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Procès Sankara : « Il ne doit pas diviser la population, mais l’unir davantage », CISAG

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Le procès Thomas Sankara s’est ouvert ce lundi 11 octobre 2021, à Ouagadougou. Le Conseil d’information et de suivi des actions du gouvernement (CISAG) y voit une occasion pour faire la lumière sur l’assassinat du père de la Révolution. Cependant, cette OSC estime que «  ce procès ne doit pas diviser la population, mais l’unir davantage ». Elle a donné son opinion sur ce sujet à l’occasion d’une conférence de presse ce lundi-même.

Le Conseil d’information de suivi des actions du gouvernement (CISAG) est ravi à l’idée de voir le procès Thomas Sankara enfin s’ouvrir. Pour cette OSC, ce procès permettra non seulement aux défunts de reposer en paix mais également aux parents des victimes de se libérer de ce fardeau. Cependant, le Conseil a déploré la non déclassification des pièces nécessaires par la France et l’absence de l’ex-président Blaise Compaoré. «  Ce procès ne doit pas diviser la population, mais l’unir davantage. Toutes les responsabilités doivent être situées. On doit faire savoir le rôle joué par la France dans cet assassinat. Tout devrait être déclassifié pour montrer à la jeunesse le visage de la France », a laissé entendre le président du CISAG, Issiaka Ouédraogo. Concernant les dernières nominations dans le secteur de la défense, le CISAG, estime qu’il est du devoir du chef de l’Etat d’effectuer des changements lorsque la situation n’évolue pas. Pourvu que les choix soient sans complaisance, selon Issiaka Ouédraogo. « Tant que nous allons nommer des amis, nous n’allons jamais avoir de bons résultats. Arrêtons les mesquineries pour qu’il y ait des choix sérieux dans le choix des responsables », a-t-il interpellé.

                                                       Le CISAG se dit ravi de l’ouverture du procès Sankara

Sur la question du choix des représentants d’OSC au Sommet Afrique-France, après avoir qualifié ce sommet d’un manque de respect, le CISAG a dénoncé le fait qu’on ait choisi des OSC de la France au Burkina pour y participer. Toutefois, il retient quelques points positifs de ce sommet. A en croire Issiaka Ouédraogo, le sommet a montré qu’il n’y a plus de complexe d’infériorité et permis aux OSC de tenir des discours différents de ceux des présidents africains.  Par ailleurs, le CISAG s’est prononcé sur la campagne de vaccination contre la Covid 19. Pour le Conseil, la vaccination  doit être volontaire et non obligatoire. « Ce n’est pas parce que des pays ont créé leurs vaccins et que ça fait rentrer des devises dans les pays européens que nous sommes obligés de nous faire vacciner. C’est de la démagogie. Nous sommes contre le fait d’exiger que nos populations soient vaccinées. Celui qui veut, qu’il aille se faire vacciner et celui qui ne veut pas, qu’il ne se fasse pas vacciner», a martelé le président du CISAG.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www Burkinanews.info)

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