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Me Benewendé Sankara : « Le mandat d’arrêt contre Blaise Compaoré doit être exécuté sans tenir compte des agendas politiques »

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Le collectif des avocats des familles de Sankara et ses 12 compagnons assassinés le 15 octobre 1987 était face aux médias, vendredi 8 juillet 2022 à Ouagadougou. Au cours de cette rencontre, les hommes en robe ont critiqué la présence de l’ancien président Blaise Compaoré et exigé que le mandat d’arrêt international soit exécuté.

Présent à Ouagadougou jeudi (lire ici), l’ex-président président Blaise Compaoré prend part, ce vendredi 8 juillet, à une rencontre de haut niveau entre anciens chefs d’État à l’initiative du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba.

Le retour de l’enfant terrible de Ziniaré n’est pas du goût de tous les Burkinabè en témoigne les manifestations qui ont lieu aux alentours de l’aéroport international de Ouagadougou dans l’après-midi du 7 juillet. Parmi les personnes qui ne digère pas cette présence, le collectif des avocats des familles des victimes du 15 octobre 1987.

Pour Me Bénéwendé Stanislas Sankara, il n’existe pas de super Burkinabè aux yeux de la loi : « Blaise Compaoré est tout simplement un justiciable burkinabè contre qui un mandat d’amener a été décerné. Il n’y a absolument aucune raison pour que ce mandat ne soit pas exécuté. Le mandat d’arrêt contre Blaise Compaoré doit être exécuté sans tenir compte des agendas politiques ».

A en croire le porte-parole du collectif, les familles des victimes du 15 octobre 1987 n’entendent pas se faire complices d’une énième tentative de fouler au pied leurs droits. « Le respect des droits des familles des victimes et le repos des âmes des victimes du 15 octobre 1987 impliquent obligatoirement le respect et l’application des règles de droit, donc la mise en exécution intégrale du jugement rendu par le tribunal militaire de Ouagadougou », a-t-il clamé.

Aussi Me Sankara a-t-il déploré l’attitude des autorités qui semblent déterminées à entraver l’exécution du mandat d’arrêt international. Il va plus loin en affirmant que c’est bel et bien le lieutenant-colonel Damiba   qui bloque l’exécution du mandat car étant le premier magistrat du Burkina.

Par Wendkuni Anselme SAWADOGO (www.burkinanews.info)

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