13 individus ont été arrêtés par la direction régionale de la police nationale des Hauts-Bassins pour leur implication dans un vaste réseau de fraude à l’examen du Brevet d’études du premier cycle (BEPC). Ces individus, au nombre desquels 7 candidates, ont été présentés à la presse, ce mercredi 11 juin 2025, jour de proclamation des résultats du premier tour.
C’est un vaste réseau de fraude que la Direction régionale de la Police nationale des Hauts-Bassins vient de démanteler. A travers un système organisé via un groupe WhatsApp, les membres de ce réseau traitaient les différents sujets via l’intelligence artificielle et balançaient les résultats dans ledit groupe.

C’est le 4 juin dernier que l’élève-candidate TA a été appréhendée dans une salle de composition à Péni et puis mise à la disposition du commissariat de police de district de Toussiana pour détention et manipulation de téléphone pendant la composition de l’épreuve des mathématiques. « Les agents de police sur place ont constaté qu’elle est membre d’un groupe WhatsApp dénommé le secret d’un peuple où les corrigés des sujets de l’examen en cours sont transférés », a expliqué le commissaire principal de police, Boubakar Soumaïla Nombré, lors de la conférence de presse au commissariat central de police de Bobo-Dioulasso.
Un réseau bien structuré
L’enquête menée permis d’appréhender au total 13 élèves et étudiants parmi lesquels huit filles dont sept candidates au BEPC. C’est tout un dispositif qui était mis en place pour réussir cette combine. Le présumé cerveau du réseau est un élève de 24 ans en classe de première, assisté par sa sœur admise au BEPC session 2024 grâce à ce procédé frauduleux. Cette dernière était chargé de convaincre les candidats membres du groupe WhatsApp et leur donner des conseils pratiques, notamment comment dissimuler leurs téléphones androïdes sous leurs vêtements soigneusement choisis pour la circonstance pour entrer en salle de composition et comment les utiliser pour consulter les réponses sans éveiller les soupçons des surveillants.

Un élève en première année d’agro-alimentaire âgé de 20 et un autre élève en classe de 2nde étaient chargés du recrutement des candidats au BEPC ; tandis que deux autres élèves l’un âgé de 20 ans en classe de terminale et l’autre âgé de 22 ans en classe de 2nde étaient chargés de la correction des sujets de physique-chimie, sciences de la vie et de la terre, mathématiques et français.
Boubakar Soumaïla Nombré a indiqué que, selon les informations à leur disposition, cette pratique n’est pas spécifique à la région des Hauts-Bassins et que des enquêtes se poursuivaient dans le but de l’interpellation d’autres fraudeurs éventuels. En attendant, a-t-il assuré, les 13 personnes interpellées seront conduites devant le procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso pour répondre de leurs actes.
Pour rappel, lors des interpellations, 13 téléphones portables ont été saisis contenant toutes les preuves de la fraude et les noms des personnes impliquées.
Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)



