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Réconciliation nationale : Le rapport d’activités du MPCRN fin prêt

Publié le

Le Mouvementpour le plaidoyer du retour de la paix et la cohésion sociale du Burkina Faso (MPCRN) dans le cadre de la réconciliation nationale a fait des tournées sur l’étendue du territoire burkinabè. Objectif, rencontrer des personnes ressources afin d’avoir leur soutien, a produit un rapport détaillé de desdites rencontres. Intitulé « Reconstruire la paix et la stabilité par l’exemple (ou l’action) : contexte justificatif », ce rapport comporte trois grandes parties réparties sur   21 pages. Synthèse !

« Le Burkina Faso, après près de soixante ans d’existence en tant qu’Etat indépendant, connait une situation politique et sécuritaire préoccupante inédite et qui nécessite que des moyens également inédits soient expérimentés. Confronté à des attaques terroristes répétées depuis 2016, le Burkina Faso, en 2020, semble ne pas être au bout de ses peines, en particulier en raison d’une stabilisation du conflit ».

A côté de l’aspect sécuritaire, il faut noter les conflits intercommunautaires, des massacres de populations entre autres qui ne sont pas de nature à ramener la paix au Burkina. « Au vu des atteintes constatées à la coexistence pacifique au niveau social, on peut valablement s’interroger si le Burkina Faso n’est pas devenu un pays socialement dysfonctionnel ».

C’est partant de cela qu’un groupe d’acteurs de la société civile et des partis politiques avec à sa tête Safiatou Lopez Zongo, présidente d’honneur du Cadre de concertation nationale des Organisations de la société civile et Présidente de l’Association pour la promotion de la démocratie et de la participation citoyenne (APDC), veut le bien-être  du Burkina.  En vue donc  de donner une impulsion décisive à la mise en œuvre d’un dialogue national au Burkina Faso  a mis en place un mouvement afin que la paix et la cohésion soit la chose la mieux partagée au Burkina.

Le Mouvement pour le plaidoyer du retour de la paix et la cohésion sociale du Burkina Faso (MPCRN) s’est donné pour crédo de réconcilier tous les Burkinabè afin que la cohésion sociale d’antan revienne. Et pour réussir cette mission, les membres de ce mouvement ont usé de l’approche neutre à travers la paix par l’exemple. Ainsi, tous les représentants des différentes sensibilités de la vie publique burkinabè ont été réunis afin de porter un message spécifique à tous les autres citoyens.

Par ailleurs, les responsables coutumiers, à savoir les chefs ‘’majeurs’’ des principaux groupes culturels du pays ont été rencontrés, ainsi que des figures de premier plan des principales religions. Des personnalités morales de diverses expériences ont aussi été rencontrées, en même temps que des groupes de citoyens dans plusieurs régions du pays. A toutes ces cibles, il a été demandé de se mettre en mouvement afin d’adresser une demande à la direction politique du pays afin qu’elle acte le dialogue national en proposant un agenda.

L’objectif du mouvement, selon ces premiers responsables, est que «   le dialogue national est la meilleure voie devant permettre de régler plusieurs dysfonctionnements en une seule occasion, à savoir, faire reprendre langue à plusieurs acteurs qui ont été séparés par des contradictions politiques et adopter des décisions par voie consensuelle pour répondre à plusieurs problématiques ». Le MPCRN s’est constitué en vue d’apporter un élan supplémentaire à tous les efforts déjà en cours. Il a adopté une démarche fondée sur l’exemple et la mobilisation des forces morales pour soutenir le plaidoyer et la demande de convocation du dialogue national par l’autorité compétente.

C’est pourquoi, des personnalités comme Monseigneur Anselme Titiama Sanon, le Mogho Naaba, le Naaba Kiiba du Yatenga, le Wogdnaaba, le chef des Bobo mandarè, les responsables des confessions religieuses,  l’ancien président Jean Baptiste Ouédraogo, le Premier ministre, Christophe Dabiré, le contrôleur général de l’ASCE-LC, Luc Marius Ibriga,  la majorité politique dont le du MPP, le Chef de file de l’opposition politique, Zéphirin Diabré, le monde syndical comme l’UAS, des autorités ivoiriennes, des OSC vivant en Côte d’Ivoire entre autres  ont été approchées afin de recueillir  leurs expertises, expériences et conseils  pour donner une chance à la réalisation de ce dialogue national. Et toutes ces personnalités ont apprécié la démarche du MPCRN et ont apporté leur soutien sans faille à cette initiative salvatrice qui vise la cohésion et la paix au Burkina Faso.

« Le présent opuscule ne se donne aucun caractère prescriptif ni normatif, il ne prétend qu’à tenter de servir de foyer d’initialisation et de justification des concertations et de la réflexion devant construire le Dialogue national. Ce dialogue est aussi conçu pour servir, dans le même temps, de contenant et de contenu à l’effort d’émancipation du peuple burkinabè de la contrainte observée en ce moment précis de l’histoire du Burkina Faso. Les faits y sont évoqués sans être traités et ne servent qu’à illustrer l’objectif final du projet », indique le rapport.

Par Losseni KABRE (collaborateur)

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