Recrudescence des attaques terroristes : L’ANC exige la présence du président Damiba au front

Le président du Faso et la chefferie militaire au front pour libérer le pays, la libération du général Gilbert Diendéré, le retour au pays des exilés politiques…Voilà, entre autres, les solutions proposées par l’Alliance des nouvelles consciences (ANC) pour sortir de la crise sécuritaire. Ces propositions ont été faites au cours d’une conférence de presse animée ce lundi 20 juin 2021, à Ouagadougou.

Que manque-t-il au pouvoir actuel pour mettre fin à la crise sécuritaire que vit le Burkina Faso ? A cette question fondamentale, l’Alliance des nouvelles consciences donne une réponse bien tranchée : « Un manque de volonté de s’assumer devant l’Histoire en termes de choix stratégique de partenaires et de volonté manifeste de lutter réellement contre l’hydre terroriste ». C’est en effet un bilan triste que l’ANC dresse des cinq premiers mois de gestion du pouvoir Damiba. « Aucune partie du territoire national n’a été libérée jusque-là, le nombre de déplacés internes ne fait que croitre, chaque jour rime avec une nouvelle attaque », a déploré Marc Bonogo, président de l’ANC.

Au-delà des critiques, l’ANC a bien voulu faire des propositions pour une sortie de crise sécuritaire. Face au « calvaire » donc, elle exige l’envoi de la chefferie militaire au front avec à sa tête le président Damiba, la libération du général Gilbert Diendéré et du lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana et le retour des exilés politiques. Elle exige également la mise en place d’une stratégie militaire offensive.

                                         L’ANC demande la prise de mesures pour mettre fin à la vie chère

Si la question sécuritaire a animé les débats, elle n’était pas la seule évoquée par l’ANC. Sur le plan économique, Marc Bonogo et ses camarades ont déploré la fermeture de « certaines entreprises de renom » et les attaques ciblées des mines d’or occasionnant ainsi leur fermeture. Aussi, ils ont relevé les cas de fermeture de banques dans certaines provinces du pays. Le comble, selon l’ANC, c’est que le coup d’Etat a fait perdre au Burkina Faso dès les premiers jours, la somme de 262 milliards de francs CFA du Millenium challenge account (MCC).

Comme si cela ne suffisait pas, a regretté l’ANC, « la vie chère frappe les populations burkinabè ». Pour elle, « tout ceci est la conséquence d’une gouvernance aux aptitudes très limitées ». Et Marc Bonogo de poursuivre : « La montée des prix des produits de première nécessité traduit incontestablement la non maîtrise de la politique de stabilité des prix sur le marché par les acteurs du moment ». Dans ce contexte de vie chère, l’ANC s’interroge : pourquoi les ministres ont-ils décidé de multiplier par trois ou quatre leurs salaires tout en maintenant les salaires des fonctionnaires intacts ? ».

Par Shady COULIBALY (www.burkinanews.info)

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