux efforts entrepris depuis de longues années portent leurs fruits. L’armée est républicaine, non partisane,  au service de la nation et assume pleinement ses missions de défense dans le respect de la loi et de la constitution. Fière de la valeur et  des capacités de ses soldats, elle est capable d’engager des combats d’une manière efficiente et efficace. La réforme des Forces Armées a été une tâche ardue. Mais elle a commencé par une étude minutieuse du contexte géostratégique.

Bonne analyse du contexte géopolitique et géostratégique

En 2031, le contexte géopolitique et géostratégique est minutieusement étudié. Le Burkina Faso dispose clairement d’une bonne cartographie des menaces qui planent sur le pays (agressions par un autre État, attaques terroristes, cybers attaques, criminalité organisée dans ses formes les plus graves, notamment le trafic des armes et des munitions, risque que des groupes extrémistes s’autoproclament à la tête du pays ou d’une région,…)Les États-majors, maitrisant parfaitement les techniques d’état-major opérationnels, ont par la suite  planifié jusqu’au moindre détail tous les scénarios possibles qui configureront la ou les formes que prendra chacune des menaces. C’est un véritable motif de fierté. Les officiers d’état-major sont bien formés dans les écoles burkinabè et à l’étranger. Ils imposent le respect dans la sous-région et au plan international.

Missions en phase avec les enjeux du moment

En 2031, prenant en compte les menaces identifiées, les missions sont définies autour de la défense du territoire contre toute agression armée extérieure ou intérieure, la défense des institutions de l’État, et des installations stratégiques du pays contre tout acte de sabotage, la lutte contre le terrorisme dans toutes ses formes, la lutte contre la contrebande, notamment la prolifération des armes de petit et moyen calibre, et  le trafic de la  drogue, la lutte contre la cyber- menace notamment   contre toute attaque électronique contre le pays et ses institutions névralgiques. La priorité absolue consiste à empêcher toute agression contre le territoire national. L’action majeure réside dans la concentration des efforts sur la lutte contre le terrorisme, parce que le terrorisme est vu comme la menace évidente que les FDS doivent affronter en parfaite coordination avec les pays limitrophes.

Une doctrine de défense adaptée et participative

En 2031, de l’étude du contexte géopolitique et géostratégique, des menaces et des missions formulées, le Burkina Faso développe une doctrine de défense. Militaires et civiles ont travaillé sur cette doctrine et sur la réforme de l’armée durant les 10 années précédentes !  Ils comprennent que  la politique de défense d’un État est l’ensemble des grandes options et principes politiques, stratégiques et militaires qu’il définit et adopte en vue d’assurer sa défense, et qu’elle  est le complément indissociable de la politique étrangère de l’Etat.

En l’élaborant, ils ont analysé  le contexte  géopolitique et géostratégique du pays, pris en considération ses moyens sur les plans financier, économique et démographique, sans oublier  d’étudier les possibilités qu’offrent les secteurs scientifiques et techniques ; tout ceci afin de pouvoir estimer l’évolution des menaces, des forces et faiblesses du pays et des opportunités offertes. Ils ont conçu une stratégie basée sur la notion de défense globale dont l’ultime manifestation est le concept de défense populaire généralisée(DPG). La défense globale est la manière de coordonner l’action des forces militaires, politiques, économiques et morales qui sont impliquées dans la conduite d’une crise conjoncturelle, d’une guerre. En fait, ils ont élaboré la doctrine de défense du pays en mettant l’accent sur trois priorités stratégiques, à savoir la protection, la dissuasion et l’intervention proprement dite.

La protection consiste  à protéger les citoyens contre les risques qui menacent les frontières et les sites stratégiques du pays, mais aussi contre les menaces dues au terrorisme, au crime organisé transfrontalier et à la cyber menace. Elle consiste aussi à renforcer la sécurité au niveau des collectivités locales, des entreprises à caractère stratégique et des institutions de l’État. De grandes campagnes de sensibilisation sont menées et tout le monde comprend comment faire pour réduire les vulnérabilités. La dissuasion se manifeste par le renforcement de l’Agence Nationale de Renseignement, le renforcement des capacités techniques et opérationnelles de l’armée, la réconciliation nationale et le renforcement de la cohésion sociale. Grâce à leur sens patriotique, les partis politiques et la société civile participent énormément à la dissuasion, en affirmant un attachement sans équivoque au drapeau et aux valeurs républicaines. Tous comprennent que la défense et la sécurité du pays n’incombent pas seulement aux forces armées. L’intervention, ou la défense proprement dite, consiste dans les modalités de mise en œuvre des moyens de l’État pour contrer les différentes menaces .Ces modalités sont bien vues et bien définies. Tout le monde comprend que la défense est toujours globale au cas où l’intégrité du pays est menacée.

Une armée parfaitement organisée

En 2031, sachant que l’intervention de l’armée dépend de son organisation et des plans préétablis qui définissent sa stratégie de défense, et prenant en compte les menaces, ses missions et les moyens et ressources de l’État, l’Armée  opte pour une stratégie de défense basée quatre pivots. Le premier pivot, le corps des Forces Spéciales, qui est en grande partie l’arme idéale pour combattre le terrorisme et mener le combat asymétrique. Pour ce faire, l’Armée s’est attelée  à renforcer, rééquiper, améliorer les capacités et redéployer ce corps. Des unités sont créées et déployées d’une manière bien réfléchie dans des régions spécifiques du pays. Des moyens aériens et aéromobiles, surtout les hélicoptères de combat et de transport armés, sont vus comme nécessaires pour assurer leur projection rapide (moins d’une heure) dans les zones d’intervention ou les théâtres d’opérations.

Le deuxième pivot, la défense territoriale, qui s’appuie sur un corps de gardes frontières, des unités territoriales, des unités spéciales de montagne, des unités de forêt, des unités sahariennes, mais aussi des unités d’infanterie légère entrainées sur les techniques du combat asymétrique. Toutes ces unités sont regroupées sous des commandements régionaux militaires répartis selon un découpage géographique étudié. Dans les situations graves, et au cas où le pays est envahi et occupé partiellement ou totalement, le combat asymétrique  est lancé sous forme de Défense Populaire Généralisée. Le ministre de la défense nationale a prévu et préparé, dés le temps de paix, la mobilisation et l’emploi de toutes les ressources du pays. Des plans, toujours mis à jour, sont conservés pour le jour « J ». Il ne peut être question d’improviser quand la sécurité du pays est menacée. On peut combattre et vaincre une Armée, mais jamais un peuple.

Le troisième pivot, les forces conventionnelles qui constituent la force de frappe et de décision. Indépendantes des commandements régionaux, ces forces, chacune commandée aussi par un Général, sont orientées soit contre des forces du type armée régulière, ou irrégulière partout sur le territoire national ; soit pour renforcer et soutenir les forces de défense territoriale ponctuellement dans leurs zones de responsabilité. Ces forces sont regroupées et judicieusement déployées dans des casernements positionnés centralement dans le pays pour réduire les délais d’intervention, mais aussi pour faciliter le  soutien logistique… Mais chose importante, leur matériel est adapté au terrain ! Le commandement politique  décuple l’effectif des forces de la Protection Civile et leurs moyens d’intervention, et les  dote d’hélicoptères, pour alléger l’armée progressivement de ses interventions dans le cadre de la lutte contre les catastrophes naturelles ; sauf, bien sûr, en cas de calamités majeures, l’Armée constituant toujours le dernier recours de la nation.

Le quatrième pivot, la Réserve qui constitue le réservoir humain dont le recours se fait soit pour renforcer ponctuellement les unités conventionnelles et de défense du territoire en temps de crise; soit pour constituer des unités territoriales en nombre bien défini pour la défense de points sensibles ou stratégiques afin de permettre aux régions militaires et aux forces conventionnelles une plus grande liberté d’action et la concentration de leurs moyens et efforts dans les opérations. Le recours à la réserve s’inscrit, aussi, dans le cadre de la mobilisation générale, laquelle fait l’appel ultime au maximum du potentiel humain du pays dans le cadre de la Défense Populaire Généralisée. Cette stratégie de défense est  complétée par une doctrine d’emploi des armées, et une doctrine d’emploi des unités. Les doctrines d’emploi définissent la manière de mener le combat soit à une échelle interarmées, soit à des échelles plus spécialisées. L’élaboration de ces doctrines d’emploi a été un travail ardu pour les armées. Il s’agissait d’adapter ce qui existait auparavant aux nouvelles exigences techniques qu’a imposé la transformation de l’Armée. Toutes les doctrines d’emploi insistent sur des facteurs qu’ils considèrent comme déterminants pour le succès de toute opération : l’esprit d’initiative, la souplesse d’emploi des unités, leur projection rapide(mobilité) , mais aussi  l’agressivité combative.

Des soldats bien équipés

En 2031, les équipements militaires coûtent excessivement chers. Ils se chiffrent en des centaines de milliards ! C’est énorme. Alors les experts burkinabè cherchent d’autres solutions. Priorité est  ainsi donnée à l’équipement individuel du soldat. Et ils se sont attelés sur ce dossier depuis déjà 2015 ! Ils considèrent que le soldat doit être fier de porter la tenue. Une  tenue de bonne qualité, bien ajustée au corps, qui chauffe pendant l’hivernage, ne nécessitant même pas le repassage, et que tous les jeunes de vingt ans n’ayant pas fait leur service militaire voudraient porter. Le soldat burkinabè est confiant quand il sort en opération. Il est bien équipé. Son arme individuelle est parmi les meilleures du monde. Il est protégé du soleil, du froid, de la pluie, des moustiques, et surtout des balles et de leurs éclats. Il peut voir et combattre la nuit. Il est doté de moyens très fiables qui lui permettent de bien communiquer avec ses chefs et ses compagnons de combat. Il fait peur à l’ennemi quand il le voit aussi bien équipé. D’ailleurs, son adversaire sait qu’il est bien entrainé : un soldat qui sait se poster, se protéger, observer, se déplacer et utiliser parfaitement ses armes. D’ailleurs, le commandement militaire a insisté sur l’entrainement individuel des soldats, et chose aussi importante, sur le combat des petites cellules (l’équipe et le groupe), ces deux niveaux constituant la pièce maitresse de tout succès militaire. Ils ont vu juste !

La deuxième priorité est donnée aux moyens de transport légers, surtout les véhicules de combat. Il faut faire face au terrorisme et au crime organisé. Et ils ont choisi que ces véhicules soient bien protégés contre les effets des armes de petit calibre, dotés de kits ou systèmes de protection contre les explosifs et les mines, tout terrain, fiables, et faciles à entretenir, armés et servant de base de feu pour les soldats engagés, conduits ou pilotés par des chauffeurs chevronnés dans la conduite de combat, de jour comme de nuit, même avec feux éteints !! Mais en même temps, il fallait acheter des hélicoptères de tout type, des hélicoptères neufs, équipés de radars d’observation et de conduite de tir de jour comme de nuit, et pouvant intervenir dans les conditions météo les plus difficiles, à terre comme en mer.

La troisième priorité est donnée aux équipements lourds, comme les chars, les avions de chasse, mais ils coûtent très cher. La solution a été la rénovation de certains de ces moyens, l’acquisition du minimum nécessaire de certains autres. En fin de compte, l’Armée opte pour ce qu’on peut appeler la « Smart Defense » ou défense intelligente. De nombreuses économies d’échelle sont réalisées.

Ces aspects ne sont qu’une partie des efforts  à accomplir. Ils n’émergent pas ex nihilo. De nombreuses actions se mènent déjà dans le cadre de la loi de programmation militaire et des différents plans stratégiques des Forces Armées Nationales. La conjugaison des efforts permettra à l’armée burkinabè d’avoir un visage reluisant dans un proche avenir. Est-il possible que ce rêve devienne réalité ou que la réalité devienne rêve ? Rendez-vous en 2031. Dieu voulant !

Jérémie Yisso BATIONO, enseignant-chercheur Ouagadougou

Vols d’engins à deux roues à Bobo : Quatre présumés voleurs aux arrêts

Quatre individus appréhendés pour vols d’engins à deux roues ont été appréhendés par la police. Les malfrats ont été présentés à la presse, ce mercredi  25 août 2021, au  commissariat central de police de Bobo-Dioulasso.

Deux femmes et deux hommes spécialisés dans le vol d’engins à deux roues ont été appréhendés par la police nationale, rapportent nos confrères de Lefaso.net. Ces derniers ont été présentés lors d’un point de presse, au commissariat de Bobo-Dioulasso, ce mercredi. Les malfaiteurs ciblaient les lieux publics ne disposant pas de parking et les parkings aménagés ne pouvant pas recevoir beaucoup d’engins. Pris la main dans le sac, ils avaient en leur possession 12 cyclomoteurs.

A entendre Karim Dao, le commissaire principal du commissariat central de police de Bobo-Dioulasso, le réseau « ciblait  les motos neuves et non encore immatriculées », précise t-il. Une fois dans les lieux renchérit le commissaire, ils utilisaient habituellement des vieilles motos volées comme appât pour soustraire les plus neuves non encore immatriculées. Ensuite, ils enlevaient les doubles des tickets des engins ciblés dans le parking au moment où ils déposaient la vielle moto. Toujours selon le commissaire, les brigands procédaient également au grattage pour que les numéros de séries et des châssis soient conformes et enfin, utilisaient des faux certificats de mise en circulation pour établir de vraies cartes grises. « Une des dames a même pu bénéficier d’une moto volée avec une carte grise authentique établie en son nom », indique t-il.

Grâce à une mission de surveillance effectuée par  les éléments de la brigade de recherches dans les centres de compositions des concours directs, un des voleurs a été pris en flagrant délit de vol d’un cyclomoteur au lycée Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso. Des investigations poussés ont servis à interpeller trois autres complices dont deux femmes. Deux autres complices sont toujours en cavale. Une remise symbolique de quelques engins aux victimes a été effectué par  le commissaire principal de police.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Lutte contre le terrorisme : l’Arabie Saoudite veut aider le Burkina Faso

Le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Ousseni Tamboura, a rencontré, ce mercredi 25 août 2021 à son cabinet, l’ambassadeur d’Arabie Saoudite au Burkina Faso, Fahad A. Aldosari. Les échanges ont porté sur le renforcement des relations entre les deux pays.

Depuis plusieurs années, le Burkina Faso entretient des relations bilatérales avec l’Arabie Saoudite. Fahad A. Alsadori, ambassadeur de l’Arabie Saoudite au Burkina Faso, a été reçu par le ministre de la Communication, Ousseni Tamboura pour assurer cette relation. Pour lui, son pays pourrait être d’une grande aide dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. « L’Arabie Saoudite a de l’expérience. On peut transmettre notre expérience au Burkina Faso », a-t-il laissé entendre.

            L’ambassadeur saoudien Fahad Aldosari et le ministre Ousseni Tamboura pendant l’audience

A en croire Fahad A. Alsadori, l’aide de l’Arabie Saoudite pour le Burkina Faso est indéfectible « On a aidé le Burkina Faso dans plusieurs domaines. Mais on est maintenant de ce côté où on regarde comment on pourrait renforcer notre aide avec l’État burkinabè », a-t-il confié.

Par Latifatou KABORÉ (stagiaire)

Divertissement et gastronomie : La 8e édition des MADIGO prévue le 17 décembre

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La 8e édition des trophées des Meilleurs acteurs de divertissement et de la gastronomie  de Ouagadougou (MADIGO) aura lieu le 17 décembre 2021, à Ouagadougou. L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse animée par le comité d’organisation des MADGIGO, le 25 août 2021, à Ouagadougou.

La 8e édition des Meilleurs  acteurs de divertissement  et de la gastronomie  de Ouagadougou (MADIGO) aura lieu le 17 décembre prochain, à Ouagadougou. Pour cette édition, 11 prix seront en compétition pour cette année des MADIGO : le meilleur night-club, le meilleur bar climatisé, le meilleur maquis, le meilleur restaurant, le meilleur hôtel, le meilleur espace spécialisé, la meilleure hôtesse, le meilleur manager, le meilleur disc-jockey et le meilleur évènement de divertissement.

Le jury des MADIGO a mis en place plusieurs critères pour départager les concurrents. Pour la catégorie meilleur espace, il fautavoir au moins huit mois d’existence, être géographiquement accessible, avoir une capacité d’accueil d’au moins 150 places, être salubre et être visible sur les médias et réseaux sociaux. Quant aux critères à remplir pour la première catégorie des prix individuels (disc joker et manager), il faut être en exercice au moins trois mois avant les présélections, promouvoir la musique et les concepts burkinabè, résider au Burkina Faso. Pour ce qui concerne les producteurs (individus et structure), il faut être reconnu par la structure légale au Burkina Faso.

Le comité d’organisation présidé par Serge Ekra Delafaurce, commissaire général  de MADIGO, prévoit des innovations cette année. La grande innovation, selon lui, se matérialisera par un don de matériel à l’orphelinat Den Kanou de Bobo-Dioulasso. « Nous sommes en train de travailler pour trouver un mécanisme afin que les lauréats de cette année ainsi que ceux de l’année dernière   puissent nous soutenir  à faire un don à l’orphelinat Den Kanoude de Bobo Dioulasso. Ces  dons vont s’opérer deux jours après la remise des trophées », a-t-il fait savoir. Il ne s’agit pas d’une demande de sponsoring, a précisé Serge Ekra. « Je ne demande pas de sponsoring car les lauréats seront ceux du sponsor et non du mien. Donc j’ai peur que le sponsor m’impose des  choses qui vont aller contre  mes principes. Je cherche à créer quelque chose qui va marquer le Burkina Faso même si ne  sera plus là», a-t-il justifié.

En rappel, le but des MADIGO s’inscrit plus dans le besoin de reconnaitre le travail abattu au quotidien par les promoteurs d’espace, susciter  la saine concurrence  entre les acteurs du domaine, créer des cadres d’échanges, de promotion et relationnels entre les acteurs et mécènes et inviter les promoteurs d’espaces de divertissement à communiquer davantage sur les médias traditionnels.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Retrait des militaires tchadiens : « Nous devrons apprendre à compter sur nos propres forces », Abraham Badolo de l’ADP

L’Alliance pour la défense de la patrie (ADP) a donné sa lecture de la situation sécuritaire que vit le pays et s’est prononcée sur la fermeture des frontières. C’était au cours d’une conférence de presse, ce mercredi 25 août 2021 à Ouagadougou.

Estimant que le combat contre l’hydre terroriste a atteint un seuil d’inquiétude totale, l’Alliance pour la défense de la patrie (ADP) a  appelé à l’union des Burkinabè.  Cette union, loin d’être une prime à la mauvaise gouvernance,  devrait être, selon les membres de l’ADP, un cadre où règne l’oubli où chacun apportera sa contribution dans la lutte contre le terrorisme. « Il faut que nous nous sensibilisions d’abord. Egalement, il faut  que  nous encouragions nos FDS. Il faut que nous arrêtions de les décourager », a proposé le président de l’ADP, Abraham Badolo. Pour lui, le véritable problème dans cette lutte est le manque de communication au niveau du gouvernement. Sur ce point, Abraham Badolo dénonce l’inefficacité de Thierry Hot. «  Le chargé de communication du président du Faso, Thierry Hot, ne fait pas son travail. On a l’impression qu’à chaque fois, c’est nous qui perdons des hommes. Pourtant, nos hommes aussi abattent un gros boulot et il faut également le faire savoir à la population », préconise-t-il.

           Abraham Badolo (d), président de l’ADP, souhaite la réouverture des frontières terrestres

 Concernant le retrait des 600 soldats tchadiens de la zone des trois frontières, l’organisation appelle à la vigilance des forces de sécurité au niveau desdites frontières. « Nous devrons apprendre également à compter sur nos propres forces. Nous avons l’impression qu’il faut tout le temps faire appel aux différents pays de la sous-région.  Quand vous regardez un peu les  pays de la sous-région, chacun se  défend, chacun ne pense qu’à son pays. Ce ne sont pas eux qui viendront nous aider. Nous aussi, nous devons nous réorganiser pour quand même faire face », propose Abraham Badolo. Pour ce qui est des révélations de Amnesty international sur l’origine des armes utilisées par les terroristes, l’ADP dit attendre les réaction des pays africains.

 Pour ce qui est de la réouverture des frontières, la mesure de fermeture des frontières dans un contexte marqué par la COVID 19 a atteint ses limites.  L’alliance estime qu’il  sied au président du Faso, en sa qualité de président actuel de la Conférence des chefs d’États et de gouvernement de l’UEMOA, de mener un plaidoyer auprès de ses pairs pour la réouverture des frontières terrestres. « Il s’avère nécessaire en concertation avec vos pairs des pays voisins d’ouvrir les frontières terrestres sur présentation d’un résultat négatif au test de Covid-19 comme c’est le cas depuis plusieurs mois avec les voyageurs empruntant l’avion », s’est-il lâché. L’organisation a notifié être convaincue que la réouverture des frontières terrestres contribuera à la relance de l’économie du pays très fragilisée par l’avènement du covid-19.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www. Burkinanews.info)

Coopération Burkina-Tunisie : Le diplomate Mohamed Kahloum fait ses adieux au président du Faso

L’ambassadeur extraordinaire de la République de Tunisie au  Burkina Faso en fin de mission a été reçu en audience par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Mohamed Kahloum est venu lui faire ses adieux ce mardi 24 août 2021, à Ouagadougou.

Après 4 ans passés comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Tunisie au Burkina Faso, Mohamed Kahloum est aujourd’hui en fin de mission au pays des hommes intègres.  Pour l’ambassadeur,  sa mission était d’ouvrir l’ambassade de son pays à Ouagadougou, chose qui a été effectuée, selon lui, avec une grande satisfaction. Sa mission, a-t-il dit, a permis l’enracinement des relations entre la Tunisie et le Burkina Faso qui avec à la base plusieurs échanges bilatéraux entre les deux pays.« Et depuis, on a réalisé beaucoup de choses sur le plan bilatéral, soit sur le plan économique et commercial, soit sur le plan d’enseignement supérieur ou de formation professionnelle », a-t-il fait savoir.

Mohamed Kahloum faisant ses adieux au président Roch Marc Kaboré

L’ancien ambassadeur a indiqué qu’il y a une évolution positive des relations  entre les deux Etats  notamment avec ces visites des plus hautes autorités des deux pays. « On a enregistré en 2017, la visite du chef du gouvernement tunisien qui a inauguré l’ambassade avec son homologue burkinabè. On a réussi en octobre 2017, la visite officielle du Premier ministre burkinabè à Tunis » ,a-t-il ajouté.

Le désormais ancien ambassadeur de Tunisie au Burkina s’adressant à la presse à l’issue de l’audience

Pour le diplomate tunisien, le Burkina reste une destination privilégiée pour des projets. « On remarque un dynamisme de relations sur le secteur privé. On a aussi remarqué que les Tunisiens en général et les opérateurs économiques en particulier ont préféré le Burkina Faso comme destination privilégiée pour faire des projets avec leurs homologues burkinabè surtout dans le domaine des infrastructures et constructions routières », a-t-il révélé.

Mohamed Kahloum a souhaité que les liens de coopération se renforcent davantage entre les deux Nations surtout avec la tenue prochaine de la session du comité mixte. La première session de ce comité s’était déjà tenue en Tunisie et la prochaine se tiendra au Burkina Faso.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

MENAPLN : Les affectations pour nécessité de service suspendues

Dans un courrier dont nous avons eu copie, le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales (MENAPLN) a annoncé « la suspension des affectations pour nécessités de service de région à région au titre de l’année 2021 des agents ».

Voici le document ci-dessous

SUSPENSION DES AFFECTATIONS

Cela, jusqu’à nouvel ordre excepté les cas de force majeure, notamment les fermetures de structures éducatives, les cas de décès ou de blessures de conjoint (es) du fait des attaques terroristes. Professeur Stabislas Ouaro a pris cette décision en raison des assises nationales qui se profilent à l’horizon.

Par Wendkuni Anselme Sawadogo (www.burkinanews.info)

Procès de l’insurrection populaire : « Le dossier est en état d’être jugé, il reste à fixer la date», procureur général près la cour de cassation, Dama Ouali

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Le président de la Haute cour de justice, Khalil Bara, a reçu en audience  le ministre de la Réconciliation nationale ce lundi 23 août 2021 à Ouagadougou. Une rencontre au cours de laquelle les échanges ont porté sur l’état d’avancement d’un certain nombre de dossiers dont celui du procès du dernier gouvernement de Blaise Compaoré.

Le ministre Zephirin Diabré dans sa lutte pour réconcilier les Burkinabè donne une place importante à la justice. Conscient que la réconciliation ne sera effective qu’avec le concours de celle-ci,  il a voulu rencontrer les responsables de la Haute cour de justice pour s’enquérir de l’état d’avancement d’un certain nombre de dossiers. Reçu donc par le président de la Haute cour de justice ce lundi 23 août 2021, les échanges ont plus porté sur le dossier du procès du dernier gouvernement du président Blaise Compaoré.   « En 2014, ce dossier a été transféré à la Haute cour.  Pour des raisons diverses,  mais aussi de cohérence juridique,  les choses ont pris du retard.  Je suis donc venu m’enquérir de l’état d’avancement de ce dossier qui, de notre point de vue, doit être traité par la Justice afin que les responsabilités soient situées», a affirmé le ministre à sa sortie.  Pour lui,  les accusés et les parents des victimes du soulèvement populaire de 2014 attendent impatiemment le jugement du dossier. « Les personnes accusées étaient venues me voir pour faire état un peu de leurs soucis et que le dossier soit vidé. Parce que tant qu’il n’est pas vidé, ces personnes sont soumises à des entraves diverses qui les empêchent de vaquer à leurs occupations», a-t-il confié.

Pour le procureur général près la cour de cassation,  Dama Ouali, le dossier est fin prêt.  « Il est en état d’être jugé. Il n’y a plus d’acte judiciaire à poser.  Il est en état et il reste à se préparer et fixer la date», a-t-il laissé entendre. Le ministre en charge de la réconciliation à l’issue de l’audience estime que la voie est ouverte pour aller enfin vers le forum national de la réconciliation. «Dans quelques jours, la date du forum national de la réconciliation sera fixée. Le président du Faso, le Premier ministre et le gouvernement suivent la question de très près, nous savons que les Burkinabè sont impatients de voir ce forum se tenir», a-t-il dit.  A l’en croire,  les acteurs viennent de finir les concertations communales qui sont une des dernières grandes étapes qui conduisent au forum. Zéphirin Diabré a également promis de soutenir la Haute cour de justice dont les grandes difficultés sont  d’ordre logistique et financier selon le président Khalil Bara.

Pour rappel,  le dossier Thomas Sankara sera jugé à partir du 11 octobre prochain. Le président Blaise Compaoré sera également sur le banc des accusés avec 12 autres dont le général Gilbert Diendéré pour atteinte à la sûreté de l’Etat, complicité d’assassinats et complicité de recel de cadavres. Un procès délocalisé à la salle des banquets de Ouaga 2000 et ouvert au public.

Par Théophile Oliélé BAYALA et Latifatou KABORE, stagiaire (www.burkinanews.info)

Sécurité intérieure : Dotation en équipements de la police et la gendarmerie

Les forces de sécurité intérieure (police, gendarmerie) ont reçu un lot de  matériels des mains du ministre de la Sécurité, Maxime Lomboza Koné, le lundi 23 août 2021, à Ouagadougou. Ce lot de matériels devrait permettre aux hommes de sécurité d’être plus opérationnels sur le terrain.

                                   Un aperçu du matériel remis à la police et à la gendarmerie

Dans l’optique de permettre aux forces de sécurité intérieure d’être plus opérationnels sur le terrain, le ministre de la Sécurité, Maxime Koné, leur a offert un lot de matériels. Ce lot est composé, entre autres, de kits solaires, de drones, de lunettes de vision nocturne, d’ordinateurs portables et de bureaux, et de téléphones portables. D’une valeur de vingt-sept millions trois cents mille (27 300 000) francs, ce don provient du ministère en charge de l’Energie et de l’Ambassade de France au Burkina Faso. Pour le ministre Maxime Koné, cet acte est le symbole d’une nouvelle dynamique qu’il entend insuffler. « Désormais, nous n’allons plus trainer avec du matériel destiné à des unités opérationnelles sur le terrain. Nous allons aussi nous donner les moyens de vérifier que le matériel remis est allé là où il est destiné », a-t-il rassuré. Il reste aux bénéficiaires d’en faire bon usage.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info )

Municipales de 2022 : « Il revient au gouvernement et aux acteurs politiques de s’accorder sur le contenu du processus», Elysé Ouédraogo, président de la CENI

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Le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Ousseni Tamboura, a reçu en audience le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Elysé Ouédraogo, ce lundi 23 août 2021.  Il était question pour les deux parties de partager leurs vues sur la manière de conduire la communication au sein de l’institution chargée d’organiser les élections.

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Elysé Ouédraogo, poursuit sa tournée dans les ministères et institutions. C’est dans ce cadre qu’il a rendu visite au ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Ousseni Tamboura, ce lundi 23 août 2021. Avec le ministre, il était question de discuter de stratégie en vue d’une communication plus réussie au sein de l’institution chargée d’organiser les élections. C’est du reste ce qu’a confié Elysé Ouédraogo au sortir de l’audience. « Il est important que nous discutions avec un certain nombre de ministères techniques pour essayer  d’échanger sur certains aspects avec lesquels on pourrait être amené à travailler en semble », a-t-il confié.

Conscient de l’importance de la communication au sein d’une institution comme la CENI, Elysé Ouédraogo compte bien s’appuyer sur le dynamisme du ministère en charge de la Communication. « La communication est un élément important dans le succès des processus électoraux. C’est le ministère en charge de la Communication qui travaille avec l’ensemble des médias. Il était important qu’on échange avec lui pour partager nos vues sur la manière de conduire la communication à notre sein », a-t-il justifié.

En ligne de mire de toutes ces tournées, l’organisation des élections municipales de 2022. Concernant cette échéance, le président de la CENI a confié que son équipe s’organise pour relever le défi. « Nous y travaillons. Nous essayons de nous organiser pour faire face à cette échéance. Evidemment, il revient au gouvernement et  aux acteurs politiques de s’accorder sur ces échéances et sur le contenu du processus. Il y a des étapes importantes à réaliser tout de suite ou plus tard. Pour le moment, nous nous organisons sur le plan technique pour voir comment on avance », a-t-il rassuré.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

CENI : Elisée Ouédraogo sollicite l’accompagnement de Roch Marc Kaboré

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Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Elisée Ouédraogo, s’est entretenu  avec le président du Faso, Roch Marc Kaboré, ce vendredi 20 août 2021. Une « visite de courtoisie », selon le nouveau président de la CENI qui vise à solliciter l’accompagnement du locataire du palais de Kosyam.

Elisée Ouédraogo, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), et son équipe ont été reçus en audience, ce vendredi 20 août, par le président du Faso. Une visite dont l’objectif était de demander l’accompagnement de Roch Marc Kaboré. « Nous  avons sollicité que le président du Faso soit attentif, pendant tout notre mandat, à nos préoccupations en tant qu’institution », a indiqué Elisée Ouédraogo.

La CENI, a laissé entendre son nouveau président, est une autorité administrative indépendante qui a besoin de moyens comme un cadre légal et un budget afin de mener à bien ses missions. « C’est l’Etat central qui nous fournit ces moyens pour que nous puissions remplir les missions qui sont les nôtres. C’est pourquoi nous avons sollicité qu’il puisse nous accompagner, nous soutenir pendant tout notre mandat », a-t-il justifié.

Au nombre des missions de la CENI figure en bonne place l’organisation des élections municipales de mai 2022. Elisée Ouédraogo a indiqué que son institution est bien consciente de ce défi. « Le défi le plus immédiat pour nous, c’est de nous préparer, adapter notre dispositif institutionnel pour être le plus efficace possible pour prendre en charge cette échéance », a-t-il reconnu. En rappel, Elisée Ouédraogo a pris officiellement la tête de la CENI le 2 août 2021 en remplacement de Newton Ahmed Barry.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Insertion socioprofessionnelle : La Chine offre des kits d’installation à une cinquantaine de jeunes diplômés

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Le ministre de la Jeunesse, de la Promotion de l’entrepreneuriat et de l’Emploi, Salifo Tiemtoré, a présidé ce vendredi 20 août, en fin de matinée une cérémonie de remise de kits à une cinquantaine de jeunes diplômés des centres de formation professionnelle, sur financement de l’Ambassade de la République populaire de Chine au Burkina Faso.

                          Echanges de parapheurs entre l’ambassadeur Li Jian et le ministre Salifo Tiemtoré

Ces kits, d’une valeur totale d’environ 25 millions se composent de matériels indispensables pour ouvrir une microentreprise dans les domaines de la boulangerie-pâtisserie, de l’électricité bâtiment, de la coupe-couture, de la coiffure féminine, de la menuiserie bois et de la construction métallique.

                                  L’ambassadeur Li Jian remettant un kit d’installation à un bénéficiaire

Pour SEM Li Jian, Ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso, ces matériels devront permettre aux bénéficiaires, « par leur travail de dynamiser le secteur économique du Burkina Faso, d’enseigner les savoirs qu’ils ont reçus à d’autres personnes et ainsi contribuer conséquemment à la réduction du taux de chômage au Burkina Faso ».

La formation professionnelle était et constituera une priorité de la coopération sino-burkinabè car elle est la façon la plus efficace de promouvoir l’emploi des jeunes dans la ville, d’optimiser la structure de l’économie, et de renforcer les capacités d’auto-développement, a ajouté l’Ambassadeur.

Le ministre Salifo Tiemtoré a salué le diplomate chinois pour son engagement en faveur de l’amélioration de la qualité de la formation professionnelle et l’insertion des jeunes sortants. Il a rappelé l’importance stratégique de l’enseignement technique et de la formation professionnelle pour répondre à la problématique du chômage et du sous-emploi des jeunes.

« La vision du gouvernement en matière d’emploi est de faire de l’auto-emploi le moteur de la création d’emplois et donc du développement », a expliqué Salifo Tiemtoré.

DCPM/MJPEE

Prise de décisions au Burkina: L’Association monde rural milite pour l’inclusion des femmes

Le lancement officiel du projet «Valorisation des opinions des femmes leaders marginalisées  à travers l’expression écrite et numérique pour un  gouvernement ouvert » a eu lieu, ce jeudi 19 août 2021 à Ouagadougou.  Initiative  de l’Association monde rural (AMR), ce projet se veut un cadre d’identification et d’expression  des femmes leaders dans la prise des décisions au Burkina Faso.

L’Association monde rural (AMR), une organisation de la société civile burkinabè, vient de lancer un nouveau projet dénommé « Valorisation  des opinions des femmes leaders marginalisées à travers l’expression écrite et numérique pour un gouvernement ouvert». Un projet qui a pour objectif, selon les membres,  de susciter l’action et la prise de décision des femmes et jeunes filles leaders marginalisées dans les communes urbaines et rurales de la province du Kadiogo pour leur développement socio-économique et politique dans un gouvernement ouvert.  Plus spécifiquement,  le projet veut faciliter l’émergence de certaines positions communes pour la défense des droits de la femme dans un gouvernement ouvert, encourager l’utilisation d’outils numériques par les femmes marginalisées pour interagir avec le public et enfin réaliser et diffuser des mini-sketchs filmés et sensibilisateur sur diverses thématiques sur les réseaux sociaux, en vue de renforcer la prise de décision des femmes au Burkina Faso. Pour le président du comité d’administration de l’Association monde rural (AMR), Célestin Samandoulgou,  ces objectifs ne seront atteints que grâce à la mise en œuvre diligente de plusieurs actions. « L’identification et la publication de certaines positions communes pour la défense des droits des femmes dans un gouvernement ouvert ; le dialogue avec le public en utilisant des outils numériques  et la réalisation et surtout la diffusion des mini-sketches », a-t-il décliné.

Les principales bénéficiaires de ce projet sont les jeunes filles et femmes vulnérables mais engagées et aussi des femmes et jeunes filles journalistes.  « Dans cette optique,  l’Association monde rural s’engage à travers des initiatives ciblées à apporter son expérience et expertise pour défendre la participation citoyenne des femmes et des jeunes filles au développement et leur meilleure inclusion dans les prises de décisions au Burkina Faso,  en vue de promouvoir les principes et valeurs de gouvernement ouvert », a -t-il ajouté.  Pour la coordinatrice provinciale de l’Association monde rural, Nadège Kabré,  les critères de sélection sont, entre autres, l’esprit de leadership et le caractère marginalisé que présenteront les femmes.  «A travers leur participation, les collectivités territoriales  vont nous accompagner dans l’identification des femmes leaders au sein de leur communauté et également dans le processus d’accompagnement de prise de rôle des femmes au sein desdites communautés», a-t-elle souligné.

Ce projet initié par l’Association monde rural a vu le jour grâce à l’accompagnement  des partenaires techniques et financiers, notamment Expertise France qui a décaissé 6 559 040 F CFA pour son financement. Un projet qui va couvrir toute la province du Kadiogo sur une durée de 6 mois.

 Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Développement industriel : Des entrepreneurs burkinabè et tunisiens partagent leurs expériences  

La Compagnie de construction, d’équipements industriels et de management (CCEIM) a organisé un forum les 18  et 19  août 2021 à Ouagadougou. Une rencontre entre entrepreneurs burkinabè et tunisiens qui a pour objectif de faciliter le brassage de connaissances industrielles entre les deux pays.

La Compagnie de construction, d’équipements industriels et de management (CCEIM) est une entreprise burkinabè qui œuvre dans le développement industriel et dans l’accompagnement pour l’entretien et acquisition des machines industrielles. Afin de trouver des solutions aux difficultés techniques que rencontrent  les acteurs de l’industrie burkinabè, faciliter les relations entre le Burkina Faso et la Tunisie et permettre aux entrepreneurs tunisiens de pouvoir investir au Burkina Faso,  les premiers responsables de ladite compagnie ont organisé un forum réunissant des industriels burkinabè et tunisiens pour des travaux. Ainsi, les participants ont échangé durant 48 heures sur les questions liées au développement industriel. Pour le directeur exécutif de CCEIM Josias Boblawendé Sawadogo, la Tunisie qui est déjà très  en avance en industrie,  va faire un brassage avec le Burkina Faso afin de permettre aux acteurs de l’industrie de développer leurs connaissances.« Côté commercial,  vue que la Tunisie est déjà très en avance,  elle nous propose des produits de qualité européenne, avec un prix assez réduit. Donc, c’est l’occasion pour nous de pouvoir développer nos relations sud-sud et permettre aux deux pays et surtout à l’Afrique de se développer», a-t-il ajouté.

Pour le directeur de cabinet du ministre de l’Industrie,  du commerce et de l’artisanat, Augustin Bambara, ce forum va permettre également aux jeunes entrepreneurs  burkinabè d’investir aussi en Tunisie, surtout ceux qui ont fait leurs études à Tunis et qui y vivent. « En tant que ministre en charge du secteur privé, il était de notre devoir de les accompagner parce que c’est aussi notre but.  L’objectif c’est de permettre au secteur privé de renforcer la coopération Sud -Sud,  s’agissant de la Tunisie et du Burkina Faso», a -t-il confié.

Des panels,  des expositions de produits industriels tunisiens et surtout des partages d’expériences ont donc ponctué les 48 heures de travaux. Satisfaits des résultats obtenus à l’issue, les acteurs se sont donné rendez-vous en 2022 pour une autre édition afin de perpétuer le brassage.

 Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Ministère du commerce : L’ONACOM-B dénonce une gestion chaotique et catastrophique

L’Organisation nationale des commerçants du Burkina Faso (ONACOM-B) s’insurge contre son ministre de tutelle. Lors de la conférence de presse cet après-midi, elle dénonce une gestion « chaotique et catastrophique » du ministre Harouna Kaboré ainsi que le laxisme de certains partenaires commerciaux asiatiques non membres de la CEDEAO, interdit à la vente en détail qui s’adonnent à d’autres pratiques de vente pendant qu’on demande aux autres de respecter la réglementation du commerce.

Pour ces membres de l’organisation, « le ministre du commerce n’est pas là pour le bien-être du commerce burkinabè mais plutôt pour les intérêts de certains individus ciblés ». L’organisation appelle les contrevenants à se plier à la règle.

Par Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Élie Tarpaga président de la CDAIP : « C’est la présence de l’armée française et de ses alliés américains qui est la source principale du terrorisme »

La Coordination des comités de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP) était face à la presse ce mardi 17 août 2021 à Ouagadougou.  L’occasion pour elle de se prononcer sur la situation nationale,  le processus de réconciliation et la présence des bases françaises au Burkina Faso.

Après les élections couplées de novembre 2020, pour lesquelles, elle avait appelé le peuple à observer un boycott massif et actif, la Coordination des comités de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP) s’est fait à nouveau entendre ce mardi 17 août 2021. Cette fois-ci, elle a réaffirmé sa position face à l’accélération et l’approfondissement de la crise multidimensionnelle que connaît le Burkina Faso et appelle à un sursaut patriotique et révolutionnaire du peuple.

Pour la CDAIP, l’insécurité que connaît le Burkina Faso est un instrument de l’impérialisme, principalement français,  et des forces politiques qui ont géré et qui gèrent toujours l’appareil d’Etat. Au cours cette sortie médiatique, elle a taclé la France et  son ambassadeur au Burkina Faso. Selon la CDAIP, Luc Hallade a méprisé,  une fois de plus,  les milliers de morts,  les blessés et la détresse des déplacés du fait des attaques terroristes. « Monsieur l’ambassadeur,  la majorité de notre peuple veut et exigera le départ de votre armée ainsi que celle de vos alliés américains de notre pays,  car elle a compris que la présence de celle-ci n’a pas vocation à lutter contre un quelconque terrorisme. Bien au contraire, c’est leur présence qui est la source principale du terrorisme », a lancé le président de la CDAIP, Élie Tarpaga.

Pour lui,  ce ne sont que les militaires français et les terroristes qui se trouvent aujourd’hui sur les territoires à haut risque. « Comment peut-on comprendre que des centaines de personnes armées,  à moto, arpentent les pistes en plein Sahel pour massacrer des dizaines de personnes et emporter des biens y compris des troupeaux alors que vous vantez la sophistication de vos matériels d’observation », s’est-il interrogé.

Du jugement du dossier de l’insurrection populaire

Pour lui,  partout où est présente l’armée française,  c’est pour assurer la sécurité du pillage des ressources et richesses. « Alors,  que vos armées partent !  Notre peuple se donnera les moyens de se défendre,  comme il le fait déjà avec ses vaillantes personnes qui s’organisent en groupe d’auto-défense pour défendre leurs villages », a-t-il ajouté.   Pour lui,  l’insécurité généralisée dans notre pays tire ses fondements de la faillite de la gestion politique néocoloniale par l’ensemble des forces politiques pro-impérialistes dont l’objectif est la défense des multinationales et de ceux des dirigeants du pays depuis les indépendances.

Ce mode de gestion  selon le président produit la misère,  la dépravation des mœurs et les injustices territoriales. « Face à cette crise multidimensionnelle, les forces politiques bourgeoises et leurs maîtres impérialistes, principalement l’impérialisme français,  nous entonnent le refrain de la réconciliation nationale. L’on se demande,  comment l’on peut être la cause et la solution d’un problème», a-t-il poursuivi.  Pour lui,  cette réconciliation est manifestement un deal sur le dos du peuple pour faire passer en pertes et profits tous les crimes économiques et de sang dont se sont rendu coupables bien de leaders politiques « Ceux qui doivent répondre devant la justice pour leurs responsabilités dans les dizaines de morts suite à l’insurrection d’octobre 2014 espèrent,  à travers cette mascarade de réconciliation,  échapper à la justice », a -t-il déduit.

La CDAIP exige donc le jugement du dossier de l’insurrection populaire et de l’indemnisation adéquate des victimes du putsch de 2015. Elle appelle également les populations de la ville de Ouagadougou et environs à solidariser et construire l’unité autour des plateformes citoyennes de lutte pour défendre et approfondir les acquis et espoirs nés de l’insurrection d’octobre 2014 et de la résistance victorieuse de septembre 2015. « Nous invitons les populations à exiger que les VDP et les populations des zones durement éprouvées par les attaques terroristes soient conséquemment armés pour prendre en charge leur sécurité, à développer la solidarité agissante avec les personnes déplacées internes et les populations éprouvées par l’insécurité», a lancé Élie Tarpaga tout en réaffirmant leur volonté de voir partir les militaires étrangers notamment les français et les américains.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Election en Zambie : L’opposant Hakainde Hichilema élu président

L’opposant Zambien Hakainde Hichilema, 59 ans, a remporté largement l’élection  présidentielle face  au président sortant  Edgar Lungu, a annoncé la commission électorale tôt ce lundi.

L’homme d’affaires autodidacte Hakainde Hichilema  surnommé « HH » a remporté un total de 2.801.757 suffrages contre 1.814.201 suffrages pour Edgar Lungu. Une victoire écrasante qui met fin à cette course serrée depuis des semaines. Sur les 156 circonscriptions du pays d’Afrique australe, une seule n’a pas été  officiellement dépouillée. Mais la commission  a rassuré que cela ne pourrait plus influencer les résultats.

Source : TV5 Monde

Province du Soum : Une dizaine de terroristes mis hors d’état de nuire

Selon l’Agence d’information du Burkina (AIB), l’armée burkinabè a neutralisé ce dimanche 15 août 2021 une dizaine de terroristes dans le soum. Ces ennemis neutralisés, leurs  armements et une quinzaine de motos ont été détruits durant l’opération aérienne.

Burkinanews.info

Flambée des produits de grande consommation : le CFOP met en garde le gouvernement

Le ministre en charge du Commerce, Harouna Kaboré, a partagé avec le chef de file de l’opposition politique, Eddie Komboïgo, et l’ensemble des partis de l’opposition, des informations sur l’enchérissement des produits de grande consommation, ce vendredi 13 août 2021. Le CFOP a saisi l’occasion pour inviter le ministre à  prendre des dispositions nécessaires afin que les prix reviennent à un niveau acceptable dans un bref délai.

                            Eddie Komboïgo a appelé à trouver une solution contre la flambée des prix

Donner des informations sur l’enchérissement des produits de grande consommation. Voilà le but de la visite du ministre en charge du Commerce, Harouna Kaboré, au siège du Chef de file de l’opposition politique, ce vendredi 13 août 2021. Face aux partis politiques de l’opposition, le ministre a donné les raisons de la flambée des produits de grande consommation. Il a notamment évoqué des raisons exogènes liées à l’importation des produits de première nécessité.  Avec la COVID 19 et son corollaire de contingence de transport, a-t-il expliqué, les prix ont augmenté.

Cependant, a rassuré Harouna Kaboré, le gouvernement envisage des mesures conjoncturelles à l’effet de contenir cette augmentation des prix. Aussi, le ministre a décliné l’ensemble des actions structurelles qui sont menées pour sortir le Burkina Faso de la dépendance de l’importation de certains produits de grande consommation. Pour lui, ce phénomène, qui est aussi sous-régional, mérite que la CEDEAO et l’UEMO s’y penche au plus tôt.

      Agents du MICA, membres du CFOP et journalistes lors de la rencontre entre Harouna Kaboré et Eddie Komboïgo

Du côté du CFOP, les partis politiques ne semblent pas être convaincus des mesures annoncées par le ministre en charge du Commerce pour diminuer les prix des produits. « Nous n’avons pas vu des propositions concrètes du gouvernement tendant à améliorer les prix à court et moyen terme », a regretté le chef de file de l’opposition, Eddie Komboïgo. C’est pourquoi, il a appelé le gouvernement à prendre des mesures concrètes afin que dans trois mois les prix des produits baissent. « Si tel n’est pas le cas, ce n’est pas la peine d’en vouloir à l’opposition ou à la société civile qui pensent que si la situation pourrit, on finira par dire au gouvernement de partir », a-t-il prévenu.

Outre les actions conjoncturelles, le CFOP invite le gouvernement à renforcer les mesures structurelles. Car il est clair que pour le CFOP, « il manque à ce gouvernement cette vision à travailler à augmenter la production ». Pour Eddie Komboïgo, si les paysans ont diminué leurs surfaces de production, c’est parce que les prix des intrants ont flambé. « Le prix de l’engrais est passé de 200 000F à 400 000 F CFA », a-t-il déploré. Autant de raisons qui, selon le CFOP, expliquent la flambée des prix de certains produits de grande consommation.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.com)

Arrestation de Pascal Zaïda : « Ce qu’on leur demande, c’est d’aller faire reculer les bandits au niveau des frontières », Eddie Komboïgo

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En marge de la rencontre qu’il a eu avec le ministre en charge du commerce sur la flambée des produits de grande consommation, le chef de file de l’opposition, Eddie Komboïgo, s’est prononcé sur l’affaire Pascal Zaïda, du nom du leader d’OSC interpellé un peu plus tôt dans la matinée. Pour l’opposant burkinabè, chacun est libre d’opiner sur la situation nationale.

                                           Eddie Komboïgo s’est insurgé contre l’arrestation de Pascal Zaïda

« Le Burkina Faso a une Constitution. Les libertés d’opinion sont données à chacun par notre Constitution. Opiner ne veut pas dire appeler à une insurrection. D’ailleurs, eux-mêmes sont venus par une insurrection. Qu’on laisse les gens s’exprimer librement. Cela fait la deuxième fois en une semaine que l’on entend que des activistes, des compatriotes qui ont opiné sur la situation nationale ont été interpellés. Le Burkina est un pays de droit. Il y a des procédures. On est allé le cueillir (Pascal Zaïda, ndlr) devant sa cour sans une convocation. Qui leur a donné ce droit ? Si vous voulez interpeller un compatriote, vous devez suivre le droit. Ne faites pas comme vous êtes en train de le faire. On interpelle n’importe où, on envoie la BAC devant une maison… Ce qu’on leur demande, c’est d’aller faire reculer les bandits au niveau des frontières, mais pas de venir arrêter ceux qui opinent sur la sécurité et la cherté de la vie »

Propos recueillis par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Province du Kadiogo : Bala Sakandé au chevet des personnes vulnérables

Le député Alassane Bala Sakandé a fait don de 200 tonnes de vivres aux personnes vulnérables des 18 communes et arrondissements de la province du Kadiogo, ce jeudi 12 août 2021, à Ouagadougou. Ce don à pour objectif de soulager ces personnes vulnérables.

Voler au secours des personnes vulnérables, c’est ce qu’a fait le député Alassane Bala Sakandé a en faisant don de vivres aux personnes vulnérables de la province du Kadiogo. Ce sont au total 200 tonnes de maïs qu’il a remis à ces personnes par le biais du maire de la commune de Ouagadougou. Ce don sera reparti aux 18 communes et arrondissements  que compte la province du Kadiogo afin de mieux toucher ces personnes vulnérables.

                                                        Le député Bala Sakandé offre 200 tonnes de maïs

Pour le donateur, député du Kadiogo Bala Sakandé,  c’est de tout cœur que  « ce geste   si modeste »  a été fait pour améliorer les conditions de vie des familles vulnérables en cette période de soudure.  Il a tenu à rassurer que ce don n’a aucune visée politique. «  Le geste est symbolique. Il n’est pas un geste politique même si je suis un homme politique. Parce que si c’était  un geste politique,  je me contenterai de réunir  uniquement les responsables de mon parti  et le faire.  Et, c’est pour cela que nous avons fait venir les maires parce qu’ils sont des représentants des élus locaux issus de  l’Opposition et de la Majorité », a-t-il précisé.

Il a souhaité que ces vivres puissent atteindre les personnes vulnérables dans une transparence absolue, sans marchandage politique. « Nous  demandons au maire de la ville de Ouagadougou, au haut commissaire  du Kadiogo et au président du Conseil régional de faire en sorte qu’avec les maires des arrondissements et des communes les vivres puisent aller vers les populations vulnérables, vers ces personnes d’un certain âge qui aujourd’hui ont des difficultés pour se nourrir. Vivement que ces vivres ne fassent pas l’objet de négociation ou de marchandage politique », a-t-il souhaité.

    Armand Béouindé à appeler d’autres bonnes volonté à agir emboiter les pas de Bala Sakandé

Le maire de Ouagadougou, Armand Béouindé, représentant des bénéficiaires, a salué  ce geste. Selon lui, cet acte  posé au profit des personnes vulnérables en vaut la chandelle. «  Le vieux qui rentre dans sa maison, qui tourne, qui ne voit rien et qui sort un peu désespéré, cette  fois-ci a trouvé Bala Sankandé. Cela a l’air de rien, mais nous sommes dans une période où les familles vulnérables, avec ce lot de déplacés internes qui ont envahi toutes nos villes sont  très sensibles à un don  aussi si modeste soit-il », a-t-il fait savoir. Le représentant a rassuré que tout sera mis en œuvre pour que ces vivres puissent atteindre leurs objectifs. « Dites vous que ces vivres vont atteindre ces personnes », a-t-il rassuré. Il a  saisi l’opportunité pour appeler toutes les bonnes volontés  à emboiter le pas au député Bala Sakandé pour mieux soutenir les familles vulnérables.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Litige foncier à Komsilga : Le maire s’explique !

Le maire de Komsilga, Issouf Nikiéma, s’est prononcé ce mercredi 11 août 2021 sur l’affaire du déguerpissement des 71 ménages. L’occasion pour lui de révéler un pan de cette affaire.

Le feuilleton du litige foncier à Komsilga ne cesse de connaître des révélations depuis le 7 août dernier. Ce jour, c’est un autre pan de cette affaire que le maire de Komsilga, Issouf Nikiéma, a révélé. Selon lui, « tout est parti d’un projet de lotissement d’une trame d’accueil entrepris en 2009 par la SONATUR à la demande du ministère de la Santé et ce, dans le cadre de la construction du CHU de Tengandogo ».

Par la suite, a-t-il poursuivi, le morcellement et le bornage de la zone réservée à la trame d’accueil ont occasionné l’attribution de terrains à usage d’habitation  à environ 3998 personnes. A la surprise générale, après cette opération, toujours selon le maire de Komsilga, le sieur Hamidou Tamboura, qui était détenteur d’un arrêté d’attribution du 31 décembre 2007 portant sur une superficie d’environ 20 000 m², s’est présenté auprès de l’administration communale pour signifier qu’il détenait un titre de jouissance sur une portion de la zone aménagée. Face à cette situation, a-t-il fait savoir, le Conseil municipal a procédé à une compensation en attribuant à l’intéressé un autre terrain.

En rappel, la Justice a sommé, le 7 août dernier, des habitants du quartier Tengandogo, dans la commune  de Komsilga, de déguerpir  leurs domiciles construits sur 71 parcelles à litige dans un délai de 8 jours. Cette situation avait poussé des habitants dudit quartier à sortir pour manifester leur mécontentement en prenant d’assaut la route nationale n°6 le lundi 9 août 2021. Par cette démarche, ces derniers voulaient entendre le maire sur l’affaire. C’est désormais chose faite.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Résilience sanitaire au Burkina : Des régions dotées de matériels médico-techniques et roulants

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Les partenaires techniques et financiers du ministère de la Santé lui ont fait don de matériels medico-techniques et roulant. Ces équipements visent à assurer la résilience sanitaire dans les différentes régions du pays. La cérémonie de remise officielle est intervenue, ce mardi 10 août 2021, à Ouagadougou.

                                        Une dizaine de véhicules et plusieurs motos offertes aux régions

LUNICEF, le Fonds mondial,  l’Union européenne et l’OMS ont une fois de plus fait preuve de solidarité vis-à-vis du Burkina Faso à travers la dotation de certaines régions de matériel médico-techniques et roulant. Ces dotations visent à contribuer à la résilience sanitaire dans ces régions. Le don de l’UNICEF est composé de cinq ambulances de type 4X4 et de six  ambulances de type tricycle au profit des régions de l’Est, du Sahel, du Centre-nord, du Nord et de la Boucle du Mouhoun. Le Fonds mondial quant à lui a offert à travers le PADS quatre ambulances au profit des régions du Centre-ouest, du Plateau central et du Sud-ouest.

    Pr Charlemagne Ouédraogo remettant symboliquement des clefs au gouverneure Fatoumata Bénon du Plateau central

Pour sa part, l’Union européenne, fait don de matériel médico-techniques, d’équipements, de six véhicules, de cinquante-et-une motos et des blouses au profit des régions du Nord, de la Boucle du Mouhoun et des Hauts-Bassins. Le quatrième don est celui de l’OMS sur financement de la coopération canadienne. Il est composé de deux véhicules de type Land Cruiser au profit des régions du Centre-nord et de la Boucle du Mouhoun.

Un ouf de soulagement !

Selon le ministre de la santé, Charlemagne Ouédraogo, ces équipements sont parfaitement en accord avec la demande et les ambitions de couverture sanitaire universelle qui sous-tendent toute l’action du gouvernement. «Avec ces dons et leurs affectations dans les localités définies, c’est tout un pan important de la population burkinabè qui s’en trouvera couvert et qui verra améliorer substantiellement ses capacités d’entrer en contact avec un service de santé, de l’utiliser et d’atténuer un tant soit peu, les effets sanitaires et sociaux pervers que nous impose la pandémie de la COVID-19, l’insécurité et la crise humanitaire. Quelle belle action, en réponse à une situation d’urgence sanitaire», confie-t-il.

                                                                  Un aperçu du matériel médico-technique offert

Toutefois, Pr Charlemagne Ouédraogo rassure que des dispositions sont prises afin que les régions ciblées puissent jouir immédiatement des retombées de cette solidarité. «Je ne doute pas un seul instant que ces acquisitions, au regard de leur nature et de leur qualité, vont impacter positivement l’offre de soins dans les différentes contrées du Burkina Faso», assure-t-il. Le ministre de la Santé invite, par ailleurs, les bénéficiaires et les utilisateurs à utiliser de façon rationnelle et optimale les équipements et le matériel roulant afin de leur garantir une durée de vie acceptable.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Non application convention collective dans les médias privés : Des journalistes demandent l’aide de l’Etat

Les membres du Comité ad’hoc des travailleurs de la presse privée du Burkina maintiennent leur plateforme revendicative pour une amélioration des conditions de vie et de travail des journalistes du secteur privé. Ils ont réitéré leur position au cours d’une conférence de presse tenue, ce mardi 10 août 2021, à Ouagadougou.

Après une première sortie en juin 2020 pour  dénoncer les mauvaises conditions de vie des  journalistes du privé, le comité ad’hoc des travailleurs de la presse privée a une nouvelle fois réitéré son engagement à faire bouger les lignes. Une année après la première sortie, force est de constater la non application de la convention collective, l’absence de contrat de travail,  l’absence de plan de carrière, l’absence de déclaration à la caisse  de sécurité sociale (ou des déclarations non suivies de cotisation) et le manque de couverture sanitaire.

Après un bilan, le collectif  n’a noté qu’une avancée timide dans la satisfaction sa plateforme revendicative et une exploitation des journalistes par leurs patrons. Selon Hamidou Traoré,  membre du comité ad’hoc des travailleurs des médias privés, sur 421 organes au Burkina Faso, moins de dix appliquent la Convention collective. « La majorité des journalistes  exerce la profession sans contrat de travail, certains avec  des contrats de 6 mois renouvelables une fois en fonction de la capacité du journaliste à endurer le diktat des patrons.   Chez certains patrons, un article validé et publié est payé à 2500F et soumis à une taxation de 25%.  Si l’article est rédigé par deux journalistes, ils se partagent les 1875 f cfa à deux. Mais ces derniers font le travail avec  leurs propres engins, carburant, téléphones, unités et mégas », a-t-il dénoncé.

                    Hamidou Traoré (g) a invité le CSC à jeter un regard sur les conditions de travail des journalistes

En ce qui concerne la  sécurité sociale, le comité indique que la plupart des journalistes n’ont pas une couverture sociale. Et si ils sont inscrits à la Caisse nationale de sécurité sociale, les patrons peinent à verser les cotisations. « Souvent,  en plus d’être mal payés, les arriérés de salaire s’empilent contraignant ainsi les journalistes à un calvaire social », dépeint Hamidou Traoré. Pour le comité, à cette allure, « il  n’y a pas d’avenir pour les journalistes dans ce métier au Burkina Faso ». C’est pourquoi, les membres du comité demandent la pleine  application de  la Convention collective avec des contrats de travail en bonne et due forme, des plans de carrière, des couvertures sanitaires appropriées, les versements des arriérés de salaire et les déclarations des travailleurs à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Pour l’atteinte de cet objectif, le comité n’entend pas rester inactif. Il a déjà demandé à  la CNSS  d’arrêter de « délivrer des documents prouvant que certains patrons sont à jour de leurs  cotisations vis-à-vis des journalistes alors qu’ils sont loin du compte ». Aussi, il demande à l’Etat de jouer sa partition dans l’amélioration des conditions de vie et de travail des journalistes et de  veiller à ce que les subventions parviennent à qui de droit. Convaincu que seule la lutte libère, le comité invite les journalistes à se détourner de petits calculs parfois égoïstes pour de meilleures conditions de  vie et de travail.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Secteur des BTP : Bientôt une convention collective pour garantir un emploi décent

L’Unité d’action syndicale (UAS) organise, du 10 au 13 août 2021, à Ouagadougou, un atelier de formation des délégués syndicaux et délégués du personnel du secteur des bâtiments et travaux publics. L’objectif est de leur permettre de se familiariser avec l’avant-projet de convention collective devant réguler le secteur des BTP.

       Le président du mois des Centrales syndicales, Ernest Ouédraogo (milieu) a insisté sur l’importance de la formation

Quatre jours durant, l’Unité d’action syndicale (UAS) renforce les capacités des délégués syndicaux et ceux du personnel du secteur des bâtiments et travaux publics (BTP) sur la promotion du dialogue social et les techniques adéquates de négociation. Il s’agit de faire de ces derniers des artisans de paix pour des relations harmonieuses entre partenaires dans un cadre professionnel. Plus concrètement, il sera question pour les participants de se familiariser avec l’avant-projet de convention collective des BTP, les techniques de plaidoyer et de lobbying  et les approches de négociation collective.

                          Des délégués syndicaux et ceux du personnel du secteur des BTP renforcent leurs capacités

A terme, l’atelier de Ouagadougou vise à susciter un processus de négociation féconde dans ce secteur afin d’y créer les conditions d’une paix durable en offrant aux acteurs l’occasion de s’entendre sur les normes minimales spécifiques d’encadrement des relations de travail. Toute chose qui, selon le secrétaire général de la CNTB, Marcel Zanté, permettrait de faire face aux manquements constatés dans le secteur des BTP. En effet, comme l’a fait remarquer le président de mois des centrales syndicales, Ernest Ouédraogo, les travailleurs du secteur des BTP rencontrent plusieurs difficultés. Parmi elles, le non respect du volume horaire journalier en vigueur, le refus de la liberté syndicale, la précarisation de l’emploi à travers les bas salaires et le non respect des lois élémentaires du travail.

Par ailleurs, la plupart des travailleurs, foi de Ernest Ouédraogo, souvent employés pour la durée d’un chantier, « ne bénéficient ni d’assurance chômage ni d’assurance maladie et n’ont aucune protection sociale ». En outre, fait-il savoir, l’hygiène et la sécurité ne sont pas garanties. Pour lui, il faut résoudre toutes ces difficultés afin de conserver la place cruciale que les entreprises de BTP occupent dans le développement du Burkina Faso. C’est à ce prix, croit savoir la représentante du Bureau international du travail (BIT), Kattia Moreno Paredes, que les entreprises BTP pourraient garantir un travail décent à leurs travailleurs.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Elections consulaires 2021 : la CASCA-BF sensibilise des commerçants

La Coalition des associations solidaires des commerçants et artisans du Burkina Faso (CASCA-BF) a tenu une session d’échanges avec les commerçants de la région du Centre, ce lundi 9 août 2021, à Ouagadougou. Objectif, éclairer les futurs électeurs sur le processus électoral de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) et présenter les conditions à remplir pour prendre part à l’élection prévue pour le 14 novembre 2021.

Avant d’entrer pleinement en campagne pour les élections consulaires de 2021,  la Coalition des associations solidaires des commerçants et artisans du Burkina Faso (CASCA-BF)  sensibilise les commerçants de la région du Centre sur le processus électoral.  Après avoir parcouru les 13 région du Burkina Faso, le bureau de l’association dit avoir une idée des potentiels électeurs et compte les éclairer afin que leur participation aux votes soit orientée vers la recherche du développement de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso. «Il faut d’abord inviter les commerçants à s’enrôler pour prendre part aux élections afin de contribuer au développement de la chambre de commerce. En tant que commerçant, il faut savoir comment se passent les élections et surtout savoir qui peut diriger la chambre de commerce. Ainsi, nous pourrons éviter les incidents pendant et après les élections», explique le président de la CASCA-BF,  Mohamed Congo.

Plusieurs conditions à remplir

Pour Aboubacare Tapsoba, membre du comité d’organisation des élections consulaires de 2021, il y a plusieurs conditions à remplir pour être électeur ou candidat. « Il faut dans un premier temps exercer une activité qui regroupe des catégories comme le commerce,  l’industrie et le service. il faut avoir certains documents,  notamment le numéro IFU ,  un registre de commerce ayant une durée de vie d’au moins 12 mois, et  ne pas avoir une sanction qui vous empêche d’exercer votre activité commerciale.  Voici ce qu’il faut pour être électeur», a-t-il décliné. Pour ce qui est de la candidature, il faut, de son avis, remplir ces conditions et avoir au moins 21  ans à la date de l’élection et  être à jour de ses cotisations fiscales. Les opérateurs économiques de nationalité étrangère peuvent prendre part à ces élections.  Cependant,  il faut remplir les conditions et  présenter une carte de résidence valable.

La CASCA-BF invite les commerçants de la région du Centre à s’impliquer davantage dans le processus de renouvellement de l’équipe dirigeante de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso. Pour rappel,  celle dirigée par Mahamadi Savadogo arrive à échéance début novembre 2021.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Litige foncier à  Komsilga : En colère, des riverains barricadent la RN6

Les populations de Tengandogo, un quartier de la commune rurale de Tengandogo, ont manifesté leur ras-le-bol contre la décision de justice qui enjoint les habitants de 71 parcelles concernées par un lige foncier de déguerpir les lieux avant huit jours. La manifestation a eu lieu ce lundi 9 août 2021 à Komsilga.

Des huissiers ont fait une descente à Tengandogo, quartier de la commune rurale de Komsilga, ce samedi 7 août 2021. Selon nos confrères de Burkina24, cette visite s’inscrit dans le cadre d’un litige foncier relatif à 71 parcelles à usage d’habitation. En application d’une décision de justice, ces derniers ont sommé les habitants de ces concessions à déguerpir dans un délai de huit jours.

             Pour exprimer leur désaccord vis-à-vis de la décision de justice, les manifestants ont barricadé la RN6

Pour protester contre cette décision judiciaire, des manifestants ont pris d’assaut la Route nationale n°6 (RN6), ce lundi 9 août 2021. Ils ont barricadé la route pour dénoncer le laisser-faire des autorités communales notamment le maire de Komsilga. A en croire Dieudonné Ilboudo, le porte-parole des manifestants, les résidents sont logés sur 71 parcelles réparties sur une superficie de 20 000 m² depuis dix ans pour certains et cinq ans pour d’autres.

                                     Dieudonné Ilboudo, porte-parole des manifestants

Mais selon la justice, cette parcelle était déjà l’acquisition d’un particulier en faveur de qui elle a tranché. Ainsi pendant plus de deux heures, les usagers de cette route ont vécu un véritable calvaire. La levée de ce blocus n’a été possible que par l’intervention des éléments de la compagnie républicaine de sécurité. « On ne comprend pas pourquoi on nous dit de quitter les lieux dans huit jours », s’interrogent les populations.

Face à cette situation, le député-maire de Komsilga, Issouf Nikiéma, a fait savoir qu’il se prononcera très bientôt sur l’affaire au cours d’une conférence de presse.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Gestion aéroport de Donsin : Grève des syndicats de l’aéronautique à partir du 26 août   

Les syndicats de l’aéronautique civile prévoient une grève de 48 heures à compter du 26 août prochain. Cette décision  vise à dénoncer le « bradage » de l’aéroport de Donsin pendant 30 ans au profit du groupe Meridian-Aéroport de Marseille Provence. Mais aussi leur non prise en compte dans le processus d’élaboration de la stratégie dudit aéroport. L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse, ce lundi 9 août 2021, à Ouagadougou.

48 heures de grève à compter du 26 août prochain ! Voilà ce que comptent faire les syndicats de l’aéronautique civile pour dénoncer le « bradage »de l’aéroport de Donsin pendant 30 ans au profit du groupe Meridian-Aéroport de Marseille Provence, mais aussi leur non prise en compte dans le processus d’élaboration de la stratégie dudit aéroport.

Ces syndicats rejettent le projet de convention proposé par le groupement Meridian-Aéroport de Marseille Provence (AMP) pour la gestion de l’aéroport de Donsin. Cette convention, ont fait savoir les syndicats, porte sur la régulation et l’exploitation entière dudit aéroport pendant une période de 30 ans par le groupement, moyennant un financement de 100 milliards de francs CFA.

« Méridian vient avec 100 milliards pour gérer l’aéroport sur 30 ans. Nous pensons que c’est exagéré. Et ce n’est pas prudent. Aujourd’hui, le gouvernement, sans nous communiquer une vision ambitieuse digne d’une stratégie, est allé négocier un contrat avec une entreprise française en vue de venir prendre en gestion notre aéroport. C’est du bradage », a regretté Ahmed Lamisana, porte-parole du collectif des syndicats.

20% d’investissement contre 30 ans de gestion !

A en croire le collectif, ce projet n’a aucune perspective heureuse et ambitieuse pour l’avenir de l’industrie de l’aviation civile au Burkina Faso. Ils pointent même du doigt une gestion « opaque et floue » entretenue autour du projet. En plus, ils disent être déçus de n’avoir pas été inclus dans le processus de négociation en tant que principaux acteurs. Autre fait jugé grave, ils déplorent le fait que l’investissement du groupement ne couvre « que » 20% du coût total du projet.

Pourtant, a indiqué Ahmed Lamisana, le Premier ministre avait rassuré d’associer le collectif des syndicats de l’aéronautique civile à toutes les instances du projet dans un bref délai. Mais, ce fut avec « indignation » que le collectif a pris connaissance de l’adoption en Conseil des ministres de quatre décisions. Il s’agit notamment d’une autorisation de signature de l’accord, de la reprise des négociations avec le groupement Méridian, du démarrage des travaux prévus d’ici mars 2022 ainsi que du début d’exploitation de l’aéroport international de Ouagadougou-Donsin en 2024.

Vu toutes ces décisions, les syndicats de l’aéronautique civile déduisent qu’il y a un manque de stratégie de la part du gouvernement. En effet Prepin Zabré, représentant l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC), si l’Etat a pu mobiliser 400 milliards francs CFA sur 500 milliards francs CFA, cela signifie qu’il peut faire un effort pour mobiliser les 100 milliards francs CFA restants afin de construire l’aéroport sur fonds propres et recruter un gestionnaire dans le but de doubler le trafic en 10 ans. « C’est à nous de vendre notre aéroport  à celui qui veut. Ce n’est pas au client de venir nous proposer sa vision. Nous ne sommes pas d’accord avec ce bradage du patrimoine pour 30 ans », a-t-il martelé.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Campagne de reboisement : Eddie Komboïgo remonté contre la mise à l’écart du CFOP

Le chef de file de l’opposition politique burkinabè a  procédé à la mise en terre de plants à Douré, dans la région du Centre-nord, ce lundi 9 août 2021.  C’était au cours de la première édition de la journée de reboisement de l’Association pour la protection de l’environnement et du développement rural (APEDR). Au cours de cette activité, il a déploré la non-association du CFOP à la journée nationale de l’arbre.

En cette première édition de la journée de reboisement de l’Association pour la protection de l’environnement et du développement rural (APEDR), Eddie Komboïgo a mis en terre des plants de manguiers à Douré. Cela grâce au dévouement des ressortissants de Yako et de la province du Passoré. Une journée qui devrait permettre de planter la bagatelle de trois mille arbres, selon les organisateurs.

Après son geste citoyen, le Chef de file de l’opposition politique burkinabè a montré son mécontentement vis-à-vis du gouvernement pour avoir royalement l’opposition à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de l’arbre. « Le pays appartient à tous. Et ils ne peuvent pas prendre l’argent du contribuable acheter ces plants et partager qu’à leurs militants. Nous ne sommes pas content de cette attitude », déclare-t-il.

Pour Eddie Komboïgo, il ne faudrait pas seulement se contenter de planter les arbres mais il faut aussi les entretenir pour que d’autres générations en profitent. Saisissant l’opportunité à lui offerte, il a invité chaque Burkinabè où qu’il soit à planter et à entretenir un arbre pour la préservation de l’environnement et le bien être des populations.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Journée nationale de l’arbre : 11 personnes décorées

11 personnes ont été décorées à l’occasion de la Journée nationale de l’arbre, ce samedi 7 août 2021 à Ziniaré. Cette reconnaissance entre dans le cadre de leurs contributions au développement environnemental de la région du Plateau central.

11 personnes ont été décorées en cette Journée nationale de l’arbre à Ziniaré. Œuvrant dans divers domaines, ils ont pris à cœur la lutte pour la préservation de mère nature. Aujourd’hui, c’est une reconnaissance que les premiers acteurs du pays leur témoignent à travers des décorations honorifiques de Chevalier de l’Ordre du mérite du développement rural avec agrafe Environnement.

Le président de la confrérie des dozos sans frontières, Yacouba Drabo

Parmi les récipiendaires, Yacouba Drabo, président de la confrérie des dozos sans frontière. « Nous nous sommes rendus compte qu’aujourd’hui, il y a beaucoup de plantes utiles qui sont en voie de disparition. Voilà pourquoi il est de notre devoir en tant que dozos de contribuer à lutter  contre  la disparition de ces  espèces», a-t-il déclaré. Pour lui, cette médaille est le mérite de la contribution de l’ensemble des membres de la confrérie des dozos du Burkina Faso. Et de poursuivre : « C’est pour dire à l’ensemble des dozos de ne pas baisser les bras, de  continuer parce que cette lutte est d’abord pour nous-mêmes », confie-t-il.  C’est pourquoi, il a  lancé un appel à l’ensemble des dozos à  s’investir davantage dans la plantation,  la protection de la nature, et de lutter contre la divagation des animaux.

                    Abel Yerbanga de la télévision Burkina Info

Au nombre des récipiendaires figurent également des journalistes. Ces derniers ont été primés au vu de leurs reportages sur la protection de la nature. Ils sont repartis avec des attestations de reconnaissances, des trophées et des enveloppes de 200 mille à un million de francs FCFA. Pour Abel Yerbanga de la télévision Burkina Info, cette distinction est une grande satisfaction qui vient couronner son reportage à Razoutenga sur le  thème dans lequel il montrait comment se faisait la gestion des ressources naturelles en adoptant de bonnes pratiques en matière de gestion de l’environnement. « Ce prix nous invite à plus de  rigueur parce que quand vous  gagnez un prix, c’est une manière de dire que vous devez faire plus pour que les années prochaines vous puissiez encore mériter. C’est une satisfaction et un enjeu majeur que nous avons aujourd’hui et que nous devons travaillés toujours à la protection de l’environnement au Burkina Faso », conclut-il.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info

Journée nationale de l’arbre 2021: Le président Kaboré donne le top de départ, 10 millions de plants attendus

La journée nationale de l’arbre 2021 a été commémorée, ce samedi 7 août 2021 à Ziniaré sous le thème : « Arbre, identité culturelle et cohésion sociale ». Dix millions de plants sont attendus pour cette campagne de reboisement officiellement lancée par le président du Faso, Roch Marc Kaboré.

C’est fait. La  3e édition de  la Journée nationale de l’arbre (JNA),  instituée pour la restauration des forêts, des terres dégradées et pour assurer durablement la gestion des ressources naturelles et environnementales du pays, a été célébrée dans la cité de Naaba Oubri.

       Le président du Faso donnant le top de départ de la JNA 2021

C’est le président du Faso qui a donné le top de départ de cette édition à travers la mise en terre d’un baobab. Aussi a-t-il appelé les citoyens à la responsabilisation effective et à un engagement plus écologique. « C’est une autre démarche qui nécessite beaucoup de sensibilisation, beaucoup de prise de conscience au niveau de la population pour savoir que la nature n’est détruite que par l’homme. Il est important que chaque Burkinabè en prenne conscience », indique Roch Marc Christian Kaboré.

Dans son discours lu par Siméon Sawadogo, il a été indiqué que cette édition ambitionne mobiliser davantage les populations burkinabè autour de la question de l’arbre au regard du thème : « Arbre, identité culturelle et cohésion sociale ». Et de rappeler que le choix de ce thème tire ses fondements du contexte national marqué par la crise sécuritaire et la nécessité de renforcer la cohésion nationale en s’appuyant sur les valeurs sociales et les identités culturelles.

Le ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique (MEEVCC), Siméon Sawadogo

Outre ces fonctions socioculturelles, à en croire le président du Faso, les arbres participent de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à la restauration de la fertilité des sols, à la séquestration du carbone, à la santé, à la fourniture de matières premières, à la création d’emplois et à la lutte contre la pauvreté.

Assurer l’entretien des arbres

Pour cette campagne de reforestation 2021, le ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique (MEEVCC) et ses différents partenaires entendent mettre en terre au moins 10 millions de plants sur l’ensemble du territoire national. « Je voudrais signaler que la question n’est pas simplement de planter les arbres. Il faut assurer leur entretien, il faut veiller à ce que les animaux ne les mangent pas, que  l’homme ne soit pas encore la cause de ces  déforestations », a assuré le président du Faso.

10 millions de plants sont attendus pour cette campagne 2021

C’est pourquoi, il a invité chaque Burkinabè à planter au moins un arbre par an, à  entretenir les forêts, à intensifier les campagnes de reboisement pour pouvoir relever ce défi de planter 20 millions d’arbres au moins par an afin de lutter contre la désertification et assurer aux progénitures la satisfaction des besoins en biens et services écosystémiques. Quant à la gouverneure de la région du Plateau central, Fatoumata Benon/Yatassaye, elle s’est voulue rassurante : « Les présidents des différents  conseils de collectivités se sont engagés à doter les sites de forages pour permettre de faire face aux problèmes hydriques  pendant les périodes critiques ».

Pour rappel, l’objectif à terme est de transformer les sites JNA du plateau central en des points de développements au profit des couches vulnérables de la population par la promotion de jardins potagers et la production de plantes de qualité pour des actions de gestion durable.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

CNSS : La CGTB réclame le départ du directeur général

Les membres de la coordination des comités de la Confédération générale des travailleurs du Burkina (CGT-B) de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) réclament le départ du directeur général de ladite caisse, Lassané Savadogo. Ils remettent en cause sa « mauvaise gestion »  du dossier de recrutement des 84 agents de la CNSS. Ils l’ont fait savoir lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 4 août 2021, à Ouagadougou.

Après leur sortie le 4 juillet dernier, la coordination des comités de la Confédération générale des travailleurs du Burkina (CGT-B) de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) est montée au créneau une fois de plus pour dénoncer les agissements du directeur général de ladite caisse, Lassané Savadogo. Cette fois-ci, les membres de la coordination réclament le départ du directeur général pour sa mauvaise gestion dans le dossier du recrutement de 84 agents à la CNSS. Aussi réclament-ils son départ à la retraite qui, selon eux, devrait se faire depuis 2019. Pour eux, il est temps que le directeur général laisse la place aux jeunes. « Pourquoi a-t-il peur d’aller à la retraite pendant que la caisse elle-même fait la promotion de la retraite ? Nous gérons des retraités, il faut qu’il dépose son dossier que nous allons traiter », martèle Seydou Koné, secrétaire général de la coordination.

Toujours sur la question du recrutement des 84 agents de la CNSS, le comité syndical de la CNSS accuse Lassané Savadogo de vouloir taire le dossier en utilisant plusieurs stratagèmes. Pour le syndicat, le directeur général fait preuve de mauvaise foi en refusant d’appliquer l’arrêt n°111 du 17 juin 2021 de la Cour de cassation au motif qu’il ne souhaiterait pas ouvrir d’autres contentieux et qu’il aurait requis l’avis de certaines structures et personnes ressources. « Si la décision de l’arrêt n°111 du 17 juin 2021 n’est pas appliquée, c’est bien la personne du directeur général qui n’a pas donné l’ordre d’appliquer parce qu’il  est la personne qui donne les instructions », estime le secrétaire général de la coordination.

Par contre, regrette la coordination, lorsqu’il s’est agi d’appliquer l’ordonnance de référé n°159 du 8 août 2019, le DG avait mobilisé ses services le week-end dernier pour satisfaire les requérants à la suite de la tombée d’une décision un vendredi. Alors, la coordination ne comprend pas pourquoi ce dernier dit craindre d’appliquer une autre décision de justice sous prétexte qu’il craint  d’ouvrir d’autres contentieux. En réalité, la CGTB/CNSS croit savoir pourquoi Lassané Sawadogo refuse d’appliquer la décision : « Dans les PV de la gendarmerie, il y a des candidats qui disent qu’ils ont des liens qu’avec Lassané Savadogo. C’est parce que monsieur Lassané a bénéficié de la fraude qu’il refuse d’appliquer l’arrêt ».

Par ailleurs, la coordination n’entend pas lâcher prise. Aussi dit-elle avoir sollicité l’inspection générale des finances, la Cour des comptes et l’Autorité supérieure du contrôle de l’Etat et de lutte contre la corruption pour qu’elles se penchent  sur la gestion de la CNSS. Elle a rassuré qu’elle usera de tous les moyens pour y arriver. C’est pourquoi, elle a appelé les travailleurs, employeurs et autres partenaires de la CNSS à se mobiliser pour défendre les intérêts de la CNSS.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO et Latifatou Kaboré, stagiaire (www.burkinanews.info)

Journée de l’excellence scolaire : 99 lauréats récompensés par le président du Faso

La Journée de l’excellence scolaire a été célébrée ce mardi 3 août à Ouagadougou. Au cours de cette édition, le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré a félicité et encouragé les élèves les plus méritants.

99 meilleurs élèves du Burkina Faso ont vu  leurs efforts de fin d’année se sanctionnés par des prix d’excellence. Il s’agit des élèves admis au Certificat d’études primaires (CEP), au Brevet d’études du premier cycle (BEPC), au Certificat d’aptitude professionnelle (CAP), au Brevet d’études professionnelles (BEP) et au Baccalauréat toutes séries confondues. Les heureux bénéficiaires ont été distingués et encouragés, mardi 3 août, lors d’une cérémonie à la salle polyvalente de Kosyam. « Célébrer l’excellence scolaire pour la promotion du développement endogène, gage de paix et de cohésion sociale ». C’est le thème sous lequel s’est tenue la journée de l’excellence 2021, une opportunité pour le président du Faso d’encourager les élèves les plus méritants.

« Convaincu que l’éducation est la cheville ouvrière de tout développement, j’apprécie la tenue régulière et sans discontinue de la journée de l’excellence scolaire. Elle conforte mon engagement et ma conviction à développer le capital humain, priorité traduite dans le Plan national de développement économique et social (PNDES) », a confié le ministre Stanislas Ouaro. Pour le premier responsable du département de l’éducation, c’est l’effort de l’ensemble des acteurs du monde éducatif qui est salué à travers la journée de l’excellence.

Des résultats en deçà de 2020

Selon la présidente du comité d’organisation, Abibata Koné/Ouédraogo, le résultat de cette année est moins bon que ceux de 2020 : « Sur la base des critères sus-énumérés, 99 lauréats contre 104 en 2020 ont été sélectionnés dont 27 filles soit 27, 27 % ».  Chacun des 99 lauréats a reçu des mains du Chef de l’Etat un prix composé d’une attestation, de kits pédagogiques, de tablettes, d’ordinateurs portables, du numéraire… Par ailleurs, des  prix spéciaux ont été décernés.« Si nous arrivons à organiser une telle cérémonie, c’est parce que l’école, malgré les difficultés que nous connaissons, se poursuit », a salué le Roch Marc Kaboré.

Actualité oblige, Pr Stanislas Ouaro s’est prononcé sur les assises nationales. « Le gouvernement organisera les assises nationales sur l’éducation pour questionner sans tabou, sans complaisance et sans détour notre système éducatif afin de prendre des décisions consensuelles. Mais fortes et pertinentes en vue de hisser notre école à la hauteur des aspirations légitimes de notre peuple », foi du ministre.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

3e édition Journée nationale de l’arbre : 300 000 plants attendus

La troisième édition de la Journée nationale de l’arbre (JNA) sera célébrée le 7 août 2021, à Ziniaré, dans la région du Plateau central. A quelques jours de l’événement, tout est fin prêt pour la célébration. C’est, du moins, l’information donnée par le ministre en charge de l’Environnement, Siméon Sawadogo, à l’occasion d’une conférence de presse animée le 2 août à Ziniaré.

C’est la ville de Ziniaré qui accueillera, le 7 août prochain, la 3e édition de la Journée nationale de l’arbre (JNA). Pour cette édition, a informé le ministre en charge de l’Environnement, Siméon Sawadogo, ce sont au moins 300 000 plants qui seront mis en terre sur des sites entièrement sécurisés dans les 13 chefs-lieux de région. Pour ce qui est de la campagne de reforestation 2021 à proprement dit, 10 millions de plants seront mis en terre sur l’ensemble du territoire national.

Au menu de la cérémonie officielle de la 3e édition de la JNA, plusieurs activités : plantation d’arbres à Boalin, remise de prix aux lauréats des différents concours organisés à l’occasion de la JNA, animation de panels sur les thèmes « place et rôle de l’arbre dans la société traditionnelle au Burkina Faso » et « stratégies endogènes de protection de l’arbre au Burkina Faso ». Cette journée, a laissé entendre le ministre Siméon Sawadogo, se veut « un tremplin pour la responsabilisation et l’engagement plus écologique et éco-citoyen de l’ensemble des acteurs ».

Le ministre de l’Environnement Siméon Sawadogo rassure quant à la tenue à bonne date de la JNA

Revenant sur le thème de cette 3e édition, à savoir « Arbre, identité culturelle et cohésion sociale », le ministre en charge de l’Environnement s’est évertué à montrer les liens qui existent entre ces trois entités. Pour lui, il existe des arbres spécifiques qu’on retrouve dans des localités bien définies et qui constituent, de ce fait, un signe d’identité culturelle des peuples desdites localités. « Quand vous prenez la zone de Banfora, il y a des arbres spécifiques qu’on ne retrouve pas forcément ailleurs. Ces arbres sont donc un signe d’identité, une identité culturelle liée à la nature », a-t-il tenté d’expliquer.

Par ailleurs, le ministre Siméon Sawadogo a saisi l’occasion pour faire le bilan des éditions passées de la JNA. Il en ressort que plus de 200 000 plants à majorité d’espèces locales ont été mis en terre sur plus de 120 ha sécurisés. Concernant la campagne nationale de reforestation 2020, les acteurs ont mis en terre 6 millions de plants. Le taux de réussite de ces activités de reboisement, foi du ministre, est de 60%. Ce taux a été atteint, a-t-il dit, parce que l’on a rompu avec les anciennes pratiques en instituant la JNA qui innove avec des approches différentes : le choix de sites sécurisés pour les plantations, la promotion des espèces locales et l’entretien des plants.

                         10 millions de plants seront mis en terre pour la campagne de reforestation 2021

En réalité, a justifié Siméon Sawadogo, le gouvernement a institué la JNA pour rompre avec les vieilles habitudes qui consistaient à mettre 6 millions de plants en terre par an sans un véritable suivi. C’est pourquoi, a-t-il expliqué, le taux de réussite jusque-là dépassait rarement les 25% malgré plusieurs initiatives comme « 8000 forêts » et «  Une école, un bosquet ». Avec son institutionnalisation, la JNA a pour objectif principal de susciter une mobilisation générale de toutes les couches socio-professionnelles pour la restauration des forêts et des terres dégradées. Pour donner l’exemple, le président du Faso, patron de cette 3e édition du JNA, devrait être présent à Ziniaré.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Assemblée nationale : Les membres du comité d’élaboration du plan stratégique installés

Les membres du comité technique d’élaboration du plan stratégique 2022-2025 de l’Assemblée nationale ont été installés, lundi 2 août 2021 à Ouagadougou. Ce  comité constituera un cadre d’élaboration des attentes de l’Hémicycle pour les prochains plans stratégiques.

Elaboré lors de la 7e législature, le plan stratégique de l’Assemblée nationale a été stoppé dans son élan par les élections. Aujourd’hui presque au terme de son délai, celui-ci était loin de se voir achever. Mais au regard de son importance, les partenaires ont donné leur accord pour terminer le programme en octobre 2021. C’est donc dans ce sens qu’un comité a été mis en place pour élaborer un nouveau plan stratégique pour les cinq ans à venir.

   Le président de l’Assemblée nationale Alassane Bala Sakandé en compagnie des responsables du comité d’élaboration

Le comité mis en place axera ses réflexions sur le plan stratégique afin de permettre aux parlementaires de rechercher les financements et l’accompagnement des partenaires techniques et financiers pour les cinq années à venir. Ce plan stratégique servira a déterminé les plans stratégiques  et  les attentes de l’Assemblée nationale.

Un mois pour proposer un document fiable

Ledit comité, constitué de représentants de l’opposition et de la majorité, est  dirigé par le député Désirée Marie Chantal Nignan/Boni, vice-présidente de l’Assemblée nationale et secondé par un autre vice-président, le député Aboubacar Sanon. Des 31 autres membres que regroupe le comité, il y a six présidents de groupes parlementaires, huit représentants de la commission générale, et 17 membres admis à l’administration parlementaire.

                                Les membres du comité ont un mois pour présenter un document fiable

Selon le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, prévoir quelque chose pour les générations à venir permet de baliser le terrain et de permettre à ceux qui vont suivre de pouvoir terminer le travail.  « J’attends de ce comité  qu’il puisse travailler d’arrache-pied pour que, dans un mois,  nous puissions avoir un document fiable  qui va amener nos partenaires à nous accompagner une fois de plus pour les cinq prochaines années », explique-t-il.

Pour la présidente du comité, avec la prise en compte des différents  réseaux de parlementaires, il ne sera pas très difficile pour l’équipe de déterminer les axes stratégiques sur lesquels des partenaires voudront bien les accompagner. « Nous examinerons ensemble les propositions d’axe stratégique  que nous aurons à faire », assure-t-elleEn rappel l’équipe technique a un mois pour proposer un document fiable qui va déterminer  la politique de l’Assemblée nationale pour les cinq années à venir.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

L’ambassadeur de France chez Christophe Dabiré : Sécurité et infrastructures aéroportuaires au menu des échanges

L’ambassadeur de France au Burkina Faso, Luc Hallade, a rendu une visite de travail au Premier ministre Christophe Dabiré ce lundi 2 août 2021 à Ouagadougou. Les échanges ont porté sur la sécurité et les infrastructures aéroportuaires.

Renforcer la coopération entre la France et le Burkina Faso dans le domaine de la sécurité et celui des infrastructures aéroportuaires. Voilà les motivations de la visite de l’ambassadeur de France au Burkina, Luc Hallade au Premier ministre, Christophe Dabiré ce lundi 2 août. En audience, les deux hommes ont évoqué leur programme « cadet » notamment celui de l’axe Ouagadougou-Kaya-Dori qui est un axe sur lequel ils travaillent dans le cadre des sursauts civils et du retour de l’administration dans les zones où elle a dû disparaitre ou dû fuir sous la contrainte.

A ce titre, Luc Hallade confie qu’en dépit des circonstances malheureuses  qu’il n’y a pas eu  de nouvelle réunion du comité de suivi de Ndjamena, il a voulu faire le point avec le PM. Un point qui concerne les projets en cours dans le secteur de la sécurité notamment en termes de renforcement de capacités des FDS et de la sécurité civile, sur les localités Kaya, Dori et les autres localités autour de l’axe. Le second axe des échanges a porté sur les infrastructures aéroportuaires. « Je suis venu féliciter et remercier au passage au nom du gouvernement français et auprès du gouvernement burkinabè par la décision qui a été prise lors du dernier conseil des ministres, d’accepter les principes de signer un contrat de concession avec le groupement Méridiam sur la  mise en place de la plateforme aéroportuaire de Donsin. Lui faire part de certaines idées  ou besoins exprimées par nous-mêmes sur l’utilisation de cette plateforme à venir », annonce-t-il.  

A la suite de ces échanges l’ambassadeur a espéré donc que la signature ait lieu rapidement maintenant que la décision a été prise.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

6es journées vétérinaires : Développement de l’élevage et promotion de la santé publique au cœur des débats

La 6e édition de l’ordre national des vétérinaires ses tenue du 29 au 31 juillet 2021 à Ouagadougou sous le thème : « La profession vétérinaire, une profession règlementée au service d’une seule santé (One Health)». Après 72 heures d’activités,  les vétérinaires ont fait des recommandations à l’endroit de leur hiérarchie dans l’optique d’améliorer les choses.

Entamée le 29 juillet 2021, c’est ce samedi 31 juillet que les portes de la 6e édition des journées vétérinaires organisées par  l’ordre national des vétérinaires du Burkina Faso se sont refermées. Ainsi pendant trois jours, ce fut pour les vétérinaires le cadre idéal d’échanges sur la vie de leur secteur d’activités à travers le thème : « La profession vétérinaire, une profession règlementée au service d’une seule santé (One Health) ».

Crédit photo : Burkina24
            L’ordre des médecins veut jouer sa partition dans le développement économique du Burkina Faso

L’objectif global de ces journées vétérinaires étant de contribuer au développement de l’élevage et à la promotion de la santé publique, l’occasion était donc belle pour les praticiens de mieux faire connaitre leur métier et son « rôle important » pour le développement économique du Burkina Faso. Ainsi, les thèmes développés lors des 72 heures étaient relatifs à la protection et  le bien-être des animaux particulièrement des équidés ainsi que les filières émergeantes comme l’apiculture, les ressources halieutiques. Toute chose qui devrait permettre aux vétérinaires d’accompagner convenablement ces différentes filières qui contribuent au développement du pays.

Pour Dr Charles Dieudonné Mandé, président de l’ordre national des vétérinaires du Burkina Faso,  c’est une  satisfaction : « Nous sommes sortis de ces journées avec beaucoup de  résultats positifs qui se sont terminés par des recommandations que nous avons transmises aux autorités». Celles-ci traduisent, à l’en croire, les défis de la profession qui sont au nombre de trois.

La profession vétérinaire est un maillon essentiel pour l’essor de l’élevage au Burkina Faso

Le premier est le besoin de renforcement des formations des vétérinaires généralistes et spécialistes pour permettre une meilleure gestion des domaines spécifiques  de la médecine vétérinaire. Le deuxième consiste à la mise  en place  des régions sanitaires  pour renforcer le contrôle sanitaire et améliorer la perception des recettes aux frontières. Enfin le troisième concerne le renforcement de l’interaction et la collaboration entre les différents acteurs qui interviennent  dans l’animation de la plateforme « One Health ».

Ces recommandations ont permis à  Alain Sawadogo, le conseiller technique du ministre des ressources animales et halieutiques de dire  qu’elles  « sont pertinentes »  et qu’elles seront transmises à qui de droit. « On n’a créé cette plateforme qui existe déjà pour renforcer le lien.  Ces recommandations seront transmises aux autorités pour des décisions ».

En rappelle, cette 6e  édition a rassemblée les acteurs du public et du privé.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Extradition François Compaoré : Le Conseil d’état français valide

Le Conseil d’Etat français a validé le décret d’extradition de François Compaoré, de sources concordantes. La décision est tombée ce 30 juillet 2021. Selon les médias français, François Compaoré, le frère cadet de l’ex-président du  Faso, Blaise Compaoré, veut prendre ses responsabilités après avoir pris la fuite depuis  2014. « Il est prêt à faire face, dans la dignité, l’honneur et avec responsabilité, à la Justice burkinabè », ont écrit ses avocats.

Toutefois, ces mêmes avocats de peur de voir leur client être soumis à des « traitements inhumains » affirment avoir saisi la Cour européenne des droits de l’homme « afin qu’elle face échec à l’extradition envisagée ». Ils avaient déjà rassuré que sa vie pourrait être menacée s’il mettait les pieds au Burkina Faso.

Pour rappel, il est poursuivi dans l’affaire de l’assassinat du journaliste d’investigation Norbert Zongo en décembre 1998.

Burkinanews.info

Délinquance urbaine : Deux frères épinglés

Le commissariat de police de Baskuy dans sa lutte contre le banditisme urbain a  épinglé deux frères qui s’adonnaient aux recrutements des personnes affectés par le projet de construction de la voie de contournement du grand Ouaga. Ils ont été présentés ce vendredi 30 juillet 2021.

La police de l’arrondissement de Balkuy a mis fin aux activités illicites de deux frères spécialisés dans le recrutement des personnes touchées par la construction de la voie de contournement du grand Ouaga. Les recherches  ont permis d’indiquer qu’il s’agit de deux frères d’une même famille  dont l’un est ingénieur environnement, eau et Energie, par ailleurs directeur général d’un cabinet retenu pour le recensement et le montage des dossiers de dédommagement des personnes affétées par les travaux  de construction  de la voie de contournement du grand Ouaga,  et l’autre tâcheron.

Ces deux individus profitaient de cette opportunité pour faire bénéficier frauduleusement de frais d’indemnisations à des personnes avec des montants qui variaient entre 750 000 F CFA et 8 684 778 francs CFA, toutefois si la copie de la carte nationale d’identité burkinabè est acquise. En contrepartie, ces bénéficiaires irréguliers devaient leur reverser 80 à 90%  du montant reçu.

L’enquête a permis de recenser une dizaine de  personnes fictives dont sept se sont fait entendre. La somme totale de ce forfait a couté à l’Etat environ 38 millions 394 mille 298 francs CFA.

La police nationale a saisi l’occasion pour remercier la population pour la collaboration avec les forces de défense. Elle a invité davantage l’ensemble des citoyens à dénoncer tout cas suspect au 17, 16, 1010.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (Source, Police nationale)

Récurrence des cas d’arrêt cardiaques : La Croix-rouge burkinabè sensibilise les populations

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La Croix-rouge burkinabè a officiellement lancé les activités entrant dans le cadre de la commémoration de son 60e anniversaire, le jeudi 29 juillet 2021 à Ouagadougou.  Cette cérémonie était  placée sous le  thème : « 60 ans d’action humanitaire : renforcer les acquis  et relever les nouveaux défis ». 

Ça y est ! La Croix-rouge burkinabè a officiellement lancé les activités entrant dans le cadre de la commémoration de son 60e anniversaire. Cette commémoration sera l’occasion pour le comité d’organisation de marquer une pause  pour analyser le bilan, les défis et perspectives de ces soixante ans d’action humanitaire au Burkina. Plusieurs activités sous diverses formes marqueront toute la semaine, soit du 27 au 31 juillet 2021. La Croix-rouge burkinabè donnera l’opportunité à des milliers  de personnes de pouvoir se former gratuitement en réanimation cardio-pulmonaire.

Selon le comité d’organisation, cette action a pour but de permettre aux personnes formées d’agir rapidement en cas de besoin avec des gestes qui sauvent avant l’arrivée des secours. Aussi, une campagne de don de sang  suivie d’une cérémonie de distinction et de reconnaissance de certains acteurs sera au menu de cet anniversaire. Une autre activité importante, la rencontre en tête-à-tête avec les partenaires pour faire le bilan de la mise en œuvre de leur stratégie.

Le thème de la commémoration, à savoir « 60 ans d’action humanitaire : renforcer les acquis  et relever les nouveaux défis », vise à réfléchir et à faire le bilan afin de se projeter vers l’avenir. Présent depuis 1961 et partout aujourd’hui dans les 45 provinces du Burkina, la Croix-rouge prête mains fortes aux  personnes vulnérables en terme d’assistance à travers les premiers soins et de réintégration sociale.

Pour Adèle Congo, la première vice-présidente de la Croix-rouge burkinabè, cette célébration est une occasion  pour attirer l’attention des populations sur le phénomène d’arrêt cardiaque  qui est devenu très courant  de nos jours.  « Ces activités vont contribuer d’abord à sensibiliser la population autour de nous sur le rôle de la Croix-rouge et ses actions d’assistance aux populations en détresse dans le domaine de  la santé, de l’hygiène et de l’éducation», a-t-elle rappelé.

ParYoumanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

27e édition du FESPACO : Tout est prêt à 70%

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La délégation générale du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) a dressé le bilan de l’organisation de la 27e édition du festival. Il ressort que le bilan de réalisation des préparatifs s’élève à 70%. C’était lors d’une conférence de presse, jeudi 29 juillet 2021, à Ouagadougou.

70% de réalisation ! C’est le bilan actuel des préparatifs du 27e  Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui battra son plein dans les prochains jours  dans la capitale burkinabè du coté du Palais de sport avec le Sénégal comme pays d’honneur.

Le délégué général du FESPACO, Alex Sawadogo, marque sa satisfaction vis-à-vis de la réaction positive des partenaires du festival. Il estime bien être dans son planning. « La fiche a été dévoilée, les membres du jury et les présidents des jury sont dévoilés. Concernant le bilan de l’organisation du FESPACO, nous sommes à 70% des préparatifs du festival » a-t-il fait savoir.

                                  Selon le délégué général du FESPACO, Alex Sawadogo, tout est prêt à 70%

Concernant l’enveloppe financière, on totalise une somme avoisinant 116 millions de francs CFA avec une espérance des autres volontés participatives. Mieux, suite à une rencontre avec le président Sénégalais Macky Sall, la délégation se réjouit de l’engagement total de l’Etat sénégalais à apporter  un soutien technique et financier au festival.

                            En raison de la situation sanitaire, ce sera un FESPACO au rabais cette année

Pour les différentes catégories, il n’y a pas de grands changements même s’il faudra composer cette année avec quelques innovations. Au nombre de celles-ci, la section perspective, la section Burkina, le prix Yennenga post-production et le prix Yennenga académique. «  Ce que nous ajoutons, c’est la section perspective qui concerne les réalisateurs, les producteurs  qui sont à leur première ou à leur deuxième œuvre que ce soit en fiction ou en documentaire. La section Burkina  que nous avons mis en place, c’est pour pouvoir donner beaucoup plus de  visibilité du cinéma burkinabè durant ce festival. Du coté professionnel, nous avons renforcé, avec l’atelier Yennenga, des post-productions pour ceux qui travaillent juste pour avoir  un petit coup de pouce pour pouvoir terminer les films qu’ils ont eu à créer et le Yennenga académique »,  a expliqué Alex Sawadogo, le délégué générale du FESPACO. Autant d’éléments qui mettent la délégation générale du FESPACO qui garde l’espoir de mettre en place le  programme de cette 27e édition au bonheur de l’industrie du cinéma.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

CENI : les nouveaux commissaires prêtent enfin serment !

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Les nouveaux commissaires de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), après une longue série de différends due à la nomination de certains d’entre eux, ont finalement prêté serment. C’était ce jeudi 29 juillet 2021 devant le Conseil constitutionnel à Ouagadougou.

Nommés au cours du Conseil des ministres du mercredi 7 juillet 2021, les nouveaux commissaires de la CENI devaient prêter serment au plus tard 7 jours après leur nomination. Mais pour des mésententes dues notamment aux nominations de Bonaventure Ouédraogo et Tasséré Savadogo, l’audience solennelle de prestation sera reportée à plusieurs reprises.  Après avoir trouvé un terrain d’entente, ladite audience se tiendra ce jeudi 29 juillet 2021 dans les locaux du Conseil constitutionnel à Ouagadougou en présence de plusieurs autorités administratives et politiques dont le ministre en charge de l’Administration territoriale, Clément Sawadogo, et le chef de file de l’opposition politique, Eddie Komboïgo.

Après une longue séance de présentation de CV des différents commissaires, ils passeront à tour de rôle devant le Conseil constitutionnel la main droite levée pour prêter serment.  « Je jure d’exercer mes fonctions en toute intégrité,  objectivité et probité,  en m’abstenant de tout comportement susceptible de nuire à la totale transparence dans l’organisation,  la supervision des opérations électorales et référendaires et en accomplissant conformément à la loi,  avec loyauté,  honneur et patriotisme les tâches liées à mes fonctions », ont-ils promis.

                  Après un report et plusieurs soubresauts, les commissaires de la CENI ont enfin pu prêter serment

 Pour le président du Conseil constitutionnel, Kassoum Kambou, cette prestation de serment marque leur prise de fonction  en tant que commissaires de la CENI.  «Par cet acte que vous venez d’accomplir,  vous vous êtes engagés à cesser d’être partisans, à vous départir de vos convictions et de vos intérêts politiques ou personnels pour vous mettre résolument au service de l’intérêt général,  à travers l’organisation et la supervision des élections conformément à la loi, dans la totale transparence,  l’impartialité avec loyauté honneur et patriotisme», a-t-il souligné.  Il dit être convaincu de la compétence de cette nouvelle équipe dirigeante de la CENI.  «La composition de votre équipe est rassurante dans la mesure où elle dispose d’anciens commissaires qui sans doute mettront leur expérience au profit des nouveaux membres dont les compétences seront aussi utiles à la société», dit-il aux nouveaux commissaires avant de leur traduire   les félicitations et encouragements de l’ensemble du Conseil constitutionnel.

       Les nouveaux commissaires posant avec les sages du Conseil constitutionnel après la prestation de serment

  Selon le nouveau commissaire Aboubacar Reliwendé Savadogo,   la crise qu’a connu le processus de renouvellement de l’équipe dirigeante de la CENI est à oublier.  «Le chemin a été long mais finalement on est arrivé.  Une construction a toujours été comme cela.  Il faut des matériaux et du temps. Aujourd’hui,  tous les commissaires ont prêté serment.  Le juge nous a instruit d’aller faire notre travail.  Nous allons donc travailler de manière  à avoir des élections apaisées et transparentes et surtout à développer le Burkina Faso», a-t-il ajouté.  Pour rappel,  les nouveaux commissaires sont nommés pour un mandat de 5 ans renouvelable une fois par décret pris en conseil des ministres.

Liste des nouveaux commissaires 

Représentants des partis et formations politiques de la Majorité : Yamba Malick Sawadogo (comptable), Mamata Tiendrébéogo (administrateur parlementaire), Palguim Sambaré (commissaire de police à la retraite), Aboubacar Diallo (comptable à la retraite), Ousmane Ouédraogo (inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle).

Représentants des partis et formations politiques de l’Opposition : Réliwendé Aboubacar Savadogo (instituteur), Roudsanwa Oumar Ouédraogo (gestionnaire), Tasséré Savadogo (gestionnaire), Karfa Sora (gestionnaire), Issa Balima (juriste)

Représentants des Organisations de la société civile : Elysée Ouédraogo (magistrat, communauté catholique), Adama Kafando (magistrat, communauté musulmane), Augustin Bado (pasteur, communauté protestante), Bonaventure Ouédraogo (administrateur civil à la retraite, autorités coutumières) et Abdoul Tassembédo (commerçant, associations de défense des droits humains)

Par Théophile Oliélé BAYALA ( www.burkinanews.info)

Lutte contre la contrefaçon : Des produits d’une valeur d’environ 10 millions F CFA saisis

Le Service régional de la police judiciaire du Centre a mis fin aux activités d’un réseau de spécialistes en contrefaçon de produits divers dans la ville de Ouagadougou. Ce sont plus de 9 000 bidons et bouteilles de produits contrefaits d’une valeur d’environ 10 millions F CFA qui ont été présentés à la presse, ce jeudi 29 juillet 2021.

« Donne-moi ton argent ! Tiens, va mourir ! ». C’est en ces termes que le président de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB), Dasmané Traoré, a caricaturé les activités d’un groupe de spécialistes en contrefaçon de produits divers dans la ville de Ouagadougou. Ce réseau a vu ses activités stoppées par le Service régional de la police judiciaire du Centre qui a pu mettre la main sur plus de 9 000 bidons et bouteilles de produits contrefaits d’une valeur d’environ 10 millions F CFA.

                                                Le commissaire Sayibou Galbané du SRPJ/Centre

Les produits saisis en possession des mis en cause sont constitués d’eau de javel, de sel de table, de vinaigre et d’arômes. Ce sont notamment 3759 bidons d’eau de javel, 2448 bidons de vinaigre, 3087 bouteilles d’arômes et 156 boites accompagnées d’un sac de sel iodé de marque ‘’Populaire’’ en poudre de 25 kg qui ont été saisis. Plusieurs marques de produits ont fait l’objet de contrefaçon de la part de ce réseau. Il s’agit des marques ‘’Madar’’ et ‘’La Croix’’ pour ce qui est de l’eau de javel, des marques ‘’Deltasal’’, ‘’Top budget’’ et ‘’Sel de mer’’ pour le sel et la gamme des arômes (Essence fraise, Essence menthe…).

Cinq membres du réseau ont été arrêtés et présentés au Parquet. Il s’agit des employés de commerce PI, OB, KAB, OA et BP, domiciliés à Ouagadougou et à Saaba. Deux autres membres, KA et OZ sont toujours en cavale. Ces trafiquants de produits contrefaits livraient leurs marchandises un peu partout dans la ville de Ouagadougou : les grandes boutiques à la ZAD, à côté du cimetière municipal, au marché Roodwoko, à Sankar-yaaré et en province. Depuis trois ans,  pour l’ensemble de leurs œuvres, ces trafiquants ont écoulé plus de 3 000 cartons de ces produits.

Des produits fabriqués à domicile dans de mauvaises conditions d’hygiène

Selon le chef du Service régional de la police judiciaire du Centre, le commissaire principal de police Sayibou Galbané, ces trafiquants avaient un mode opératoire bien ficelé. Des explications données par le commissaire de police, il ressort que ces derniers exercent leurs activités illicites dans leurs domiciles, situés respectivement à Saaba et à Warssin/Zone 1 de la ville de Ouagadougou. Ils y fabriquent les produits et les conditionnent dans des emballages qu’ils se procurent dans les marchés de Boins-yaaré et de Sankar-yaaré. Ensuite, ils livrent les produits à leurs clients à l’aide de tricycles.

                  Toutes sortes de produits de grande consommation circule dans la ville de Ouagadougou

Toujours selon les explications du commissaire principal de police, Sayibou Galbané, le nommé PI, qui ne produit que de l’eau de javel, achète sur le marché les différentes composantes dudit produit. Il mélange ces composantes dans une grande bassine pendant 24 heures. Ensuite, il embouteille le produit obtenu dans des bidons de marque ‘’Madar’’  qu’il achète au marché. L’autre fabricant d’eau de javel se nomme OZ.  En plus de l’eau de javel, il fabrique du vinaigre et du sel de table et utilise le même mode opératoire que PI. Il est en cavale tandis que son fils OA est détenu. Les recherches se poursuivent pour appréhender les fugitifs.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Hépatite : Environ 3 millions de porteurs chroniques dans la nature

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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) commémore aujourd’hui 28 juillet 2021, la journée mondiale de lutte contre les hépatites sous le thème : « L’hépatite ne peut plus attendre ». Au Burkina Faso, l’ONG SOS hépatites Burkina qui fête également son 10e anniversaire était l’actrice principale de cette commémoration. Elle a souhaité célébrer cette journée sous le thème : «Le financement et la prise en charge de l’hépatite ne peuvent plus attendre».

En mai 2016 lors de la 69e assemblée mondiale de la santé à Genève,  les 194 États membres de l’OMS dont le Burkina Faso ont adopté la stratégie mondiale du secteur de la santé sur les hépatites virales,  visant son élimination d’ici fin 2030. Un mouvement mondial d’élimination de l’hépatite fut lancé à cet effet pour l’exercice 2016-2021. Jusqu’à présent,  la plupart des objectifs intermédiaires pour 2020 dans toutes les stratégies ne sont pas encore atteints. Pour la présidente de SOS hépatites, Justine Yara, environ 3 millions de porteurs chroniques de l’hépatite sont dans la nature.

                              Ensemble, le ministère et l’ONG SOS Hépatites veulent barrer la route à la maladie

A l’en croire,  les institutions en charge de la lutte contre la maladie n’ont pas encore diagnostiqué plus  de 30%  de ces porteurs.  « Certaines personnes ne savent pas qu’elles ont la maladie.  Il faut faire le dépistage. L’hépatite est une maladie silencieuse.  On peut être bien portant mais avoir la maladie dans son corps», explique-t-elle. Pour la chargée de communication de l’ONG, Claire Hortense Sanou,  toutes les 30 secondes, une personne meurt d’une maladie liée à l’hépatite à travers le monde.  « Au Burkina Faso,  environ 3 millions,  d’hommes, de femmes et d’enfants vivent avec les hépatites B et C dont 90 %  de ces personnes infectées par le virus de l’hépatite B et  80 % des personnes infectées par le virus de l’hépatite C ne sont pas diagnostiquées avec un risque d’évolution vers la cirrhose et le cancer du foie», a -t-elle clarifié.

              Remise du plaidoyer au secrétaire général du ministère de la Santé, Wilfried Ouédraogo

Engagée dans la lutte contre l’hépatite depuis 2011, l’association a, pour une lutte efficace contre la maladie, remis un plaidoyer au ministère de la Santé.  La présidente invite en effet le gouvernement à réagir urgemment face à l’hépatite qui fait des morts au Burkina Faso alors qu’il s’agit d’une maladie qu’on peut prévenir et traiter efficacement. Le manque de financement et de sensibilisation des populations sont, selon l’ONG, les principales difficultés de la lutte contre la maladie.  Selon le  secrétaire général du ministère de la santé, Wilfried Ouédraogo,  le ministère est dans la même dynamique de faire en sorte que la lutte contre ces maladies puisse être une priorité.  «Depuis 2017,  nous nous sommes organisés à travers une structuration au niveau de la direction générale de la santé publique pour faire en sorte que la problématique de la lutte contre les hépatites soit placée à un niveau de programme, pour que nous puissions mener des actions, planifier et structurer pour aller à l’élimination du virus avant 2030», dit-il.  Pour la question de financement,  le secrétaire général  affirme que le ministère est à pied d’œuvre pour offrir tout ce qu’il faut pour lutter contre la maladie.

Un don de vivre à l’hôtel maternel de Ouagadougou

Dans le cadre de la célébration de son 10e anniversaire, les acteurs de SOS hépatites Burkina ont remis des vivres aux enfants en situation de détresse de l’hôtel maternel de Ouagadougou. C’est en effet un don composé de lait, de sacs de riz et de sel, des  cartons de spaghetti et de savons ainsi qu’une enveloppe de 150 000 F CFA qui ont été remis.  L’objectif, selon la présidente, est de témoigner la solidarité et l’amour de l’ONG vis-à-vis de ces enfants.  Pour assurer leur santé, une séance de dépistage a été organisée au sein de l’hôtel maternel.  Un dépistage qui a également pris en compte le personnel.

 

Pour le directeur de l’hôtel maternel,

                                 Ce don va soulager l’Hôtel maternel de Ouagadougou

Salifou Younga,   depuis sa création en 2007, l’hôtel a reçu environ 3700 personnes. Il s’agit d’enfants abandonnés ou retirés de la rue et des fille également mises à l’écart pour des causes sociales.  « Nous sommes vraiment heureux de vous accueillir ici.  C’est une joie de voir qu’en plus de la lutte contre l’hépatite,  SOS hépatites Burkina est engagée pour la cause des enfants en situation de détresse. Merci pour la pensée et le geste largement louables», s’est-il réjoui.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Récusation représentant chefferie à la CENI : Le MPC fustige l’attitude du CFOP

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Le Mouvement des peuples citoyens (MPC) a désapprouvé la décision du cadre de concertation du Chef de file de l’opposition politique (CFOP) portant sur la récusation du représentant de la chefferie coutumière à la CENI. C’était à l’occasion d’une conférence de presse, ce mercredi 28 juillet 2021.

En proie au terrorisme, le Burkina Faso fait également face à d’autres défis, dont certains sont de nature politique. Parmi ceux-ci, la question de la récusation du Sao Naaba  en tant que commissaire de la société civile de la CENI, au titre des chefs coutumiers, par l’opposition politique burkinabè. Cette prise de position n’est pas du goût du Mouvement des peuples  citoyens (MPC) qui s’y oppose formellement.

Le MPC pense que le CFOP a « laissé sa proie pour attraper l’ombre ». Et, le coordonnateur national dudit mouvement, CENI, s’en explique : « Les membres de la CENI  ne doivent pas être membres  dirigeants d’aucun parti politique ou de formation politique. Ils doivent renoncer à tout mandat électif pendant leur mandat ». Le mouvement ne trouve donc pas de problème à la candidature du Soa Naaba. Il estime que ces agissements entre la majorité présidentielle et l’opposition sont les conséquences pernicieuses de ce long mariage « incestueux » entre chefferie traditionnelle et pouvoir public.

Pour Idrissa Nogo, le coordonnateur national du MPC, cette histoire est un flop car, pour lui, tout citoyen burkinabè est libre de ses opinions politiques personnelles. « C’est quelle disposition du Code électoral qui dit qu’un Naaba, fut-il politiquement marqué ou ayant pris publiquement la parole lors d’un meeting électoral, ne peut et ne doit être désigné par sa structure pour siéger à la CENI », s’est-il questionné. Pour lui, il  ne faut pas confondre un membre dirigeant d’un parti politique et un militant de proue d’un parti politique,

Tout en revenant sur les marches-meetings des 3 et 4 juin 2021 organisées par l’Opposition, le Mouvement des peuples citoyens les a qualifiées de marches bruyantes, savamment orchestrées dans le funeste espoir de surfer sur la division  des populations désemparées par les récurrentes attaques terroristes. A entendre  le coordonnateur national du MPC, cette marche n’était qu’un test pour l’opposition. « On se rend compte qu’il y avait des non-dits. C’était un début de sondage. Si la mayonnaise prenait, on allait maintenir le mercure social de telle sorte qu’on mette mal à l’aise les institutions de la République », croit savoir Idrissa Nogo.  Pour le parti, l’opposition est pétrie de contradictions et de velléités politiques malsaines.

De l’avis des membres du MPC, les marches de l’opposition se laissaient trahir par ces slogans qui montraient qu’elle n’était pas prête à édifier le pays. « La présidence étant une institution, s’ils appellent au locataire de libérer, cela revient à dire que c’est une institution qui s’écroule. Ils se sont trahis eux même en lançant des slogans qui  prouvent qu’ils ne sont pas là pour sécuriser et consolider les institutions  de la République », a fait remarquer Idrissa Nogo.

Pour finir, le MPC n’a pas manqué de passer en revue la politique française en Afrique. Il s’est agi pour le mouvement d’appeler les présidents africains à s’assumer face à cette manipulation française même si c’est la France qui finance certaines institutions.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Lutte contre la Covid-19 : Des volontaires licenciés réclament plus de 900 millions FCFA

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Une délégation des volontaires pour la riposte contre la Covid-19 a animé une conférence de presse, le jeudi 27 juillet 2021, à Ouagadougou. C’était l’occasion pour elle de manifester son mécontentement par rapport au licenciement sans préavis de centaine de volontaires.

Dès les premiers instants de l’arrivée de la Covid 19 au Burkina, des centaines de volontaires ont été mobilisés pour monter au front en appui au personnel soignant contre cette maladie. Ces derniers avaient été recrutés sur la base d’un contrat verbal avec le Centre  des opérations en réponse aux urgences sanitaires(CORUS).

Recrutés, formés et repartis en plusieurs équipes, ces volontaires assuraient la permanence de 8h à 18h et la garde de 18h à  h au niveau des points d’entrée de l’aéroport de Ouagadougou, dans les districts sanitaires ainsi que dans les différents postes d’entrée du Burkina Faso.

                                       Le trésorier de la délégation des volontaires, Yahia Kondabo

De la prise des températures en passant par la désinfection des domiciles, la  mise à disposition du gel hydro alcoolique, la vérification des tests PCR et la saisie des fiches de santé des voyageurs, ils œuvraient« sans relâche » pour repousser la pandémie à corona virus. Ce labeur a été répété durant« au moins une année » dans la vision d’être intégré très prochainement dans la Fonction publique puisque les volontaires sont des agents de santé sans matricule.

Convenu dès les premiers instants, le salaire mensuel était de 100 mille francs CFA. Mais nos volontaires verront peu à peu leur bulletin salarial dégringoler ainsi que le nombre de jour de travail se réduire sans motifs.  « De trois cent mille, nous sommes passés à soixante quinze milles francs et de 30 à 31 jours, nous sommes passés à 15 jours de travail », a regretté Yahia Kondabo, le trésorier de la délégation, accompagné lors de la conférence de presse de 123 volontaires. Il a ajouté que les arriérés de salaires s’élevaient à plus de 900 millions de francs CFA.

                                          Les hommes et femmes de médias lors des échanges

Par la suite, des centaines d’agents vont être remerciés par un arrêté paru le 30 mars 2021, prenant effet le 31 mars 2021, où les structures chargées de la lutte contre la Covid 19 ont été appelées à mettre  fin aux relations de travail qui les liaient avec l’arrêté N°2021-114/MS/SG/UGFC du 30 mars 2021. En voulant  comprendre ce qui se passait, les volontaires ont soumis des doléances à leurs chefs d’équipes pour être transmises à la hiérarchie. Mais force était de constater que leurs doléances n’ont pas trouvé satisfaction.

Aujourd’hui congédiés sans motifs et sans clause de bases qui étaient prévues, ces volontaires réclament une reconsidération à leur égard. « On n’a pas reçu de préavis de licenciement, ni des clauses de bases qu’on devait nous attribuer en tant que travailleurs parce que nous avons travaillé au minimum une année pour la  lutte contre le covid-19. On nous a licenciés avec des impayés de salaire, sans aucune communication », a dénoncé Toussiane Locodien, le délégué chargé à l’information.

Pour trouver d’autres alternatives, ils ont saisi l’Inspection de travail qui a dressé les procès verbaux individuels de non conciliation pour la suite des procédures qui se dérouleront devant le tribunal du travail de Ouagadougou dans  les jours à venir

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

1.Le trésorier de la délégation des volontaires, Yahia Kondabo

2.Les journalistes à la conférence de presse

Grogne au ministère de l’Environnement : Le SYNAE suspend ses mouvements de protestations

Le Syndicat national des environnementalistes de l’Etat (SYNAE)  a suspendu sa conférence de presse prévue ce mardi 27 juillet 2021. Cette décision fait suite à des engagements pris par la délégation du ministre à la veille des mouvements de protestation. Cette déprogrammation marque une pause des activités prévues par ledit syndicat, le temps de prendre connaissance des nouveaux engagements de son ministre de tutelle.

Décidé à manifester son mécontentement vis à vis des engagements pris par le ministère en charge de l’Environnement, le Syndicat national des environnementalistes  de l’Etat (SYNAE) se verra stoppé dans son élan de protestation. Outre un problème de structuration, le syndicat dénonce une  « stigmatisation »  occasionnée par un engagement  pris par le ministre Siméon Sawadogo à travers un arrêté. Un arrêté qui, selon les responsables syndicaux, ne permet  pas aux acteurs du domaine d’effectuer convenablement leur travail.  «  Ce problème, c’est la  structuration du ministère. Ce ministère est animé par un corps paramilitaire et un personnel civil, et la structuration du ministère aujourd’hui ne nous permet pas à l’un ou à l’autre d’exécuter clairement les missions pour lesquelles  ils ont été recrutés », martèle Abdoulaye Bazié, le secrétaire général du SYNAE.

                                                                Abdoulaye Bazié, secrétaire général du SYNAE

Après une demande d’audience et une lettre à l’appui pour se faire entendre, les doléances resteront sans réponses. Toute chose qui conduira cette composante du ministère en charge de l’Environnement à se  décider à briser le silence en croisant le fer. Pour le syndicat, le constat était de voir que les actes  posés par le nouveau ministre n’étaient pas du genre à apporter des solutions aux problèmes posés.

Accalmie passagère ?

Emballé dans cette lutte de « bonne foi », le compresseur de la bataille sera ralenti par une délégation du ministre qui a voulu prêter une oreille attentive aux doléances à la veille des manifestations. Cette délégation dit avoir  trouvé des solutions aux problèmes posés, mais attend que le ministre rentre de son voyage avant de les soumettre au syndicat. Ainsi donc, la délégation a demandé au syndicat de sursoir à ses activités.

                                                     Le SYNAE a suspendu son mot d’ordre de grève

Chose que le Syndicat a acceptée en annulant sa conférence afin d’entendre les propositions prochaines. « Le ministre ne va pas rester à l’extérieur, nous nous sommes engagés à lever notre manifestation, à suspendre notre conférence de presse », précise le secrétaire.

 En rappel, les environnementalistes forment un personnel civil recruté par la Fonction publique depuis 2006, et mis à la disposition du ministère en charge de l’Environnement.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Situation de la mine d’Inata : Abraham Badolo exige la rupture du contrat de la société Belahourou

Dans la présente déclaration, l’Alliance pour la défense de la patrie (ADP) par la voix de son président Abraham Badolo présente la situation « désastreuse » de la mine d’or d’Inata sur ainsi que celle des ex-travailleurs. Un constat qu’il l’amène à demander au gouvernement de rompre le contrat avec société minière de Belahourou (SMB).

Le 05 décembre 2020, par voie de conférence de presse à Ouagadougou, notre organisation, l’Alliance pour la défense de la patrie (ADP) attirait l’attention du président du Faso, du gouvernement et de l’opinion publique sur la situation rocambolesque et désastreuse de la Mine d’or d »Inata. La transparence de la gestion des ressources minières au Burkina Faso étant un acte majeur qui s’inscrit dans les missions de notre organisation, l’ADP avait décidé à travers cette sortie de presse d’interpeller le gouvernement sur le triste sort de cette mine avec son corollaire de désastre pour le Burkina Faso, les ex-travailleurs et les localités environnantes de la mine.

De quoi s’agit-il ?

Après avoir racheté la Mine d’or d’Inata en 2018, voilà trois (3) années que la société minière de Belahourou (SMB) est dans l’incapacité notoire de redémarrer la production de cette mine. La question sécuritaire est avancée depuis toutes ces années pour expliquer le non-démarrage des activités de cette mine. Pourtant, il est constaté que d’autres mines installées dans des zones sécuritaires à risques arrivent à faire tourner normalement les machines.

L’indignation de l’ADP face à cette situation est le lourd silence du gouvernement sur cette affaire. Pourquoi cet omerta autour de cette mine ? Pourquoi abandonner les ex-travailleurs dans la précarité aux désidératas d’une société minière qui n’arrive pas à respecter son cahier de charge ?

Il est important de rappeler que selon les estimations du ministère en charge des mines en 2017, la dette que la société devait à l’État, aux ex-travailleurs (employés directs et employés indirects) et aux autres a été évaluée à près de 35 milliards de francs CFA.

Il appartient donc au gouvernement conformément aux dispositions légales et dans l’intérêt supérieur du Burkina Faso de trouver une solution rapide à cette situation afin de permettre à l’État et aux ex-travailleurs de rentrer dans leurs droits.

Deux (2) constats majeurs se dégagent de cette situation alarmante. Dans un premier lieu, l’incapacité de la société en charge de la mine d’Inata à faire démarrer les machines de façon effective.

Dans un second temps, le laxisme de l’autorité et du gouvernement à trouver une solution adéquate et palliative à ces manquements assez graves constatés.

Considérant les préjudices subis par les caisses de l’État et la paupérisation continue des ex-travailleurs de cette mine, l’ADP, organisation de la société civile exige du gouvernement :

1- la rupture du contrat de la société disposant les droits d’exploitation de la mine d’Inata pour non-respect du cahier de charge.

2- Le redémarrage de l’exploitation de la mine par une nouvelle société capable de respecter le cahier de charge ?

3- La proposition de solutions adéquates à la triste situation des ex-travailleurs de la mine.

Quoiqu’il en soit, l’alliance pour la défense de la patrie, dans le cadre du contrôle citoyen de la gestion des affaires publiques notamment dans le domaine des mines, restera très vigilante vis à vis du gouvernement Dabiré quant à un dénouement rapide de cette question.

Aussi, nous appelons le gouvernement à employer toute la rigueur possible sur la situation d’une autre mine en souffrance, celle de Kalsaka car de la vitalité des caisses de l’État pour les projets de développement dépend la bonne gestion de nos mines.

« Pour la Patrie, nous Vaincrons ! ».

Alliance pour la Défense de la Patrie (ADP)

Abraham BADOLO

Président

CASEM ministère de la santé : deux défis majeurs à relever en 2021

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La première session du Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) du ministère de la Santé a eu lieu, ce lundi 26 juillet 2021 à Ouagadougou sous le thème : « Planification en santé, un outil de gouvernance pour un système de santé résilient et des soins de qualité au profit des populations ». La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la santé Pr Charlemagne Ouédraogo.

L’année 2020 a été marquée par une situation sanitaire déplorable. Ce lundi 26 juillet 2021, à l’occasion du Conseil d’administration du secteur de la Santé, il était question de faire le bilan de l’année écoulée et de dégager les perspectives pour les échéances futures.

                   Selon Pr Charlemagne Ouédraogo (milieu), le ministère de la Santé fait face à deux défis majeurs

Ainsi, les cadres et autres agents du ministère de la Santé ont réfléchi autour du thème : « Planification en santé, un outil de gouvernance pour un système de santé résilient et des soins de qualité au profit des populations ». Par ailleurs, les échanges ont porté sur le bilan du plan d’actions consolidé 2021 du ministère de la Santé, le plan d’urgence des hôpitaux, le processus d’élaboration du plan national de développement sanitaire (PNDS  2021-2030), l’évolution de la pandémie de la COVID-19 et l’état de mise en œuvre du plan de vaccination.

                                                 Les participants ont conscience des enjeux

Pour ce qui concerne l’année 2021, deux référentiels majeurs ont été mis en place dans le cadre de la première session du CASEM. Il s’agit notamment du Plan national de développement sanitaire (PNDS 2021-2030) et du référentiel national de développement 2021-2025. A ces deux référentiels s’ajoute le plan d’urgence pour les hôpitaux publics dans le contexte du COVID-19. « Nous devons nous projeter dans ce processus de planification à travers une démarche consensuelle, inclusive et participative, tirant les leçons des expériences passées et en tenant compte des réalités actuelles de notre pays », a expliqué Pr Charlemagne Ouédraogo.

Selon le ministre de la Santé, les deux grands défis pour l’année 2021 sont d’une part « réussir la lutte contre la COVID-19 à travers la vaccination et la consolidation de l’ensemble des dispositifs de riposte et réussir le pari de la mise en œuvre du plan d’urgence pour les hôpitaux en période de Covid-19 pour la nécessité du continuum des soins de la communauté jusqu’au sommet ».

Par Latifatou KABORE (Stagiaire)

9e Traité d’amitié et de coopération : Le PM et son gouvernement sont à Abidjan

Le chef du gouvernement burkinabè, Christophe Joseph Marie Dabiré, est arrivé ce lundi 26 juillet 2021 dans la soirée, à Abidjan. Dans la capitale économique ivoirienne, le Chef du Gouvernement co-présidera demain mardi 27 juillet, avec son homologue ivoirien, Patrick Jérôme ACHI, le Conseil conjoint de Gouvernement de la 9e Conférence au sommet du Traité d’Amitié et de Coopération (TAC) entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

A la tête d’une délégation composée d’une dizaine de membres de son gouvernement, le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a foulé le sol ivoirien, aux environs de 16 heures TU. Il a été accueilli à sa descente d’avion, à l’aéroport Félix Houphouët Boigny d’Abidjan, par son homologue ivoirien, Patrick Jérôme Achi.

Les deux personnalités vont coprésider le mardi 27 juillet, le Conseil conjoint de Gouvernements de la 9e Conférence au sommet du Traité d’Amitié et de Coopération (TAC) entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

Les Premiers ministres burkinabè Christophe Dabiré et ivoirien Patrick Achi en entretien

Cette rencontre préparatoire de la Conférence au Sommet des Chefs d’Etat, permettra aux autorités des deux pays, de passer en revue, l’état de leur coopération. Les Premiers ministres Dabiré et Achi, et leurs gouvernements respectifs, vont se pencher sur le bilan de la mise en œuvre des décisions et recommandations issues de la 8e conférence au sommet du TAC et envisager de nouvelles perspectives de renforcement des relations ivoiro-burkinabè.

Le Conseil conjoint de Gouvernement, prévu pour le 27 juillet, a été précédé par la réunion des experts, les 24 et 25 juillet et celle des ministres en charge des Affaires étrangères, qui s’est tenue ce lundi 26 juillet.

Le TAC est né en 2008, de la volonté commune des deux Etats de renforcer la coopération, l’amitié et la fraternité entre les peuples burkinabè et ivoirien. Il est devenu un exemple d’intégration et un outil de développement qui fait école dans la sous-région.

DCRP/Primature

2e mandature du Haut conseil du dialogue social : 30 faiseurs de paix installés

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La première session ordinaire de la deuxième mandature des membres du Haut conseil du dialogue social (HCDS)  se tient du 26 juillet au 9 août 2021 à Ouagadougou sous le thème : « Le HCDS et les réformes des politiques publiques en cours dans un contexte de réconciliation et de cohésion sociale». Cette session marquait le top de départ des activités pour les   nouveaux conseillers de la deuxième mandature de ladite structure.

Après un premier mandat échu,  le Conseil des ministres a procédé à la nomination de nouveaux conseillers et au renouvellement des mandats de certains,  suivant respectivement le décret 2021-0708/PRES/PM//MINEFID / MFPTPS en date du 7 juillet 2021 et le décret 2021-0740/PRES/PM//MINEFID / MFPTPS  en date du 13 juillet 2021. Au nombre de 30, ceux-ci ont officiellement été installés dans leur fonction ce lundi  26 juillet 2021. C’était au cours de la première journée de la première session ordinaire de la 2e mandature des conseillers du HCDS prévue pour prendre fin le 9 août prochain. Il s’agira, au cours de cette session,  de mettre  tous les conseillers au même niveau de compréhension sur l’historique de la création du HCDS,  sur la notion de dialogue et sur les techniques de négociation.  « cette session est une tribune de  partage d’informations et de réflexion sur les problématiques du moment,  notamment sur les réformes annoncées du système éducatif,  sur la réconciliation nationale et sur le nouveau référentiel national de développement en cours d’élaboration »,  a fait savoir le président du HCDS, Domba Jean Marc Palm.

       Le président du HCDS, Domba Jean Marc Palm (g), a invité les 30 nouveaux conseillers à mouiller le maillot

Pour le ministre de la Fonction publique,  du Travail et de la Protection sociale, Séni Mahamadou Ouédraogo,  le rôle du HCDS dans la pacification des relations professionnelles n’est plus à démontrer.  L’apport du HCDS est, de son avis, incontournable dans la prévention et la résolution des conflits.  « Les efforts de tous les acteurs œuvrant pour la promotion du dialogue doivent être conjugués en vue d’instaurer un climat social apaisé, gage d’un développement socio-économique prospère de notre pays », a-t-il dit en précisant que les départements ministériels, notamment le sien,  doivent renforcer leur collaboration,  à l’effet d’entreprendre et de coordonner leurs actions en faveur de la promotion du dialogue social.  Pour lui,  cette 2e mandature du HCDS qui s’installe laisse entrevoir des réponses adéquates aux préoccupations du monde du travail.  « Je fonde donc l’espoir que les actions qui seront menées aient un impact tangible et positif sur la culture du dialogue social dans notre pays », a-t-il souhaité.

          Pendant leur mandat de 3 ans, les 30 conseillers travailleront à prévenir et à régler les différents conflits

En rappel, les 30 conseillers sont désignés par composante dont 10 au titre du gouvernement, 10 au titre des organisations professionnelles d’employeurs et 10 autres au titre des organisations syndicales des travailleurs.  Ils auront pour mission durant leur mandat de 3 ans, la prévention et le règlement des conflits dans tous les domaines d’activités y compris le secteur informel.  Et cette  1re session ordinaire  marque le début de mandat pour ces faiseurs de paix.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Remise de rapport au président du Faso : « Nous sommes parmi les pays qui organisent les élections moins chères en Afrique », Newton Ahmed Barry

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Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Newton Ahmed Barry, en fin de mission a remis son rapport au président du Faso. Ce fut l’occasion pour lui de montrer que l’organisation des élections couplées de 2020 a connu une baisse considérable en termes de coût par rapport à celle de 2015.

En fin de mandat, Newton Ahmed Barry est allé remettre le contenu de son travail  au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.  Au bilan de ses années passées à la tête de la Commission Electorale Nationale Indépendante CENI, il ressort pour  le président en fin de mandat, qu’environ 21 milliards de francs Cfa ont été introduits dans l’organisation des élections du 22 novembre dernier. Un budget qu’il a trouvé moins élevé que celui de 2015.

Ainsi concernant le rapport coûts/électeur, une jouissance a été marquée avec ce tarif de 6 dollars soit 3000 francs CFA. Toute chose qui  a amené Newton Ahmed Barry à marquer sa satisfaction : « En dehors du Rwanda où le coup électoral est de 1 dollar,  nous sommes parmi les pays qui organisent les élections moins chères en Afrique ».

Dans ce rapport dressé, Newton a relevé de multiples difficultés qu’a rencontrées la CENI durant l’élection du 22 novembre 2020. Ces difficultés sont, entre autres, liées au plan sanitaire, au plan sécuritaire et à celui de « l’instabilité du code électoral » qui s’est vu modifié à trois reprises durant trois ans dont deux dans une même année.  Au regard de ces défis, « L’organisation n’a pas été facile », précise-t-il.

Pour terminer, des recommandations ont été formulées dans ledit rapport afin de permettre une amélioration considérable de la structure.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info) avec Burkina24

Affaire SITAB contre Youssef Omaïs : Le procès renvoyé au 25 octobre

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L’appel à la barre de l’ex-DG de la Société  Industrielle de Transformation d’Acier au Burkina (SITAB), Youssef Omaïs, à la date du 26 juillet 2021, a été renvoyé pour le 25 octobre 2021. Ce report fait suite à des raisons familiales et de la composition irrégulière du parquet.

Appelé à la barre ce 26 juillet 2021, l’ex-DG de la Société  Industrielle de Transformation d’Acier au Burkina (SITAB), Youssef Omaïs, devait se présenter pour répondre aux accusations faites contre sa personne. Accusé de détournement de fonds, concurrence déloyale et blanchiment de capitaux, l’ex-DG du SITAB ne pourra pas, pour l’instant, donner sa version des faits. Et pour cause, l’audition prévue ce jour a été reportée.

La raison évoqué est l’absence du répondant liée à des raisons familiales, à en croire l’avocat de l’ex-DG de la Société  industrielle de transformation d’acier au Burkina (SITAB), Youssef Omaïs. Ce dernier a en effet expliqué que son client s’est rendu à l’extérieur avec sa femme pour remédier à une urgence. Chose que la partie civile n’a pas pu digérer.

En effet, la  partie  plaignante estime qu’il est inconcevable de permettre un tel laxisme. Elle avance que l’accusé ne pouvait pas se déplacer à sa guise alors qu’il fait l’objet d’accusations. L’autre raison avancée est celle de la composition irrégulière du parquet. Il est ressorti que des maillons forts de ce procès sont toujours à Manga, raison pour laquelle ils n’ont pas pu effectuer le déplacement.

Au vu de tout ce qui précède, le ‘’match’’ retour entre les deux parties a été  renvoyé pour le 25 octobre prochain.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Réseau des femmes entrepreneures : La section Burkina lance ses activités

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Women Entrepreneurship Network (Réseau des femmes entrepreneures) section Burkina Faso a tenu sa première assemblée générale, le samedi 24 juillet 2021, à Ouagadougou. Cette rencontre a permis aux membres d’échanger sur la vie de leur structure et de partager un certain nombre d’informations utiles.

Mise en place en septembre 2019, la section Burkina de Women Entrepreneurship Network, Réseau des femmes entrepreneures (en français) a tenu sa première assemblée générale, le samedi 24 juillet 2021 à Ouagadougou. La faute à la pandémie de Covid-19, à en croire la présidente Thérèse Couldiati.

                              La présidente de Women Entrepreneurship Network/Burkina, Thérèse Couldiati

Mieux vaut tard que jamais, dit l’adage. Les femmes de la section Burkina Faso l’ont bien compris. C’est pourquoi, elles étaient toutes heureuses de se retrouver. Au menu de cette réunion, les informations utiles sur la vie de leur organisation, notamment sur les modalités d’adhésion au réseau. Et la présidente d’expliquer que la porte est ouverte à toutes les femmes qui entreprennent qu’elles soient vendeuse de cacahuètes, commerçante ou patronne d’une entreprise de BTP.

Concernant les frais d’adhésion, ceux-ci sont fixés à 50 000 FCFA pour les membres du bureau et 25 000 FCFA pour les pour autres tandis que le montant des cotisations est respectivement de 12 500 FCFA et 5000 FCFA. Cette assemblée générale a également permis à la présidente de la branche-mère de Women Entrepreneurship Network basée à New York, Merveille Aïcha Nadège Ouédraogo, de présenter les objectifs qui ont prévalu à création du réseau. Par téléphone depuis les USA, elle a confié : « Le but est d’accompagner les femmes entrepreneures de l’Afrique sans distinction de nationalité à s’entre-aider et à faire grandir leurs entreprises à travers des échanges d’expériences, des voyages internationaux afin de découvrir les différentes potentialités ». Il est également prévu la mise en place d’une structure de micro-crédit afin d’aider les femmes dans leurs différentes activités.

          Le bureau exécutif du Réseau des femmes entrepreneures du Burkina envisage un don aux déplacés internes

La branche du Burkina envisage sa première activité dans les prochains jours : « Nous voulons faire un geste à l’endroit des déplacés internes. Nous voulons  faire parler nos cœurs à l’endroit des personnes soumises au terrorisme très prochainement à travers des dons », a laissé entendre Thérèse Couldiati. Par ailleurs, il est prévu l’organisation de la saison de la femme entrepreneure du 20 au 27 novembre prochain.

Pour rappel, le bureau est composé d’une vingtaine de membres. Et compte une dizaine de membres d’honneur et de conseillers parmi lesquels l’ancien ministre Seydou Zagré, le député Abdoulaye Mossé, le ministre Salfo Tiemtoré ou encore le directeur général de l’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales (ADCT), Bruno Dipama.

Le bureau de la section Burkina

Présidente : Mme Thérèse Couldiati,

Secrétaire générale : Solange Bonkougou,

Secrétaire générale adjointe: Yasmine Ouédraogo,

Trésorière : Nina Wourougou,

Trésorière adjointe: Jacqueline Konaté,

Chargée des programmes et projets: Martine Sonia Traoré,

Chargée des programmes et projets adjointe : Valérie Zoungrana,

Chargée de l’organisation: Pélagie Nabié,

Chargée de l’organisation adjointe: Awa Ly,

Chargée des relations extérieures: Mariama Ly,

Chargée des relations extérieures adjointe: Mariam Diabaté,

Chargée de la communication et de l’information: Stéphanie Ouédraogo,

Chargée de la communication et de l’information adjointe: Gisèle Kando,

Chargée du suivi-évaluation: Anita Héma,

Chargée du suivi-évaluation adjointe : Fatim Ouédraogo,

Chargée de la mobilisation: Léa Conseibo,

Chargée de la mobilisation adjointe : Assétou Traoré,

Chargée de la promotion des affaires culturelles et sportives: Fatoumata Sawadogo,

Chargée de la promotion des affaires culturelles et sportives adjointe: Sylvie Bessin Héma,

Chargée des affaires sociales: Léa Kaboré,

Chargée des affaires sociales adjointe : Mimi Kabré,

Chargée de la promotion du genre: Clarice Héma,

Chargée des affaires juridiques: Edith Enyi,

Chargée des affaires juridiques adjointe : Salamata Sawadogo.

Par Philippe BATIONO (Le Quotidien)

Affaire SITAB-ex-DG Youssef Omaïs : La Justice burkinabè à la croisée des chemins

Lors des précédents procès, la justice burkinabè a tranché en faveur de l’ex-DG Youssef Omaïs de la Société industrielle de transformation d’acier au Burkina (SITAB). Les patrons ont donc dû verser la bagatelle de 600 millions de FCFA à l’intéressé malgré les charges qui pesaient contre lui. Ce lundi 26 juillet, les deux parties se retrouvent une nouvelle fois devant la Justice pour un procès très attendu.

Accusé de détournement de fonds, concurrence déloyale et blanchiment de capitaux, l’ex-directeur général de la SITAB, Youssef Oumaïs est appelé à se présenter ce lundi 26 juillet 2021 pour défendre sa peau. Il avait remporté la première manche de ce match contre ses anciens employeurs en novembre 2020. Lesquels avaient été con damnés à lui verser environ 600 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts. Cette fois, les choses risquent fort bien d’être différentes. En effet, convaincus d’avoir été floués par la justice, les patrons de la SITAB ont, cette fois, pris leurs précautions pour s’assurer que le procès soit équitable et que le droit soit dit.

                      La SITAB a subi d’énormes préjudices dans cette affaire opposant l’ex-DG et les patrons

L’audit commandité en 2017 par les actionnaires de la boite suite à des soupçons de mauvaise gestion a révélé de graves manquements. Il s’agit notamment e la concurrence déloyale à travers la création d’une société concurrente (IBAFER) avec le même objet social que la SITAB en parfaite violation des clauses de son contrat et de ses devoirs en tant qu’actionnaire et directeur général de la SITAB. Par ailleurs, Youssef Omaïs s’est permis, selon les résultats de l’audit, de constituer des sociétés écrans auxquels il octroyait des contrats avec la SITAB. Pire encore, ces sociétés fonctionnaient avec l’argent puisé des caisses de la SITAB. Le tout, sans avoir pipé mot au conseil d’administration.

D’ailleurs la décision rendue en novembre 2020 est restée en travers de la gorge de bien des personnes aussi bien civiles de l’appareil judiciaire. Le verdict a vite donné lieu à de la surprise, à de l’incompréhension puis à des questionnements sur la probité de certains hommes en toge. Ce procès a fait couler tellement de salive qu’il décrit comme l’un des plus attendus. Cette fois, tous les regards et les oreilles seront tournés vers le palais de justice, ce lundi 26 juillet, pour savoir si le droit sera dit.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Prévention des changements climatiques : la première pierre du centre de compétence WASCAL posée

La première pierre du West African Science Service Centre on Climate Change and Adapted Land Use (WASCAL) a été posée, jeudi 22 juillet à Ouagadougou. Dans quelques mois, un immeuble de trois étages accueillera et formera des ressources humaines capables de trouver des solutions aux problèmes relatifs aux changements climatiques.

Les changements climatiques sont une réalité implacable qui impactent fortement notre environnement et notre cadre de vie. Aussi est-il devenu plus que nécessaire de prévoir les caprices de mère nature afin de pouvoir mieux y faire face. C’est ce qui a prévalu à construction d’un bâtiment pour la formation des ressources humaines capables de trouver les solutions idoines.

Aussi, la première pierre dudit bâtiment a été posée, jeudi 22 juillet 2021. Il est le fruit d’un partenariat avec le ministère allemand en charge de l’éduction et de la recherche scientifique. Une bonne nouvelle pour les 11 pays membres du West African Science Service Centre on Climate Change and Adapted Land Use (WASCAL).

D’une valeur  totale de quatre milliards de francs CFA, la pose de la première pierre marque donc le top de départ de la construction de cet édifice de trois niveaux doté d’une ventilation naturelle. Il abritera une cinquantaine de bureaux en plus de laboratoires. Par ailleurs, il est prévu des zones de sécurité, une école doctorale, un complexe composé de deux bureaux, de centre d’information géographique, de centre de gestion des données et des applications numériques, des zones de laboratoires. A la finition, chaque poteau qui soutiendra le bâtiment portera le nom d’un des pays membres du WASCAL et de la CEDEAO.

La concrétisation d’une promesse

Ce sera donc un centre qui aura des équipements  de haute technologie  de dernière génération qui vont permettre à aux universités de rayonner à travers la formation. Mais également, il permettra aux pays de ladite organisation de mieux gérer les changements climatiques. A écouter le ministre de l’Enseignement supérieur et de l’Innovation Alkassoum Maïga,  il s’agit d’avoir un capital humain compétent et consciencieux qui va se mettre au service des économies des pays membres.

«  Il y aura des instruments qui permettront d’avoir des données fiables qui vont nous permettre de faire face aux changements climatiques. Aujourd’hui, c’est la concrétisation d’un engagement pris par le ministère allemand en charge de la recherche scientifique qui a appuyé la mise en place de ce centre de compétence », explique-t-il. Pour le ministre, les Allemands ont déjà fait leur part. Il appartient désormais aux 11 pays membres de WASCAL de jouer leur rôle afin que cet instrument ne soit pas dépendant  d’un autre pays.

« Nous sommes là pour tenir nos promesses. Nous voulons aider nos partenaires africains à créer des conditions pour lutter contre les changements climatiques. C’est pour cela que nous avons financés les centres de compétences qui permettront de former des ressources humaines capables de trouver des solutions aux problèmes de changement », foi de Christoph Rovekampt, chef de la division énergie et technologie d’hygiène vert.

La livraison du bâtiment est prévue pour les prochains mois.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Ouaga : Un enfant se noie dans le barrage de Tanghin

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Ce samedi 24 juillet 2021, aux environs de 11 heures, un jeune mendiant d’une dizaine d’années est tombé dans le barrage de Tanghin. Selon les informations recueillies sur place, ce dernier était en compagnie d’un autre avec qui il avait l’habitude de mendier. De matin, en se promenant sur l’espace piéton du pont érigé sur le barrage, l’infortuné se retrouva malencontreusement dans l’eau.

Alertés, les riverains se sont lancés à la recherche de l’enfant. Malheureusement, la grosse pluie qui s’est abattue sur la capitale hier n’a pas facilité les recherches lancées en vue de le retrouver. Après presque deux heures de recherche acharnées, le corps sans vie de l’enfant a été repêché.

Après presque deux heures de recherche, le corps de l’enfant a été repêché.

Burkinanews.info

3es concertations nationales sur les systèmes alimentaires : Le Burkina identifie ses axes prioritaires

Les troisièmes concertations nationales, en préparation au Sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires, se sont ouvertes ce jeudi 22 juillet 2021 à Ouagadougou sous le thème : « Les engagements de toutes les parties prenantes doivent favoriser de nouvelles actions et organisation des Systèmes alimentaires résilients et durables au Burkina Faso ».

Elles vont permettre de prendre des engagements clés et définir les orientations stratégiques pertinentes à prendre en compte dans l’élaboration de la « Voie nationale » du Burkina Faso. Ces concertations font suite à deux précédentes sessions, tenues les 28 juin et 15 juillet derniers, autour des politiques et stratégies en lien avec les systèmes alimentaires et sur les dynamiques à développer pour garantir la disponibilité des aliments et leur qualité nutritionnelle et sanitaire au profit des populations.

       Le secrétaire général du MEEVCC Augustin Kaboré (m) et le coordonnateur Alassane Guiré lors des échanges

Les travaux ont permis d’identifier des axes prioritaires comme la promotion des solutions biotechniques dans le domaine agro-sylvo-pastoral et halieutique, des centres d’incubation d’entreprises agro-sylvo-pastorales, le renforcement des capacités des acteurs de la production, de la transformation, de la conservation-commercialisation et des consommateurs, la professionnalisation des acteurs de la transformation ainsi que le soutien au secteur privé agroalimentaire.

Le coordonnateur des concertations nationales, Alassane Guiré, s’est dit satisfait de l’aboutissement des ces premières concertations « Ces dispositions nous ont permis d’obtenir des résultats pertinents, à mêmes de nous permettre d’envisager en toute sérénité notre Voie nationale vers des systèmes alimentaires durables conformément aux ODD », a-t-il dit. Il a salué l’engagement des partenaires, notamment les agences onusiennes et l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) pour leur contribution à la réalisation des travaux.

                                    Les participants aux troisièmes concertations nationales

Les résultats des deux premières concertations seront joints aux conclusions des troisièmes pour être présentés au pré-sommet les 26 et 28 juillet prochains à Rome, en Italie. Le secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Économie verte et du Changement climatique, Augustin Kaboré, a exhorté les membres des parties prenantes, à des débats constructifs et inclusifs afin de refléter la diversité des systèmes alimentaires au Burkina Faso.

En rappel, les concertations sur les systèmes alimentaires se tiennent dans le cadre des préparatifs du Sommet mondial sur les Systèmes alimentaires, convoqué par le Secrétaire général des Nations Unies, afin de définir l’orientation future et d’accélérer l’action en faveur des systèmes alimentaires durables. Elles aboutiront à l’élaboration d’une voie nationale qui sera présentée au Sommet en septembre prochain.

Source : Page Facebook Sommet sur les systèmes alimentaires-Burkina Faso

Lutte contre la flambée des prix et la contrefaçon : 2 964 commerçants  sanctionnés

La Brigade mobile de contrôle et de répression des fraudes (BMCRF) du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a fait le bilan des opérations de contrôle des prix et de la qualité menées entre janvier et mi-juillet 2021. C’était lors d’une conférence de presse,  jeudi 22 juillet 2021 à Ouagadougou.

Veiller au respect des prix et la qualité des produits de grande consommation ainsi qu’à leur disponibilité. Ce sont les raisons qui ont amené les structures de contrôle et de normalisation à faire plusieurs sorties sur le terrain entre janvier et juillet 2021. Les opérations menées consistaient à vérifier les documents commerciaux  que sont les déclarations préalables d’importation, les autorisations spéciales d’importation et exportation, le certificat national de conformité, le certificat de qualité, la facturation ainsi que les conditions d’exercer. Ainsi sur les 18 428 commerçants contrôlés, il ressort que 2 964 ont enfreint  à la réglementation en vigueur. C’est la raison pour laquelle ceux-ci ont été verbalisés. En effet, selon Yacouba Bila, coordonnateur de la Brigade mobile de contrôle  et de répression des fraudes, les contrôles effectués entre janvier et mi-juillet a permis de faire d’importantes saisies.

                    Les conférenciers ont détaillé les différentes opérations de contrôle menées sur le terrain

Il s’agit de 94 camions transportant 3 760 tonnes de céréales vers les pays voisins, 1 154 tonnes de fer à béton non conformes toutes catégories confondues, 109 371 feuilles de tôles non conformes,  2, 25 tonnes de produits alimentaires périmés, 38 995 litres de carburant frauduleux, 10 760 pagnes contrefaits imprimés aux motifs de Faso-danfani, 3 600 bidons de 20 litres de lubrifiants, 3574 pneus pour engins à deux roues importés frauduleusement, 2 837 tonnes de noix brutes de cajou, 986 cartouches de cigarettes de la fraude ; 690 bidons de 20 litres d’huiles alimentaires de la contrebande, 200 tonnes de pomme de terre illégalement importées, 400 tonnes d’engrais, 6 tonnes de graine de coton avarié et 78 litres de liqueurs frelatées.

Amendes et peines de prison comme sanction

Le coordonnateur de la BMCRF a indiqué qu’il y a des sanctions contre les contrevenants notamment des sanctions pécuniaires et pénales. « Les sanctions vont de 500 000 FCFA à 500 millions FCFA pour  certaines infractions et des peines privatives de libertés de 6 mois à 6 ans en fonction de l’infraction», confie-t-il. Concernant le suivi des stocks, Yacouba Bila a assuré que cela permettait de faire en sorte qu’il n’y ait pas de pénurie alimentaire.

             Le coordonnateur de la BMCRF, Yacouba Bila a appelé les populations à dénoncer les mauvaises pratiques

Pour ce qui est des produits du tabac et des boissons frelatés, il affirme que des dispositifs sont mis en place pour renforcer la règlementation en vigueur. Dans l’optique de mieux renforcer le contrôle, le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (MICA) entend renforcer  les actions  à travers l’élaboration d’un cahier de charge sur les boissons sans alcool et énergisantes, fixer le prix des céréales locales… Il prévoir, par ailleurs, multiplier les contrôles pour faire respecter les prix fixés, les poids  et enfin maintenir la mesure de suspension de la délivrance des autorisations spéciales d’exportation des céréales.

Il a également lancé un appel aux consommateurs à l’effet de les aider dans leur travail : « Il va falloir que les populations s’impliquent pour accompagner ces structures à travers la  dénonciation ».

Par Youmanli Joël  THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Compte-rendu du conseil des ministres du jeudi 22 juillet 2021

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 22 juillet 2021, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H 45 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Pour le compte du ministre d’Etat, ministre auprès du Président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la cohésion sociale : Le Conseil a examiné le rapport général du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN). Créé par la loi n°074-2015/CNT du 06 novembre 2015, pour un mandat de cinq (05) ans et installé le 22 mars 2016, le HCRUN, par ce rapport général, indique les résultats obtenus et les questions restées en l’état. Le Conseil a félicité les membres du HCRUN ainsi que son Président pour le travail accompli.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Commissaires à la Commission électorale nationale indépendante (CENI). A la faveur du remplacement du représentant de la Fédération des associations islamiques du Burkina Faso (FAIB), le présent décret vise à abroger le décret n°2021-0715/PRES/PM/MATD du 12 juillet 2021 portant nomination de Commissaires à la Commission électorale nationale indépendante. L’adoption de ce décret permet de nommer les nouveaux Commissaires de la Commission électorale nationale indépendante en prenant en compte le remplacement du représentant de la FAIB.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION, DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République islamique du Pakistan auprès du Burkina Faso avec résidence à Tripoli. Le Conseil a marqué son accord pour la nomination dudit Ambassadeur.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté un décret portant conditions et modalités d’octroi de la dérogation en matière de traitement salarial aux Etablissements publics de l’Etat (EPE). Dans le cadre de la recherche d’une performance continue des EPE, ce décret vise un encadrement strict de l’octroi des dérogations de traitement salarial dans les EPE en lien explicite avec leurs missions spécifiques, leurs résultats et leurs charges. L’adoption de ce décret permet de disposer d’un texte règlementaire en vue d’encadrer l’octroi de la dérogation en matière de traitement salarial aux EPE.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de la Santé a informé le Conseil de la situation de la pandémie à coronavirus dans notre pays. Cette situation est caractérisée par une tendance des cas de COVID-19 sous maîtrise et l’arrivée de vaccins dans le cadre de l’initiative COVAX et de la coopération avec les Etats Unis d’Amérique. Au regard de l’apparition persistante de nouveaux variants et de la recrudescence des cas de COVID-19 en Afrique de l’Ouest et dans le monde, le Président du Faso a invité le gouvernement à réengager les populations dans le respect des gestes barrières (le port du masque, le lavage régulier des mains au savon et la distanciation physique requise en cas de regroupement).

II.2. Le ministre de la Communication et des relations avec le Parlement a fait au Conseil le bilan de la 24e édition des Galian, tenue le 15 juillet 2021 à Ouagadougou. Vingt (20) lauréats au palmarès officiel et treize (13) prix spéciaux ont été enregistrés. Le Conseil félicite les lauréats et encourage l’ensemble de la famille de la presse à la recherche de l’excellence. II.3. Le ministre de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique a informé le Conseil de la tenue de la Journée nationale de l’arbre (JNA) le 07 août 2021 à Ziniaré, Province de l’Oubritenga, sous la présidence de Son Excellence Monsieur le Président du Faso.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

  1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Monsieur Bindi OUOBA, est nommé Conseiller spécial chargé des questions d’éducation et d’enseignement supérieur.

Pour le compte du ministre d’Etat, ministre auprès du Président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la cohésion sociale :

– Monsieur Tewindé Marcelin OUEDRAOGO, Mle 235 886 E, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chargé de missions.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

– Monsieur Rasmané SONDO, Mle 212 285 S, Conseiller en aménagement du territoire et développement local, 1ère classe, 7 ème échelon, est nommé Directeur de la Géomatique et de l’observation des territoires à la Direction générale du développement territorial.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE

– Monsieur Sibila Franck COMPAORE, Mle 30 082 L, Magistrat, catégorie P, grade exceptionnel, 8ème échelon, est nommé Chargé de missions.

D.AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

– Monsieur Roger BADIEL, Mle 82 404 E, Médecin pédiatre, catégorie P6, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur général de l’Office de santé des travailleurs (OST) ;

– Monsieur Salifou FOFANA, Mle 279 832 F, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier régional (CHR) de Banfora ;

– Monsieur Soro SANOU, Mle 84 130 T, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier régional (CHR) de Dédougou ;

– Monsieur Yacouba OUEDRAOGO, Mle 210 419 J, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier régional (CHR) de Ziniaré.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

– Monsieur Sombila OUEDRAOGO, Mle 78 077 T, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur régional de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale des Hauts-Bassins.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT

– Monsieur Betamou Fidèle Aymar TAMINI, Mle 88 796 S, Ingénieur du cinéma et de l’audiovisuel, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur général de la Société Burkinabè de télédiffusion (SBT) ;

– Monsieur Ag Ibrahim MOHAMED, Communicateur, est nommé Directeur général du Fonds d’appui à la presse privée (FAPP).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME – Monsieur Samuel GARANE, Mle 216 781 N, Juriste, Administrateur des services touristiques, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général du Bureau Burkinabè du droit d’auteur (BBDA) ;

– Monsieur Sibidi Vincent TOUGRI, Mle 29 902, Conseiller d’intendance universitaire, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO).

III.2. NOMINATIONS DE COMMISSAIRES DE LA CENI

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Commissaires au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Représentants des partis et formations politiques de la Majorité :

– Monsieur Yamba Malick SAWADOGO, Comptable ;

– Madame Mamata TIENDREBEOGO, Administrateur parlementaire;

-Monsieur Palguim SAMBARE, Commissaire de police à la retraite ;

– Monsieur Aboubacar DIALLO, Comptable à la retraite ;

– Monsieur Ousmane OUEDRAOGO, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle.

Représentants des partis et formations politiques de l’Opposition :

– Monsieur Aboubacar Reliwendé SAVADOGO, Instituteur ;

– Monsieur Roudsanwa Oumar OUEDRAOGO, Gestionnaire ;

– Monsieur Tasseré SAVADOGO, Gestionnaire ;

– Monsieur Karfa SORA, Gestionnaire ;

– Monsieur Issa BALIMA, Juriste.

Représentants des Organisations de la société civile :

Communauté catholique : – Monsieur Elysé OUEDRAOGO, Magistrat. Communauté musulmane : – Monsieur Adama KAFANDO, Magistrat. Communauté protestante : – Monsieur Augustin BADO, Pasteur.      Autorités coutumières : – Monsieur Bonaventure Dim-Songdo OUEDRAOGO, Administrateur civil à la retraite.                                Associations de défense des droits humains : – Monsieur Abdoul TASSEMBEDO, Commerçant.

III.3. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs et de Présidents aux Conseils d’administration : – de la Loterie nationale Burkinabè (LONAB) et du Fonds Burkinabè de développement économique et social (FBDES) au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement ; – du Centre national des œuvres universitaires (CENOU) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation ; – de la société minière de NORD GOLD ZINIGMA, de la société des mines de Sanbrado (SOMISA-SA), de la société minière SEMAFO BOUNGOU SA, de la société minière WAHGNION GOLD OPERATIONS SA, de la société minière SEMAFO Burkina Faso SA, de la société minière SALMA MINING SA, de la société minière NORDGOLD RONGUEN SA, de la société minière NORDGOLD YIMIOUGOU SA, de l’Agence nationale de l’encadrement des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées (ANEEMAS), du Bureau des mines et de la géologie du Burkina Faso (BUMIGEB), de la société minière BALAJI GROUP MINING KALSAKA (BGMK) SA, de la société minière BOUERE-DOHOUN GOLD OPERATION SA et de la Brigade anti-fraude de l’Or (BNAF) au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières ; – de la Minoterie du Faso (MINOFA) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ; – de l’Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE) au titre du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique.

  1. MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret renouvelle le mandat de Monsieur Mahamadou DIARRA, Mle 110 958 K, Enseignant chercheur, Administrateur représentant l’Etat, au titre de la Primature au Conseil d’administration de la Loterie nationale Burkinabè (LONAB) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le deuxième décret nomme Monsieur Karlé ZANGO, Mle 111 287 K, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale au Conseil d’administration du Fonds Burkinabè de développement économique et social (FBDES) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le troisième décret renouvelle le mandat de Monsieur Oumarou BARRO, Mle 212 299 B, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration du Fonds Burkinabè de développement économique et social (FBDES) pour une dernière période de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre national des œuvres universitaires (CENOU) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– Madame Rasmata NANA, Mle 245 782 N, Maître assistant en Physiologie végétale, en remplacement de Madame Rasmata BAKYONO/NABALOUM, dont elle achève le mandat.

Au titre du ministère de la Santé :

– Monsieur Isaïe MEDAH, Mle 41 048 P, Médecin de santé publique.

Au titre du ministère de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire :

– Monsieur Isaac Alassane OUATTARA, Mle 220 406 Z, Conseiller d’éducation féminine.

  1. MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté dix-huit (18) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Mahamadou BOKOUM, Mle 58 429 K, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la société minière de NORD GOLD ZINIGMA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le deuxième décret nomme Madame Talato Eliane DJIGUEMDE/OUEDRAOGO, Mle 47 698 P, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la société des mines de Sanbrado (SOMISA-SA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur Innocents OUEDRAOGO, Mle 47 701 K, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la société minière SEMAFO BOUNGOU SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le quatrième décret nomme Madame Mariam OUATTARA/SAWADOGO, Mle 74 311 G, Conseiller en gestion des ressources humaines, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la société minière WAHGNION GOLD OPERATIONS SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le cinquième décret nomme Monsieur Amidou OUEDRAOGO, Mle 111 138 L, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la société minière SEMAFO Burkina Faso SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le sixième décret nomme Monsieur Hamado OUEDRAOGO, Mle 208 193 A, Médecin, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration de la société minière SALMA MINING SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le septième décret nomme Monsieur Anawana Issouf Dieudonné SOMDA, Mle 233 938 R, Ingénieur des travaux de la géologie et des mines, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration de la société minière NORDGOLD RONGUEN SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le huitième décret nomme Monsieur Aristide BELEMSOBGO, Mle 315 004 J, Ingénieur des travaux de la géologie et des mines, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration de la société minière NORDGOLD YIMIOUGOU SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le neuvième décret nomme Monsieur Moumouni DOULKOUM, Mle 91 974 Z, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de l’Agence nationale de l’encadrement des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées (ANEEMAS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le dixième décret nomme Madame Edwige Marie Eveline YAMEOGO, Mle 56 710 D, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la société minière NORDGOLD RONGUEN SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le onzième décret nomme Madame Yougbaré Wennègouda Mariette MININGOU, Mle 117 291 N, Enseignant-chercheur, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’Innovation au Conseil d’administration du Bureau des mines et de la géologie du Burkina Faso (BUMIGEB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le douzième décret nomme Monsieur Adama Micaillou TAMBOURA, Mle 216 156 G, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la société minière BALAJI GROUP MINING KALSAKA (BGMK) SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le treizième décret nomme Monsieur Larba Issa KOBYAGDA, Mle 245 570 S, Enseignant-chercheur, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la société minière BOUERE-DOHOUN GOLD OPERATION SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le quatorzième décret nomme Monsieur Honoré Patoinsâmba ZIDA, Mle 104 304 X, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la société minière NORDGOLD YIMIOUGOU SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

 Le quinzième décret nomme Monsieur Gabriel BATIONO, Mle 17 09 82 94, Ingénieur informaticien, Administrateur représentant les travailleurs au Conseil d’administration du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le seizième décret renouvelle le mandat de Monsieur Mabourlaye NOMBRE, Mle 28 063 E, Attaché des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le dix-septième décret renouvelle le mandat de Monsieur Mabourlaye NOMBRE, Mle 28 063 E, Attaché des affaires économiques, Président du Conseil d’administration du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le dix-huitième décret nomme Monsieur Wessemou Aimé ADOUABOU, Mle 216 185 D, Inspecteur des impôts, Membre de la Brigade nationale anti-fraude de l’Or (BNAF) au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Bakanhaye HEMA, Mle 105 688 R, Instituteur certifié, Administrateur représentant la Mairie de la commune de Banfora au Conseil d’administration de la Minoterie du Faso (MINOFA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Aboubakar HEMA.

  1. MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ECONOMIE VERTE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique : – Monsieur Désiré OUEDRAOGO, Mle 46 641 W, Inspecteur principal des eaux et forêts ; – Monsieur Jean Marie SOURWEMA, Mle 119 359 T, Inspecteur des impôts.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement : – Monsieur Seydou TIENDREBEOGO, Mle 91 227 X, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat : – Monsieur Mahamady KINDA, Mle 117 059 U, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières : – Monsieur Djibril ZOUNGRANA, Mle 510 080 A, Ingénieur en environnement minier.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation : – Monsieur Augustin PALE, Mle 110 907 K, Maître de conférences.

Au titre du ministère de l’Agriculture, des aménagements hydro-agricoles et de la mécanisation : – Monsieur Adama TOURE, Mle 91 970 R, Conseiller des affaires économiques.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES COLLECTIVITES TERRITORIALES (ASSOCIATION DES MUNICIPALITES DU BURKINA FASO)

– Monsieur Ag Attaher IBRAHIMA, Maire de la commune de Gorom-Gorom, Secrétaire adjoint chargé des questions environnementales.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’AGENCE NATIONALE DES EVALUATIONS ENVIRONNEMENTALES (ANEVE)

– Monsieur Epilou Sébastien BATIONO, Mle 213 865 W, Technicien supérieur de l’environnement.

Le second décret nomme Monsieur Désiré OUEDRAOGO, Mle 46 641 W, Inspecteur principal des eaux et forêts, Président du Conseil d’administration de l’Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,

Porte-parole du gouvernement Ousséni TAMBOURA

Officier de l’Ordre de l’Etalon

 Les nouveaux riches : La révolution du cinéma burkinabè

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Le groupe Karismatik a présenté  la grande première de son nouveau film « les nouveaux riches »  au public. Le nouveau joyau a été présenté le 19 juillet 2021 à Ouagadougou au Ciné Burkina. Dans ce film, il est question d’un appel à la jeunesse à une éducation financière et à la méfiance vis à vis des stupéfiants.

Initiative de deux personnes, du faite que la jeunesse  est en manque d’emploi et s’adonne à des pratiques néfastes,  l’objectif fut de passer un message fort par le film notamment celui d’un appel l’éducation financière de la jeunesse, la méfiance  des stupéfiants et celui des dérives du sexe. Ce métrage de 1h 43 mn vient dépeindre ce tableau de deux jeunes  garçons ayant découvert un sac d’argent dans un chantier après s’être fait virés. Du cauchemar de ce licenciement, c’est tout une autre réalité que vont s’adonner ces jeunes après une telle découverte. De la recherche de nom(les nouveaux riches), à celle des dérives de sexe, cet argent se dépensera sans aucune stratégie mise en place pour s’assurer un avenir meilleur.

Le but a été aussi  d’appeler la jeunesse à une prise de conscience,  que l’on peut s’amuser, qu’on peut être bien devenir un riche subitement et  bien savoir  en profité. Etant à son septième long métrage, le réalisateur Abdoul Bague, dans ce film produit sur fond propre avec l’accompagnement des acteurs, il veut ainsi donc célébrer ce talent inné des acteurs burkinabè. Ce fut pour lui d’interpeler les opérateurs économiques à faire un, accompagnement franc au cinéma  par ce qu’il y a de la valeur, de la geste à vendre. « On ne peut pas faire le cinéma avec les poches vides, c’est impossible », indique –t-il.

Quid de la promotion !

Ainsi donc pour la promotion de ce métrage, beaucoup de sorties sont prévues notamment au niveau des plateformes, de leur page et  chaine sur Facebook. Sur le plan national la projection du film se poursuit jusqu’au 1er août  au Ciné Burkina, et ensuite   le cap sera mis pour à Bobo Dioulasso du 12 août et dans les salles Olympia et Ciné Neerwaya. Et  à l’international également.

A entendre Franck Somé, dit Mike l’acteur principal du film, il sait agit de montrer qu’au Burkina Faso, on peut aller au-delà de ce qu’on connait déjà. Selon lui, bien que dans les mentalités africaines on ne conçoit pas encre ce genre de scène, il faut changer les mentalités si l’on veut que  le cinéma burkinabè aille loin. « Il faut sortir de l’ordinaire et faire certains choses  magnifique aux yeux du publique burkinabè. On n’a osé et le publique a  aimé. Nous sommes fier du publique et du travail  que nous avons abattu en famille », explique l’acteur. Il a que indiqué que c’est bizarre  de voir joué des scènes  assez osées, mais qu’il faut s’adonner à de nouvelles visons.

Ayant  remporté le trophée de la 37e édition du festival vue d’Afrique au canada avec la série carma, le réalisateur  promet de travailler davantage pour atteindre son objectif qui est de 10 films par an. Il a souhaité l’accompagnement de tous citoyen pour ainsi porter haut le flambeau du cinéma burkinabè.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Tabaski 2021 : Prière pour la cohésion sociale et la paix au Burkina

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Les fidèles musulmans du Burkina célèbrent la fête de l’Eid El Kébir ce mardi 20 juillet 2021. Une grande prière s’est effectuée à la mosquée El Nour de Somgandé à Ouagadougou pour implorer la bonté d’Allah.

Ce mardi 20 juillet, marque la célébration de la fête de Tabaski dans le monde. Une célébration que les musulmans du quartier Somgandé de Ouagadougou n’ont pas manqué de rendre gloire à Allah. En cette journée de célébration, ce fut une marrée humaines constituer de tous âges et sexe qui ont pris d’assaut la mosquée de Somgandé. L’occasion a été pour les musulmans de prier pour la cohésion sociale et la   paix pour le Burkina Faso.

                                         L’imam de la mosquée El Nour de Somgandé, Mahamadi Sourwila

A écouter Mahamadi Sourwila, imam de la mosquée de El Nour de Somgandé, aujourd’hui, c’est un jour de joie et de jour de foi pour les musulmans  décréter par Dieu. « Hier était le jour d’Arafat, un grand jour dans l’islam et ce jour d’Arafat tous les musulmans du monde entier sont entrés dans un jeûne et ont pratiqués des œuvres de biens. Ces mêmes œuvres continuent, à ce jour jour de Tabaski avec des implorations et des évocations  de Dieu suivi de l’immolation », explique l’iman.

                                        Les musulmans ont prié pour la paix et la cohésion sociale au Burkina

Par ailleurs, Mahamadi Sourwila affirme qu’une multitude de bonnes œuvres y sont rattachés  à cette célébration de décade bénite de  ce mois. Il a saisi de l’occasion pour rappeler que ce sont des jours bénis où tous les musulmans doivent se dépasser dans la multiplication des œuvres de biens sans oublier le plus important aussi pour le pays qui est la stabilité. « Aussi nous avons appelé les fidèles à la cohésion sociale pour la paix dans notre pays ».

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Divertissement et restauration : La Perle s’exporte à Larlé

Après Ouaga 2000, le restaurant-glacier La Perle  vient d’ouvrir ses portes au quartier Larlé. L’inauguration officielle de ce joyau de deux étages est intervenue, lundi 19 juillet 2021.

                                              « La Perle Larlé » est la destination à ne pas manquer

Larlé, à en croire le promoteur du restaurant La Perle Mahmoud Jezzini, est un choix stratégique en raison de son emplacement. Une position central presqu’à équidistance de plusieurs quartiers comme Gounghin, Dapoya, Ouidi, Pissy, Tampouy, Bassinko ou encore le centre-ville. « Nous sommes au cœur d’un grand espace qui a forcément besoin de loisirs et de divertissement. Je pense ne pas avoir eu tort de faire le choix de me lancer dans ce challenge », lance le promoteur, sourire aux lèvres.

                   Le promoteur des restaurants « La Perle », Mahmoud Jezzini et son épouse lors de l’inauguration

Une bonne humeur et une fierté légitimes pour Mahmoud Jezzini : « C’est un sentiment de fierté de contribuer à ma manière à investir davantage. Il ne faut pas avoir peur d’investir au Burkina car il y a un gros potentiel ». Par l’inauguration d son deuxième restaurant, le promoteur contribue un tant soit peu à la résorption du chômage à travers l’emploi d’environ 100 employés majoritairement des jeunes filles d’une moyenne d’âge de 23 ans.

Un cadre agréable

« La Perle Larlé » est un bâtiment de deux étages. Le rez-de-chaussée est réservé à la boulangerie, la pâtisserie, le glacier, la pizzeria et le snack. Au premier niveau, trône fièrement un bar-lounge avec un côté divertissant : billard, hockey sur table, panier de basketball. Enfin le dernier niveau propose un espace de détente avec un jardin suspendu propice aux soirées tranquille et pouvant abriter de grands événements tels que les défilés de mode, les mariages, anniversaires…

                                               Mahmoud Jezzini faisant visiter les lieux à ses invités

Le président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Mathias Tankoano, les anciens ministres Rémis Fulgance Dandjinou, Abdoul Karim Sango, le représentant du maire de la commune de Ouagadougou, Omar Razack Tapsoba ou encore l’artiste Malicka la slameuse ont pu découvrir ce nouveau cadre ainsi que le menu alléchant qu’il propose.

                   « La Perle Larlé » propose des spécialités du Burkina, d’Europe et du Moyen-Orient

Le représentant du maire de la commune de Ouaga, El hadji Omar Tapsoba, s’est montré impressionné à l’issue de la visite. « En ces temps de vacance, cette infrastructure est la bienvenue car les grandes personnes comme les enfants vont pouvoir en profiter. Ce joyau est une fierté ». Et d’inviter les populations de la commune-capitale à fréquenter ce lieu mais également les potentiels investisseurs à ne pas hésiter à poser leurs valises au Burkina Faso.

Par Jonathan Yiyéawou BAZIEMO (www.burkinanews.info)

Conseil constitutionnel : La prestation de serment des commissaires de la CENI n’a pas eu lieu

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Prévue pour ce lundi 19 juillet 2021, l’audience solennelle de prestation de serment des nouveaux commissaires de la CENI n’a pas eu lieu.  Pour cause,  le dossier consacré à ladite audience n’est pas encore prêt.

 La série de différends au renouvellement de l’équipe dirigeante de la commission électorale nationale indépendante (CENI) continue son cours. Nommés au conseil de ministres du mercredi 7 juillet  2021,  les nouveaux commissaires de la CENI n’ont pas encore pris fonction. En effet,  les  désignations de certains commissaires notamment celles de Bonaventure Ouédraogo et Taséré Savadogo suscitent un grand problème.

Absents à l’élection du bureau du jeudi 15 juillet dernier (reportée) les représentants des partis et formations politiques de l’opposition n’ont pas aussi marqué leur présence à la cérémonie de prestation de serment qui devait se tenir ce matin à Ouagadougou.  « Le dossier consacré à l’audience solennelle de prestation de serment n’est pas encore prêt.  Une autre date sera fixée pour celle-ci, lorsque ledit dossier sera prêt. La séance est levée», affirme le président du Conseil constitutionnel Kassoum Kambou

Présent ce matin dans les locaux du conseil constitutionnel, le ministre d’Etat,  ministre chargé de l’administration territoriale et de la décentralisation Clément Sawadogo s’est abstenu de tout propos. En effet,  l’opposition politique refuse la désignation de Bonaventure Ouédraogo comme commissaire au titre de la chefferie coutumière. A côté de lui, Taséré Savadogo, représentant des partis et formations politiques de l’opposition est aussi rejeté par le réseau des mouvements du Burkina Faso. Voici entre autres, les maux qui minent  le processus de renouvellement de l’équipe dirigeante de la commission électorale nationale indépendante. Pour rappel,  celle dirigée par Newton Ahmed Barry arrive à échéance le 31 juillet prochain.

 Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Rencontre gouvernement-syndicats : « L’état du dialogue social est déplorable », Abdoulaye Ouédraogo, représentant des syndicats

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La rencontre entre le gouvernement et les syndicats des travailleurs se tient du 19 au 23 juillet 2021, à Ouagadougou. L’objectif est de discuter des questions liées à l’amélioration des conditions de vie des travailleurs.

Pour la première fois depuis quatre ans, la rencontre entre le gouvernement et les syndicats a lieu à Ouagadougou sous la houlette du Premier ministre, Christophe Dabiré, du 19 au 23 juillet 2021. Et visiblement la pilule de cette longue période ‘’morte’’ a du mal à passer auprès des syndicats des travailleurs. C’est du moins ce que laissent imaginer les propos du président de mois des centrales syndicales, Abdoulaye Ouédraogo, qui estime que « l’état du dialogue social est déplorable ».

  Le ministre Séni Ouédraogo remettant le document contenant les réponses du gouvernement à Abdoulaye Ouédraogo (d)

En réalité, les syndicats des travailleurs reprochent au gouvernement de faire la sourde oreille face aux préoccupations des travailleurs. Pire, ils dénoncent des mesures arbitraires comme les coupures abusives de salaires, la traduction du secrétaire général de la CGTB, Bassolma Bazié, en Conseil de discipline et les affectations arbitraires. Le président de mois des centrales syndicales a également regretté la multiplication des attaques terroristes, la présence de forces étrangères sur le territoire national et l’augmentation des prix des denrées de première nécessité.

                                       Représentants des syndicats et membres du gouvernement unis sur cette image

Pour sa part, le Premier ministre, Christophe Dabiré, s’est réjoui de la tenue effective de la rencontre. « La tenue aujourd’hui de la rencontre entre le gouvernement et les syndicats des travailleurs est motif de satisfaction », s’est-il félicité. Cependant, il a souligné que ce cadre de concertation ne devrait pas être l’ultime effort pour apporter satisfaction aux préoccupations des travailleurs. En tout cas, durant les cinq jours de travaux, les syndicats des travailleurs auront l’occasion d’apprécier le document contenant les réponses du gouvernement à leurs doléances.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Ministère du Commerce : Le Syndicat dénonce le clientélisme et le populisme du ministre Harouna Kaboré

Le Syndicat national des agents du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (SYNAMICA) a dénoncé les pratiques de la gestion du ministre Harouna Kaboré. C’était lors d’une conférence de presse, ce lundi 19 juillet 2021 à la Bourse du Travail à Ouagadougou.

Face aux hommes de médias les membres du Syndicat national des agents du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (SYNAMICA) s’est indigné des réformes jugées « hasardeuses » engagées par les autorités du département. Ils ont manifesté leur désagrément sur la qualité de gestion des compétences tout en dénonçant la croissance économique en dégringolade de 2,5% enregistrée pour l’année 2020.

En effet, après avoir privilégié le dialogue sans gain de cause, l’organisation syndicale est montée à l’offensive. La structure reproche au ministre Harouna Kaboré son  « clientélisme », pour le fait qu’il « privilégie la promotion de ses amis du privé » au détriment des cadres du ministère qui ont été formés pour prendre en charge les questions liées à la régulation du ministère.

Par ailleurs, le SYNAMICA a laissé entendre que les premiers responsables faisaient de la gabegie. Selon Nifabèlé Arthime Kambiré, secrétaire général du SYNAMICA, le ministre fait rarement trois jours dans son bureau  et « s’adonne aux ballades pour dire qu’il est en œuvre pour les activités du gouvernement ».

                                 Nifabèlé Arthime Kambiré, secrétaire général du SYNAMICA

Ils ont également évoqué la question du populisme dont fait preuve Harouna Kaboré puisque que les activités du ministère, de leur point de vue, ont pris une connotation publicitaire dans les médias et sur les réseaux sociaux. Toute chose qui contraste avec la réalité visant à tromper l’opinion. Il indique que ces informations sont souvent assortis  de données inexactes. Et de « l’arrogance » du fait qu’ils estiment que le ministre a peu de considération à l’égard de certains de ces collaborateurs.

121 postes de responsabilité restés vacants

Ils ont indiqué que les autorités ne font rien pour remédier aux problèmes  de délaissement des  121 postes de responsabilité restés vacants et d’une dizaine d’autres non pourvus dans les représentations diplomatiques du Burkina Faso à l’étranger comme Bruxelles, Accra et bien d’autres.

Selon le secrétaire général du syndicat, il y a une gestion  chaotique du carburant au sein du ministère. Grâce à un arrêté élaboré en 2019,  sont octroyées des proportions « outrageantes » en dotation trimestrielle du carburant du ministère en ignorant les chefs de services. « Au titre de l’année 2020 chacun des 12 bureaux régionaux de contrôle n’ont reçu que 50 000 FCFA comme dotation annuel de carburant soit 4 100 FCFA pour le mois ce qui ne permet pas de mener à bien les activités », peste-t-il.

Sur le plan du contrôle des prix des produits de grande consommation, il est ressorti clairement les agents contrôleurs assermentés détiennent toujours des commissions estampillées de la direction générale du contrôles économique et de la répression des fraudes alors que cette structure est supprimée depuis 2018.  Et « le pire » est que certains agents ont changé de catégorie à travers les concours mais continuent d’exercer le contrôle avec leur ancienne commission.

Un manque criard de matériel et de mobilier de bureau a été souligné de la part des conférenciers du jour. Le SYNAMICA  se dit donc prêt à se battre pour que le ministère assume ses fonctions au profit des populations, pour la défense des droits et des intérêts des travailleurs.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Chorale Marie reine immaculée de Dassasgho : Un concert pour célébrer le jubilée d’argent

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25 ans de carrière au service de l’église, la chorale  Marie reine immaculée de Dassasgho a célébré  son jubilé d’argent, samedi 17 juillet 2021 à Ouagadougou. Ce fut l’occasion pour les anciens et les jeunes de  magnifier leur seigneur à travers des chants d’allégresse.

Voir son enfant grandir, c’est tout le souhait d’un parent comme celui de l’église de Dassasgho qui a vu sa chorale prendre de l’âge. Nourrit par l’espoir de faire la fierté de l’église, aujourd’hui  la chorale  marie reine immaculée de Dassasgho fête ces 25 année d’existence. Durant tous ces années, la chorale a résisté aux tempêtes de temps et a marché sur les difficultés comme leur seigneur  en a fait dans sa vie. A ces 25 ans de joie et de peine, il a été important pour eux de rendre gloire à Dieu pour son accompagnement.

La chorale Marie reine immaculée de Dassasgho a donné des frissons au public à chaque passage

Débuté depuis le 10 janvier, les activités ont concerné l’aérobie, la visite aux orphelins, et ce grand concert. Cette soirée de commémoration d’anniversaire à connu la participation de plusieurs chorales sans oublié celui des anciens. Ensemble le spectacle à été conçus au besoin de donner plus de jubilation aux spectateurs. A travers  plusieurs rythmes africain, musique classique retravaillé,  chants 4.4 en louange, du 12.8, et autres rythmes dansants, les choristes n’ont pas cessé de toucher à la sensibilité joviale des spectateurs. Le dénouement des activités est prévue en fin  septembre une messe d’action de grâce.

La marraine du jubilé d’argent, Rose Sanou, dit être fière du chemin parcouru

Pour Rose Sanou, la marraine de cette chorale la soirée été belle à cause de la sensation de la présence du saint esprit qui régnait. Les 25 ans de vie n’ont pas été faciles mais cela a fini par évoluer. Ca été une fierté pour elle de voir des enfants grandir et qui ont réussit à fonder des foyers. « Tous mes choristes étaient des étudiants et élèves. Aujourd’hui, je suis fier parce qu’ils sont devenus  des cadres  et leurs frères ou sœurs sont toujours dans la chorale ».

L’abbé Nicolas Koala est le vicaire des chorales de la paroisse notre dame de Fatima de Dassasgho

Selon Abbé Nicolas  Koala, le vicaire des chorales de la paroisse notre dame de Fatima de Dassasgho, c’est une grande joie de participe à ce concert  jubilaire. Il a trouvé qu’à cette  25 année  d’existence de la chorale, c’était une très belle occasion de revisité  certains répertoires, mais aussi  de présenté de nouvelle œuvre. « Ils nous ont présentés la primeur d’une œuvre classique bien travaillée. Ce qui a été marquant dans cette soirée, c’est justement l’ampleur du répertoire visité. Ce sont autant de signe qui montre qu’il y a de la vitalité dans cette chorale et qu’il y a aussi de très grandes potentialités », a –t-il expliqué.

La présidente de la chorale, Julie Ki

Le vicaire a souhaité que cette chorale grandit, murit, davantage afin de produire encore de belles œuvres pour la louange du seigneur et dans toutes les célébrations. Il est a ajouté que la chorale est toujours en studio pour  la sortie de son 3e album.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

CENI : Newton Ahmed Barry n’est plus commissaire

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L’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Newton Ahmed Barry n’est plus commissaire. Pourtant reconduit par la communauté musulmane à l’échéance du précédent mandat, le mandat du journaliste a été retiré comme le souligne une lettre adressée au ministre de l’Administration territoriale dont Burkinanews.info a reçu copie.

C’est désormais Adama Kafando qui représentera la communauté musulmane au sein de la CENI. Les raisons de ce revirement ne sont pas connues, mais l’on pourrait faire un lien avec le boycott des deux dernières assemblées électives de la CENI par l’intéressé.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

24e nuit des Galian : Pas de super lauréat cette année, le palmarès complet 

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La 24e nuit des Galian n’a pas  connu son super gagnant dans sa nuit de  célébration du 15 juillet 2021 à Ouagadougou. Seul des prix spéciaux et officiels ont été discernés.

Entamée avec rudesse, son apothéose était belle et bien pour cette nuit du 15 juillet. Comme à l’accoutumé depuis 1997, cette nuit devrait encore célébrer le héros de super Galian. A cette course du trophée de super  Galian pour cette édition, ces 129 conquérants des différents catégories de presses qui étaient présentés.  Malgré cette volonté de vaincre, les compétiteurs ne verront que  leurs efforts se  buter qu’aux différents prix et non celui de l’objectif  principal.  Ainsi,  pour le prix du super Galian, sa conquête sera donc pour la prochaine année.

De par ce manque de Galian, les trois premiers de chaque catégorie se partagent 3 millions de francs CFA que le président du Faso a offert pour le super Galian. Quant à la villa offerte par un promoteur immobilier, elle sera remise en jeu à l’édition suivante. A entendre Aissatou Sankara, la représentante des membres du jury, « le jury regrette  une tentative de fraude. Il s’agit d’œuvres d’art retouchées et de tentation d’usurpation de titre », a-t-elle savoir.

 Saaga Abdoulaye Sawadogo, journaliste de la RTB rurale, son souhait est de voir la préoccupation des déplacés être résolue. Il dit avoir reçu un prix certes mais, son inquiétude demeure parce qu’il a soumis à l’appréciation du jury un travail sur les conditions de vie des déplacés internes de Kaya. « Il y a certains déplacés internes qui font cinq huit mois avant d’être enregistrés. Si un déplacé interne n’est pas enregistré, il n’aura pas de vivres », confit ‘il.

Un appel à plus de responsabilité et à plus de persévérance dans la recherche de la perfection à été lancé à l’endroit des journalistes.

Palmarès

Prix officiels

Radiodiffusion Télévisuelle

– Présentation : Kouamé Hervé Dapa de BF1

– Image : Halidou Badini de la RTB

– Prise de son : Honoré Soulama de la RTB

Radiodiffusion sonore :

– Grand reportage : Emelyne Zougmoré de la RTB radio

– Interview : Charles Kiendrébéogo de la RTB radio

– Présentation : Sery Baoula de la RTB radio

– Prise de son : Boubacar Tarnagda de la RTB2 Gaoua

– Montage : Aïcha Bandaogo de la RTB radio

Presse écrite langue française :

– Enquête : Lamoussa Bazoum du Courrier Confidentiel

– Reportage : Hugues Richard Sama de L’Observateur Paalga

– Interview : Michel Nana des Éditions Le Pays

– Dossier : Mahamadi Sébogo des Éditions Sidwaya

– Maquette : Ali Dakyo de L’Economiste du Faso

– Photo presse : Lambert Ouédraogo de L’Observateur Paalga

Presse en ligne

– Reportage : Noufou Kindo de Burkina24

– Interview : Ignace Nabolé de Burkina24

Prix spéciaux

– Coris Bank : Gérard Bayala des Editions Sidwaya

– Maison de l’entreprise : Gérard Bayala des Editions Sidwaya

– CNSS : Éditions Le Pays pour « Employé modèle ». Le journal compte plus de 80 salariés et est à jour de ses cotisations.

– ONASER : Jean Baptiste Bouda de la RTB-Radio

– Compassion internationale Burkina Faso : Emelyne Zougmoré RTB-Radio et Boureima Badini de Radio Omega Bobo-Dioulasso

– CARFO : Atiana Serge Oulon de L’Evénement

– Fondation GECER-LEDEA : Patrice Toé de la RTB2 Gaoua

– Ministère de la Santé : Apsétou Sawadogo des Éditions Sidwaya et Patrice Toé de la RTB2 Gaoua

– Ministère en charge de l’Education nationale : Pinidjé Gnanou RTB2 Dori

– Ministère de l’Eau et de l’Assainissement : Awa Ouédraogo RTB-Radio et Abdoulaye Balboné des Editions Sidwaya.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

CENI : L’élection du président reportée (encore) à lundi

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Prévue pour ce jeudi 15 juillet 2021, l’élection du président et du vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est reportée au lundi 19 juillet 2021. Telle est la décision du ministre d’Etat Clément Sawadogo au regard de l’absence de six commissaires.

Reporté une première fois, l’élection du président et du vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) était prévue pour ce jeudi 15 juillet 2021 à 15 heures. Mais à l’heure indiquée, six commissaires manquaient à l’appel. Sans surprise, parmi eux les cinq commissaires représentant l’opposition. Mais plus surprenant, l’actuel président et commissaire représentant la communauté musulmane n’a pas fait le déplacement du siège de la CENI.

« Nous avons constaté que neuf commissaires ont répondu présent. Et que six commissaires ne sont pas venus. Point n’est besoin de vous dire les raisons pour lesquelles certains commissaires ne sont pas venus. Je pense que du reste, les intéressés sont mieux placés pour le dire », regrette le ministre de l’Administration territoriale. Et Clément Sawadogo de poursuivre : « Nous avons considéré qu’il était important, une fois de plus, de donner des chances au dialogue, à la concertation, aux solutions négociées afin de préserver la paix, la quiétude, la sérénité des institutions, en l’occurrence ici la CENI dans notre pays ».

C’est pourquoi, le ministre d’Etat a décidé du report de l’élection au lundi 19 juillet prochain. Pour ce faire, il a invité l’ensemble des composantes (opposition, société civile et majorité) à intégrer plus flexibilité dans leurs positions afin d’éviter une crise institutionnelle dans ce contexte sécuritaire et sanitaire difficile.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

22e AG Etablissements publics de l’Etat : 39,985 milliards de FCFA restent impayés

La 22e session de l’Assemblée générale des Etablissements Publics de l’Etat se tient du 15 au 16 juillet 2021 à Ouagadougou. L’activité se tient est sous le thème de « La qualité des services rendus aux usagers des Établissements publics de l’Etat (EPE) : Enjeux, mesures et perspectives ». La rencontre  servira à analyser les difficultés qui affectent les performances des EPE afin de dégager les bonnes pratiques qui permettent d’améliorer leur efficacité

Etant un cadre d’échanges constructifs sur les bonnes pratiques en matière de gouvernance publique, les Assemblée Générale permettent d’évaluer les performances des établissements publics dans leurs missions de production de biens et de services publics. Sur l’ensemble des résolutions faites 3 recommandations ont été mises en œuvre  à savoir l’état de la mise en œuvre des résolutions et recommandations de la 21e session, le fonctionnement des EPE et l’analyse de la situation financière des EPE. Et 3 autres en cours dont celle relative à la bonne gouvernance des EPE, l’amélioration du recouvrement des fonds nationaux de financement et la fixation de l’âge de départ à la retraite des EPE.

                                        Le Premier ministre Christophe Dabiré a présidé cette 22e session des EPE

Le bilan fait dans le rapport du Secrétariat de l’AG/EPE sur la gestion des EPE, on note que le montant total des recettes est de 263,690 milliards de FCFA pour l’année 2020 contre 228,507 milliards de FCFA en 2019. Pour les dépenses budgétaires on note 228,281 milliards de FCFA en 2020 contre 199,704 milliards de FCFA en 2019 avec une solde final de trésorerie de 73,892 milliards de FCFA contre 62,565 milliards de FCFA en 2019. Le montant total des recettes, lui est de172, 884 milliards de FCFA contre 101,507 milliards de FCFA en 2019. Celui des dépenses budgétaires s’élève à 101,739 milliards de FCFA contre 79,837 milliards de FCFA en 2019. Le total des financements accordés donne 85,991 milliards de FCFA (dont 47,01% des Fonds d’Etat (FE) et 52,99% des FNF) contre 65,819 milliards de FCFA en 2019. Pour les impayés des FNF on n’a 39,985 milliards de FCFA contre 18,401 milliards de FCFA en 2019. Les dettes totales équivalentes à 1,480 milliards de FCFA, en accroissement entre 2019 et 2020. Soit un solde final de trésorerie : 104,865 milliards de FCFA contre 136,259 milliards de FCFA en 2019 et 171,859 milliards de FCFA.

Une évolution de 15% par rapport à 2020

L’exercice 2020, montre  que pour la situation d’ensemble, que le total des recettes remonte à 263 milliards avec une évolution de 15% par rapport à l’année 2020. Les dépenses, elles se situent autour de 228 milliards avec une évolution de 14% par rapport à 2019. Pour les fonds nationaux, ils sont établis à 172 milliards avec une progression de 70% par rapport à 2019 et les charges à 101 milliards avec une progression de 27% par rapport à l’année 2019.

                                             Cette 22e session des EPE a laissé voir un important déficit

Cette session a permis au chef de la primature de dire qu’il y a eu une amélioration. « Les indicateurs de performances enregistrés au titre de l’exercice 2020 sont assez satisfaisants pour l’ensemble des EPE et des fonds nationaux. En effet, les recettes propres des EPE ont enregistré une hausse de 15,61% au cours dudit exercice. Cette performance a contribué à améliorer le taux de couverture de leurs dépenses de 114,4% en 2019 à 115,5% en 2020 », a-t-il indiqué.

Pour ces insuffisances notés, le chef du gouvernement a exhorté aux  acteurs  participation active aux échanges et d’engager des actions pour pallier les insuffisances relevées et de  mieux répondre à l’exigence de l’efficacité au cours de cette rencontre. Pour la part du gouvernement, il s’investira toujours à les accompagner dans la réalisation de leurs missions

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Systèmes alimentaires : le Burkina Faso se prépare pour le sommet mondial

La cérémonie d’ouverture de la deuxième concertation nationale sur les systèmes alimentaires s’est tenue ce jeudi 15 juillet 2021 à Ouagadougou.  Une session qui entre dans le cadre des préparatifs du Burkina Faso pour le prochain sommet mondial sur les systèmes alimentaires prévu pour septembre 2021.

Pendant que le monde gaspille plus d’un milliard de tonnes de nourriture chaque année,  la faim ne fait que prendre de l’ampleur dans certains pays avec des conséquences énormes.  Ainsi,  les Nations Unies ont estimé qu’il est temps de changer les modes de productions et de consommation.  Pour cela,  un sommet est prévu en septembre 2021 à New-York afin de voir avec les pays, comment est-ce que le monde peut renverser la tendance.    Le Burkina Faso s’est inscrit dans cette dynamique en tant que pays membre.

Dès lors,  les acteurs burkinabè ont  organisé des concertations afin de mieux se préparer pour une brillante participation. Après une première qui a permis de dégager des orientations politiques et stratégiques pour une production durable, la deuxième concertation nationale porte sur le thème : « Les dynamiques de productions, de diversification, de transformation,  de fortification/enrichissement, de conservation/stockage et de commercialisation qui garantissent une qualité nutritionnelle et sanitaire des aliments au profit des populations ».

Zéro faim à l’horizon 2030

Pour le coordonnateur des concertations nationales Alassane Guiré,  la présente concertation va se focaliser sur les dynamiques de production, de transformation, de stockage, de fortification, de transformation et même des modes de consommation. Selon le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles, Salifou Ouédraogo,  il s’agit de chercher au niveau national, un  point de vue pour aller au sommet mondial 2021.

« Nous voulons  voir dans quelle mesure nous pouvons renverser la tendance de l’insécurité alimentaire pour que vraiment la faim zéro soit notre objectif pour l’agenda 2030», confie-t-il.  A l’en croire,  il faut d’abord avec le point de vue de tous les acteurs, tirer un document pour aller au pré-sommet qui se tiendra du 26 au 28 juillet à Rome, en Italie.  «Aujourd’hui,  nous sommes à un tournant décisif de la préparation du sommet parce que tout ce qui est fait  ici,  c’est ce que le chef de l’État va  porter au niveau des Nations Unies pour donner la voix et la position du Burkina Faso.  Et au retour, voir comment nous allons mettre en place une dynamique qui va nous conduire vers des systèmes qui vont permettre à tous les Burkinabè de manger à leur faim  », assure-t-il.

Les échanges lors de cette session doivent également permettre d’améliorer les travaux effectués depuis la première, en mettant l’accent sur les contraintes clés ainsi que les actions stratégiques prioritaires. Ces actions qui ne doivent pas excéder deux par sous-thème seront intégrées dans la voie nationale pour les systèmes alimentaires durables au Burkina Faso.  Les acteurs se donnent rendez-vous le jeudi prochain pour une troisième concertation avant d’aborder le pré-sommet à Rome.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Mode de désignation représentants de l’opposition à la CENI : L’ONA désavoue « une CENI irrégulièrement formée »

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L’Opposition non affiliée (ONA) a dévoilé sa plateforme politique qui prend en compte les sujets sur lesquels elle entend porter un regard pour apprécier l’action gouvernementale. C’était à la faveur d’une conférence de presse qu’elle animée ce jeudi 15 juillet 2021.

En sa session du 9 mai 2021, la Conférence des présidents de l’Opposition non affiliée (ONA) a adopté une plateforme d’actions. Cette plateforme prend en compte les sujets sur lesquels l’ONA entend jeter un regard pour apprécier la politique des gouvernants. Sur le mode de désignation des représentants de l’opposition à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), l’ONA crie son ras-le-bol. Elle rejette la désignation unilatérale par le CFOP des commissaires représentant l’opposition à la CENI. « L’ONA se réserve le droit de ne pas reconnaître dans la validation d’une CENI irrégulièrement formée », a averti le professeur Abdoulaye Soma. L’ONA se réserve également le droit d’engager des actions urgentes et structurelles pour recadrer « la gouvernance déviante des affaires de la République ».

Concernant la paix et la sécurité nationale, l’ONA engage le gouvernement à mieux équiper et mieux traiter les FDS, à protéger les VDP et les populations. « La Nation a besoin de résultats concrets plutôt que de déclarations stériles et stigmatisantes », a mis en garde le professeur Abdoulaye Soma.

Sur la question de la réconciliation nationale, l’ONA appelle les acteurs dirigeant dirigeant le processus à adopter honnêtement une démarche inclusive. Le professeur Abdoulaye Soma appelle le ministre d’Etat Zéphirin Diabré à la concertation et à l’inclusion sous peine de voir une partie de la population et de la classe politique se désolidariser d’un processus marqué, selon lui, par l’exclusion jusque-là.

Par ailleurs, l’ONA interpelle le président du Faso sur la mauvaise gouvernance de l’Etat, les malversations, les vols, les détournements et les clientélismes  dans la pratique de plusieurs ministères. De toute façon, l’ONA dit s’engager à suivre et poursuivre tous ces chantiers dans la défense de l’intérêt supérieur du peuple burkinabè.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Dialogue politique : L’ONA rejette le format actuel

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L’Opposition non affiliée (ONA) a animé une conférence de presse, le jeudi 15 juillet 2021, à Ouagadougou. C’était l’occasion pour le professeur Abdoulaye Soma et ses camarades de critiquer le format actuel du Dialogue politique.

L’Opposition non affiliée (ONA) rejette le format actuel du Dialogue politique qui n’implique que les partis affiliés au Chef de file de l’opposition politique (CFOP) et les partis de la Majorité. Pour l’ONA, le CFOP est un individu et le cadre de concertation qu’il met en place n’est pas prévu par la loi. « Le CFOP est un individu qui est nommé par résolution de l’Assemblée nationale. Cet individu a créé le Cadre de concertation du CFOP qui n’existe pas dans la loi. Des partis peuvent aussi créer un autre cadre de concertation comme l’ONA », a expliqué le professeur Abdoulaye Soma.  « Le gouvernement ne peut imposer à la Nation un cadre personnel informel », a dénoncé le professeur Abdoulaye Soma.

Pour Pr Abdoulaye Soma, « l’ONA n’a pas besoin d’un papier pour être pris en compte ». A l’en croire, l’ONA a les mêmes caractéristiques que le CFOP. « L’ONA est légale, l’ONA est légitime car elle a les mêmes caractéristiques que le CFOP », a-t-il fait remarquer. Aussi l’ONA appelle-t-elle à modifier la loi sur le statut de l’opposition afin d’assainir et rendre objective la gestion de la classe politique au Burkina Faso. « Soit le statut est modifié, soit l’ONA est impliquée dans les rencontres », a tranché Pr Abdoulaye Soma. Si rien n’est fait pour changer les choses, l’ONA menace de passer à l’action concrète.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Affaire récusation du Sao Naaba : « Sa présence remet en cause le principe d’indépendance et d’impartialité de la CENI », Alain Zoubga

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Le Chef de file de l’opposition politique burkinabè (CFOP-B) a donné sa lecture suite à sa requête de récusation à l’endroit de Bonaventure Dimsongdo Ouédraogo, ce mercredi 14 juillet à Ouagadougou. Cette rencontre a été pour l’opposition de montrer son inflexibilité face à l’article 10 du code électoral.

Parti de la nomination controversée de Bonaventure Dimsongdo Ouédraogo comme commissaire représentant la chefferie coutumière au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le cadre de concertation du Chef de file de l’opposition politique burkinabè (CFOP) n’entend pas se laisser faire. Ce mercredi en conférence de presse, il a fait entendre sa position qui demeure inflexible malgré les explications du ministre d’Etat Clément Sawadogo.

Le président de l’Autre Burkina PSR, Alain Zoubga a martelé que la CENI est une structure nationale indépendante d’organisation des élections au Burkina Faso. Et au regard de son importance, la désignation du représentant de la composante société civile au titre de la chefferie coutumière indiqué n’est pas l’idéal pour le CFOP. Le vice-président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Achille Tapsoba, a fait remarquer que la CENI est composée de 15 membres dont 5 représentants de la majorité, 5 représentants de l’opposition et 5 membres issus de la société civile. Ces derniers constituent, à l’en croire, une sorte de force tampon et sont l’essence même de son indépendance et de son impartialité. C’est pourquoi, le président de la CENI est toujours issu de la société civile de sorte à donner cette caution d’indépendance.

Un commissaire politiquement coloré

« Il ressort de la désignation du représentant de la composante société civile au titre de la chefferie coutumière pressentie pour la candidature à la présidence de la CENI, que ce candidat en la personne de Bonaventure Ouédraogo a fait preuve d’engagement politique avéré en faveur des candidats du parti au pouvoir au cours de la récente consultation électorale », regrette Alain Zoubga. Et le chef de file Eddie Komboïgo de confier qu’ils ont des documents en leur possession datant du 15 novembre dernier montrant le Sao Naaba  animant  la campagne du MPP à Boussé : « Il a demandé au MPP d’aller dormir parce que son candidat Roch Kaboré sera élu et les députés seront élus. Il ne peut donc pas être président non partisan parce qu’il est déjà partisan.»

S’inspiré de l’article 10  du code électoral, l’opposition a prévenu que tout autre représentant de la société civile, reconnu engagé politiquement, choisi parmi les  cinq membres sera  récusé comme il l’on déjà fait avec Bonaventure Ouédraogo. A l’endroit de la chefferie coutumière, l’opposition incite à reconsidérer la désignation du Sao Naaba afin de préserver la neutralité et l’impartialité de ladite composante. « L’opposition politique met en garde le gouvernement contre une mise en place au forceps d’une administration électorale qui n’obéit pas aux principes d’indépendance et d’impartialité exigés par les normes nationales et internationales et qui est susceptible de créer une crise institutionnelle, source de menaces de la stabilité et de la paix nationale », a averti Alain Zoubga.

Si le remplacement de Bonaventure Dimsongdo Ouédraogo n’est pas effectif, les commissaires de la composante  politique  de l’opposition  ne siègeront pas à la CENI, foi du porte-parole du jour. Il faut noter que ce dernier choisi devrait compléter la liste des cinq commissaires de la CENI dont 2 membres de l’opposition, 2 de la majorité et 1 apolitique comme président afin de les départagés.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Lutte contre le terrorisme au Burkina : Le Réveil citoyen projette une marche populaire contre la France

Le mouvement le Réveil citoyen a animé une conférence de presse le mercredi 14 juillet 2021, à Ouagadougou. Il s’est tenu pour le mouvement de dénoncer le soutien hypocrite de la France dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

 Organisation de la société civile, le Réveil citoyen se dit indigné par la situation que vit le pays, notamment le terrorisme. Le mouvement se dit davantage indigné par le soutien ‘’hypocrite’’ de la France dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Le mouvement dénonce l’ingérence et « la politique suicidaire » de la France. Les conférenciers accusent le partenaire burkinabè de jouer à un double jeu en ce sens  qu’il « pille les richesses du pays, alimente et forme ces terroristes pour qu’ils attaquent le pays ». De ce pas, ils ont souhaité d’autres partenariats avec d’autres pays pour lutter contre ces attaques.

Le Réveil citoyen dit être suffisamment informé des méthodes de la France. « Elle ne fait que changer de stratégies pour nous arnaquer en s’ingérant dans nos politiques militaro-administratives. Si la France, est incapable de nous aider, alors nous demandons au président Roch Kaboré de prendre son courage pour travailler avec d’autres pays comme la Russie ou la Chine populaire dans la recherche de solution à cette guerre barbare », a accusé Mouni Ouédraogo, membre du Réveil citoyen.

Les conférenciers ont mis en garde certains hommes politiques dont l’attitude pourrait faire l’affaire des terroristes. Car  pour eux, la solution à cette guerre imposée  réside dans l’union inclusive de tous les fils du pays. D’ailleurs, le mouvement entend initier une marche populaire et pacifique contre la France. Au cas échéant, il entend inciter la population au boycott des intérêts français.

Par Youmanli Joël THIOMBANO  (www.burkinanews.info)

Incarcération de Jacob Zuma : Plus de 70 morts dans des violences et manifestations

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Depuis le 7 juillet dernier, des manifestations et autres scènes de pillages ont cours dans plusieurs villes d’Afrique du Sud. Ces violences font suite à l’incarcération de l’ex-président Jacob Zuma pour outrage à la justice. On enregistre plus de 70 morts.

Plus de 70 morts. C’est le bilan provisoire enregistré depuis l’incarcération du président Jacob Zuma, le 7 juillet dernier. En effet, cela a suscité, dans sa région natale, le Kwazulu-Natal (KZN), dans l’est du pays de l’Afrique du Sud, manifestations, violences et pillages qui se sont étendus à plusieurs grandes villes dont la capitale Johannesbourg.

Selon certaines sources proches du gouvernement, bon nombre des décès est intervenu dans les bousculades qui ont lieu lors des pillages de commerce. 27 personnes ont perdu la vie dans le KZN et 47 morts dans la région de Johannesbourg.

Les scènes de pillages mettent au jour l’inégalité exagérée entre les masses pauvres dans les faubourgs et ghetto et la poignée de riches qui vivent à quelques jets de pierre d’eux. La majeure partie des pilleurs sont à la recherche de nourriture ou de tout autre objet à même d’être revendu pour quelques pièces. « Je ne me sens pas vraiment concerné par Zuma, c’est un vieil homme corrompu qui mérite d’être en prison. Je prenais des choses dans le magasin pour ma mère », a déclaré à l’AFP Tibello, jeune chômeur âgé de 30 ans.

En effet, la pandémie de Covid-19 a exacerbé la question du chômage établie à 32,6 %, un record. Et le désespoir ont donc conduit à un ras-le-bol généralisé qui nourrit les protestations.  Et c’est ce qui explique la persistance des manifestations en dépit de la mobilisation de l’armée et de la police. Pour rappel, c’est la pire crise sud-africaine depuis la fin de l’apartheid.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Récusation du Sao Naaba : « Nous n’avons pas les éléments matériels et juridiques pour engager une procédure », Clément Sawadogo

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Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Pengwendé Clément Sawadogo a animé un point de presse ce mardi 13 juillet 2021 à Ouagadougou. Il s’est agi pour lui de se prononcer sur la récusation du CFOP contre le représentant de la chefferie coutumière le Sao Naaba. 

Le mandat de l’équipe dirigeante actuelle de la CENI, débuté le 1er août 2016, arrive à échéance le 31 juillet 2021. Le renouvellement de cette équipe fait pourtant couler beaucoup d’encre et de salive. Initialement prévue pour le lundi 12 juillet,  l’élection est reportée pour le jeudi 15 pour mieux profiler le processus selon le ministre Clément Sawadogo.  Bien avant qu’elle ne soit reportée,  l’élection était déjà face à des difficultés. En effet,  certaines composantes de la CENI ont voulu faire face à la désignation du commissaire au titre de la chefferie coutumière à savoir le Sao Naaba et  celle d’un commissaire de l’opposition, Tasséré Sawadogo.

«J’ai reçu une lettre du CFOP dont un des aspects évoque la récusation d’un membre en l’occurrence le commissaire désigné au titre de la chefferie coutumière. Le motif serait que cette personnalité aurait une appartenance politique. Donc a participé à la dernière campagne présidentielle. Le réseau des mouvements du Burkina Faso récuse le commissaire Tasséré Sawadogo qui représente l’opposition pour son activisme débordant et ses prises de position », affirme le ministre. Et d’’ajouter que le CFOP estime dans sa lettre, que la programmation de l’élection est précipitée.  Pour lui, le CFOP exige que les membres de la CENI prêtent serment avant de poser tout acte.

Un code électoral défavorable aux deux récusations

Pour le ministre clément Sawadogo, il n’y a aucun lien de calendrier entre la prestation de serment et l’installation du bureau. « L’élection du bureau fait toujours partie du processus de mise en place de la CENI. Donc, ce processus peut être poursuivi et la prestation pouvait être faite à l’issue. Il y a cinq ans, ça a été le cas. Il y a 10 ans, ça a été le cas. Donc pas de discussion sur ce point.  En tout état de cause, comme le report est fait, le problème ne se pose plus», dit-il.

Pour ce qui est de la récusation, le ministre estime que toutes les questions qui ont trait au processus de mise en place du bureau de la CENI ont été décrites de manière détaillée par le code électoral. «En dehors des dispositions prescrites par le code électoral, nous ne connaissons pas d’autres types de contraintes se rapportant aux membres. Et donc des dispositions qui nous auraient autorisé à recevoir une récusation des  membres.  Si ce n’est dans ce paquet de conditions prescrites par la loi. Cette loi ne prévoit pas non plus une validation de la désignation de chaque représentant par les autres composantes. Elle dit que chaque composante désigne son représentant ; un point,  un trait » assure-t-il.

Selon le ministre, le problème de l’impartialité de la CENI est réglé. «A la CENI, c’est un vote au sein des commissaires qui pose les règles du jeu.  A la fin du vote, c’est la majorité qui décide. On ne peut pas décider de façon unilatérale même si on est président de l’institution », poursuit-il. Les récusation faites par le chef de file de l’opposition politique et le réseau des mouvements du Burkina Faso n’auront donc pas de suite favorable et le Sao Naaba ainsi que Tasséré Sawadogo pourront être membres de la prochaine équipe dirigeante de la CENI. « Nous avons répondu au CFOP que nous n’avons pas les éléments matériels et juridiques qui peuvent nous permettre de nous engager dans une procédure de récusation. Devant notre administration,  je ne vois pas comment cela était possible. Nous ne pouvons pas non plus traiter la récusation contre Tasséré Sawadogo», confie-t-il.

 Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Défense nationale : Le secrétaire général par intérim installé dans ses fonctions

Le Directeur du cabinet du Premier ministre, Mwin nog-ti Luc Hien, a procédé à l’installation du Secrétaire général de la défense nationale par intérim, le Colonel-major Jean Calvin Traoré, ce mardi 13 juillet 2021 à Ouagadougou. Il remplace à ce poste, le Colonel-major Naba Théodore Palé, appelé à faire valoir ses droits à la retraite. Le Colonel-major Jean Calvin Traoré assure désormais l’intérim de Secrétaire général de la défense nationale, cumulativement avec ses fonctions de Directeur de la défense stratégique et de la réglementation. Il a été nommé par une note du Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, en attendant la prise d’un décret en Conseil des ministres.

Ce mardi 13 juillet 2021, le Directeur du cabinet du Premier ministre, Mwin nog-ti Luc Hien, a installé le Colonel-major Jean Calvin Traoré, dans ses fonctions de Secrétaire général de la défense nationale par intérim. A cette occasion, il a fait savoir que le moment de l’installation est une tradition républicaine. « Nous servons et par la suite, nous passons le témoin à quelqu’un d’autre pour continuer le travail« , a-t-il soutenu. Une fois installé dans ses fonctions d’intérim, le Colonel-major Jean Calvin Traoré, a  exprimé tous ses hommages et toute son estime à son prédécesseur, à qui il a promis de préserver et de valoriser tous les acquis qu’il a engrangés. Au personnel du Secrétariat général de la défense nationale, il a invité à conjuguer tous leurs efforts, pour mener à bien toutes les missions confiées à cette structure stratégique.

En retour, le néo-retraité, en la personne du Colonel-major Naba Théodore Palé, a dit que lorsqu’il prenait les rênes du Secrétariat général de la défense nationale, le 11 avril 2018, nombreux étaient les chantiers. Il a cité la relecture de la Loi 26/94 portant organisation générale de la défense nationale, l’initiation des sessions du Conseil supérieur de la défense nationale, la mise en œuvre du Programme d’activités du Secrétariat général de la défense nationale, etc.

Selon lui, les trois années qu’il a passées à la tête de cette structure ont été « pleines ». « Je remercie le personnel du Secrétariat général de la défense nationale pour les efforts qu’il a acceptés pour suivre le rythme. Ensemble, nous avons fait du Secrétariat général de la défense nationale, le service qu’il devrait être depuis sa création : un cabinet ad-hoc pour le président du Faso et le Premier ministre, capable de traiter de tous les sujets qui sortent de la compétence de leurs administrations respectives », a-t-il souligné.

Pour lui, c’est ainsi que plusieurs acquis ont été engrangés, à savoir l’élaboration des textes de référence de la sécurité nationale que sont la Politique de sécurité nationale, la Stratégie de sécurité nationale et le projet de loi sur l’organisation générale de la sécurité nationale.  » Nous avons aussi pu démarrer l’organisation des sessions du Conseil supérieur de la défense nationale et celle du Comité interministériel de renseignement du territoire. Tous ces deux organes centraux de l’organisation générale de la défense nationale étaient en sommeil. Nous avons aussi organisé plusieurs ateliers et conférences publiques pour diffuser et promouvoir l’esprit de sécurité nationale, à travers la connaissance de la Politique de défense nationale et plus tard de la Politique de sécurité nationale », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, il a remercié toutes les personnes physiques et morales qui ont rendu ces résultats possibles. Pour ce faire, il a cité en premier le président du Faso qui est le président du Conseil supérieur de la défense nationale dont le Secrétariat général de la défense nationale assure le secrétariat. Ensuite, il a cité les deux Premiers ministres Paul Kaba Thiéba et Christophe Joseph Marie Dabiré qui « ont toujours été à l’écoute du Secrétariat général de la défense nationale, ce qui a permis de faire avancer les affaires ». Et le Colonel-major Palé de mentionner que « leur engagement compte pour beaucoup dans les résultats atteints ».

Quant au représentant du personnel, Mahamoudou Sawadogo, il a exprimé sa reconnaissance au Colonel-major Naba Théodore Palé, pour avoir imprimé sa marque à l’évolution du Secrétariat général de la défense nationale. « Votre passage a permis de mieux faire connaître la structure dans l’univers institutionnel du Burkina Faso. Vous avez exigé de vos collaborateurs, la rigueur, l’esprit de sacrifice et le regard porté sur l’intérêt général. C’est pourquoi, votre départ, bien que justifié et mérité, ne manquera pas de laisser des des traces d’amertume. Un proverbe de chez nous dit qu’il est bien de travailler, mais qu’il est mieux de se reposer », a-t-il déclaré.

Au nouveau Secrétariat général de la défense nationale par intérim, il a affirmé que le personnel est disposé et déterminé à l’accompagner pour la réussite de sa mission, comme il l’a fait avec son prédécesseur.

DCRP/Primature

Réformes dans le secteur immobilier : Des promoteurs immobiliers s’insurgent !

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Les acteurs des Associations de promoteurs immobiliers du Burkina (APIB) ont organisés une conférence de presse pour exprimer leurs inquiétudes sur l’initiative de la réforme de loi  du secteur immobilier. Cette activité s’est tenue ce mardi 13 juillet 2021 à Ouagadougou.

Annoncée par le chef de l’État dans le but d’améliorer la gouvernance foncière, des objectifs avaient été fixés pour la relecture globale d’un certain nombre de textes et de lois. Voyant que ces lois jouaient en sa défaveur, l’Associations de Promoteurs Immobiliers (APIB) n’a pas manqué de montrer son insatisfaction. En effet, l’APIB a pointé du doigt les conséquences que ces projets de loi pourront engendrés sur le secteur immobilier déjà fragilisé.

Les différents impacts de cette réforme ont été énumérés au cours de la rencontre est constitué d’abord  de la plombé du secteur avec la fermeture des entreprises  œuvrant dans le domaine,  s’en suivra la perte d’attractivité des investissements internationaux et enfin risquera d’entrainer la prolifération des habitats spontanés avec ses fragilisation de la paix sociale.

                         Roger Nikiéma (milieu) a dénoncé les conséquences néfastes de la 057-2008

Les acteurs d’associations des promoteurs immobiliers concluent à un resserrement de l’étau avec la modification de la loi 057-2008 est une restriction du champ de compétence initiale des promoteurs. Ils pensent que les acteurs immobiliers refermeront les portes, une fois passé à travers ces sanctions. Estimant que leurs préoccupations, n’ont pas été prises en compte dans la monture de l’avant-projet de loi qui sera présenté à l’atelier national de validation.

« L’atelier de validation qui vient,

nous les promoteurs ne viendront pas »

Il accuse de ce fait l’État « d’opérer une ingérence de l’administration en lui conférant un pouvoir de décision en matière de publicité des produits du foncier, la restriction de la compétence initiale du promoteur immobilier en lui privant de toute opération d’urbanisme, discrimination entre les sociétés de droit privé de promotion immobilière et les sociétés publique (CEGECI, SONATUR) en autorisant ces dernières à faire la promotion foncière tout en déniant  les mêmes droits aux sociétés privés et enfin, ils réclament une relecture des dossiers bloqués depuis 3-5 ans »

A entendre Roger Nikièma, le président de l’APIB, les autres pays encouragent les acteurs immobiliers. « Si on prend l’exemple ou de la Côte d’Ivoire, leurs gouvernements aident les promoteurs à travailler et même mobiliser des groupes pour travailler. Nous avons constaté que chez nous on serre les gens, il n’y a pas d’allégement, pas d’accompagnement.», a-t-il expliqué.

                     Des membres de l’Association des promoteurs immobiliers du Burkina (APIB)

Il a expliqué que pour le prochain atelier, la personne qui ira à cet atelier, représentera sa propre société et non au nom de l’APIB, de l’UNAPIB, des syndicats, ni des l’APRIFO. « Nous voulons qu’ils écoutent bien et entendent bien que pour l’atelier de validation qui vient, nous les promoteurs ne viendront pas. On n’ira pas à cette atelier parce que nous sommes allés à Manga, et  on nous a pris des photos et mettre dans le rapport et dire que nous faisons partie. Ils nous ont manipulé à leur guise », a déclaré Roger Nikièma.

Par ailleurs, ils ont souhaité que « l’Etat accepte les deux modèles de promotion du foncier dont celui de l’Etat et les promoteurs immobiliers, aussi en permettant aux détenteurs des droits coutumier ayant des droits  fonciers  de jouir de leurs droits  de propriété terrien ».

Par Youmanli Joël THIOMBIANO et Latifatou KABORE (stagiaire)

Nahi Mossi/Sanmatenga : 7 morts dans une attaque

7 morts dont quatre Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). C’est le bilan de l’attaque terroriste perpétrée, dimanche 11 juillet 2021, à Nahi Mossi, un village situé dans la province du Sanmatenga.

Tout aurait débuté dimanche aux environs de 16 heures, selon des sources concordantes. En effet, plusieurs dizaines d’hommes lourdement armés se déplaçant à moto ont fait irruption dans le village de Nahi Mossi, dans la commune de Pensa, province du Sanmatenga. Des témoins sur place confient que les terroristes ont boqué toutes les voies pour isoler littéralement ledit village.

 Une fois cette étape passée, ils ont ouvert le feu et tué sept personnes, à savoir quatre Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et trois civils dont une parturiente. Et comme si cela ne suffisait pas, les terroristes ont mis le feu à plusieurs concessions et greniers avant de repartir.

Les victimes ont été inhumées le lendemain 12 juillet 2021. Cette attaque a créé un vent de panique qui oblige les populations à fuir la zone pour se réfugier dans le chef-lieu de la commune, Pensa.

Burkinanews.info

Covid-19 : Charlemagne Ouédraogo rassure le CFOP sur la qualité de l’AstraZeneca

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Le chef de file de l’opposition politique, Eddie Komboïgo a reçu en audience ce lundi 12 juillet 2021 à Ouagadougou,  le ministre de la santé Charlemagne Ouédraogo. Une rencontre au cours de laquelle les échanges ont porté sur les préoccupations sanitaires du moment, notamment le processus de vaccination contre la Covid-19. 

Officiellement lancé le 2 juin 2021, le processus de vaccination contre la maladie à coronavirus au Burkina Faso fait l’objet d’une polémique. Conçu en quelques mois et reconnu efficace à  70 %,  le vaccin que le Burkina Faso a choisi à savoir l’AstraZeneca a suscité un doute au sein de la population.

Le chef de file de l’opposition politique Eddie Komboïgo a, à plusieurs reprises, interpellé le gouvernement quant à son efficacité. Afin de le rassurer sur la qualité du vaccin, le ministre de la Santé Charlemagne Ouédraogo était dans les locaux du CFOP. Lors de son plaidoyer,  le coût de la lutte a suscité la réaction de Eddie Komboïgo. C’est en effet une enveloppe de 62 186 636 936 F CFA que demande le département de la santé.

                          Le sujet d’échanges a suscité de nombreuses questions au sein de l’assistance

Mais à ce jour,  22 733 040 927 F CFA ont été mobilisés et 39 453 596 009 F CFA doivent être décaissés pour la suite de la mise en œuvre de l’opération. Une somme que le chef de file de l’opposition a jugé exorbitante. « Pour une maladie qui ravage peu on mobilise une telle somme.  Il y a des maladies comme le paludisme qui ravagent plus que la Covid-19. Je me demande si c’est le Burkina qui fait le choix de sa politique sanitaire ou si c’est des institutions internationales. Si tel est le cas, il faut rappeler que je Burkina Faso est un pays indépendant», déclare le CFOP.

Des inquiétudes

Parlant de l’AstraZeneca,  le temps de sa conception et ses effets secondaires laissent le CFOP inquiet.  « Il y a un taux inquiétant d’effets secondaires que la maladie émet.  Je ne sais pas s’il y a un mécanisme de suivi. Quels sont les laboratoires que nous avons quand nous recevons ces types de médicaments ? Quelles sont les analyses que nous avons faites de plus ?  », s’interroge-t-il.

Le CFOP Eddie Komboïgo et le ministre Charlemagne Ouédraogo ont répondu aux questions des journalistes

Une série de questions dont le ministre de la santé Charlemagne Ouédraogo a bien voulu apporter des éléments de précision. Pour lui, le processus de lutte contre la maladie, demande une somme colossale.  Mais face à ses conséquences, il faut oser. « Je sais que le CFOP est conscient de la conséquence économique de la fermeture des frontières. A cause de la Covid-19 nous avons perdu en une année plus de 500 milliards. Acceptez de nous accompagner. Nous risquons de perdre plus que ce que nous prévoyons.», affirme le ministre.

D’autres vaccins attendus

Sur la question liée aux effets secondaires,  le ministre rassure également «  L’AstraZeneca comme tous les autres médicaments a des effets secondaires.  Ce n’est pas pour ces effets que nous allons arrêter le processus.  Jusqu’à présent,  personne n’est morte des suites du vaccin ici.  Faite-nous confiance », confie-t-il au CFOP.  Pour lui,  le Burkina Faso attend d’autres vaccins au cours du mois d’août.

Ce sont, de son avis, le vaccin Johnson et Johnson offert par le président américain et Sinopharm offert par la république populaire de Chine. La première dose de l’astraZeneca n’ayant couvert qu’une partie de la population, le vaccin Johnson et Johnson prendra en compte plus de citoyens .  « Les déplacés internes seront pris en compte dans la deuxième vague. Nous allons les favoriser en leur administrant le Johnson et Johnson qui  est très fort.  Ça leur permettra d’être largement à l’abri en une seule dose»,  ajoute-t-il. Il invite donc le CFOP à se faire vacciner pour donner l’exemple à plus d’un,  afin de permettre au Burkina Faso de faire face à toute vague de coronavirus. « Nous l’avons écouté attentivement et nous avons eu raison de douter de la qualité du vaccin.  Nous savons ce que c’est qu’un vaccin,  mais là, il y a une particularité.  Nous allons accompagner le MSL mais nous attendons le Johnson et Johnson », conclut le CFOP.

Par Théophile Oliélé BAYALA et Latifatou KABORE (stagiaire)

Diplomatie : Metsi Makhetha fait ses adieux au PM Dabiré

Le Premier ministre Christophe Dabiré a reçu Metsi Makhetha, ce lundi 12 juillet 2021 à Ouagadougou. En fin de mission au Burkina Faso, la coordinatrice du système des nations unies est venue faire ses adieux.

Arrivée en avril 2016 au Burkina Faso, c’est en ce mois de juillet 2021 que Metsi Makhetha, la coordinatrice du système des nations unies a achevé son mandat au Pays des hommes intègres. Durant les cinq années écoulées, elle a participé au renforcement de partenariat entre les nations unies et le Burkina Faso. Cette visite ce lundi 12 juillet chez le Premier ministre fut particulière pour la représentante des nations unies.

                             Metsi Makhetha échangeant avec le Premier ministre Christophe Dabiré

En effet, c’est un adieu qu’elle est venue faire au locataire du palais de Koulouba. Selon la coordonnatrice en fin de mission, cette venue est pour transmettre ses remerciements au chef du gouvernement pour la sollicitude, la disponibilité et le travail qu’ils ont accompli  au nom du système des nations unies.

« Nous avons parlés des sujets qui concerne le bien être des Burkinabè. On a regardé ensemble en tant que partenaires ce qu’il y avait lieu de faire pour le Burkina dans ce contexte difficile. Avec le cadre que le Premier ministre a créé, nous partenaires avons eu l’occasion de discuter et de voir comment nous pourrons adapter nos manières de travailler. Même avec le changement de contexte, il a fallu qu’on soit plus proche de la population, pour qu’elle sache que les nations unies est une organisation qui appartient aux peuples », a-t-elle expliqué.

                                        La traditionnelle photo de famille à l’issue de l’audience

Ainsi, elle rentre avec le souvenir d’un pays où l’on voit, malgré des situations très difficiles, la générosité et la solidarité des familles et des communautés qui reçoivent leurs frères et sœurs qui sont venus sans rien.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Retrait du CFOP du dialogue politique : « C’est aux partis de l’Opposition de réaliser qu’ils ont fait une erreur et de revenir », Simon Compaoré, président du MPP

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Lors d’une conférence de presse animée ce 12 juillet 2021, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) est revenu sur le retrait du Chef de file de l’opposition du dialogue politique. Le parti au pouvoir dit regretter cette posture du CFOP.

Il y a quelques jours, les partis politiques de l’opposition avaient suspendu leur participation au dialogue politique qui devait en principe reprendre le 3 juillet passé. Ces partis avaient alors organisés des marches pour protester contre l’incapacité du gouvernement à faire face aux attaques terroristes. Cette décision de retrait a du mal à passer aux yeux du parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Pour le MPP, cette démarche de l’opposition fait le lit de la désunion face à l’ennemi commun.

Pour le président du MPP, Simon Compaoré, « il faut bannir les divisions et travailler à bâtir une union sacrée autour des impératifs du défi sécuritaire ». C’est pourquoi  il dit être ouvert à un retour des partis politiques de l’opposition autour de la table de négociation. A la question de savoir si la Majorité est prête à accepter les conditions de reprises des discussions posées par l’Opposition, Simon Compaoré fera remarquer que les partis de la Majorité n’ont jamais quitté la table des discussions. Alors, a-t-il dit, c’est à l’Opposition elle-même de revenir sur sa décision. « Il y a des manières de quitter la table des discussions. C’est aux partis politiques de l’Opposition de réaliser qu’ils ont fait une erreur et de revenir », a-t-il tranché.

Concernant la demande de démission du Premier ministre par le CFOP, Simon Compaoré fera savoir que cette préoccupation n’est pas à l’ordre du jour. « Le président a gagné les élections à la régulière. Il est libre d’effectuer les changements lui-même lorsque les circonstances l’exigent ». La démission du Premier ministre n’est donc pas une préoccupation pour le MPP qui dit être en train de nourrir des idées à proposer au Président du Faso dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Marches des 3 et 4 juillet : « L’action de l’opposition encourage les terroristes », Lassané Sawadogo, SEN du MPP

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Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a animé une conférence de presse le lundi 12 juillet 2021, à Ouagadougou. Avec les hommes de média, le MPP a partagé ses réflexions sur la sécurité, la réconciliation nationale et le dialogue politique.

Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) est confiant quant au triomphe des forces de défense et de sécurité sur les terroristes. Le parti se dit rassuré par les engagements pris par le président du Faso lors de son discours du 27 juin 2021. Lesquels engagements, a rappelé Simon Compaoré, président du MPP, se sont traduits de manière concrète par le remaniement ministériel mais également à travers d’autres mesures annoncées. « Dans les semaines à venir, nous allons poser des actes forts et pratiques », a-t-il promis.

Pour le MPP, les marches organisées par l’opposition politique les 3 et 4 juillet derniers sont de nature à encourager les terroristes. D’ailleurs, le parti au pouvoir y voit un parrainage fait aux forces du mal. « L’action de l’opposition encourage les terroristes parce qu’elle montre que nous sommes divisés. C’est ça le parrainage du terrorisme », a regretté le secrétaire exécutif national du MPP, Lassané Sawadogo. Le parti dénonce « les raisons malhonnêtes avancées par le Chef de file de l’opposition pour diviser notre peuple au moment où il a le plus besoin de la cohésion et de l’unité autour du Président du Faso et des FDS ».

Par ailleurs, le président du MPP, Simon Compaoré, a visiblement du mal à comprendre l’attitude de l’Opposition politique. « D’où vient cette subite excitation pour montrer que nous n’accordons pas d’importance à la situation sécuritaire ? Est-ce qu’ils (l’Opposition, ndlr) n’ont pas d’autres agendas cachés ? », s’est-t-il interrogé. Pour lui, « il est indécent et inconséquent d’exploiter l’émotion suscitée par les actes terroristes pour motiver des marches ou provoquer des crises politiques ». C’est pourquoi Simon Compaoré appelle l’Opposition à taire les divergences pour sublimer les sentiments du patriotisme.

Par Shady COULIBALY (Burkinanews.info)

Tasbaki 2021 : La FAIB officialise la date

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Selon un communiqué de la Fédération des associations islamiques du Burkina dont nous avons une copie, la FAIB officialise la date de la célébration de l’Aïd El Ad’ha au 10e jour du mois lunaire de Zoul Hijja. Par conséquent, la fête de l’Aïd El Kébir ou Tabaski sera célébrée au Burkina le mardi 20 juillet  2021.

Voici le communiqué

                                  Le communiqué de la FAIB relatif à la date de la Tabaski 2021

Burkinanews.info

Burkina : Roch rencontre la hiérarchie, les officiers, sous-officiers et les hommes de rang

Après avoir récupéré le marocain de la Défense, à l’issue du léger réaménagement ministériel du 30 juin 2021, le président Roch Marc Kaboré a rencontré les militaires. En effet, entre le vendredi 9 juillet et le samedi 10 juillet, il a rencontré tour à tour le commandement militaire les officiers, les sous-officiers et les hommes de rang au palais de Kosyam.

                         On espère enfin voir un nouveau et bon départ dans le cadre de la lutte contre le terrorisme

Au cours de ces rencontres, il a évoqué la question du moment lors de sa séance de travail avec le commandement militaire avec à sa tête le ministre délégué chargé de la Défense nationale et des anciens Combattants, Aimé Barthélémy Simporé ainsi que le chef d’état-major général des Armées, Moïse Miningou.

Puis vint le tour des officiers qu’il a rencontré en compagnie de son ministre délégué Simporé. Le 10 juillet, ce fut au tour des sous-officiers d’échanger avec le chef suprême des armées avant que les hommes de rang ne closent la série de rencontre. Ces rencontres devraient permettre d’aplanir les difficultés et de remobiliser les troupes dans la lutte contre le terrorisme.

Par Jeanne D’Arc LABELLE (www.burkinanews.info)

Trafic de drogue à Bobo : 20 kg de cannabis saisis par la Police nationale

Dans la dynamique de ses missions de sécurisation des populations et de la lutte contre l’insécurité sous toutes ses formes, la Police Nationale, à travers le Service Régional de la Police Judiciaire des Hauts-Bassins, a mis aux arrêts un trafiquant de drogues (cannabis) en provenance d’un pays voisin.

Le suspect, âgé d’une vingtaine d’années, explique qu’après s’être provisionné à la frontière, il rejoint la ville de Bobo-Dioulasso en contournant tous les postes de contrôle et cela, depuis maintenant une année.

Au cours de son interpellation, il a été trouvé en sa possession vingt (20) kilogrammes de cannabis, soigneusement emballés et transportés dans un sac à l’aide d’une motocyclette. Cette action de la Police fait suite à une récente prise de dix (10) autres kilogrammes, intervenue dans la zone de Gaoua le 10 juin 2021.

Elle intervient dans un contexte de plaintes récurrentes dans le milieu scolaire et dans certaines familles, où les adolescents sont les plus exposés.

La Police Nationale saisit cette occasion pour rappeler aux populations que l’abus de drogues décime une grande partie de la jeunesse et qu’il est plus qu’impérieux que tous fassent bloc pour barrer la route à ce fléau. Par conséquent, elle les invite à s’impliquer dans la lutte contre l’abus de drogues sous toutes ses formes, en dénonçant tout cas suspect aux numéros verts mis à leur disposition que sont : 17, 16, 1010.

La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

Nouveau système de facturation de l’ONEA : Des parlementaires outillés

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Le Réseau des parlementaires burkinabè pour l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement (REPHA-BF) organise une formation du 8 au 9 juillet 2021 au profit de ses membres, à Ouagadougou.

Le Réseau des parlementaires burkinabè pour l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement (REPHA-BF) renforce les capacités de ses membres sur les techniques et méthodes de plaidoyer, le nouveau système de facturation de l’ONEA et le financement de l’assainissement. Ces trois constitueront non seulement des outils qui permettront aux parlementaires de maitriser les techniques et méthodes de plaidoyer dans le secteur de l’eau et de l’assainissement mais aussi d’appréhender le nouveau système de facturation de l’ONEA et de relever les nouveaux défis de la société concernant le financement de l’assainissement.

Le coordonnateur du REPHA-BF, le député Halidou Sanfo, espère que cet atelier contribuera à aider les membres du réseau à l’atteinte des objectifs de développement durable. A l’en croire, seulement 22% des familles burkinabè ont un accès à l’assainissement. Le taux d’accès à l’eau est estimé à 74% sur l’ensemble du territoire national avec certaines disparités entre le milieu urbain et le milieu rural. Celui de l’eau potable est de 91% dans les centres urbains, contre 67% en milieu rural. Aussi est-il urgent, reconnaît-il, de travailler encore davantage afin d’accroître le taux d’accès à l’eau et à l’assainissement. L’atelier devrait être un pas vers l’atteinte de cet objectif.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Situation nationale : Le  Mouvement populaire du 3 juillet se fait entendre

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Dans la présente déclaration, le Mouvement populaire du 3 juillet déclaration d’un vingtaine d’organisations de la société civile sur la situation nationale

Au regard de la démission du gouvernement, de la situation sécuritaire et de la mal gouvernance érigée en pratique d’école par le pouvoir du MPP, nous avons pris la responsabilité de poser des actions fortes et républicaines afin de participer à l’émancipation économique, politique et sociale de nos populations et plus particulièrement celles prises en otage  par  la barbarie des groupes terroristes.

Devant la sombre histoire que traverse le Burkina Faso, ce pays que nous chérissons tant, nous avons refusé tout de compromis visant à nous bâillonner ou à nous maintenir dans une léthargie condamnable.

Face au triste sort réservé à nos compatriotes de l’Est, du Nord, du Centre Nord, du Sahel ,les Cassades et de la Boucle du Mouhoum, notre conscience d’homme et de citoyens épris de justice et de paix ne peut rester sans  compassion. Nous ne saurons non plus rester inerte et faire confiance à ceux-là qui n’ont jamais su en prendre soin.

Nous avons refusé de cautionner des pratiques désuètes, frappées de caducité par le cours de notre histoire commune. Nous avons décidé de nous joindre à des organisations de la société civile et des partis politiques afin de mettre la pression sur le pouvoir et l’amener à gouverner autrement.

Ainsi, après nos sorties médiatiques, nous avons pris une part active, le 3 juillet, à la marche organisée par le CFOP. C’est d’ailleurs à cette occasion que le Mouvement populaire du 3 juillet (MP3) a été porté sur les fonts baptismaux.

Avec des organisations sœurs et des partis politiques, animés et unis par la recherche du seul bien être de notre pays, nous avons déjoué les pronostics de nos détracteurs et avons sonné une grande mobilisation qui a parcouru les artères du pays, avec des messages qui ont interpellé le gouvernement à renouer sans désemparer avec les bonnes pratiques en matière de gouvernance économique, sociale et surtout sécuritaire.

Au regard de la taille de la mobilisation en quelques jours seulement de préparation, nous osons croire que le gouvernement a pris la mesure de la somme des frustrations, du désarroi et surtout de la détermination des populations.

Si le gouvernement, par mauvaise foi et par quelque orgueil, minimise ou méprise le message que la rue lui a envoyé, il est vraiment à plaindre car, il n’aura pas été assez sage pour éviter la répétition de certains faits historiques qui ont ébranlé la vie politique de notre pays.

Nous élevons la voix et la plume pour rendre un vibrant hommage à toutes les organisations citoyennes des villes et campagnes qui ont su saisir l’opportunité des marches des 3 et 4  juillet derniers  pour  exprimer  leur ras- le-bol et qui, résolument sont engagées dans la lutte pour la bonne gouvernance politique, économique et sociale, affichent une détermination constante pour les mots d’ordre futurs.  Ramant contre vents et marée, affrontant et domptant toutes les adversités, nous sommes persuadées que nous saurons contraindre le pouvoir à plus de salubrité dans la gestion de la sécurité de nos concitoyens et pour leur mieux vivre. Sans fausse modestie, notre mouvement est né grand et ambitionne de se déployer dans les quatre coins du pays pour servir de cadre d’expression démocratique et citoyenne au bénéfice de tous les citoyens des villes et des campagnes.

Déjà nous donnons rendez-vous très prochainement à nos concitoyens des villes et campagnes pour la mise en place de représentations locales qui seront des cadres de proximité ouverts à tous ceux qui sont épris de justice, de paix et de liberté.

 L’heure du réveil a sonné, l’engagement citoyen avec force et courage se doit de s’exprimer. Nous prévoyons des conférences publiques, terreaux d’expression des attentes citoyennes, pour des échanges avec tous ceux qui sont soucieux de la gestion de notre cité, afin de tirer des propositions qui peuvent servir, pourquoi pas, de lanterne à la gouvernance.

 Tout en soutenant la marche des femmes du Sahel le 10 juillet prochain, le MP3 appelle ses militants et sympathisants à sortir nombreux ce jour pour interpeler une fois de plus le gouvernement sur les dérives dans sa gestion ainsi que sur les souffrances des populations éprouvées par le terrorisme.

Ouagadougou le 8 Juillet 2021 ;

Ont Signé, les organisations membres suivantes :

CED, M21, MPB, CPPU, MPRBC, ANC, CAIJ-BG, MJDD, JEK, MOEPP, MVIJ, CPAK, AFLG, ASDD, MP, PMR, AJD, MAJPU, JAE/BF, MCR, MCRN, CPAK, MADEB.

72h cité universitaire Thomas Sankara : Bruno Dipama, maillot jaune de la journée de salubrité

Le directeur général de l’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales (ADCT), Bruno Dipama, a parrainé la cérémonie de lancement des activités entrant dans le cadre des 72 heures  de la cité de l’université Thomas Sankara, le jeudi 8 juillet 2021. Débutées par une journée de salubrité, ces activités prévoient plusieurs manifestations qui s’étendront jusqu’au 10 juillet.

Le DG de l’ADCT Bruno Dipama (milieu) en compagnie de son homologue de l’ONI Aristide Béré (g)

Les étudiants de la cité de l’université Thomas Sankara ont décidé de ranger stylos et cahiers pour se divertir. Trois jours durant, soit du 8 au 10 juillet 2021, ils organisent les 72 heures de ladite cité. Le lancement de ces activités est intervenu le 8 juillet dernier, en présence du parrain, le directeur général de l’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales (ADCT), Bruno Dipama, et du patron, le président du CENOU, Dr Sébastien Yougbaré.

Quand il s’agit de se retrousser les manches pour donner l’exemple, Bruno Dipama ne se fait pas prier

Plusieurs activités sont au programme, dont des activités sportives, des campagnes de sensibilisation sur les grossesses en milieu universitaire et des séances de don de sang avec pour ambition de collecter au moins 200 poches de sang. Une campagne de dépistage et de vaccination au profit de 500 étudiants est également prévue au cours de ces 72 heures.

Un coup de râteau pour débuter

Ces 72 heures ont débuté par une journée de salubrité.  Toute chose qui a ravi le patron de la cérémonie. « Les gens qui veulent s’occuper de leur espace de vie démontrent déjà qu’ils ont l’estime de soi. Quand on dit estime de soi, c’est la valeur que l’on accorde à soi-même. C’est partant de cette  valeur que l’on sait respecter la valeur de l’autre », a déclaré le président du CENOU, Dr Sébastien Yougbaré. Le parrain, le DG de l’ADCT, Bruno Dipama, a salué cette initiative des étudiants de la cité dite « Cité 3 étoiles ». « Une personne qui est soucieuse de la salubrité de son environnement de vie est une personne consciente qu’un esprit sain dans un corps sain a besoin d’un cadre de vie sain », a-t-il confié. Il a saisi l’occasion pour rassurer les étudiants de sa disponibilité à les accompagner.

Bruno Dipama s’entretenant avec les étudiants de la cité universitaire Thomas Sankara

Le parrain, le co-parrain, le DG de l’ONI, celui de la SOTRACO ont  remis une enveloppe de 500 000 FCFA aux étudiants. A l’occasion, promesse a été faite de conduire une opération d’établissement de 200 Cartes nationales d’identité burkinabè au profit des étudiants de l’université. Et le DG Bruno Dipama de rassurer que si cette première opération se déroule bien sans difficultés, elle sera suivie d’une autre de 300 CNIB.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Assises nationales sur l’éducation : Les anciens SG de l’Education marquent leur accord

Le ministre en charge de l’Education nationale, Stanislas Ouaro, a rencontré, ce jeudi 8 juillet 2021, les anciens secrétaires généraux de son département. Il s’est agi pour lui de solliciter leur adhésion à la tenue des assises nationales sur l’éducation.

Le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Stanislas Ouaro, poursuit sa série de concertations avec tous les acteurs et partenaires du secteur de l’éducation en prélude aux assises nationales sur l’éducation. Ce 8 juillet, il a rencontré les anciens secrétaires généraux dudit département.

Il s’est agi pour le ministre Ouaro de présenter la démarche entreprise par son département dans l’organisation des assises nationales et solliciter l’adhésion des anciens secrétaires généraux. Au terme de cette rencontre, le ministre a choisi cinq parmi eux pour contribuer à la rédaction du document de base.

        Pr Stanislas Ouaro, ministre en charge de l’Education nationale  et de l’Alphabétisation 

« La rédaction du document va commencer le lundi 12 juillet et la présence de ces secrétaires généraux aux côtés du ministère en charge de l’éducation dans les préparatifs des assises est très importante, car elle va permettre de faire un bilan de la mise en œuvre des différentes réformes que notre système éducatif a connues afin nous puissions aller sur cette base», a justifié Stanislas Ouaro.

 Les anciens secrétaires généraux se sont également engagés à apporter leurs contributions pour améliorer le document. Selon le ministre Stanislas Ouaro, le document de base va orienter les assises vers la qualité. La rencontre avec les anciens secrétaires généraux marquant la fin des consultations, il est prévu très prochainement une rencontre avec les gouverneurs de régions qui seront les présidents des comités d’organisation et qui vont piloter les assises au niveau régional. L’objectif est de travailler sur le format et l’animation de ces assises au niveau régional.

Par Shady COULIBALY (www.burkina.news.info)

Me Sankara à propos de la marche du 3 juillet: « C’est un jeu trouble du CFOP »

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L’Alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle (APMP) a animé une conférence de presse le jeudi 8 juillet 2021 à Ouagadougou. Elle a donné sa lecture des questions liées à la situation sécuritaire.

La tragédie de Solhan a particulièrement animé les échanges entre l’Alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle (APMP) et les journalistes. Pour le porte-parole de l’APMP, Me Bénéwendé Sankara, « cette nième barbarie a eu pour conséquence une levée de boucliers et une colère somme toute légitime de nos vaillantes populations en particulier dans les localités endeuillés et qui par des mouvements d’humeur ont interpellé le Chef de l’Etat et le gouvernement afin que des mesures soient trouvées pour résorber la question de l’insécurité ».

Me Sankara avait à ses côtés Lassané Savadogo, secrétaire exécutif du MPP

A en croire le porte-parole de l’APMP, ce sont ces multiples interpellations qui ont conduit le président du Faso, lors de son adresse à la Nation le 27 juin 2021, à annoncer des mesures qui devraient contribuer à mettre fin au terrorisme. Ces promesses, a-t-il dit, ont été concrétisées plus tard par le Chef de l’Etat à travers un remaniement ministériel dans lequel il assume lui-même le poste de ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants avec l’assistance d’un ministre délégué chargé de la Défense nationale. Egalement, a rappelé Me Bénéwendé Sankara, un changement a été opéré à la tête du ministère en charge de sécurité. Toute chose qui, de son point de vue, permettra de revigorer les troupes.

Par ailleurs, le porte-parole de l’APMP a salué la mise en place des forces spéciales qui, selon lui, témoigne une fois de plus de la montée en puissance de nos FDS sur le théâtre des opérations. Au vu de toutes ces mesures, il estime que la marche-meeting des 3 et 4 juillet derniers sur toute l’étendue du territoire national, initiée par l’opposition politique, est inopportune. Me Stanislas Sankara estime que l’opposition a trahi le dialogue politique. Aussi a-t-il déploré l’attitude des responsables du CFOP qui ne favorise pas la concertation, les propositions et la recherche commune de solutions aux problèmes.  Pour lui, il s’agit là d’un « jeu trouble du CFOP ». Pour Me Bénéwendé Sankara, « l’opposition politique a trahi le dialogue politique »

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Utilisation des pesticides dans l’agriculture : L’IRSAT attire l’attention sur les dangers

L’Institut de recherche en sciences appliquées et technologies (IRSAT) a attiré l’attention de l’opinion nationale sur les méfaits de l’utilisation des pesticides chimiques dans l’agriculture au Burkina Faso. C’était lors d’une conférence de presse, jeudi 8 juillet 2021.

De plus en plus, les agriculteurs utilisent des pesticides dans leurs activités. Toute chose qui a des répercussions sur l’environnement et la santé de l’homme. C’est donc pour attirer l’attention des uns et des autres sur les méfaits de l’utilisation des pesticides dans l’agriculture que l’Institut de recherche en sciences appliquées et technologies (IRSAT) en collaboration avec le Conseil national de l’agriculture biologique (CNABIO), a animé une conférence de presse, le jeudi 8 juillet 2021.

Trois principaux constats se dégagent dans l’utilisation des pesticides dans l’agriculture. Selon Damien Lankoandé du groupe de recherche et d’analyses appliquées pour le développement (GRAAD), le premier constat est surtout lié au mode d’utilisation de ces produits qui pose problème. « Le  niveau de l’utilisation dépasse largement ce qui est recommandé », a-t-il observé.

 Deuxième constat, ces produits qualifiés de produits extrêmement dangereux sont utilisés par des personnes qui ne savent ni lire ni écrire. « Ils ne s’intéressent ni à la caractéristique du produit ni à son nom, mais plutôt à sa capacité de tuer les insectes et les herbes. Cette caractéristique aggrave le problème  en ce sens que cela peut rester dans la nature et affecter les eaux qui par la suite vont affecter notre santé », a relevé Damien Lankoandé. Le troisième constat, poursuit-il,  c’est la destination des pesticides.

Troisième constat, l’utilisation de certains produits normalement destinés à des cultures spécifiques telles que le coton sont souvent détournés pour être utilisés dans le traitement des produits comme la tomate. « Cela peut entrainer des intoxications qui peuvent affecter notre santé », a-t-il rappelé.

Sur le plan économique également, ces pesticides ont des conséquences. A en croire Damien Lankoandé, le Burkina Faso perd 7 à 10% de la valeur ajoutée dans le secteur agricole du fait du mauvais usage des produits chimiques dans les systèmes d’exploitations. « En termes de valeur monétaire, on peut estimer la perte à environs 7 milliards de F CFA annuel », a-t-il précisé. Pourtant, a fait remarquer, il existe des pesticides biologiques qui existent et qui ont montré leur efficacité pour contrôler les ravageurs. « Il faut faire connaitre ces produits aux agriculteurs pour préserver notre environnement », a-t-il conclu.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

BAC 2021 au Burkina : 154 775 candidats en quête du précieux sésame

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Alkassoum Maïga, a procédé au lancement du baccalauréat session 2021, le jeudi 8 juillet 2021, au lycée provincial Bassy de Ziniaré. Cette année, ce sont 154 775 candidats partent à la conquête du premier diplôme universitaire.

Accompagné du ministre en charge de l’Education nationale, Stanislas Ouaro, et du gouverneur de la région du Plateau central, Fatoumata Benon/Yatassaye, le ministre en charge de l’Enseignement supérieur, Alkassoum Maïga, une fois au lycée provincial Bassy de Ziniaré, s’est d’abord rassuré des dispositions prises pour le bon déroulement des épreuves. Cette étape passée, le ministre a procédé à l’ouverture de l’enveloppe contenant la première épreuve écrite du baccalauréat dans salle n°1 du jury 551  après vérification en présence des candidats et du président du jury.

               Les ministres Alkassoum Maïga, Stanislas Ouaro et le gouverneur Benon/Yatassaye lançant l’édition du Bac

Le ministre Alkassoum Maïga dit espérer avoir un taux de succès honorable pour cette session du baccalauréat 2021. La question concernant le transfert des compétences de l’organisation de l’examen du baccalauréat au ministère en charge de l’éducation nationale a été évoquée. Sur ce point, le ministre a laissé entendre que le dispositif est en train d’être mis en place. En attendant que ce dispositif soit suffisamment cadré et que les textes n’ont pas soient relus, il appartiendra au ministère de l’Enseignement supérieur d’organiser l’examen du baccalauréat.

                                                     Ils sont plus de 150 mille élèves à la recherche du Bac 2021

Le ministre Alkassoum Maïga a encouragé les candidats et l’ensemble du personnel chargé de l’organisation du baccalauréat. Il a appelé les candidats  à se départir de la tricherie. Cette année, ce sont au total 154 775 candidats répartis sur le plan national qui composeront à l’examen du baccalauréat soit environ 23,03% de plus que l’effectif du baccalauréat de 2020. Le plus jeune candidat est né le 17 novembre 2006 à Ouagadougou et le plus âgé est né le 22 septembre 1957 à Tenkodogo. Les candidats composent dans 90 villes et localités. Il y a au moins 331 centres de composition avec 579 jurys d’examen et plus de 52 000 acteurs engagés pour l’organisation du baccalauréat 2021. Le budget pour l’organisation du baccalauréat 2021 tourne autour de 6 milliards de F CFA.

Par Maxime Yempabou THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

CENI : Voici l’identité des 15 commissaires

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Le conseil des ministres de mercredi a entériné la nomination des 15 commissaires de la CENI représentant la majorité, l’opposition et les Organisations de la Société civile (OSC). Voici leur identité.

Représentants des partis et formations politiques de la Majorité :

– Monsieur Yamba Malick SAWADOGO, Comptable ; – Madame Mamata TIENDREBEOGO, Administrateur parlementaire ;

– Monsieur Palguim SAMBARE, Commissaire de police à la retraite;

– Monsieur Aboubacar DIALLO, Comptable à la retraite ;

– Monsieur Ousmane OUEDRAOGO, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle ;

Représentants des partis et formations politiques de l’Opposition :

– Monsieur Réliwendé Aboubacar SAVADOGO, Instituteur ;

– Monsieur Roudsanwa Oumar OUEDRAOGO, Gestionnaire ;

– Monsieur Tasseré SAVADOGO, Gestionnaire ;

– Monsieur Karfa SORA, Gestionnaire ;

– Monsieur Issa BALIMA, Juriste.

Représentants des Organisations de la société civile :

Communauté catholique : – Monsieur Elysée OUEDRAOGO, Magistrat.

Communauté musulmane : – Monsieur Ahmed Newton BARRY, Journaliste.

Communauté protestante : – Monsieur Augustin BADO, Pasteur.

Autorités coutumières : – Monsieur Bonaventure OUEDRAOGO, Administrateur civil à la retraite.

Associations de défense des droits humains : – Monsieur Abdoul TASSEMBEDO, Commerçant.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Présidence du Faso : Abdoul Karim Sango et Bissiri Joseph Sirima nommés conseillers spéciaux

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Un temps cité comme potentiel Premier ministre du premier gouvernement du second mandat du président Kaboré, Bissiri Joseph Sirima a retrouvé de quoi s’occuper. En effet, le Conseil des ministres de ce mercredi 7 juillet 2021, a vu la nomination de l’ancien député au poste de conseiller spécial du président du Faso chargé des Affaires économiques et du développement.

Comme lui, l’ancien ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme Abdoul Karim Sango va désormais conseiller Roch Marc Kaboré sur les questions relatives à la culture et aux arts.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Lutte contre le terrorisme : Le Burkina renforce sa coopération avec la République tchèque

Le Premier, Christophe Dabiré, a reçu en  audience Tomas Kopecny, vice-ministre de la Défense de la République  tchèque, le mercredi 7 juillet 2021, à Ouagadougou. La coopération bilatérale entre les deux pays était au cœur des échanges.

Les échanges entre  le Premier, Christophe Dabiré, et Tomas Kopecny, vice-ministre de la Défense de la République  tchèque ont porté sur l’évolution de la coopération existant les deux pays depuis 2014. Selon Tomas Kopecny, cette relation s’est intensivement développée, surtout dans le domaine de la défense et de la sécurité. Cela, a-t-il dit, est perceptible à travers les nombreux projets qui lient les deux pays dans les domaines  de la santé, de l’enseignement supérieur et de la formation de techniciens dans le secteur des transports.

La République tchèque, a fait savoir Tomas Kopecny, a soutenu le Burkina Faso en matière de défense, à travers la formation de techniciens au profit des forces aériennes. Il a également noté les actions de modernisation et de réparation d’hélicoptères. Le ministre de la Sécurité, Maxime Koné, justifie le soutien de la République tchèque par la volonté du Burkina Faso  à élargir son champ de coopération du fait du terrorisme. A l’en croire, la République tchèque est connue pour son expertise avérée en matière d’armements, d’équipements et de formation. C’est pourquoi, le ministre de la Sécurité a jugé important pour le Burkina Faso d’étudier la possibilité de commander des armements auprès de ce pays.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Burkina : Compte-rendu du conseil des ministres du 7 juillet 2021

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 07 juillet 2021, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H 50 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de commissaires à la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Ce décret vise le renouvellement des membres de la Commission électorale nationale indépendante conformément aux dispositions de l’article 6 de la loi n°014-2001/AN du 03 juillet 2001 portant Code électoral au Burkina Faso. L’adoption de ce décret permet la nomination des quinze (15) commissaires de la CENI, représentants les partis et formations politiques de la majorité, de l’opposition, des communautés religieuses, des autorités coutumières et des associations des droits humains, conformément à l’article 5 de la loi n°014-2001/AN du 03 juillet 2001 du Code électoral. Le Conseil salue le travail abattu par les commissaires sortants au cours de leur mission.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION, DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a examiné un projet de loi portant ratification de la Convention de l’Union Africaine sur la cyber sécurité et la protection des données à caractère personnel, adoptée à Malabo, en Guinée Equatoriale le 27 juin 2014. Ce projet de loi permettra au Burkina Faso, de renforcer sa coopération avec les autres Etats membres de l’Union Africaine, en matière de cyber sécurité et de bénéficier de leur expérience dans le domaine de la sécurisation des transactions électroniques et de la lutte contre les cybers attaques. Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt n°2021022/PR BF 2021 10 00 signé le 10 juin 2021 à Lomé entre le Burkina Faso et la Banque Ouest africaine de développement (BOAD) pour le financement partiel du Projet de construction et de bitumage de la route régionale n°11 (RR11) KolinkaFara-Poura Carrefour, longue de 92 km. D’un coût de 30 milliards FCFA hors taxes, ce financement permettra d’améliorer l’accès aux zones à hautes potentialités agricoles et pastorales des régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Ouest et du Sud-Ouest du Burkina Faso.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un décret portant création d’emplois de Maître-assistant à l’Université de Fada N’Gourma. L’adoption de ce décret permet la création de trois (03) emplois de Maître-assistant en Sciences des matériaux, en Hydrologie hydrogéologie et en Sciences et gestion de l’environnement à l’Ecole supérieure d’ingénierie (ESI) de l’Université de Fada N’Gourma.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT

Le Conseil a adopté un décret portant modalités de délivrance de la Carte de presse et du Laissez-passer au Burkina Faso. Conformément aux lois régissant la presse écrite, la presse en ligne et la radiodiffusion sonore et télévisuelle, la Carte de presse délivrée aux journalistes professionnels vise l’amélioration des conditions d’exercice du métier de journaliste. L’adoption de ce décret permet d’assurer une meilleure organisation de la profession de journaliste au Burkina Faso.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a examiné un rapport sur l’évolution des prix de produits de grande consommation et les actions de contrôle de prix. Il ressort de ce rapport que le renchérissement du frêt maritime et des autres coûts de transport dû à la survenue de la pandémie de COVID-19 a impacté négativement l’évolution des prix.

Le Président du Faso a instruit les ministres concernés de prendre les dispositions idoines pour renforcer le contrôle des prix et proposer des actions urgentes en vue d’une baisse des prix de certains produits de grande consommation.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation a fait au Conseil le point de la marche de l’opposition politique les 03 et 04 juillet 2021. Conformément aux droits et libertés de manifestation, cette marche s’est déroulée dans un contexte de respect desdites libertés.

II.2. Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération, de l’intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur a informé le Conseil de la tenue de la 9ème Conférence au sommet des Chefs d’Etat du Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, du 25 au 28 juillet 2021, à Yamoussoukro en Côte d’Ivoire.

II.3. Le ministre de l’Economie, des finances et du développement a informé le Conseil de la tenue de la 22ème Assemblée générale des Etablissements publics de l’Etat (EPE), du 15 au 16 juillet 2021 à Ouagadougou. Cette 22ème Assemblée générale, instance de validation des rapports d’activités et des comptes financiers des EPE, est présidée par Son Excellence Monsieur le Premier ministre.

II.4. Le ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a informé le Conseil des résultats des examens de la session de 2021. Le taux de succès à l’examen du Certificat d’études primaires (CEP) de la session 2021 est de 59,34% contre 66,06% en 2020. Cet examen a concerné 430 583 élèves. Le taux de succès à l’examen du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) de la session 2021 est de 27,84% contre 36,47% en 2020. Cet examen a concerné 288 893 élèves. Le taux de succès aux examens de l’enseignement et la formation techniques et professionnels de la session 2021, toutes filières confondues, est de 63,39% contre 63,37% en 2020. Le Conseil félicite et encourage tous les acteurs de la communauté éducative pour la bonne tenue des différents examens de la session 2021. Il les exhorte à la levée des difficultés constatées pour un meilleur rendement des sessions d’examen.

II.5. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation a informé le Conseil de la tenue de la session 2021 de l’examen du baccalauréat du 08 au 24 juillet 2021. Cette session concerne 154 775 candidats dont 69 133 filles.

II.6. Le ministre de l’Energie, des mines et des carrières a informé le Conseil de la restructuration de la convention spécifique de délégation de service public entre l’Etat et le partenaire privé Zina Solaire pour la construction de la centrale solaire photovoltaïque de 26,8 MWc à Zina dans la commune de Kona.

II.7. Le ministre des Infrastructures et du désenclavement a informé le Conseil de la mise en œuvre d’un Projet de développement des capacités d’entretien des routes du Burkina Faso (PDCER-BF) en partenariat avec la coopération japonaise. D’un coût global de 2 400 000 000 FCFA, ce Projet permet la mise en place d’un cycle d’entretien et de gestion des routes bitumées et la création d’une unité d’entretien routier en gestion directe.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

  1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Monsieur Bissiri SIRIMA, est nommé Conseiller spécial chargé des Affaires économiques et du développement ;

– Monsieur Abdoul Karim SANGO, Enseignant, est nommé Conseiller spécial chargé des questions culturelles et des arts.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

– Monsieur Drissa OUEDRAOGO, Mle 52 163 M, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Chef du Département des Opérations de sécurisation des terres au sein de l’Agence nationale du domaine foncier des organismes publics (ANDFOP) ;

– Monsieur Denis NANEMA, Mle 29 717 S, Inspecteur des impôts, 1 ère classe, 15ème échelon, est nommé Chef du Département de la promotion et du suivi de la Mise en valeur des terres au sein de l’Agence nationale du domaine foncier des organismes publics.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE

– Monsieur Nedanlou Ismaël GNAON, Mle 130 580 G, Magistrat, catégorie P, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur des affaires juridiques de la Commission nationale des droits humains (CNDH).

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES AMENAGEMENTS HYDRO-AGRICOLES ET DE LA MECANISATION

– Monsieur Passam-Manégré ZIDA, Mle 35 934 G, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général de la Centrale d’approvisionnement en intrants et matériel agricole (CAIMA) ;

– Monsieur Ezedine BOLY, Mle 208 123 B, Juriste, 1ère classe, 6 ème échelon, est nommé Directeur général du Foncier, de la formation et de l’organisation du monde rural ;

– Monsieur Anlièbèdon Gustave SOME, Mle 95 798 W, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur de suivi, de l’évaluation et de la capitalisation ;

– Monsieur Sylvestre Jean Prosper Emmanuel TRAORE, Mle 49 822 V, Ingénieur du génie mécanique, catégorie PB, 1 ère classe, 15ème échelon, est nommé Directeur de la recherche/développement et de la maintenance des équipements agricoles ;

– Monsieur Diakalia SON, Mle 207 956 C, Ingénieur agronome, catégorie P, classe intermédiaire, 1er échelon, est nommé Directeur de la protection des végétaux et du conditionnement ;

– Monsieur Issa SANON, Mle 216 891 H, Ingénieur du développement rural, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur du Centre de promotion rural de Dionkélé (Province du Kénédougou) ;

– Madame Dabou Irène TRAORE, Mle 47 685 F, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 13ème échelon, est nommée Chargée d’études ;

– Madame Lucienne KIMA/WAONGO, Mle 312 408 L, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice provinciale de l’Agriculture, des aménagements hydro-agricoles et de la mécanisation du Bazèga ;

– Madame Servienne OUEDRAOGO/SEBGO, Mle 231 969 E, Ingénieur en pédologie, 1ère classe, 2ème échelon, est nommée Directrice provinciale de l’Agriculture, des aménagements hydroagricoles et de la mécanisation du Boulkiemdé ;

– Madame Ekoulou Anne TAPSOBA/KAN-OUAR, Mle 287 439 X, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice provinciale de l’Agriculture, des aménagements hydroagricoles et de la mécanisation du Yatenga.

III.2. NOMINATIONS DE COMMISSAIRES DE LA COMMISSION ELECTORALE NATIONALE INDEPENDANTE (CENI)

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Commissaires de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Représentants des partis et formations politiques de la Majorité :

– Monsieur Yamba Malick SAWADOGO, Comptable ; – Madame Mamata TIENDREBEOGO, Administrateur parlementaire ;

– Monsieur Palguim SAMBARE, Commissaire de police à la retraite;

– Monsieur Aboubacar DIALLO, Comptable à la retraite ;

– Monsieur Ousmane OUEDRAOGO, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle ;

Représentants des partis et formations politiques de l’Opposition :

– Monsieur Réliwendé Aboubacar SAVADOGO, Instituteur ;

– Monsieur Roudsanwa Oumar OUEDRAOGO, Gestionnaire ;

– Monsieur Tasseré SAVADOGO, Gestionnaire ;

– Monsieur Karfa SORA, Gestionnaire ;

– Monsieur Issa BALIMA, Juriste.

Représentants des Organisations de la société civile :

Communauté catholique : – Monsieur Elysée OUEDRAOGO, Magistrat. Communauté musulmane : – Monsieur Ahmed Newton BARRY, Journaliste. Communauté protestante : – Monsieur Augustin BADO, Pasteur.      Autorités coutumières : – Monsieur Bonaventure OUEDRAOGO, Administrateur civil à la retraite.                                                    Associations de défense des droits humains : – Monsieur Abdoul TASSEMBEDO, Commerçant.

III.3. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration : – de l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF) au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement ; – du Bureau national des sols (BUNASOLS) et de la Société nationale de l’aménagement des terres et de l’équipement rural (SONATER) au titre du ministère de l’Agriculture, des aménagements hydroagricoles et de la mécanisation.

  1. MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale : – Monsieur Patoin-Samba Juste Honoré OUEDRAOGO, Mle 223 866 W, Conseiller en gestion des ressources humaines, en remplacement de Monsieur Francis PARE.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation : – Monsieur Adama BATORO, Mle 97 424 K, Administrateur civil, en remplacement de Monsieur Halidou OUEDRAOGO.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ENSEIGNANTS PERMANENTS DE L’ECOLE NATIONALE DES REGIES FINANCIERES (ENAREF)

– Madame Félicité TRAORE/OUATTARA, Mle 23 02 363 F, Enseignante, en remplacement de Monsieur Amédée Jules TONDE.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ELEVES DE L’ECOLE NATIONALE DES REGIES FINANCIERES (ENAREF)

– Monsieur Issoufou GUIRA, Mle 229 519 A, élève Conseiller en statistique et analyse du développement. Le second décret porte renouvellement du mandat de Monsieur Wasso Wenceslas KOITA, Mle 212 353 V, Conseiller en économie et développement, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF) pour une dernière période de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES AMENAGEMENTS HYDRO-AGRICOLES ET DE LA MECANISATION

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets. Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Bureau national des sols (BUNASOLS) pour un premier mandat de trois (03) ans. Au titre du ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du changement climatique : – Monsieur Pagnangdé Bertrand TAPSOBA, Mle 46 077 C, Inspecteur des eaux et forêts. Au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières : – Monsieur Djibril ZOUNGRANA, Mle 510 080, Ingénieur en environnement minier.

Au titre du ministère de l’Agriculture, des aménagements hydroagricoles et de la mécanisation : – Monsieur Parfait NANEMA, Mle 57 443 L, Ingénieur d’agriculture. Le deuxième décret renouvelle le mandat de Monsieur Halidou COMPAORE, Mle 104 209 W, Chargé de recherche en écologie et management des ressources naturelles, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation au Conseil d’administration du Bureau national des sols (BUNASOLS) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur Yacouba SAVADOGO, Mle 93 809 K, Juriste, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique au Conseil d’administration de la Société nationale de l’aménagement des terres et de l’équipement rural (SONATER) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le quatrième décret porte renouvellement du mandat des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de la Société nationale de l’aménagement des terres et de l’équipement rural (SONATER) pour une dernière période de trois (03) ans. Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation : – Monsieur Pierre BICABA, Mle 28 409 W, Administrateur civil.

Au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques : – Monsieur Rimouaogodo Hamado OUEDRAOGO, Mle 33 740 L, Ingénieur d’élevage.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement Ousséni TAMBOURA Officier de l’Ordre de l’Etalon

Haïti : Le président Jovenel Moïse assassiné dans sa résidence

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Le Premier ministre haïtien annonce dans le communiqué l’assassinat du Président Jovenel Moïse. Selon les dernières informations, c’est un commando qui s’est chargé de l’exécution de l’homme d’affaires dans sa résidence à Port-au-Prince.

« Le président a été assassiné chez lui par des étrangers qui parlaient l’anglais et l’espagnol. Ils ont attaqué la résidence du président de la République (…) La situation sécuritaire est sous contrôle ». Voilà le message du Premier ministre haïtien, Claude Joseph.

Ainsi, l’homme d’affaires de 53 ans, Jovenel Moïse, élu président en 2016 et investi dans ses fonctions le 7 février 2017, n’aura passé que quatre années à la tête de Haïti. C’est donc tôt ce mercredi 7 juillet 2021 que le président a été assassiné par balles chez lui par un commando formé d’éléments étrangers.

Selon BFMTV, l’épouse de Jovenel Moïse a été blessée dans l’attaque et hospitalisée. Au regard de la situation sécuritaire incertaine, Claude Joseph a appelé la population au calme et indiqué que la police et l’armée allaient assurer le maintien de l’ordre.
Par Jeanne d’Arc LABELLE (burkinanews.info)

Nassirou Dahani, porte-parole des ressortissants de Madjoari : « Si la base militaire est juste là pour protéger le camp, qu’elle s’en aille»

L’Association des ressortissants de la commune de Madjoari (ARCM) a animé une conférence de presse le lundi 5 juillet 2021, à Ouagadougou. Objectif, appeler les autorités à prendre des mesures urgentes afin mettre fin au terrorisme dans la localité.

7 villages et 6 hameaux de culture tombés. Seul le camp militaire et les riverains du camp sont encore sur le territoire communal. La commune de Madjoari avec ses 14 000 habitants est totalement vide et les villages ainsi que les hameaux de culture n’existent pratiquement plus. Sur les 14 000, 12 000 personnes ont déjà été obligées de fuir leurs terres et leurs biens pour errer dans la nature à la recherche d’un asile. On dénombre un millier d’individus dans le territoire béninois et le reste reparti entre Nadiagou, Pama, Logobou. Au total plus de 12 000 âmes cherchent une assistance humanitaire d’urgence. Voilà le triste constat dressé par l’Association des ressortissants de la commune de Madjoari (ARCM), à l’occasion d’une conférence de presse, le 5 juillet 2021.

             Les membres de l’Association des ressortissants de la commune de Madjoari (ARCM) pendant les échanges

A en croire Nassirou Dahani, porte-parole de l’ARCM, l’insécurité grandit chaque jour avec d’énormes pertes en vies humaines. Il en veut pour preuve les récentes tueries qui ont lieu dans la commune, parfois à moins d’un kilomètre du camp militaire. « A titre illustratif, les 2 et 3 juin dernier, un conseiller et son fils ont été tués devant sa famille. Son voisin voulant lui porter secours a été également tué à moins d’un kilomètre du détachement militaire. Le 8 juin passé, un jeune de la commune étant allé à la recherche de son âne sera égorgé à moins de 3 km du village. Les enfants morts au cours des trajets à pied pour rejoindre les villes d’asile ne se comptent plus », a-t-il illustré.

Vu la gravité de la situation, l’Association des ressortissants de la commune de Madjoari (ARCM) veut attirer l’attention de l’opinion publique nationale sur le danger qui guette la ville de Fada et la région de l’Est si la commune venait à tomber définitivement entre les mains des groupes terroristes. Le porte-parole de ladite association, Nassirou Dahani, s’interroge sur le bienfondé de la présence d’un camp militaire à Madjoari. « Des populations sont tuées à proximité du détachement militaire et aucune réaction n’est constatée », a-t-il regretté. « Si la base militaire est juste là pour protéger le camp, qu’elle s’en aille et nous laisser en paix », a-t-il martelé. Pour finir, Nassirou Dahani a appelé toutes les bonnes volontés à soutenir Madjoari avec des vivres.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Référentiel national de développement 2021-2025 : Le projet de document adopté après examen

Ce vendredi 2 juillet 2021 à Ouagadougou, s’est tenue a la deuxième session du comité d’orientation et de formulation du nouveau référentiel national de développement 2021-2025. Présidé par Christophe Joseph Marie Dabiré, premier ministre, la cérémonie a été marquée par l’examen et l’adoption du document.

Pour un coût estimé à 19030,70 milliards de FCFA, le référentiel national de développement (RND) sera financé de 70% par des ressources internes. Après que le bilan de mise en œuvre du PNDES est été fait, les officiels du jour ont présenter le document du projet du nouveau référentiel. En plus de l’examen du document lors de cette deuxième session, il sera également examiné par le conseil des ministres dans les semaines à venir.

   Christophe Dabiré s’est félicité du bon déroulement de la 2e session du comité d’orientation et de formulation du RND

Au cours de cette cérémonie, les partenaires techniques et financiers, les collectivités, les OSC ont accueillis positivement le contenu du document, qui met l’accent sur la cohésion sociale, la sécurité. Ils ont par ailleurs apporté des recommandations et manifestés leur engagement à appuyer le gouvernement dans la mise en œuvre de ce projet. L’absorption des financements extérieurs, la digitalisation, et la réforme des marchés publics en lien avec le contexte sécuritaire ont constitués les observations faites par les différents acteurs présents à la session.

          Les membres du comité d’orientation et de formulation du RND sont conscients de la tâche qui est la leur

« Le plus important, est de tirer les leçons des insuffisances du PNDES pour avancer, car il s’agit, à travers ce nouveau référentiel national de développement, d’engager de nouvelles perspectives pour les 5 prochaines années », a lancé entendre Christophe Dabiré. Il a poursuivi en indiquant que les suggestions relevées seront prises en compte en conseil des ministres avant l’appel à financement. La situation sécuritaire et la maladie à Coronavirus ayant influé sur la mise en œuvre efficace de ce projet, le bilan de la croissance sur les 5 années à venir donne 5,8% contre 7,7% qui était attendu. Toutefois, le Secrétariat permanent chargé du suivi de sa mise en œuvre a indiqué un taux global d’exécution de 73.83%.

Par Jeanne D’Arc LABELLE (www.burkinanews.info)

Marche des 3 et 4 juillet : Les militaires et policiers radiés appellent à la mobilisation

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Dans une déclaration, le Groupement des policiers et militaires radiés (GPM-R) appelle à la mobilisation pour participer à la marche des 3 et 4 juillet 2021. Voici la déclaration.

« Chers compatriotes, chers camarades FDS, chers parents. Nous, les policiers, gendarmes et militaires radiés sommes entièrement engagés au côté des forces patriotiques, des associations, des OSC et de tous autres mouvements conscients des difficultés que traversent notre pays depuis six (06) ans. Nous nous engageons volontairement par devoir de conscience et de redevabilité sans pression aucune au côté de notre peuple à soutenir fortement les FDS en toutes circonstances.

Cependant, nous sommes prêts comme toujours, à être réintégrés pour défendre avec nos camarades déjà sur le terrain, les positions sous leur contrôle et les accompagner dans leur progression. Voilà pourquoi, nous nous associons aux populations des villes et des campagnes pour participer aux marches des 03 et 04 juillet. Nous nous engageons à la marche, non dans l’intention d’asseoir un individu ou un parti politique ou d’en démettre un autre aux commandes de notre pays. Notre participation n’est ni politique ni partisane.

Chers compatriotes, chers camarades FDS, chers parents. Notre engagement est d’autant plus patriotique que nous saisissons encore l’occasion d’interpeller le Président du Faso, Son Excellence Roch Marc Christian Kaboré et le chef du gouvernement sur notre réengagement aux côtés des FDS et surtout d’apporter des solutions nouvelles à cette crise sécuritaire. Nous avons perdu beaucoup d’hommes et nous en perdrons encore certainement si des mesures fortes ne sont pas prises dans ce sens pour accompagner les hommes déployés au front.

Le Chef de l’État a dans son récent discours à la nation appelé à l’union. Nous osons croire que c’est de bonne foi et que ce n’est pas un message politique pour juste calmer les populations désespérées du Nord et du Sahel. Nous espérons également qu’à travers ce discours à la nation, des mesures urgentes seront prises quant à notre réintégration.

Aussi, nous invitons les populations à sortir massivement pour soutenir les FDS pour qu’elles comprennent que quelque soient les circonstances, nous serons toujours avec elles.

Enfin, nous saisissons cette opportunité pour souhaiter prompt rétablissement aux blessés et paix aux âmes de nos camarades, des VDP et de tous les civils tombés à l’occasion de cette guerre que des individus sans foi ni loi nous imposent.

Nous nous indignons pour nos compatriotes déplacés, errant dans la nature et presque clochardisés par la situation. Nous souffrons avec les FDS et les VDP qui voient chaque jour leurs collègues tombés sous leurs yeux. Et nous espérons avec tous nos compatriotes que notre pays retrouve la paix et reprenne sa marche.

Soutien total aux FDS !

Gloire et victoire au peuple !

La patrie ou la mort, nous vaincrons !

Le Groupement des Policiers et Militaires Radiés (GPM-R)

Bahoro Oumar Junior, délégué

Farma Tiéba, délégué adjoint

Kinané Arnaud Francis, chargé de communication

Marche-meeting du 3 juillet : « Si on gouverne seul, on doit faire face aux problèmes seul », Pr Abdoulaye Soma

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Ceci est la déclaration du mouvement Soleil d’Avenir sur la situation nationale et notamment la marche-meeting de l’opposition prévue le 3 juillet prochain. Pr Abdoulaye Soma appelle à une large concertation afin de faire appel à toutes les compétences pour diriger le pays.

L’opposition politique burkinabè, dans sa branche CFOP, a programmé des marches nationales dans les journées des 3 et 4 juillet 2021 contre le Régime du président Kaboré Roch et du MPP. Le président du Faso, dans son discours, appelle à surseoir aux manifestations et à privilégier l’union nationale face au terrorisme. Le MPP, pilote de la majorité présidentielle, met en garde contre les marches et appelle à une union nationale. Le Soleil d’avenir, en tant que parti politique d’opposition membre de l’ONA, à une vision claire. L’opposition est dans son rôle de dénoncer l’incapacité et l’immoralité du régime dans la gestion des grandes questions de gouvernance nationale, comme la crise sécuritaire. Le régime est dans son rôle de vouloir désactiver les marches de protestation. Le Soleil d’avenir pense que la crise du Burkina Faso, est fondamentalement sécuritaire, mais elle est aussi largement financière, foncière, économique et  politique, en raison de la mauvaise gouvernance sur certains dossiers sensibles. Le Le Soleil d’avenir entend l’appel du président du Faso et du MPP sur l’union nationale  face aux problèmes nationaux. Le Soleil d’avenir pense que ces appels ne sont sérieux que s’ils s’accompagnent d’une offre politique globale, comme l’implication de toutes les couches sociales et politiques à la gouvernance du pays pour une politique nationale d’ensemble. L’union nationale ne peut s’obtenir dans l’exclusion politique. Si on gouverne seul, on doit faire face aux problèmes seul. Si on gouverne ensemble, on va faire face aux problèmes ensemble. L’un ne va pas sans l’autre. Pour l’instant, si le président du Faso et le MPP maintiennent le cap d’une gouvernance partisane et d’exclusion, le Soleil d’avenir ne pense pas devoir forcer l’union nationale et jouera pleinement son rôle dans l’opposition. C’est donc en toute cohérence et en toute responsabilité, que le Soleil d’avenir appelle le président du Faso à opérer des refontes profondes à travers une large concertation afin d’aboutir à la fédération de toutes les compétences pour l’émergence de notre pays.  Le Soleil d’avenir encourage toute action, qu’elle soit de l’opposition politique, de la société civile ou de la majorité, ayant pour objectif la recherche de solutions pérennes pour notre vivre ensemble dans une gouvernance concertée. À cet égard, le président du Faso et la

Majorité MPP devraient revoir la façon de gouverner le pays dans le sens d’une gouvernance de rassemblement. Le CFOP dit revoir sa façon de gérer les questions de l’opposition politique dans le sens de la concertation. Sans concertation, rien n’est possible ensemble, que la confrontation nuisible.

Vive le Burkina Faso,

Vive le Soleil d’Avenir.

Pr Abdoulaye SOMA, Président du Soleil d’Avenir

Réaménagement ministériel : Maxime Koné à la Sécurité, Aimé Barthélémy Simporé à la défense

Ce mercredi 30 juin 2021, le réaménagement ministériel annoncé par le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré a eu lieu. Ainsi lors de l’édition spéciale à 18 heures sur la télévision nationale, le secrétaire générale du gouvernement a annoncé les premières mesures.

Ainsi, le président du Faso a décidé de se séparer de Chériff Sy et de récupérer le portefeuille de la Défense et des Anciens combattants. Mais cette fois et pour la première fois depuis son accession à la magistrature suprême, il a nommé un militaire toujours en fonction. Il s’agit du colonel-major Aimé Barthélémy Simporé qui assurera le poste de ministre délégué.

Parlant de ministre délégué, Maxime Koné qui l’ombre de Alpha Barry pour accéder à la lumière. Il remplace Ousséni Compaoré lui aussi sacrifié par Roch Marc Kaboré. Et pour remplacer Maxime Koné, le chef du gouvernement a décidé de faire appel à Clarisse Woba.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO

Nouveau gouvernement : Biographie du colonel-major Aimé Barthélémy Simporé

Il est le nouveau ministre délégué de la Défense nationale et des Anciens Combattants. Le colonel-major Aimé Barthélémy Simporé est le premier militaire en fonction membre d’un gouvernement du président Roch Marc Christian Kaboré. Mais qui est-il ? Nous vous proposons sa biographie.

Fonctions actuelles : Directeur Général du Centre national d’études stratégiques du Burkina Faso depuis février 2020.

Formation : Officier d’infanterie des Forces Armées Nationales, le Colonel Major Aimé Barthélemy. Simporé est diplômé de l’Ecole Supérieure Internationale de Guerre du Cameroun en 2009. Après sa formation initiale de l’officier en 1988 à l’Académie Militaire Georges Namoano, il a participé à plusieurs stages de formation dans divers domaines au Burkina, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Cameroun, en Allemagne, en Russie, aux Etats￾Unis.

Expérience professionnelle : Sur le plan de l’expérience professionnelle, il a occupé plusieurs fonctions de responsabilité et de commandement dans diverses écoles et centres de formation et dans les unités opérationnelles.

De 1988-1999, il a participé à la Mission des Nations Unies en Centrafrique

(MINURCA).

De 2011 à 2014, il a occupé les fonctions de Chef de la Division Opérations de l’Etat-Major Général des Armées. A ce titre, il a participé à la planification opérationnelle de l’intervention de la Force en Attente de la CEDEAO au Mali en 2012-2013. Il a également participé à une consultation internationale des Nations-Unies sur le Mali post-crise en mars 2016.

De 2014 à 2019, il a occupé les fonctions d’Attaché de Défense près l’Ambassade du Burkina Faso à Washington, DC aux Etats-Unis d’Amérique.

Il est membre du Comité scientifique de la Commission d’élaboration de la Politique de sécurité nationale du Burkina Faso et dans la cellule de coordination de la commission pour la finalisation de la Stratégie de sécurité nationale.

Publication : le colonel-major Aimé SIMPORE a fait une publication dans la revue Défense nationale française parue en 2013 intitulée « A l’épreuve des menaces émergentes dans la bande sahélo-saharienne : leçons de la crise malienne ».

Décorations

  • Médaille de Chevalier de l’Ordre National du Burkina Faso en décembre 2010.
  • Médaille d’Or de la Défense Nationale française en novembre 2006.
  • Médaille d’Honneur Militaire du Burkina en novembre 2004.
  • Médaille Commémorative agrafe « Centrafrique » en 1999.

Il est marié et père de deux enfants.

Burkinanews.info

Commercialisation du riz produit au centre-est : Les acteurs réfléchissent à la meilleure stratégie

L’Union nationale des producteurs de Riz du Burkina (UNPRB) a organisé un atelier sur le projet « qualiriz : Selling Quality Rice for a betterincome »  au profit des acteurs de la filière riz, le 30 juin 2021, à Tenkodogo. Il s’est agi de réfléchir sur les voies et moyens pour promouvoir le riz local.

Au Burkina Faso, a constaté l’Union nationale des producteurs de Riz du Burkina (UNPRB),  les populations consomment davantage le riz importé. C’est pour inverser cette situation que l’union a initié une rencontre d’échanges sur le projet « Qualiriz : Selling Quality Rice for a betterincome ». Il s’est agi pour les participants à cette rencontre d’échanger sur les voies et moyens de promouvoir le riz local. Les acteurs de la filière riz sont convaincus qu’il est possible d’inverser les tendances en matière consommation de riz au Burkina Faso. C’est-à dire faire de sorte que les Burkinabé consomment plus le riz local que celui importé.  D’où le thème de la rencontre : « Cadre de dialogue multi-acteurs sur la filière riz ».

Selon les organisateurs, le riz importé n’est toujours pas de bonne qualité et provoque souvent des maladies. C’est pourquoi ils invitent les populations à consommer le riz local. Pour eux, le riz local permet non seulement de rester sain mais aussi d’accompagner les producteurs.

En rappel, le Projet « Qualiriz : Selling Quality Rice for a betterincome » est à sa troisième année. Il  vise aussi comme objectif de favoriser la commercialisation du riz du Burkina et plus particulièrement celui produit au Centre-Est. Selon Ibrahim Koara, responsable de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), le projet axe ses actions principalement sur la commercialisation du riz.

Par Shady COULIBALY

Rencontre gouvernement-patronat : Les préoccupations des entreprises au menu des échanges

La rencontre gouvernement/patronat se tient les mardi 29 et mercredi 30 juin 2021 à Ouagadougou. Cette rencontre sera l’occasion pour les employeurs et le gouvernement  de discuter des problèmes qui touchent à l’environnement social  des entreprises et de la jeunesse.

                                                   Le chef du gouvernement Christophe Dabiré

Pour la première fois, le gouvernement et le patronat se rencontrent pour discuter des problèmes qui touchent à l’environnement social  des entreprises et de la jeunesse. Deux jours durant, les deux parties examineront les préoccupations relatives à l’emploi, au travail et à la protection sociale. Elles devront dégager les moyens pour promouvoir le dialogue social  et améliorer le fonctionnement du marché du travail et la productivité de la main-d’œuvre au Burkina Faso. La rencontre devrait également permettre aux participants d’approfondir les réflexions sur les défis communs relatifs à l’emploi et au travail au Burkina Faso.

                                                   Le représentant du Patronat burkinabè, Seydou Diakité

Le Premier ministre, Christophe Dabiré, a relevé la pertinence des préoccupations soumises par la faîtière des organisations professionnelles d’employeurs, à savoir la problématique de l’adéquation de la formation/emploi et ses corollaires, notamment les difficultés de l’insertion professionnelle des jeunes et la faible productivité de la main-d’œuvre. A cela, il a ajouté les difficultés liées au financement de la formation professionnelle, la faiblesse du système de règlement judiciaire des conflits de travail et les insuffisances au niveau du fonctionnement des cadres de dialogue et de concertation.

                                   Les patrons d’entreprises et le gouvernement lors des échanges

Pour Seydou Diakité, représentant du Patronat burkinabè, le dialogue entre le secteur public et celui privé est un instrument approprié,  voire indispensable pour le renforcement de la participation du secteur privé dans la formulation des réformes visant à améliorer l’environnement. A l’en croire, certaines préoccupations propres aux entreprises,  à leurs corporations  ainsi que  des priorités nationales sont souvent  occultées ou pas assez abordées dans les  cadres de concertation auxquelles le Patronat burkinabè participe au plan national et international. C’est pourquoi il salue l’initiation de cette rencontre annuelle avec le gouvernement qui permettrait permettre d’améliorer la contribution du secteur privé au développement économique et social du Burkina Faso.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Commercialisation du riz produit au centre-est : Les acteurs réfléchissent à la meilleure stratégie

L’Union nationale des producteurs de Riz du Burkina (UNPRB) a organisé un atelier sur le projet « qualiriz : Selling Quality Rice for a betterincome »  au profit des acteurs de la filière riz, le 30 juin 2021, à Tenkodogo. Il s’est agi de réfléchir sur les voies et moyens pour promouvoir le riz local.

Au Burkina Faso, a constaté l’Union nationale des producteurs de Riz du Burkina (UNPRB),  les populations consomment davantage le riz importé. C’est pour inverser cette situation que l’union a initié une rencontre d’échanges sur le projet « Qualiriz : Selling Quality Rice for a betterincome ». Il s’est agi pour les participants à cette rencontre d’échanger sur les voies et moyens de promouvoir le riz local. Les acteurs de la filière riz sont convaincus qu’il est possible d’inverser les tendances en matière consommation de riz au Burkina Faso. C’est-à-dire faire de sorte que les Burkinabè consomment plus le riz local que celui importé. D’où le thème de la rencontre : « Cadre de dialogue multi-acteurs sur la filière riz ».

               Ibrahim Koara, responsable de l’AGRA

Selon les organisateurs, le riz importé n’est toujours pas de bonne qualité et provoque souvent des maladies. C’est pourquoi ils invitent les populations à consommer le riz local. Pour eux, le riz local permet non seulement de rester sain mais aussi d’accompagner les producteurs.

En rappel, le Projet « Qualiriz : Selling Quality Rice for a betterincome » est à sa troisième année. Il  vise aussi comme objectif de favoriser la commercialisation du riz du Burkina et plus particulièrement celui produit au Centre-Est. Selon Ibrahim Koara, responsable de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), le projet axe ses actions principalement sur la commercialisation du riz.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Brigade des douanes de Koudougou : De l’or et du cyanure d’une valeur de plus de 250 millions FCFA saisis

Le chef de la brigade mobile des douanes de Koudougou et ses hommes fait d’importantes saisies d’or et de cyanure d’une valeur de 251 785 424 francs CFA  le 20 et le 22 juin derniers. Elle a également mis la main sur 555 tortues, objet de trafic international en violation de la Convention CITES. C’est ce qui ressort du communiqué de la direction générale des douanes ci-dessous.

 La dernière saisie importante opérée par cette brigade a eu lieu le 22 juin 2021 et est constituée de 3,386 kilogrammes (kg) d’or d’une valeur de cent six millions six cent dix-huit mille six cent onze (106 618 611) francs CFA.  Juste avant cette opération, elle avait réalisé une saisie de 3,956 kilogrammes d’or d’une valeur estimée à cent vingt-quatre millions cinq cent soixante-six mille huit cent treize (124 566 813) francs CFA le 20 juin 2021, ce qui porte à 7,342 kilogrammes d’or saisis en l’espace de deux jours, d’une valeur de deux cent trente un millions cent quatre-vingt-cinq mille quatre cent vingt-quatre (231 185 424) francs CFA.

 Cette brigade a également saisi 5,15 tonnes de cyanure au cours de la nuit du 16 au 17 juin 2021, dont 50 fûts de 50 kg et 53 sacs de 50kg, d’une valeur de vingt millions six cent mille (20 600 000) francs CFA.  La même brigade a eu également à saisir, le 1er juin 2021, 555 tortues, objet de trafic international en violation de la Convention CITES.

 Pour rappel, en ce qui concerne l’or, cette brigade a opéré une saisie historique de 61,261 kg d’or en décembre 2020. De décembre 2020 à juin 2021, cette unité a saisi en tout 68,603 kilogrammes d’or d’une valeur totale estimée à deux milliards cent soixante millions cent soixante-seize mille deux cents (2 160 176 200) francs CFA. L’or saisi et les dossiers y relatifs ont été transférés à la Brigade Nationale Anti-Fraude de l’or (BNAF), conformément à la législation en vigueur, pour la suite du traitement desdits dossiers.

 La BNAF a saisi l’occasion  pour adresser une lettre de félicitations, le 24 juin 2021, pour les prouesses réalisées par la dite brigade, en l’espace d’un semestre.

 Aussi, il faut rappeler que ces importantes saisies réalisées par la Brigade Mobile de Koudougou contribuent sans nul doute à la préservation de l’environnement mais aussi et surtout au renflouement des caisses de l’Etat.

 Le Directeur Général des Douanes félicite le Directeur Régional des Douanes du Centre, l’Inspecteur Divisionnaire des Douanes Issa NANA, le Chef de la Subdivision de Ouagadougou, l’Inspecteur Principal des Douanes N-Y Georges Armand MEDAH ainsi que le Chef de la Brigade Mobile des Douanes de Koudougou, le Contrôleur des Douanes YEYE.S.Yaya et son personnel.

 Par ailleurs, le Directeur Général des Douanes invite les populations à soutenir les agents des douanes dans leur mission de lutte contre la fraude et les trafics illicites à travers notamment le civisme fiscal et la dénonciation de tout cas de fraude ou de trafic illégal auprès des services des douanes les plus proches.

SCRP-DGD

Marche-meeting du 3 juillet : Des OSC appellent à la mobilisation !

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Ceci est la déclaration de soutien d’une dizaine d’Organisations de la société civile (OSC) à la marche-meeting du CFOP prévue le 3 juillet.

L’adage dit que ceux qui ont le même objectif et les mêmes principes finissent par se retrouver quelque soient les circonstances et le refus de s’assumer.

Notre pays connaît l’un des moments les plus critiques de son histoire. Ce n’est plus notre vivre ensemble qui est menacé, aujourd’hui, du fait du manque de courage de nos dirigeants, de leur mépris face aux braves Forces de défense et de sécurité et des acteurs locaux qui aident les communautés à la base, nous sommes en train de perdre notre territoire.

On ne peut pas être d’accord avec ce constat et se complaire dans une rhétorique pour divertir l’opinion sur l’opportunité de l’engagement ou non.  Les marches et manifestations du 3 et 4 juillet et celles à venir sont les cadres de tous les patriotes non pas pour déstabiliser un individu ou le soutenir, mais pour défendre un territoire ; pour soutenir les FDS et les VDP de notre pays qui ne demandent que le minimum pour leur sacrifice ; pour dire non à la vie chère; pour assurer aux générations futures l’existence d’un pays.

Oui aux marches meeting  du 3 et 4  juillet 2021

Mobilisation générale !

Ont Signé:

Le CED, M21, MPB, CPPU, MPRBC, ANC, CAIJ-BG, MJDD.JEK, MOEPP. MVIJ, CPAK, AFLG, ASDD, MP, PMR, AJD, MAJPU,JAE/BF,MCR,MCRN.CPAK

Demande d’autorisation pour la Marche-meeting CFOP des 3 et 4cjuillet : La réponse du maire Béouindé

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Dans une lettre datée du 29 juin 2021, le maire de la ville de Ouagadougou, Armand Roland Pierre Béouindé a donné un avis favorable à la marche-meeting de l’opposition politique prévue le 3 juillet 2021 : « Je prends acte de votre demande ».

Toutefois, il a pris le soin de demander aux organisateurs de prendre toutes « les dispositions nécessaires pour maintenir l’ordre et la discipline ».

Voici la lettre dont nous avons reçu copie

Attaque de Solhan : Le Balai citoyen porte plainte contre le gouvernement

Le Balai citoyen, mouvement de la société civile a déposé plainte contre le gouvernement pour non-assistance à personne en danger. La plainte a été reçu par le tribunal de grande instance de Ouaga 1, mardi 29 juin 2021.

Longtemps resté muet, le Balai citoyen a enfin décidé de sortir de son mutisme pour faire entendre sa voix. Cette fois, cette organisation de la société civile a choisi non pas de descendre dans les rues mais d’aller vers la justice. En effet, mardi 29 juin 2021, Serge Bambara alias Smockey et ses camarades ont déposé une plainte auprès du tribunal de grande instance de Ouagadougou 1 contre le gouvernement burkinabè.

« Ces actions ont constitué d’une part, au dépôt d’une plainte auprès du procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Ouaga 1 dirigée contre le gouvernement du Faso formé par décret no2021-002/PRES/PM du 10 janvier 2021 pour non-assistance à personne en danger », confie-t-il. A en croire l’interprète de la chanson à succès « Votez pour moi », depuis 2015 la situation sécuritaire va se dégradant malgré l’augmentation du budget alloué au ministère de la Défense. Il dit constater que le nombre d’attaques, de blessés et de morts en sont des preuves irréfutables. Et de conclure que l’ennemi déploie sa stratégie sans trop de difficulté alors que cela aurait dû être le contraire.

« La non intervention du détachement militaire basé à Sebba et la durée l’attaque qui a été d’environ 4 heures de temps ont poussé le Balai citoyen à formuler une plainte contre le gouvernement pour non-assistance à personne en danger. Malheureusement, ce drame n’est pas le seul élément de fait qui démontre l’incapacité notoire des hautes autorités de ce pays à assumer une tâche minimale de leur fonction», confie-t-il. C’est pourquoi, il assure que l’agenda du gouvernement est plus porté vers des préoccupations politiciennes et partisanes que sur l’urgence sécuritaire.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Situation nationale : Le MPP met en garde contre les manœuvres politiciennes

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Ceci est une déclaration du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) sur la situation nationale. Le bureau exécutif dit apporter son soutien au président du Faso, Roch Marc Kaboré.

Le Bureau Exécutif National (BEN), face à la dégradation de la situation sécuritaire dans notre pays, s’est réuni le 26 juin 2021 en session extraordinaire pour apprécier la situation nationale.

Suite à la tragédie de Solhan et à la perte de plusieurs éléments des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), le Parti salue la mémoire des combattants disparus et des victimes civiles, exprime toute sa compassion et présente ses condoléances aux familles affectées ainsi qu’à l’ensemble du peuple burkinabè meurtri. Il souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Le Parti constate une évolution de la stratégie des terroristes qui s’attaquent de plus en plus aux populations civiles, innocentes pour renforcer la terreur et créer un climat de désarroi dans le but ultime de saper la confiance des populations vis-à-vis de l’Etat.

Dans ce contexte, le Parti salue le message du Chef de l’Etat, Chef Suprême des armées, pour son analyse lucide de la situation et les orientations claires qu’il a donné pour qu’on ne se trompe pas d’ennemis ainsi que son appel aux forces politiques et aux OSC à unir leurs efforts dans un sursaut national pour défendre la mère patrie en danger.

L’urgence sécuritaire recommande de privilégier l’intérêt supérieur de la Nation plus que toute autre considération. Notre pays est victime d’une guerre injuste qui s’est imposée à notre peuple et qui vise à fragiliser la cohésion, le vivre ensemble, in fine, l’unité de la nation burkinabè. La seule réponse digne et responsable doit être celle d’un peuple uni et rassemblé autour de ses valeurs et de son Président.

Aussi, le MPP réaffirme-t-il fortement sa pleine confiance et son entière loyauté au Président du Faso, Son Excellence Roch Marc Christian KABORE et aux institutions démocratiques, républicaines de notre pays. Le parti apporte un soutien sans faille aux efforts et à toutes les actions qui sont entreprises au quotidien, pour réconcilier la nation burkinabè avec elle-même et assurer à terme la paix, la sécurité et un développement durable au profit du plus grand nombre.

Pour le MPP, le dialogue politique, initié par le Président du Faso, conformément à nos valeurs et traditions républicaines est un cadre idéal de concertation et de mutualisation des idées sur des sujets d’intérêt majeur pour notre pays. Pour ce faire, le MPP soutient l’appel du Président du Faso au sens de la responsabilité des uns et des autres et renouvelle sa disponibilité pour poursuivre le dialogue.

Le MPP dénonce fermement et met en garde contre les manœuvres politiciennes qui sous-tendent certaines manifestations dites spontanées. Des agitations pour le moins incongrues et inopportunes, qui, au regard de la situation que vit la patrie, ne sauraient dans aucun cas, constituer une quelconque réponse au terrorisme, bien au contraire. Les visées et les velléités putschistes des instigateurs de pareils mouvements sont évidentes et manifestes.

Le MPP invite les patriotes et les républicains à se démarquer de telles intentions aventuristes et appelle la classe politique responsable et les populations à faire bloc derrière le président du Faso et le gouvernement car c’est dans un sursaut unitaire que les Burkinabè parviendront à mettre fin à l’action néfaste du terrorisme dans notre pays.

Le parti soutient fortement le courage et le sacrifice des Forces de Défenses et de Sécurité (FDS) et des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) dans le combat qu’ils mènent au quotidien pour la survie de notre patrie. Il lance un appel à la mobilisation de l’ensemble de notre peuple pour vaincre le terrorisme.

DEMOCRATIE – EGALITE – PROGRES

Ouagadougou, le 28 juin 2021

Simon COMPAORE

Président du MPP

Attaque de Solhan : Deux personnes aux arrêts !

Suite à l’attaque terroriste de Solhan ayant fait au moins 132 morts, le parquet anti-terroriste du Tribunal de grande instance de Ouagadougou (TGI Ouaga II) a diligenté une enquête dont les résultats ont été présentés dans un communiqué du procureur du Faso près le TGI Ouaga 2.

Le 5 juin 2021, après l’attaque terroriste perpétrée à Solhan, une enquête a immédiatement été ouverte par le parquet anti-terroriste du TGI Ouaga II en coordination avec le parquet du TGI de Dori. Ladite enquête, diligentée par la Brigade Spéciale des Investigations Anti-terroristes et de lutte contre la criminalité organisée (BSIAT) avec l’appui de la Brigade Territoriale de Sebba, a abouti à la présentation le 25 juin 2021, à la section anti-terroriste de notre parquet, de deux individus à savoir Mano Tidjani alias Ali et Woba Dikouré.

Notre parquet a requis l’ouverture d’une information judiciaire contre X, Mano Tidjani alias Ali et Woba Dikouré des chefs d’association de malfaiteurs, assassinats, tentative d’assassinats, vols, détention illégale d’arme à feu et de minutions, dégradation volontaire de biens mobiliers et immobiliers, toutes infractions en lien avec le terrorisme. Mano Tidjani alias Ali et Woba Dikouré ont été mis en examen et placés sous mandat de dépôt.

En rappel, l’enquête a débuté par les constatations faites par les enquêteurs dans la matinée du 6 juin 2021. En effet, le transport sur les lieux a permis de constater que la scène de crime s’étendait sur toute la ville de Solhan. Ont été découverts sur place des domiciles, des boutiques, des magasins pillés et incendiés, des hangars, deux mini-bus et un camion incendiés. Il a également été découvert trois cent dix-huit (318) étuis de kalachnikov et deux cent dix-neuf (219) étuis de PKMS ; l’ensemble de ces étuis a été placé sous scellé pour les besoins de l’enquête.

A l’arrivée des enquêteurs aucun corps n’était toujours sur la scène de crime. Il est ressorti de la suite de l’enquête que Solhan, après avoir déjà connu deux attaques terroristes, devait être la cible d’une troisième attaque prévue en juin 2020. Cette attaque n’a cependant pas été exécutée du fait qu’un orage avait empêché le passage à l’acte des terroristes. Quant à l’attaque perpétrée le 5 juin 2021, l’enquête démontre qu’elle a été décidée le 21 mai 2021 pour être exécutée le 7 juin dans l’objectif de piller des biens ; le pillage étant la principale source de financement du groupe auquel appartiennent les deux mis en examen. La suite de l’enquête permettra de connaitre les raisons de cette anticipation.

Mano Tidjani alias Ali et Woba Dikouré, tous nés en 1993 à Ouro-diako dans le département de Boundoré, sont membres du groupe « Mouhadine » signifiant, selon eux, « les gens solidaires » affilié à Al-Qaeda. Mano Tidjani alias Ali est le chef d’une base terroriste situé dans une forêt de Boundoré tandis que Woba Dikouré, recruté par Mano Tidjani alias Ali s’avère être un simple combattant.

Il ressort également des investigations que ledit groupe est divisé en plusieurs sous-groupes basés sur le territoire du Burkina Faso avec des incursions sur les territoires nigérien et béninois. Le groupe a été l’auteur des précédentes attaques de Solhan et de Sebba, de Boundoré et Koholoko à la frontière du Niger. L’enquête a aussi permis d’identifier ledit groupe comme celui ayant perpétré l’attaque dite de Boungou le 06 novembre 2019 sur l’axe Ouragou-Boungou.

L’instruction judiciaire aura pour mission de poursuivre les investigations afin d’identifier et interpeller les autres auteurs et complices de cette attaque terroriste.

Nous remercions, le Centre des Opérations Inter-Armées, le détachement militaire de Sebba, la Brigade Territoriale de Sebba, la Brigade de Recherches de Dori pour avoir facilité le transport sur les lieux et l’accomplissement d’actes de police judiciaire des enquêteurs de la BSIAT.

C’est le lieu pour nous de féliciter les enquêteurs de la BSIAT et de rappeler que la coopération et la coordination de toutes les forces est nécessaire pour mener à bien la difficile lutte contre le terrorisme.

Ouagadougou, le 28 juin 2021

Le Procureur du Faso Emile ZERBO

Paroisse Notre Dame de Fatima de Dassasgho : La fanfare cœur immaculé de Marie désormais opérationnelle

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La Fanfare cœur immaculé de Marie de la paroisse Notre dame de Fatima de Dassasgho a fait sa sortie officielle, le samedi 26 juin 2021. C’était au cours d’un concert haut en couleur et en sons placé sous la présidence du curé de la ladite paroisse, l’abbé Pascal Nikiéma et le parrainage d’Emmanuel Nacoulma.

Après deux semaines de formation, du 15 au 26 juin 2021, la fanfare cœur immaculé de Marie de la paroisse Notre dame de Fatima de Dassasgho a fait sa sortie officielle, dans la soirée du samedi 26 juin 2021. Pour l’occasion, un concert a été organisé dans la cours de ladite paroisse.

En deux passages, la cinquantaine de musiciens a exécuté avec maestria les plus belles chansons religieuses ainsi que le Ditanyè pour le grand bonheur du public. « Je suis aux anges parce qu’ils m’ont surpris. Je ne les avaient jamais vus à l’œuvre. Nous avons tous été témoins de cette belle prestation. Pour moi, c’est une grande joie et un espoir car c’est un outil que la paroisse pourra utiliser pour sa mission d’évangélisation », a confié le curé de la paroisse, l’abbé Pascal Nikiéma.

             La Fanfare cœur immaculé de Marie de la paroisse Notre dame de Fatima de Dassasgho lors de sa prestation

Pour parvenir à ce résultat, les musiciens ont bénéficié de l’expertise de l’artiste musicien et professeur de musique, Jules Mouanga. Ce dernier leur a appris à lire la musique : « Notre objectif était de les amener à lire la musique comme les Blancs pour pouvoir interpréter les œuvres internationales, de les pousser à écrire eux-mêmes la musique pour pouvoir défendre la culture burkinabè. Durant les 15 jours de formation, ils ont appris à lire les notes, le solfège, la théorie et à produire des bons sons, travailler sur l’harmonie et la justesse, le jeu d’ensemble ». C’est pourquoi, il a avancé qu’il ne faisait aucun doute que la formation a porté de bons fruits.

                                 Le curé de la paroisse, Abbé Pascal Nikiéma et ses invités lors du master class

Raffermir la foi

Quant au parrain Emmanuel Nacoulma, il s’est comblé par ce qu’il a vu. A l’écouter, même si la fanfare est jeune en âge, elle s’est montrée très adulte pour ce qui concerne la production et les résultats. Et de rendre grâce à Dieu car pour lui la fanfare transmet des émotions et une spiritualité. « Quand elle exécute les chansons de l’église, c’est vraiment de la liturgie, de la spiritualité. Donc dans la vie de l’église, la fanfare va raffermir la foi, faire venir des enfants de Dieu à leur père et rendre le monde meilleur », foi du parrain.

                       Pour le parrain Emmanuel Nacoulma, la Fanfare va rapprocher les fidèles de Dieu

Pour sa part, le président de la fanfare cœur immaculé de Marie, Victor Kouraogo, a rappelé que l’idée de la création s’inscrivait dans l’élan missionnaire pour donner plus de dynamisme et de vigueur à aux célébrations eucharistiques au sein de la paroisse Notre dame de Fatima de Dassasgho. « Elle a commencé par une trompette. Mais nous rendons grâce à Dieu parce que grâce à la contribution des fidèles paroissiens de Dassasgho nous avons pu avoir tous ces instruments et aboutir à ce résultat », a-t-il confié tout sourire.

                                    Victor Kouraogo est le président de la Fanfare coeur immaculé de Marie

Pour ce qui est des prestations, Victor Kouraogo a indiqué que la fanafre interviendra lors des grandes célébrations au sein de la paroisse. Mais pas que cela puisqu’elle pourrait intervenir en dehors de la paroisse en cas de besoin mais seulement avec l’autorisation du curé.

Par Philippe BATIONO pour Burkinanews.info

Lutte contre le terrorisme : Roch veut adapter la stratégie aux nouvelles réalités du terrain

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Le président Roch Marc Kaboré s’est adressé à la nation ce dimanche 27 juin 2021. Il a évoqué les sujets de l’heure et annoncé des mesures. Voici in extenso son message.

 Peuple du Burkina Faso

Chers compatriotes

Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur

Ces dernières semaines, la succession des évènements dans notre pays a mis à l’ordre du jour des préoccupations majeures qui interpellent tous les Burkinabè.

La tragédie d’une cruauté inouïe, perpétrée à Solhan dans la nuit du 4 au 5 juin courant, vient nous conforter dans la conviction que le combat contre le terrorisme a pris une nouvelle tournure.

Ce massacre, l’embuscade menée contre le convoi ayant occasionné la perte de onze policiers et celle de deux militaires, suite à l’explosion d’un Engin Improvisé, sur l’axe Barsalogo-Foubé, ont créé une onde de choc à travers toutes les couches sociales de notre pays, suscitant ainsi des doutes sur notre avenir commun.

C’est pourquoi, je comprends les réactions légitimes d’indignation et les fortes attentes sécuritaires de nos compatriotes, durement éprouvés par la gravité de ces évènements.

C’est le lieu pour moi de rendre les hommages de la Nation aux victimes de cette barbarie, de réitérer mes condoléances aux familles éplorées ainsi que mes vœux de prompt rétablissement aux blessés.

En ces moments difficiles où nous subissons ces revers, notre salut doit résider dans l’unité, la cohésion et l’engagement déterminé des filles et fils de notre pays à défendre la Mère-Patrie. Tel a été de tout temps notre comportement, lorsque les circonstances l’exigeaient.

C’est aussi la seule attitude qui convienne en de pareilles circonstances.

Peuple du Burkina Faso

Dans le contexte qui est le nôtre, il nous faut faire preuve de discernement et ne surtout pas nous tromper d’ennemis.

Ni les marches, ni les publications insidieuses sur les réseaux sociaux, ni les appels à remettre en cause notre démocratie chèrement acquise, ne permettront de venir à bout du terrorisme dans notre pays.

C’est pourquoi, je demande instamment à tous ceux qui s’organisent dans ce sens, notamment les partis politiques et les Organisations de la Société Civile, de surseoir aux marches et meetings projetés, afin de ne pas faire le lit de notre désunion, face à l’ennemi commun. Il nous faut faire preuve de retenue et ne pas engager des actions de nature à compromettre notre unité et notre avenir commun.

Nous devons poursuivre le dialogue politique pour continuer à affiner notre consensus politique sur toutes les questions d’intérêt national, en particulier celles qui sont relatives à la sécurité. Il est temps que nous fassions preuve de responsabilité, face à la fragilité de la situation.

Les acquis engrangés sur le terrain par les Forces de Défense et de Sécurité, avec l’apport conséquent des Volontaires pour la Défense de la Patrie, sont certains, et ont permis d’infliger aux groupes armés terroristes, des pertes significatives, les amenant à changer leurs tactiques pour s’en prendre lâchement aux populations civiles.

C’est pourquoi, en dépit des difficultés conjoncturelles que nous traversons, je tiens à saluer l’engagement et le professionnalisme des Forces de Défense et de Sécurité et la détermination des Volontaires pour la Défense de la Patrie qui, au péril de leur vie, se battent courageusement pour garantir notre sécurité collective.

Leur engagement nous vaut d’être toujours debout et de continuer à enregistrer des acquis inestimables sur le terrain du développement.

Je salue toutes les composantes de la Nation qui multiplient chaque jour des initiatives pour la paix et la sécurité dans notre pays.

Malgré un contexte sous-régional difficile, nous devons avoir foi en notre capacité à relever le défi de la lutte contre le terrorisme avec les autres pays en proie au même fléau.

L’occasion doit donc être saisie pour inviter individuellement et collectivement les Burkinabè, établis au Burkina Faso ou hors de nos frontières, à faire de la lutte contre le terrorisme une affaire de chacun et de tous.

 

Peuple du Burkina Faso

Chers Compatriotes

Au regard des enjeux liés à la situation sécuritaire d’ensemble, j’ai décidé, en ma qualité de Chef Suprême des armées, de prendre toutes les mesures idoines qu’exigent la circonstance pour :

rétablir la confiance, avec notre Peuple, dans le secteur de la sécurité ;

adapter notre stratégie aux nouvelles réalités du terrain, en revoyant la doctrine d’emploi des Volontaires pour la Défense de la Patrie, et en améliorant la rapidité d’intervention pour les opérations aériennes et terrestres menées par nos troupes ;

consolider l’efficacité, l’unité et la cohésion du commandement, dans le respect de la discipline militaire qui a toujours fait la force des armées ;

renforcer la collaboration entre les populations, les Forces de Défense et de Sécurité et les Volontaires pour la Défense de la Patrie pour une meilleure défense populaire de notre pays ;

maintenir un niveau de prise en charge des personnes déplacées internes, pour qu’elles puissent vivre dignement, en attendant leur retour dans leurs zones d’origine.

Enfin, tous les patriotes burkinabè doivent se donner la main dans l’union et la détermination, aux côtés de toutes nos forces combattantes, car la victoire est un impératif.

Le doute sur notre capacité à vaincre l’ennemi n’est pas permis.

Ensemble, unis et déterminés, nous y parviendrons !

Dieu bénisse le Burkina Faso !

Faïçal Nanéma président du MDVE : « L’opposition n’a aucune légitimité à demander la démission de qui que ce soit dans ce pays »

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Le Mouvement pour la démocratie et le vivre-ensemble (MDVE) était face à la presse ce vendredi 25 juin 2021 à Ouagadougou. Les échanges avec les hommes et femmes de media ont porté sur la situation nationale. Le président dudit mouvement, Faïçal Nanéma a témoigné son soutien au président Kaboré pour le processus de réconciliation nationale.

« Le Mouvement pour la démocratie et le vivre-ensemble (MDVE) ambitionne de réconcilier le peuple burkinabè avec lui-même et d’instaurer la paix sociale durable dans notre chère patrie, le Burkina Faso ». C’est le message lancé d’entrée de jeu Faïçal Nanéma, président dudit mouvement.

A l’entendre, c’est après avoir suivi avec beaucoup d’amertume l’évolution inquiétante du niveau d’insécurité au Burkina Faso que le mouvement voudrait adresser son soutien et son encouragement au président Roch Marc Kaboré. Le MDVE interpelle le gouvernement sur son rôle régalien et constitutionnel de protéger le Burkina Faso dans ses limites territoriales ainsi que tous ceux qui y vivent.

« Le MDVE exhorte vivement l’exécutif à trouver les voies et moyens nécessaires afin de doter nos FDS d’armes de combat idoines, eux qui se battent au quotidien, au prix de leur vie pour nous apporter la quiétude totale », soutient-il. S’agissant de la réconciliation nationale, Faïçal Nanéma a salué les premiers pas du président Roch Kaboré sur le chantier de la réconciliation nationale. Il a par ailleurs souhaité du succès au président du Faso dans sa volonté de faire revenir Blaise Compaoré et Yacouba Isaac Zida dans la dignité et le respect.

Concernant la démission du premier ministre que le CFOP a demandé, le conférencier affirme que l’opposition n’est pas dans son droit. « Depuis quand l’opposition veut gouverner à la place de la majorité ? Ils n’ont aucun droit, aucune légitimité a demandé la démission de qui que ce soit dans ce pays », assure-t-il. Pour la suite des activités du MDEV, il est prévu dans les jours à venir, un grand meeting de soutien au chef de l’Etat pour la réconciliation et le vivre ensemble.

Pour  rappel, le Mouvement pour la démocratie et le vivre-ensemble est une association de droit burkinabè qui œuvre depuis sa création en 2019 à promouvoir la paix, la réconciliation nationale et le vivre ensemble.

Par Wendkuni Anselme Sawadogo (www.burkinanews.info)

AG des sociétés d’Etat 2020 : Trois entreprises dans le rouge !

La cérémonie d’ouverture de la 29e session de l’assemblée générale des sociétés d’Etat s’est tenue ce jeudi 24 juin 2021 à Ouagadougou. Placée sous le patronage du premier ministre Christophe Marie Joseph Dabiré,  cette AG  a permis de présenter le rapport de performance des sociétés d’Etat exercice 2020.

 Officiellement ouverte ce jeudi 24 juin, la 29e session de l’assemblée générale des sociétés d’Etat refermera ses portes le vendredi 25 juin 2021. Au cours de cette session, ce sont principalement 22 entreprises dont 19 sociétés d’Etat et 3 entreprises publiques de prévoyance sociale qui sont invitées à présenter à tour de rôle, leurs états financiers au titre clos au 31 décembre 2020.

Il s’agit de ACOMOD-Burkina, AGETEER, AGETIB, BUMIGEB, CARFO,  CNAMU, CEGECI,  CNSS,  La Poste BF,  LNBTP, LONAB, MINOFA,  ONEA,  SBT, SEPB, SOGEMAB,  SONABEL,  SONABHY, SONAGESS, SONATER,  SONATUR,  SOPAFER -B.  Sachant que les activités économiques en 2020 se sont déroulées dans un contexte  fortement marqué par la maladie à coronavirus et aussi dans un climat d’insécurité provoquant le bouleversement dans tous les secteurs d’activités.  Toutes ces sociétés,  selon le secrétariat général du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat ont vu leurs chiffres d’affaires baisser de 0, 34% passant de 1 379, 279 milliards en 2019, 1 374, 623 milliards en 2020.

SONABHY, LONAB et SONATUR en baisse

Les fortes baisses de volume ont été enregistrées par la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY), la Loterie nationale burkinabè (LONAB) et la  Société  nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) dont les chiffres d’affaires ont respectivement diminué de 42, 07 milliards,  de 8, 406  milliards et de 998  millions de FCFA  entre 2019 et 2020.

Cependant, la contribution directe des sociétés d’Etat et des entreprises publiques de prévoyance sociale au budget de l’Etat est passé de 334, 687 milliards en 2019 à 317, 237 milliards en 2020, soit une baisse de 17, 450 milliards. Et la valeur ajoutée globale qui mesure la contribution des sociétés d’Etat à la formation du Produit intérieur brut  (PIB) de notre pays qui passe  de 205, 303  milliards en 2019 à 188,601 milliards en 2020, soit une baisse de 16, 702 milliards de F CFA, la plus forte baisse de valeur étant enregistrée par la SONABHY, la LONAB et l’ONEA.  Parmi les sociétés d’Etat,  3  à savoir la SOGEMAB,  l’AGETEER et la CNAMU sont déficitaires avec un déficit cumulé de 1,119 milliards en 2020 contre 704 millions en 2019.

Soutenir les sociétés d’Etat

Il faut cependant reconnaître que 18 entreprises ont réalisé un bénéfice net cumulé de 195, 350 milliards en 2020  contre 192, 345 milliards en 2019.  Pour le ministre du Commerce  Harouna Kaboré,  il s’agira au cours de cette assemblée,  de travailler à apporter des réponses nécessaires aux sociétés en difficulté, afin qu’elles puissent jouer pleinement leurs rôles. P

Pour le Premier ministre Christophe Marie Joseph Dabiré, vue l’importance des sociétés d’Etat, le peuple burkinabè doit répondre rigoureusement pour augmenter la résilience des entreprises face aux chocs exogènes. « Nous devons continuer à donner à nos entreprises publics, le dynamisme nécessaire à l’amélioration de leurs résultats. Condition sine qua non de leur viabilité dans un environnement sous-régional et continental de plus en plus concurrentiel », dit-il. Il invite par ailleurs les responsables d’entreprises à faire preuve de dynamisme et de rigueur dans leurs gestions, à cultiver l’esprit d’innovation et surtout à développer plus d’initiatives.

Par Théophile Oliélé BAYALA (www.burkinanews.info)

Régions en proie au terrorisme : L’état d’urgence prorogé pour 18 mois

L’Assemblée nationale a prorogé l’état d’urgence dans les six régions les plus touchées par le terrorisme pour 18 mois. C’était lors d’une plénière, jeudi 24 juin 2021, en marge de la première session extraordinaire de 2021 de l’Assemblée nationale.

Par 120 pour et 3 abstentions, la représentation nationale a donné son feu vert à l’exécutif pour la prorogation de l’état d’urgence pour 18 mois dans 14 provinces réparties entre six régions touchées par le terrorisme. Il s’agit de l’Est, le Sahel, le Nord, le Centre-nord, Centre-est et la Boucle du Mouhoun.

Cette prorogation entre en compte à partir du 13 juillet 2021 à zéro heure puisque celui en cours doit prendre fin le 12 juillet 2021 à 24 heures. Ainsi depuis 27 décembre 2018, c’est la 4e fois que l’état d’urgence est prorogé.  En effet, c’était suite à l’attaque de Toéni au cours de laquelle dix militaires burkinabè ont été tués que les autorités avait déclaré l’état d’urgence.

Dans son rapport, la Commission des affaires générales institutionnelles et des droits humains (​CAGIDH) a indiqué qu’au regard de la menace terroriste persistante avec des attaques de plus en plus dirigées contre les populations civiles, la prorogation de l’état d’urgence était une nécessité. Cela devrait donc permettre d’intensifier le contrôle, interdire tout enseignement et prêche incitant à la violence, à la haine ou à l’extrémisme religieux…

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Lutte antiterroriste : Les VDP de la région  du Nord demandent des éclaircissements au gouvernement  

Le lundi 21 juin 2021, plus de 200  Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) de la province du Yatenga située dans la région du Nord  ont affronté des terroristes. Mis en échec, seulement six VDP se sont retrouvés. Dans une vidéo publiée à la même date, ils disent ignorer la position du reste de la troupe.

Les volontaires pour la défense de la patrie (VDP) de la région du Nord sont sans repère.  Engagés pour défendre leur région contre les terroristes, ils ont en collaboration avec les FDS mené depuis la signature du décret permettant leur exercice, plusieurs actions louables. Ce lundi 21 juin 2021, les volontaires ont dans leur mission, affronté des terroristes jugés mieux  équipés et peut-être plus nombreux  qu’eux. Ils seront alors obligés de se replier.  Malheureusement, ils ne seront  que 6 à se retrouver sains et saufs. Dans une vidéo  adressée aux autorités,  ils exhiberont leur profonde amertume et demanderont au gouvernement  des élucidations  dans la lutte contre les terroristes.

« La patrie ou la mort, nous vaincrons. VDP du Burkina Faso, VDP du Yatenga.  Pour la patrie nous sommes prêts pour mourir. C’est la profondeur de notre  Amertume qui nous oblige  à faire cette vidéo. Nous avons affronté un ennemi plus fort que nous. Nous savions que ça allait être ainsi, mais nous avons accepté la mort afin que des êtres  sans abri n’occupent  notre territoire. Nous invitons les autorités à faire preuve de pitié. Qu’ils nous viennent en aide. Nous étions plus de 200 à aller au front. On s’est dispersé. Nous ne  restons que 6. Dieu seul sait où se trouvent les autres. Si la terre de nos ancêtres a été vendu, qu’on nous le dise » peut-on entendre dans la vidéo publiée le lundi 21 juin 2021.

Pour les 6 VDP restants, il n’y a peut-être pas de clarté dans la lutte contre les terroristes. Moins équipé,  ils disent être souvent laissés à eux même dans un combat qui demande plus d’équipements et d’encouragement.

Par Théophile BAYALA (www.Burkinanews.info)

Annulation hadj 2021 au Burkina : Clément Sawadogo donne les raisons

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Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Clément Sawadogo, a confirmé l’annulation du Hadj 2021 pour le Burkina Faso. C’était au cours d’une conférence de presse animée le vendredi 18 juin 2021, à Ouagadougou.

« Nous voulons donc annoncer officiellement l’annulation du Hadj 2021 pour le Burkina Faso ». C’est en ces termes que le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Clément Sawadogo, a confirmé la nouvelle de l’annulation du pèlerinage à la Mecque pour les musulmans burkinabè. En prenant cette décision, le gouvernement burkinabè se plie ainsi à la volonté de l’Arabie Saoudite qui, par voie de presse, le samedi 12 juin dernier, informait le monde entier de la limitation du Hadj 2021 aux citoyens saoudiens et aux résidents de l’Arabie Saoudite.

               Le ministre d’Etat Clément Sawadogo appelle l’ensemble des acteurs à s’en tenir à cette décision

A en croire le ministre, cette décision d’annuler le Hadj pour les pays étrangers est motivée par la nécessité pour le pays hôte de préserver la sécurité et la santé des pèlerins. Selon lui, c’était une décision difficile à prendre quand on sait que « le Royaume saoudien a attendu jusqu’au dernier moment avant de procéder à l’annulation du Hadj ».

                        Les pèlerins du Burkina ne pourront pas accomplir le 5e pilier de l’Islam

Le ministre d’Etat, ministre en charge de la Décentralisation, Clément Sawadogo, dit partager le regret des musulmans du Burkina Faso qui ne pourront pas, une fois de plus, accomplir le 5e pilier de l’Islam. Il a confié que le Burkina Faso s’était préparé à prendre part au pèlerinage dans le respect des exigences du ministère saoudien de la Santé. Il en veut pour preuves le lancement de la campagne de vaccination contre la COVID 19, le 2 juin dernier, qui privilégiait, entre autres, les candidats au Hadj et le recrutement des agences de voyage.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Après le 17 juin : L’avocat Michel Brizoua-Bi analyse le retour de Gbagbo

Ceci est le point de vu de l’avocat au barreau d’Abidjan, Michel Brizoua-Bi sur le retour de l’ancien président Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire le 17 juin prochain. Il parle surtout de ce qui arriverait après cette date historique. 

Après le 17 juin, viendra forcément un autre jour, le 18 juin. On se rendra compte qu’il n’y aura pas eu de tremblement de terre au bord de la lagune ébrié quand un avion s’est posé, que la journée en Eburnie dure toujours 24 heures ni plus ni moins, qu’après le temps de la guerre il faut un jour s’asseoir pour discuter de comment on fait la paix, qu’après les pleurs des souffrances endurées il faut quand la calebasse atteint de son trop-plein penser à s’arrêter parce que tout le monde veut avancer, que les sons de nos danses mythiques le zaouli, le tematé, le bolohi etc… vont toujours faire battre notre cœur, que nos Eléphants vont continuer toujours à nous unir dans l’hystérie collective des victoires et le goumin silencieux qui nous fait dormir à 19 heures après des matchs perdus, que le climat de babi ne deviendra pas subitement celui comparable à l’hiver benguiste tant envié par ces candidats à la migration de la folie vers ce continent des illusions, que certains peuples de nos contrées seront toujours raillés pour leur consommation immodérée du vin de palme tandis que d’autres vont voir leur leadership national dans la chanson atteindre les sommets inégalés depuis le 11 avril 2011, que l’étranger bénéficiera comme avant de l’hospitalité qui rend jaloux l’autochtone, que malgré la pluralité de nos langues, ethnies, religions et de partis politiques, les chamailleries d’un jour ou de dix ans finiront tchoco-tchoco par des accolades et des rires bruyants un lendemain entre ceux qui étaient divisés comme des coqs au combat, et qu’au final, tout le monde entier, regardera avec admiration cette nation et comprendra enfin que les ivoiriens ne voient rien, comme les autres, parce qu’ils sont, TOUS UN.

Michel BRIZOUA-BI, Avocat au barreau d’Abidjan

Burkina : Le grand prix Manéga de la paix sera décerné au président Kaboré

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15 juin 2019-15 juin 2021, cela fait deux ans que l’Appel de Manéga œuvre en faveur de la paix au pays des Hommes intègres. Au cours de la commémoration de son 2e anniversaire, mardi 15 juin 2021, le mouvement a décerné un prix dit de la paix au président Roch Marc Kaboré.

« Les médiateurs traditionnels et les mécanismes culturels de réconciliation, de paix et du pardon ». C’est sous ce thème que sera commémoré le deuxième anniversaire de l’Appel de Manéga. De l’avis des initiateurs dudit mouvement, le but est d’insister sur la nécessité d’apporter des solutions endogènes à la stratégie de réconciliation qui doit être élaborée par le gouvernement.

Au cours de la rencontre avec les médias, le secrétaire général, Lookman Sawadogo a annoncé que différents prix seront décernés à des personnalités. Ainsi, une cérémonie de distinction de personnalités désignées comme artisans de paix et de réconciliation sera organisée dans la soirée du samedi 26 juin prochain à Ziniaré. A ce titre, le grand prix Manéga de la Paix sera décerné au président du Faso, Roch Roch Marc Christian Kaboré pour avoir lancé le processus de la réconciliation nationale. Mais aussi pour avoir créé un ministère chargé de la réconciliation nationale. Par ailleurs, des prix spéciaux, annonce-t-il, seront remis à des personnalités pour leurs efforts pour la promotion de la paix.

                                         Le secrétaire général de l’Appel de Manéga, Lookman Sawadogo

Il s’agit notamment du Dima de Ouargaye, de Mgr Anselme Titiama Sanon, du professeur Jacques Simporé, recteur de l’Université Saint Thomas d’Aquin, du chef de Saponé, du chef du canton de Karaborola/Banfora, de Barry Belko, du chef de Zitenga. Par ailleurs, l’Appel de Manéga a salué toutes les personnes engagées dans la promotion de la paix au Burkina Faso.

« Toutes les grandes nations se sont développées par leur cohésion interne, l’union de leurs forces et l’amour des citoyens pour leur patrie. A contrario, la haine, la division, l’adversité, l’intolérance, l’injustice ont toujours détruits les nations fortes et obstrués le chemin de l’élévation pour celles qui cherchent les repères du progrès et du développement », assure Lookman Sawadogo.

Pour rappel, la commémoration, sera fera également autour d’un panel interculturel à Boussé, le 19 juin et une marche dénommée « un pas vers la réconciliation » à Ziniaré le 26 juin.

Par Jérémie Sidwaya YAMEOGO (www.burkinanews.info)

Amadou Diallo président de l’ARY : « Les assaillants sont revenus et ont incendié le CSPS de Solhan »

L’Association des ressortissants du Yagha (ARY) était face à la presse, mardi 15 juin 2021, à Ouagadougou. Les échanges ont porté sur l’attaque meurtrière de Solhan qui a fait officiellement plus de 132 morts.  

Un peu plus d’une semaine après l’attaque de Solhan, la plus meurtrière depuis le début de la crise sécuritaire, l’Association des ressortissants du Yagha (ARY) était en conférence de presse. Le président Amadou Diallo a d’entrée condamné cette attaque qui a entrainé la mort d’au moins 132 personnes, le 5 juin dernier.

Le président de l’ARY affirme avoir rendu visite aux rescapés dont certains blessés sont hospitalisés dans des centres de santé à Ouagadougou. Et d’expliquer que cette attaque a occasionné le départ de plusieurs milliers de personnes (7 644), vers le chef-lieu de la province, Sebba. Ainsi, le premier responsable de l’ARY a salué les efforts des services du gouvernement, l’engagement des FDS, des VDP, des organisations humanitaires et des bonnes volontés lesquels ont apporté leur soutien aux personnes déplacées internes.

Les terroristes comme chez eux au Sahel

Par ailleurs, Amadou Diallo a invité cependant le gouvernement à redoubler d’efforts dans la sécurisation des populations afin de faciliter leur retour. « J’invite également les fils et filles de la province à prendre des initiatives pour mobiliser toutes les énergies afin de trouver des solutions structurelles et conjoncturelles à ce drame », dit-il. Car en effet, la situation dans cette localité n’est guère reluisante : « Aujourd’hui, cette localité est  devenue un foyer d’insécurité totale. On ne peut pas accéder à cette province sans l’accompagnement des forces de l’ordre ».

                              Amadou Diallo, président de l’Association des ressortissants du Yagha (ARY)

Pour Amadou Diallo, la province et la région en général a besoin de l’engagement total des forces de défense et de sécurité, des volontaires ainsi que de toute la population pour faire face à l’hydre terroriste. En effet confie-t-il, les terroristes se sentent comme chez eux dans cette région. « Les assaillants sont revenus après la première attaque et ont incendié le CSPS de Solhan », rappelle-t-il. Toutefois, le président de l’ARY rassure : « Depuis le 7 juin à nos jours, la zone est bien sécurisée ».

En rappel, l’ARY a été créée le 20 avril 2014 avec pour but de susciter et promouvoir un esprit de solidarité et d’entraide entre les ressortissants de la province du Yagha, et contribuer au développement économique, social et culturel de la localité.

Par Jeanne D’Arc LABELLE (www.burkinanews.info)

DCPM Environnement : Kalfa Ouattara officiellement aux commandes

Nommé en conseil des ministres du 26 mai 2021, le nouveau Directeur de la communication et de la presse du ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique (DCPM/MEEVCC), Kalfa Ouattara a été officiellement installé, ce vendredi 11 juin 2021. D’autres collaborateurs du ministre Siméon Sawadogo ont également pris service.

L’ancien journaliste sportif de la radio et de la télévision nationales du Burkina, Kalfa Ouattara, a troqué les terrains de sport contre les arbres. En effet, nommé Directeur de la communication et de la presse ministérielle du département en charge de l’Environnement  par le conseil des ministres du 26 mai 2021, il a officiellement pris fonction.

                             Tout comme le DCPM, le nouveau DAF Pascal Zongo a pris officiellement service

La cérémonie a eu lieu, le vendredi 11 juin 2021, au ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique. C’est le secrétaire général du département, Augustin Kaboré, qui a procédé aux différentes installations. « Je suis conscient des défis à relever. Je prends donc l’engagement de ne ménager aucun effort pour mener à bien cette mission. La tâche, bien qu’elle soit noble et exaltante, est énorme à porter par une seule personne. C’est pourquoi, je veux ici compter sur le soutien de tous », assure le nouveau DCPM.

              Les collaborateurs des trois nouveaux directeurs n’ont pas voulu manquer une miette de la cérémonie

Aussi voudrait-il compter sur les premiers responsables du ministère, ses collègues directeurs et surtout les collaborateurs de la DCPM. Car dit-il, c’est la condition sine qua non pour relever les défis de la communication dans ce département si vaste mais si important dans la mise en œuvre du programme présidentiel.

Pour rappel, au cours de la cérémonie, le nouveau Directeur de l’administration des finances (DAF) Pascal Zongo ainsi que le nouveau Directeur des marchés publics (DMP) Wendpanga Thiery Zampaligré ont été installés dans leurs fonctions.

Par Philippe BATIONO pour Burkinanews.info

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La 5e et dernière étape des ateliers régionaux de renforcement de capacités des autorités déconcentrées et décentralisées, et des points focaux s’est tenue à Ouagadougou, lundi 14 juin 2021. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre d’Etat, ministre auprès du président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, Zéphirin Diabré.

A la suite du Centre-est, du Centre-nord, des Hauts-Bassins et du Centre-ouest, c’était au tour des autorités déconcentrées et décentralisées de la région du Centre de bénéficier d’une session de renforcement de capacités sur la vision de réconciliation du président du Faso.

En effet, ces derniers ont pu en savoir davantage sur le processus d’élaboration de la Stratégie de réconciliation nationale et le Pacte du vivre ensemble. Quant aux points focaux, ils ont été formés sur les outils de collecte des données. Les points focaux sont notamment le gouverneur, le haut-commissaire, les préfets, le président du Conseil régional et les différents maires de la région du Centre.

Ainsi au final, chacun d’eux devrait être suffisamment éclairé sur le rôle qui doit être le sien et sa contribution dans la bonne marche du processus. Cette rencontre va, par ailleurs, permettre d’outiller les différents acteurs pour qu’ils réussissent les concertations communales toute chose qui permettra la mise en œuvre la stratégie nationale au niveau local et qui sera présentée au forum national sur la réconciliation nationale. Pour ce faire le maire de la ville de Ouagadougou, Armand Roland Pierre Béouindé a assuré de son accompagnement cette démarche.

Pour rappel, le processus bénéficie du soutien du PNUD à travers son programme de cohésion sociale, sécurité et Etat de droit (COSED).

Par Jonathan Yiyéawou BAZIEMO (www.burkinanews.info)

Musique burkinabè : Amzy s’est marié en cachette samedi dernier

L’un des artistes burkinabè les plus en vogue du moment a mis fin à son célibat, le samedi 12 juin dernier à Ouagadougou. Amzy puisque c’est de lui qu’il s’agit a convolé en juste noce avec sa dulcinée mettant ainsi fin à une année de concubinage.

L’heureuse élue se nomme Infinix, une marque de téléphone portable qui a fait don entrée au Burkina en 2017. Les deux époux ont ainsi lié leur destin permettant au chanteur d’être le nouvel ambassadeur de la marque pour une durée d’une année.

« Ça fait vraiment plaisir de représenter une telle marque. J’espère ne pas les décevoir. Donc, j’espère qu’ils auront ce qu’ils recherchent et moi aussi », confie-t-il. Pour le Marketing Manager d’Infinix, Philippe Ouédraogo, cette signature est logique puisque les deux parties collaborent depuis plus d’une année.

                          Le chanteur Amzy est le nouvel ambassadeur de la marque de smartphone Infinix

A l’en croire, le choix d’Amzy s’explique par sa popularité auprès des jeunes et sa notoriété : « Si on regarde les statistiques au niveau du digital, il a dépassé des records. Concernant le offline, Amzy a fait guichets fermés lors de ses concerts à Ouaga, Bobo. On peut donc dire sans se tromper que Amzy est l’artiste le plus en vogue en ce moment au Burkina ».

Dans les prochaines semaines, les images de ce featuring seront visibles sur les panneaux publicitaires des différentes artères de la ville de Ouagadougou.

Par Jonathan Yiyéawou BAZIEMO (www.burkinanews.info)

France : le président Macron giflé par un homme

Depuis plusieurs heures, une vidéo amateur fait le buzz sur les réseaux sociaux. On y voit le président de la République française Emmanuel Macron se faire gifler par un homme lors d’un bain de foule. En effet, alors qu’il est en visite à Valence, Macron s’approche d’une barrière pour le traditionnel bain de foule qu’il fait après chacune de ses visites. Sauf que là, un homme lui saisit le bras gauche avant de lui infliger une baffe sur la joue gauche.

Quelques secondes après la présidentielle, le service de sécurité et les gardes du corps se sont rués sur l’homme tandis qu’un groupe amenait le président loin des lieux. Aux dernières nouvelles, deux hommes auraient été arrêtés. Ces derniers seraient impliqués dans les incidents, selon les médias français.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Prévisions météo : l’ANAM annonce des risques d’inondation sur tout le pays

L’Agence nationale de la météorologie (ANAM) a présenté, le 27 mai 2021, à Ouagadougou, le bulletin de prévision saisonnière des caractéristiques agro-climatiques de la campagne 2021. Pour cette campagne agricole, il est attendu une installation normale à tendance précoce avec des risques d’inondation dans les zones inondables sur tout le territoire national.

Pour les périodes de juin-juillet-août et juillet-août-septembre 2021, il est attendu des cumuls pluviométriques supérieurs à la moyenne établie sur la période de référence 1981-2010 sur la majeure partie du pays. Ainsi se présentent les prévisions saisonnières de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM). Ces prévisions prévoient également des cumuls proches de la moyenne avec une tendance excédentaire dans les parties  sud-ouest et extrême Est du pays.  Aussi, pour la campagne agricole 2021, le directeur général de l’ANAM, Joël Zoungrana,  annonce une installation normale à tendance précoce sur tout le territoire national. La fin des pluies, elle, a-t-il dit, pourrait être également normale avec une tendance tardive sur l’ensemble du pays.

                                                  Le Directeur général de l’ANAM, Joël Zoungrana

Par ailleurs, en début de saison, il est attendu des  séquences sèches moyennes à courtes dans la zone sahélienne ainsi que sur le Centre et l’Est de la zone soudano-sahélienne en début de saison. Vers la fin de la saison, nous apprend toujours l’ANAM, des séquences sèches moyennes supérieures à la moyenne seront visibles sur l’ensemble du territoire.  Toutefois,  Joël Zoungrana a insisté sur le fait que ces prévisions sont susceptibles d’évoluer au cours de la saison des pluies. C’est pourquoi il a conseillé de suivre les mises à jour qui seront faites en juin, juillet et août par l’ANAM, le Centre Régional Agrhymet et l’ACMAD.

                                     Les personnes présentes suivant avec attention les données météo

On note, par ailleurs, des risques d’inondation pendant la saison pluvieuse. Sur ce point, l’ANAM a fait des recommandations afin d’atténuer ces risques. Il s’agit, entre autres, d’éviter d’occuper les zones inondables comme les  habitations et cultures, de curer  les caniveaux pour faciliter l’évacuation des eaux de pluie, d’assurer la maintenance des barrages et des infrastructures routières et de sensibiliser les populations des zones exposées aux risques d’inondation. Pour réduire les risques de maladies dans les zones humides et inondables, l’ANAM conseille, entre autres, des stocks de moustiquaires, d’antipaludéens et des produits de traitement d’eau.  Pour finir, l’ANAM appelle les éleveurs à augmenter les superficies des exploitations agricoles et de soutenir  le déploiement de techniques d’augmentation de rendements des cultures à travers l’apport des fertilisants (fumure organique et engrais minéral).

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Litige foncier à Kossodo et Roumtenga : plusieurs familles à couteaux tirés

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Un groupe de propriétaires terriens du quartier Kossodo a animé une conférence de presse, le jeudi 27 mai 2021. Objectif, informer l’opinion du litige foncier qui les oppose à des ressortissants de Roumtenga, quartier frontalier de Kossodo.

Des parcelles de terres situées entre Kossodo et Roumtenga divisent les familles Compaoré, Bonkoungou, Nacoulma, Ouédraogo, Tapsoba et un groupe de ressortissants de Roumtenga. D’une superficie de 7 hectares, les terres querellées, selon le porte-parole desdites familles, Emmanuel Compaoré, appartiennent aux familles sus-citées depuis plusieurs générations. Lesquelles terres ont été par la suite confiée à une société immobilière qui les a parcellées.

                  Les familles de Kossodo et des ressortissants de Roumtenga se disputent 7 hectares de terres

Toujours selon le porte-parole, des ressortissants de Roumtenga ont déterré les bornes implantées par la société immobilière. La raison ? Les terres leur appartiendraient. Le groupe de Roumtenga, avec à sa tête Moussa Sondo, a même fait une sortie dans la presse pour déclarer que les terres lui appartiennent depuis 1998. Moussa Sondo soutient avoir prêté ces terres avant de partir pour l’aventure en Côte d’Ivoire. Toute chose qui surprend Emmanuel Compaoré qui n’y croit pas.

                                         Le porte-parole des familles de Kossodo, Emmanuel Compaoré

Emmanuel Compaoré, porte-parole des familles de Kossodo, appelle Moussa Sondo à la raison. « Nous n’avons pas de problème avec Moussa Sondo. Donc, nous l’invitons sagement à laisser nos terres tranquilles afin qu’on évite tout problème », laisse-t-il entendre. En attendant, il dit avoir fait le constat avec un huissier de Justice et ensuite déposé une plainte dans un commissariat. « S’il le faut, on ira devant les juridictions pour régler le problème », avertit-il.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Insécurité au Burkina : Le projet GOLCOS comme alternative

Le projet Gouvernance locale et cohésion sociale (GOLCOS) fruit d’un partenariat tripartite entre le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le royaume des Pays-Bas et le gouvernement burkinabè, a été officiellement lancé, le jeudi 27 mai 2021, à Ouagadougou. D’un montant de plus de six milliards de francs CFA, ce projet vise à renforcer la cohésion sociale par une gouvernance inclusive et participative dans six régions du Burkina Faso.

Le projet Gouvernance locale et cohésion sociale (GOLCOS) a pour objectif de contribuer au renforcement de la cohésion sociale par une gouvernance inclusive et participative dans 85 communes issues de six régions touchées par la crise sécuritaire : la Boucle du Mouhoun, le Centre-est, le Centre-nord, l’Est, le Nord et le Sahel.

                                              Le ministre d’Etat Clément Sawadogo a lancé le projet GOLCOS

En effet, approuvé le 30 décembre 2020, le projet GOLCOS va s’exécuter sur une période de trois ans. Il est financé à hauteur de 5 916 191 302 F CFA par le Royaume des Pays-Bas, 526 920 300 F CFA par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et de l’ordre de 103 800 000 F CFA par le gouvernement burkinabè, soit un montant global de 6 546 911 602 F CFA.

Le Représentant résident du PNUD au Burkina Faso, Mathieu Ciowela, a expliqué l’importance du projet pour les 6 régions

Une batterie d’actions en vue

Pour le représentant résident du PNUD au Burkina Faso, Mathieu Ciowela, le projet devrait permettre d’améliorer l’appropriation sociale et politique de la décentralisation par les acteurs dans la zone d’intervention du projet, d’améliorer la qualité et l’accessibilité de l’offre des services publics locaux, de renforcer la redevabilité de la gestion communale vis-à-vis de toutes les couches sociales de la population y compris les personnes déplacées internes.

                    D’autres autorités dont le ministre d’Etat Zéphirin Diabré (droite) étaient aux premières loges

« La réussite de tout projet procède de la qualité des interventions qui la composent, mais elle relève également des capacités et des performances de ceux qui ont la charge de sa mise en œuvre », a laissé entendre Pengdwendé Clément Sawadogo, ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. C’est pourquoi il a invité toutes les parties prenantes à collaborer ensemble dans un climat de paix, de confiance afin d’assurer l’atteinte des objectifs du projet.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Importation de lunettes : Les opticiens du Burkina pour un meilleur contrôle

L’Association nationale des opticiens du Burkina (ANOB) a initié une formation au profit de ses membres, du 27 mai au 2 juin 2021, à Ouagadougou. Il s’est agi de renforcer les capacités des opticiens pour un travail plus rationalisé.

Une semaine durant, du 27 mai au 2 juin, les membres de l’Association nationale des opticiens du Burkina Faso (ANOB) ont suivi une série de formations théoriques et pratiques qui leur ont permis d’améliorer leurs différentes prestations au profit des populations. De façon concrète, les membres de l’association ont revisité la lecture des prescriptions qui leur viennent des services d’ophtalmologie, le montage des verres, les techniques d’utilisation des montures et l’appareillage de l’optique. Cette formation avait pour objectif principal d’accompagner le gouvernement dans ses efforts de formations professionnelles.

De l’avis de René Ouédraogo président de l’ANOB, au sortir de la formation, chaque opticien devrait être capable de proposer, réaliser, adapter et vendre à un client un équipement de correction oculaire par lentilles compensatrice sur des montures conformes aux normes nationales et internationales.

René Ouédraogo a profité de l’occasion pour revenir sur les difficultés rencontrées par les opticiens. Il s’agit notamment des personnes qui importent des verres de mauvaise qualité. Aussi a-t-il appelé les professionnels du métier à s’associer afin de mieux contrôler les verres et les montures importés. En rappel, l’Association nationale des opticiens du Burkina (ANOB) est un regroupement d’opticiens professionnels créée en 2017. Elle a pour mission principale l’organisation et la promotion de la profession de l’opticien-lunetier au Burkina Faso.

Par Jonathan Yiyéawou BAZIEMO (www.burkinanews.info)

Pèlerinage 2021 : les dispositions pour être éligible au Hadj

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Le Conseil extraordinaire des ministres de ce lundi 24 mai 2021 a défini les conditions à remplir pour être éligible au Hadj 2021. Les conditions ont été définies au regard de la persistance de la pandémie de Covid19. En voici l’extrait.

Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation a informé le Conseil des dispositions prises par le pays d’accueil pour l’édition du Hadj 2021. Les conditions suivantes sont prescrites aux pèlerins :

– l’âge des pèlerins doit être compris entre 18 ans et 60 ans ;

– l’obligation pour tous les pèlerins de recevoir deux (02) doses de vaccin contre la COVID-19 reconnues par l’OMS avant le 11 juillet 2021. La seconde dose doit être reçue une semaine avant l’entrée dans le Royaume ;

– le port du masque, à tout moment pendant toute la période du pèlerinage, sera obligatoire ;

– l’exigence à tout pèlerin de la présentation d’un test COVID-19 certifié négatif 72 heures avant l’arrivée en Arabie Saoudite ;

– le respect strict des mesures barrières dans les chambres et la distanciation de 1,50 m entre les pèlerins. Une convention est en attente de signature entre le gouvernement burkinabè et les autorités saoudiennes, à cet effet.

Par Jonathan Yiyéawou BAZIEMO (www.burkinanews.info)

Conseil des ministres du lundi 24 mai 2021

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le lundi 24 mai 2021, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 40 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Le Conseil a adopté un décret portant création, attributions, composition et fonctionnement du Conseil national d’orientation et de suivi (CNOS) de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale. Le Conseil national d’orientation et de suivi de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale est un organe consultatif et un cadre de concertation chargé d’orienter et de suivre les actions du gouvernement en matière de réconciliation nationale et de cohésion sociale. Le CNOS est présidé par le Premier ministre et regroupe les représentants des secteurs public et privé, les organisations de la société civile et les autorités coutumières et religieuses. L’adoption de ce décret permet la mise en œuvre de la feuille de route devant conduire au Forum national de réconciliation.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté un rapport relatif au Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2022-2024. Le DPBEP 2022-2024 a été élaboré selon un cadrage budgétaire à moyen terme établi selon un scénario de base qui tient compte des capacités réelles des régies de recettes dans la mobilisation de ressources et qui cadre avec les objectifs de croissance sur la période. Les hypothèses de ce scénario tablent sur un taux de croissance de 6,8 en 2022, de 4,9 en 2023 et de 4,1 en 2024.  Au titre de l’évaluation budgétaire, les recettes (ressources propres et dons) seraient de 2 218,1 milliards FCFA en 2022, de 2 384,8 milliards FCFA en 2023 et de 2 581,3 milliards FCFA en 2024, soit un accroissement annuel moyen de 7,9%. Au titre des dépenses, l’évaluation s’est faite en tenant compte d’une part, de la cohérence entre le cadre macroéconomique et le cadre budgétaire, et d’autre part, des engagements du Gouvernement avec les partenaires techniques et financiers. Sur cette base, les dépenses budgétaires totales se chiffreraient à 2 767,7 milliards FCFA en 2022, à 2 891,1 milliards FCFA en 2023 et à 2 971,5 milliards FCFA en 2024, soit un taux annuel moyen de progression de 3,6%. Durant la période 2022-2024, la masse salariale représenterait 36,6% des dépenses budgétaires totales et 47,6% des recettes propres. Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du DPBEP 2022-2024 à l’Assemblée nationale.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

Le Conseil adopté un rapport relatif aux modalités pour l’achèvement de l’année scolaire 2020-2021 et pour un bon déroulement des examens de la session de 2021. A la date du 21 mai 2021, il ressort des rapports des structures déconcentrées du MENAPLN, que sur 4 453 établissements, seuls 697 n’ont pas fait les dernières évaluations du troisième trimestre, soit une situation de 84,37% des établissements du post primaire ayant effectué toutes les évaluations des apprentissages de l’année scolaire 2020-2021. Au regard de cette proportion importante des établissements qui ont vu leur année scolaire se dérouler normalement, et pour la validation de l’année scolaire 2020-2021, le Conseil a instruit que :

  • pour les établissements ayant réalisé toutes les évaluations, les responsables d’établissements tiennent les conseils de classe et libèrent les élèves des classes intermédiaires ;
  • pour les établissements n’ayant pas réalisé toutes les évaluations, les responsables d’établissements poursuivent les activités pédagogiques jusqu’à la fin des cours fixée au 17 juin 2021;
  • pour les classes d’examens des établissements fonctionnels, les responsables d’établissements poursuivent les activités pédagogiques jusqu’à la fin des cours fixée au 17 juin 2021. Au regard des violentes manifestations et des actes de vandalisme constatés au Lycée Philippe Zinda Kaboré, entravant son fonctionnement pédagogique et administratif normal, le Conseil des ministres a instruit la fermeture dudit établissement jusqu’à nouvel ordre.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret porte organisation, attributions et fonctionnement de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC). L’adoption de ce décret permet à l’ASCE-LC d’assurer efficacement ses missions conformément aux dispositions de la loi n°082-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant organisation, attributions, composition et fonctionnement de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption.

Le deuxième décret porte procédure de recrutement du Contrôleur général d’Etat de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC). Le Contrôleur général d’Etat est recruté par appel à candidatures suivant un processus qui garantit sa compétence, son intégrité et l’absence d’engagement politique notoire de sa part. L’adoption de ce décret permet de procéder au recrutement d’un nouveau Contrôleur général d’Etat en remplacement de l’actuel dont le mandat est arrivé à terme, conformément aux dispositions de l’article 14 de la loi n°082-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant attributions, organisation, composition et fonctionnement de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption.

Le troisième décret est relatif au statut particulier du métier « communication, culture et tourisme ». L’adoption de ce décret vise une meilleure gestion des carrières des agents de cette famille de métier.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant régime électoral de la Chambre des métiers de l’artisanat du Burkina Faso (CMA-BF). Ce décret modifie le décret n°2019- 0852/PRES/PM/MCIA/MINEFID/MATDC/MJ du 20 août 2019 portant approbation du régime électoral de la Chambre des métiers de l’artisanat du Burkina Faso (CMA-BF). Les élus actuels de la Chambre des métiers avaient été installés le 04 mai 2016 pour un mandat de cinq (05) ans. Ce décret modificatif vise à pourvoir la Chambre des métiers de l’artisanat du Burkina Faso de nouveaux élus.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation a informé le Conseil des dispositions prises par le pays d’accueil pour l’édition du Hadj 2021. Les conditions suivantes sont prescrites aux pèlerins :

– l’âge des pèlerins doit être compris entre 18 et 60 ans ;

– l’obligation pour tous les pèlerins de recevoir deux (02) doses de vaccin contre la COVID-19 reconnues par l’OMS avant le 11 juillet 2021. La seconde dose doit être reçue une semaine avant l’entrée dans le Royaume ;

– le port du masque, à tout moment pendant toute la période du pèlerinage, sera obligatoire ;

– l’exigence à tout pèlerin de la présentation d’un test COVID-19 certifié négatif 72 heures avant l’arrivée en Arabie Saoudite ;

– le respect strict des mesures barrières dans les chambres et la distanciation de 1,50 m entre les pèlerins. Une convention est en attente de signature entre le gouvernement burkinabè et les autorités saoudiennes, à cet effet.

II.2. Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération, de l’intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur a informé le Conseil de la participation du Président du Faso au Sommet sur le financement des économies africaines du 17 au 19 mai 2021, à Paris en France.

II.3. Le ministre de la Santé a informé le Conseil d’une situation d’intoxication alimentaire ayant occasionné 07 décès dans la commune de Pella dans le Boulkiemdé. Le gouvernement a réitéré ses condoléances aux familles éplorées et reste attentif aux conclusions sur les causes de cette intoxication. Par ailleurs, le gouvernement invite les populations à davantage de précautions dans la préparation et la consommation des aliments.

II.4. Le ministre des Sports et des loisirs a informé le Conseil de la victoire des Etalons en cyclisme au Tour cycliste du Bénin, des performances de Hugues Fabrice ZANGO au triple saut d’Ostrava, de Marthe KOALA pour son record aux 100m haie aux Championnats régionaux de Dakar 2021 ouvrant sa qualification aux Jeux Olympiques 2021. Le gouvernement adresse ses chaleureuses félicitations à nos sportifs, qui ont une fois de plus porté haut le drapeau national.

II.5. Le ministre de la Culture, des arts et du tourisme a informé le Conseil de l’état des préparatifs de la 27ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) prévue pour se tenir du 16 au 23 octobre 2021 à Ouagadougou. A la date du 31 mars 2021, 1 132 films provenant de 50 pays d’Afrique, d’Asie et d’Europe ont été enregistrés. Trente-deux personnalités sont pressenties pour composer les six jurys du festival et 10 salles de cinéma ont été identifiées pour les projections des films.

III. NOMINATIONS

III. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs et de Présidents aux Conseils d’administration :

– de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement ;

– de l’Université Norbert ZONGO (UNZ) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation ;

– de l’Institut national de formation en travail social (INFTS) et de l’Institut d’éducation et de formation professionnelle (INEFPRO) au titre du ministère de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire ;

– de la Société burkinabé de télédiffusion (SBT), des Editions Sidwaya et de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB) au titre du ministère de la Communication et des relations avec le Parlement ;

– de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) au titre du ministère de l’Agriculture, des aménagements hydro-agricoles et de la mécanisation ;

– du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement ;

– de l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina (APEX-B) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;

– de l’Ecole nationale de l’élevage et de la santé animale (ENESA) au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques.

  1. MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Wendwaoga Olivier BAGRE, Mle 247 668 P, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales au Conseil d’administration de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Siébou SOU, Mle 119 824 W, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) pour une dernière période de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Norbert ZONGO (UNZ) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE NATIONAL DES ŒUVRES UNIVERSITAIRES (CENOU)

– Monsieur Saïdou OUEDRAOGO, Mle 207 877 X, Professeur des lycées et collèges.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ETUDIANTS DE L’UNIVERSITE NORBERT ZONGO (UNZ)

– Monsieur Abdoul Aziz ZONGO, Mle 1820-1002, étudiant en licence 2 de l’Unité de formation et de recherche en Sciences économiques et de gestion (UFR/SEG) pour la durée de son mandat de Délégué général.

  1. MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE, DE LA FAMILLE ET DE L’ACTION HUMANITAIRE

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Inbé BITIE, Mle 241 655 M, Elève Administrateur des affaires sociales, Administrateur représentant les élèves au Conseil d’administration de l’Institut national de formation en travail social (INFTS) pour la durée de son mandat de Délégué général.

Le deuxième décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat, au Conseil d’administration de l’Institut d’éducation et de formation professionnelle (INEFPRO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire : – Monsieur Abdou BALBONE, Mle 41 064 E, Administrateur des affaires sociales.

Au titre du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales : – Monsieur Lucien HIEN, Mle 53 508 B, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants.

Au titre du ministère de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes : – Madame Francelline Sombêwenné KABORE, Mle 220 369 U, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente.

Au titre du ministère de la Santé : – Monsieur Gauthier TOUGRI, Mle 235 972 F, Médecin spécialiste.

Le troisième décret porte renouvellement du mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut d’éducation et de formation professionnelle (INEFPRO) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire : – Monsieur Zoubila Yves KABORE, Mle 25 451 M, Inspecteur d’éducation spécialisée.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement : – Monsieur Joël Sidbéwindé OUEDRAOGO, Mle 111 143 B, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique : – Monsieur Amadou KANTAGBA, Mle 130 277 D, Magistrat.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES PARENTS D’ENFANTS ET JEUNES

– Madame Hazoun LOLO/DOFINI, Mle 019 138 L, Institutrice certifiée.

Le quatrième décret nomme Monsieur Zoubila Yves KABORE, Mle 25 451 M, Inspecteur d’éducation spécialisée, Président du Conseil d’administration de l’Institut d’éducation et de formation professionnelle (INEFPRO) pour une dernière période de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT

Le Conseil a adopté six (06) décrets.

Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat, au Conseil d’administration de la Société burkinabé de télédiffusion (SBT) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat : – Monsieur Bakary SORY, Mle 249 107 L, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale : – Monsieur Abdoulaye ZEBA, Mle 72 126 F, Administrateur civil.

Au titre du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants : – Monsieur Hatto Jules Modeste SIAN, Lieutenant-Colonel.

Le deuxième décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat, au Conseil d’administration des Editions Sidwaya pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre de la Présidence du Faso : – Monsieur Auguste Marie Romain BAMBARA, Mle 0089 F, Administrateur parlementaire.

Au titre du ministère de la Communication et des relations avec le Parlement : – Monsieur Yacouba BONKOUNGOU, Mle 104 104 E, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication.

Au titre du ministère de la Culture, des arts et du tourisme : – Madame Salamata Josée Laurence ZOUNGRANA/OUEDRAOGO, Mle 50 570 H, Conseiller des affaires culturelles.

Au titre du ministère de l’Economie numérique, des postes et de la transformation digitale : – Monsieur Hugues Christian LINGANI, Mle 104 255 B, Administrateur des services financiers.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES TRAVAILLEURS DES EDITIONS SIDWAYA

– Monsieur Abdoulaye BALBONE, Mle 273 009, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication.

Le troisième décret nomme Monsieur Auguste Marie Romain BAMBARA, Mle 00 89 F, Administrateur parlementaire, Président du Conseil d’administration des Editions Sidwaya pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le quatrième décret porte nomination de Monsieur Sié Jérémi KOULIBALY, Mle 88 790 F, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, Administrateur représentant l’Etat, au titre de la Présidence du Faso, au Conseil d’administration de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB) en remplacement de Monsieur Auguste Marie Romain BAMBARA dont il achève le mandat.

Le cinquième décret renouvelle le mandat de Monsieur Zoumana TRAORE, Mle 32 108 P, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Communication et des relations avec le Parlement au Conseil d’administration de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le sixième décret nomme Monsieur Zoumana TRAORE, Mle 32 108 P, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, Président du Conseil d’administration de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB) pour une dernière période de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES AMENAGEMENTS HYDRO-AGRICOLES ET DE LA MECANISATION

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat, au Conseil d’administration de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Agriculture, des aménagements hydro-agricoles et de la mécanisation :

– Monsieur Alassane GUIRE, Mle 501 542 Z, Ingénieur agronome ;

– Monsieur Amos KIENOU, Mle 37 37 125 W, Statisticien économiste.

Le second décret nomme Monsieur Alassane GUIRE, Mle 501 542 Z, Ingénieur agronome, Président du Conseil d’administration de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) pour une dernière période de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat, au Conseil d’administration du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement : – Monsieur Daouda ZONGO, Mle 23 10 718 Z, Gestionnaire comptable.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement : – Monsieur Adolphe COMPAORE, Mle 56 727 Y, Inspecteur des impôts.

Le deuxième décret renouvelle le mandat de Monsieur Alassoun SORI, Mle 33 948 N, Ingénieur du génie rural, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Eau et de l’assainissement au Conseil d’administration du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur Daouda ZONGO, Mle 23 10 718 Z, Gestionnaire comptable, Président du Conseil d’administration du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret renouvelle le mandat de Monsieur Wibga JeanPierre GUINKO, Mle 105 231 L, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina (APEX-B) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le second décret nomme Monsieur Wibga Jean-Pierre GUINKO, Mle 105 231 L, Conseiller des affaires économiques, Président du Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina (APEX-B) pour une dernière période de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Drissa SALOU, Mle 44 040 N, Ingénieur d’élevage, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques au Conseil d’administration de l’Ecole nationale de l’élevage et de la santé animale (ENESA) en remplacement de Monsieur Joseph SAWADOGO dont il achève le mandat.

Le deuxième décret renouvelle le mandat de Madame Sibidou Monique BONKOUNGOU, Mle 104 248 N, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de l’Ecole nationale de l’élevage et de la santé animale (ENESA) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur Drissa SALOU, Mle 44 040 N, Ingénieur d’élevage, Président du Conseil d’administration de l’Ecole nationale de l’élevage et de la santé animale (ENESA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,

Porte-parole du gouvernement

Ousséni TAMBOURA

Officier de l’Ordre de l’Etalon

Crise scolaire : Le lycée Zinda fermé, les grandes décisions du gouvernement !

Le conseil des ministres, en sa séance du lundi 24 mai 2021, a pris de grandes décisions concernant la suite de l’année scolaire en cours. Ainsi, des mesures ont été prises concernant l’achèvement de l’année mais aussi la tenue des examens scolaires.

Le Conseil adopté un rapport relatif aux modalités pour l’achèvement de l’année scolaire 2020-2021 et pour un bon déroulement des examens de la session de 2021.

A la date du 21 mai 2021, il ressort des rapports des structures déconcentrées du MENAPLN, que sur 4 453 établissements, seuls 697 n’ont pas fait les dernières évaluations du troisième trimestre, soit une situation de 84,37% des établissements du post primaire ayant effectué toutes les évaluations des apprentissages de l’année scolaire 2020-2021.

Au regard de cette proportion importante des établissements qui ont vu leur année scolaire se dérouler normalement, et pour la validation de l’année scolaire 2020-2021, le Conseil a instruit que :

  • pour les établissements ayant réalisé toutes les évaluations, les responsables d’établissements tiennent les conseils de classe et libèrent les élèves des classes intermédiaires ;
  • pour les établissements n’ayant pas réalisé toutes les évaluations, les responsables d’établissements poursuivent les activités pédagogiques jusqu’à la fin des cours fixée au 17 juin 2021;
  • pour les classes d’examens des établissements fonctionnels, les responsables d’établissements poursuivent les activités pédagogiques jusqu’à la fin des cours fixée au 17 juin 2021.

Au regard des violentes manifestations et des actes de vandalisme constatés au Lycée Philippe Zinda Kaboré, entravant son fonctionnement pédagogique et administratif normal, le Conseil des ministres a instruit la fermeture dudit établissement jusqu’à nouvel ordre.

La Rédaction

Sinistre dans les marchés et yaars : La CCI-BF prévoit un fonds de solidarité

Le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina (CCI-BF), Issaka Kargougou, a rendu visite au Conseil national de l’économie informelle du Burkina (CNEI-BF), le vendredi 21 mai dernier. Au cours des échanges, il a été question des préoccupations des acteurs du secteur informel et des missions de la CCI-BF.

En rendant visite au Conseil national de l’économie informelle du Burkina (CNEI-BF), le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina (CCI-BF), Issaka Kargougou, a pu s’enquérir des conditions de travail de cette jeune structure.  Il a pu se rendre compte que « conditions de travail ne sont pas idéales » du fait de la vétusté des locaux. Sur ce point, il a marqué la disponibilité de la CCI-BF d’accompagner la faitière à trouver un siège beaucoup plus adapté.

            Issaka Kargougou, directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF)

Issaka Kargougou a également échangé sur les préoccupations du CNEI-BF qui souhaite voir  les capacités de ses membres renforcées. Là également, il a rassuré ses hôtes du soutien de la CCI-BF. La délégation conduite par Issaka Kargougou a saisi l’occasion pour mieux expliquer les missions et les services de la CCI-BF. Au nombre de ceux-ci, la gestion de la logistique avec des plateformes de mise à dispositions d’infrastructures pour les opérations de dédouanements, les centres de formations dont le centre de formation en transport routier et les activités auxiliaires pour la délivrance des diplômes en permis E. Par ailleurs, on note la mise en place de la Société d’accompagnement et de financement de l’entreprise (SAFINE SA), avec un capital de 2 milliards ainsi qu’un système de prêt d’honneur sans taux d’intérêt et sans garantie à l’intérieur des 13 régions.

             La délégation de la CCI-BF a échangé avec les acteurs de l’économie informelle sur plusieurs sujets

Les représentants de la CCI-BF ont évoqué la question de la gestion des incendies qui sont récurrents dans les marchés et yaars. Là, il est prévu la mise en place d’un cadre de réflexion avec l’accompagnement du CNEI-BF pour l’instauration d’un fonds de solidarité qui serait alimenté par une contribution des opérateurs économiques. En rappel, cette visite du DG de la CCI-BF se veut une réponse à une promesse faite par le président de la chambre de commerce, Mahamadi Sawadogo dit Kadhafi aux acteurs de l’économie informelle.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Fraude fiscale au Burkina : Des faussaires aux arrêts, plus de 16 milliards FCFA de préjudice

Ce sont quatre (04) individus qui viennent d’être mis aux arrêts par la Police Nationale, à travers la Division des Investigations Criminelles (DIC) de la Direction de la Police Judiciaire (DPJ). Ils s’étaient spécialisés dans la fraude fiscale, le faux et usage de faux en écriture privée et le blanchiment de capitaux.

En effet, tout est parti d’un constat de la Direction Générale des Impôts (DGI), qui a fait ressortir une vaste fraude à la Taxe à la Valeur Ajoutée (TVA) par le recours à de fausses factures, organisée par trois (03) sociétés de la place, en complicité avec cinquante-neuf (59) autres entreprises.

Grâce à des investigations poussées, la DIC a réussi à investir les sièges de ces sociétés où plusieurs objets ont été saisis, notamment du matériel informatique et un important lot de factures de vente de marchandises, délivrés par lesdites sociétés au bénéfice de cinquante-neuf (59) autres.

Le mode opératoire de ces présumés malfrats consistait à recourir à des facturations croisées, la délivrance de fausses factures sur la base d’opérations fictives entre leurs entreprises et leurs clients complices (au nombre d’une soixantaine de sociétés), dans l’intention manifeste de déduire indument la TVA. Ils utilisaient également les numéros IFU de leurs entreprises pour des importations frauduleuses au profit d’autres entreprises qui ne désiraient pas s’immatriculer auprès de l’administration publique.

Au total, le préjudice subi par le Trésor Public a été évalué à près de 16.953.658.631 FCFA.

La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

Source : Police nationale

Délestages intempestifs : les explications du DG de la SONABEL

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Le directeur général de la SONABEL, Baba Ahmed Coulibaly, était face à la presse, samedi 1er mai 2021 au siège de la nationale de l’électricité, Ouagadougou. En compagnie de ses proches collaborateurs, il a apporté des éclaircissements sur les perturbations de la fourniture de l’électricité dans cette période de canicule.

Si elles étaient particulièrement rares au début de cette période de canicule, les perturbations de la fourniture de l’électricité dans devenues assez fréquentes ces derniers jours. Aussi, elles ont parfois suscité la colère d’une partie de la clientèle.

C’est dans l’optique d’apporter des réponses que le directeur général de la SONABEL était face à la presse ce samedi 1er mai 2021. A en croire Baba Ahmed Coulibaly, les ruptures dans la fourniture de l’électricité sont dues à plusieurs facteurs. L’une des premières raison évoquées par le DG de la SONABEL est la sécheresse qui sévit au Ghana et en Côte d’Ivoire deux pays qui pourvoient de l’électricité à hauteur de 70%.

Des difficultés au Ghana et en Côte d’Ivoire

« Cette sécheresse a contraint ces deux pays à mettre à l’arrêt leurs centrales hydroélectriques. Au lieu donc de fournir 100 mégawatts, la Côte d’Ivoire n’arrive à fournir que 30 mégawatts au Burkina Faso », a expliqué Baba Ahmed Coulibaly. En sus, l’absence de production d’électricité au nord du Ghana l’a conduit à fournir l’électricité au Burkina Faso à partir du sud. Or, à partir du sud, l’électricité doit parcourir un plus long chemin avant d’arriver au Burkina Faso.

Ainsi, même si le Ghana produit plus d’électricité qu’il en a besoin, cet état de fait entraine des perturbations sur le réseau puisque ce pays ne fournit que 100 mégawatts au lieu de 150 mégawatts, comme prévu.

Des difficultés internes

En plus des difficultés au niveau de la Côte d’Ivoire et du Ghana, il y a d’autres contraintes au niveau interne. Baba Ahmed Coulibaly a ainsi évoqué la situation de la centrale de Kossodo. En effet, le DG de la SONABEL confie que le chantier de la nouvelle centrale de Kossodo prévue pour fournir 50 mégawatts supplémentaires est à l’arrêt à cause de la pandémie de COVID19. Et comme si cela ne suffisait pas, la centrale de location a également connu des difficultés techniques.

Mathématiquement, le déficit d’électricité est estimé à près de 200 mégawatts grande partie à cause des difficultés évoquées. Au regard de ces problèmes indépendants de la volonté de la SONABEL, le DG a demandé l’indulgence et la compréhension des Burkinabè. Aussi a-t-il rassuré, la situation est passagère puisque les choses devraient aller de mieux en mieux avec la saison des pluies qui s’annonce.

Bientôt la fin

« La saison des pluies n’est pas celle qui va venir résoudre tous les problèmes. Personne ne fait sa planification en attendant la pluie parce que tout le monde sait que c’est un phénomène aléatoire. Mais la pluie est un phénomène qui va venir aider à résoudre le problème », assure-t-il.Et de rappeler que quand il y a de la pluie, les centrales hydroélectriques de la Côte d’Ivoire et du Ghana actuellement à l’arrête entreront en fonction. Ainsi, cela pourra permettre au Burkina de bénéficier de plus de mégawatts pour faire face à ses besoins en électricité.

« Mais aujourd’hui, nous sommes à mesure de couvrir la charge, parce qu’on avait une prévision avec beaucoup de marge. Si la situation se stabilise chez les voisins et chez le fournisseur de notre centrale de location, la charge sera totalement couverte », foi du directeur général de la SONABEL.

La question de savoir pourquoi la SONABEL n’a pas assez communiqué, Baba Ahmed Coulibaly évoque comme raison le caractère aléatoire des événements, notamment les pannes qui peuvent survenir dans les autres pays. Toute chose qui fait que la nationale de l’électricité  ne pourrait fournir un calendrier de coupures.

« Par exemple hier, la SONABEL a eu du mal à fournir l’électricité parce que la Côte d’Ivoire et le Ghana avaient des soucis techniques, alors que ce weekend jusque peut-être au lundi 3 mai, les clients ne devraient pas connaitre de coupure d’électricité, la situation étant revenue à la normale dans ces deux pays », explique-t-il.

Et d’indiquer que tous les clients au moment il parle sont alimentés. La cause de cette coupure est, confie-t-il, dû à un déclenchement du réseau de la Côte d’Ivoire et du Ghana. Des situations que personne ne peut prévoir. Malgré ces difficultés et l’impact du COVID-19, Baba Ahmed Coulibaly assure que cette année devrait être la dernière en ce qui concerne ces les difficultés dans la fourniture de l’électricité.

Par Jonathan Yiyéawou BAZIEMO (www.burkinanews.info)

Police municipale de Ouaga : une vingtaine de machines à sous illégales saisies

La Police municipale de Ouagadougou a mené une opération de saisie de machines à sous dans le quartier Dapoya, dans la nuit du 21 avril 2021. Cette opération a permis de saisir environ une vingtaine de machines à sous. Il est reproché aux tenanciers de ces salles de jeux de hasard, le non respect la non détention d’une autorisation préalable des autorités compétentes en la matière. La Police municipale de Ouagadougou invite les populations à dénoncer tout cas d’exploitations illégales de machines à sous dans la ville de Ouagadougou au numéro vert : 80 00 11 03 et sur le whatsapp : 70 00 83 41.

Par Shady Coulibaly (www.burkinanews.info)

Arrondissement 7 de Bobo : De femmes demandent la libération du maire Herman Sirima

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Un collectif de femmes de l’arrondissement 7 de la commune de Bobo-Dioulasso a organisé une marche, dans la matinée du jeudi 22 avril 2021, pour demander la libération du maire Herman Sirima. Habillées en tee-shirts à l’effigie du maire Herman Sirima, elles sont venues demander pardon aux autorités communales pour la libération de leur « fils ». « Nous demandons à la Justice de le libérer en attendant son jugement », a plaidé Safiatou Maïga, porte-parole des manifestantes. En rappel, le maire de l’arrondissement 7 de la commune de Bobo-Dioulasso, Herman Sirima, a été déféré à la Maison d’arrêt et de correction de Bobo (MACB) le mercredi 10 février 2021. Il lui est reproché des faits d’escroquerie, de faux et usage de faux, de stellionat, d’abus de confiance et de blanchiment de capitaux.

Par Brigitte SANOU (www.burkinanews.info)

Finances publiques : La commune de Ouaga rend compte

La mairie centrale de Ouagadougou a rendu compte des dépenses publiques et ses responsabilités financières. C’était le jeudi 22 avril 2021 au cours d’un atelier de restitution. 

Afin de répondre aux besoins de ses populations, la commune de Ouagadougou a entrepris depuis 2010, un programme d’amélioration de sa gestion des finances publiques. Pour ce faire, la mairie s’est conformée à la méthodologie « Public expenditure and financial accountability », c’est-à-dire dépense publique et responsabilité financière. Cette méthodologie mesure la performance des finances publiques selon des normes internationales édictées par le secrétariat du PEFA basé à Washington (USA).

                       Le maire de la commune de Ouaga, Arman Roland Pierre Béouindé à l’ouverture de l’atelier

Ainsi, le jeudi 22 avril, le maire Armand Roland Pierre Béouindé a présidé l’atelier de restitution.  D’ailleurs, le directeur de l’Agence française de développement (AFD), Gilles Chausse, dit mesurer l’importance de cet exercice d’analyse de la gestion des finances publiques, par les experts du domaine. Pour lui, cela permet de rendre publique la situation financière de la commune, de dégager les marges de progression et de relever les points qui restent à améliorer. Mais également de rendre compte de la gestion financière dans toutes les dimensions, a-t-il ajouté.

Pour une gestion vertueuse

« C’est une raison valable pour l’ADF d’appuyer la ville de Ouagadougou, ainsi que d’autres villes et capitales africaines qui s’adonnent à cet exercice », a laissé entendre Gilles Chausse. Toutefois, le directeur de l’AFD a déploré l’insuffisance de communication relative au programme d’investissement de la commune. Nul doute, pour lui, qu’avec beaucoup plus de communication, les citoyens de la ville seraient mieux informés sur les programmes de la commune, ainsi que sur l’importance des financements qui sont consentis en faveur desdits programmes.

                                 Ils ont suivi avec intérêt le compte-rendu des dépenses publiques de la mairie

Pour le maire de la commune de Ouaga, la participation des experts de la cours des comptes du Burkina Faso et de la France à cet exercice ainsi que l’appui financier de l’AFD permettra à la commune de dégager les forces et les faiblesses de sa gestion financière. « Cela permettra de tracer également des voies en vue d’une gestion financière publique vertueuse », foi de Armand Roland Pierre Béouindé. Il est convaincu que plus de communication pourrait permettre aux citoyens de savoir ce que la commune investie à leur profit.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.com)

Préparatifs assises nationales éducation : Ouaro échange avec ses prédécesseurs

Le ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MENAPLN) a recueilli les contributions des anciens ministres en charge de l’Education en perspective aux prochaines assises nationales de l’éducation. C’était au cours d’une rencontre d’échanges le jeudi 22 avril 2021 à Ouagadougou.

Le Conseil des ministres en sa séance du 31 mars 2021 a autorisé l’organisation des Assises nationales de l’éducation nationale. Avant ce rendez-vous important, le ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales a jugé opportun d’échanger avec les anciens ministres en charge de l’éducation. Objectif, recueillir leurs conseils et contributions pour une réussite de ces assises. Selon le ministre en charge de l’Education nationale, Pr Stanislas Ouaro, cette rencontre vise de façon collective à questionner le système éducatif afin de mutualiser les expériences pour porter ensemble un projet ambitieux et pertinent. Lequel projet, a-t-il dit, prendra en compte les urgences du présent et les exigences du futur. De façon simple, a-t-il fait savoir, ces assises ont pour ambition de fonder un pacte national pour une éducation de qualité, dans un contexte de crises sécuritaire, sanitaire, économique et sociale.

 Pour mieux préparer ces Assises, le ministère a élaboré et partagé les termes de référence avec les autres ministères en charge de l’éducation et de la formation. Aussi, des assises régionales précéderont les Assises nationales de sorte que les populations de chaque région puissent, à travers leurs représentants, mener une réflexion diagnostique sur le système éducatif au regard de leurs attentes. Elles devraient également permettre de dégager les forces et les faiblesses de l’école dans leur contexte et esquisser des solutions imprégnées de leur vécu. Les conclusions de ces assises régionales, à en croire Pr Stanislas Ouaro, serviront de base de réflexion aux Assises nationales qui en seront le prolongement et le terme. Le document issu des assises, a-t-il rassuré, sera assorti d’une feuille de route claire pour la réforme du système éducatif dont la relecture de la loi d’orientation. Vu tous ces enjeux, les anciens ministres en charge de l’éducation ont salué l’initiative du ministère de les avoirs associés au processus de réformes de l’éducation.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Ouagadougou : la police municipale met des porcs en fourrière

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La Police municipale de Ouagadougou, à travers la Direction de la police de la salubrité et de la tranquillité urbaine (DPSTU), a mis des porcs en fourrière après qu’un citoyen s’est plaint de l’élevage de porcs dans le voisinage. Ce dernier se plaignait surtout des odeurs nauséabondes occasionnées par cet élevage. La Police Municipale rappelle que l’élevage est interdit en milieu urbain et invite les populations au strict respect de la Loi N°022/AN portant code de l’hygiène publique au Burkina Faso.

Par Jérémie Sidwaya YAMEOGO (www.burkinanews.info)

CENI : Les deux nouveaux commissaires de l’Opposition prêtent serment !

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Le Conseil constitutionnel a procédé à l’installation officielle des 2 commissaires de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) au compte de l’opposition politique du Burkina, le jeudi 22 avril 2021, à Ouagadougou. Il s’agit des commissaires Aboubacar Sawadogo et Omar Ouédraogo qui remplacent les Adama Kéré et  Ibrahim Samuel Guitanga.

Nommés commissaires de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) au compte de l’opposition en Conseil des ministres du 7 avril 2021, Aboubacar Sawadogo et Omar Ouédraogo ont été officiellement installés dans leurs fonctions. Ils remplacent respectivement Adama Kéré et Ibrahim Samuel Guitanga, tous deux démissionnaires. Après leur prestation de serment, le président du Conseil constitutionnel, Kassoum Kambou, a félicité les deux nouveaux commissaires. Il les a invités à se rappeler leur serment en tout lieu et à tout moment. Il les a également invités, au regard de leur expérience, à renforcer les capacités de la CENI.

        Le commissaire Aboubacar Sawadogo et Omar Ouédraogo ont prêté serment devant le Conseil constitutionnel

Commissaire au compte du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Aboubacar Sawadogo a promis de servir l’intérêt supérieur du peuple burkinabè au sein de la CENI. « Désormais, nous sommes des commissaires de la CENI pour servir la Nation burkinabè toute entière. Nous allons respecter notre serment et travailler ensemble avec les autres commissaires afin que les élections au Burkina Faso se déroulent dans la transparence totale et dans le respect des textes en vigueur », a-t-il déclaré.

Par Jonathan Yiyéawou BAZIEMO (www.burkinanews.info)

Galian 2021 : Les jurys installés, 258 œuvres en compétition

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Les différents jurys de la 24e édition du prix Galian ont été installés ce 22 avril 2021 par le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Ousséni Tamboura. Cette année, 129 candidatures soit 258 œuvres ont été enregistrées dans les catégories radiodiffusion sonore et télévisuelle, en presse écrite, en presse en ligne et en langues nationales.

Les e productions journalistiques seront récompensées, le 25 juin prochain, au cours de la nuit des Galian. Mais avant cette cérémonie tant attendue, le ministre de la Communication, Ousséni Tamboura, a installé les membres des différents jurys ont été installés, ce 22 avril 2021.

Créée en 1997, c’est un an plus tard (1998) que la première édition du concours national d’excellence journalistique a eu lieu. A en croire le porte-parole du Gouvernement, le prix Galian permet de cultiver l’excellence et la saine émulation dans les différents corps de métiers de la presse écrite, de la presse en ligne, de la radiodiffusion sonore et télévisuelle en français et en langues nationales.

Si Ousséni Tamboura reconnait que les productions et le travail des professionnels des médias ont été fortement impactés par la pandémie de COVID-19, il assure néanmoins que tout est mis en œuvre pour une édition réussie. Et pour ce faire, les quatre jurys de huit personnes devant examiner l’ensemble des productions ont été officiellement installés.

129 candidatures enregistrées

Il y a au total 129 candidatures et 258 productions journalistiques en langues nationales (mooré, fulfuldé, dioula et gulmacema) dans les catégories presse en ligne, presse écrite et en radiodiffusion sonore et télévisuelle. Ces œuvres ont été reçu entre le 18 mars et le 8 avril dernier. Il s’agit de 13 candidatures (26 œuvres) dans la catégorie langues nationales, 12 candidatures (24 œuvres) en presse en ligne, 54 candidatures (108 œuvres) en radiodiffusion sonore et télévisuelle en langue française et 50 candidatures (100 œuvres) en presse écrite.

« On note une baisse du nombre de candidatures par rapport à l’édition 2020 qui était de 190 candidatures soit 380 œuvres », reconnait le ministre de la Communication. Ousséni Tamboura a ainsi salué le travail des jurys qui aboutira au choix des meilleurs productions qui seront récompensées à la 24e édition de la Nuit des Galian.

Pour sa part, le président du comité national d’organisation, Rabankhi Abou-Bakr Zida, la mission consiste à une meilleure organisation de la cérémonie. Aussi confie-t-il, son équipe mettra tout en œuvre pour que chaque lauréat à ce concours ressente de la fierté en brandissant son trophée à cette Nuit des Galian.

Il a fait savoir que les différents jurys vont se mettre à pied d’œuvre dès la semaine prochaine afin de faire sortir des listes incontestables et incontestées pour une 24e édition de la Nuit des Galian réussie.

Par Philippe BATIONO pour Burkinanews.info

Contrefaçon médicaments et cigarettes à Ouaga : Plus de 56 millions FCFA de marchandises saisies

La direction régionale des douanes du Centre, à l’instar des autres régions, mène une lutte sans merci contre les importations frauduleuses des marchandises dans notre pays. Ainsi, de la marchandise contrefaite d’une valeur supérieure à 56 millions FCFA a été saisie.

La brigade mobile des douanes de Ouagadougou, dirigée par l’inspecteur principal Moumouni Guillaume Moumwé, a mené une opération de lutte contre la fraude dans la nuit du 15 au 16 avril 2021.

En effet, suite à un renseignement, le chef de brigade a mis en place une stratégie dont la mise en œuvre a consisté à tendre aux contrebandiers une embuscade bien organisée. L’équipe opérationnelle s’est aussitôt déployée sur les lieux et c’est entre 03h et 04h du matin qu’elle aperçoit les présumés contrebandiers. L’exécution du plan d’attaque a permis à l’équipe de saisir deux tricycles et une motocyclette chargés de médicaments contrefaisants ou prohibés et de cigarettes prohibées.

Des médicaments contrefaits ou prohibés

Le premier tricycle était chargé de 34 cartons de médicaments contrefaisants ou prohibés d’un poids de 502 kilogrammes composés notamment de viagra (3 000 paquets de 50 mg), d’amodiaquine hydrochloride, de gebedol, d’oxynette, de mebendazole, de diclofenac, de vitamine C.

Le deuxième tricycle contenait 28 cartons de paracétamol injectable (100 ml x 80 par carton) et de sirop antitussif d’un poids de 600 kilogrammes. Le poids total des médicaments contrefaisants ou prohibés transportés par ces deux tricycles est de 1 102 kilogrammes et d’une valeur marché intérieur estimée à 55 millions de francs CFA.

1 440 000 de cigarettes saisies

Quant à la motocyclette de marque, elle transportait 12 cartons de 50 cartouches de cigarettes de marque Gold Seal chacun, soit au total 600 cartouches de cigarettes d’une valeur marché intérieur estimée à un 1 440 000 francs CFA.

La valeur totale de la saisie est ainsi estimée à 56 440 000 francs CFA (valeur marché intérieur). Le directeur général des douanes félicite le directeur régional des douanes du Centre, le chef de la subdivision douanière de Ouaga et le chef de la brigade mobile de Ouaga et   l’ensemble de ses agents pour cette saisie qui démontre une fois de plus que l’administration des douanes, outre ses missions fiscale, économique et d’appui aux administrations et institutions de l’Etat, contribue de par ses actions multiformes à la lutte contre les différentes formes de trafics de produits illicites, à la protection de la santé des populations.

Enfin, le directeur général des douanes invite l’ensemble des populations à signaler tout cas de fraude ou de trafic illicite de marchandises aux services des douanes les plus proches.

Source : SCRP-DGD

Insécurité au Burkina : plus de 1 147 699 déplacés internes enregistrés

Le secrétariat permanent du conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR) a rendu public un tableau de bord relatif à l’enregistrement des personnes déplacées internes du Burkina Faso. L’on retiendra du document un total de 270 communes d’accueil, 144 944 ménages déplacées et 1 147 699 individus déplacés. Selon le CONASUR, une augmentation de 2,29% des personnes déplacées internes a  été notifiée. Les enregistrements ont été faits sur l’ensemble des 13 régions du pays, selon les tranches d’âges de 0 à 65 ans et plus. Ce sont en tout 20 533 ménages vivants dans les familles d’accueil et 144 944 ménages qui ont été enregistrés. Selon la répartition régionale des personnes déplacées internes, la région du Centre nord enregistre le plus fort pourcentage, de l’ordre de 40,03% soit 253 632 femmes et 209 058 hommes.

En second plan la région du Sahel avec 30,02% soit 178 376 femmes et 168 783 hommes. La troisième place est occupée par la région du Nord avec 8,7% soit 52 193 femmes et 48 061 hommes. Les enfants âgés de 0 à 14 ans constituent la majorité des personnes déplacées dans les différentes régions. Parmi les provinces de provenance des déplacés à fort chiffre, cinq ont été identifiées ; ce sont les provinces du Soum, du Sanmatenga, du Gourma, du Séno et du Lorum. Les provinces d’accueil, elles, sont respectivement le Sanmatenga, le Soum, le Séno, le Namentenga et le Bam.

Les premiers besoins prioritaires des déplacées qui ont été relevés étaient beaucoup plus axés sur l’alimentation, soit 79,08% des besoins ; les besoins en abri représentant 6,01% ; puis les besoins en sécurité, argent liquide et articles non alimentaires. D’après le CONASUR, il y a eu accroissement d’environ 2,29% du nombre des personnes déplacées, comparativement à la situation du 28 février 2021.

Burkinanews.info

Région de l’Est : Un terroriste abattu par les FDS

Dans la semaine du 12 au 18 avril 2021, les Forces Armées Nationales (FAN)  ont réalisé plusieurs activités entrant dans le cadre de la sécurisation du territoire national. Une patrouille du détachement militaire de Mansila dans la province du Yagha a été prise à partie le 13 avril,  par des individus armés, non loin de la localité de Kossi, lors de leur mission de reconnaissance. Aucune perte n’a été enregistrée mais de  l’armement, plusieurs moyens roulants, du matériel de communication et divers autres matériels ont été récupérés du côté ennemi. Une opération coordonnée des forces terrestres et aériennes a permis de démanteler une base terroriste dans les environs de Ougarou  située dans la province du Gourma, le 14 avril. Le matériel récupéré est constitué d’armement, des munitions, des moyens roulants, des matériels de communication, des vivres, du matériel de couchage, du carburant et des lubrifiants ainsi que divers autres matériels ont été saisis ou détruits. Il est à noter qu’un terroriste a été neutralisé au cours de cette opération et aucune perte  n’a été enregistrée du côté des FDS. Le 14 avril 2021, le détachement de Toéni de son côté a effectué une mission d’escorte au profit d’équipes techniques d’une compagnie de téléphonie mobile et de la SONABEL. Selon le point de situation hebdomadaire des opérations de sécurisation, cette mission a permis d’intervenir sur le réseau téléphonique et électrique pour des opérations d’entretien et de dépannage. Le 15 avril 2021, suite à l’embuscade contre un groupe de VDP de Gorgadji,  situé dans la province du Séno, des opérations de ratissage ont été effectuées par le peloton porté de Gorgadji afin de retrouver les assaillants. Le Chef d’Etat-major Général de l’Armée (CEMGA) Moïse Miningou a, dans ses tournées, visité le bataillon de la Justice militaire et  les installations. Il  s’est entretenu avec les Hommes et a rendu visite aux détenus militaires de la MACA, afin de les encourager. Les FAN ont également aidé  à la réinstallation de personnes déplacées internes dans certaines localités et à l’escorte de ravitaillement au profit de structures privées dans la région de l’Est.

Burkinanews.Info

Réconciliation nationale : Le rapport d’activités du MPCRN fin prêt

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Le Mouvementpour le plaidoyer du retour de la paix et la cohésion sociale du Burkina Faso (MPCRN) dans le cadre de la réconciliation nationale a fait des tournées sur l’étendue du territoire burkinabè. Objectif, rencontrer des personnes ressources afin d’avoir leur soutien, a produit un rapport détaillé de desdites rencontres. Intitulé « Reconstruire la paix et la stabilité par l’exemple (ou l’action) : contexte justificatif », ce rapport comporte trois grandes parties réparties sur   21 pages. Synthèse !

« Le Burkina Faso, après près de soixante ans d’existence en tant qu’Etat indépendant, connait une situation politique et sécuritaire préoccupante inédite et qui nécessite que des moyens également inédits soient expérimentés. Confronté à des attaques terroristes répétées depuis 2016, le Burkina Faso, en 2020, semble ne pas être au bout de ses peines, en particulier en raison d’une stabilisation du conflit ».

A côté de l’aspect sécuritaire, il faut noter les conflits intercommunautaires, des massacres de populations entre autres qui ne sont pas de nature à ramener la paix au Burkina. « Au vu des atteintes constatées à la coexistence pacifique au niveau social, on peut valablement s’interroger si le Burkina Faso n’est pas devenu un pays socialement dysfonctionnel ».

C’est partant de cela qu’un groupe d’acteurs de la société civile et des partis politiques avec à sa tête Safiatou Lopez Zongo, présidente d’honneur du Cadre de concertation nationale des Organisations de la société civile et Présidente de l’Association pour la promotion de la démocratie et de la participation citoyenne (APDC), veut le bien-être  du Burkina.  En vue donc  de donner une impulsion décisive à la mise en œuvre d’un dialogue national au Burkina Faso  a mis en place un mouvement afin que la paix et la cohésion soit la chose la mieux partagée au Burkina.

Le Mouvement pour le plaidoyer du retour de la paix et la cohésion sociale du Burkina Faso (MPCRN) s’est donné pour crédo de réconcilier tous les Burkinabè afin que la cohésion sociale d’antan revienne. Et pour réussir cette mission, les membres de ce mouvement ont usé de l’approche neutre à travers la paix par l’exemple. Ainsi, tous les représentants des différentes sensibilités de la vie publique burkinabè ont été réunis afin de porter un message spécifique à tous les autres citoyens.

Par ailleurs, les responsables coutumiers, à savoir les chefs ‘’majeurs’’ des principaux groupes culturels du pays ont été rencontrés, ainsi que des figures de premier plan des principales religions. Des personnalités morales de diverses expériences ont aussi été rencontrées, en même temps que des groupes de citoyens dans plusieurs régions du pays. A toutes ces cibles, il a été demandé de se mettre en mouvement afin d’adresser une demande à la direction politique du pays afin qu’elle acte le dialogue national en proposant un agenda.

L’objectif du mouvement, selon ces premiers responsables, est que «   le dialogue national est la meilleure voie devant permettre de régler plusieurs dysfonctionnements en une seule occasion, à savoir, faire reprendre langue à plusieurs acteurs qui ont été séparés par des contradictions politiques et adopter des décisions par voie consensuelle pour répondre à plusieurs problématiques ». Le MPCRN s’est constitué en vue d’apporter un élan supplémentaire à tous les efforts déjà en cours. Il a adopté une démarche fondée sur l’exemple et la mobilisation des forces morales pour soutenir le plaidoyer et la demande de convocation du dialogue national par l’autorité compétente.

C’est pourquoi, des personnalités comme Monseigneur Anselme Titiama Sanon, le Mogho Naaba, le Naaba Kiiba du Yatenga, le Wogdnaaba, le chef des Bobo mandarè, les responsables des confessions religieuses,  l’ancien président Jean Baptiste Ouédraogo, le Premier ministre, Christophe Dabiré, le contrôleur général de l’ASCE-LC, Luc Marius Ibriga,  la majorité politique dont le du MPP, le Chef de file de l’opposition politique, Zéphirin Diabré, le monde syndical comme l’UAS, des autorités ivoiriennes, des OSC vivant en Côte d’Ivoire entre autres  ont été approchées afin de recueillir  leurs expertises, expériences et conseils  pour donner une chance à la réalisation de ce dialogue national. Et toutes ces personnalités ont apprécié la démarche du MPCRN et ont apporté leur soutien sans faille à cette initiative salvatrice qui vise la cohésion et la paix au Burkina Faso.

« Le présent opuscule ne se donne aucun caractère prescriptif ni normatif, il ne prétend qu’à tenter de servir de foyer d’initialisation et de justification des concertations et de la réflexion devant construire le Dialogue national. Ce dialogue est aussi conçu pour servir, dans le même temps, de contenant et de contenu à l’effort d’émancipation du peuple burkinabè de la contrainte observée en ce moment précis de l’histoire du Burkina Faso. Les faits y sont évoqués sans être traités et ne servent qu’à illustrer l’objectif final du projet », indique le rapport.

Par Losseni KABRE (collaborateur)

Compte rendu du Conseil des ministres du 14 avril 2021

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 14 avril 2021, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 13 H 15 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts de l’Office national d’identification (ONI). L’adoption de ce décret permet à l’ONI de se conformer aux dispositions du décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des établissements publics de l’Etat à caractère administratif (EPA).

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté trois (03) rapports. Le premier rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt conclu le 13 février 2021 à N’Djamena entre le Burkina Faso et le Fonds international de développement agricole (FIDA), pour le financement du Programme régional conjoint Sahel en réponse aux défis COVID-19 et aux changements climatiques. D’un montant global de 1 085 000 Euros, soit environ 711 713 000 FCFA, ce prêt est financé par le FIDA. Le programme s’exécutera en deux phases dont la première d’une durée de trois ans (2021-2023) couvrira les zones frontalières des régions du Sahel, de la Boucle du Mouhoun et du Nord, confrontées à des crises sécuritaires et à des défis environnementaux. Le deuxième rapport est relatif à un décret portant autorisation de prise de participation de la Loterie nationale burkinabè (LONAB) dans le capital social de la Banque Postale du Burkina Faso (BPBF).

L’adoption de ce décret permet à la LONAB de participer dans le capital social de la BPBF pour un montant d’un milliard deux cent millions (1 200 000 000) FCFA, soit 8% des parts sociales conformément aux dispositions de l’article 4 de la loi n°025/99/PRES/PM du 16 novembre 1999 portant règlementation générale des sociétés à capitaux publics. Le troisième rapport est relatif à la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat, exercice 2020 au 31 décembre. A cette date, sur une prévision annuelle de 2 108,35 milliards FCFA dans la loi de finances rectificative, le niveau global de mobilisation des ressources du budget de l’Etat se chiffre à 2 053,56 milliards FCFA, soit un taux de réalisation de 97,40% contre 92,05% en 2019. Pour les dépenses budgétaires, sur une prévision ajustée de crédits de paiement de 2 532,76 milliards FCFA, le taux d’exécution global des dépenses (base ordonnancement) s’établit à 95,74%, correspondant à un montant de 2 424,89 milliards FCFA. A la même période en 2019, ce niveau des dépenses ordonnancées était de 2 141,58 milliards FCFA sur des prévisions de 2 366,67 milliards FCFA. Au titre des soldes budgétaires, l’épargne et le solde global sont ressortis respectivement déficitaires de 43,08 milliards FCFA et de 500,47 milliards FCFA. Au titre de la gestion de la trésorerie, à fin décembre 2020, il a été décaissé 3 460,89 milliards FCFA contre des encaissements constatés de 3 407,79 milliards FCFA. Il se dégage ainsi un solde déficitaire de 53,10 milliards FCFA sous la période, entièrement couvert par les disponibilités antérieures qui s’élevaient à 76,04 milliards FCFA au 31 décembre 2019. Le Conseil a instruit les ministres chargés du dossier de prendre les mesures nécessaires pour une exécution du budget 2021, dans le respect des principes et bonnes pratiques budgétaires.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE, DES POSTES ET DE LA TRANSFORMATION DIGITALE

Le Conseil a adopté un décret portant autorisation de prise de participation dans le capital social de la Banque Postale du Burkina Faso (BPBF). Cette prise de participation dans le capital social de la Banque Postale du Burkina Faso permettra à LA POSTE BF d’élargir l’offre actuelle des services financiers postaux et d’améliorer l’inclusion financière des populations. L’adoption de ce décret permet la participation de LA POSTE BF à hauteur de 51% dans le capital social de la Banque Postale du Burkina Faso estimé à 15 000 000 000 F CFA. Ce décret permettra en outre à LA POSTE BF de prendre les dispositions diligentes nécessaires pour la création de la BPBF auprès de la Commission bancaire.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS ET DES LOISIRS

Le Conseil a adopté un rapport relatif à l’organisation de la 33ème édition du Tour cycliste international du Faso. Prévu pour se dérouler du 29 octobre au 07 novembre 2021, le Tour cycliste international du Faso comptera dix (10) étapes dont le lancement se fera à Banfora dans la Région des Cascades. Le Conseil a instruit les ministres chargés du dossier de prendre les dispositions sanitaires et sécuritaires pour une organisation réussie de ce grand rendez-vous sportif.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de la Santé a informé le Conseil de l’inauguration du Centre de radiothérapie de Bogodogo, le vendredi 09 avril 2021. Ce Centre de radiothérapie qui a une capacité de traiter 1 500 patients atteints du cancer par an est le fruit de la coopération entre le Burkina Faso et le Qatar. Le Président du Faso qui a présidé la cérémonie d’inauguration a invité la population à adhérer aux campagnes de dépistage du cancer pour une prise en charge précoce et efficace. Il a engagé le gouvernement au bon fonctionnement de ce centre de soins et à son accessibilité par toutes les couches sociales.

II.2. Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat a informé le Conseil des préparatifs de la troisième édition du Salon international du coton et du textile (SICOT). Cette troisième édition du SICOT se tiendra les 27 et 28 janvier 2022 à Koudougou sous le thème « Transformation locale du coton : quels modèles d’industrialisation pour l’Afrique dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ».

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

  1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Pour le compte de l’Autorité supérieure du contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) : Sont nommées Membres du Conseil d’orientation les personnes dont les noms suivent : – Monsieur Idrissa SAVADOGO, Expert-comptable ; – Madame Marie Béatrice TASSIMBEDO/TAPSOBA, Inspecteur du trésor ; – Monsieur Christophe COMPAORE, Magistrat.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

Monsieur Harouna BAMBARA, Mle 24 495 Z, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur de la prévention et du partenariat.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Madame Anique Rosemonde Stéphanie BENON/ZOUNGRANA, Mle 109 901 K, Juriste, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Chef de département études et conseil à l’Agence judiciaire de l’Etat ;

Madame Valérie ZERBO/SAWADOGO, Mle 111 096 F, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Chef de département du contentieux administratif à l’Agence judiciaire de l’Etat ;

Monsieur Nazankidemba Landry YAMEOGO, Mle 111 097 D, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 7 ème échelon, est nommé Chef de département recouvrement et règlement à l’Agence judiciaire de l’Etat ;

Monsieur Soumaïla NYAMBA, Mle 208 026 B, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6 ème échelon, est nommé Chef de département du contentieux judiciaire à l’Agence judiciaire de l’Etat ;

Monsieur Ambèterfa Nicolas SOME, Mle 53 637 D, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts du Boulgou ;

Monsieur Abdoulaye GUIRA, Mle 272 850 W, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts de la Comoé ;

Monsieur Sassan KAMBOU, Mle 59 875 Z, Inspecteur des impôts, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts du Ganzourgou ;

Monsieur Aziz DIALLO, Mle 294 349 S, Inspecteur des impôts, 1 ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts de la Gnagna ;

 Monsieur Yassia SAWADOGO, Mle 334 193 M, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts du Noumbiel ;

Monsieur Abdoulaye KABRE, Mle 272 852 K, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts du Poni ;

Monsieur Moïse TOE, Mle 54 669 A, Inspecteur des impôts, 1 ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts du Sanmatenga ;

 Monsieur Idrissa NIKIEMA, Mle 46 273 N, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts du Sanguié ;

Monsieur Mahamadi SAWADOGO, Mle 245 142 H, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts de la Sissili ;

Monsieur Emmanuel MADIEGA, Mle 220 224 J, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial des impôts du Sourou ;

Monsieur Arnaud KOUSSOUBE, Mle 334 241 C, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial des impôts de la Tapoa.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Monsieur Hervé YAOGO, Mle 216 159 V, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Monsieur Hamidou OUEDRAOGO, Mle 247 155 N, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1 ère classe, 4 ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines ;

Monsieur Zakaya RAMDE, Mle 231 92 73 M, Chef de service appui aux jeunes et femmes d’affaires de la CCI-BF, 1 ère classe, 5 ème échelon, est nommé Directeur de la gestion prévisionnelle des emplois et des effectifs.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT

Monsieur Tikiene ROAMBA, Mle 92 950 N, Administrateur du cinéma et de l’audiovisuel, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur régional de la Communication et des relations avec le Parlement du Plateau-Central ;

Madame Eve Carol Mariam Raissa YAMWEMBA, Mle 229 238 S, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 2ème échelon, est nommée Directrice régionale de la Communication et des relations avec le Parlement du Centre-Ouest ;

Monsieur Moussa TAMBOURA, Mle 239 280 M, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1 ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur régional de la Communication et des relations avec le Parlement du Centre-Sud ;

Monsieur Abou Hanifatou SANA, Mle 235 379 N, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de la Communication et des relations avec le Parlement du Centre ;

Monsieur Wenceslas Anselme Wend-Kouni YONI, Mle 23 24 012 H, Communicateur, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de la Communication et des relations avec le Parlement du Centre-Nord.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES AMENAGEMENTS HYDRO-AGRICOLES ET DE LA MECANISATION

Monsieur Relwendé Marc OUEDRAOGO, Mle 254 857 Z, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Secrétaire exécutif de la Journée nationale du paysan.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Monsieur Idrissa NIGNAN, Mle 27 192 J, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;

Monsieur Dofihouyan YE, Mle 33 957 Y, Ingénieur du génie rural, 1 ère classe, 11ème échelon, est nommé cumulativement Directeur général de l’assainissement et Responsable du Programme budgétaire « Assainissement » ;

Monsieur Seydou SANA, Mle 83 979 H, Ingénieur du génie rural, 1 ère classe, 10ème échelon, est nommé cumulativement Directeur général de l’eau potable et Responsable du Programme budgétaire « Eau potable » ;

Madame William Marie Théodora ZONGO/NIKIEMA, Mle 59 642 N, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10ème échelon, est nommée Directrice de l’administration des finances ;

Monsieur Nicodème OUEDRAOGO, Mle 208 068 W, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics.

AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Monsieur Alfred KABORE, Mle 37 753 V, Conseiller pédagogique itinérant, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

Monsieur Adama OUEDRAOGO, Mle 990 018, Gestionnaire comptable, est nommé Conseiller technique ;

Monsieur Daouda ZONGO, Mle 231 07 18 Z, Gestionnaire comptable, hors catégorie, 19ème échelon, est nommé Directeur général du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B).

AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

Monsieur Mathias TIAHO, Mle 235 929 L, Inspecteur du trésor, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances ;

Monsieur Abdel Wahab SAWADOGO, Mle 33 783 G, Agronome spécialisé en management de la qualité, sécurité, 1 ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur régional des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière du Sahel.

AU TITRE DU MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Monsieur Zougnoma Roger TAPSOBA, Mle 113 379 W, Conseiller d’élevage, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur provincial des Ressources animales et halieutiques du Ioba ;

Monsieur Gildas Jean Noël BAYALA, Mle 88 484 K, Conseiller d’élevage et de santé animale, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial des Ressources animales et halieutiques du Koulpelogo ;

Monsieur Yaya TABOURE, Mle 209 894 Z, Ingénieur d’élevage, 1 ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial des Ressources animales et halieutiques de l’Oudalan ;

Monsieur Samir BA, Mle 115 807 W, Ingénieur d’élevage, 1 ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial des Ressources animales et halieutiques du Soum ;

Monsieur Rahmani YOUGBARE, Mle 217 493 S, Conseiller d’élevage, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial des Ressources animales et halieutiques du Yatenga.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE, DE LA PROMOTION DE L’ENTREPRENEURIAT ET DE L’EMPLOI

Monsieur Vincent NIAMOU, Mle 211 766 A, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

Monsieur Brahima SANOU, Mle 235 923 P, Inspecteur du trésor, 1 ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur financier et comptable du Fonds d’appui aux initiatives des jeunes (FAIJ) ;

Monsieur Alban SAWADOGO, Mle 91 671 E, Administrateur des services financiers, 1 ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Agence nationale de la formation professionnelle (ANFP) ;

Monsieur Macaire PARKOUDA, Mle 220 341 F, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1 ère classe, 3 ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi du Boulgou ;

Monsieur Yohobi TAPSOBA, Mle 237 955 T, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1 ère classe, 2 ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi de l’Oubritenga ;

Monsieur Marcel ZONGO, Mle 97 595 D, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1 ère classe, 3 ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi de la Boucle du Mouhoun ;

Madame Pêg-wendé Apolline Marie Rolande BALKOUMA, Mle 324 698 N, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1 ère classe, 2 ème échelon, est nommée Directrice provinciale de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi du Boulkiemdé ;

Monsieur Brahima OUEDRAOGO, Mle 258 073 K, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1 ère classe, 3 ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi du Yatenga ;

Monsieur Kusavie Crépin SOMDA, Mle 210 951 E, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1 ère classe, 5 ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi du Houet ;

Monsieur Boubakar OUEDRAOGO, Mle 324 134 C, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1 ère classe, 2 ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi du Gourma ;

Monsieur Abdoulaye SANOGO, Mle 304 383 C, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1 ère classe, 2 ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi de la Gnagna ;

Monsieur Moussa OUATTARA, Mle 246 630 K, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1 ère classe, 1 er échelon, est nommé Directeur provincial de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi de la Tapoa ;

Monsieur Jean-Baptiste OUIYA, Mle 304 359 S, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1 ère classe, 3 ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi de la Kompienga ;

Monsieur Koudraogo BOUGMA, Mle 211 781 U, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1 ère classe, 4 ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi de la Komondjari ;

Madame Mamounata OUEDRAOGO/KIEMTORE, Mle 304 365 D, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1 ère classe, 2 ème échelon, est nommée Directrice provinciale de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi du Kadiogo.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT ET DE LA VILLE

Monsieur Boureima THIOMBIANO, Administrateur des entreprises et sociologue, est nommé Directeur général du Centre de gestion des cités (CEGECI).

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs et d’un Président aux Conseils d’administration : – du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation ; – du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B) au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement ; – de la société des plastiques du Faso (FASOPLAST) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ; – de l’Agence de conseil et de maîtrise d’ouvrage délégué en bâtiment et aménagement urbain (ACOMOD-BURKINA) au titre du ministère de l’Urbanisme, de l’habitat et de la ville.

  1. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES PARTENAIRES TECHNIQUES ET FINANCIERS

Monsieur Antoine Paul Arnaud BRICOUT, Fonctionnaire du ministère français de l’Europe et des affaires étrangères en remplacement de Monsieur LEROUX Yannick Yves.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL

Monsieur Ardiouma COULIBALY, Economiste.

  1. MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Kassoum Kouiliga SIMPORE, Secrétaire général national de l’Organisation des transporteurs routiers du Faso (OTRAF), Administrateur représentant les transporteurs au Conseil d’administration du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B) pour un premier mandat de trois (03) ans en remplacement de Monsieur Issouf MAIGA.

  1. MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Boubié Séraphin BADOLO, Mle 111 308 W, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de la société des plastiques du Faso (FASOPLAST) pour un premier mandat de trois (03) ans en remplacement de Monsieur Marcel OUEDRAOGO.

  1. MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT ET DE LA VILLE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Kobié NEBIE, Mle 280 440 S, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de l’Agence de conseil et de maîtrise d’ouvrage délégué en bâtiment et aménagement urbain (ACOMOD-BURKINA) pour un premier mandat de trois (03) ans pour compter du 30 mars 2021.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement

Ousséni TAMBOURA, Officier de l’Ordre de l’Etalon

Insécurité à l’Est: un terroriste abattu par les FDS

Une patrouille du détachement militaire de Mansila, dans la province du Yagha, a été attaquée par des individus armés le 13 avril, non loin de la localité de Kossi, selon nos informations. La riposte des FDS a permis de récupérer du matériel de communication et divers autres matériels. Cette patrouille s’inscrit dans le cadre de plusieurs activités entrant dans le cadre de la sécurisation du territoire national dans la semaine du 12 au 18 avril 2021.

Une opération coordonnée des forces terrestres et aériennes a permis de démanteler une base terroriste aux encablures de Ougarou, située dans la province du Gourma, le 14 avril. Le matériel récupéré est constitué, entre autres, d’armement, des munitions, des moyens roulants, de matériels de communication, de vivres, de matériels de couchage et de carburant. Un terroriste a été également neutralisé au cours de cette opération qui n’enregistre aucune perte  du côté des FDS.

Par Maxime Yempabou THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Mise en œuvre arrêté portant interdiction consommation chicha : les différents acteurs en concertation

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Le Maire de la Commune de Ouagadougou, Armand Roland Pierre Béouindé a pris le 6 avril 2021, un arrêté portant interdiction de la consommation de chicha dans la capitale Burkinabè. Et pour la mise en œuvre pratique de cet arrêté, il a eu ce 13 avril, une séance de travail avec les différents acteurs. Il s’agit des services techniques, des Forces de Défense et de Sécurité, des Maires d’arrondissements et des Coordinations des Associations de la commune de Ouagadougou.

                                                            Les différents acteurs lors de la rencontre

Les échanges ont permis aux différents acteurs de convenir d’une stratégie et des actions à mettre en œuvre dans la lutte contre la consommation de la chicha dans les débits de boissons, les lieux publics, clos ou non. Des opérations seront menées dans les jours à venir à cet effet.

DCRP/CO

Marché bétail Ouagarinter : Concertation autour du déménagement

Les commerçants du marché de bétail de Ouagarinter auront désormais leur site propre à Lanoag-yiri dans l’arrondissement N°11. En prélude à cette délocalisation, le maire de la ville de Ouagadougou Armand Roland Pierre Béouindé, entouré de ses services techniques, a rencontré ce 12 avril, les responsables des vendeurs de bétail.

                                               Le maire Armand Roland Pierre Béouindé a présidé la rencontre

Les échanges ont permis de converger les points de vue et de faire des propositions pour réussir l’occupation prochaine du nouveau site du marché de bétail. Au regard de l’importance de ce projet dans le tissu économique et dans l’intention d’impliquer l’ensemble des acteurs, le premier responsable de la ville a invité ces derniers à se concerter afin de proposer une feuille de route de l’occupation du site.

DCRP/CO

Arrondissement 1 Ouaga : La police municipale détruit une dizaine de boutiques

La Police Municipale de la Commune de Ouagadougou a procédé ce 9 avril à la démolition d’une infrastructure comportant une dizaine de boutiques à l’arrondissement N°1. Il s’agit en effet d’une infrastructure qui a été construite non seulement sans autorisation mais aussi à la limite de la servitude du canal du Mogho Naaba. L’infrastructure est aussi sur un espace hors lotissement.

                             Lors des fouilles, la police municipale a découvert plusieurs cartons de dynamites

Cette démolition totale de l’infrastructure a été faite après plusieurs mises en demeure qui sont restées sans suite. Et les fouilles dans les magasins ont permis de saisir des marchandises diverses et des cartons de dynamite.

DCRP/CO

Commune de Ouaga : Le maire interdit la consommation de Chicha

C’était annoncé et attendu depuis des mois. C’est désormais officiel. La consommation de Chicha est désormais interdite sur toute l’étendue de la commune de Ouagadougou. Le maire Armand Roland Pierre Béouindé a pris un arrêté dans ce sens qui a été rendu public ce 6 avril 2021.

Voici ledit arrêté dont nous avons eu copie

ARRETE PORTANT INTERDICTION DE LA CONSOMMATION DE CHICHA –

Considérant que la prolifération des bars à chicha emporte trafic de stupéfiants, proxénétisme, prostitution, racolage, et constitue une entrave à la promotion de l’hygiène publique ;

ARRETE

Article 1 : La consommation de la chicha dans la commune de Ouagadougou dans les lieux publics, clos ou non, est interdite.

Article 2 : Tout responsable de débit de boissons et autres établissements recevant du   public est tenu d’y afficher de façon apparente l’interdiction de consommer la chicha.

Il doit  également veiller au respect strict du présent arrêté sous peine de fermeture de son établissement ou de retrait de l’autorisation d’ouverture dudit débit de boissons.

Article 3 les coordinations  communales d’associations sont invitées à la veille citoyenne dans les quartiers et secteurs de leurs arrondissements respectifs.

Article 4 : Tout contrevenant aux termes du présent arrêté s’expose au paiement d’amendes sans préjudice des poursuites pénales conformément aux textes en vigueur.

Article 5 : Les maires d’arrondissement, le Secrétaire général de la mairie de Ouagadougou, le Directeur Régional de la Police Nationale du Centre, le Commandant du Groupement de Gendarmerie Départementale de Ouagadougou sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’application du présent arrêté.

Article 6 : Le présent arrêté prend effet pour compter de sa date de signature et sera enregistré, publié et communiqué partout où besoin sera.

                     Ouagadougou, le 06 /04 / 2021

Régions du Centre-Sud et de l’Ouest : Drogue, explosifs et médicaments contrefaits saisis par la Douane

La Brigade Mobile des Douanes de Manga, dans la région du Centre-Sud, a mené avec efficacité une opération de lutte contre l’introduction de diverses marchandises par contrebande sur notre territoire. En effet, le mercredi 31 mars 2021, aux environs de 23h, le Chef de Brigade, l’Inspecteur Central des Douanes Lucien Naré et son équipe a pu, au cours d’un service de campagne, stopper une colonne de contrebandiers lourdement chargés de diverses marchandises à destination de la ville de Ouagadougou. L’embuscade tendue en pleine nuit et en pleine brousse, a permis à l’équipe de saisir, non sans difficultés, des motos et leurs chargements.

La saisie se décompose comme suit :

– Neuf (09) motos hommes de marque APSONIC d’une valeur de quatre millions cinq cent mille (4.500.000) francs CFA ;

– Quarante-deux (42) cartons contenant chacun cinquante (50) cartouches de cigarettes marques « BON & TIME » d’une valeur de cinq millions six cent soixante-dix mille (5.670.000) francs CFA ;

– Cent quatre-vingt-seize (196) unités de pneus pour vélo d’une valeur de quatre cent quatre-vingt-dix mille (490.000) francs CFA ;

– Soixante-dix-huit (78) colis de matières explosives dont des cordeaux détonateurs, de la dynamite, des têtes explosives d’un poids de sept cent cinquante (750) kilogrammes et d’une valeur de huit millions six cent mille (8.600.000) francs CFA ;

– Cent quatre-vingt-sept (187) colis de produits pharmaceutiques de contrefaçon en comprimés et solutions injectables (Penifort injectable, Diclofénac, Venegra, Colditabt, 3 days hip hip, Réserpine, Vitamine C effervescent, CAC 1000, Paracétamol, …) d’un poids de deux mille dix-huit (2018) kilogrammes et d’une Valeur estimée à six millions huit cent quinze mille (6.815.000) francs CFA.

En somme, la valeur des marchandises saisies au cours de cette opération est estimée à vingt-six millions soixante-quinze mille (26.075.000) francs CFA.

Il importe de relever que grâce à un renfort d’agents des douanes venus de la Brigade Mobile et surtout d’agents de police venus soutenir leurs frères d’armes sur les lieux de l’opération, la résistance des fraudeurs a pu être contenue et les marchandises ont pu être sécurisées et acheminées à la Brigade.

Aussi, dans la Région des Douanes de l’Ouest, la Brigade Mobile des Douanes de Bobo-Dioulasso, sous la direction de l’Inspecteur Principal des Douanes Téghawendé Macaire Yaméogo, a, au cours de la nuit du mardi 30 au mercredi 31 mars 2021, opéré une saisie d’une (01) moto homme et six (06) vélos lourdement chargés de quatorze (14) colis de cannabis d’un poids total de six cent soixante-cinq (665) kilogrammes ; soit une saisie d’une valeur estimée à soixante-sept millions quatre-vingt-dix mille (67 090 000) francs CFA.

Le Directeur Général des Douanes félicite la Directrice Régionale des Douanes du Centre-Sud, l’Inspectrice Divisionnaire des Douanes Pulchérie Dommèkilè Dabiré/Somda et le Directeur Régional des Douanes de l’Ouest , l’inspecteur divisionnaire des douanes Nab Alexis DABIRE pour ces résultats fort appréciables, fruits de leurs leaderships et de l’engagement des agents des offices ci-dessus cités dans la lutte contre la fraude et le trafic des stupéfiants.

Par ailleurs, le Directeur Général des Douanes salue l’esprit de collaboration entre forces paramilitaires dans la Région du Centre-Sud et encourage toutes les forces de défense et de sécurité à travailler en tandem pour le succès des missions à elles confiées.

Enfin, le Directeur Général des Douanes invite la population à accompagner les agents des douanes dans cette lutte et à dénoncer tout cas de fraude ou de trafic illicite auprès des services des douanes les plus proches.

SCRP-DGD

Bonheurville/Ouaga : 2 morts dans l’effondrement d’un immeuble

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L’effondrement de la dalle d’une maison en construction dans l’arrondissement 6 de Ouagadougou, notamment au quartier Bonheurville, a provoqué la mort de deux personnes, dans la matinée du samedi 3 avril 2021. Les victimes ont été sorties des décombres grâce aux sapeurs-pompiers.

Deux personnes mortes, englouties par les décombres. C’est le bilan de l’effondrement de la dalle d’une maison en construction soutenue par deux ‘’chétifs’’ poteaux dans l’arrondissement 6 de Ouagadougou, notamment au quartier Bonheurville. Les victimes sont deux manœuvres qui s’attelaient aux tâches à eux confiée.

 Alertés par les riverains, les sapeurs-pompiers ont pu retirer les  deux corps méconnaissables des décombres. Face à ce qu’ils qualifient de négligence, les riverains, sous l’effet de la colère, menaçaient démolir tout le bâtiment qu’ils jugent mal construit.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Protection données personnelles : La CIL remet ses rapports 2018 et 2019 au Conseil constitutionnel

La Commission de l’informatique et des libertés (CIL) a remis officiellement ses rapports annuels des années 2018 et 2019 au président du Conseil constitutionnel, Kassoum Kambou, le vendredi 2 avril 2021. Ces deux rapports rendent comptent des activités menées par la CIL en 2018 et en 2019.

Dans les deux rapports remis au président du Conseil constitutionnel, la Commission de l’informatique et des libertés (CIL) fait le point des activités menées en 2018 et en 2019. Il s’agit des activités d’informations et de sensibilisation des populations sur la culture de la protection des données à caractère personnel et des activités de contrôle du traitement des données à caractère personnel par les structures qui les collectent. La CIL fait également le point de la gestion des plaintes des victimes d’actes cybercriminels ainsi  que sur la veille juridique et technologique. Par ailleurs, les deux rapports font état du pilotage et du soutien apportés par l’institution à d’autres entités.

             La présidente de la CIL Marguerite Ouédraogo/Bonané remet les rapports au président Kassoum Kambou

La présidente de la CIL, Marguerite Ouédraogo/Bonané, note que l’institution rencontre quelques difficultés dans l’exercice de ses missions. « La difficulté majeure dans la gestion des données à caractère personnel se situe dans la difficulté à pouvoir sensibiliser toute la population burkinabè. Nous avons un programme de communication qui nous permet de passer par les médias pour véhiculer nos messages. Cependant, pour atteindre un citoyen qui se trouve dans certaines localités, cela s’avère très difficile et nous mettons les moyens pour y remédier », a-t-elle confessé.

                                      La cérémonie a été immortalisée à travers cette photo de famille

Pour sa part, le président du Conseil constitutionnel, Kassoum Kambou, a salué et reconnu le travail indispensable de cette institution dans un monde envahi par les nouvelles technologies. C’est pourquoi il a encouragé l’équipe de la CIL à poursuivre sa dynamique. Faut-il le rappeler, ces rapports seront analysés et rendus publics.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

Légendes

1.La présidente de la CIL remettant les rapports au président du Conseil constitutionnel

2.Photo de famille à l’issue de la cérémonie

Vaccins contre la COVID19 : Le processus d’acquisition est avancé

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a présidé la 8e session du comité national de la COVID-19, le jeudi 1er avril 2021,  à Ouagadougou. Il était question de faire le point sur l’avancée de la riposte de la pandémie.

La 8e session du Comité national de gestion de la Covid-19 a permis d’examiner plusieurs points, notamment l’avancée de la riposte contre la maladie. Les questions de la réouverture des frontières et le  processus d’acquisition des vaccins contre la pandémie au Burkina Faso ont également été au menu des échanges. A en croire le ministre de la Santé, Charlemagne Ouédraogo, le processus  d’acquisition du vaccin contre la COVID 19 est bien avancé. Il a fait savoir que le ministère de la Santé est dans une démarche progressive et attend  que le gouvernement prenne  les meilleures décisions.

                                            Le comité national de gestion de la COVID-19 lors de sa 8e session 

Quid de la réouverture des frontières

Concernant la fermeture des frontières, il a indiqué que Le comité se soumettra à la décision des chefs d’Etat. « Le comité s’en remettra donc à la décision des chefs d’Etat  pour qu’il y ait une coordination dans  l’ouverture des frontières  pour permettre à chaque pays de mettre en place un dispositif sanitaire afin d’assurer le contrôle sanitaire au point de frontières », a confié le ministre de la Santé. Il a rassuré que les instructions du Premier ministre, Christophe Marie Dabiré, ont été prises en compte pour poursuivre la mise en œuvre des recommandations de cette session pour une meilleure coordination des activités dans le cadre de la riposte contre la COVID-19.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Réformes du ministère de la Fonction publique : Le Consul honoraire de Monaco félicite le ministre Séni Ouédraogo

Le Consul honoraire de Monaco au Burkina, M. Seydou Diakité, a rendu une visite de courtoisie au ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Pr Séni Mahamadou Ouédraogo, ce jeudi 18 mars 2021, pour s’imprégner des réformes engagées au sein de son département. Après les échanges entre les deux personnalités, l’hôte du jour a ensuite visité les différents compartiments du nouveau bâtiment de la réforme à Ouagadougou.

                             Le Consul honoraire de Monaco, Seydou Diakité signant le Livre d’or

A la fin de sa visite, M. Diakité s’est dit émerveillé par ce qu’il a constaté comme transformation du cadre de travail dans le but d’atteindre des résultats. « Une visite inspirée au cabinet du ministre Ouédraogo m’a permis de me rendre compte de l’efficacité et l’intelligence du Maître des lieux. Son organisation mérite notre respect. Dit-on : « il n’y a pas de vent favorable pour celui qui n’a pas de vision”. Bravo M. le Ministre, bravo à vos équipes », a inscrit monsieur le Consul honoraire de Monaco dans le Livre d’or du Ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale.

DCPM/MFPTPS

Vente illicite de parcelles : Un réseau de faussaires dans les filets de police nationale

Dans un monde en perpétuelle mutation, où les technologies de l’information et de la communication sont en plein essor, les malfrats ne manquent pas d’inspiration pour troubler la quiétude des honnêtes citoyens. Et la Police Nationale, dont l’une des principales missions est la protection des personnes et de leurs biens, veille au grain et ne ménage aucun effort pour traquer ces délinquants pour une cité paisible.

Dans cette dynamique, le Commissariat de police de l’Arrondissement de Sig-Noghin vient de mettre fin au parcours d’un réseau de faussaires, spécialisés dans la vente illicite de parcelles. Ledit réseau opérait dans plusieurs arrondissements de la ville de Ouagadougou, notamment les arrondissements 03, 08 et 09. Ces derniers commençaient d’abord par un repérage des parcelles non mises en valeur.

                                                                      Un aperçu de la prise de la police nationale

 Ensuite, grâce à l’outil informatique, ils arrivaient à établir plusieurs types de faux documents, tels des documents de parcelles, avant de procéder à leur vente.

Les investigations menées, en collaboration avec la population, ont permis de mettre aux arrêts dix (10) présumés délinquants. Les enquêteurs ont pu saisir entre leurs mains près de six cent (600) documents composés, entre autres, de faux extraits de naissance et de cartes d’identité, de cachets contrefaits, de faux timbres, d’attestations et fiches d’attribution de parcelles, de dossiers de mutation de parcelles, d’imprimés de plan cadastral. Deux (02) ordinateurs portables, une (01) photocopieuse et un scanner font également partie du butin saisi.

La Police Nationale renouvelle sa reconnaissance à l’ensemble des populations qui œuvrent à ses côtés pour combattre l’insécurité. Elle les invite à dénoncer tout cas suspect aux numéros verts mis à leur disposition : 17, 16 et 1010.

Service communication police nationale

Bureau des Douanes Ouessa : Saisie record de près 3 tonnes de chanvre indien

La Direction Régionale des Douanes du Sud-Ouest (DRSO) enregistre sa deuxième et la plus grande saisie de drogue depuis le début de cette année. Après la saisie du Poste des Douanes de Nako le 11 mars 2021, c’est le tour du Bureau des Douanes de Ouessa situé dans la même région, à la frontière entre le Burkina et le Ghana, de réaliser une saisie de 2 846 kgs de chanvre indien conditionné dans des sacs et sous forme de plaquettes. Des amphétamines composées de tramadol et de diazépam d’un poids estimé à 1kg ont également été saisies ; une saisie record depuis le 1er janvier 2021.

En effet, suite au contrôle d’un véhicule d’immatriculation étrangère, les agents des douanes ont constaté qu’il avait sur son plateau un container de quarante pieds apparemment vide mais suspect. Le conducteur interpelé feint de ne rien transporter et invite même les agents à poursuivre les recherches s’ils ne sont pas convaincus. Cette stratégie dont le but était de dissuader les agents de poursuivre le contrôle s’avère payant mais en sa défaveur, puisque les agents déterminés à aller jusqu’au bout, découvrent un espace spécialement aménagé au fonds du conteneur dans lequel étaient logés du chanvre indien et des amphétamines. Cette cavité qui n’est accessible qu’à partir du toit, était pratiquement difficile à déceler, n’eussent été le dévouement et la vigilance des agents.

La valeur de toute la saisie est estimée à deux cent quatre-vingt-quatre millions six cent quinze mille (284 615 000) francs CFA. Le Directeur Général des Douanes félicite le Directeur Régional des Douanes du Sud-Ouest, l’Inspecteur Divisionnaire des Douanes Éric Franck Joël OUEDRAOGO, le Chef de Bureau des Douanes de Ouessa, l’Inspecteur Central des Douanes Simon TINGUERI et l’ensemble des agents de cet office pour cet exploit.

Le Directeur Général des Douanes réitère son invitation à l’endroit de la population, à bien vouloir dénoncer tout acte ou fait de contrebande ou de trafic illicite de marchandise aux services des douanes les plus proches.

SCRP-DGD

Réconciliation nationale : Le CRARP veut apporter sa pierre

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Le Comité de réflexion et d’action pour la réconciliation et la paix (CRARP) a animé une conférence de presse Le samedi 20 mars 2021 à Ouagadougou. Au cours de cette rencontre avec les hommes de médias, ledit comité a dévoilé l’objectif principal qu’il s’est donné et les moyens à utiliser pour l’atteindre.

Réélu à l’issue du double scrutin du 29 novembre 2020, le président Roch Marc Kaboré , a très vite entrepris une mission qui est de réconcilier les fils et filles du pays, pilier principal pour le développement d’un pays. Pour cela, l’ex chef de file de l’opposition Zephirin Diabré a été désigné pour conduire la mission. Si pour certains, cette initiative n’est point nécessaire, d’autres trouvent qu’elle doit bénéficier du soutien de tous. Le Comité de réflexion et d’action pour la réconciliation et la paix (CRARP) serait du deuxième groupe d’opinion. En effet, au cours de sa première conférence de presse tenue à Ouagadougou, le comité s’est montré engagé à faire de la réconciliation nationale son objectif principal. Pour Moussa Zerbo, membre du comité, le ministre en charge de la question ne peut, seul, relever le défi. Il faut, dit-il, le concours de tous. « Certains diront que notre comité est de trop. Loin de là, c’est une association qui vient appuyer la marche vers le bien être de tous », relève-t-il.

Pour obtenir un Burkina Faso réuni et de cohésion sociale, le CRARP compte mener plusieurs activités. Il souhaite entre autres, promouvoir la réconciliation nationale auprès des autorités politiques, coutumières et religieuses, donner une assise populaire à la question à travers une stratégie de communication. « Nous allons pour réaliser cela, rencontrer les associations des victimes, organiser des activités socio-culturelles et sportives en vue de promouvoir la question de la réconciliation nationale et lui donner un caractère populaire, faire en sorte que la jeunesse s’approprie la question de la réconciliation, organiser un cross populaire sur la réconciliation nationale et bien d’autres événements », ajoute le porte-parole du comité, Alpha Yago. Pour lui, la question de la réconciliation contrairement à ce que certains pensent, n’est pas une question liée à un individu, un groupe d’individus encore moins à un parti. « C’est une question d’intérêt national. Un pays unis, dans lequel les populations vivent en bonne intelligence, est un pays promis à un bel avenir. Par conséquent, nous devons tous être des messagers de la réconciliation », poursuit-il

Conscient des enjeux de la question, le comité affirme que ce n’est pas une porte ouverte à l’impunité. « Ce ne sont pas des arrangements qui seront faits. Il faut d’abord la vérité, la justice et enfin la réconciliation », déclare Moussa Zerbo. Il invite par ailleurs les fils et filles du Burkina Faso à apporter leur contributions afin que le pays puisse retrouver son bonheur d’antan.

Par Théophile BAYALA 

Traffic de drogue : Près de 400 kg de chanvre indien saisis

La Direction régionale des douanes de l’Ouest a mis fin au trafic de stupéfiants de deux (02) dealers. C’est ce qu’a annoncé, jeudi 18 mars 2021, sur sa page Facebook la direction générale de la douane qui fait savoir qu’une grosse saisie de chanvre indien a été opérée à l’Ouest du pays.

C’est sur renseignement que le chef de la Brigade mobile des douanes de Bobo Dioulasso, l’Inspecteur principal des douanes Téghawendé Macaire Yaméogo a déployé dans la nuit du mercredi 10 mars 2021 une équipe sur les lieux qui a procédé à la mise en œuvre d’une embuscade. « A l’arrivée du présumé trafiquant, face au refus d’obtempérer, les agents ont mené efficacement une attaque qui a permis de saisir une motocyclette homme de marque HAOJUE et son chargement constitué de 210kgs de chanvre indien. La saisie est évaluée à vingt et un millions cinq cent mille (21 500 000) francs CFA », précise le communiqué. Dans la même région, quelques jours après, le Bureau des douanes de Koloko, sous la houlette de l’Inspecteur principal des douanes Mamadou Sanou et son équipe, a, sur information, procédé à la mise en œuvre d’un plan d’attaque qui lui a permis de saisir 180 kgs de chanvre indien. « Cette saisie opérée le 15 mars 2021 à 21 heures est évaluée à dix-huit millions (18 000 000) de francs CFA », indique la direction générale des gabelous. Ces saisies, faut-il le répéter, contribuent à lutter contre l’insécurité dont l’un des principaux vecteurs est la drogue. Elles participent également à la préservation de la santé des citoyens en général et celle de la frange jeune en particulier.

Par Jérémie Sidwaya YAMEOGO (www.burkinanews.info)

Réformes des examens et concours : Pas de suppression du second tour au BAC et au BEPC 2021

Les ministres Alkassoum Maïga de l’Enseignement supérieur et Stanislas Ouaro de l’Education nationale étaient les invités du point de presse du gouvernement, ce jeudi 18 mars. Les échanges avec la presse ont porté essentiellement sur les réformes des examens et concours.

Il y a quelques jours, des élèves ont manifesté à Ouagadougou et à Fada N’Gourma contre les réformes des examens dénonçant une probable suppression du second tour au BAC et au BEPC. Ce jeudi, les ministres Alkassoum Maïga et Stanislas Ouaro ont expliqué, lors du point de presse du gouvernement, les réformes en cours.

« Pour l’année 2021, je rassure l’ensemble de la communauté éducative que les seconds tours des examens du BEPC et du BAC ne sont pas supprimés, contrairement à une certaine rumeur qui circule », foi du ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales. Aussi, Pr Stanislas Ouaro explique que l’organisation des examens et concours du CEP, du CAP, du BEP et du BEPC avant 2016 relevait de plusieurs ministères. Toute chose qui n’aura pas permis à ces entités de travailler en parfaite cohérence, en symbiose.

          Le ministre Ouaro était assisté de son homologue de l’enseignement supérieur, Alkassoum Maïga

« Les réformes organisationnelles qu’a connu le MENAPLN imposaient la relecture des textes règlementaires des examens et concours scolaires que sont les projets de décret portant l’organisation de l’examen du CEP, du BEPC, du BEP, du CAP, l’institution des concours scolaires », assure le ministre de l’Education nationale.

Du contenu des réformes

Ainsi désormais, les présidents de jury sont tenus de transmettre à la fin de la session tous les documents afférents à l’examen au chef de circonscription d’éducation de base (CCEB). « Cette innovation tient compte de la nouvelle configuration des CEB qui fait que les présidents de jury ne sont plus que des CCEB. D’où la nécessité de demander à tous les présidents de jury de transmettre à la fin de la session au CCEB tous les documents y afférents », explique-t-il.

Pour ce qui concerne le BEPC, Pr Ouaro indique que l’organisation de l’examen sera désormais assurée par les directions provinciales au détriment des directions régionales. Par ailleurs, il y aura une commission d’EPS en lieu et place de jurys pour l’administration des épreuves d’EPS et la dispense aux épreuves physiques et sportives qui est désormais accordée par décision du directeur provincial. Pour ce faire, le candidat devra formuler une demande à laquelle est joint le certificat médical délivré par les services compétents. Stanislas Ouaro explique que la suppression des deux sujets au choix en histoire-géographie et en sciences de la vie et de la terre répond à des motivations d’ordre pédagogique. « Les épreuves de l’examen du BEPC sont utilisées à la fois pour les examens et les concours qui y sont rattachés, à savoir l’entrée en seconde, l’entrée en première année du BEP, première année du BAC Pro, la sélection pour les lycées scientifiques… », dit-il.

Les sujets au choix contraires au principe d’équité

« Les principes pédagogiques imposent que tous les candidats soient soumis aux mêmes épreuves pour les besoins d’équité et de comparabilité des résultats. Les deux sujets au choix sont contraires à ce principe. Pour les raisons d’ordre pratique, les deux épreuves aux choix supposent que le candidat doit lire tous les sujets avant d’opérer un choix. Ce qui requiert au candidat de consacrer du temps pour juger de la difficulté potentielle de chacune d’elle avant de se déterminer. Ce temps n’est pas décompté dans celui de la composition », assure le ministre de l’Education nationale.

En termes d’innovation, le décret ouvre l’examen du BEP aux élèves des classes de la 1re D’, régulièrement inscrits dans les établissements polyvalents publics et privés d’enseignement secondaire général, aux candidats libres justifiant d’un niveau correspondant à celui de la classe de 1re D’ des lycées polyvalents. Par ailleurs, l’examen du CAP sera ouvert aux élèves de 4e année de formation professionnelle régulièrement inscrits dans les établissements publics et privés, aux élèves de la 2e année de formation professionnelle recrutés après la classe de 5e ou 4e des lycées et collèges d’enseignement post-primaire général et aux candidats libres titulaires du CEP justifiant du niveau de la classe de 5e des lycées et collèges avec 3 années de pratique professionnelle effective dans la spécialité choisie.

Aussi, le concours d’entrée en 6e est désormais ouvert à tout candidat régulièrement inscrit ou libre. Par souci d’équité, explique Stanislas Ouaro, l’âge limite pour postuler au concours passe de 14 à 16 ans pour prendre en compte l’obligation scolaire définie dans la loi d’orientation de l’éducation. Par contre, le nombre de places disponibles en classe de 6e est fixé par province selon un arrêté ministériel et la décision d’admission au concours d’entrée en 6e est signée par le haut-commissaire.

Du transfert de l’organisation du BAC au MENAPLN

Pr Ouaro rassure l’ensemble des acteurs que la session 2021 du BAC sera organisée par le ministère en charge de l’Enseignement supérieur. Cela en attendant le chronogramme de mise en œuvre, le projet de format d’organisation et l’élaboration des textes sur les plans organisationnels, pédagogiques, matériels, financiers et règlementaires.

« Les modalités d’accès à l’Université ne connaîtront pas de changement comme c’est le cas dans les pays comme le Mali. Le bachelier pourra continuer à s’inscrire sur la plateforme campus Faso pour les différentes orientations sans qu’aucun concours ne soit organisé à leur endroit », explique le ministre de l’Education nationale.

Par Jonathan Yiyéawou BAZIEMO (www.burkinanews.info)

Réconciliation nationale : Diabré en quête du soutien des Parlementaires

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Le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, a reçu en audience, jeudi 18 mars 2021, le ministre d’Etat Zéphirin Diabré. Les échanges ont porté sur le processus de réconciliation national en cours au Burkina Faso. 

 « Dans le cadre de la mission que le président du Faso m’a confié, il m’a paru important de venir échanger avec le président de l’Assemblée nationale pour recueillir son avis sur le processus de réconciliation ». Voilà ainsi planté le décor de la visite du ministre d’Etat Zéphirin Diabré à l’Hémicycle. En effet, pour le ministre en charge de la Réconciliation nationale, le rôle des députés sera déterminant dans la réalisation de sa mission.

« Nous serons amenés à répondre devant cette Institution à des questions orales. Il se pourrait que, dans le processus de la réconciliation, il y ait des implications juridiques. Il y a peut-être des textes à changer pour nous permettre d’aller de l’avant », dit-il. Ainsi, lors de sa sortie d’audience, l’ancien chef de file de l’opposition politique du Burkina s’est dit rassuré quant au soutien du président de l’Assemblée nationale., Alassane Bala Sakandé.

Nommé le 10 janvier 2021, Zéphirin Diabré a la lourde tâche de gérer des milliers de dossiers et gérer le processus de réconciliation nationale.

Par Philippe BATIONO pour Burkinanews.info

Danhal Kpangara/Sud-ouest : Une intoxication alimentaire fait sept morts

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Danhal Kpangara, localité située dans la commune de Gaoua, région du Sud-ouest, sept personnes ont trouvé la mort suite à une intoxication alimentaire. Le drame, rapporté par nos confrères de Bafuji Info, a eu lieu, ce jeudi 18 mars 2021.

Alertés par ce qui venait de se passer, les services de santé du district sanitaire de Gaoua, chef-lieu de la région, ont fait le déplacement pour les constats d’usage. Ainsi, il ressort des premières hypothèses que les sept victimes ont consommé une sauce à base de fruits non mûrs du fissantier. On devrait en savoir davantage dans les prochains jours.

Par Brigitte SANOU (www.burkinanews.info)

Bissiga / Centre-est : Le proviseur du lycée départemental séquestré par des élèves

Incroyable ce qui s’est passé au lycée départemental de Bissiga, dans la région du Centre-est. En effet, selon nos informations, tout serait parti du refus du proviseur dudit lycée de laisser les élèves organiser une kermesse.

Ce refus a ainsi été perçu par les jeunes lycéens comme un affront de la part du proviseur. Un abus de pouvoir, une faute qu’il se sont juré de punir. L’arme choisie par les élèves vindicatifs était la séquestration. Ainsi, ils ont pris en otage le proviseur ainsi que d’autres membres de l’administration de l’école pendant environ quatre heures d’horloge.

Voyant l’inflexibilité du proviseur, lesdits élèves ont même tenté d’user de violence physique, notamment vis-à-vis du censeur. Notre source indique qu’il a fallu l’intervention de la gendarmerie nationale pour mettre fin à la détention du proviseur.

En guise de représailles, le ministère en charge de l’Education nationale a décidé de la fermeture du lycée jusqu’à nouvel ordre.

Par Maxime Yempabou THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Ouaga : Des médicaments d’une valeur de plus de 5 millions FCFA saisis

Trois centres de santé exerçant dans l’illégalité démantelés, plus de cinq millions de FCFA de médicaments destinés à la prise en charge gratuite des populations saisis. C’est le bilan de l’opération menée par la Brigade ville de gendarmerie de Nongr-Maasom, entre janvier et mars 2021.  Le bilan de ladite opération a fait l’objet d’une conférence de presse, mardi 16 mars 2021 à Ouagadougou.

Au cours d’une opération menée entre janvier et mars 2021, la gendarmerie de la brigade ville de Nongr-Massom a démantelés trois centres de santé exerçant en toute illégalité dans le quartier de Kioko 2, dans la commune de Ouagadougou. Dans le premier centre visité, les enquêteurs ont fait une grosse découverte : « Une perquisition effectuée dans l’un des cabinets médicaux a permis la découverte d’un important lot de médicaments destinés à la prise en charge gratuite des populations. L’inventaire du stock de produits a été estimé à plus de quatre millions de francs CFA ».

                                             L’adjudant-chef major, Abdoulaye Savadogo (micro)

L’adjudant-chef major, Abdoulaye Savadogo a indiqué que les médicaments ont été fournis par cinq agents de santé, selon les confidences du gérant du cabinet Manegdeb. Pire, le cabinet médical en question ne possédait pas d’autorisation légale d’exercer. « Il a déclaré ne pas posséder d’autorisation légale. Mais, il a affirmé avoir ouvert le centre de santé en association avec un docteur du nom de A. B exerçant à Dori. Aussi, il a précisé que cela a été possible avec la complicité d’un retraité du nom de C. D qui leur aurait remis son arrêté de création de cabinet datant de 2018 dont la validité était de 12 mois », a expliqué le commandant de la brigade.

Neuf personnes aux arrêts

Quant au deuxième cabinet « Laafi to kaye », il détenait une autorisation d’ouverture. Mais, l’arrêté a expiré en 2019.  Poursuivant l’enquête, la gendarmerie a démantelé une troisième officine de soins, notamment le centre de santé et de promotion sociale privé « Laafi Sooré », propriété de K. I, infirmier diplômé d’Etat. En effet, ce centre de santé exerçait également sans document légal. « Un inventaire des produits trouvés dans son dépôt pharmaceutique fait par les spécialistes a donné une valeur de 1 301 750 F CFA », a rapporté Abdoulaye Savadogo.

Au regard du succès de l’opération et convaincu que d’autres centres de soins illégaux existent encore, le conférencier a indiqué que les recherches se poursuivraient. Pour rappel, un total de neuf personnes dont sept agents de santé principalement des agents itinérants de santé (AIS) ont été interpellées et seront présenté au Procureur du Faso pour répondre de leurs forfaits.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Cote d’Ivoire : Décès du Premier ministre Hamed Bakayoko

Hospitalisé depuis le début du mois de mars à l’Hôpital américain de Paris et transféré en urgence en Allemagne dans la matinée du 6, le Premier ministre ivoirien a succombé à un cancer fulgurant, ce mercredi 10 mars.

Son état de santé s’était brusquement dégradé ces derniers jours. Souffrant d’un cancer en phase terminale et hospitalisé depuis le début du mois de mars à l’Hôpital américain de Paris, Hamed Bakayoko avait été transféré dans un état grave dans un établissement de Fribourg, en Allemagne, dans la matinée du 6 mars, pour y suivre un traitement expérimental. Il a finalement succombé, ce 10 mars, à l’âge de 56 ans.

« J’ai l’immense douleur de vous annoncer la mort du Premier ministre, Hamed Bakayoko, ce mercredi en Allemagne des suites d’un cancer », a annoncé Fidel Sarassoro, directeur de cabinet du président ivoirien, dans un communiqué lu sur la RTI, la chaîne de télévision nationale, ce mercredi soir.

« Notre pays est en deuil », a déclaré Alassane Ouattara, dans un message publié sur les réseaux sociaux. « Je rends hommage au Premier ministre, Hamed Bakayoko, mon fils et proche collaborateur, trop tôt arraché à notre affection », continue le chef de l’État, saluant « un grand homme d’État, un modèle pour notre jeunesse, une personnalité d’une grande générosité et d’une loyauté exemplaire. »

Un transfert en Turquie, où il était question que le Premier ministre ivoirien subisse une greffe en urgence, avait un temps été envisagé dans la journée du 4 mars, avant d’être finalement abandonné, les médecins ayant estimé qu’Hamed Bakayoko n’était plus opérable.

Batterie de tests médicaux

Il avait été évacué en France le 18 février. Ces derniers mois, il avait contracté le Covid-19 et souffert d’une grosse crise de paludisme, mais il se disait surtout très fatigué. Lors d’un premier séjour à Paris, fin janvier, il avait effectué une batterie de tests médicaux à l’Hôpital américain sans qu’aucun diagnostic précis ne soit communiqué.

De passage à Paris début mars, Alassane Ouattara s’était rendu à son chevet. Le 3 mars, lors d’un dîner avec son homologue Emmanuel Macron à l’Élysée, le président ivoirien s’était montré préoccupé par la santé de son Premier ministre.

Prenant acte de la gravité de la situation, le chef de l’État venait de signer ce lundi deux décrets « portant intérim » d’Hamed Bakayoko, nommant Patrick Achi, secrétaire général de la présidence, à la primature et Tené Birahima Ouattara, son frère cadet par ailleurs chargé des Affaires présidentielles, à la Défense.

Pour Ouattara, l’Histoire se répète. Le 8 juillet dernier, Amadou Gon Coulibaly, son Premier ministre et dauphin désigné, mourrait brutalement à Abidjan après avoir été victime d’un malaise en plein conseil des ministres. Une semaine plus tôt, il était rentré d’un séjour médical de trois mois à Paris pour y soigner ses problèmes cardiaques.

Fidèle lieutenant

Hamed Bakayoko avait alors été choisi pour lui succéder à la Primature, mais pas pour endosser le costume d’héritier, le président sortant préférant finalement briguer un troisième mandat malgré les critiques. Fidèle lieutenant du chef de l’État depuis plus de vingt ans, Hamed Bakayoko était devenu un membre incontournable de l’entourage d’Alassane Ouattara.

Ministre de la Défense et maire de la commune d’Abobo, il venait d’être réélu député dans sa circonscription de Séguéla sous la bannière du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Dans le camp présidentiel, il apparaissait comme l’un des plus sérieux candidats à la succession de Ouattara.

Jeune Afrique

Dr Jean-Baptiste Ouédraogo : « La réconciliation nationale dans notre pays est un mal nécessaire »

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Ce jeudi 4 mars, le ministre d’Etat Zéphirin Diabré était au domicile de Jean-Baptiste Ouédraogo. Cette visite avait pour objectif d’échanger avec l’ancien président afin de recueillir ses précieux conseils dans la conduite de sa mission de réconciliation nationale.

Fraichement nommé ministre d’Etat auprès du président du Faso avec pour mission de veiller à la réconciliation nationale, Zéphirin Diabré a entrepris des consultations afin de mieux cerner l’ampleur de la tâche.  Ce jeudi 4 mars, il était au domicile de l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo.

« Ma démarche s’inscrit dans le souci d’aller à des sources intéressantes et très utiles pouvant contribuer à la bonne conduite de ma mission. Aujourd’hui, j’ai été accueilli par les anciens présidents, Jean-Baptiste Ouédraogo et Michel Kafando afin d’échanger sur les contours de la mission qui m’a été confiée », a soutenu le ministre de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale.

Pour Zéphirin Diabré, ces deux personnalités ayant exercé les plus hautes responsabilités au niveau du Burkina Faso, elles lui sont, sans aucun doute, utiles dans la perspective de sa mission.  L’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo a salué la démarche du ministre d’Etat qui dénote, à son avis, de sa volonté de réussir sa mission. « La réconciliation nationale au Burkina Faso est, aujourd’hui, un mal nécessaire dans la mesure où il y a beaucoup de problèmes qui incitent à la réconciliation », affirme-t-il.

Et de confier que les échanges ont surtout porté sur les causes de la réconciliation, notamment les crimes de sang qui ont provoqué des crises dans notre pays. C’est pourquoi, il a laissé entendre que la mission confiée à Zéphirin Diabré demande énormément de travail et d’application. Toutefois, Jean-Baptiste Ouédraogo s’est dit confiant parce qu’avec un accompagnement judicieux, l’ancien chef de file de l’opposition parviendra à un bon résultat.

Par Jérémie Sidwaya YAMEOGO (www.burkinanews.info)

Clément Sawadogo : « Il y a aucune zone d’ombre entre l’UPC et les autres partis de l’APMP »

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L’Alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle (APMP) était face à la presse, jeudi 4 mars dernier à son siège à Ouagadougou. Les échanges ont porté notamment sur le bilan des élections couplées du 22 novembre 2020, la reconduction de Christophe Dabiré, la nouvelle configuration du paysage politique burkinabè.

Après les élections du 22 novembre dernier, l’Alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle (APMP) a enregistré 22 demandes d’adhésion. La moitié de celles-ci a été entérinée (voir ci-dessous) portant le nombre à 71. Pour ce qui concerne les 11 autres, le coordonnateur de l’APMP, Pengdwendé Clément Sawadogo a fait savoir : « L’APMP n’admet pas n’importe qui en son sein. Il y a des gens qui créent des partis et dont on ne sait pas très bien l’intérêt politique. Donc nous faisons la part des choses ».

                                    De gauche à droite, Vincent Dabilgou, Clément Sawadogo et Bénéwendé Sankara

Pour le cas spécifique du Mouvement patriotique pour le salut (MPS), il a confié avoir été saisi le mercredi 3 mars. « A priori on ne voit pas pourquoi on va refuser la demande du MPS. Mais avant, nous allons nous asseoir marquer les limites et voir ce que nous pouvons faire ensemble. Si nous ne trouvons pas d’inconvénients majeurs, on va acter son adhésion », indique-t-il.

Par ailleurs, Clément Sawadogo a laissé entendre que la victoire de Roch Marc Kaboré au premier tour avec 57,47% marque une adhésion et une appréciation positive par le peuple burkinabè de la mise en œuvre du programme du premier mandat. Aussi a-t-il salué le choix judicieux du peuple. Concernant la composition du gouvernement, le coordonnateur de l’APMP a salué la reconduction de Christophe Dabiré ainsi que la création d’un ministère en charge de la réconciliation nationale. Cela témoigne, à l’en croire, l’esprit rassembleur incarné par le président Roch Marc Christian Kaboré et du comportement républicain qui anime les acteurs politiques burkinabè.

Pas de zones d’ombre avec l’UPC

Sur l’absence de l’UPC sur la liste des partis qui ont rejoint la majorité, Clément Sawadogo a dit : « Il y a aucune zone d’ombre jusque-là entre l’UPC et les autres partis de la majorité depuis la composition du gouvernement. Il n’y a pas de position contradictoire ni à l’Assemblée nationale, ni au gouvernement, ni ailleurs…». Voilà qui est clair !

Au niveau du sport et notamment de la suspension du stade du 4-Août, le président du Nouveau temps pour la démocratie (NTD), Vincent Dabilgou, estime qu’il faudra intégrer la question de la maintenance du patrimoine bâtis dans les habitudes. « On a construit le stade depuis. Mais, si l’on prend les budgets au niveau du ministère des Sports, vous verrez qu’on n’a pas entrepris de nous-même une politique de maintenance sans qu’il y ait pression. Aucun budget conséquent n’a été consacré à la réhabilitation ou à l’entretien des équipements sportifs », a-t-il lâché.

Les 11 partis nouvellement admis au sein de l’APMP

  • ADB
  • AFD
  • APR Tilgré
  • CNP
  • MAP
  • PMP
  • PNDS
  • PRD
  • PUR
  • UFDP
  • URD

Par Maxime Yempabou THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Zéphirin Diabré : « La réconciliation nationale est devenue une grande priorité »

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Le ministre d’Etat, ministre auprès du président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, Zéphirin Diabré, a animé une conférence de presse, le jeudi 4 mars 2021, dans la salle de conférences du Service d’information du gouvernement (SIG), à Ouagadougou. Les échanges avec lui ont porté sur le processus de réconciliation en cours au Burkina Faso.

Depuis sa nomination le 10 janvier 2021, le ministre d’Etat, ministre auprès du président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale multiplie les audiences et les rencontres avec les institutions et les acteurs impliqués dans le processus. « La question de la réconciliation nationale qui est devenue de nos jours une grande priorité du président Kaboré tire sa justification dans un passé lointain de l’histoire du pays, mais aussi dans une actualité récente marquée par des crimes, de violations de droits, de conflits divers, de ressentiments d’injustice et de frustrations qui ont opposé des Burkinabè à d’autres Burkinabè ou à l’Etat », a rappelé d’entrée Zéphirin Diabré.

Pour le ministre d’Etat, le concept de réconciliation au Burkina Faso doit se comprendre en ayant à l’esprit cette très grande diversité de problèmes qui en créent le besoin. De ce fait, le ministre d’Etat a regroupé l’ensemble des problèmes auxquels il doit faire face en 5 grandes catégories. La première regroupe les problèmes d’ordre politique liés à la conquête ou à la gestion du pouvoir et ayant engendré des crimes de sang, des atteintes à l’intégrité physique, des destructions de biens d’autrui. On retrouve dans cette catégorie, à l’en croire, les dossiers Thomas Sankara, Norbert Zongo : « Dans cette catégorie, le HCRUN a reçu 145 dossiers de crimes de sang, 106 cas d’atteinte à l’intégrité physique. A propos de cette catégorie, on peut parler de réconciliation socio-politique ».

La deuxième catégorie concerne les conflits communautaires. Selon le ministre en charge de la Réconciliation nationale, citant une enquête du ministère de la Justice et des droits humains datant de 2018, il y a au total 1 321 conflits agro-pastoraux, 169 conflits de chefferie coutumière, 1 671 conflits fonciers, 33 conflits inter ou intra religieux, 41 conflits exploitants miniers-populations et 67 conflits politiques locaux. Et de laisser entendre que ces types de conflits posent de graves problèmes de réconciliation qui, s’ils ne sont pas résolus, vont continuer à mettre à mal la cohésion à la base et à détruire les fondements de notre nation. Dans cette catégorie, il a indiqué qu’il s’agissait de réconciliations communautaires.

Pas de négociation avec les terroristes

La troisième catégorie est relative au terrorisme. « Des citoyens burkinabè ont pris des armes contre leurs frères dans leurs communautés, et contre la nation entière. Les rapports communautaires séculaires ont été brisé par des affrontements périlleux entre groupes socio-ethniques », a expliqué Zéphirin Diabré. Dans cette catégorie, il a cité les massacres de Yirgou et de Barsalgho. Pour lui, cette situation a créé une communautarisation de la sécurité qui s’est traduite dans certains endroits par des conflits entre groupes d’auto-défense. Dans ce qu’il appelle réconciliation sécuritaire, celui qui prônait naguère la négociation avec les terroristes a balayé cette idée.

Les difficultés liées à la gestion des carrières individuelles ou la mise en œuvre de certaines réformes (brisement de carrières, refus d’avantages dus, licenciements abusifs…) constituent la quatrième catégorie. Le ministre en charge de la Réconciliation national a laissé entendre que 4 800 dossiers sur les 5 600 reversés au HCRUN concerne cette catégorie. Enfin, la cinquième catégorie concerne ce qu’il a appelé le ressenti de la gouvernance globale de l’Etat : « Des groupes sociologiques et des territoires posent la question de l’équité dans ces domaines (équité entre régions entre catégories de populations) ».

Le tryptique vérité-justice-réconciliation comme boussole

Pour Zéphirin Diabré, tout cela montre que le pays des Hommes intègres a « plusieurs problèmes de réconciliation qui touchent tous les aspects ». De ce fait, il a confié que la résolution de tous ces différents problèmes contribuera à raffermir la cohésion sociale. Il a assuré que la vision du gouvernement se veut holistique et transversale. Car, ce sont plusieurs réconciliations qui vont se superposer et s’enchevêtrer pour donner la réconciliation nationale. « Privilégier la dimension politique par recherche de sensationnel ou par calcul serait une grave erreur », a-t-il laissé entendre. C’est pourquoi, le ministre d’Etat a indiqué que la démarche, le processus doit être participatif. Pour lui, la réconciliation nationale sera un processus qui sera ponctué d’un acte solennel à l’image du forum national de réconciliation.

« Rien ne sera fait qui puisse apparaitre comme une prime à l’impunité. Pour cela, le sort des victimes, leurs souhaits et leurs propositions seront primordiales à nos yeux. Rien en sera fait ni décidé qui n’ait leur assentiment. Et rien ne sera fait qui soit contre leurs intérêts », a-t-il promis. Selon lui, le tryptique vérité-justice-réconciliation sera sa boussole tout au long du processus. Même si, assure-t-il, les mécanismes de réconciliation seront conçus en fonction des réalités locales et du type de problème à résoudre.

Mais avant, le ministre d’Etat entend dans les prochains jours, une fois les rencontres ciblées terminées, rédiger la stratégie nationale de réconciliation, la stratégie nationale de cohésion sociale, la stratégie nationale de lutte contre l’extrémisme violent ainsi que le nouveau pacte républicain. Il sera également question de faire le bilan de l’action du HCRUN, gérer la question la question des réfugiés politiques.

Par Bouélé Philippe BATIONO (Le Quotidien)

Burkina : Les municipales reportées en mai 2022 (Conseil des ministres)

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 03 mars 2021, en séance ordinaire, de 09 H 10 mn à 13 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du Cabinet du ministre d’Etat, ministre auprès du Président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la cohésion sociale. L’adoption de ce décret permet de doter le cabinet du ministre d’Etat d’un organigramme nécessaire à son fonctionnement et à l’effectivité de ses missions.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

Le Conseil a adopté un projet de loi portant prorogation du mandat des conseils municipaux et régionaux des communes et régions du Burkina Faso. Ce projet de loi vise à donner un cadre légal à la prorogation d’une année du mandat des élus municipaux et régionaux, en vue de permettre au Gouvernement de reporter les élections municipales et de les organiser au plus tard en mai 2022. Ce report permettra d’opérer des réformes aux plans législatif et règlementaire pour des élections crédibles, transparentes et pour un meilleur ancrage démocratique à la base. Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION, DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté deux (02) rapports relatifs à des demandes d’agréments pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume d’Espagne auprès du Burkina Faso avec résidence à Bamako au Mali et d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Unie de Tanzanie auprès du Burkina Faso avec résidence à Abuja au Nigéria. Le Conseil a marqué son accord pour la nomination desdits Ambassadeurs.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant respectivement création d’une trésorerie auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis) et création d’une perception auprès du Consulat général du Burkina Faso à Dakhla (Royaume du Maroc). L’adoption de ces décrets permet la mise en place de ces structures comptables, conformément aux dispositions des articles 4 et 5 du décret n°2000-323/PRES/PM/MEF du 19 juillet 2000 portant gestion financière et comptable des missions diplomatiques et consulaires du Burkina Faso à l’étranger.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un décret portant nomination d’un directeur d’institut au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST). L’adoption de ce décret permet la nomination d’un Directeur à l’Institut de recherche en Sciences appliquées et technologies (IRSAT) pour un mandat de quatre (04) ans renouvelable une fois, conformément à l’article 104 du décret n°2017-0192/PRES/PM/MESRSI/MINEFID du 19 avril 2017 portant approbation des statuts particuliers du CNRST.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant respectivement approbation des statuts de l’établissement Les Editions Sidwaya et approbation des statuts de la Radiodiffusion-Télévision du Burkina (RTB). En rappel, la loi n°2015-059/CNT du 04 septembre 2015 a accordé le statut de sociétés d’Etat à tous les médias publics que sont Les Editions Sidwaya et la RTB. Pour leur transformation en sociétés d’Etat, des études de faisabilité ont indiqué que ces médias publics devraient passer par un statut dérogatoire. Par décret n°2020-003/PRES/PM/MINEFID/MCRP du 15 janvier 2020, le gouvernement accordait un statut dérogatoire aux règles de la comptabilité et de la gestion publique à ces deux établissements.

Ces deux établissements passeront désormais intégralement à la gestion financière et comptable de type privé SYSCOHADA et à une certification de leurs états financiers par des experts comptables. Enfin, par ces nouveaux statuts les deux établissements devront se doter d’un statut du personnel et d’un organigramme adapté à leurs missions. L’adoption de ces décrets permet de mettre en œuvre le statut dérogatoire au profit de la RTB et Les Editions Sidwaya.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté un rapport relatif à l’Appel d’offres accéléré n°2020-012T/MEA/SG/DMP du 23/09/2020 pour les travaux de réalisation de cinquante-trois (53) systèmes d’adduction d’eau potable dans les régions de la Boucle du Mouhoun, des Cascades, des Hauts-Bassins et du Sud-Ouest au profit du Programme d’approvisionnement en eau et d’assainissement (PAEA). Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :

– Lot 1 : AFRIC TECH/BWK, pour la réalisation d’un système d’eau potable à Bana dans la Commune de Bana, Province des Balé, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de cent quatre-vingt-cinq millions deux cent soixante-dix mille six cent vingt (185 270 620) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent vingt (120) jours ;

-Lot 2 : groupement MTC/YIDIA, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Assio et Bandjo dans la Commune de Bagassi, Province des Balé, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de trois cent vingt-deux millions neuf cent quatre-vingt-seize mille six cent quatre-vingt (322 996 680) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 3 : GESEB SA, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Bozourou et Toné dans la Commune de Fara, Province des Balé, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de trois cent quatre-vingt-treize millions deux cent quarante-huit mille six cents (393 248 600) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 4 : BURKINA DECOR, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Siou et Koupélé dans les Communes de Oury et de Pâ, Province des Balé, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de quatre cent deux millions quatre cent neuf mille sept cent trente-six (402 409 736) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 5 : SAAT SA, pour la réalisation d’un système d’adduction d’eau potable à Goni dans la Commune de Dokuy, Province de la Kossi, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de cent soixante-neuf millions trois cent trente-trois mille cinq cent quarante (169 333 540) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent vingt (120) jours ;

– Lot 6 : Groupement SOPAM SA/EMA-CI SARL, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Dara et Koro, dans la Commune de Nouna, Province de la Kossi, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de trois cent quatre- vingt-quatorze millions six cent vingt-quatre mille deux cent cinquante-deux (394 624 252) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 7 : Groupement SAHEL Hydraulique/ACOD, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Zamzaka et Zekuy dans les Communes de Bondokuy et de Tchériba, Province du Mouhoun, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de deux cent quatre-vingt-quatre millions quatre-vingt-deux mille huit cent quatre-vingt-quatorze (284 082 894) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 8 : TTM, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Sokoura et Toroba dans la Commune de Dédougou, Province du Mouhoun, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de trois cent soixante millions cinq cent quarante-huit mille neuf cents (360 548 900) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 9 : Groupement SGC2T/ERT, pour la réalisation de trois (03) systèmes d’adduction d’eau potable à Doudou, Monkuy et Poundou, dans la Commune de Ouarkoye, Province du Mouhoun, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de quatre cent quarante-huit millions vingt-deux mille cent quinze (448 022 115) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 10 : ECIN SARL/YIDIA, pour la réalisation d’un système d’adduction d’eau potable à Siellé, dans la Commune de Yaba, Province du Nayala, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de cent trente-sept millions six cent vingt-six mille trois cent trente-sept (137 626 337) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent vingt (120) jours ;

– Lot 11 : EEPC, pour la réalisation de trois (03) systèmes d’adduction d’eau potable à Melou, Sankoué et Tani dans la commune de Yé, Province du Nayala, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de quatre cent millions cinq cent cinquante-sept mille huit cent quatre-vingt-onze (400 557 891) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 12 : ERTP, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Kirio et Rassouly dans les communes de Kiembara et de Lankoué, Province du Sourou, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de deux cent cinquante-trois millions dix-neuf mille sept cent trente (253 019 730) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 13 : GROUPEMENT GTPCI-SARL/SHANA SARL, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Kassan et Kawara dans la commune de Tougan, Province du Sourou, Région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de deux cent quatre-vingt-deux millions deux cent quarante-quatre mille sept cent quatre-vingt-dix (282 244 790) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 14 : COGEA INTERNATIONAL, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Kimini et Mitieridougou dans la commune de Niangoloko, Province de la Comoé, Région des Cascades, pour un montant de cinq cent dix millions cent cinquante-trois mille huit cent cinquante-cinq (510 153 855) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 15 : ECM, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Nofesso et Timperba dans la commune de Niangoloko, Province de la Comoé, Région des Cascades, pour un montant de quatre cent soixante-cinq millions six cent seize mille huit cent quatre-vingt-quatre (465 616 884) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 16 : ENTREPRISE YIDIA, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Gouindougouni et Litiefesso dans la commune de Soubakaniedougou, Province de la Comoé, Région des Cascades, pour un montant de quatre cent seize millions cinq cent quatre-vingt-dix-huit mille trois cent quatre-vingt et un (416 598 381) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 17 : ECEHOP, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Kasseguera et Moadougou dans la commune de Dakoro, Province de la Léraba, Région des Cascades, pour un montant de trois cent dix-huit millions six cent mille (318 600 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 18 : PPI, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Bavigué-Ka et Kozogo dans la commune de Niankorodougou, Province de la Léraba, Région des Cascades, pour un montant de quatre cent trente-six millions six cent quatre-vingt-seize mille soixante-onze (436 696 071) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 19 : GROUPEMENT JOCER SA/ACMG, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Nadjengoala et Wolokonto dans les communes de Niankorodougou et de Wolokonto, Province de la Léraba, Région des Cascades, pour un montant de quatre cent quatorze millions cent quarantecinq mille soixante-douze (414 145 072) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 20 : AKKAD GROUP, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Kakoualé et Panamasso dans la commune de Bobo-Dioulasso, Province du Houet, Région des Hauts-Bassins, pour un montant de quatre cent vingt-trois millions vingt-huit mille huit cent vingt (423 028 820) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 21 : BEGEP, pour la réalisation d’un système d’adduction d’eau potable à Déguélé, dans la commune de Karangasso Vigué, Province du Houet, Région des Hauts-Bassins, pour un montant de trois cent trente millions neuf cent treize mille cinq cent trente-six (330 913 536) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent vingt (120) jours ;

– Lot 22 : GROUPEMENT GERICO/SICOBAT, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Poya-Obaga et Yéguéré dans la commune de Karangasso-Vigué, Province du Houet, Région des Hauts-Bassins, pour un montant de trois cent cinquante-six millions cinquante-trois mille sept cent quatre-vingt-dix (356 053 790) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 23 : C.E.D-B, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Dérégouan et Seye dans la commune de Karangasso-Vigué, Province du Houet, Région des Hauts-Bassins, pour un montant de trois cent cinquante millions trois cent trente-quatre mille six cent vingt-cinq (350 334 625) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 24 : HYDRO-BAT, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Lobouga et Dankari dans les communes de Founzan et de Houndé, Province du Houet, Région des Hauts-Bassins, pour un montant de trois cent dix-neuf millions quatre cent soixante-sept mille trois cents (319 467 300) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 25 : VIM SARL, pour la réalisation d’un système d’adduction d’eau potable à Bombara, dans la commune de Tiankoura, Province de la Bourgouiba, Région du Sud-Ouest, pour un montant de cent dix-huit millions neuf cent vingt-sept mille trente-huit (118 927 038) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent vingt (120) jours ;

– Lot 26 : ECCKAF, pour la réalisation de trois (03) systèmes d’adduction d’eau potable à Balembar, Complan et ZodoumTampour dans les communes de Dano et de Dissin, Province du Ioba, Région du Sud-Ouest pour un montant de quatre cent dixhuit millions cinq cent vingt-deux mille (418 522 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 27 : GROUPEMENT GBS/FORBAT AFRIQUE, pour la réalisation d’un système d’adduction d’eau potable à Bakon, dans la commune de Batié, Province du Noumbiel, Région du Sud-Ouest pour un montant de cent cinquante-neuf millions trois cent cinq mille neuf cents (159 305 900) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent vingt (120) jours ;

– Lot 28 : SAOH-BTP, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Galgouli et Koro, dans les communes de Kampti et Loropéni, Province du Poni, Région du Sud-Ouest pour un montant de deux cent soixante-huit millions quatre cent soixante-quatre mille cent soixante (268 464 160) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours.

Le montant total des attributions s’élève à neuf milliards trois cent quarante millions huit cent treize mille cinq cent dix-sept (9 340 813 517) F CFA TTC. Le financement est assuré par la Banque mondiale à travers le Programme d’approvisionnement en eau et d’assainissement (PAEA).

I.7. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE Le Conseil a adopté un rapport relatif au Projet de mobilité urbaine du Grand Ouaga (PMUGO/2ème phase). La 2ème phase de ce Projet est destinée à l’aménagement d’infrastructures routières (voiries et carrefours) et de mobilier urbain (abribus) dédiés aux bus et à la construction d’une station multimodale d’échanges à la Place Naaba Koom. Ce rapport vise la mise en œuvre de la 2ème phase du Projet de mobilité urbaine du Grand Ouaga (PMUGO) et la conclusion des contrats, par entente directe, par la SOTRACO avec : – d’une part, l’entreprise SCANIA WEST AFRICA LTD, pour un montant de 49 352 472 954 F CFA HT-HD, avec un délai d’exécution de 24 mois ; – d’autre part, l’entreprise RATP COOPERATION, pour un montant de 2 569 826 996 F CFA HT-HD, avec un délai d’exécution de 36 mois. Au terme du Projet de mobilité urbaine du Grand Ouaga (PMUGO/2ème phase), la mobilité urbaine à Ouagadougou devrait nettement s’améliorer par une offre importante de transports en commun en qualité et en quantité. Le Conseil a marqué son accord pour la signature desdits contrats commerciaux.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération, de l’intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, a fait au Conseil le bilan de la visite de travail et d’amitié de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso le 26 février 2021 à Libreville en république du Gabon. Au cours de leur entretien, les deux Chefs d’Etat ont passé en revue l’état de la coopération entre leurs deux pays, se fixant pour objectif de la réactiver, dans le cadre de la commission mixte dont la dernière session remonte à 2012. Les deux Chefs d’Etat ont donné des instructions à leurs ministres chargés des Affaires étrangères, de se mettre à la tâche pour dégager les priorités dans lesquelles le Burkina Faso et le Gabon pourraient s’engager, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine.

II.2. Le ministre de la Communication et des relations avec le Parlement, Porte-parole du Gouvernement a informé le Conseil de l’ouverture de la 1ère session ordinaire de l’année 2021 de l’Assemblée nationale, le mercredi 03 mars 2021 conformément aux dispositions de l’article 87 de la Constitution.

II.3. Le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière a informé le Conseil de la visite du ministre ghanéen en charge des chemins de fer dans notre pays du 09 au 12 mars 2021. Cette visite entre dans le cadre du projet de construction du chemin de fer Accra-Ouagadougou.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATION DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Emmanuel NANEMA, Mle 49 129 U, Maître de recherche, catégorie P2, grade intermédiaire, 2ème échelon, est nommé Directeur à l’Institut en Sciences appliquées et technologies (IRSAT) pour un mandat de quatre (04) ans.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS DE REGULATION, D’ADMINISTRATION ET D’ORIENTATION ET DE CONTROLE

Le Conseil a procédé à la nomination de Membres au Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) au titre de la Primature. Il a également procédé à la nomination d’Administrateurs et de Présidents aux Conseils d’administration :

– de l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC) au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation ;

– du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CENAMAFS) au titre du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales ;

– de l’Université virtuelle du Burkina Faso (UV-BF) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation ;

– de l’Office national de l’Eau et de l’assainissement (ONEA) au titre du ministère de l’Eau et de l’assainissement ;

– du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B) au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement.

Le Conseil a en outre procédé à la nomination d’Administrateur au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière. La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS DE REGULATION, D’ADMINISTRATION ET D’ORIENTATION ET DE CONTROLE

A.PRIMATURE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Sidiki Boubacar ILBOUDO, Mle 35 701 Y, Administrateur des services financiers, Membre représentant l’Administration publique au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement au Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la Commande publique (ARCOP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Mengognan Marcel YIGO, Membre représentant la Société civile au titre du Réseau national de lutte anti-corruption (RENLAC) au Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la Commande publique (ARCOP) pour une dernière période de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

Le second décret renouvelle le mandat du Colonel-Major Lazare YAGO, Officier, Président du Conseil d’administration de l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC) pour une dernière période de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat, au Conseil d’administration du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CENAMAFS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales :

– Monsieur Evariste Marie Wend-Yam GUIBRE, Mle 36 120 J, Inspecteur de l’enseignement du secondaire.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

– Monsieur Bakari MILLOGO, Mle 212 306 Z, Conseiller des affaires économiques.

Le second décret nomme Monsieur Evariste Marie Wend-Yam GUIBRE, Mle 36 120 J, Inspecteur de l’enseignement du secondaire, Président du Conseil d’administration du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CENAMAFS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université virtuelle du Burkina Faso (UV-BF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– Monsieur Adjima THIOMBIANO, Mle 49 402 N, Professeur titulaire.

Au titre du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales :

– Madame Pamagni Delphine BITIE, Mle 233 757 N, Informaticien.

Au titre du ministère de l’Economie, des Finances et du développement :

– Monsieur Pouôr-Yero Thierry-Fabrice PODA, Mle 119 293 F, Inspecteur du trésor.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

– Monsieur Idrissa Aboubacar MAÏGA, Mle 111 317 T, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes :

– Monsieur Moussa BANGRE, Mle 225 908 Z, Conseiller en emploi et en formation professionnelle.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ENSEIGNANTS CHERCHEURS DE L’UNIVERSITE VIRTUELLE DU BURKINA FASO

– Monsieur Emile OUEDRAOGO, Mle 56 686 G, Assistant.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL ADMINISTRATIF, TECHNIQUE, OUVRIER ET DE SOUTIEN (ATOS)

– Monsieur Noufou SAVADOGO, Mle 278 899 G, Conseiller en gestion des ressources humaines.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA COMMUNE DE OUAGADOUGOU

– Monsieur Wendpoulomdé Aimé Désiré KABORE, Mle 225 13 22 N, Chirurgien-dentiste.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES INSTITUTIONS FINANCIERES

– Monsieur Diakarya OUATTARA, Mle 0004, Diplômé en management international.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’AUTORITE DE REGULATION DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES ET DES POSTES

– Monsieur Serge Roland SANOU, Mle 037 48 C, Docteur en télécommunication.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA MAISON DE l’ENTREPRISE

– Monsieur Ismaël Tannamda SAWADOGO, Mle ME 003 120 10 M.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’UNION NATIONALE DES ETABLISSEMENTS D’ENSEIGNEMENT PRIVES-LAICS

– Monsieur Zoeyoba Désiré NAKOULMA, Docteur en sciences de gestion. Le second décret nomme Monsieur Diakarya OUATTARA, Mle 0004, Diplômé en management international, Président du Conseil d’administration de l’Université virtuelle du Burkina Faso (UV-BF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Gueswendé Marc OUEDRAOGO, Mle 207 366 V, Architecte-Urbaniste, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Urbanisme, de l’habitat et de la ville au Conseil d’administration de l’Office national de l’Eau et de l’assainissement (ONEA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre de la Primature :

– Monsieur Jean Jacques NIKIEMA, Mle 238 571 L, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement :

– Monsieur Tewendé Jean Wensceslas KYELEM, Mle 216 216 B, Ingénieur des travaux publics.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Monsieur Amidou BARRO, Mle 58 433 Z, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière :

– Monsieur Mamadou CISSE, Mle 77 039 R, Conseiller d’administration scolaire et universitaire.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT LE SECTEUR PRIVE, LES ASSOCIATIONS ET LE PERSONNEL

Au titre de l’Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF) :

– Monsieur Armand Roland Pierre BEOUINDE, Maire de la commune de Ouagadougou.

Au titre de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina (CCI-BF) :

– Monsieur Issaka KARGOUGOU, Mle 231 90 01 A, Economiste, cadre supérieur, hors catégorie.

Au titre de la Ligue des Consommateurs du Burkina :

– Madame Maïmouna DIAKITE/DIALLO, Mle 111 104 X, Inspecteur du trésor.

Le second décret nomme Monsieur Issaka KARGOUGOU, Mle 231 90 01 A, Economiste, Président du Conseil d’administration du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B) pour un premier mandat de trois (03) ans.

MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Prosper ZEMBA, Mle 116 887, Ingénieur d’agriculture, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Agriculture, des aménagements hydro-agricoles et de la mécanisation au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,

Porte-parole du gouvernement Ousséni TAMBOURA

Officier de l’Ordre national

Pensa (Centre-nord) : Le maire Issaka Sawadogo aux arrêts

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Le maire de la commune rurale de Pensa, dans la région du Centre-nord, Issaka Sawadogo, a été déposé ce mercredi 3 mars 2021 à la maison d’arrêt et de correction de Kaya. Selon des sources proches de l’intéressé, il est accusé de faux et usage de faux.

Pour rappel, Issaka Sawadogo a été élu le 3 août 2020 par 31 voix contre 29. Le nouveau bourgmestre succède Souleymane Zagré, tué le 6 juillet 2020 dans une attaque terroriste.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO

Violences basées sur le genre : Un numéro vert pour dénoncer les cas !

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Le ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire (MFSNFAH) a officiellement lancé, le mardi 2 mars 2021, le numéro vert de dénonciation des cas de violences basées sur le genre à Ouagadougou. L’objectif est de réduire le phénomène des violences basées sur le genre et améliorer la condition de la Femme au Burkina Faso.

Selon le plan de réponse 2021, 533 mille personnes sont en besoin de protection contre les violences basées sur le genre au Burkina Faso. De façon globale, à la date du 31 décembre 2020, 2138 personnes ont été victimes de violences psychologiques,. Pour ce qui est des violences physiques, 859 personnes ont été enregistrées. Quant aux violences sexuelles, on note 772 cas. Des chiffres « alarmants » qui ont interpellé le ministère en charge de la Femme qui a décidé d’endiguer le mal. C’est ainsi qu’avec l’aide de ses partenaires techniques et financiers, le ministère a mis en place un numéro vert, le 80 00 12 57 pour permettre aux femmes victimes de dénoncer les cas de violences basées sur le genre.

                         La ministre Laurence Ilboudo/Marshall a invité les victimes à contacter le numéro vert

Selon Marie Laurence Ilboudo/Marshall, ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, ce numéro vert vise à faciliter la dénonciation des cas et à permettre une prise en charge holistique des victimes. Les appels entrants sur le numéro, a-t-elle informé, sont anonymes et gratuits pour les trois réseaux de téléphonie existants sur le marché. « Il est opérationnel et est basé dans un centre où travaille une équipe pluridisciplinaire composée de juristes, de psychologues, d’éléments de la police judiciaire et de travailleurs sociaux. Aussi cette équipe assurera-t-elle la continuité du service 24 heures sur 24 afin qu’aucune personne en détresse pour raison de violence basée sur le genre ne soit laissée sans assistance », a-t-elle poursuivi.

Pour le représentant-résident de l’UNFPA, August Kpognon, les violences basées sur le genre sont une violation fréquente des droits fondamentaux dans le monde. « Elle se traduit par des violences dirigées contre une personne du fait de son sexe qui les affecte de façon disproportionnelle. Elle ne connait pas de frontières qu’elle soit économique, sociale ou géographique », a-t-il déploré. Le Premier ministre, Christophe Dabiré, pense que le lancement du numéro vert est un pas de plus dans la volonté du gouvernement de promouvoir le genre et de lutter contre les violences faites aux femmes. « Le lancement de ce numéro vert est un appel à l’ensemble de la population à briser le silence. Nous avons fait adopter des lois concernant la protection du genre. Pour pouvoir appliquer les dispositions de ces lois, il faut que les autorités soient au courant de ce qui se passe. Le numéro vert existe, il faut l’utiliser », a-t-il recommandé.

Par Jonathan Yiyéawou BAZIEMO (www.burkinanews.info)

CIL : Le président Kaboré reçoit les rapports 2018 et 2019

La présidente de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL), Marguerite Ouédraogo/Bonané, a remis les rapports 2018 et 2019 de l’institution au président du Faso, le 2 mars 2021.

Le président du Faso,Roch Marc Kaboré, a reçu une délégation de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL), le 2 mars dernier. Conduite  par Marguerite Ouédraogo/Bonané, présidente de ladite institution, la délégation est allée remettre les rapports 2018 et 2019 de l’institution au président du Faso. ces rapports font le point des activités menées par l’institution au cours de ces deux années. Il en ressort qu’au titre de l’année 2018, environ 8 000 personnes ont été sensibilisées au bon usage des technologies de l’information et de la communication (TIC) contre 3 270 pour le compte de l’année 2019. Une baisse qui est due, selon la CIL, aux mesures de restriction dans le cadre  de lutte contre la COVID 19.

                     La présidente de la CIL Marguerite, Ouédraogo/Bonané remettant les rapports au président du Faso

On note aussi qu’une campagne d’éducation sur le numérique a permis de sensibiliser les jeunes dans les lycées et collèges. La CIL entend renforcer la sensibilisation à une prise de conscience de l’identité numérique sur Internet à travers les médias. En termes de perspectives, la CIL envisage l’introduction de l’éducation au numérique dans les curricula en collaboration avec le ministère en charge de l’Education nationale et les contrôles sanctions des entreprises ne respectant pas la loi portant protection des données personnelles. Aussi, la taxation des dossiers de formalité préalable à travers un arrêté du ministère en charge des finances autorisant le paiement d’une redevance après l’adoption de la loi portant protection des données personnelles et la réalisation d’un laboratoire de veille juridique et technologique sont prévues. Pour faire face aux défis, la CIL plaide pour l’adoption de la nouvelle loi portant protection des données personnelles afin d’adapter le cadre juridique aux standards internationaux des données personnelles

Par Maxime Yempabou THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Décès de Claudine Ouédraogo : Derniers hommages de l’hémicycle à la défunte

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Les députés ont rendu un hommage à la députée Claudine Ouédraogo du groupe parlementaire MPP, décédée le lundi 1er mars 2021 des suites d’une courte maladie. La cérémonie d’hommage a eu lieu le mardi 2 mars 2021, à l’Assemblée nationale.

Fortes émotions à l’Assemblée nationale, le mardi 2 mars 2021, à l’occasion de la cérémonie d’hommage à la députée Claudine Ouédraogo, décédée le 1er mars des suites d’une courte maladie. Députés, membres du gouvernement, personnels de l’administration parlementaire et familles proches se sont réunis ont dit adieu à la députée.

                                        Claudine Ouédraogo sera inhumée au cimetière catholique de Zorgho

Les émotions étaient d’autant plus vives que c’est le 22 janvier 2021, soit exactement un mois et une semaine, que l’Assemblée nationale avait validé le mandat de la députée Claudine Ouédraogo. Visiblement attristé, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Nestor Bassière, a présenté les condoléances du Parlement aux parents de la défunte. « Puisse Dieu vous accorder toute la plénitude dans son infini bonté et réconforter vos cœurs meurtris », a-t-il laissé entendre.

Zorgho, destination finale

Nestor Batio Bassière a promis que les députés n’oublieront jamais leur consoeur rappelée à Dieu. « A toi chère collègue à qui nous rendons hommage aujourd’hui, l’ensemble des députés, par ma voix, voudraient te rassurer que nous ne t’oublierons pas. Nos pensées t’accompagneront éternellement. Tu vas nous manquer énormément. Tu manqueras à la représentation nationale au regard du potentiel d’expérience sociale, administrative et politique que tu détenais », a-t-il dit. Les députés retiennent surtout de Claudine Ouédraogo qu’elle a été une femme battante, une militante avertie qui, pendant 30 ans, a su mobiliser ses sœurs dans le combat politique et pour le développement de la province du Ganzourgou. Des mots qui ont forcément ému le représentant de la famille, Félix Soudré, qui a traduit sa gratitude et sa reconnaissance aux autorités parlementaires pour leurs soutiens multiformes. Après les allocutions, place a été faite au recueillement. Enfin, la dépouille mortelle de la disparue a été conduite à Zorgho où elle reposera désormais au cimetière catholique.

Par Philippe BATIONO pour Burkinanews.info

Cités Abdoul’ Services Ouaga 2000 et Saaba : Le processus de viabilisation bien en marche

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La société de promotion immobilière Abdoul service international a effectué une visite sur ses sites d’exploitation, le mardi 2 mars 2021, à Ouagadougou. Sur les sites de Ouaga 2 000 et de Saaba 1 et Saaba 2, la délégation de la société a pu rassurer que le processus de viabilisation desdits sites suit bien son cours.

Un groupe d’habitants de la cité Abdoul Service International de Ouaga 2000, par voie de presse, a dénoncé il y a quelques jours les conditions de vie dans cette cité. Ce groupe reproche à la société d’avoir trompé les habitants de la cité sur l’effectivité d’un processus de viabilisation mais surtout sur sa capacité à leur offrir un titre foncier dans les délais requis. C’est pour rassurer l’ensemble de ses clients et balayer ces accusations que la société Abdoul service international a initié une sortie de terrain le 2 mars dernier. Objectif, constater de visu l’état d’avancement des travaux.

Premier site visité, la Cité Abdoul service Ouaga 2 000. Dans cette cité, l’eau courante est disponible et les travaux de branchements d’électricité sont en cours. « Sur le terrain, vous pouvez constater par vous-mêmes que les poteaux de la SONABEL sont présents, l’ONEA est déjà sur place. La société sur fonds propres réalise des caniveaux pour le drainage des eaux », a lancé le PDG de Abdoul Service International, Abdou Ouédraogo, aux journalistes présents. Concernant les titres fonciers,  le PDG Abdou Ouédraogo a rassuré que certains dossiers de titre foncier individuel ont été déposés depuis juin 2019 et n’ont toujours pas été reçus par la société.

Sur le site de Saaba 2, l’ONEA est présente et la SONABEL est en cours d’installation. La société a réalisé un bitume de 2,5 kilomètres pour faciliter l’accès des habitants à leurs logements.  Contrairement aux deux autres sites, le site de Saaba 1 enregistre la présence de l’ONEA et de la SONABEL. Le PDG s’engage à respecter tous ses engagements pour le bonheur de ses clients.

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

CCI-BF : 15 643 nouvelles entreprises ont été créées en 2020

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Mahamadi Savadogo,  a animé une conférence presse, le mardi 2 mars 2021, à Ouagadougou. Le bilan des activités de l’année écoulée et la mise en œuvre du Plan stratégique de la mandature 2016-2021 ont constitué le menu des échanges.

« L’année 2020 a été singulièrement éprouvante pour notre pays et son économie qui ont dû faire face à la fronde sociale, à l’insécurité et à la pandémie de la Covid-19 », a d’abord rappelé le président de la CCI-BF, Mahamadi Savadogo. Pour lui, ces facteurs internes, exacerbés par la conjoncture économique sous-régionale et internationale, ont eu un impact sur le taux de croissance. En effet, initialement prévu à 6.3%, celui-ci a chuté à 2%. Toutefois, à l’en croire, les efforts conjugués de l’institution, du gouvernement burkinabè et des forces de défense et de sécurité ont permis au secteur privé national d’être dynamique et résilient. La contribution dudit secteur à la mobilisation des recettes fiscales et douanières, a laissé entendre Mahamadi Savadogo, a atteint le seuil de 1 439, 6 milliards de francs CFA contre 1 424, 9 milliards de francs CFA en 2019.

Des milliers de nouvelles entreprises

Pour ce qui est des investissements directs étrangers nets, ils sont de l’ordre 172, 8 milliards de francs CFA contre 113, 7 milliards de francs CFA en 2019. Malgré la crise sanitaire, 15 643 nouvelles entreprises ont été créées en 2020 contre 13 137 entreprises en 2019. Le directeur général de la CCI-BF, Issaka Kargougou, a indiqué que le taux de réalisation de l’axe 1 est de 91, 70% contre 94, 64% pour l’axe 2, 91, 88% pour l’axe 3, 98, 21% pour l’axe 4 et 81, 35% pour l’axe 5. Cela équivaut à un taux global d’exécution de 91,56% en 2020 contre 80, 46% en 2019 et 79, 68% en 2018. Des chiffres jugés satisfaisants au regard du contexte sanitaire et sécuritaire par le président de la CCI-BF.  Il en a profité pour rappeler les principales réalisations de la présente mandature. Il s’agit, entre autres, de l’extension et de la réhabilitation du port sec de Bobo (10 milliards FCFA), de l’étude de faisabilité du port sec de Ouaga (280 000 000 FCFA) et de l’achèvement des travaux du parking Akassato au Bénin (2,5 milliards de FCFA).

Par Shady COULIBALY (www.Burkinanews.info)

Forum d’Aswan :  Appel à l’annulation de la dette des pays africains

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré est intervenu ce 1er mars 2021, par vidéo, à la deuxième édition du Forum d’Aswan sur le Développement durable. Organisé par les autorités égyptiennes, le forum d’Aswan se veut un cadre d’échanges sur les enjeux du continent africain.

Dans un contexte de Covid-19, la réflexion cette année porte sur la pandémie et la problématique de la réponse africaine à la crise. Pour le président du Faso, la crise de la Covid -19 ne doit pas faire perdre de vue la crise sécuritaire, car venant plomber les efforts de pays en général et ceux sahéliens en particulier, durement éprouvés.

Le chef de l’Etat a également noté la nécessité pour « l’Afrique de prendre en main son destin en vue d’apporter des réponses endogènes » à cette crise sanitaire.

Afin de soulager les populations, le président Kaboré a appelé à « un renforcement des mesures sociales et de développement en faveur des populations éprouvées durement par la double crise sanitaire et sécuritaire ».

C’est pourquoi, a conclu le président du Faso, « nous réitérons notre appel pour une annulation de la dette de l’Afrique et particulièrement de celle des pays du G5 Sahel qui consacrent entre 20% et 30 % de leurs budgets nationaux à la sécurité ».

Direction de la communication de la présidence du Faso

Ouaga : François Bouda immortalisé sur une rue

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Ancien commandant de cercle et ancien ministre, François Daniel Bouda a été immortalisé. Une rue de l’arrondissement n°1 de Ouagadougou porte son nom depuis le dimanche 28 février 2021. La cérémonie officielle de baptême était présidée par le bourgmestre de la capitale, Armand Béouindé.

Dans la vie d’une cité, le baptême des rues, des places publiques et des monuments est une opération capitale. Une rue baptisée, une place nommée est une page ouverte sur les vertus de celui dont elle porte le nom. Elle peut être également une tranche de l’histoire de la cité ou l’évocation d’un événement significatif dans la vie des citoyens. C’est fort de ce constat qu’une rue a été attribuée à feu François Daniel Bouda le dimanche 28 février 2021. Selon le maire de Ouagadougou, Armand Béouindé, la rue précédemment identifiée sous le N°4.3 du secteur 4, actuelle rue 3.31 sise au secteur 3 dans l’arrondissement N°1 débutant de l’avenue Maurice Yaméogo et finissant à l’avenue Houari Boumediene porte désormais le nom de François Daniel Bouda. C’est en présence de la famille, des proches et anciens collaborateurs de feu François Daniel Bouda, que Armand Béouindé a rendu tous les honneurs et hommages à l’illustre personnage du corps diplomatique du Burkina Faso. « C’est un grand honneur pour moi de prendre la parole en ce jour spécial, pour rendre hommage à un papa qui a tant donné à notre nation. François Bouda fait partie de ces personnes qui ont œuvré pour notre pays. Et pour la commune, ce baptême est un devoir de mémoire », a-t-il indiqué. Pour lui, la ville de Ouagadougou se doit de reconnaitre ses illustres citoyens et leur rendre hommage comme il se doit. Il a par ailleurs informé que cette manière de rendre hommage à ce grand homme a pour but de faire en sorte que l’histoire puisse se rappeler de ses réalisations et lui permettre de servir d’exemple pour les générations futures. « Ce baptême représente énormément pour la famille. Cet acte nous va droit au cœur, et nous sommes contents de voir que la commune a voulu se souvenir de lui et surtout immortaliser sa présence », a confié William Ouédraogo, petit-fils de feu François Daniel Bouda. En rappel, feu François Daniel Bouda est né en 1916 à Manga. Il a été diplômé de l’Ecole normale William Ponty. Cet homme a régulièrement occupé des postes administratifs importants au Burkina et hors des frontières, notamment au Sénégal et au Niger. Homme politique, il a aussi servi son pays à de nombreux postes entre 1946 et 1980 en tant que commandant de cercle, député, conseiller territorial, etc. On retiendra également de l’homme qu’il a été, ministre de la fonction publique, ministre du commerce, ministre de la défense nationale et des anciens combattants. Il a reçu plusieurs distinctions honorifiques dont celle de Commandeur de l’Ordre National. Présente à la cérémonie, Marie-Madeleine Bouda, épouse de feu François Daniel Bouda, a reçu des mains de Armand Béouindé l’arrêté de baptême. La cérémonie a pris fin avec le dévoilage de la plaque portant le nom de François Daniel Bouda.

Burkinanews.info

Ouaga : La police démantèle un réseau de faussaires

Dans une quête continuelle et permanente d’une ville sûre et sécurisée dans tous ses compartiments, le Commissariat Central de Police de la ville de Ouagadougou (CCPO) s’emploie activement afin d’endiguer le phénomène de la criminalité sous toutes ses formes dans la capitale.

Ainsi, à travers sa Brigade de Recherches, il vient de mettre fin au parcours d’un réseau de six (06) individus, qui s’étaient spécialisés dans le faux et l’usage de faux en écriture publique ou privée et de contrefaçon des sceaux de l’Etat. Dirigé par un nommé « Karinsaamba », le groupe ciblait potentiellement les candidats aux concours qui ne remplissaient pas les conditions d’âge et de diplômes. Et grâce à un savoir-faire dont lui seul détient les secrets, Karinsaamba, seul spécialiste du groupe dans la confection des faux cachets et initiales des structures ou administrations étatiques burkinabè et d’autres pays étrangers, réussissait à établir toutes sortes de documents.

                                   Une partie des 600 documents et cachets saisis par la Police nationale

Au cours de l’enquête, plus de six cent (600) faux documents et cachets contrefaits ont été saisis parmi lesquels des cachets de différentes administrations ou mairies, des extraits de naissance du Burkina et de la Cote d’Ivoire, des bulletins de notes, des certificats de nationalité et des casiers judiciaires, des copies de CNIB, des diplômes de CEP, CAP, BEPC, BAC et BEP Burkinabé et Ivoirien, des copies d’attestations diverses, des copies de passeport, des relevés bancaires, et plusieurs autres documents administratifs.

La Police Nationale salue la collaboration des populations qui a permis d’atteindre ces résultats. Par ailleurs, elle les invite à toujours dénoncer tout cas suspect aux numéros verts mis à leur disposition : 17, 16, et 1010.

Service communication Police nationale

Crise dans les écoles de Santé : Le SYNTSHA Kadiogo pointe la responsabilité du DG Emile Paré

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Ceci est une déclaration de la section Kadiogo du SYNTSHA relative à la crise dans les Ecoles nationales de santé publique (ENSP). Dans cette affaire, les premiers responsables du syndicat dénoncent le comportement du directeur général Lisez plutôt !

Depuis novembre 2020, la situation au sein des Ecoles nationales de santé publique est marquée par une crise consécutive à une soutenance litigieuse. En rappel, l’Ecole nationale de santé publique (ENSP) est l’institution publique chargée non seulement de la formation de base du personnel infirmier, sage-femme, auxiliaires médicaux et du personnel d’administration et de gestion des services de santé mais aussi de la formation supérieure en sciences de la santé, telle que la formation des attachés de santé.

Concernant la formation des attachés de santé en anesthésie-réanimation, pour être déclaré compétent à exercer cette profession, les textes de l’ENSP exigent de l’apprenant de valider d’abord son stage de synthèse en fin de 2ème année, ce qui l’autorise à participer aux épreuves pratiques dont la validation conditionne la soutenance d’un mémoire devant un Jury (confère article 73 du règlement intérieur de l’ENSP).

Pour le cas de la soutenance litigieuse, l’étudiante qui est de la promotion de 2015-2017 a été exclue de l’ENSP en 2018 pour insuffisance de résultats. Curieusement, la même étudiante a bénéficié d’une inscription à l’ENSP en 2019. Avec cette nouvelle inscription, elle a été encore exclue par le jury de délibération des attachés de santé qui a siégé le 16 Octobre 2020. Il s’agit donc d’une étudiante qui n’a validé ni le stage de synthèse, ni le stage pratique et qui plus est, a été exclue par le jury de délibération.

     A la surprise générale, il a été organisé pour la même étudiante, le jour de Mouloud, un jour férié de surcroit, une soutenance présidée par le directeur général de l’ENSP, le Dr Emile PARE, et sanctionnée par une note de 17/20. Cette situation, au-delà de fouler au pied les principes élémentaires de l’éthique de la formation et les textes règlementaires de l’ENSP, pose un problème de santé publique car les connaissances et les compétences ne semblent plus être les critères pour l’obtention de parchemin en vue de dispenser des soins aux êtres humains. Cet état de fait a légitimement suscité des réactions de la part de toutes les personnes éprises de justice et soucieuses de l’intérêt général.

       C’est ainsi que dans une déclaration en date du 19 novembre 2020, les enseignants de la Direction de formation supérieure en science de la santé (DFSSS) ont notifié leur désaccord avec ladite soutenance. Certains enseignants vacataires, pour sauvegarder leur dignité, ont suspendu leur participation à la formation. Quant à la société d’anesthésie-réanimation et de médecine d’urgence du Burkina (SARMUB), qui intervient dans l’encadrement des élèves attachés de santé en anesthésie-réanimation, elle a, dans une correspondance en date du 25 novembre 2020 adressée au directeur général de l’ENSP, informé de la suspension de la participation de ses membres à la formation théorique et pratique des élèves attachés de santé en anesthésie-réanimation.

     Constatant le blocage de leur formation, les élèves attachés de santé des ENSP de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso ont dû organiser des sit-in à la direction générale pour exiger la reprise de leur formation suspendue depuis trois mois.

    Le SYNTSHA, soucieux de la qualité de la formation des agents et des soins prodigués aux populations, avait déjà, par l’intermédiaire de sa sous-section ENSP, interpellé la direction générale de l’ENSP depuis les prémices de cette forfaiture. Cependant, ces interpellations sont restées sans suite. La section Kadiogo du SYNTSHA, saisie de la situation, a introduit une demande pour rencontrer le directeur général de l’ENSP afin d’en discuter, mais ladite demande est restée sans réponse jusqu’à nos jours.

      Pour solutionner la crise, un « protocole d’entente » entre le directeur général de l’ENSP, le président de la SARMUB et un représentant du ministère de la santé, a été signé et a abouti à la reprise de la formation des attachés de santé en anesthésie. Toutefois, ledit protocole stipule que : « Pour la question de la soutenance querellée d’une élève attachée de santé en anesthésie-réanimation, elle sera résolue dans le cadre d’une procédure administrative déjà entamée sous la supervision du Ministre de la santé. »

     La section SYNTSHA du Kadiogo a constaté, avec pleine satisfaction, que la formation a repris, et que des agents de santé seront mis à la disposition du système de santé le plus tôt possible. Aussi, elle espère que cette situation sera sans incidence sur la carrière des élèves attachés de santé en position de stage de formation.

    Toutefois, bien que les formations aient repris, force est de constater que le problème à l’origine de la crise reste intact car la soutenance illicite n’a pas été annulée. Bien au contraire, le directeur général de l’ENSP, pour masquer le problème, se sert d’épiphénomènes qui n’ont rien à voir avec le mécontentement des acteurs de la formation.

   Tout en fustigeant le mépris du DG de l’ENSP vis-à-vis du SYNTSHA et de la santé de nos populations, la section SYNTSHA du Kadiogo interpelle les responsables de l’ENSP et le Ministère de la Santé à :

  • Œuvrer dans le sens de l’intérêt de la santé de nos populations.
  • Annuler purement et simplement cette soutenance illicite qui illustre un mépris royal des textes en vigueur, de l’équité et de la justice envers les autres étudiants.

    En tout état de cause, la section SYNTSHA du KADIOGO tient à attirer l’attention des autorités de l’ENSP et de celles du ministère de la santé sur les conséquences d’une entente entre elles contre les textes en vigueur sur le dos des élèves et des populations. Par conséquent, elle se réserve le droit, en cas d’insatisfaction de donner suite à la présente déclaration conformément aux intérêts des travailleurs et à ceux de notre peuple.

NON A LA PROMOTION DE LA MEDIOCRITE !!

MOBILISES ET DETRMINES, NOUS VAINCRONS !!

Pour le bureau de la section, Adama ZALLE

Secrétaire chargé de l’Organisation et de la formation

Tournée du MATD : Le FPDCT est une structure fondamentale pour Clément Sawadogo

Dans le cadre de sa tournée, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation était dans les locaux de l’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales (ADCT) ex-Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT), ce lundi 8 février 2021. Au cours de cette visite, Clément Sawadogo s’est imprégné des réalités de cette structure.

Au lendemain de son installation, le 14 janvier dernier, le nouveau ministre d’Etat Clément Sawadogo a décidé de tourner dans les différentes structures rattachées à son département. C’est dans ce cadre qu’il était à l’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales (ADCT) ex-Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT), ce lundi 8 février.

                            Le ministre d’Etat Clément Sawadogo s’entretenant avec le DG Bruno Dipama

« Je sais très bien comment le FPDCT a démarré. Mais, j’avais besoin d’avoir une idée de la situation actuelle », assure le ministre en charge de la Décentralisation. Et de poursuivre : « Je dis que le FPDCT est l’une des structures fondamentales de mon département parce que depuis les débuts de la décentralisation (…), le schéma qui a été mis en place partait du principe que l’existence de ce fonds devait permettre de financer les activités de développement local des collectivités territoriales, c’est-à-dire les régions-collectivités et les communes ».

Ainsi à l’en croire, la grande majorité des allocations et autres fonds destinés au développement local devait transiter par l’ADCT. Toute chose qui devrait permettre un meilleur accompagnement des collectivités territoriales.

Satisfaction du ministre d’Etat

A l’issue des échanges, Clément Sawadogo s’est dit satisfait du chemin parcouru par le bébé qu’il a vu naitre en 2008 alors qu’il dirigeait déjà le département de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. En effet, le ministre d’Etat a salué la mutation en cours du FPDCT en ADCT. Toute chose, assure-t-il, qui lui permet de jouer un plus grand rôle dans l’accompagnement des collectivités territoriales.

     Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Pengdwendé Clément Sawadogo

Quant au directeur général de l’ADCT, il a profité de la visite ministérielle pour parler des difficultés de sa structure. « Depuis une décennie, la subvention de l’Etat est entre 6 et 10 milliards de F CFA. Mais, même ces 6 milliards qui sont annoncés depuis quelques années sont régulièrement soumis à la régulation budgétaire. Ce qui fait qu’en fin d’exercice, on se retrouve avec la moitié de la subvention voire un peu moins », confie Burno Dipama.

 Le directeur général de l’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales (ADCT), Bruno Dipama

Et d’ajouter qu’une telle situation mettait sa structure dans un certain embarras vis-à-vis des collectivités territoriales. Ainsi, l’ADCT se sent obliger de trouver des ressources afin de pouvoir liquider ses engagements. « C’est la seule option pour que les collectivités territoriales elles-mêmes puissent faire face aux factures des prestataires qu’il faut forcément payer », dit-il.

Clément Sawadogo a promis de trouver rapidement des solutions à ces problèmes afin d’avancer dans la mise en œuvre des plans locaux de développement.

Par Philippe BATIONO pour Burkinanews.info

Conseil des ministres : Le 27e FESPACO reporté

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le vendredi 29 janvier 2021, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 15 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. Au titre de la Primature

Le Conseil a adopté un rapport relatif à trois (03) décrets. Il s’agit : – du décret portant statuts du Service national pour le développement (SND) ; – du décret portant institution d’une formation civique et militaire au Service national pour le développement ; – du décret portant modalités d’accomplissement du Service national pour le développement. Ces décrets institutionnalisent désormais pour les jeunes appelés de 18 à 30 ans, une formation civique et militaire de 90 jours. Ils consacrent le recrutement par tirage au sort et par test pratique en fonction d’un quota par région et profil, par sélection sur dossier avec une collaboration des autorités administratives et par transmission de listes de travailleurs du secteur public et privé assujettis au SND. L’adoption de ces décrets permettra au Service national pour le développement de s’adapter aux évolutions du contexte institutionnel, politique et socioéconomique actuel du pays.

I.2. Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la centralisation

Le Conseil a adopté un rapport relatif aux préparatifs du 61ème anniversaire de la fête nationale du Burkina Faso à Ziniaré. Ce rapport fait le point de l’état d’avancement de l’organisation du 11-Décembre 2021 à Ziniaré, Chef-lieu de la région du Plateau-Central, et notamment la programmation des travaux de réalisation des infrastructures. Le programme engagé permettra la construction de voies bitumées, de caniveaux, de places aménagées, d’une salle polyvalente, de terrains de sports et de logements sociaux. Le Conseil a donné des instructions aux ministres concernés pour que cette commémoration soit une réussite tant du point de vue de la célébration que des infrastructures à réaliser.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de la Santé a fait au Conseil le point de la situation de la maladie à Coronavirus (COVID-19) au Burkina Faso. Il ressort que du 19 au 26 janvier 2021, 865 nouveaux cas ont été enregistrés et 15 décès portant le total des cas à 10 217 et celui des décès à 120. La moyenne du nombre de nouveaux cas observés par jour au cours de la semaine est de 108 contre une moyenne de 128 nouveaux cas entre la période du 1er décembre 2020 au 18 janvier 2021 et une moyenne de 15 nouveaux cas par jour au cours de la période de mars à fin novembre 2020. Au regard de cette situation, le Conseil a instruit la tenue d’une session, dans les meilleurs délais, du Comité national de gestion de la crise de la pandémie de la COVID-19 afin de lui soumettre des projets de décisions.

II.2. Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération, de l’intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le bilan de la visite d’amitié et de travail de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, du 26 au 28 janvier 2021 en République de Djibouti. Au cours de son séjour, le Président du Faso a eu des échanges avec son Homologue djiboutien, Son Excellence Monsieur Ismail Omar GUELLEG sur des sujets portant sur la coopération bilatérale entre les deux pays. Ils ont réaffirmé leur volonté de promouvoir les échanges socio-économiques en vue de rapprocher davantage les deux pays. Les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont procédé à la signature de trois accords relatifs aux secteurs porteurs de la coopération bilatérale, aux secteurs culturels et artistiques et à l’exemption des visas pour les passeports diplomatiques et de service.

Le Président du Faso a également rencontré nos compatriotes vivant à Djibouti et pris part à l’inauguration de la succursale de l’International Business Bank (IB Bank) de notre compatriote Mahamadou BONKOUNGOU, PDG du Groupe EBOMAF dans la capitale djiboutienne. Le Gouvernement du Burkina Faso remercie Son Excellence Monsieur Ismail Omar GUELLEG, Président de la République de Djibouti et le peuple djiboutien pour l’accueil chaleureux et fraternel réservé au Président du Faso et à sa délégation.

II.3. Le ministre de la Culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil le point des préparatifs de la 27ème édition du FESPACO initialement prévue pour se tenir du 27 février au 06 mars 2021. Dans le contexte de la crise sanitaire de la COVID-19, très peu de productions prévues ont été réalisées. Des tournages de films ont été soit arrêtés, soit reportés ou simplement annulés causant d’énormes pertes sur toute la chaîne de production cinématographique. Au regard de cette situation, le Conseil a décidé du report de la 27ème édition du FESPACO à une date ultérieure.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement Ousséni TAMBOURA

Officier de l’Ordre national

Province du Séno : Les FDS neutralisent une mine artisanale

Les opérations conjointes des armées burkinabè, nigérienne et malienne et la force française Barkhane connues sous les noms de code « Danse sur la fourmilière » et « Eclipse » ont permis de neutraliser un engin explosif improvisé, dans la province du Séno, le 19 janvier dernier.

« L’engin a pu être neutralisé par l’équipe de déminage du génie militaire », avance l’armée burkinabè. Pour rappel, une dizaine d’opérations aériennes ont été lancées entre le 18 et le 24 janvier 2021. Et les fores conjointes continuent de sécuriser les biens et les personnes et de lutter contre l’hydre terroriste.

Par WAS

Saponé, Ypélsé, Sapouy : Suspension temporaire de la fourniture de l’électricité ce samedi

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C O M M U N I Q U E

La SONABEL informe ses abonnés que pour impératifs techniques, la fourniture de l’électricité sera temporairement suspendue le samedi 30 janvier 2021 de 07h à 13h à Saponé, Ypélsé, Sapouy et environnants.

 Par mesure de sécurité, les appareils et installations devront être considérés comme restant sous tension pendant la durée de la coupure.

 Le Département Communication et Relations Publiques

Gourcy : 3 morts dans un accident

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Un drame s’est produit dans la nuit du mercredi 27 janvier 2021 entre 23 heures et 24 heures. Un car de transport mixte a été victime d’un accident sur l’axe Ouahigouya-Gourcy, sur la route nationale n°2.

Selon des témoins, le camion transportant essentiellement des pommes de terre et une dizaine de personnes se rendait à Ouagadougou. L’accident s’est produit à Zindiguessé, localité située à une dizaine de kilomètres de Gourcy, chef-lieu de la province du Zondoma.

Sur place, trois personnes sont décédées, à savoir deux hommes et une femme. Cinq autres personnes blessées ont été transportées d’urgence au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Ouahigouya situé à une trentaine de kilomètres du lieu du drame. Les morts ont été inhumés dans la matinée du jeudi 28 janvier 2021.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO

Région de l’Est : le couvre-feu prorogé au 30 mars 2021

En vigueur depuis le 7 mars 2019, le couvre-feu instauré pour lutter contre le terrorisme dans la région de l’Est a été prorogé jusqu’au 30 mars 2021. La décision a été prise ce jeudi par le gouverneur Saïdou Toussaint Prosper Sanou.

Pendant encore 60 jours, les populations de la région de l’Est devront se coltiner le couvre-feu. Ainsi en a décidé le gouverneur Saïdou Toussaint Prosper Sanou, ce jeudi 28 janvier 2021, via un communiqué.

« Nous portons à la connaissance de l’ensemble de la population que le couvre-feu instauré dans le cadre de la lutte contre le terrorisme est prorogé pour une durée de 60 jours, allant du samedi 30 janvier 2021 au mardi 30 mars 2021 ». C’est une décision est logique dans la mesure où le couvre-feu avait été instauré dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Le communiqué précise que le couvre-feu va de 00 heure à 4 heures du matin dans la ville de Fada N’Gourma et de 22 heures à 4 heures du matin, dans les autres localités de la région. Etant donné que la région est toujours en proie au terrorisme, comme les régions du Sahel, du Centre-nord et de la Boucle du Mouhoun, le couvre-feu devrait ainsi être prorogé jusqu’à ce que la menace terroriste soit éradiquée ou au moins contenue.

Par Wendkuni Anselme Sawadogo

Région du Sahel : les sites miniers fermés jusqu’au 14 avril

Selon un communiqué du gouverneur de la région du Sahel dont nous avons eu copie, les sites aurifères artisanaux seront fermés pour trois mois. Cette décision du colonel-major Salfo Kaboré s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

« Les sites aurifères artisanaux sont fermés et toutes les activités liées à l’exploitation de l’or sont suspendues sur lesdits sites sur toute l’étendue du territoire des provinces de l’Oudalan et du du Burkina Faso Yagha pour une période de trois mois allant du vendredi 15 janvier 2021 au mercredi 14 avril 2021 ».

Par Maxime Yempabou THIOMBIANO

Mise en circulation de faux billets : Fin de parcours cinq malfrats

Un réseau de cinq malfaiteurs spécialisés dans les faux billets de banque a été appréhendé et mis aux arrêts par la police nationale dans sa mission régalienne de protection des personnes et de leurs biens vient de mettre un terme aux activités d’un réseau de 5 présumés délinquants dans la ville de Ouagadougou. Ces derniers sont coupables de la circulation de plus de 3 millions 500 FCFA de faux billets sur le territoire burkinabè.

Plus de 3 millions 500 mille FCFA de billets de banque contrefaits ont été saisi des mains de présumés délinquants par la police nationale. Cette saisie a été possible grâce aux investigations menées par des agents du commissariat de police de l’arrondissement de Bogodogo. 5 individus arrêtés étaient à l’origine de la circulation de ces billets de banque sur le sol burkinabè.

« Depuis le mois d’octobre 2020  des informations nous sont parvenues et faisaient état de trafic de faux billets, de billets contrefaits. Le cerveau de cette opération est de nationalité burkinabè mais qui a des contacts depuis le Nigéria. Ces billets de banque sont contrefaits depuis le Nigéria, acheminés au Burkina à travers des conducteurs de minibus et écoulés sur le terrain à travers l’achat de marchandises diverses. Ce sont dans les villages environnants de Ouagadougou et même dans les provinces que ces billets sont écoulés. Parce que la plupart du temps dans les grandes villes les gens ont des détecteurs de faux billets. C’est pourquoi ils opèrent plus dans les villages », a déclaré le commissaire de police Bogodogo, Aimé Lankoandé.

A cette occasion, la police nationale lance un appel à la vigilance des citoyens dans les transactions. L’âge de ces délinquants interpelés varie entre 29 et 40 ans. Dans les heures à venir ils seront conduits devant la justice afin de répondre de leurs faits. « L’enquête est bouclée et ces 5 présumés délinquants seront présentés devant le procureur du Faso pour le moment », a déclaré le Commissaire de police, Aimé Lankoandé. A l’écouter, d’autres personnes impliquées dans cette infraction sont en cavale. Les populations sont invitées à saisir les forces de polices lorsqu’elles viendraient à être au courant d’une quelconque infraction. Pour cela il suffit d’appeler gratuitement le 17, le 16 ou le 10 10.

Burkinanews.info

Burkina : L’ADF-RDA pour une « opposition républicaine et constructive »

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A l’issue de la réunion de son bureau exécutif national, le 23 janvier 2021, l’Alliance pour la démocratie et la fédération – Rassemblement démocratique africain (ADF-RDA) a décidé de rester dans l’opposition politique. Mais, une « opposition républicaine et constructive ».

L’Alliance pour la démocratie et la fédération – Rassemblement démocratique africain (ADF-RDA) à la suite des élections couplées du 22 novembre 2020, a procédé à une analyse exhaustive de sa participation à la présidentielle et aux législatives, et de la situation globale du Burkina Faso.

C’est ainsi qu’au cours de la session de son Bureau exécutif national, tenue le 23 janvier sous la présidence effective de Me Gilbert Noël Ouédraogo, le parti a décidé de continuer à s’inscrire dans l’opposition politique.

Compte-tenu de la situation de notre pays, tant du point de vue sécuritaire qu’au niveau socio-politique et économique, l’ADF-RDA encourage le président du Faso ainsi que son gouvernement à relever les défis du moment. Elle prend bonne note de la volonté affichée des dirigeants actuels d’œuvrer à une véritable réconciliation sincère des filles et des fils du Burkina Faso. Elle reste persuadée que cela passe par une concertation avec toutes les forces vives de la Nation ce qu’elle a d’ailleurs prôné ces cinq (05) dernières années.

Ceci étant dit, l’ADF-RDA, comme deuxième force politique d’opposition, représentée à l’Assemblée nationale, se positionne comme une entité politique de veille. Elle s’inscrit dans une opposition républicaine et constructive à l’écoute des aspirations du peuple burkinabè.

Consciente que ce rôle ne sera pas facile, elle s’y engage avec patience et ardeur. L’ADF-RDA appelle toutes celles et tous ceux qui croient en la vertu du combat politique à la rejoindre dans une opposition forte et utile afin de concourir à la construction d’un Burkina Faso réconcilié, fort et prospère.

Le président

Me Gilbert Noël Ouédraogo

Député à l’Assemblée nationale

Grand Officier de l’Ordre de l’Etalon

Bassolma Bazié : « C’est une démission qui me permettra de mieux défendre les intérêts des travailleurs »

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Le 24 janvier dernier, Bassolma Bazié annonçait sa démission de la fonction publique sur sa page Facebook (lire ici). Lors d’un entretien que nous avons pris le soin de transcrire, le secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Burkina (CGTB) apporte plus de détails et de précisions sur les raisons de cette démission.

Pourquoi vous avez démission de la fonction publique ?

Je tiens d’abord à l’orée de ce nouvel an, souhaiter une année de courage et de santé à l’ensemble des travailleurs et des couches socio-professionnelles. Les souhaiter beaucoup de courage pour les défis qui se présentent à nous. Ma démission de la fonction publique, tout en m’excusant auprès de tous ceux qui l’auraient appris de façon brutale, c’est une décision qui est conforme aux valeurs que j’ai reçu dans mon éducation. Mais aussi aux valeurs que j’ai reçu à travers la formation. De l’instruction que j’ai reçue de l’UJEB, de la CGTB, et même de l’ensemble des travailleurs de notre pays. Troisièmement, je tiens à dire que quand on prend une telle décision, c’est par rapport à ces engagements que nous prenons devant l’histoire et devant l’ensemble des travailleurs. Le samedi 30 novembre 2013, nous avons promis, dès qu’on a été élu secrétaire général de la CGTB, de nous engager fermement et de défendre les travailleurs. Je tiens à préciser que ma démission de la fonction publique n’est pas une démission de la confédération générale des travailleurs du Burkina. Ce n’est pas une démission du mouvement syndicale. La démission se justifie par le fait que malheureusement nous constatons qu’on veut utiliser le salaire comme un moyen de chantages d’un dirigeant syndicale qui se bat de façon loyale, de façon honnête et intègre. Conformément aux missions qui lui ont été dévolues à travers les plateformes et les questions préoccupantes des travailleurs. Donc si on vous conduit en conseil de discipline et on sort avec une décision macabre. Et dire qu’on vous reconnaît coupable sans qu’il n’y ait sanction,  c’est un fait très gravissime  dans l’histoire.

À vous entendre,  c’est une décision souveraine mais est-ce qu’elle ne s’explique pas par le fait que vous avez été traduit en conseil de discipline, est-ce que vous n’avez pas été pousser vers la sortie ?

Justement c’est ce que je suis en train de vous expliquer. Parce que dès lors que le conseil de discipline a été tourmenté de façon politique et qu’il n’y a pas eu de sanction malgré qu’il a dit  que j’ai été reconnu coupable sans me dire exactement  quelle est la disposition légale qui a été violée. Le 2 octobre, j’ai été mis devant le fait accompli que l’emploi du temps a été suspendu. Le 3 novembre, on m’appelle du lycée Philippe Zinda Kaboré,  à la direction régionale, donc dans un bureau. Je n’ai pas fait le concours pour aller m’asseoir au  bureau. Sans savoir exactement ce que j’irai faire. Par conséquent, quand on veut te traîner de cette façon pour éroder à longueur de temps votre honnêteté, votre dignité et votre intégrité. Il est un devoir pour vous de pendre des décisions qui siéent afin de défendre correctement les engagements qui ont été pris par rapport à votre éducation, par rapport à votre vie et par rapport à ceux dont vous avez pris les engagements donc les travailleurs de notre pays. Par conséquent, je précise que ce n’est pas une démission du mouvement syndicale. C’est une démission de la fonction publique qui me permettra de mieux me positionner et de défendre conséquemment et de façon ferme, les intérêts des travailleurs de notre pays.

Donc le général n’abandonne pas la troupe ?

Pas du tout. Un général ne doit pas abandonner la troupe.

D’aucuns pensent que c’est parce que vous avez trouvé mieux ailleurs que vous quittez la fonction publique. Parce qu’à la Fonction publique on ne paye pas bien.

Si c’était des calculs financiers et autres, j’aurais pu quitter depuis longtemps.  Je n’avais pas à attendre jusqu’à cette date. Ceux qui estiment que j’ai trouvé mieux ailleurs savent très bien que j’ai les compétences depuis belle lurette de m’octroyer mieux ailleurs. Donc si j’ai décidé de rester dans l’éducation et de servir, c’est que c’est ma profession de choix. Maintenant, si on constate que la profession éducation est embrigadée par des aventuriers politique, on ne sait pas exactement d’où ils viennent et où ils vont, il appartient à ceux qui ont un minimum de moralité d’avoir une direction de conduite et de prendre des décisions fermes pour ne pas tomber dans le caniveau de boue.

Propos transcris par Théophile O. BAYALA (www.burkinanews.info)

CEDEAO : Les grandes décisions de la 58e Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement

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Situation sanitaire oblige, la 58e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est tenue le 23 janvier 2021 par visioconférence. Elle était placée sous la présidence de Nana Akufo-Addo, président de la république du Ghana.

L’ensemble des chefs d’Etats et de gouvernement de la zone étaient présents pour discuter des questions urgentes du moment : Covid19, économie, libre circulation des biens et des personnes, terrorisme… Ainsi, il ressort des rapports un recul de 1,7% du PIB réel alors qu’une croissance réelle de 3,9% avait été enregistrée en 2019.

Quant à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), son entrée en vigueur est effective depuis le 1er janvier 2021. Mais, seulement 12 pays sur les 15 que compte la CEDEAO ont ratifié la convention. Par ailleurs, des actions sont envisagées pour faire face à la récurrence des attaques terroristes dans les pays de la zone.

Le communiqué final de la 58e Conférence

COMMUNIQUE FINAL 58e CONFERENCE CEDEAO

Par Maxime Yempabou THIOMBIANO

Burkina : Bassolma Bazié de la CGTB démissionne de la Fonction publique

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C’était annoncé. C’est désormais officiel. Le secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Burkina (CGTB), Bassolma Bazié a démissionné de la Fonction publique. En, effet, après avoir déposé sa lettre de démission le 19 janvier dernier, il a rendu la nouvelle publique sur les réseaux sociaux.

« Lorsque vous représentez des Hommes de valeur, vous avez l’impérieux DEVOIR de faire en sorte que votre prix soit l’honneur. Par conséquent, un salaire ne doit en aucun cas être un moyen de chantage. D’où ma démission de la Fonction publique afin de mieux me consacrer à la défense ferme des intérêts des travailleurs (euses) et du peuple burkinabè!
La lutte pour la liberté, la dignité et l’intégrité doit se poursuivre avec davantage d’engagement, de détermination et d’esprit de sacrifice ! Mon salut militant à l’ensemble des travailleurs et travailleuses de notre pays
 », a-t-il écrit.

L’intégralité de la lettre de démission

Lettre Démission Bassolma Bazié

Par Philippe BATIONO (Collaborateur)

Burkina gold trading international : Devenir la première société commerciale d’approvisionnement en or traçable du Burkina

Burkina gold trading international (BGTI)

, société de droit burkinabè, spécialisée dans l’achat, la vente et l’exportation d’or de production artisanale et semi-mécanisée, a officiellement lancé ses activités, le jeudi 21 janvier 2021, à Ouagadougou. Avec le soutien de ses partenaires, cette jeune société ambitionne de devenir le leader de son domaine.

Burkina gold trading international (BGTI) est une société à responsabilité limitée de droit burkinabè créée en 2018. Elle a obtenu l’agrément du ministère des Mines et des Carrières en 2019 et a commencé ses activités 2020. Cette entreprise est dirigée Abdel Kalifa Diarra, juriste fiscaliste de formation spécialisé en législation minière. Malgré sa relative jeunesse, BGTI dont l’activité exclusive est l’achat, la vente et l’exportation d’or de production artisanale et semi-mécanisée au Burkina Faso, veut s’imposer comme le prochain leader de son domaine.

                                                                Abdel Kalifa Diarra est le gérant de BGTI

Pour ce faire, la société s’est offerte de nouveaux locaux modernes et sécurisés en centre-ville. Au cours de la cérémonie officielle de lancement des activités, le gérant de Burkina gold trading international, Abdel Kalifa Diarra a indiqué que l’entreprise est dirigée par une équipe dynamique ayant une bonne expérience de la commercialisation de l’or. Par ailleurs, a-t-il laissé entendre, Burkina gold trading international est appuyé par un réseau d’une soixantaine de collecteurs d’or brut.

Une entreprise jeune mais expérimentée

« En 2019, pour faciliter son intégration dans le domaine aurifère burkinabè, BGTI a participé à la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO) en tant qu’exposant, a fait de la prospection commerciale en Europe et en Asie et a participé au séminaire de formation Africa gold insider présenté par Patrick Alexandre Gagnon », a expliqué Abdel Kalifa Diarra. Suite aux expériences cumulées en 2019, la société a débuté ses activités en 2020 en transigeant une soixantaine de kilogrammes d’or brut d’une valeur estimée à 1,8 milliards de francs CFA, foi du gérant de BGTI. « Notre entreprise a exporté une cinquantaine de kilogrammes d’or principalement vers des raffineries en Europe et vendu également quelques kilogrammes d’or à l’Agence nationale d’encadrement de l’exploitation artisanale et semi-mécanisé (ANEEMAS) qui est aussi un comptoir public d’achat d’or », a-t- il confié.

De grosses ambitions

Ainsi, au regard de l’expérience et du professionnalisme de BGTI dans la gestion des opérations d’achat et d’exportation d’or, des partenaires financiers internationaux majeurs ont décidé de l’accompagner. Toute chose qui s’est matérialisée par le financement de l’installation des nouveaux bureaux de la société afin qu’elle réponde aux normes internationales du point de vue commercial, sécuritaire et technologique.

                               Enfin installé dans ses nouveaux locaux, BGTI peut mener sereinement ses activités

« Avec le soutien de ses partenaires financiers, l’entreprise compte exporter environ 1500 kg d’or brut en 2021, ce qui représente en termes de royalties pour l’Etat burkinabè environ 300 millions de francs CFA pour un investissement en capital de plus de 45 milliards de nos francs. Nos chiffres prévisionnels sont de 5000 Kgs d’or brut exportés par année d’ici 5 ans pour un chiffre d’affaire annuel de plus de 150 milliards F CFA », foi de Abdel Kalifa Diarra. Quant au directeur commercial, Patrick Alexandre Gagnon, initiateur, en 2018, du séminaire de formation Africa gold insider qui consiste à former les hommes et femmes d’affaires dans le domaine aurifère, il a indiqué avoir pris contact avec certains partenaires financiers afin d’accélérer la croissance et de lancer BGTI.

Transparence, traçabilité et professionnalisme

« En 2020 nous avons débuté humblement mais pour 2021, nous avons prévu passer à la vitesse supérieure et nous nous sommes fixés des objectifs commerciaux à la hauteur de nos aspirations. Pour avoir une bonne chaine d’approvisionnement transparente, traçable et professionnelle, nous nous sommes récemment fait former par l’Alliance pour une mine responsable (ARM) sur le volet traçabilité de l’or », a-t-il indiqué. Cela dans le but de réalisé l’objectif commun qui est de devenir la première société commerciale d’approvisionnement en or traçable du Burkina Faso.

                                       Le Directeur commercial de BGTI, Patrick Alexandre Gagnon

Pour ce faire, a rappelé Patrick Alexandre Gagno, un accord de partenariat a été signé avec une raffinerie nommée Swiss gold refinery (SGR). La Suisse étant un pays ou l’or fait partie de la culture tout comme le Burkina Faso, ce partenariat, foi du directeur commercial de BGTI, est un atout important pour la société. Par ailleurs, il a laissé entendre qu’un autre partenariat a été signé avec un grand fonds d’investissement. Ainsi, désormais installé dans leurs locaux entièrement sécurisés et adaptés, les premiers responsables de BGTI ont rassuré les investisseurs nationaux et internationaux sur le fait qu’il est possible de faire le commerce de l’or de manière légale, traçable et transparent au pays des hommes intègre à condition de travailler en collaboration avec une équipe de professionnelle.

L’équipe dirigeante de BGTI

  • Gérant : Abdel Khalifa Diarra
  • Directeur commercial : Patrick Alexandre Gagnon
  • Responsable des opérations d’achat d’or : Ingrid Zoré
  • Responsable administratif : Moubarack Nébié
  • Chargée d’opération : Miriam Ouédraogo
  • Chargé de mission : Yacouba Sanfo

Par Bouélé Philippe BATIONO (Le Quotidien)

USA : Joe Biden investi 46e président

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Joe Biden a prêté serment, mercredi 20 janvier au Capitole. Il est officiellement le 46e président des Etats-Unis. Quelques minutes avant Kamala Harris a prêté serment, devenant la première femme, la première Afro-Américaine et la première Asio-Américaine à accéder à ce poste dans l’histoire du pays. La cérémonie a lieu en présence des ex-présidents Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton, mais sans Donald Trump. Elle est placée sous haute surveillance. Plus de 20 000 militaires ont été déployés à Washington pour sécuriser l’événement, qui aura lieu à la mi-journée au Capitole, par crainte de nouvelles violences de la part de manifestants pro-Trump. De hautes grilles, parfois surmontées de barbelés, protègent par ailleurs la « zone rouge », entre la colline du Congrès et la Maison Blanche.

Dix-sept décisions prises dès mercredi

Au premier jour de son mandat, Joe Biden prendra 17 décisions présidentielles pour revenir sur des mesures phares de l’ère Trump, en engageant notamment le retour des Etats-Unis dans l’accord de Paris sur le climat et au sein de l’Organisation mondiale de la santé. Face au Covid-19, le président signera un décret pour rendre obligatoire le port du masque dans les bâtiments fédéraux, appelant aussi tous les Américains à le porter pendant 100 jours.

Une cérémonie en comité restreint

Habituellement, l’investiture est l’occasion pour des milliers d’Américains de se réunir sur le « National Mall », la gigantesque esplanade du Capitole. Cette année, seuls des invités triés sur le volet pourront y assister, en raison de l’épidémie de Covid-19 et du dispositif de sécurité mis en place. Plus de 190 000 drapeaux ont été plantés sur la pelouse pour représenter ce public absent.

 Des festivités virtuelles

Les traditionnelles réjouissances qui suivent l’investiture du président ont également été modifiées à cause du contexte sanitaires. L’acteur oscarisé Tom Hanks animera une émission spéciale diffusée sur toutes les grandes chaînes américaines, mercredi soir, avec de nombreux artistes, dont Justin Timberlake et Bruce Springsteen.

Donald Trump absent

Le président sortant a annoncé qu’il quitterait la Maison Blanche mercredi matin pour se rendre en Floride. Il s’est envolé en hélicoptère aux alentours de 14h30 (heure française). Le milliardaire sera le premier président à ne pas assister à la prestation de serment de son successeur depuis 150 ans. Juste avant la fin de son mandat, il a gracié 73 personnes et commué 70 peines.

Farncetvinfo

W. Bruno Compaoré, DG FBDES : De nombreux acquis enregistrés en 2020 malgré le contexte difficile

Parmi les dix (10) grands chantiers du Chef de l’Etat pour le nouveau quinquennat 2021-2025, figure la transformation structurelle de l’économie et de la lutte contre le chômage des jeunes et des femmes. Il est évident, qu’un tel choix stratégique place le Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID), sur une place prépondérante. A travers le Fonds Burkinabè de Développement Economique et Social (FBDES), le Département en charge de l’économie et des finances, a financé plusieurs dizaines de projets dans les secteurs stratégiques de l’économie des grandes entreprises du secteur public et privé ainsi des PME depuis sa création en 1975. Par ailleurs ; le FBDES n’est pas resté en marge de l’évolution de la technologie et de l’innovation. C’est à ce titre, que le Programme « BURKINA STARTUPS » destiné aux PME innovantes en création ou en développement et ayant un potentiel élevé a été créé en 2017 pour booster l’économie nationale, en apportant un soutien financier plus simple, plus accessible, et plus flexible aux projets structurants. Les projets soumis sur une plateforme en ligne, font l’objet d’une sélection rigoureuse par un comité d’experts  sur la base du caractère innovant, de la viabilité du modèle économique et de la proposition de valeur. A côté de cela, il y’a également le Programme « AgriNova », qui intervient dans le secteur de la production agro-sylvo-pastorale, ayant pour cible les jeunes et les femmes porteurs d’affaires.. A travers ses trois (03) composantes, le programme apporte un appui financier pour renforcer les capacités de productions des entreprises ou coopératives agricoles existantes, accompagne la création de nouvelles entreprises-modèles dans des filières porteuses et appui la création et l’animation d’incubateurs d’entreprises agricoles et d’élevage innovantes.

Pour ce nouveau quinquennat qui vient de commencer et en phase avec le programme Présidentiel, le Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement accordera toujours une place de choix à a création et à l’accompagnement des PME, avec des financements conséquents. Ce sont les différents objectifs qui ont été systématiquement reconduits dans les lettres de missions annuelles assignée à l’organe dirigeant du FBDES.

En conclusion, le contexte particulièrement difficile qui a prévalu au cours de la période sous revue (l’année 2020 avec les attaques djihadistes et la pandémie du coronavirus), de nombreux acquis ont été enregistrés dans le cadre des différents programmes du Fonds Burkinabè de Développement Economique et Social (FBDES). Dans la mise en œuvre du nouveau référentiel en cours, nous allons jouer encore notre partition pour répondre activement aux attentes des populations de notre pays, à travers nos différents secteurs d’intervention.

De la part de toute l’équipe du FBDES, je vous souhaite une belle et heureuse année 2021 pleine d’énergie et de beaux projets. Je profite de ces bons vœux pour vous remercier sincèrement de votre accompagnement tout au long de cette année compliquée en raison du contexte sanitaire Covid-19. Nous n’avons rien lâché et ensemble nous avons surmonté cette crise. Un immense merci.

Le  Directeur Général du FBDES

Wendpanga Bruno COMPAORE

Chevalier de l’Ordre du Mérite de l’Economie et des Finances

USA : Les priorités du président élu Joe Biden

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Faire oublier Donald Trump. C’est, en résumé, le programme de Joe Biden à la Maison Blanche. Le démocrate compte passer à l’action dès mercredi 20 janvier, date de son investiture, en signant dix-sept décrets. Réponse à l’épidémie de Covid-19, relance économique, lutte contre la crise climatique ou les injustices raciales… Nos confrères de Franceinfo détaillent les ambitions du 46e président des Etats-Unis pour ses premiers mois de mandat.

Enrayer l’épidémie de Covid-19

Il n’a cessé de le marteler : la priorité de Joe Biden est d’endiguer la progression du Covid-19 aux Etats-Unis. Le pays a franchi le seuil des 400 000 morts liés à la maladie et compte désormais plus de 24 millions de cas confirmés de coronavirus, selon les chiffres de l’université Johns Hopkins*. « On ne va pas se débarasser du Covid-19 lors de mes cent premiers jours [de mandat], a reconnu* le démocrate lors d’une conférence de presse dans le Delaware, le 14 janvier. Mais je suis convaincu qu’en cent jours, nous pouvons enrayer la progression de la maladie. »

Pour cela, Joe Biden a dévoilé un ambitieux plan de bataille. Dès son premier jour à la Maison Blanche, il rendra obligatoire le port du masque lors des déplacements entre Etats, essentiellement dans les avions, ainsi que dans les lieux dépendant de l’autorité fédérale, même si l’essentiel des bâtiments relèvent de la compétence du gouverneur de l’Etat ou des municipalités. Joe Biden a aussi appelé les Américains à porter un masque pendant cent jours à compter de son investiture et il discute avec les autorités locales pour les encourager à mettre en place des mesures similaires au niveau « des villes et des Etats », note Vox*. Joe Biden a également indiqué vouloir attribuer des fonds fédéraux supplémentaires pour l’achat de matériel de protection et de tests de dépistage du coronavirus.

Le nouveau président américain souhaite par ailleurs réaliser 100 millions d’injections du vaccin contre le Covid-19 en cent jours. Selon CNN*, 12 millions d’Américains avaient déjà reçu une première dose, vendredi 15 janvier. « Notre plan est aussi simple qu’il est audacieux : vacciner plus de gens gratuitement ; créer plus d’endroits où ils peuvent se faire vacciner ; mobiliser plus de soignants pour faire les injections ; augmenter les commandes et les distribuer dès que possible », a-t-il listé lors de sa conférence de presse dans son fief de Wilmington, jeudi dernier.

Cela passerait notamment par la mise en place de milliers de centres de vaccination fédéraux, une aide financière aux Etats ou encore la distribution immédiate des réserves de vaccins de l’Etat fédéral, indique CNN. L’administration Trump avait en effet décidé, dans un premier temps, de stocker 50% des fioles pour éviter toute pénurie pour les injections de rappel. Autre objectif de ces cent premiers jours : rouvrir « la majorité des écoles », relève le Washington Post*. Joe Biden compte pour cela accroître les efforts de dépistage du Covid-19 et surtout demander au Congrès de financer l’achat de matériel de protection pour les élèves et les enseignants.

Il a par ailleurs promis que les Etats-Unis allaient réintégrer l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dès son premier jour de mandat. Donald Trump avait claqué la porte de l’institution en juillet 2020, en pleine pandémie (mais le retrait des Etats-Unis ne devait être acté qu’en juillet 2021, après un an de préavis, conformément à la législation américaine).

Relancer une économie en souffrance

La réponse de Joe Biden à l’épidémie de Covid-19 comprend également un volet économique. La crise sanitaire a plongé huit millions d’habitants dans la pauvreté en six mois, selon une étude relayée par la chaîne CBS*. Et le pays compte 10,7 millions de personnes au chômage*, selon les chiffres du mois de décembre. Pour remettre l’économie d’aplomb, Joe Biden a présenté un plan de relance colossal de 1 900 milliards de dollars (1 567 milliards d’euros), censé sortir les Etats-Unis de leur pire crise depuis les années 1930.

Parmi les mesures phares, un chèque pouvant aller jusqu’à 1 400 dollars (1 154 euros) versé à chaque Américain, selon ses revenus. Le démocrate veut également accorder une rallonge de 400 dollars par semaine aux bénéficiaires de l’assurance-chômage, jusqu’au mois de septembre, détaille CNN*. Il compte en outre prolonger le moratoire sur les expulsions locatives et les saisies immobilières et débloquer 350 millions de dollars pour permettre aux autorités locales et nationales de maintenir l’emploi des éducateurs, des policiers, des pompiers et des agents de santé publique. Dernier objectif, qui était une de ses promesses de campagne : augmenter le salaire minimum horaire à 15 dollars, soit plus du double du tarif actuellement en vigueur (7,25 dollars).

Ce plan d’urgence doit toutefois être approuvé par le Congrès, où les démocrates n’auront qu’une courte majorité au Sénat. Un challenge face auquel Joe Biden ne compte pas reculer. « Durant cette pandémie, on ne peut pas laisser les gens avoir faim. On ne peut pas laisser les gens être expulsés. On ne peut pas laisser les infirmiers, les éducateurs et d’autres perdre leur emploi alors que nous avons tant besoin d’eux, a martelé le 46e président jeudi à Wilmington. Nous devons agir maintenant et résolument. »

Régulariser des millions de migrants

En 2016, Donald Trump avait fait campagne sur une ligne dure contre l’immigration. Quatre ans plus tard, son successeur prévoit de détricoter l’essentiel des mesures prises par le républicain pendant son mandat. Dès mercredi, Joe Biden compte signer un décret levant l’interdiction d’entrée sur le territoire des ressortissants de plusieurs pays, principalement à majorité musulmane.

Son administration va par ailleurs proposer une loi qui permettrait la régularisation de 11 millions de sans-papiers, rapporte le Los Angeles Times*. Les immigrés pourraient ainsi obtenir la résidence permanente après cinq ans passés aux Etats-Unis, puis la citoyenneté trois ans plus tard. L’obtention de la nationalité américaine serait facilitée pour les travailleurs essentiels et les « Dreamers », arrivés clandestinement sur le territoire alors qu’ils étaient enfants. Donald Trump avait tenté en 2017 de supprimer le programme DACA, qui protège notamment ces jeunes de la déportation, mais sa décision a finalement été renversée par la Cour suprême en 2020.

Joe Biden compte également stopper la construction du mur à la frontière avec le Mexique, réunir les familles séparées par les expulsions ordonnées sous l’administration Trump et fixer la limite des demandes d’asile à 125 000 par an, contre 15 000 actuellement, détaillent Reuters* et Vox*. Symbole de ce changement drastique de cap sur l’immigration : le démocrate a nommé comme secrétaire à la Sécurité intérieure Alejandro Mayorkas, qui a immigré enfant aux Etats-Unis. Le ministre, chargé de gérer la politique migratoire du pays, va devenir le premier Hispanique à occuper ce poste.

S’attaquer aux injustices raciales

Outre les mesures annoncées sur l’immigration, Joe Biden compte s’attaquer aux injustices raciales. Dès son premier jour de mandat, il signera un décret pour ordonner aux agences fédérales d’évaluer les inégalités dans leurs programmes et politiques, et pour réinstaurer les formations à la diversité annulées par son prédécesseur. ll souhaite par ailleurs créer une commission nationale pour superviser la police, comme il l’avait annoncé dès le mois de juin*.

Les Etats-Unis ont été ébranlés en 2020 par un vaste mouvement de protestation contre les violences policières racistes, Black Lives Matter, après la mort de plusieurs citoyens noirs, comme George Floyd et Breonna Taylor. Ces mesures font partie d’un plan plus large de réforme des forces de l’ordre, qui prévoit 300 millions de dollars pour développer les polices de proximité.

S’engager pour l’environnement

Autre domaine dans lequel Joe Biden compte bien faire table rase de l’action de Donald Trump : l’environnement. Dès le 20 janvier, le démocrate signera un décret pour que les Etats-Unis réintègrent l’Accord de Paris sur le climat. Il a par ailleurs déjà promis de renverser nombre de décrets de son prédécesseur, qui ont mis à mal la lutte contre la crise climatique. Et il s’est engagé à organiser un sommet sur le climat*, réunissant « les dirigeants des économies majeures » de la planète, pendant ses cent premiers jours de mandat. Reste à savoir dans quelles conditions l’événement pourrait se tenir, au vu du contexte sanitaire.

Durant ces trois premiers mois, l’administration Biden va également commencer à travailler sur son ambitieux plan d’investissements dans l’économie verte, selon la radio publique nationale NPR*. Le démocrate a promis d’allouer 2 000 milliards de dollars tout au long de son mandat, pour développer les énergies renouvelables, financer la construction de bâtiments peu énergivores, parvenir à la neutralité carbone d’ici 2050 ou encore soutenir les communautés les plus affectées par la crise climatique. Ce plan d’investissement devra toutefois être validé par le Congrès.

Etre un allié de la communauté LGBT+

Joe Biden s’engage pour la cause LGBT+ depuis plusieurs années déjà. En 2015, il avait déclaré son soutien au mariage pour tous avant même que Barack Obama ne le fasse. Désormais, il entend faire voter l’Equality Act au Congrès durant ses trois premiers mois à la Maison Blanche. Le texte de loi interdit les discriminations sur la base de l’orientation sexuelle ou du genre, notamment en matière de logement et d’éducation, souligne le magazine USA Today*. « C’est essentiel pour garantir qu’aucun futur président ne pourra à nouveau revenir sur les droits civiques et les protections des personnes LGBT+ », a estimé en octobre le démocrate, premier président américain à nommer comme ministre un homme ouvertement gay.

Joe Biden souhaite par ailleurs revenir sur la politique limitant les droits des personnes transgenres, mise en place par Donald Trump. En commençant par les autoriser à nouveau à servir dans l’armée, dès « son premier jour » de mandat, souligne le Washington Post*. Il s’est également engagé à lutter contre les violences contre les personnes transgenres, notamment les femmes de couleur, et à réinstaurer les directives fédérales garantissant leur protection dans les établissements scolaires.

Franceinfotv

Le Faso Autrement : l’ex-député Boukaré Kouanda retrouvé mort dans une clairière

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Dans un communiqué dont nous avons reçu copie ce dimanche, le président de Le Faso Autrement a annoncé le décès de l’ex-député du parti, Boukaré Kounda. « L’honorable Boukaré Kouanda, député sortant et directeur de campagne pour les élections du 22 novembre 2020 du parti dans la province du Ziro, a été retrouvé mort à côté de sa moto le samedi 16 janvier 2021 aux environs de 8h 00 du matin sur une clairière argileuse dans le village de Bilgo dans la commune rurale de Pabré, dans le Kadiogo », précise ledit communiqué.

Dr Ablassé Ouédraogo confie que la haute hiérarchie de son parti « s’est déportée sur les lieux et a entrepris, aux côtés de la famille biologique du défunt, des démarches auprès des services habilités de l’Etat, et entamé les procédures d’usage pour permettre de déterminer les circonstances exactes du décès ». Si pour l’heure, les circonstances du drame ne sont pas encore connues, nous devrions en savoir davantage dans les prochains jours.

Pour rappel, il fait partie des députés dont le mandat avait été validé le 15 décembre dernier, quelques jours avant la clôture officielle de la 7e législature.

Par Jérémie Sidwaya YAMEOGO (www.burkinanews.info)

Abraham Nignan : « Zéphirin Diabré peut-il dire que c’est le vrai changement là où il se trouve aujourd’hui ? »

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Il fait partie de ceux qui ont toujours dénoncé la gestion du Chef de file de l’opposition (CFOP), Zéphirin Diabré. En effet, lors des sorties précédentes dans les médias, Abraham Nignan, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a toujours laissé entendre à qui voulait que le président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) travaillait à consolider le pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré.

Ainsi, lors de sa dernière sortie, jeudi dernier dans Le Quotidien, celui qui se présente comme chef de file de l’opposition radicale a commenté la nomination de Zeph. « Zéphirin Diabré a rendu beaucoup de service à ce régime, c’était normal qu’il soit récompensé ». Aussi, il est allé encore plus loin en confiant à Burkinanews.info que le fait d’avoir accepté de rejoindre le gouvernement était une atteinte à sa dignité.

De ce fait, le nouveau ministre d’Etat en charge de la réconciliation nationale ne peut plus regarder les Burkinabè en face, estime-t-il. « Zéphirin Diabré prônait le vrai changement. Mais aujourd’hui, est-ce qu’il peut regarder le peuple burkinabè droit dans les yeux, en tant qu’ancien chef de file de l’opposition, et dire que c’est le vrai changement là où il se trouve aujourd’hui ? », s’interroge-t-il.

Par Jonathan Yiyéawou BAZIEMO (www.burkinanews.info)

Zéphirin Diabré : « C’est d’abord à nous-mêmes que nous devons rendre compte et à personne d’autre »

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Muet depuis les résultats de la présidentielle du 22 novembre dernier, le président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) s’est enfin prononcé, ce mardi 12 janvier 2021. En marge de la cérémonie de présentation des vœux organisée au siège de son parti à Ouagadougou, Zéphirin Diabré s’est prononcé sur son entrée dans le gouvernement. Par ailleurs, il a annoncé le retrait de son parti de l’opposition politique.

« Par leurs votes à l’occasion des élections législatives, les Burkinabè ont exprimé clairement leur volonté de ne plus voir notre parti diriger le Chef de file de l’opposition politique burkinabè. Ils ont choisi d’opérer une alternance au niveau du CFOP. En tant que bon démocrate nous en prenons acte », a déclaré le président de l’UPC. Zéphirin Diabré a annoncé du même coup la décision de son parti de changer son positionnement dans le landernau politique. Ainsi, après une dizaine d’année dans l’opposition, le parti du lion venu en 3e position à l’issue du double scrutin du 22 novembre 2020 a décidé de ne plus siéger au sein de l’opposition. Le parti se range donc du côté de la majorité présidentielle. L’annonce a été faite dans l’après-midi du mardi 12 janvier 2021 au siège du parti à l’occasion de la cérémonie de présentation de vœux des militants de l’UPC au président du parti. C’est la fin donc du mystère qui régnait après le double scrutin du 22 novembre. « En liaison avec les autres partis qui soutiennent l’action du président du Faso, nous définirons bientôt les modalités de notre travail en commun », a affirmé Zéphirin Diabré, appelé désormais à conduire aux côtés du président du Faso le processus de la réconciliation nationale. A l’en croire, la question du virement du parti à la majorité a déjà été tranchée à l’interne par les responsables et les militants du parti. « Tout choix que nous faisons, c’est d’abord à nous-mêmes que nous devons rendre compte et à personne d’autre », a-t-il martelé. Le président de l’UPC a souligné qu’au regard de ce que cet enjeu représente pour le destin du Burkina Faso, l’UPC a décidé de « manière souveraine » de répondre favorablement à la demande du président Kaboré. « Nous sommes dans le registre d’une mission précise à exécuter aux cotés du président du Faso dans le droit fil des engagements pris au lendemain de son élection, et ce pour le seul bien du Burkina Faso », a-t-il précisé, assurant de son entière « loyauté » et de son « engagement ferme » pour traiter avec succès la question de la réconciliation et de la cohésion sociale. « Mon parti et moi croyons fermement que sans une réconciliation sincère des filles et fils de ce pays et sans une cohésion sociale raffermie, nous aurons toutes les difficultés à relever les défis qui nous assaillent et nous n’offrirons aucun avenir aux générations futures », a déclaré Zéphirin Diabré. « Je lancerai, dans les mois à venir, de larges consultations afin de définir les voies d’une réconciliation nationale véritable », avait annoncé, Roch Marc Christian Kaboré, fin décembre au moment de son investiture, précisant vouloir prendre en compte les « crimes de sang, économiques et politiques qui, de 1960 à nos jours, continuent d’envenimer les rapports entre les Burkinabé ». Le ministre d’Etat n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance au président du Faso pour la confiance placée en lui pour conduire le processus. « Cette confiance fait écho au compagnonnage gouvernemental dès 1992 et fait aussi écho à la confiance qu’il avait placé en moi en me confiant en 1994 avec l’accord du président Blaise Compaoré le ministère très stratégique de l’économie et des finances dans le gouvernement qu’il avait été appelé à diriger au lendemain d’une dévaluation historique dont tout le monde redoutait les conséquences », a-t-il rappelé.

Par DK

Problèmes dans la Gestion du fret au Burkina : le HCT-BF charge le CBC et la FUTRB

Le Haut conseil des transporteurs du Burkina Faso (HCT-BF) était face à la presse ce mardi 12 janvier 2021 à Ouagadougou. Les échanges ont porté sur la gestion du fret par le Conseil burkinabè des chargeurs (CBC). Les conférenciers dénoncent des dysfonctionnements notamment des blocages de livraison de bon de chargement.

Décidément ! On est bien loin de la fin de la crise dans le milieu du transport de marchandises. Alors qu’on croyait la page définitivement tournée, voilà que l’affaire du fret refait surface. En effet, le Haut conseil des transporteurs du Burkina Faso (HCT-BF) a évoqué la question ce mardi 12 janvier au cours d’une conférence de presse. Ainsi, cette structure laisse entendre des difficultés dans l’application de l’arrêté portant modalité de gestion et de contrôle du fret en provenance et à destination du Burkina Faso. Adama Ouédraogo, président du HCT-BF, a relevé les difficultés rencontrées par les transporteurs en général et les membres de son organisation en particulier. « Nous assistons à une manipulation par le Conseil burkinabè des chargeurs et certaines organisations syndicales notamment la Faîtière unique des transporteurs routiers du Burkina (FUTRB) qui créent de nombreuses difficultés », dénonce Alassane Barro, secrétaire général national du HCT-BF.

Des dommages financiers colossaux

A l’en croire cette situation entraine des dommages financiers énormes au niveau des acteurs du transport. Aussi le secrétaire général national du HCT-BF charge-t-il le Conseil burkinabè des chargeurs. Il évoque notamment des blocages ans la livraison de bons de chargement, l’orientation systématique par le CBC de tout demandeur de bon de chargement vers une la FUTRB. Par ailleurs, Alassane Barro dénonce le non-respect de l’article 11 de l’arrêté ministériel qui stipule : « Le bon de chargement est délivré par le CBC sans aucun intermédiaire ». En conséquence, la révolte des chargeurs pour le non-respect de l’article 11 qui a motivé des chargements sans l’obtention du bon, l’application à la hâte sans aucune information des pays concernés du contenu de l’arrêté et le blocage des camions à la frontière du Togo et du Burkina. « Le blocage du fret à la frontière pendant deux semaines, la détérioration des marchandises durant le stationnement, la création de conflits entre les acteurs du transport burkinabè et togolais, la fermeture des locaux du CBC à plusieurs reprises, la correspondance malveillante des autorités du port du Togo au directeur du CBC et l’interdiction aux véhicules burkinabè d’accéder aux territoires togolais ». Voilà autant de désagréments énumérés par Alassane Barro. A l’en croire, si, la situation ne change pas, cela risquerait d’entraîner des pénuries de denrées alimentaires qui pourront créer une augmentation des prix. Pour y remédier, le HCT-BF a appelé le ministre des Transports à trouver des solutions définitives pour une application judicieuse et efficace de son arrêté.

Par Jonathan Yiyéawou BAZIEMO (www.burkinanews.info)

Lassané Savadogo, secrétaire exécutif du MPP : « La  nomination de Zéphirin Diabré est un signal fort »

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Le premier gouvernement du second mandat du président Kaboré a été rendu public le 10 janvier dernier. Aussi, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), à travers son secrétaire exécutif Lassané Savadogo a réagi sur la question, ce lundi 11 janvier 2020.

D’entrée de jeu, le secrétaire exécutif du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) s’est félicité du nombre de cadres du parti au pouvoir dans le gouvernement. « Lorsque vous regardez la composition du gouvernement, vous vous rendez compte que notre parti est fortement représenté à travers des camarades en qui nous avons totalement confiance, à commencer par le chef du gouvernement Christophe Dabiré. Vous notez également qu’il y a un effort qui a été fait pour prendre en compte toutes les énergies disponibles et capables de contribuer à la mise en œuvre du programme pour lequel le président du Faso a été élu », souligne-t-il.

Un gouvernement cosmopolite

Aussi constate-t-il, d’autres partis politiques, notamment les partis de l’Alliance pour la majorité présidentielle (APMP) n’ont pas été oubliés. « Vous vous rendez compte également que le genre n’a pas été occulté. Il y a neuf femmes dans ce gouvernement. C’est vrai que le pourcentage promis par le gouvernement n’a pas été atteint. Mais neuf femmes rapportées à 33% comme l’avait signifié le président, cela nous fait à peu près un taux de 27% de femmes dans le gouvernement », poursuit-il.

Par ailleurs, Lassané Savadogo a souligné le fait que la plupart des régions du Burkina ont été prises en compte dans la formation du gouvernement. Tout chose qui lui fait dire qu’il s’agit d’un gouvernement de cohésion sociale, de cohésion nationale et de cohésion politique pour atteindre les objectifs du président du Faso. Aussi pour lui, « la nomination de Zéphirin Diabré au poste de ministre de la Réconciliation nationale est un signal fort ». Et de poursuivre en disant qu’en tant que chef de file de l’opposition, Zeph a joué pleinement son rôle en donnant du fil à retorde au gouvernement.

Zeph, un bon choix

Ainsi, poursuit-t-il, après les élections, le président de l’Union pour le progrès et le changement a marqué sa disponibilité à accompagner Roch Marc Kaboré dans la mise en œuvre de son programme notamment dans le volet réconciliation nationale et cohésion sociale. « En tant que cadre du parti, nous avons soutenu le président dans sa vision à faire passer au gouvernement l’ensemble des énergies dont dispose notre pays pour la mise en œuvre de son programme », confie Lassané Savadogo. A l’en croire, il a travaillé à différentes occasions avec l’ancien CFOP : « J’apprécie sa capacité à faire la part des choses entre ce qui peut relever de l’intérêt individuel ou de l’intérêt national. Nous avons tous saluer la volonté de Zéphirin Diabré à la mise en œuvre du programme présidentiel. Et nous avons également manifesté notre soutien au président du Faso par rapport à la décision qu’il a eu à prendre concernant cette situation ».

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Burkina : Un nouveau gouvernement de 26 ministres avec Zéphirin Diabré

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Longtemps attendu, le gouvernement burkinabè est enfin connu. Sa composition a été annoncée ce dimanche 10 janvier lors du 20 heures de la télévision nationale. Il comprend 26 ministres et sept ministres délégués. On note le retour de Pegdwendé Clément Sawadogo en lieu et place de Siméon Sawadogo en tant que ministre d’Etat chargé de l’Administration territoriale. Annoncé au sein de la majorité depuis plusieurs semaines, l’ancien chef de file de l’opposition Zéphirin Diabré est nommé ministre d’Etat auprès du président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale. Quand à son prédécesseur au CFOP, Me Bénéwendé Sankara, il hérite du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Ville.

La composition du gouvernement

ministre d’Etat, ministre auprès du président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale : Zéphirin Diabré;

ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale et des anciens Combattants : Moumina Chériff Sy ;

ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation : Clément Sawadogo ;

ministre de la Sécurité :  Ousséni Compaoré ;

ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur : Alpha Barry ;

ministre de l’Economie, des Finances et du Développement : Lassané Kaboré ;

ministre de la Justice,  des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des sceaux : Victoria Ouédraogo/Kibora ;

ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales : Stanislas Ouaro ;

ministre de la Santé : Charlemagne Marie Ragnag-Newendé Ouédraogo ;

ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation : Alkassoum Maïga ;

ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale :

Séni Mahamadou Ouédraogo ;

ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire : Hélène Marie Laurence Ilboudo/Marchal ;

ministre de l’Economie numérique, des Postes et de  la Transformation digitale : Hadja Fatimata Ouattara/Sanon ;

ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement : Ousséni Tamboura ;

ministre de l’Agriculture, des Aménagements hydro-agricoles et de la Mécanisation : Salifou Ouédraogo ;

ministre de l’Eau et de l’Assainissement : Ousmane Nacro ;

ministre des Infrastructures et du Désenclavement : Wendenmanegha Eric Bougouma ;

ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières : Bachir Ismaël Ouédraogo ;

ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière :

Vincent Timbindi Dabilgou ;

Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat :  Harouna Kaboré ;

ministre des Ressources animales et halieutiques : Tegwendé Modeste Yerbanga ;

ministre de la Jeunesse, de la Promotion de l’Entreprenariat et de l’Emploi : Salifo Tiemtoré ;

ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Ville : Bénéwendé Stanislas Sankara ;

ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique : Siméon Sawadogo ;

ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme : Foniyama Elise Ilboudo/Thiombiano ;

ministre des Sports et des Loisirs : Dominique Marie André Nana ;

ministre déléguée auprès du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, chargée de la Décentralisation : Madiara Sagnon/Tou ;

ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, chargée de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur : Maxime Koné ;

ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, chargée du Budget : Edith Clémence Yaka ;

ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, chargée de l’Aménagement du Territoire : Pauline Zouré/Kaboré

ministre délégué auprès du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, chargé de la Recherche scientifique et de l’Innovation : Maminata Traoré/Coulbibaly ;

ministre délégué auprès du ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, chargé des Mines et des Carrières : Aimé Zongo ;

ministre déléguée auprès du ministre du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, chargée de l’artisanat : Louise Ane Go.

Jonathan Yiyéawou BAZIEMO (www.burkinanews.info)

An 2 Bruno Dipama à la tête du FPDCT : Plus de 12 000 projets financés de 2008 à 2020

Le directeur général du Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT), Bruno S. Dipama a animé une conférence de presse, mardi 5 janvier 2021, au siège de l’institution dont il a la charge. Ce face-à-face avec les professionnels des médias a porté sur deux sujets, à savoir la transformation en cours de la structure et le bilan de ses deux années à la tête du Fonds.

Officiellement installé à la tête du Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT), le 28 décembre 2018, Bruno S Dipama était face à la presse pour faire le bilan de ses deux années de gestion. Ce jeune directeur général s’était donné pour mission, entre autres, de réformer le FPDCT, de lui donner de la visibilité et de la notoriété, d’augmenter le portefeuille des projets en faveur des collectivités territoriales, et d’augmenter le nombre des partenaires techniques et financiers.

Le moins que l’on puisse dire est qu’en deux année de gestion, Bruno Dipama a relevé les défis qui se présentaient à lui. Concernant la réforme, il a estimé qu’elle est effective avec notamment l’adoption des référentiels juridiques. Au niveau du point relatif à l’augmentation du portefeuille des projets en faveur des collectivités territoriales, le directeur général du FPDCT a confié que trois nouveaux projets ont été lancés entre 2019 et 2020. Il s’agit du projet trois frontières d’un montant de 6 milliards 550 millions de francs CFA financé par l’Agence française de développement (AFD) qui couvre les régions du Sahel et du Nord. « A ces projets, il faut ajouter le fonds de développement communal qui est à sa phase 3 d’un montant de 6 milliards 500 millions de francs CFA financé par la coopération financière allemande (KFW). Et enfin, le dernier-né des projets, le projet RFP/GDT d’un montant de 91 989 000 F CFA financé par l’Organisation des Nations unis pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) », a-t-il avancé.

Par ailleurs, Bruno Dipama a laissé entendre que d’autres projets sont en gestation dont la signature de convention de financement interviendra très bientôt. Concernant le défi de l’augmentation des PTF, ce défi est également relevé, à en croire le premier responsable du FPDCT, puisqu’en 2020 la FAO s’est ajoutée à la liste des PTF qui financent le FPDCT. « Je dois juste signaler que courant novembre et décembre 2020, il y a la Banque mondiale qui se signale par rapport à un appui au FPDCT devenu Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales (ACDT) », a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, il a affirmé que des mesures ont été prises pour diminuer considérablement le délai de traitement des dossiers des collectivités territoriales. Ainsi, les dossiers de demande de décaissements se traitent désormais en 72 heures tandis que les autres dossiers tels que les contrats de financement, les demandes d’avenants sont reversés au sein d’une commission qui se réunit chaque semaine pour les traiter. « Vous l’avez constaté lors de la caravane, bon nombre d’ouvrages réalisés dans le cadre des projets financés par le FPDCT, la qualité laisse à désirer. Il fallait donc renforcer le suivi de ces ouvrages », a rappelé Bruno Dipama. Des mesures, a-t-il assuré, ont été prises pour remédier à cela, à travers le renforcement du suivi des projets mais également l’exigence de remontée des pièces justificatives.

Durant ses deux années à la tête du FPDCT, Bruno Dipama aura également permis à la structure de rendre plus autonome ses agences régionales, à pérenniser les acquis du Fonds, à créer de meilleures conditions de travail pour les agents, à renforcer leurs capacités à travers 17 sessions de formation et un voyage d’études. Les administrateurs ont également bénéficié de 4 sessions de formation un d’un voyage d’études. En somme, tout a été fait durant ces deux années pour rendre opérationnel et plus efficace le FPDCT pour le bonheur des collectivités territoriales et partant des populations burkinabè.

De la transformation du FPDCT en ADCT

Le conseil des ministres du 7 octobre 2020 a adopté deux décrets portant respectivement création de l’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales (ADCT) en lieu et place du FPDCT et l’autre portant approbation des statuts de l’ADCT. Ainsi, après sa création en 2007, le FPDCT a d’abord mené ses activités entre 2008 et 2010 dans six régions avant de couvrir l’ensemble des 364 collectivités territoriales, à savoir les 351 communes te les 13 conseils régionaux à partir de 2011.

« De 2008 à 2020, le FPDCT a mobilisé plus de 120 milliards de francs CFA pour le financement de plus de 12 000 projets à travers toutes les collectivités territoriales du Burkina Faso », a laissé entendre Bruno Dipama. Néanmoins, il a estimé qu’après plus d’une décennie d’existence et malgré ce bilan éloquent, des insuffisances ont été constatées dans le fonctionnement du FPDCT et dans l’exécution de ses missions. Pour y remédier, un comité interministériel a été mis en place à cet effet. Les conclusions des travaux ont ainsi recommandé la mutation institutionnelle et juridique du FPDCT. Aussi l’ADCT est désormais un établissement public de l’Etat dotée d’une autonomie financière, de gestion et ayant des prérogatives de puissance publique. « Elle a pour vocation d’être un mécanisme unifié de financement et d’appui technique aux collectivités territoriales contribuant ainsi à la mise en œuvre des politiques publiques en matière de développement et de gouvernance locale », a-t-il expliqué.

Cela se fera à travers la mobilisation, la centralisation et la mise à disposition, de tous les appuis financiers en directions des collectivités territoriales mais aussi de contribuer au renforcement de leurs capacités opérationnelles. Ainsi, l’ADCT, contrairement à son ancêtre le FPDCT, pourra, en plus, octroyer des prêts et consentir des garanties pour les emprunts des collectivités territoriales

Pou rappel, au plus tard dans 6 mois, les administrateurs seront nommés. Suivront la nomination d’un directeur général, l’adoption du nouvel organigramme, l’adoption des documents opérationnels, l’élaboration d’un plan stratégique 2021-2025, notamment.

Par Bouélé Philippe BATIONO (Le Quotidien)

Burkina :  Le président Kaboré dissout le gouvernement

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Le président du Faso a mis fin aux fonctions du Premier ministre Christophe Marie Joseph Dabiré, ce mercredi 30 décembre 2020. Le décret (voir ci-dessous) annonce également la dissolution de son gouvernement. En conséquence, les secrétaires généraux des ministères seront chargés de l’expédition des affaires courantes.

Cette décision du président du Faso, réélu le 22 novembre 2020, intervient 48 heures après sa prestation de serment. Et au lendemain de polémique sur la validation de mandats de certains députés qui occupaient encore des fonctions ministérielles.

Par Jérémie Sidwaya YAMEOGO

11-Décembre à Banfora : L’organisation sabotée selon Abdoulaye Soma

Aux lendemains de la tenue des festivités du 11-Décembre 2020 à Banfora, chef-lieu de la région des Cascades, des ressortissants ont dénoncé une organisation bâclée, sabotée. Nous vous proposons l’intervention du porte-parole, Pr Abdoulaye Soma.

Au Burkina Faso, depuis l’an 2008, il a été institué une organisation tournante des festivités symbolisant l’accession de notre Nation à l’indépendance et à la République. La célébration nationale est annuellement organisée le 11 décembre dans une Région, suivant un programme préétabli, sous un thème prédéfini. Cette année 2020, les cérémonies du 11 décembre ont eu lieu à Banfora, sous le thème « Cohésion nationale et engagement patriotique pour un développement durable du Burkina Faso dans un contexte d’insécurité et de COVID-19  »

L’idée de cette célébration nationale tournante dans les différentes régions du Pays vise en réalité essentiellement deux objectifs, à savoir les investissements pour le développement infrastructurel régional et les festivités de cohésion sociale. Cette année 2020 à Banfora, le gouvernement semble avoir décidé d’organiser un véritable sabotage, en escamotant ces deux objectifs fondamentaux, avec preuves à l’appui.

Sur le premier objectif de l’investissement pour le développement infrastructurel régional, Banfora, pour dire la Région des Cascades, n’a eu droit qu’à être bâclé. D’une part, certaines infrastructures traditionnellement emblématiques du 11 décembre n’ont pas été réalisées, même pas un commencement d’exécution. C’est l’exemple de l’auberge du 11 décembre, qui était programmé, mais qui semble avoir été oublié. C’est aussi le cas de la Maison de l’appelé, qui se construit habituellement lors des célébrations du 11 décembre dans les chefs-lieux de région, mais Banfora n’a pas semblé avoir ce mérite aux yeux des organisateurs. Le fait que ces deux infrastructures, prises à titre d’illustration, qui ont pour vertu d’augmenter les capacités d’accueil des régions et villes ont fait défaut, beaucoup de festivaliers ont du passer leurs nuitées de festivités dans des régions et villes voisines comme Bobo-Dioulasso. Il en va de même des feux tricolores de régulation de la circulation. Aucun n’a été réalisé, même sur les axes arrangés par les organisateurs du 11 décembre pour le compte de Banfora.

D’autre part, pour les infrastructures prévues et réalisées, c’est le bâclage qui défit le mépris de la Région et de l’ensemble de ses habitants, sans distinction. Les bitumes ou goudron effectués ne sont pas de qualité, même aux yeux de simples profanes. C’est à Banfora que lorsqu’on circule sur un nouveau goudron terminé on est poursuivi et envahi par la poussière du goudron. C’est anormal dans la gestion d’une localité de la République. Seul le gouvernement a le secret de l’explication de ce qui a été fabriqué à Banfora.

Sur le second objectif des festivités de cohésion sociale, pour la région des cascades et Banfora, notre tradition de cohésion sociale a été bafouée. D’abord lors du défilé, il a été annoncé que les ethnies principales de la Région allaient se succéder. A Banfora, tout le monde sait qu’il y a trois ethnies qui sont considérées comme autochtones et fondatrices, à savoir les Gouin, les Karaboro et les Turka. Dans le passage au défilé, les Turka n’ont pas eu le droit de défiler. Les Sénoufo n’ont plus, incontournables, nont pas eu le privilège de défiler. Seul le gouvernement peut en donner les justifications. Nous nous désolidarisons de cette discrimination et de cette exclusion qui ne fait que fragiliser la cohésion sociale nationale et régionale.

Ensuite, compte tenu des retards d’exécution de tout ce qui devait être prêt pour la célébration, un millier de leaders, allant des chefs coutumiers et traditionnels,  aux anciens et actuels grands leaders de la Région, avait initié une pétition pour le report des festivités à l’années prochaine, le temps de mieux faire correctement les choses. Le gouvernement n’a même daigné les recevoir pour les entendre et discuter sur le bien-fondé de la demande. Pourtant, le report a déjà été concédé pour Koudougou de la région du Centre-Ouest en 2011 reporté à 2012 et pour Kaya de la Région du Centre-Nord en 2015 reporté à 2016. Même cette année des festivités nationales ont été reportées, comme le Tour du Faso et la SNC. Le report du 11 décembre de Banfora aurait pu être envisagé, au moins discuté. Cela n’a pas été parce qu’on a voulu forcé pour une exécution, même au rabais, comme cela été fait. La région des cascades et ses habitants de diverses ethnies du Pays ne méritent pas cela. Aucune région du Pays ne mérite pas qu’on bâcle ses opportunités de développement et de joie. Enfin, les chefs coutumiers et traditionnels représentatifs de la Région, entre autres le chef de canton de Banfora, n’ont ni été associés ni été invités aux célébration d’après leur témoignage. Dans quelle localité du Pays, le gouvernement peut-il aller faire une cérémonie nationale sans égard aux autorités coutumières et traditionnelles dans la localité ? Peut-on exclure de Moro Naba de telle chose à Ouagadougou dans la Région du centre? Peut-on exclure  Naba Kiiba de telle célébration à Ouahigouya dans la Région du Nord ? La réponse est non. Ce n’est pas envisageable, ni souhaitable, ni acceptable. Nos autorités coutumières et traditionnelles ont droit aux égards des gouvernants de la République, comme on en a l’habitude. A ce sujet, ce qui s’est passé à Banfora n’est autre qu’un scandale indigne de notre Nation.

J’appelle le gouvernement à avoir plus d’égards et les mêmes égards aux différentes localités et communautés qui composent notre chère et riche Nation. Il faut être plus ouvert aux échanges avec les gouvernés, qui ne contestent pas les autorités de la République, mais qui ne demandent qu’à contribuer au renforcement de la bonne la gestion de notre pays. Nous restons constamment saisis, en tant que leaders, des questions de défense de la dignité et des intérêts des communautés. Cette veille continuera avec vigueur et rigueur.

Le patriotisme commence au berceau et au bercail, autant on défend ici la dignité et les intérêts des localités à l’intérieur du Pays, autant on défendra la dignité et les intérêts du Pays à l’extérieur.

                                    Ouagadougou, le lundi 14 décembre 2020

Pour les intéressés

Pr. Abdoulaye SOMA

60e anniversaire de l’indépendance : Le message du président Kaboré

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Comme il est de coutume chaque année à la veille de la fête nationale, le 11 décembre, le président du Faso a livré son message à la Nation. Dans son intervention, Roch Marc Christian Kaboré a évoqué la situation sécuritaire  et sanitaire. Par ailleurs, il a salué la bonne tenue des élections couplées du 22 novembre dernier. Voici en intégralité son message.

Peuple du Burkina Faso,
Concitoyennes et Concitoyens,
Burkinabè de la diaspora,
La commémoration du soixantième anniversaire de l’indépendance de notre pays est une excellente occasion pour saluer la mémoire des pères fondateurs de la Nation et rendre un vibrant hommage au Peuple burkinabè, pour sa résilience et son engagement pour la Patrie, la cohésion sociale et le développement partagé.
L’accession à la souveraineté nationale et internationale de notre pays, que nous célébrons avec fierté dans la belle cité du Paysan noir, capitale de la Région des Cascades, est un évènement national par essence qui nous rappelle nos souvenirs et notre héritage communs, ainsi que notre volonté librement consentie, de bâtir ensemble une Nation unie, forte et prospère.
Peuple du Burkina Faso,
Chers Compatriotes,
Cette année, la célébration de notre Fête nationale est placée sous le thème : «Cohésion nationale et engagement patriotique pour un développement durable du Burkina Faso dans un contexte d’insécurité et de COVID-19 ».
Il s’agit là d’une interpellation collective pour un Burkina Faso résolument tourné vers l’union sacrée de ses filles et fils, pour faire face aux défis actuels et assurer à notre pays, la sécurité, la santé et le développement économique et social. L’atteinte de telles ambitions, pour lesquelles je me suis engagé avec vous, passe nécessairement par un changement de mentalité et de comportement. La culture de la tolérance et du vivre-ensemble, le civisme, le patriotisme, le dialogue inclusif, la prise en compte de nos valeurs culturelles positives, socles de paix et de cohésion, seront la clé de notre succès. En la matière, force est de reconnaitre que des défis importants restent à relever, si nous voulons être en phase avec le besoin légitime de paix, de sécurité, et de développement harmonieux de notre pays.
C’est pourquoi, j’engage le Gouvernement, le peuple burkinabè dans ses différentes composantes, et chaque Burkinabè, à assumer, chacun, sa part de responsabilité pour faire de la cohésion sociale et du patriotisme des réalités concrètes aux plans politique, administratif, économique et social.
Je réaffirme avec force, qu’aucune Nation ne peut prospérer dans le désordre, l’incivisme, la corruption, le reniement de la Patrie, autant de fléaux qui fragilisent la cohésion sociale et les efforts pour un mieux-être collectif.
Pour ce faire, je dois rappeler qu’autant chaque Burkinabé a des droits, autant il a des devoirs qu’il doit assumer. Dans l’intérêt de tous, nous ferons en sorte qu’il en soit ainsi.
Chères Concitoyennes,
Chers concitoyens,
La bande sahélo-saharienne dont fait partie le Burkina Faso, est confrontée depuis quelques années à des attaques terroristes qui endeuillent des familles et occasionnent de nombreux déplacés internes. Cette situation qui vise à saper les efforts de développement et de construction de notre cher pays, est inacceptable.
En cet instant solennel, je voudrais ici redire toute ma compassion aux familles qui ont vu les leurs tomber pour défendre la Patrie et assurer la sécurité de l’ensemble des Burkinabè. Je m’incline devant la mémoire de tous nos braves soldats et valeureux Volontaires pour la Défense de la Patrie, tombés sur le champ de bataille pour défendre l’honneur et la fierté de notre peuple. La Nation leur est reconnaissante à jamais pour leur courage.
J’associe à cet hommage, toutes les victimes innocentes de cette barbarie terroriste et je souhaite un prompt rétablissement aux blessés, civils et militaires.
Aux déplacés internes, je voudrais les rassurer de ma solidarité et leur dire que le Gouvernement met tout en œuvre pour créer les conditions de leur retour dans leurs localités respectives, dans la sécurité et la dignité.
A tous nos soldats et à tous nos Volontaires pour la défense de la Patrie qui sont mobilisés au quotidien, je réitère mes encouragements. C’est grâce à leur détermination, que nous enregistrons des victoires dans le combat contre les forces du mal. Leur engagement à défendre la Nation, jusqu’au sacrifice suprême, nous interpelle individuellement et collectivement. Face aux défis sécuritaires, les efforts du Gouvernement se poursuivront pour renforcer les capacités opérationnelles des Forces de Défense et de Sécurité, en matériel, en formation et en effectif pour plus d’efficacité sur le théâtre des opérations.
Je tiens à réaffirmer que l’action internationale du Burkina Faso pour contribuer à l’éradication du terrorisme ne faiblira pas. En cela, nous continuerons de travailler, de concert avec la Force conjointe du G5 Sahel et toutes les autres initiatives militaires ou politiques internationales, engagées dans la lutte contre le terrorisme, en vue d’un retour de la paix et de la stabilité au Burkina Faso et dans la sous-région.
Chers compatriotes,
La pandémie de la COVID-19, apparue en mars dernier dans notre pays, est toujours d’actualité. Aussi, voudrais-je inviter les Burkinabè à la discipline et au sens des responsabilités. Les mesures spéciales prises par le Gouvernement, au plan social et économique, en vue de réduire le ressenti des conséquences liées aux restrictions visant à freiner la progression de la pandémie, n’auront de sens que si nous parvenons ensemble à briser la chaine de contamination par le respect des mesures barrières.
Le sacrifice consenti par les personnels de santé et les acteurs engagés dans la lutte contre cette maladie s’en trouvera pleinement justifié.
C’est le lieu pour moi de leur exprimer toute la reconnaissance de la Nation pour leur engagement, quelque fois au prix de leur vie, dans la lutte contre cette pandémie. Je salue tous les acteurs nationaux et internationaux pour leur accompagnement.
La forte pluviométrie de cette année, bénéfique par endroits pour la saison agricole, a eu des conséquences dramatiques, particulièrement dans les zones où les populations sont exposées aux risques liés aux inondations.
C’est une question récurrente qui nous interpelle tous, en particulier les populations installées sur les zones inondables. Je voudrais à cet égard réitérer l’engagement du Gouvernement à apporter une réponse efficace et durable aux problèmes des inondations dans notre pays, tout en rappelant la nécessité pour tous, de respecter les règles en matière d’urbanisme et d’assainissement de notre cadre de vie.
Chers Compatriotes,
Burkinabè de la diaspora,
Le 22 novembre dernier, le Peuple burkinabè a été invité aux urnes pour désigner le Président du Faso et élire une nouvelle Assemblée nationale, pour les cinq années à venir.
La bonne tenue des élections couplées présidentielle et législatives renforce l’ancrage de la démocratie et de l’Etat de droit au Burkina Faso. Nous avons ainsi franchi une étape importante de la vie politique de notre pays. Ces élections, dont les résultats provisoires ont été salués par tous, confirment l’image d’un peuple conscient et responsable.
C’est pourquoi, je félicite le peuple burkinabè et l’ensemble des acteurs, notamment les candidats, les partis et formations politiques, les organisations de la société civile, les responsables coutumiers et religieux pour leur sens du patriotisme et de la responsabilité qui a permis la tenue de ces élections dans un climat politique et social apaisé.
Mes félicitations vont également aux Forces de Défense et de Sécurité, et à la Commission électorale nationale indépendante, pour la sécurisation et la bonne conduite à son terme du processus électoral.
Je remercie tous les partenaires techniques et financiers ainsi que les observateurs nationaux et internationaux pour leur contribution à la réussite de ces scrutins.
Le consensus recherché autour des élections du 22 novembre 2020, et qui a prévalu avant, pendant et après la proclamation des résultats provisoires, nous indique désormais la voie à suivre. Il vient ainsi convaincre, définitivement, les plus sceptiques de la capacité du peuple burkinabè à décider de son avenir.
Je remercie particulièrement nos compatriotes de la diaspora qui ont pris activement part à l’élection présidentielle pour la première fois.
J’ai une pensée pour nos frères et sœurs qui n’ont pas pu participer à ces élections, car je comprends ce qu’ils ressentent en pareille situation.
A la faveur de la consolidation de la paix et de la sécurité et tirant les enseignements au plan organisationnel de ces scrutins, les mesures seront prises pour assurer la pleine participation de tous les Burkinabè aux scrutins à venir.
Peuple du Burkina Faso,
Concitoyennes et concitoyens,
En ce soixantième anniversaire de notre indépendance, je voudrais réitérer ma gratitude à la communauté des amis et partenaires techniques et financiers du Burkina Faso, pour leur engagement au profit du financement du Plan national de Développement économique et social (PNDES).
Je saisis également cette opportunité pour réitérer au Peuple burkinabè toute ma reconnaissance pour la confiance placée en ma personne pour conduire à nouveau la destinée de notre cher pays, le Burkina Faso pour les cinq prochaines années.
C’est une marque de profonde considération, et je voudrais vous dire, très sincèrement, merci. C’est un chemin que je veux parcourir encore avec vous. C’est donc ensemble, que nous construirons le Burkina Faso de nos ambitions et de nos rêves partagés.
J’ai foi que dans la même dynamique, avec le même engagement et le même esprit de cohésion et de patriotisme, nous réussirons à consolider les bases d’une Nation démocratique et de paix.
Bonne fête nationale à toutes et à tous !
Que Dieu bénisse le Burkina Faso !
Je vous remercie !

Site minier d’Arra/Sahel : 5 VDP tués et 3 portés disparus

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Cinq volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont trouvé la mort, le 24 novembre dernier. Selon nos infos, ils ont été tués lors d’échanges de tirs avec des individus armés non identifiés sur le site minier d’Arra, dans la région du Sahel. Trois VDP sont également portés disparus, selon des sources sécuritaires.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Présidentielle du 22 novembre : « Nous n’accepterons pas d’aller cautionner des résultats entachés de fraude et d’irrégularité », Zéphirin Diabré

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Jour de vote, Zéphirin Diabré et son épouse Odile Diabré ont accompli leur devoir citoyen, hier dimanche 22 novembre au bureau de vote 1 de l’école francoarabe de Zogona, à Ouagadougou. Ce fut le lieu pour le candidat de l’Union pour le progrès et changement (UPC) de dénoncer des velléités de fraudes et de corruptions électorales. Voici in extenso ses propos.

Après 20 jours de campagne électorale instance, c’était enfin le grand jour pour les 13 candidats en lice pour le fauteuil présidentiel. A l’instar des 12 autres, Zéphirin Diabré a sacrifié à la tradition, hier dimanche 22 novembre 2020 au bureau de vote n°1 de l’école franco-arabe de Zogona, à Ouagadougou. Le moment pour le chef de file de l’opposition politique de lancer un appel des différents candidats Comme vous l’aurez constaté, je viens de voter. Donc, mon devoir citoyen est accompli. C’est un grand jour pour notre démocratie. Mes premiers mots sont ceux d’un appel à l’ensemble des Burkinabè pour qu’ils sortent massivement et aller dire leur choix et leur volonté à travers les urnes.

Ce jour est unique. Si on ne fait pas aujourd’hui, on n’aura pas d’autres occasions pour le faire. Quelle que soit votre orientation politique et quelles que soient vos aspirations, il est important qu’on sache que vous connaissez ce que vous voulez et on ne peut le faire qu’en allant voter.

Ensuite, je demande à tout un chacun qui a le temps de pouvoir aller assister aux dépouillements dans les bureaux. L’accès au dépouillement est libre, gratuit et autorisé. Tous les Burkinabè sont autorisés à entrer dans les bureaux de vote pour assister au dépouillement. C’est ce que dit la loi. Donc, j’invite les Burkinabè à le faire. Cela va nous garantir une plus grande transparence dans le résultat. Comme nous l’avons dit hier à l’occasion de la conférence de presse tenue par l’ensemble des candidats signataires de l’accord politique de l’opposition, nous sommes inquiets au vu d’un certain nombre de faits que nous constatons sur le terrain. Des faits d’achats de cartes d’électeurs, de conscience et plus récemment depuis 48 heures, des faits de modification de la carte électorale. Il y a des endroits où on devait voter, on dit qu’on ne vote plus. Des endroits où on ne devait pas voter, on dit qu’on vote. Le cas éponyme c’est dans la province de l’Oudalan, dans la région de Gorom-Gorom où il semble que le ministre de la défense et ses services ont procédé à la suppression de beaucoup d’endroits où on devait voter parce que semble-t-il, l’opposition est forte et autorise de voter dans des endroits où on ne devait pas voter. On me signale aussi que dans la Gnagna, une province qui n’a jamais connue d’attaque, on a décidé comme par hasard qu’on ne vote pas parce que l’opposition est forte là-bas. Cela pose un problème sérieux en termes d’équité des électeurs pour exprimer leur choix. La carte électorale a été arrêtée depuis longtemps. Nous avons ensemble décidé que c’est le conseil constitutionnel qui doit dire les cas de force majeure dans les endroits où on n’est pas en droit de voter. Il n’est pas normal qu’à 48 heures du scrutin, à 24 heures du scrutin on assiste à des opérations frauduleuses de cette nature qui sont bien entendues savamment orchestrées pour empêcher que dans les zones où l’opposition est forte on puisse avoir de grands scrutins.

On vient de me signaler d’ailleurs à l’heure où je vous parle (10h) que dans la province du Yatenga, on n’a pas encore les PV dans les bureaux de vote pour l’élection présidentielle. Ça pose problème. Tous ces faits nous interpellent. C’est pour cela que nous avons décidé depuis hier de porter plainte. Mais, nous connaissons la lenteur de nos institutions judiciaires. Ce que nous voulons, ce n’est pas d’attendre deux ou trois semaines après le scrutin pour trancher, mais nous voulons que la question soit tranchée dès maintenant. Et ça, c’est vous les Burkinabè et votre vigilance qui va nous aider à faire cela. Nous avons dit et redit. Nous sommes des républicains. Tout résultat qui est sincère, nous allons acclamer et aller féliciter le vainqueur. Nous attendons que le MPP et son candidat viennent nous féliciter si nous sommes les vainqueurs. En 2015, j’ai eu à poser cet acte qui est unique dans notre histoire politique et dans celle de l’Afrique. Donc en la matière, on n’a pas de leçon à recevoir de qui que ce soit. Mais en même temps, nous n’accepterons pas d’aller cautionner une mascarade et d’aller cautionner des résultats qui seraient entachés de fraude et d’irrégularité.

Propos recueillis par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

25es Nuits Atypiques de Koudougou : une trentaine d’artistes invités

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Une trentaine d’artistes animeront les Nuits atypiques de Koudougou (NAK) qui se tiennent du 23 au 29 novembre 2020 dans la cité du Cavalier rouge.  Malgré le contexte difficile dû au terrorisme et les élections, les organisateurs entendent relever le défi. « Tout au long de ces 25 ans, les organisateurs se sont investis pour la tenue annuelle de ce festival. Cela n’a pas toujours été facile mais nous n’avons jamais reculé face aux difficultés et aux défis », selon le directeur des NAK, Koudbi Koala. Après 25 ans d’existence, les organisateurs comptent faire une halte pour s’interroger sur les forces et les faiblesses des NAK afin de mieux réussir les prochaines éditions.

Burkinanews.info

Accusation de fraude par Zeph : Un non-sens selon Roch Marc Kaboré

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Pour son meeting de clôture, ce vendredi 20 novembre 2020, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et ses alliés sont fait le plein du stade du 4-Août de Ouagadougou. Au cours de ce meeting, les joutes verbales se sont multipliées. Le représentant de l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP), le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le candidat Roch Marc Christian Kaboré ont fait le show devant des militants convaincu de leur victoire au soir du 22 novembre.

Tout comme au stade Aboubacar Sangoulé Lamizana de Bobo lors du meeting d’ouverture, le candidat Roch Marc Christian Kaboré prêché devant un stade du 4-Août plein comme un œuf. Ainsi, en ce dernier jour de campagne, les piques et les attaques n’ont pas manqué. Aussi face à un stade acquis à sa cause, le président-candidat a présenté les grandes lignes de son programme. Situation oblige, Roch Marc Kaboré a mis un point d’honneur sur la sécurité comme l’ont d’ailleurs fait la plupart des candidats à cette élection. « Nous voulons regarder vers l’avenir pour construire un Burkina de sécurité, pour permettre aux nombreux déplacés de regagner leurs terres, pour faire qu’il y ait une meilleure santé, une école performante… », a laissé entendre l’ancien président de l’Assemblée nationale.

Pas de négociation avec les terroristes !

Sur cette question cruciale, il a ironisé sur la volonté de ses adversaires à vouloir négocier avec les terroristes : « Certains disent que s’ils arrivent au pouvoir, ils vont négocier avec les terroristes. Si vous ne les connaissez pas, comment allez-vous négocier avec eux ? Cela montre à souhait que c’est en réalité ces personnes qui veulent détruire notre pays ». Concernant l’autre grand chantier de son programme, à savoir la réconciliation nationale, Roch Marc Kaboré confie : « La réconciliation nationale ne consiste pas simplement à faire rentrer 20 personnes qui eux-mêmes ont décidé de quitter le Burkina Faso. La réconciliation nationale, c’est plus de 5 000 dossiers de Burkinabè qui ont été frustrés, traumatisés ; des crimes de sang… »

                              Le stade du 4-Août était plein comme un oeuf pour ce meeting de clôture

Toutefois, à en croire le candidat de l’APMP, la réconciliation ne se fera pas à n’importe quel prix. « Je dis et je répète, tout le monde peut rentrer au Burkina Faso. Nous sommes une terre de démocratie. Mais, il y a un mais. Si tu as des problèmes avec la justice tu devras répondre d’abord ».

Réponse à Zeph

Lors d’un meeting dans le grand ouest, le candidat de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) dénonçait une vaste opération de fraudes en préparation. Il accusait même le candidat Kaboré et ses partisans d’en être à la base. En guise de réponse, Roch Marc Kaboré a lâché : « Depuis plus d’un an, nous avons engagé des concertations entre les partis de la majorité et de l’opposition pour que nous ayons des élections transparentes et propres pour que le Burkina Faso, malgré les difficultés, donne l’exemple d’une démocratie qui avance. Je voudrais noter la grande surprise que j’ai d’entendre certains dire qu’ils sentent des odeurs de fraude. Je me demande s’ils n’ont pas la maladie dont on parle ».

Et de se poser à la question à savoir comment on peut anticiper sur des fraudes. « Ces gens sont tellement troublés qu’ils ne savent plus comment se passent les élections. Ils accusent le MPP de préparer des bulletins dans des imprimeries pour pouvoir gagner les élections. Si ce n’est pas quelqu’un qui n’a pas de bon sens. La CENI organise les élections et tous les bulletins de la CENI sont paraphés. Comment peut-on aller fabriquer des bulletins pour venir mettre dans les urnes pour avoir des bulletins nuls. Cela n’a aucun sens », ironise -t-il.

Durant le meeting, les différents intervenants ont promis une victoire dès le premier tour à leur champion. Que ce soit, le porte-parole de l’APMP, Daouda Simboro, ou encore le président du Mouvement démocratique (MODEM), Nathanaël Ouédraogo, démissionnaire de l’UPC, tous ont assuré que le président sortant sera réélu haut les mains. Le verdict quant à lui sera connu dans 48 heures ou plus.

Par Brigitte SANOU (www.burkinanews.info)

Meeting de clôture de Roch :  « Le MODEM a un avenir parce que le coup K.O. a été téléchargé », Nathanaël Ouédraogo

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Quelques jours seulement après être parti avec fracas de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Nathanaël Ouédraogo a été aperçu au meeting de clôture du président sortant, Roch Marc Christian Kaboré. Mais s’il n’avait pas annoncé sa destination après la conférence de presse, cette fois, les choses sont on ne peut plus claires.

En effet, le président du Mouvement démocrate (MODEM) a appelé les Burkinabè à voter et à réélire le candidat du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). « Le président Roch, c’est la force tranquille. Il est le capitaine capable de conduire le Burkina Faso ». Et d’annoncer tout de go : « J’ai un avenir car je suis dans le camp des vainqueurs. Le MODEM a un avenir parce que le coup K.O a été téléchargé ».

Par Brigitte SANOU (www.burkinanews.info)

Daouda Simboro : « Roch est le seul homme de la situation »

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Le meeting de clôture du candidat Roch Marc Kaboré a drainé un monde fou ce vendredi 20 novembre dans la cuvette du stade du 4-Aoûut. Ainsi, prenant la parole au nom de l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP), Daouda Simboro, a assuré le candidat Roch Kaboré d’une victoire éclatante dans deux jours. En effet, l’ancien cadre de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), aujourd’hui à la tête du Mouvement pour le Burkina du futur (MBF), s’est voulu clair. « A l’APMP, notre conviction est établie. Notre candidat est le seul homme de la situation. Dans le contexte qui est celui du Burkina Faso, il faut un leader qui soit à la fois un homme ferme et conciliant ».

Et de glisser une anecdote sur son ancien patron : « J’ai été témoin, il y a cinq ans de l’incantation d’un candidat. Suivez mon regard et vous saurez de qui je parle. Il a dit que si Dieu sait que lui, candidat, ne pourra pas assurer le bonheur du peuple burkinabè, alors il implore Dieu qu’il donne le pouvoir à un autre que lui. Eh bien, mes chers camarades, Dieu l’a entendu, il y a cinq ans. Il ne lui a pas donné le pouvoir. Il l’a donné à Roch Marc Christian Kaboré. Il n’en sera point autrement cette année encore. Il en sera ainsi car nous avons le champion toutes catégories confondues ».

Par Brigitte SANOU (www.burkinanews.info)

Commémoration 11-décembre à Banfora : Le FPDCT se fait remarquer au défilé

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La commémoration du 60e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso s’est achevée le vendredi 11 décembre 2020 par la parade militaire et civile à Banfora. A cette occasion, le Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT) a fait une prestation remarquée à travers ses jeunes stagiaires. Les choses se sont déroulées en présence du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, du président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé et de plusieurs autres personnalités.

Comme l’année dernière, le Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT) a pris une part active aux festivités de la fête nationale. Pour ce faire, le directeur général Bruno Dipama et ses collaborateurs ont fait le déplacement de Banfora pour y tenir un certain nombre d’activités dont deux ateliers qui ont servi à faire le point des activités menées durant le trimestre écoulé aux promis des collectivités territoriales.

                                         Le président du Faso Roch Marc Kaboré et son épouse Sika Kaboré

A Banfora, chef-lieu de la région des Cascades, la commémoration était placée sous le thème « Cohésion nationale et engagement patriotique pour un développement durable du Burkina Faso dans un contexte d’insécurité et de COVID-19 ». Un thème jugé plus que pertinent par le directeur général du FPDCT au regard du contexte : « Notre nation traverse une crise sécuritaire depuis maintenant 5 ans. A cela s’est ajouté la crise sanitaire depuis mars de cette année. » Pour Bruno Dipama, on développe un pays avec sa tête, son cœur et ses bras, en d’autres termes avec l’intelligence, le patriotisme et le travail. Et d’ajouter : « Je pense que tous ces ingrédients sont réunis. Et si nous avons un contexte favorable sur le plan sécuritaire et le plan sanitaire, nous pouvons espérer en l’essor véritable de notre pays. »

Bruno Dipama se lâche 

Sur la place du défilé, le président du Faso comme il est de coutume a donné le top de départ avec la traditionnelle revue des troupes. Après quoi, les différents corps de l’armée et les corps paramilitaires ont suivi avant de faire place au défilé civile. A cette étape, le Fonds permanent pour le développement des collectivités a brillé avec ses jeunes stagiaires habillés dans un fasodanfani aux couleurs de la structure chère à Bruno Dipama. Une prestation qu’il n’a pas hésitée à commenter. « En tant qu’instrument gouvernemental d’appui aux collectivités territoriales, le Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT) restructuré en Agence nationale de développement des collectivités territoriales (ADCT), nous nous devons de participer à cette célébration où qu’elle se tienne dans les 13 régions de notre pays », a-t-il expliqué.

                 Bruno S. Dipama, DG du Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT)

 

Pour ce dernier, la commémoration de l’anniversaire de l’indépendance est un devoir de mémoire : « 60 ans dans la vie d’une nation, il faut rendre grâce à Dieu. Quand vous remontez le fil de l’histoire de notre pays, en ce jour tout Burkinabè est fondé de se réjouir de ce que nous célébrons ce 60e anniversaire. » Il n’a pas manqué de souligner le fait que le défilé se soit déroulé dans la sobriété en raison du contexte sécuritaire et sanitaire de cette année 2020.

Comme l’a mentionné le directeur général du FPDCT, sa structure envisage être de la partie en 2021 à Ziniaré.

Par Maxime Yempabou THIOMBIANO

Présidentielle du 22 novembre : Roch Marc Kaboré lance sa machine à partir de Bobo

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Après avoir repoussé le début de sa campagne pour cause de deuil (lire ici), le président-candidat Roch Marc Kaboré a officiellement lancé sa campagne ce jeudi 5 novembre 2020 à Bobo-Dioulasso. Dans un stade Sangoulé Lamizana bondé de monde, le candidat du Mouvement du peuple pour le progrès à prêché la bonne nouvelle.

Pour le premier meeting de son candidat dans cette campagne électorale, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a fait le plein du stade Sangoulé Lamizana de Bobo (25 000 places assises). Comme en 2015, Roch Marc Christian Kaboré a choisi le chef-lieu de la région des Hauts-Bassins. Un choix qu’il explique : « Au lancement de la première campagne présidentielle, c’est dans la ville de Sya, avec la population des Hauts-Bassins que nous avons débuté la campagne et ça nous a porté chance ».

                                                 Le stade Sangoulé Lamizana a refusé du monde

Avec à ses côtés ses fidèles lieutenants, le président-candidat a défendu son bilan sous les vuvuzelas et sifflets des militants et sympathisants du MPP et ses différents alliés. Devant un stade tout d’orange et de blanc vêtu, Roch Marc Christian Kaboré a décliné son programme pour le nouveau quinquennat qui se décline en dix chantiers.

Roch veut le « Coup K.O »

Tour à tour, les responsables du MPP et des partis alliés ont « prêté allégeance » à leur champion Roch Marc Kaboré. Ils lui ont promis de tout mettre en œuvre pour lui assurer une réélection dès le premier tour au soir du 22 novembre. Ainsi, le directeur national de campagne, Simon Compaoré, rassure : « Population des 13 régions du Burkina, en dépit de la multiplicité de candidatures, le résultat du 22 novembre se dessine à travers votre forte mobilisation ce soir. C’est le coup K.O. en téléchargement ».

« Aujourd’hui, vous avez des mathématiciens, des statisticiens, des devins qui disent qu’il n’y aura pas de Takokélé (coup K.O en langue en bambara, Ndlr) cette fois-ci. Or, c’est grâce au Takokélé un an après la création du MPP que nous sommes arrivés au pouvoir », rappelle Roch Marc Kaboré.

                              Le président sortant était entouré des cadres du MPP et des leaders des partis alliés

Le candidat du MPP a assuré que ce qu’ils ont réussi à remporter la présidentielle dès le premier tour en 2015, il n’y a pas de raison que cela ne soit pas possible en 2020. « Ce que nous avons réussi à faire hier ensemble, nous le réussirons au soir du 22 novembre prochain », foi de l’ancien président de l’Assemblée nationale. S’adressant à son principal challenger, Zéphirin Diabré, le champion du parti du Soleil Levant a promis de l’envoyer en retraite anticipée. Concernant la question du terrorisme, Roch Kaboré a pris le contrepied des autres. Il a d’ailleurs accusé ces derniers de connaitre les terroristes, raison pour laquelle ils veulent négocier avec eux. « Certains disent, quand nous serons au pouvoir, nous allons négocier avec les terroristes, c’est qu’ils les connaissent. Car, s’ils ne les connaissent pas avec qui allaient-ils négocier », questionne-t-il.  Aussi, il a salué la mémoire des soldats et volontaires tombés pour la patrie. Le ton de la campagne est donné.

Par Brigitte SANOU (www.burkinanews.info)

Campagne électorale : Zéphirin Diabré lance les hostilités à Tenkodogo

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Le candidat de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Zéphirin Diabré a lancé sa campagne électorale, le samedi 31 octobre 2020, à Tenkodogo, chef-lieu de la région du Centre-est. Devant ses militants mobilisés, le champion du parti du Lion a fustigé la gestion du parti au pouvoir accusé d’avoir failli. Il promet quant à lui d’opérer une révolution industrielle qui fera du Burkina Faso la nouvelle Chine.

Pour lancer sa campagne, Zéphirin Diabré a choisi son fief électoral, à savoir la région du Centre-est et particulièrement le chef-lieu Tenkodogo. Rien de plus normal quand on sait que l’Union pour le progrès et le changement a raflé la majeure partie des postes de députés, des mairies et le conseil régional de ladite région. Pour l’occasion, la place de la nation de Tenkodogo s’est parée de vert et de jaune, les couleurs du parti du Lion avec un slogan scandé, à gorge déployée, par des centaines de personnes : « Zéphirin Diabré, à Kosyam ».

Réparer l’erreur de 2015

Tour à tour, les porte-paroles des jeunes, des femmes et des anciens ont dénoncé » une mauvaise gestion du parti au pouvoir accusé d’avoir accru les inégalités, d’avoir amplifiée la corruption et surtout de n’avoir pas su trouver la solution aux problèmes existentiels des Burkinabè, notamment en matière de sécurité : « Depuis que le MPP est au pouvoir, rien ne va. Les emplois diminuent chaque année. Le nombre de postes disponibles à la fonction publique ne fait que diminuer ».

                                          Zéphirin Diabré a été accueilli dans la ferveur dans son fief électoral

Face aux électeurs, Zéphirin Diabré a dépeint « un bilan catastrophique » du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) durant ses cinq années de gouvernance. « Le MPP et ses alliés qui sont au pouvoir depuis 5 ans n’ont pas répondu aux attentes des Burkinabè. L’un des domaines où tout le monde sait qu’il y a eu la faillite, c’est sur le plan sécuritaire », a -t-il indiqué. Pour le candidat de l’UPC, le MPP et ses alliés ont hérité d’un pays en paix où les populations étaient libres d’aller et de venir partout sur l’ensemble du territoire. Mais après cinq années de gestion, ils en ont fait, a poursuivi Zéphirin Diabré, un pays divisé et infesté de terroristes du fait de leur négligence et de leur incapacité à avoir une vision militaire. « Il y a d’autres questions comme celles de l’unité nationale et de la cohésion sociale qui sont mises à rude épreuve parce qu’il y a beaucoup de conflits de toutes sortes qui n’ont pas pu être gérés. Sur la question terroriste, il y a une partie des Burkinabè qui se sent un peu indexée, mise à l’écart », a-t-il dénoncé.

Par ailleurs, il a estimé qu’en cinq ans de gouvernance, Roch Marc Kaboré n’a rien fait pour la réconciliation nationale. Et de s’interroger sur l’opportunité de l’annoncer maintenant : « Dans le domaine de la réconciliation nationale, celui que nous appelons le candidat sortant a dit que s’il est réélu, il va enfin se mettre au sérieux pour faire la réconciliation nationale. Je dis qu’on ne fait pas la réconciliation nationale sur des calculs électoralistes. Mais, on la fait si on pense que c’est bon pour le pays ».

Il a également évoqué les questions de la gouvernance et de la corruption : « Les gens passent leur temps à piller les ressources pour venir construire des maisons gigantesques dans leurs villages et on ne les arrête pas. Or, n’oubliez pas que c’est un régime qui est arrivé à la suite d’une insurrection ». En sus, Zeph a dénoncé la mauvaise gestion des biens publics ainsi que la politisation de l’administration. Il a affirmé que les femmes et les jeunes étaient mécontents. Pourtant a-t-il regretté, le pouvoir en place avait promis, à son arrivée il y a cinq ans, de régler tous leurs problèmes parce qu’ils savaient gérer l’Etat et qu’ils ont l’expérience. « Mais, on ne voit rien. La liste des problèmes est très longue », a-t-il insisté.

« Le Burkina sera la nouvelle Chine »

Concernant son offre, Zéphirin Diabré a indiqué que la première chose qu’il ferait s’il est élu au soir du 22 novembre, sera de lancer le processus de la réconciliation nationale. Pour lui, il faut s’asseoir et se dire les vérités. Il a fait savoir qu’il fallait obligatoirement la vérité, la justice et réconciliation pour que le Burkina aille de l’avant : « Quand la pluie vous bat et que vous-mêmes vous vous battez, vous n’allez nulle part ». Il a promis de transformer structurellement l’économie burkinabè en souffrance depuis plusieurs années.

                            Les candidats aux législatives dans le Centres-est ont été présentés aux militants

« Il fut un temps où les Etats-Unis étaient l’usine du monde, après il fut un temps où s’était le Japon. Maintenant, c’est la Chine. Mais, elle va délaisser ces métiers petit à petit. Je vois un pays asiatique qui est à l’affût, c’est le Vietnam. Mais, moi je veux les devancer », promesse de Zéphirin Diabré. Le candidat de l’UPC, la seule façon de développer le Burkina est de développer les industries mécaniques. Toute chose qui permettra d’avoir des industries solides qui vont à leur tour employer les jeunes. Pour étayer son propos, il a rappelé qu’entre 1965-1970, les gens mouraient de faim en Chine. Mais aujourd’hui, ce pays est devenu une grande puissance industrielle : « On a la compétence et la vision pour faire cela. Cette révolution industrielle va s’accoupler avec une révolution agricole. Car notre agriculture a besoin d’être révolutionnée. Cela commence d’abord par la mécanisation ».

Visite de courtoisie chez les religieux et coutumiers

 Zéphirin Diabré a estimé que ce n’était pas normal que les Burkinabè continuent de cultiver à la daba après 60 ans d’indépendance. De ce fait, il a promis de doter chacun des 8 000 villages du Burkina d’un tracteur et de régler la question de l’irrigation en implantant un château d’eau géant actionné par l’énergie solaire dans chaque village. Toute chose qui permettra d’avoir trois récoltes par an, à l’en croire. « En faisant cela, nous allons permettre à une grande partie de la main d’œuvre agricole d’aller vers l’industrie. Car, ce n’est pas normal que 80% des Burkinabè nourrissent 20%. Un pays se développe quand le secteur primaire diminue et que le secteur secondaire se développe », a-t-il clamé.

Avant le meeting à Tenkodogo, le champion de l’UPC a parcouru plusieurs localités de ladite régions situées sur l’axe Manga-Garango. Durant son périple, il a pris un bain de foule et salué les militants ainsi que les autorités coutumières et religieuses de Ouarégou, Sangha, Zabré, Garango, Béguédo, Boussouma… Ces derniers ont promis de faire ce qu’il faut pour lui permettre de s’installer à Kosyam au soir du 22 novembre prochain.

Les candidats aux législatives dans le Centre-est

Zinakou Alfred Zanzé (Boulgou) ;

Issouf Kéré (Boulgou) ;

Daouda Zéba (Boulgou) ;

François Yoda (Boulgou) ;

Armand Lamoussa Abgas (Koulpélogo) ;

Moustapha Gossana Poubéré (Koulpélogo) ;

Kayaba Sandwidi (Kouritenga) ;

Pascal Zagré (Kouritenga).

Par Bouélé Philippe BATIONO (Le Quotidien)

Présidentielle : L’hymne de campagne de Zeph porte la griffe d’Extra Musica

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Depuis le début de cette campagne électorale, l’on se rend compte que les poids lourds ont confié leur chanson officielle de campagne à des artistes internationaux. Ainsi, le candidat de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Zéphirin Diabré a choisi le groupe congolais Extra Musica Nouvelle Horizon. En effet, tout au long de son périple et surtout quelques instants avant sa prise de parole officielle, les baffles crachent la fameuse musique « Votez Diabré » qui fait l’éloge du candidat. Cela pour le plus grand bonheur des militants et de Zeph qui esquisse parfois des pas de danse. Aussi faudra-t-il s’habituer à ce tube durant la campagnbe. Para ailleurs, le groupe est attendu à Ouagadougou pour le meeting du Kadiogo.

Par Jonathan Yiyéawou BAZIEMO

Burkina : Nathanaël Ouédraogo et le Poé Naba créent le Modem

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Les démissionnaires de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Nathanaël Ouédraogo et Justin Compaoré connu sous le nom de Poé Naba ont présenté, ce jeudi 29 octobre 2020, leur nouveau point de chute. Il s’agit du Mouvement démocratique (Modem). Selon eux, l’idée est née pour promouvoir « la vraie démocratie »

Seulement quelques jours après avoir claqué la porte de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), le 9 octobre, l’ancien secrétaire national chargé des questions électorales de l’UPC et son co-démissionnaire, Justin Compaoré ont créé le Mouvement démocratique (Modem). Ce nouveau-né de la scène politique nationale a été officiellement présenté ce jeudi 29 octobre. « C’est à notre corps défendant que nous avons quitté cette maison que nous avons contribué à construire avec honnêteté et abnégation, en sacrifiant souvent ce qui nous était cher », a laissé entendre Nathanaël Ouédraogo.

Le Modem n’est pas un parti politique !

Et d’annoncer que les démissions à l’UPC n’ont pas commencé aujourd’hui : « Malheureusement quand vous quittez l’UPC, vous quittez avec la haine, le mensonge et des insultes ». Mais,
Nathanaël Ouédraogo a souhaité préciser le Modem n’est pas un parti politique pour le moment, mais il peut le devenir. Il a d’ailleurs laissé entendre que les jours à venir les choses se préciseraient. Cela se fera à travers une assemblée générale et la mise en place de structures dans les villes et villages.

Pour l’ex-5e vice-président Justin Compaoré, la création du Modem procède à la volonté de participer à la résolution des problèmes de l’heure au Burkina Faso. Le Modem se veut être un outil de proposition et de projet de développement. Celui qui a rendu sa démission le 21 octobre 2020 a indiqué que la position du Modem sera connue « très bientôt, après examen des projets et programmes politiques des candidats ».

Par Jérémie Sidwaya YAMEOGO

Exactions présumées des FDS et VDP : « Tolérer ces dérives n’est pas seulement lâche, mais suicidaire », Dr Diallo du CISC

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Le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) était face à la presse, ce 28 octobre 2020. Lors de ce face à face avec les médias, cette structure était accompagnée des représentants du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) et de l’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ). Les échanges ont porté Cette sortie médiatique a porté sur la situation sécuritaire nationale.

Depuis janvier 2016, le Burkina Faso fait face à des attaques de toutes nature qui ont endeuillé plusieurs dizaines de familles et entrainé des milliers de déplacés internes. Pour y faire face, le gouvernement burkinabè a décidé de l’enrôlement de volontaires dans les différentes zones à risques. Ainsi, face aux hommes de médias et aux militants des trois structures, le secrétaire général du Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) a dénoncé les exactions des forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).

« Face à l’application de la mesure d’Etat d’urgence, aujourd’hui, plusieurs plaintes émanant des populations sont enregistrées sur le terrain allant des graves violations de droits humains dans les localités sous état d’urgence au manque d’encadrement des autorités administratives et militaires en passant par le manque de transparence dans la gestion de cette situation d’exception que traverse notre pays », a déploré Dr Daouda Diallo. Concernant les VDP, il n’a pas une meilleure opinion. « Le recrutement et le fonctionnement des VDP n’est pas conforme aux dispositions de la loi. L’appel à se départir de la stigmatisation également n’a pas été suivi d’effet sur le terrain », regrette-t-il.

Stigmatisation communautaire sans précédent.

Pour Dr Diallo, loin de faire ce pour quoi ils ont été recrutés, des VDP censés protéger et défendre les populations des villages rament à contre-courant en s’adonnant à une stigmatisation communautaire sans précédent. « Dans les régions du Nord, du Centre-nord, de l’Est, de la Boucle du Mouhoun, du Sahel des populations civiles sont descendues des véhicules, contrôlées au faciès, humiliées et souvent tuées pour leur appartenance ethnique par des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) qui, pourtant, ont pour mission de les protéger », fustige-t-il.

Les élèves, des enseignants et autres fonctionnaires bien identifiés comme tels et désirant rejoindre leurs établissements de service ne sont pas épargnés par ces traitements inhumains et dégradants, à en croire les conférenciers.  « Assimilés à des terroristes, ils sont débarqués des véhicules de transport en commun et violentés avec comme conséquence la déscolarisation et des abandons de postes de nombreux élèves et instituteurs dus à des comportements d’une autre époque des VDP. Des témoins vivants existent pour illustrer cette pratique honteuse », témoigne-t-il. Les axes routiers concernés sont Fada-Kantchari-Frontière du Niger, Fada-Pama-Frontière du Bénin, Fada-Comin-Yanga-Frontière du Togo, Ouahigouya-Titao, Ouahigouya-Thiou, Bomborokuy-Barani, Barani-Sékuy-Boulé, Bomborokuy-Gninamou, Kaya-Barsalgho, Barsalgho-Foubé, Barsalgho-Pensa et Dori-Arbinda.

Aussi, les trois organisations ont exigé que le gouvernement prenne des mesures fortes pour faire la lumière sur les dossiers de « crimes de masse » perpétrés à Yirgou, Banh, Kain, Yagha, Tawalbougou…

Par Philippe BATIONO pour Burkinanews.info

Burkina : Bila Kaboré, père du président du Faso a tiré sa révérence !

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Le père du président du Faso n’est plus. Burkinanews.info vient d’apprendre la nouvelle de sources familiales. Né en 1930 à Tuiré dans la province du Ganzourgou, il est décédé ce mardi 27 octobre 2020 à l’âge de 90 ans, selon nos sources. Cet ancien haut cadre de l’administration burkinabè est issu de la prestigieuse Ecole normale supérieure William Ponty.

C’est en 1948 qu’il est admis à l’Ecole normale de Katibougou (Mali) où il obtient le Brevet élémentaire et la première partie du Baccalauréat qui lui permettent d’accéder à William Ponty pour une formation professionnelle d’enseignant. En 1954, cette formation s’achève par l’acquisition du Baccalauréat série sciences expérimentales et du Certificat de fin d’études des Ecoles normales. Mais, ce n’est qu’après avoir rempli son service militaire d’un an à Bobo-Dioulasso que Bila Kaboré a pu exercer pleinement sa profession d’enseignant (1955 à 1958). En 1958, il rejoint la faculté des sciences de Dakar puis l’Institut des hautes études d’Outre-Mer de Paris (actuel IAP).

Bila Charles Kaboré, père du président Roch Marc Kaboré

De retour de ses études, Bila Charles Kaboré est nommé conseiller technique du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, cumulativement avec la fonction de directeur de sécurité entre août 1961 et décembre 1962. Puis, il est nommé trésorier général de la Haute-Volta et membre du Conseil économique et social ainsi qu’administrateur unique de la Caisse de prévoyance sociale connue aujourd’hui sous le nom de Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Passée cette étape, le père du président du Faso fait son entrée dans le gouvernement notamment en tant que ministre  des Finances (octobre 1963-décembre 1965). Pendant ce temps, il est également président du Comité monétaire national et membre du Conseil d’administration de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Il est ensuite nommé ministre de la Santé jusqu’au soulèvement populaire du 3 janvier 1966 qui entraine la chute du régime de Maurice Yaméogo. Il est alors envoyé à Tougan comme commandant de cercle de janvier 1966 à février 1968.

Mais après deux de service, Bila Charles Kaboré est rappelé auprès du président de la République pour assurer les fonctions de conseiller financier (1968/1975) puis de secrétaire général de la présidence de la République (mai 1972/avril 1975). D’avril 1975 à décembre 1982, il occupe la prestigieuse fonction de vice-gouverneur de la BCEAO. après de bons et loyaux services à la BCEAO, ce haut-cadre revient au pays en 1983 pour assurer la fonction de conseiller technique à la présidence du Faso puis de secrétaire général de la présidence du Faso de mars à décembre 1984.

Le 1er janvier 1985, il est admis à la retraite. Il ira à la retraite le 1er janvier 1985. Le 6 novembre 2006, la rue n°15. 586 dans l’arrondissement de Bogodogo à Ouagadougou a été baptisée à son nom. En sus, Bila Charles Kaboré a reçu de nombreuses distinctions honorifiques burkinabè et étrangères. Sa disparition est une grosse perte pour le Pays des Hommes intègres.

Par Jonathan Yiyéawou BAZIEMO

Yvelines /France : Un professeur d’histoire décapité après avoir montré des caricatures de Mahomet

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Il était environ 17 heures ce vendredi 16 octobre, près du collège du Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine, quand la police municipale de Conflans-Sainte-Honorine a prévenu la police nationale après avoir découvert une personne décapitée. Les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de la ville se sont rendus sur place. Ils ont découvert la victime et, à quelques centaines de mètres, ont tenté d’interpeller quelques instants plus tard un homme armé d’un couteau qui les menaçait. Il aurait tiré sur les policiers avec un pistolet air soft (pistolet à bille air comprimé qui n’est pas létal), selon les informations de FranceInfo. Selon l’AFP, « l’agresseur du professeur d’histoire a crié « Allah Akbar » avant d’être tué par les forces de l’ordre ». Les policiers ont fait feu à dix reprises et ont abattu l’assaillant dans la ville voisine d’Eragny (Val-d’Oise).

Qui est la victime ?

Plus tard, la France toute entière apprenait que la victime n’était autre que Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie de 47 ans. Samuel Paty était un enseignant d’histoire-géographie de 47 ans, père d’un enfant de 5 ans. Il était en poste dans le collège du Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine depuis plusieurs années. L’enseignant avait montré récemment à ses élèves des caricatures de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression. Le chapitre, au programme de 4e, évoque notamment les attentats de janvier 2015, et rappelle tant la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, que la loi de 1881 sur la liberté de la presse.

Qui est le tueur ?

Abdoullak A. est né en Russie en 2002. Il était arrivé en France à l’âge de 6 ans et habitait à Evreux. Il possédait un titre de séjour délivré le 4 mars dernier et valable jusqu’en 2030. Il était l’aîné d’une fratrie de six garçons. Il est décrit comme un jeune homme « discret », « plongé dans la religion » depuis trois ans, selon des témoignages recueillis par l’AFP.

Selon Mediapart, Abdoullakh A. avait pourtant fait montre de radicalisation sur son compte Twitter @Tchetchene_270, fermé depuis. Des internautes avaient repéré le compte dès le 30 août en raison d’un photomontage mettant en scène une décapitation. C’est sur ce compte que l’assaillant a posté peu de temps après l’assassinat une photo de la tête de la victime, avec dessous une adresse à Emmanuel Macron, « le dirigeant des infidèles » : « J’ai exécuté un de tes chiens de l’enfer qui a osé rabaisser Mouhammad. »  L’expertise du téléphone d’Abdoullakh A. révèle qu’il a enregistré ce message dans son bloc-notes à 12h17, ainsi que la photographie de la victime, prise par lui à 16h57.

Le point de l’enquête

Selon certaines sources, les services de renseignement étaient au courant des tensions qui existaient entre certains parents d’élèves et la communauté éducative du collège du Bois de l’Aulne suite au cours de Samuel Paty, durant lequel l’enseignant avait montré des caricatures de Mahomet. Une note manuscrite émanant des renseignements territoriaux des Yvelines a été envoyée le 12 octobre à la direction parisienne du renseignement. Elle parlait d’« une vive polémique chez certains parents de confession musulmane, considérant qu’il s’agit d’une véritable offense ». La note des renseignements territoriaux évoque aussi l’intervention d’Abdelhakim Sifraoui, figure de l’islam radical. Selon les informations de France Télévisions, la note se terminait toutefois par ces mots : « La tension est retombée et la situation est apaisée ».

L’enquête ouverte depuis par le parquet antiterroriste, essaie actuellement de déterminer si ce sont des échanges sur les réseaux sociaux ou un commanditaire qui ont mené Abdoullakh A., un Russe tchétchène de 18 ans qui vivait à Evreux, à passer à l’acte. L’enquête a également permis d’interpeler 11 de à vue depuis que le parquet antiterroriste a été saisi pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Par ailleurs, des opérations de police sont menées depuis lundi matin et se poursuivront dans les prochains jours contre «des dizaines d’individus» de la mouvance islamiste, a annoncé le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

Rassemblés par Philippe BATIONO pour Burkinanews.info

Législatives du 22 novembre : 8 listes nationales invalidées par le Tribunal administratif

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Dans la perspective des prochaines échéances électorales à savoir les législatives du 22 novembre 2020, le mouvement SENS avait introduit un recours auprès du Tribunal administratif. Lobjet était dinvalider les listes portant des doublons et qui ont été irrégulièrement validées par la Commission de validation composée des partis politiques et des représentants de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Au verdict le dimanche 18 octobre 2020, le Tribunal administratif a invalidé huit listes nationales de partis politiques. Il s’agit des partis que sont, le MPS du Professeur Augustin Loada ; l’ATD de l’ancien ministre Souleymane Soulama ; le M.I.D.E ; l’URD ; le PTD ; le CNA/BF ; l’APR Tiligré ; le RPT. A ce niveau, la liste nationale du PAREN avait été invalidée bien avant ce recours de SENS. En plus, il y a des listes provinciales qui ont été invalidées par le Tribunal administratif.

C’est ainsi qu’on enregistre dans la province du Kadiogo, le PJD ; le PDIS Laafia ; l’UFC pendant que dans le Sourou, il y a le PDIS Laafia. Quatre partis ont vu leur liste invalidée dans le Kouritenga et ce sont le MPS ; le MRF ; l’OPA/BF ; le RPT et deux autres dans le Boulgou à savoir l’ODDN et le PJD tout comme dans la province du Houet avec l’ASP et le CNA/BF. Les listes du RPT dans le Bam ; du PTD dans le Boulkiemdé ; du PAREN dans le Kénédougou et l’UFC dans l’Oudalan ont connu le même sort.

Un coup dur pour ces partis politiques qui voient leurs chances se réduire avant même d’entamer la campagne électorale. Il faut surtout relever que SENS est un mouvement qui s’est engagée dans la course à ces législatives en faisant fort avec de jeunes avocats, juristes, communicateurs, ménagères, enseignants et surtout en faisant confiance à une jeunesse scolaire et estudiantine. En somme, des listes de SENS où on retrouve toutes les couches sociales dans la perspective changer la donne sociopolitique au Burkina Faso.

Par Anselme Wendkuni SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Burkina : Des experts internationaux auditent le fichier électoral

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Une mission d’experts internationaux indépendants a entamé un audit du fichier électoral du Burkina Faso. Déployée par l’Organisation internationale de la Francophonie, l’équipe travaillera conjointement avec des experts internationaux indépendants dont les compétences sont reconnues par l’Union africaine, l’Union européenne et le système des Nations-Unies.
La mission confiée aux auditeurs est d’évaluer, dans une démarche inclusive et transparente, le fichier électoral après la réalisation, par la CENI, des opérations d’enrôlement des électeurs, de centralisation et consolidation des données au niveau national.
Il s’agira, de vérifier l’exhaustivité des données électorales pour les électeurs enrôlés (identité, affectation à un bureau de vote, données biométriques, etc.), de vérifier l’unicité de chaque électeur sur le fichier électoral, d’évaluer la conformité du fichier électoral par rapport aux normes et standards internationaux, de faire des propositions permettant de consolider les points forts observés et de proposer des solutions d’amélioration pour surmonter les faiblesses identifiées, pour de futurs cycles électoraux.
Dans sa méthodologie de travail, la mission aura des séances de travail avec les différents acteurs burkinabè du processus électoral.

Le Comité d’audit du fichier électoral comprend, outre les représentants de la CENI et les experts internationaux, un représentant de la majorité présidentielle, un représentant de l’opposition, deux représentants de la société civile burkinabè impliqués dans le suivi du processus électoral, deux représentants de la communauté internationale.

Communication CENI

Covid-19/Burkina : Essakane SA offre du matériel d’une valeur de 140 millions FCFA au CHR de Dori

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Fidèle à sa réputation d’entreprise citoyenne, la société minière IAMGOLD Essakane SA a offert du matériel médico-technique d’une valeur de 140 millions de francs CFA au Centre hospitalier régional (CHR) de Dori. La cérémonie était placée sous le patronage du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Pr Alkassoum Maïga.

En septembre 2019, IAMGOLD Essakane SA avait fait don d’un dispositif d’éclairage solaire d’une valeur de 120 millions de francs CFA au Centre hospitalier régional (CHR) de Dori afin de l’aider à mieux faire face au déficit énergétique. Un an plus tard, la société minière canadienne a fait encore une fois parler son cœur.

Cette fois, elle est venue en aide au CHR de Dori et partant, de la région du Sahel dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Le don fait s’élève à plus de 140 millions FCFA. Il est composé de 4 concentrateurs d’oxygène, 1350 kits de protection individuel complet, 5 lits de réanimation, 4 moniteurs multiparamétriques, 20 tensiomètres Muraz, 2 respirateurs avec concentrateurs et 2 modules GeneXpert permettant de réaliser les tests PCR. Le matériel médico-technique a été remis à la direction régionale de la santé au profit du CHR de Dori.

                  Pr Alkassoum Maïga, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’Innovation

Ce geste a été salué par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation. Pour Alkassoum Maïga, le matériel permettra de renforcer le plateau technique du CHR de Dori dans la prise en charge de la pandémie de Covid-19 et au-delà. « Mais on sait aussi que cela peut servir à autre chose, faire face à l’après Covid-19, grâce notamment aux respirateurs. On ne peut être que très satisfait. C’est une mine qui assure pleinement sa responsabilité sociale d’entreprise et qui doit être remerciée pour cela. », a-t-il poursuivi.

Une entreprise citoyenne

Le vice-président de la société minière, Oumar Toguyeni, a indiqué que cet appui traduit l’engagement d’IAMGOLD Essakane à œuvrer en faveur de l’amélioration de l’offre de soins dans la région du Sahel. « Notre détermination est d’être une mine responsable qui fait la différence sur le terrain et est attentive aux besoins de ses communautés », a-t-il confié. Par ailleurs, il a félicité le gouvernement burkinabè pour ses actions qui ont permis de freiner la propagation du Coronavirus.

Il a également rendu hommage au personnel soignant du Burkina et particulièrement à celui des différentes structures sanitaires de la région du Sahel. « Comme vous le savez, après les premiers cas de contamination a la Covid-19 rapportés au Burkina en mars dernier, IAMGOLD Essakane SA a apporté, aussi vite que possible et au mieux de ses capacités, d’importants soutiens au gouvernement burkinabè ; au CHR de Dori et aux communautés hôtes de notre mine », a rappelé Oumar Toguyeni.

                                              Oumar Toguyeni, vice-président de IAMGOLD Essakane SA

Ainsi, la mine d’or Essakane a mis à la disposition de ses communautés riveraines des kits de protection contre la Covid-19, en avril et des vivres d’une valeur de 30 millions francs CFA. Elle a également soutenu la direction régionale de la santé du Sahel et le Centre hospitalier régional de Dori avec divers produits et équipements de protection d’une valeur de près de 20 millions de francs CFA. « IAMGOLD Essakane SA a aussi accompagné la Chambre des mines du Burkina dans ses efforts de soutien au gouvernement du Burkina Faso pour soutenir la lutte anti-Covid-19, soutien qui s’est matérialisé notamment par la remise d’un chèque de 200 millions FCFA au ministère de la Santé en avril dernier », a-t-il poursuivi.

En plus de sa contribution dans le don de la Chambre des mines, Essakane SA a offert le 7 octobre dernier au ministère de la Santé 10 respirateurs et accessoires d’une valeur totale d’environ 100 millions de francs CFA. Aussi face à la recrudescence de la pandémie dans certains pays à travers le monde, Pr Alkassoum Maïga a appelé les Burkinabè à ne pas baisser la garde. « La responsabilité de chacun est engagée. Les mesures barrières doivent être plus que jamais d’actualité », a-t-il lancé.

Pour rappel, l’ensemble des dons et appuis de IAMGOLD Essakane SA dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 est estimé à près de 400 millions de Francs CFA.

Par Bouélé Philippe BATIONO (Le Quotidien)

Enseignement supérieur/Burkina : L’IAM devient l’Université de l’unité africaine

L’Institut africain de management (IAM) change de statut et devient l’Université de l’unité africaine. L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse organisée par les premiers responsables de l’institut, le jeudi 8 octobre 2020, à Ouagadougou.

L’Institut africain de management (IAM) passe du statut d’institut à celui d’université sur autorisation du ministère en charge de l’Enseignement supérieur. Désormais, c’est l’Université de l’Unité africaine. Celle-ci dispose de deux unités de formations et de recherche : Sciences économiques et de gestion (UFR/SEG) et Sciences juridiques, politiques et de l’administration (UFR/SJPA).

Le président du Conseil d’administration de l’IAM, Amed Moussa Diallo, justifie le nom de cette université : « Nous avons choisi ce nom parce que le thème de l’unité africaine a été toujours cher au père de la Révolution ». A l’origine, à en croire Amed Moussa Diallo, les premiers responsables de l’IAM avaient choisi comme dénomination, l’Université Thomas Sankara en accord avec la famille du père de la Révolution. Toutes les démarches, confie-t-il, avaient été entreprises dans ce sens. Le processus, dit-il, a été entièrement achevé le 29 juin 2019. A cette date, poursuit Amed Moussa Diallo, toutes les étapes, à savoir l’adoption des statuts, l’obtention du registre de commerce, la déclaration aux impôts et l’immatriculation à la CNSS avaient été concrétisées.

Un clin d’œil à Thomas Sankara

Le dossier complet de demande de statut, toujours, selon les dires du PCA, a été déposé le 10 avril 2020 au ministère en charge de l’Enseignement supérieur. La commission d’examen des dossiers, elle, devrait se réunir en mai 2020. « Dans l’attente des résultats, nous apprenions, à la lecture du compte rendu du Conseil des ministres du 22 juillet 2020, que le nom choisi pour notre université dont le registre de commerce avait déjà été obtenu, a été donné à l’Université Ouaga 2 », déplore-t-il. Quoi qu’il en soit, l’IAM change de statut mais l’ambition reste la même, à savoir offrir un enseignement de qualité, former des ressources humaines compétitives sur le marché de l’emploi et offrir les meilleures opportunités d’emploi aux étudiants.

                                   Le président du Conseil d’administration de IAM, Amed Moussa Diallo

Par ailleurs, la conférence de presse a été l’occasion pour les premiers responsables de la désormais Université de l’unité africaine de faire le bilan de l’année académique 2019 – 2020. De ce bilan, il ressort que malgré le contexte sanitaire lié à la COVID 19, l’IAM a terminé ses cours. 242 soutenances ont été effectuées et 152 rapports ont été déposés pour les soutenances. Le taux de réussite est de 93,30% contre 94,17% l’année précédente. Le PCA espère que le taux de réussite sera meilleur pour l’année académique 2020 – 2021 dont la rentrée est prévue le 15 octobre prochain avec 1 600 étudiants attendus.

Par Allan KERE (www.burkinanews.info)

Grand banditisme et criminalité urbaine : La police nationale met aux arrêts deux gangs

15 vélomoteurs, 5 téléviseurs, 6 téléphones portables, 3 boomers, 2 cartons de ventilateurs, 1 véhicule et la somme de cinq cent mille (500 000) francs CFA, tel est le lot de matériels saisi par le Commissariat Central de Police de la ville de Ouagadougou entre les mains de six (06) délinquants. Spécialisés dans les vols et recels d’engins à deux roues, ces malfrats, tous des repris de justice et dont l’âge est compris entre 17 et 54ans, écumaient la capitale Burkinabè.

A l’instar de plusieurs réseaux de malfrats déjà démantelés par les services de Police, le mode opératoire de ces deux groupes consistait à identifier les lieux de fréquentations de leurs victimes, à visiter nuitamment leurs domiciles en emportant avec eux tout objet de valeur, et les biens ainsi acquis écoulés sur le marché grâce à des receleurs.

Aussi, la Police Nationale, une fois de plus, traduit sa reconnaissance à tous ceux qui ont œuvré à ses côtés pour l’atteinte de ces résultats. Elle invite, par ailleurs, la population à toujours collaborer avec les Forces de Défense et de Sécurité en dénonçant tout comportement suspect via les numéros verts suivants : 17 ; 16 ; 1010.

C’est ensemble que nous pourrons mieux combattre la délinquance sous toutes ses formes pour une cité de paix.

Source : Direction communication Police nationale 

Mahamadi Kouanda, président du Congrès pour la renaissance et le progrès : « Je ne regrette pas d’avoir quitté le CDP »

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Le Congrès pour la renaissance et le progrès (CRP), le nouveau parti de Mahamadi Kouanda, transfuge du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), a organisé son premier congrès ordinaire le dimanche 4 octobre 2020, au CENASA, à Ouagadougou. C’était l’occasion pour Mahamadi Kouanda et ses compagnons de présenter le parti aux militants et sympathisants mais aussi ses ambitions.

Congrès pour la renaissance et le progrès (CRP) ! Voilà la nouvelle trouvaille de Mahamadi Kouanda, transfuge du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). Le parti a été présenté à l’opinion nationale et internationale à l’occasion d’un congrès organisé le dimanche 4 octobre 2020, au CENASA, à Ouagadougou. Selon les premiers responsables du CRP, le parti a été créé pour conquérir et gérer le pouvoir d’Etat. « Le parti est ouvert à tous les citoyens désireux de voir un changement dans le pays », a informé son président, Mahamadi Kouanda. L’ambition majeure du CRP, a-t-il dit, c’est contribuer à construire un Burkina Faso meilleur avec l’implication de toutes les couches socio-professionnelles. Toute chose qui devrait permettre de rompre, a-t-il insisté, avec les mauvaises habitudes du CDP notamment.

« Il y a tout au CDP sauf la démocratie, la transparence et l’équité »

« Il y a tout au CDP sauf la démocratie, la transparence et l’équité », regrette Mahamadi Kouanda. Pour les prochaines législatives, prévues le 22 novembre prochain, le CRP compte présenter des candidats. A cet effet, le part dit avoir déposé 46 dossiers à la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Ces dossiers, a fait savoir Mahamadi Kouanda, concernent les 45 provinces du pays. Pour ce qui est de la présidentielle, le CRP ne présentera pas de candidat. Qu’à cela ne tienne, le parti compte soutenir le candidat qui portera le plus ses aspirations. « Nous allons par étape. Quand la CENI va publier les listes, nous allons nous réunir pour voir quel candidat soutenir. Nous allons soutenir le candidat qui défendra les valeurs de paix  et de cohésion nationale », a confié Mahamadi Kouanda.

                   Les militants et sympathisants du CRP lors du congrès

La ressemblance entre les sigles et dénominations CRP et CDP n’a pas échappé aux journalistes. Ceux-ci se demandaient si le nouveau président du CRP n’était pas nostalgique du CDP. « Je ne regrette pas d’avoir quitté le CDP », a martelé ce dernier qui relève comme différence entre les deux partis, la volonté du CRP d’instaurer une démocratie interne à tous les niveaux et dans tous les domaines.

 Par Allan KERE (www.burkinanews.info)

Présidentielle 2020 au Burkina : 23 candidatures reçues dont 3 femmes

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Dans le cadre de l’élection présidentielle qui se tiendra le 22 novembre 2020 au Burkina Faso, la commission nationale indépendante (CENI) a reçu, du 28 septembre au 02 octobre, les dossiers de candidature. Au total, 23 candidatures ont été reçues dont 3 femmes à la clôture de la réception des dossiers. La liste totale des candidatures enregistrées dans ce communiqué ci-dessous.

La liste des candidats par ordre de dépôt

  1. Issa Sawadogo
  2. Claude Aimé Tassembedo
  3. Abdoulaye Soma
  4. Roch Marc Christian Kaboré
  5. Salomon Justin Yaméogo
  6. Eddie Komboigo
  7. Do Pascal Sessouma
  8. Tahirou Barry
  9. Gilbert Noel Ouédraogo
  10. Kadré Désire Ouédraogo
  11. Zéphirin Diabré
  12. Abdoulnasira Sanfo
  13. Yacouba Isaac Zida
  14. Ambroise Farama
  15. Lucien Bognini
  16. Ablassé Ouédraogo
  17. Yéli Monique Kam
  18. Adama Coulibaly
  19. Justine Coulidiati
  20. Silvère Wendpingda Salga
  21. Boukari Kaboré
  22. Harouna Kindo
  23. Korotimi Rachya J. M Goretti

Par Brigitte SANOU (www.burkinanews.info)

Dakar/Sénégal : Le président Roch Marc Kaboré en visite privée

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Nos confrères de l’Agence de presse sénégalaise (APS) annoncent l’arrivée vendredi du président du Faso à Dakar. En effet, il a été accueilli, à son arrivée à l’aéroport militaire international Léopold Sédar Senghor, par son homologue sénégalais Macky Sall, avec qu’il a eu un entretien.

Selon l’APS, Roch Marc Christian Kaboré est en visite privée au Sénégal. Il a discuté de sujets d’intérêt commun avec son homologue au Palais de la République.

Par Jérémie Sidwaya YAMEOGO

Législatives du 22 novembre : La liste complète de l’APR Tiligré

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Dans la perspective des législatives du 22 novembre 2020, l’Alliance panafricaine pour la refondation / APR Tiligré a communiqué la liste complète de ces candidats. Nous vous la proposons en pièce jointe à télécharger ci-dessous.

Liste candidature législatives 2020 APR

Législatives du 22 novembre : La liste des candidats de l’ADF/RDA

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L’Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA) a rendu publique la liste de ces candidats pour les législatives du 22 novembre prochain. Ainsi, hormis le président du parti Me Gilbert Noël Ouédraogo, on retrouve de jeunes Eléphanteaux qui voudraient se faire une place au sein de la savane politique burkinabè.

La liste complète

LISTE DES CANDIDATS DE L’ADF-RDA LEGISLATIVES 2020-1

 

Justice endogène : le ministre de la Justice en audience chez le chef de canton et le chef de terre de Bobo

Dans la mise en œuvre des orientations nationales visant à renforcer une justice davantage enracinée des valeurs socioculturelles du Burkina Faso, le ministre de la Justice Me Edasso Rodrigue Bayala, à la tête d’une délégation ministérielle, a été reçu en audience, mardi 24 mars 2026, respectivement par le Chef de canton et le Chef de terre de Bobo-Dioulasso, au sujet de la loi Faso Bu Kaoré, adoptée le 14 janvier 2026 par l’Assemblée législative de transition (ALT) .

Ces rencontres s’inscrivent dans la tournée de concertation engagée par le premier responsable du ministère de la Justice auprès des autorités coutumières et traditionnelles du pays. Elle vise à consolider le dialogue institutionnel avec les dépositaires des coutumes et traditions, en vue d’accompagner l’opérationnalisation des mécanismes endogènes de règlements des différends et de renforcer l’adhésion des communautés à ces dispositifs de médiation sociale.

Au cours de ces échanges le ministre de la Justice, a rappelé le rôle historique des autorités coutumières et traditionnelles dans la préservation de la cohésion sociale, la prévention des conflits et la promotion de la paix au sein des communautés. Il a souligné que la dynamique engagée par le Gouvernement sous le leadership du camarade président du Faso Ibrahim Traoré, vise à bâtir une justice plus  proche des citoyens, accessible à tous et complémentaires des mécanismes traditionnels de  régulation sociale.

Pour leur part les chefs de canton et de terre rencontrés à Bobo-Dioulasso ont exprimés leur disponibilité à accompagner les initiatives du Gouvernement en faveur de la consolidation de la paix sociale et du vivre-ensemble.

DCRP-MJ

Légendes :

1.Photo de famille à l’issue de l’audience

Prix « Innovation solution inclusive » : Raynal Assurances présente son trophée à Idrissa Nassa

Lauréat du prix de « l’innovation solution inclusive » lors de la 50 Assemblée générale de la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines (FANAF 2026), une délégation de Raynal Assurances a été reçu en audience, mercredi 13 mars 2026 à Ouagadougou, par le premier responsable de la Confédération générale des entreprises du Faso (COGEF), Idrissa Nassa.  

L’Administrateur-Directeur général de Raynal Assurances Burkina, Osée Gaétan Possy-Berry Quenum, présentant le trophée au président de la COGEF, Idrissa Nassa

Honoré pour son savoir-faire et ses innovations, notamment en matière de solution inclusive,  Raynal assurances a tenu à présenter son trophée au président de la Confédération générale des entreprises du Faso (COGEF), Idrissa Nassa. Lors de l’audience, mercredi 13 mars 2026, l’Administrateur-Directeur général de Raynal Assurances Burkina, Osée Gaétan Possy-Berry Quenum,  a rappelé que ce trophée a été décerné à la société dont il a la charge pour son service « Assurances Mobil», qui permet aux commerciaux d’aller directement à la rencontre des clients grâce à un dispositif mobile de production.

La délégation de Raynal Assurances Burkina lors de l’audience avec le président de la COGEF, Idrissa Nassa

Pour sa part, le président de la COGEF a félicité le directeur général de Raynal assurances Burkina et son équipe pour leurs performances qui ont valu ce trophée. A l’en croire, cette distinction consacre le dynamisme et l’engagement de la société dans le développement de solutions d’assurance adaptées aux besoins des entreprises et des particuliers. En sus, Idrissa Nassa a laissé entendre que cette reconnaissance contribue à valoriser l’expertise et la résilience du secteur des assurances burkinabè et constitue une source d’encouragement pour davantage de résultats et d’impact. Aussi a-t-il réaffirmé la disponibilité du Patronat burkinabè à accompagner Raynal Assurances dans ses initiatives.

Par Yiyé Prudence BAZIE (www.burkinanews.info)

Enseignement supérieur : le Burkina Faso, major à la 47e session du CAMES

Le Conseil des ministres s’est déroulé, ce jeudi 12 mars 2026, à Ouagadougou, sous la présidence du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré. Plusieurs dossiers ont été examinés au cours de cette session. Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Conseil a examiné plusieurs rapports relatifs à l’adoption de décrets portant création d’emplois et de nomination de chercheurs et d’enseignants-chercheurs dans les emplois de directeurs de recherche, de maîtres de recherche, de maîtres assistants, de maîtres de conférence et de professeurs titulaires au profit des universités publiques, des grandes écoles et du Centre national de Recherches scientifiques et technologiques.

Pour le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano, le Conseil a autorisé la création de 300 emplois, dans les différents grades. La création de ces emplois et la nomination, conformément à la réglementation, sont consécutives de la brillante réussite du Burkina Faso, en occupant la première place au classement général de la 47e session du Conseil africain et malgache de l’Enseignement supérieur (CAMES), tenue à N’Djamena au Tchad.

Sur 328 candidats présentés par les institutions d’enseignement supérieur de recherche, 318 (dont 17 des universités privées) ont été inscrits avec brio aux différentes listes d’aptitudes, soit un taux de succès de 96,95%. Selon le Ministre Adjima Thiombiano, le conseil a tenu à féliciter vivement les universités, les grandes écoles, le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) pour cette performance historique.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Gestion des parts de l’État dans les banques : le gouvernement opte pour la solution Yennenga Holding

Le Conseil des ministres s’est déroulé, ce jeudi 12 mars 2026, à Ouagadougou, sous la présidence du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré. Plusieurs dossiers ont été examinés au cours de cette session.

Au titre du ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté deux décrets portant respectivement création de la Société anonyme Yennenga Holding Burkina Faso et l’approbation des statuts de cette nouvelle société. Pour le premier responsable du département, Dr Aboubakar Nacanabo, cette holding « va porter les parts de l’État et de ses démembrements dans trois banques et une société de réassurance dans lesquelles l’État est actionnaire majoritaire ».

Le capital de cette société s’élève à 10 milliards FCFA, porté à 51% par l’État et 49% par les démembrements. L’objectif, à en croire le ministre en chare de l’Economie, c’est d’avoir une gestion stratégique de ces entités de sorte que les actions, qui peuvent être mutualisées, puissent être prises en compte. La holding va permettre de mieux gérer les ressources publiques détenues par les banques et servir à financer des projets structurants de l’État.

Par Wendkouni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Camp BBIR de Ziniaré : le ministre de la Guerre réconforte les forces combattantes

Une délégation gouvernementale composée du ministre d’État en charge de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé et du ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana a, au nom du Gouvernement, rendu une visite aux forces implantées à Ziniaré, chef-lieu de la région de Oubri. Ils étaient accompagnés du Directeur de cabinet du Ministre d’Etat, le Colonel-Major Fidèle Bakiono et du Commandant de la Brigade des Volontaires pour la Défense de la Patrie (BVDP), le Colonel Mahamadi Sawadogo.

Cette visite visait à transmettre les félicitations et les encouragements du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, à l’ensemble des braves Forces de Défense, Forces de Sécurité Intérieure et Volontaires pour la Défense de la Patrie engagés sans faille dans la lutte contre l’hydre terroriste dans la région de Oubri.

A l’occasion, une adresse aux troupes a eu lieu dans l’enceinte du Camp abritant le Bataillon Blindé d’Intervention Rapide (BBIR) de Ziniaré. À l’instar des visites de la représentation gouvernementale dans plusieurs localités du pays, les Forces de Défense, Forces de Sécurité Intérieure ainsi que les VDP ont accueilli avec enthousiasme ces échanges directs avec leur hiérarchie.

Face aux enjeux de sécurité nationale, le Ministre d’État a appelé les troupes à une vigilance de tout instant. Il a rappelé l’obligation de rendre compte systématiquement de toute tentative de déstabilisation, qu’elle soit opérationnelle ou informationnelle, précisant que ce compte-rendu protège avant tout le combattant.

Ainsi, dans le cadre de la poursuite de reconquête du territoire et la problématique des réseaux sociaux, des directives ont également été données pour contrer la guerre de l’information et préserver l’intégrité morale ainsi que la cohésion des unités au front. Le Ministre d’État a ainsi appelé les uns et les autres à se démarquer des réseaux sociaux.

En marge des échanges avec la Troupe, la délégation, accompagnée des autorités régionales avec à leur tête Madame Sy Assetou Barry/Traoré, Gouverneur de la région de Oubri, a rendu une visite de courtoisie au Chef coutumier de Ziniaré, le Naaba Sanem. Le garant de la tradition a réitéré son soutien indéfectible à la lutte pour la souveraineté et a formulé des bénédictions pour la victoire des forces combattantes face aux forces obscures.

La DCRP/MGDP

Burkina : la France macronienne veut éliminer le Capitaine Ibrahim Traoré

Le président français Emmanuel Macron cherche à éliminer « des dirigeants africains indésirables ». dont le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, farouchement opposé à l’impérialisme et au néocolonialisme, affirment les services de renseignements extérieurs russes, cités par Sputnik.

Selon la même source, Emmanuel Macron et ses sbires sont impliqués dans la tentative de putsch du 3 janvier 2026 au Burkina Faso, laquelle devait se solder par l’assassinat du Capitaine Ibrahim Traoré ainsi que de plusieurs de ses collaborateurs et soutiens.

Les services de renseignements extérieurs russes précisent que le régime impérialiste macronien, soutient directement des groupes terroristes de tous bords en Afrique et en a fait ses principaux alliés pour déstabiliser des pays et y installer des valets locaux.

Ils ajoutent qu’Emmanuel Macron et ses lieutenants agissent activement par pure « vengeance politique », furieux de la décision des dirigeants de l’Alliance des États du Sahel (AES) de chasser les armées françaises hors de leurs territoires et de combattre l’influence de Paris dans la gestion souveraine de leurs affaires internes ainsi que dans le choix de leurs partenaires.

Les sources russes concluent que Madagascar figure également dans la ligne de mire d’Emmanuel Macron, qui cherche à évincer le nouveau pouvoir afin d’y installer « un régime loyal ».

Source : Agence d’information du Burkina

Management, administration, génie informatique : l’ISMAGI met sur le marché de l’emploi 450 nouveaux diplômés dont 110 subsahariens

Le théâtre national Mohamed V de Rabat, a servi de cadre, le jeudi 15 janvier 2026, à la cérémonie officielle de sortie de la 12e promotion de l’Institut supérieur de management, d’administration et de génie informatique (ISMAGI). Au total, 450 nouvelles compétences dont 110 issues d’Afrique subsaharienne sont désormais sur le marché de l’emploi.

Le Maroc abrite depuis le 21 janvier 2026, la 35e édition de la Coupe d’Afrique des nations 2025 de football (CAN) qui accueille les 24 meilleures équipes du continent. Si le royaume chérifien démontre une fois de plus son hospitalité légendaire et surtout son savoir-faire en termes d’organisation de grands événements, il s’est illustré, jeudi 15 janvier 2026, dans un autre domaine dans lequel il excelle : la formation des futurs cadres.

Pour le président-fondateur d’ISMAGI, Abdella Laïssaoui, tout est mis en oeuvre pour une formation de qualité

Ainsi, ce sont au total 450 étudiants parmi lesquels 110 issus de 14 pays d’Afrique subsaharienne qui étaient à l’honneur. Ces porte-flambeaux de l’intelligentsia africaine dans divers domaines dont les ressources humaines, la finance, la logistique, le génie informatique, la cybersécurité… ont été façonnés par l’Institut supérieur de management, d’administration et de génie informatique (ISMAGI), à Rabat. Et quoi de mieux que le prestigieux Théâtre national Mohammed V de Rabat pour célébrer ces leaders, ces futurs cadres et dirigeants ! Dans une ambiance féérique, les 450 nouveaux diplômés sont passés chacun récupérer des mains des premiers responsables de l’ISMAGI leur précieux parchemin.

Un institut de haut niveau

Pour le président-fondateur de l’ISMAGI, Abdallah Laïssaoui, ces 450 lauréats ont acquis des valeurs et une formation de qualité pratique qui leur permettront d’exceller dans les différentes entreprises qui les accueilleront prochainement. « Cela fait presque 4 ou 5 mois qu’ils ont eu leur diplôme, et ils ont pu intégrer soit le monde professionnel privé, ou le monde professionnel étatique. Nous  délivrons des diplômes d’État. Donc pour nous c’est une très grande fierté, et j’espère qu’on a pu accomplir notre rôle, qui est de les former, d’inculquer les bonnes manières, et éventuellement d’assurer leur insertion dans le monde professionnel », a-t-il confié. Pour faciliter le recrutement des étudiants, notamment ceux d’Afrique subsaharienne, des conventions ont été signées avec certaines agences en Côte d’Ivoire, au Gabon et d’autres pays.

Chacun à leur tour, les 450 étudiants ont reçu leurs parchemins

Certifié ISO 9001 V2015 et accrédité par l’État marocain, l’ISMAGI a déjà formé plus de 4 000 étudiants depuis sa création en 2013. Cette année, les diplômes remis (Licences, Masters et Diplômes d’Ingénieur d’État) bénéficient d’une reconnaissance totale, étant équivalents aux diplômes du public et signés conjointement par la Direction pédagogique de l’institut et la présidence de l’Université Mohammed V de Rabat. Selon les chiffres officiels, plus de 25 000 étudiants venant du monde entier étudient au Maroc, dont 86% sont issus du continent.

Par Philippe BATIONO

Présidence du Faso : l’UEMOA salue les performances économiques du Burkina Faso

Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a reçu ce lundi en audience, le président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Abdoulaye Diop. Le président de la Commission a dressé un bilan positif de la vie de l’UEMOA au Président du Faso. « Les agrégats macroéconomiques se comportent bien dans l’ensemble. Il y a une dynamique économique qui est établie. Il y a une résilience économique aussi qui est affichée », souligne-t-il.

Selon le président de la Commission de l’UEMOA, le Burkina Faso se distingue particulièrement par ses performances dans la croissance économique, la maîtrise de l’inflation, la gestion de la dette, l’équilibre des comptes extérieurs et la consolidation du solde budgétaire. M. DIOP a loué la forte capacité de mobilisation des ressources publiques, ces deux dernières années par le pays des Hommes intègres. « C’est une expérience que nous avons notée et qui doit être partagée. Cette capacité à mobiliser des ressources qui permettent de consolider les comptes publics et de donner plus d’espace budgétaire pour faire face aux besoins des populations et aux différents engagements », soutient-il.

Parmi les bonnes pratiques évoquées et mises en exergue, figurent les Initiatives présidentielles que M. DIOP trouve alignées sur le plan stratégique Impact 2030 de l’UEMOA. Cette audience a été également une occasion pour M. DIOP d’exprimer la solidarité de l’Union face à la situation sécuritaire dans l’espace communautaire et de saluer les efforts du gouvernement et du Peuple burkinabè pour sortir victorieux.

Burkinanews.info

Référendum du 21 septembre 2025 en Guinée : un nouveau départ pour la Nation

En Afrique de l’Ouest francophone, la Guinée, c’est le symbole de l’affirmation de soi. C’est la marque indélébile de la souveraineté assumée. C’est cette même Guinée, fière et debout, qui refusa et refuse aujourd’hui encore la compromission tout en assumant sa « dignité dans la liberté. ». Cette Guinée, c’est le symbole inaliénable d’une Afrique riche et prospère qui aspire à être sur le devant de la scène internationale. Car elle en a les atouts. En termes de potentialités socio-économiques et de ressources humaines, la Guinée regorge d’importantes potentialités de qualité, capables de relever les défis à venir. La Guinée, c’est l’Afrique en miniature, tellement elle renferme d’immenses ressources minières, en particulier les plus grandes réserves de bauxite et de fer au monde, des gisements d’or et de diamant, ainsi qu’un potentiel hydroélectrique important en termes de ressources en eau, sans oublier un secteur agricole productif et un secteur de la pêche florissant. C’est pourquoi le référendum du 21 septembre 2025, qui intervient après de nombreuses péripéties, vise à renouer avec l’espérance.  

En effet, les Guinéennes et les Guinéens des villes et des campagnes, n’ont que trop souffert de la mal gouvernance politicienne et économique, ainsi que de l’incapacité de leurs élites dirigeantes à travailler dans le sens de l’intérêt du pays. Se montrant par ailleurs en deçà des attentes des pères fondateurs. Le référendum du 21 septembre 2025 sonne par conséquent comme un nouveau départ. Celui qui transcendera les divergences pour engager une projection résolue vers l’avenir. Par conséquent, les braves populations de la Guinée ont entre les mains une occasion unique et historique de changer les choses, en sortant de la logique du fait accompli pour se tourner résolument vers un avenir florissant. Toute l’Afrique a désormais les regards tournés vers ce référendum constitutionnel du 21 septembre 2025, synonyme d’espoir et de renouveau. Ce oui franc et massif qui en résultera sera un appel à consolider les acquis d’une Transition qui aura durablement marqué positivement les esprits et posé les jalons d’un rétablissement de l’honneur et de la fierté de la mère et fière patrie. A l’heure d’un nouveau départ, le temps est donc venu de confirmer les attentes. Cette nouvelle constitution constitue une ultime étape vers le rétablissement de l’ordre constitutionnel en Guinée et un pacte social renouvelé. Le texte proposé fait œuvre utile en matière de protection des droits humains et de mécanisme de contrôle. Il inscrit l’action future des gouvernants dans une perspective de durabilité politique, économique et sociale, en rompant avec une logique de court terme qui a montré toutes ses limites.

Les Guinéens ne sont pas dupes. Ils savent qu’au-delà des mots et des formules, c’est dans la pratique quotidienne que les œuvres humaines se bonifient. C’est pourquoi cette nouvelle constitution, en se soumettant humblement à l’approbation populaire, est déjà une avancée. Elle s’inscrit dans une dynamique de co-construction et s’enrichira des expériences des uns et des autres, comme cela a été le cas dans certains pays qui sont des références en la matière et dont la présente constitution guinéenne s’est inspirée. « Ce n’est pas le droit qui fait la société, c’est la société qui fait le droit », disait un célèbre homme de droit. Comme le dit un adage populaire, « c’est un pas qui en appelle un autre. » Par ailleurs, ne dit-on pas que « seul on va vite, ensemble on va loin. ».Résolus à faire avancer leur pays, les Guinéens voteront massivement pour le oui à la nouvelle constitution, le 21 septembre 2025. Car ils sont conscients qu’il s’agit d’un impératif de progrès et de modernité dans un monde qui bouge.

Daouda SAWADOGO

Le nouveau départ  des Guinéens

Journée de l’excellence scolaire 2025 : ‎le Capitaine Ibrahim Traoré appelle à une révolution éducative

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré a présidé, ce vendredi 22 août, la cérémonie officielle de la Journée de l’excellence scolaire qui met en lumière les meilleurs élèves et enseignants de l’année scolaire écoulée.

Au cours de cette journée placée sous le thème : « Excellence scolaire, un tremplin pour l’engagement patriotique et le développement endogène du Burkina Faso », le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré a adressé un message aux lauréats et à l’ensemble du monde éducatif du Burkina Faso. « Nous sommes aujourd’hui en révolution. Mais la révolution ne peut se mener sans ressources humaines valables. Qui dit ressources humaines valables et compétentes, parle d’éducation. Voilà pourquoi nous attachons du prix à l’éducation, mais surtout à l’excellence dans l’éducation », souligne le Président du Faso.

Le Chef de l’État invite les enseignants à enseigner aux enfants les valeurs que les ancêtres nous ont léguées

Notre éducation doit se fonder sur l’engagement patriotique et citoyen qu’il faut incorporer dans le quotidien de chacun. Et le Chef de l’État invite les enseignants à réserver un peu de temps « pour enseigner aux enfants l’amour de la Patrie, l’amour du prochain, la solidarité, l’intégrité, le patriotisme et toutes les valeurs que les ancêtres nous ont léguées ». Selon lui, la lutte contre l’impérialisme et ses manifestations ne peut être gagnée sans une jeunesse éveillée, consciente des enjeux du moment. Pour ce faire, le Capitaine Ibrahim Traoré appelle à un changement dans l’approche éducative qui suscite l’intérêt pour les sciences, une révolution éducative.

La lutte contre l’impérialisme ne peut être gagnée sans une jeunesse consciente des enjeux du moment

Du reste, le Président du Faso annonce la mise en place d’un incubateur pour valoriser les idées, les inventions, le génie des gens qui en possèdent mais qui n’ont pas été à l’école. « Nous avons un projet de mettre en place une académie particulière pour former beaucoup d’ingénieurs pratiques. Le projet sera lancé très bientôt », précise-t-il. Le Président du Faso, tout en appelant à l’unité et à la recherche de la connaissance pour que le Burkina Faso et l’Afrique puissent se développer et surmonter les défis. Il exhorte les étudiants à revenir servir leur pays après leurs études à l’étranger.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso