Clément Sawadogo : « Il y a aucune zone d’ombre entre l’UPC et les autres partis de l’APMP »

L’Alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle (APMP) était face à la presse, jeudi 4 mars dernier à son siège à Ouagadougou. Les échanges ont porté notamment sur le bilan des élections couplées du 22 novembre 2020, la reconduction de Christophe Dabiré, la nouvelle configuration du paysage politique burkinabè.

Après les élections du 22 novembre dernier, l’Alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle (APMP) a enregistré 22 demandes d’adhésion. La moitié de celles-ci a été entérinée (voir ci-dessous) portant le nombre à 71. Pour ce qui concerne les 11 autres, le coordonnateur de l’APMP, Pengdwendé Clément Sawadogo a fait savoir : « L’APMP n’admet pas n’importe qui en son sein. Il y a des gens qui créent des partis et dont on ne sait pas très bien l’intérêt politique. Donc nous faisons la part des choses ».

                                    De gauche à droite, Vincent Dabilgou, Clément Sawadogo et Bénéwendé Sankara

Pour le cas spécifique du Mouvement patriotique pour le salut (MPS), il a confié avoir été saisi le mercredi 3 mars. « A priori on ne voit pas pourquoi on va refuser la demande du MPS. Mais avant, nous allons nous asseoir marquer les limites et voir ce que nous pouvons faire ensemble. Si nous ne trouvons pas d’inconvénients majeurs, on va acter son adhésion », indique-t-il.

Par ailleurs, Clément Sawadogo a laissé entendre que la victoire de Roch Marc Kaboré au premier tour avec 57,47% marque une adhésion et une appréciation positive par le peuple burkinabè de la mise en œuvre du programme du premier mandat. Aussi a-t-il salué le choix judicieux du peuple. Concernant la composition du gouvernement, le coordonnateur de l’APMP a salué la reconduction de Christophe Dabiré ainsi que la création d’un ministère en charge de la réconciliation nationale. Cela témoigne, à l’en croire, l’esprit rassembleur incarné par le président Roch Marc Christian Kaboré et du comportement républicain qui anime les acteurs politiques burkinabè.

Pas de zones d’ombre avec l’UPC

Sur l’absence de l’UPC sur la liste des partis qui ont rejoint la majorité, Clément Sawadogo a dit : « Il y a aucune zone d’ombre jusque-là entre l’UPC et les autres partis de la majorité depuis la composition du gouvernement. Il n’y a pas de position contradictoire ni à l’Assemblée nationale, ni au gouvernement, ni ailleurs…». Voilà qui est clair !

Au niveau du sport et notamment de la suspension du stade du 4-Août, le président du Nouveau temps pour la démocratie (NTD), Vincent Dabilgou, estime qu’il faudra intégrer la question de la maintenance du patrimoine bâtis dans les habitudes. « On a construit le stade depuis. Mais, si l’on prend les budgets au niveau du ministère des Sports, vous verrez qu’on n’a pas entrepris de nous-même une politique de maintenance sans qu’il y ait pression. Aucun budget conséquent n’a été consacré à la réhabilitation ou à l’entretien des équipements sportifs », a-t-il lâché.

Les 11 partis nouvellement admis au sein de l’APMP

  • ADB
  • AFD
  • APR Tilgré
  • CNP
  • MAP
  • PMP
  • PNDS
  • PRD
  • PUR
  • UFDP
  • URD

Par Maxime Yempabou THIOMBIANO (www.burkinanews.info)

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*