Enseignement dans le G5 Sahel : L’UE finance un projet à plus de 10 millions d’euros

Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Stanislas Ouaro, a procédé au lancement du projet «Améliorer l’enseignement dans les pays du G5 Sahel » au Burkina Faso, ce jeudi 14 octobre 2021, à Ouagadougou. Le projet, financé par l’Union européenne à hauteur de plus de 10 millions d’euros, vise à accompagner les pays du G5 Sahel pour une durée de 45 mois.

Face aux défis communs de gouvernance et de gestion des enseignants dans les pays du G5 Sahel, un projet d’amélioration de l’enseignement a été initié pour adapter les systèmes aux contraintes et les renforcer. Ce programme, dénommé «Améliorer l’enseignement dans les pays du G5 Sahel », est financé par l’Union européenne à hauteur de plus de 10 millions d’euros pour une durée de 45 mois. Il devrait permettre d’assurer la gestion et la gouvernance du personnel enseignant et l’amélioration de la formation initiale et continue des enseignants du primaire et du post-primaire pour de bons rendements scolaires.

Pour les acteurs du projet, la gestion et la gouvernance du personnel enseignant se doivent d’être plus équitables et inclusives afin de mettre à la disposition des structures du primaire et du post-primaire du personnel qualifié et motivé en nombre suffisant. Pour ce faire, le processus doit être amorcé depuis le recrutement avec la mise en place des systèmes de formation initiale et continue plus performantes, intégrant les différentes facilités d’enseignement en phase avec l’environnement des apprenants pour de meilleurs acquis scolaires.

                                         Le ministre en charge de l’Education nationale, Stanislas Ouaro

A entendre le ministre chargé de l’Education nationale, ce financement devrait permettre de pouvoir améliorer la formation initiale et continue et harmoniser le recrutement des enseignants dans leurs espaces et améliorer leur gestion. « Un enseignant qui ne comprend pas ce qu’il doit enseigner signifie qu’il n’y a pas d’espoir qu’il puisse faire passer son contenu. L’objectif, c’est d’améliorer à travers la formation continue initiale des enseignants de qualité qui auront un impact sur la qualité de l’éducation », a soutenu le ministre. Il a indiqué que des propositions seront faites au cours du projet pour proposer des actions innovantes en termes d’éducation qui vont prendre en compte les questions du numérique éducatif dans tout le G5 Sahel.

Selon le représentant de l’UNESCO, Dimitri Sanga, on ne peut pas avoir un enseignement de qualité, si on n’a pas d’enseignants de qualité. Il a précisé que ces trois ans du projet viendront renforcer le système déjà existant en vue de l’amener à un niveau élevé. «Il faut une formation initiale pour certains et continue pour ceux qui travaillaient déjà. Deuxièmement, c’est d’améliorer la gouvernance de l’enseignant », fait-il savoir.
Par Youmanli Joël THIOMBIANO (www Burkinanews.info)

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