Le ministre en charge du Commerce, Harouna Kaboré, a procédé au lancement du mois du « Consommons local » ce 15 octobre 2021, à Ouagadougou. Pour cette édition, des politiques ont été mises en place pour la promotion effective de la consommation locale.
Née d’une volonté politique de promouvoir la consommation locale, la célébration du mois du « Consommons local » a pour objectif de relancer l’économie. Cette année, elle est placée sous le thème « Promotion du consommer local : une contribution à la mise en œuvre réussie de la Zone de libre échange continentale ( ZLECAf ) ». Le choix du thème, selon le ministre en charge du Commerce, n’est pas anodin car « l’avènement de la ZLECAf constitue un signal fort pour un changement de comportement au niveau national et régional ». Débutée par des expositions de produits artisanaux et de mets locaux, cette édition a déjà conquis le public de son essence. Pour le ministre, cette promotion de la transformation et du ‘’consommons local’’ doit passer par la prise en compte des acteurs en renforçant aussi leurs capacités. Pour ce faire, des initiatives ont été prises par son département pour intensifier la production afin de sortir le pays de la dépendance et améliorer la variété des produits à travers la recherche. Les actions prises ont concerné, entre autres, la circulaire portant sur la consommation des produits locaux par les structures publiques, l’arrêté portant sur l’achat des produits locaux par les structures étatiques dans le cadre de leur approvisionnement et l’arrêté portant port du Faso Danfani lors des manifestations et cérémonies à caractère national. Ces derniers efforts ont permis aux producteurs et transformateurs des petites et moyennes entreprises des produits locaux de gagner 447 milliards de francs CFA dans les commandes publiques de 2017 à 2020. Selon le ministre Harouna Kaboré, il faut faire en sorte que les produits soient de qualités et certifiés pour faciliter leur consommation.

Concernant les politiques mises en place pour faciliter la consommation locale, il a indiqué que le Conseil des ministres a révisé le décret portant autorisation spéciale d’exportation qui fait en sorte que les produits fabriqués au Burkina Faso soient en priorité achetés avant de permettre les exportations. « Il est de faire en sorte que tous ceux qui veulent importer du riz au Burkina Faso soient obligés de payer le pour le proposer aux consommateurs. Les gros importateurs de riz vont désormais acheter le riz local avant d’obtenir l’autorisation d’importation. Nous pouvons déjà dire aux producteurs locaux de produire suffisamment leur riz car il n’aura plus jamais de mévente au Burkina parce qu’avant de vendre, nous allons devoir consommer », a-t-il martelé. Le Larlé Naaba Tigré, parrain de la cérémonie, a, pour sa part, indiqué que son accompagnement a été motivé par un devoir citoyen de faire en sorte que la philosophie de la consommation locale soit effective. « Je suis là pour encourager mes pères producteurs, pour aussi montrer et sensibiliser la jeunesse que la nouvelle politique de notre gouvernement est de donner la priorité à la consommation locale. Si nous importons coûte que coûte, nous n’allons jamais arriver au développement réel et intégral», a-t-il soutenu. A ce jour, 16 produits locaux ont déjà été certifiés dans le cadre du projet 1000 produits certifiés. Le ministre a rassuré que les produits qui seront mis sur le marché continental dans le cadre de la ZLECAf seront labellisés afin de conquérir le marché africain.
Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www burkinanews.info)



