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Affaire SITAB-Omaïs : Le procès en appel ce 25 avril au TGI de Ouaga !

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Reporté une nouvelle fois le 24 janvier 2022 à cause du coup d’Etat du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), le procès en appel de l’affaire opposant l’ancien directeur général de la Société industrielle de transformation d’acier au Burkina (SITAB), Youssef Omaïs, aux propriétaires de ladite boite devrait enfin s’ouvrir au palais de justice de Ouagadougou, demain lundi 25 avril 2022.

Le procès pour détournement de fonds et concurrence déloyale de l’ancien directeur général de la Société industrielle de transformation d’acier au Burkina (SITAB), Youssef Omaïs, cristallise et monopolise l’attention de bon nombre d’observateurs, depuis le début de l’affaire en novembre 2020. Après plus mois de procès, cette affaire, qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive avec des décisions aussi controversées les unes que les autres, pourrait enfin connaitre son épilogue.

En effet programmée pour le lundi 24 janvier 2022 au palais de justice de Ouagadougou, le procès avait une nouvelle fois été reporté en raison du coup d’Etat qui a vu l’avènement du Mouvement pour la sauvegarde et la restauration (MPSR). Mais, cette fois devrait être la bonne. Et les personnes qui suivent cette affaire de près depuis le début prendront certainement d’assaut la salle d’audience pour être les témoins privilégiés du verdict de ce procès.

Pour rappel, Youssef Omaïs a été embauché au début des années 2000 en qualité de directeur général de la SITAB. Le jugeant digne de confiance, les propriétaires de la société lui permettent d’en devenir actionnaire en lui ouvrant le capital. Mais ce dernier allait abuser de la confiance sans faille à lui accordée puisqu’ils se rendront compte très vite du train de vie dispendieux du DG ainsi qu’un niveau anormalement élevé des charges de l’entreprise. Ils décident alors de commanditer un audit pour en avoir le cœur net.

Des décisions de justice contestées

L’audit révèlera ensuite que Youssef Omaïs se livre, depuis plusieurs années, à une gestion opaque de la SITAB : constitution de sociétés écrans et conclusions de contrats léonins avec la SITAB dont IBAFER ayant le même objet social que la société qui l’emploie, à savoir la transformation et la commercialisation d’acier. Cela, en violation flagrante de ses devoirs de loyauté et non-concurrence envers la SITAB. Par ailleurs, Youssef Omaïs créera de nombreuses sociétés parasites, notamment de transport, usant de chacun des membres de sa famille à titre de prête-noms, afin de facturer à la SITAB des prestations de transport le tout, sans jamais informer le Conseil d’administration. Pis, l’ex DG s’est se serait permis même le luxe de mettre tous les frais d’entretien des camions, de carburant, et les salaires des chauffeurs de sa nouvelle société à la charge de la SITAB, selon l’audit.

Malgré les éléments de preuve à charge contre Youssef Omaïs, ce dernier a jusque-là pu se tirer d’affaire. Toute chose que les propriétaires de la SITAB n’arrivent toujours pas à comprendre. Par exemple, lorsque la SITAB décidait le 10 avril 2018 de révoquer son directeur général et de le licencier, ce dernier s’est lancé dans un bras de fer judiciaire avec ses anciens employeurs qui ont eux-mêmes porté plainte contre lui. Le 12 janvier 2020, Youssef Omaïs demandait le recours à un arbitrage ; lequel tranchait en sa faveur le 23 novembre 2020 enjoignant les propriétaires à lui verser la somme de 575 000 000 FCFA à titre de dommages-intérêts pour révocation et licenciement jugés abusifs. Ceci bien qu’étant informé qu’Omaïs fait face à de très graves accusations au pénal. Le recours en annulation immédiatement formé par la SITAB sera rejeté le 19 mars 2021 par la cour d’appel de Ouagadougou.

Fort des connexions haut placées dans la sphère judiciaire et exécutive dont il se vante, l’ex-directeur général espère une nouvelle fois se sortir d’affaire. Mais assistera-t-on à la même issue ? Le droit sera-t-il enfin dit ? Réponse demain lundi 25 avril !

Par Anselme Wendkuni SAWADOGO (www.burkinanews.info)

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