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Burkina : un réseau de journalistes réfléchit sur la transformation du système éducatif

Publié le

Le Réseau des journalistes et communicateurs en éducation eau genre et développement (RJCEED) a animé un panel sur la transformation de l’éducation au Burkina Faso, ce jeudi 8 décembre 2022, à Ouagadougou. Ce panel a permis de faire des recommandations pour une éducation de qualité.

Transformer l’éducation au Burkina, repenser les paradigmes et rendre l’éducation accessible à tous et partout au Burkina Faso. C’est autour de ces questions que le Réseau des journalistes et communicateurs, en éducation, eau, genre et développement (RJCEED) a organisé un panel, ce jeudi 8 décembre 2022 à Ouagadougou.

Placé sous le thème « Transformation de l’éducation au Burkina », le panel a été animé des spécialistes de l’éducation. Ce panel est motivé, selon le coordonnateur du RJCEED, Kosso Zougouri, par la 77e Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies qui s’est beaucoup penchée sur la crise éducative. Il se tient, a-t-il rappelé, dans un contexte marqué par « l’insécurité qui a pour conséquence la fermeture de milliers d’écoles et d’établissements, la fuite des enseignants de leurs postes, la déscolarisation et la sous scolarisation, la dégradation des infrastructures scolaires, la mauvaise alimentation et le chômage ».

Le présidium lors du panel

Dans sa communication inaugurale, le spécialiste en éducation de Oxfam Burkina, Issouf Komou, a passé en revue les grandes lignes de la rencontre, notamment l’idée d’un nouveau contrat social de l’éducation, l’état d’avancement des ODD4 et la vision de l’avenir. Il a aussi relevé la manière dont il faut lier l’apprentissage, les compétences pour un développement durable et les stratégies à adopter pour un meilleur financement de l’éducation au Burkina Faso.

                                                                           Le Burkina a du chemin

Dans sa communication, le panéliste Issouf Komou a rappelé les 7 points des Objectifs de développement durable 4 (ODD4). Il ressort que le Burkina Faso est très loin des objectifs de cette vision mise en place en 2015 et qui se termine en 2030. Cette situation de retard, selon le spécialiste, est directement lié à la situation sécuritaire qui a occasionné la fermeture de plus de 5 000 établissements touchant ipso facto plus de 500 mille élèves.

Les panelistes du jour n’ont pas manqué de décrier le système éducatif burkinabè « trop théorique avec environ 98% des élèves dans l’enseignement général ». Toutefois, ils ont relevé des progrès tels que les lycées scientifiques et professionnels ou encore mixtes. Mais, de l’avis de Tanga Ouédraogo de nombreux efforts restent à faire, notamment en matière d’équipements de ces centres de formation qui sont « extrêmement coûteux ».

                                                                           Des recommandations

Les échanges ont permis aux différents spécialistes de faire des recommandations. Pour Séraphin Bationo, inspecteur d’éducation primaire et membre du SYNATEB, il faut penser un système de financement endogène du système éducatif burkinabè. Pour lui, les réformes éducatives doivent être contextualisées tout en impliquant en amont tous les acteurs de la chaîne éducative nationale. En outre, selon lui, il convient de mettre en place un système fiscal sur les multinationales présentes sur le sol burkinabè, notamment les sociétés minières, qui servirait à financer l’éducation.

Par Nafongo TRAORE (Stagiaire)

www.burkinanews.info

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