Procès Thomas Sankara : « L’absence de Blaise Compaoré n’est pas un problème », Balai citoyen

Le mouvement Balai citoyen s’est prononcé, ce jeudi 07 octobre 2021, sur les questions liées à la situation nationale et internationale à l’occasion de sa première conférence de presse du mois d’octobre. Pour le mouvement, l’absence de l’ancien président Blaise Compaoré n’est pas un problème fondamentale à la tenue du procès de l’assassinat de Thomas Sankara.

Quatre questions majeures ont été abordées par le Balai citoyen au cours de cette conférence de presse. Sur le plan sécuritaire, le mouvement a dénoncé le silence du régime actuel face aux attaques terroristes. D’ailleurs, les responsables du Balai citoyen disent avoir au déposé une plainte contre le gouvernement pour non assistance aux populations dans les zones d’insécurité depuis le 28 juin 2021. Malheureusement, regrettent-ils, le dossier ne connaît aucune avancée.

Sur le plan judiciaire, avec l’ouverture du procès de l’assassinat de l’ancien président Thomas Sankara et de ses 12compagnons, le mouvement voit là une occasion de comprendre les motivations de cette tragédie. Pour les responsables du mouvement, ce procès permettra connaître la vérité en vue d’une réconciliation véritable. « Nous attendons la vérité car le peuple en a soif. Cela fait des décennies qu’un certain mensonge est entretenu. Nous attendons des condamnations. S’il est établi que Blaise Compaoré est responsable dans ce qui s’est passé en 1987, qu’il soit condamné. Le procès aura bel et bien lieu à partir du lundi. Qu’il soit là où pas, ce n’est pas un problème fondamental », explique Ismaël Éric Kindole, porte-parole du Balai citoyen. Pour lui, le plus important est qu’il y ait des acteurs clés de ce massacre du 15 octobre 1987 qui sont toujours vivants.

                      Le porte-parole du Balai citoyen se dit satisfait de l’ouverture du procès

Sur la question de la fermeture des voies terrestres, le mouvement indique que le maintien de cette décision est hors contexte et va à l’encontre des textes communautaires relatifs à la libre circulation des biens et des personnes. Le Balai citoyen reste convaincu que la flambée des prix de première nécessité est une conséquence directe du maintien de cette fermeture. Pour ce faire, il exige la réouverture sans délai des frontières terrestres et ferroviaires. « C’est une fermeture insensée, une fermeture dangereuse qui condamne la population à la mendicité et à la vie chère. Il y a des produits de consommation de première nécessité qui inondent les marchés et sont hors de contrôle des autorités. Donc il faut ouvrir les frontières pour mieux avoir le contrôle », a soutenu le porte-parole. Concernant la fermeture du lycée Philippe Zinda Kaboré, le Balai citoyen a invité les acteurs de l’éducation à une profonde réflexion et à se concentrer sur les vrais défis du secteur. Sur la situation au Mali, il a rappelé qu’il appartient au peuple malien d’assumer ses responsabilités.

Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

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