Affaire SITAB-ex-DG Youssef Omaïs : La Justice burkinabè à la croisée des chemins

Lors des précédents procès, la justice burkinabè a tranché en faveur de l’ex-DG Youssef Omaïs de la Société industrielle de transformation d’acier au Burkina (SITAB). Les patrons ont donc dû verser la bagatelle de 600 millions de FCFA à l’intéressé malgré les charges qui pesaient contre lui. Ce lundi 26 juillet, les deux parties se retrouvent une nouvelle fois devant la Justice pour un procès très attendu.

Accusé de détournement de fonds, concurrence déloyale et blanchiment de capitaux, l’ex-directeur général de la SITAB, Youssef Oumaïs est appelé à se présenter ce lundi 26 juillet 2021 pour défendre sa peau. Il avait remporté la première manche de ce match contre ses anciens employeurs en novembre 2020. Lesquels avaient été con damnés à lui verser environ 600 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts. Cette fois, les choses risquent fort bien d’être différentes. En effet, convaincus d’avoir été floués par la justice, les patrons de la SITAB ont, cette fois, pris leurs précautions pour s’assurer que le procès soit équitable et que le droit soit dit.

                      La SITAB a subi d’énormes préjudices dans cette affaire opposant l’ex-DG et les patrons

L’audit commandité en 2017 par les actionnaires de la boite suite à des soupçons de mauvaise gestion a révélé de graves manquements. Il s’agit notamment e la concurrence déloyale à travers la création d’une société concurrente (IBAFER) avec le même objet social que la SITAB en parfaite violation des clauses de son contrat et de ses devoirs en tant qu’actionnaire et directeur général de la SITAB. Par ailleurs, Youssef Omaïs s’est permis, selon les résultats de l’audit, de constituer des sociétés écrans auxquels il octroyait des contrats avec la SITAB. Pire encore, ces sociétés fonctionnaient avec l’argent puisé des caisses de la SITAB. Le tout, sans avoir pipé mot au conseil d’administration.

D’ailleurs la décision rendue en novembre 2020 est restée en travers de la gorge de bien des personnes aussi bien civiles de l’appareil judiciaire. Le verdict a vite donné lieu à de la surprise, à de l’incompréhension puis à des questionnements sur la probité de certains hommes en toge. Ce procès a fait couler tellement de salive qu’il décrit comme l’un des plus attendus. Cette fois, tous les regards et les oreilles seront tournés vers le palais de justice, ce lundi 26 juillet, pour savoir si le droit sera dit.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

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