Réaménagement gouvernemental : « Les récentes attaques ont interpellé la conscience du chef de l’Etat », Christophe Dabiré

Au lendemain du réaménagement gouvernemental, les ministres et le chef du gouvernement étaient autour du président du Faso, jeudi 1er juillet 2021, pour une prise de contact. Le locataire du palais de Kosyam a décliné sa vision pour faire face aux nombreux défis.

Très attendues, les premières décisions du président du Faso sont tombées dans la soirée du mercredi 30 juin. Ainsi, le ministre d’Etat en charge de la Défense Chériff Sy et le ministre Ousséni Compaoré de la Sécurité ont été débarqués et remplacés (voir ici).

En toute logique donc, le nouveau gouvernement issu de ce réaménagement a tenu son premier conseil, le lendemain jeudi 1er juillet. Ainsi, revêtu de ses habits de ministre de la Défense, Roch Marc Kaboré a décliné les nouvelles orientations. Une décision qui vise à remettre rapidement en scelle le gouvernement en vue de faire face aux défis sécuritaires persistants
« Les récentes attaques ont interpellé la conscience du chef de l’Etat qui a estimé que ce réajustement était indispensable », confie le Premier ministre. Et d’indiquer la décision du président de récupérer le marocain de la Défense répond à sa volonté de procéder à une réorganisation interne de l’ensemble des structures chargées de la défense et de la sécurité du Burkina.

 Des dysfonctionnements constatés à la défense et à la sécurité

Pour y faire face, Roch a décidé de s’adjoindre un militaire en fonction. « Il a souhaité avoir à ses côtés un officier qui doit lui permettre de gérer les questions opérationnelles de la défense nationale », explique le chef du gouvernement. «  Ceux qui ont été dans ce gouvernement, qui ont occupé les postes de ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale et des anciens combattants et ministre de la Sécurité n’ont pas démérité. Il convient de les féliciter parce qu’à un moment de leur participation à ce gouvernement, ils ont montré toutes les capacités qu’ils avaient à faire en sorte que la sécurité soit assurée », assure-t-il.

Selon Christophe Dabiré, l’attaque de Solhan a été le détonateur de ce réaménagement ministériel en mettant à nu « un certain nombre de dysfonctionnements » au niveau des dispositifs de la défense et de la sécurité. Ainsi, tout a été mis en œuvre pour plus d’efficacité dans la lutte contre le terrorisme.
« Il ne faut pas qu’on se trompe d’ennemi. Les agitations politiciennes ont leur place dans le jeu démocratique de notre pays. Mais quand le pays est en danger, il faut que l’on sache raison garder, se donner la main pour combattre l’ennemi. Et après nous allons nous lancer dans la gestion politicienne de notre démocratie », assure le Premier ministre.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

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