Marche du 27 novembre : « Nous refusons d’être utilisés comme des cow-boys », coalition des délégués des élèves du Kadiogo

Des élèves de la ville de Ouagadougou réunis sous la bannière de la coalition des délégués des élèves du Kadiogo ont appelé ce jeudi 25 novembre 2021 leurs camarades à se démarquer de la marche annoncée pour le 27 novembre prochain par des organisations de la société civile.

L’actualité nationale est marquée ces derniers jours par une recrudescence des attaques terroristes. Les récentes attaques à Inata et Foubé qui ont enregistrées de très lourds bilans ont suscité de vives réactions au sein de l’opinion nationale. Des organisations de la société civile appuyées par certains partis politiques ont même annoncé la tenue d’une grande marche le 27 novembre 2021 pour dénoncer la situation sécuritaire délétère et demander du même coup la démission du président du Faso. Pour la Coalition des délégués des élèves du Kadiogo, « cette marche est inopportune ». « Des esprits malins font le tour des établissements pour proposer des sommes d’argent et demander l’accompagnement des élèves pour les marches », a révélé Remi Kaboré, porte-parole de la Coalition. Et d’ajouter : « Nous, élèves nous refusons d’être utilisés comme des cow-boys dans cette situation. Il faut que les gens sachent que le fait que nous soyons des élèves ne font pas de nous des êtres qui ne savent pas ce qu’ils font ».

                                                   Des élèves lors de la conférence de presse de la coalition 

Selon la Coalition, lorsque les élèves battent le pavé à travers leurs grèves, c’est pour réclamer de meilleures conditions de vies et d’études. Elle trouve donc « malsain » que certaines personnes veuillent utiliser les élèves pour atteindre leur objectif. « Les élèves ne sont mêlés aucunement à ces marches de soutient ou de demande de démission », a martelé Rémi Kaboré.

La Coalition lance, par ailleurs, un appel au gouvernement afin qu’il trouve urgemment des solutions pour endiguer le terrorisme qui depuis plus de 5 ans met en mal la paix dans le pays.

 « Nous lançons un appel aux plus hautes autorités de ce pays au dialogue inclusif de tous les acteurs afin de sauver notre système éducatif sinon à cette allure on risque de fermer toutes nos écoles, chose qui est très mauvaise pour un pays », ont déclaré en sus les conférenciers.

Par Ismaël Sawadogo pour Burkinanews.info

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