Violences basées sur le genre : Un numéro vert pour dénoncer les cas !

La ministre Laurence Ilboudo/Marshall a invité les victimes à contacter le numéro vert

Le ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire (MFSNFAH) a officiellement lancé, le mardi 2 mars 2021, le numéro vert de dénonciation des cas de violences basées sur le genre à Ouagadougou. L’objectif est de réduire le phénomène des violences basées sur le genre et améliorer la condition de la Femme au Burkina Faso.

Selon le plan de réponse 2021, 533 mille personnes sont en besoin de protection contre les violences basées sur le genre au Burkina Faso. De façon globale, à la date du 31 décembre 2020, 2138 personnes ont été victimes de violences psychologiques,. Pour ce qui est des violences physiques, 859 personnes ont été enregistrées. Quant aux violences sexuelles, on note 772 cas. Des chiffres « alarmants » qui ont interpellé le ministère en charge de la Femme qui a décidé d’endiguer le mal. C’est ainsi qu’avec l’aide de ses partenaires techniques et financiers, le ministère a mis en place un numéro vert, le 80 00 12 57 pour permettre aux femmes victimes de dénoncer les cas de violences basées sur le genre.

                         La ministre Laurence Ilboudo/Marshall a invité les victimes à contacter le numéro vert

Selon Marie Laurence Ilboudo/Marshall, ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, ce numéro vert vise à faciliter la dénonciation des cas et à permettre une prise en charge holistique des victimes. Les appels entrants sur le numéro, a-t-elle informé, sont anonymes et gratuits pour les trois réseaux de téléphonie existants sur le marché. « Il est opérationnel et est basé dans un centre où travaille une équipe pluridisciplinaire composée de juristes, de psychologues, d’éléments de la police judiciaire et de travailleurs sociaux. Aussi cette équipe assurera-t-elle la continuité du service 24 heures sur 24 afin qu’aucune personne en détresse pour raison de violence basée sur le genre ne soit laissée sans assistance », a-t-elle poursuivi.

Pour le représentant-résident de l’UNFPA, August Kpognon, les violences basées sur le genre sont une violation fréquente des droits fondamentaux dans le monde. « Elle se traduit par des violences dirigées contre une personne du fait de son sexe qui les affecte de façon disproportionnelle. Elle ne connait pas de frontières qu’elle soit économique, sociale ou géographique », a-t-il déploré. Le Premier ministre, Christophe Dabiré, pense que le lancement du numéro vert est un pas de plus dans la volonté du gouvernement de promouvoir le genre et de lutter contre les violences faites aux femmes. « Le lancement de ce numéro vert est un appel à l’ensemble de la population à briser le silence. Nous avons fait adopter des lois concernant la protection du genre. Pour pouvoir appliquer les dispositions de ces lois, il faut que les autorités soient au courant de ce qui se passe. Le numéro vert existe, il faut l’utiliser », a-t-il recommandé.

Par Jonathan Yiyéawou BAZIEMO (www.burkinanews.info)

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