Utilisation des pesticides dans l’agriculture : L’IRSAT attire l’attention sur les dangers

L’Institut de recherche en sciences appliquées et technologies (IRSAT) a attiré l’attention de l’opinion nationale sur les méfaits de l’utilisation des pesticides chimiques dans l’agriculture au Burkina Faso. C’était lors d’une conférence de presse, jeudi 8 juillet 2021.

De plus en plus, les agriculteurs utilisent des pesticides dans leurs activités. Toute chose qui a des répercussions sur l’environnement et la santé de l’homme. C’est donc pour attirer l’attention des uns et des autres sur les méfaits de l’utilisation des pesticides dans l’agriculture que l’Institut de recherche en sciences appliquées et technologies (IRSAT) en collaboration avec le Conseil national de l’agriculture biologique (CNABIO), a animé une conférence de presse, le jeudi 8 juillet 2021.

Trois principaux constats se dégagent dans l’utilisation des pesticides dans l’agriculture. Selon Damien Lankoandé du groupe de recherche et d’analyses appliquées pour le développement (GRAAD), le premier constat est surtout lié au mode d’utilisation de ces produits qui pose problème. « Le  niveau de l’utilisation dépasse largement ce qui est recommandé », a-t-il observé.

 Deuxième constat, ces produits qualifiés de produits extrêmement dangereux sont utilisés par des personnes qui ne savent ni lire ni écrire. « Ils ne s’intéressent ni à la caractéristique du produit ni à son nom, mais plutôt à sa capacité de tuer les insectes et les herbes. Cette caractéristique aggrave le problème  en ce sens que cela peut rester dans la nature et affecter les eaux qui par la suite vont affecter notre santé », a relevé Damien Lankoandé. Le troisième constat, poursuit-il,  c’est la destination des pesticides.

Troisième constat, l’utilisation de certains produits normalement destinés à des cultures spécifiques telles que le coton sont souvent détournés pour être utilisés dans le traitement des produits comme la tomate. « Cela peut entrainer des intoxications qui peuvent affecter notre santé », a-t-il rappelé.

Sur le plan économique également, ces pesticides ont des conséquences. A en croire Damien Lankoandé, le Burkina Faso perd 7 à 10% de la valeur ajoutée dans le secteur agricole du fait du mauvais usage des produits chimiques dans les systèmes d’exploitations. « En termes de valeur monétaire, on peut estimer la perte à environs 7 milliards de F CFA annuel », a-t-il précisé. Pourtant, a fait remarquer, il existe des pesticides biologiques qui existent et qui ont montré leur efficacité pour contrôler les ravageurs. « Il faut faire connaitre ces produits aux agriculteurs pour préserver notre environnement », a-t-il conclu.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*